Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 19 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 16 septembre 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0212h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une Emmanuel Macron qui demande au gouvernement une mobilisation totale sur le front du carburant.
00:13Nous n'excluons pas de nouvelles aides.
00:16Voilà ce qu'a dit tout à l'heure Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement à l'issue du
00:21Conseil des ministres.
00:22Un des participants de la primaire exclu, alors même qu'il venait juste d'être officialisé,
00:29le député Philippe Brun est suspendu, suspension à titre conservatoire,
00:34pour des faits susceptibles de relever du pénal accusé par une ancienne collaboratrice de violences psychiques et physiques.
00:42Et puis Patrick Bruel, lui, va pouvoir continuer de se rendre à l'étranger.
00:48Décision de la cour d'appel de Versailles ce matin, le parquet et les partis civils étaient contre.
00:54Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
00:58Amandine Bégaud sur RTL
01:01Payer plus cher pour avoir un rendez-vous plus vite, c'est quelque chose qui a toujours existé.
01:06Quand j'allais prendre des rendez-vous, quand j'étais jeune, à l'hôpital notamment,
01:10on nous disait, voulez-vous un rendez-vous en public ou en privé ?
01:13Et si on prenait en privé, on payait plus cher, mais on passait plus vite.
01:17Payer pour obtenir un rendez-vous beaucoup plus tôt, je trouve que c'est scandaleux,
01:23puisque ceux qui en ont les moyens pourront se faire soigner plus vite.
01:28Donc c'est une autre forme de discrimination par l'argent.
01:32Les messages de Fabienne et Catherine, vous êtes très très nombreux à réagir,
01:36que ce soit au téléphone, au 3210 ou sur l'application RTL,
01:41à ce que proposent certaines de ces plateformes de téléconsultation,
01:45c'est-à-dire pour des consultations à distance, faire payer un peu plus 5, 10 ou 20 euros
01:53pour obtenir un rendez-vous plus rapidement.
01:56Jacques, bonjour.
01:58Bonjour.
01:59Et vous nous appelez d'où, Jacques ?
02:00D'Ilsac, à côté de Mulhouse.
02:02Et vous, vous êtes plutôt pour ?
02:04Je suis pour parce qu'il y a deux ans, j'ai eu le même problème.
02:08C'était par une plateforme, c'était le secrétaire direct du chirurgien
02:13qui m'a proposé ça, patient privé ou patient publique.
02:16Patient privé, trois mois d'attente, patient publique, neuf mois d'attente.
02:20Mais là, Jacques, ce n'est pas consultation privée ou publique,
02:22là, c'est la plateforme en question qui empoche 5 ou 10 euros
02:26pour vous faire passer devant.
02:27Non, mais moi, j'ai quand même payé plus cher pour me faire passer devant.
02:30Oui, bien sûr.
02:31Et ce n'est pas par plateforme.
02:32Et c'était chez le chirurgien direct, je n'ai pas passé par la plateforme.
02:36Le secrétariat direct m'a proposé ça et je n'ai quand même pas payé plus cher
02:41sans plateforme, direct dans la caisse du chirurgien, pour passer avant.
02:46Mais ça, ça existe depuis longtemps.
02:47Mais justement, justement.
02:49Voilà.
02:49Alors, c'est pour ça que je ne comprends pas pourquoi vous dites maintenant
02:52par la plateforme alors que ça existe depuis longtemps.
02:54Ce sont des plateformes.
02:55Non, alors je vais réexpliquer parce qu'effectivement,
02:57ce n'était peut-être pas très clair.
02:58Des plateformes, vous savez, de téléconsultation.
02:59Vous savez, maintenant, vous pouvez faire en visio votre rendez-vous.
03:03Alors, peut-être pas chez l'urologue, mais chez un généraliste.
03:06Et donc, vous dites, j'ai de la fièvre depuis trois jours, etc.
03:09Vous vous connectez pour obtenir un rendez-vous.
03:12Et là, on vous met un rendez-vous, je ne sais pas, pendant 15 jours.
03:15Et on vous dit, si vous voulez un rendez-vous plus vite,
03:19il faut payer 5, 10.
03:20Mais ça ne va pas dans la poche du médecin.
03:22C'est les plateformes.
03:24Ah oui, d'accord.
03:25Alors là, ça, je ne connais pas.
03:27Je n'ai pas Internet.
03:28Je n'ai pas de plateforme.
03:29Mais ce système-là existe depuis longtemps.
03:32Mais ça, il vaut mieux que ça aille dans la poche du chirurgien
03:34que dans la poche d'une plateforme.
03:36C'est clair.
03:37Voilà.
03:37Jacques, restez avec nous.
03:39Parce que vous êtes nombreux à nous dire
03:41que vous y êtes plutôt favorables.
03:44Je pense notamment à ce message que j'ai reçu sur l'application,
03:48au message de Serge, qui nous écrit de Nantes.
03:51Il dit, 12 ans sans aucun soin au début de mon diagnostic.
03:54Une santé qui s'effondre.
03:56Cela m'a coûté un pognon de dingue.
03:57J'en suis à espérer une fin rapide.
03:59Je suis prêt à payer cher pour sauver ma peau.
04:02Il y a plein de messages dans ce sens.
04:04Catherine, bonjour.
04:05Oui, bonjour Amandine.
04:07Vous vous appelez de Colmar, c'est ça ?
04:09Exactement.
04:10Alors vous, vous êtes contre ?
04:11Oui, je suis contre parce que c'est un principe de justice.
04:15Et ces plateformes font de l'argent sans connaître véritablement
04:21l'état de santé de la personne.
04:23Et si cette personne a les moyens, ma foi, in fine,
04:28elle pourra se faire soigner plus vite.
04:30Et elle aura sans doute, à contrario d'autres personnes,
04:35la chance d'être soignée.
04:36Alors que d'autres qui n'en ont pas les moyens
04:39ne pourront pas payer pour avoir un rendez-vous plus tôt.
04:44Et à mon sens, c'est une perte de chance.
04:46Et vous, vous ne seriez pas prête à payer 5 ou 10 euros ?
04:51Absolument pas.
04:53Non.
04:54Parce que...
04:55Alors évidemment, je dis non, là, dans l'absolu.
04:58Mais si mon état de santé venait à se dégrader rapidement,
05:04personnellement, j'en ai les moyens.
05:05Donc peut-être que je le ferai.
05:07Mais je pense à l'intérêt général.
05:09Je trouve ça discriminant.
05:12Et c'est une discrimination par l'argent.
05:15Sachant qu'actuellement, le pouvoir d'achat baisse.
05:19Et que les gens sont obligés de faire des choix,
05:22y compris sur celui de la santé.
05:24Et ça ne règle pas, à mon sens, le problème de fond,
05:28qui est le manque de médecins.
05:30Exactement.
05:31En fait, on pourrait même pousser en disant qu'ils profitent
05:35de ces déserts médicaux et du manque de médecins
05:38pour faire du business, comme vous le disiez.
05:41Il y a Dominique qui nous écrit sur l'application RTL.
05:43Il semble que payer plus cher chez le médecin
05:45pour avoir un rendez-vous plus tôt
05:47est tout simplement une hérésie.
05:48Si vous avez plus de moyens,
05:49vous avez le droit d'être soigné avant les autres,
05:51pose-t-il la question.
05:52Ce n'est pas dans notre mentalité.
05:54Liberté, égalité, fraternité.
05:56Voilà pour le message de Dominique qui va dans votre sens.
05:59Catherine, Vincent, bonjour.
06:02Bonjour.
06:02Vous aussi, vous êtes comme Catherine.
06:04Vous dites que c'est une fausse bonne idée.
06:07C'est une médecine à deux vitesses.
06:10Donc celui qui a l'argent,
06:12normalement, face à la mort, on doit être égaux.
06:15Mais là, à priori, ce n'est pas le cas.
06:17Et on devrait pouvoir être tous pris en charge
06:20par un médecin de la même façon.
06:21Voilà.
06:22Mais moi, à titre personnel,
06:24j'ai dû aller sur Paris
06:25pour aller voir un dermatologue
06:27parce que j'ai eu un cancer
06:29pour mon gain de beauté.
06:30Dans le Nord, j'avais six mois
06:31et un an d'attente.
06:33J'ai été à Paris,
06:34aux Champs-Élysées.
06:35J'ai payé un secteur 3
06:37à 130 euros les dix minutes.
06:40Et là, j'ai eu un rendez-vous en 48 heures.
06:42Ça aussi, c'est une médecine à deux vitesses.
06:44C'est une médecine à deux vitesses
06:46qui est quand même très inquiétante
06:47parce que la mort n'a pas deux vitesses.
06:50Alors, on en est ouf.
06:53Non, mais vous avez raison.
06:54Moi, ma fille est en médecine,
06:57en quatrième année de médecine.
06:58Quand on voit les quotas,
07:00c'est du n'importe quoi.
07:01Il faut former dix ans pour faire un médecin.
07:03Donc, on commence déjà par ces problèmes-là
07:06et faire payer pour aller plus vite.
07:10Moi, j'en ai eu pour,
07:11avec le TGV et ma consultation,
07:14j'en ai eu pour 280 euros.
07:17C'est-à-dire, grosso modo,
07:18de mémoire, 15 % d'un swing.
07:21Et vous veniez de Dunkerque, c'est ça ?
07:23Et à Dunkerque, il n'y avait pas du tout
07:25de rendez-vous de dermato ?
07:26Ah bah si, dans un an.
07:28Oui, mais en attendant,
07:30il y avait un risque pour vous.
07:31J'avais déjà eu un cancer avant,
07:33donc je me suis inquiété
07:34par rapport à mon grain de beauté.
07:36Donc, je me suis dit,
07:37il faut absolument que j'ai fait une biopsie.
07:39Bah oui, un an.
07:42Donc, Paris, Paris, Champs-Elysées,
07:4572 heures, 130 euros.
07:47Même si, à Paris, il y a certaines,
07:49alors peut-être pas pour les dermatomes,
07:50mais c'est parfois difficile
07:52d'obtenir aussi des rendez-vous.
07:53On dit souvent,
07:54déserts médicaux, c'est en zone rurale.
07:56Aujourd'hui, quasiment 90 % de la France
07:59est en déserts médicales
08:00sur certaines spécialités.
08:01Mon frère est neurologue à Dunkerque.
08:03Oui.
08:04Pour avoir un rendez-vous,
08:05pour aller faire un EMG,
08:07un canal carpien chez lui,
08:09et c'est le dernier neurologue
08:10sur 228 000 habitants,
08:12il y a 6 mois d'attente.
08:136 mois d'attente ?
08:15Bah oui, il est tout seul.
08:16Qu'est-ce qui veut venir s'installer à Dunkerque ?
08:19Merci beaucoup, Vincent,
08:21pour votre témoignage.
08:22Je voulais vous rappeler ces chiffres.
08:23Près de 3 Français sur 4
08:25qui disent avoir déjà renoncé à un soin
08:27ces 5 dernières années.
08:29On était à 63 % en 2024
08:31et 40 % des Français qui renoncent aux soins
08:33le font pour des raisons financières.
08:36Jacques, Catherine et Vincent,
08:38merci à vous.
08:39Dans un tout petit instant,
08:41on va changer de sujet,
08:42parler d'un sujet
08:43ô combien délicat,
08:45celui de l'emprise
08:46dans le couple.
08:47Si vous en avez été victime
08:49ou si vous l'êtes toujours,
08:50appelez-nous
08:513210
08:52ou vous nous envoyez
08:53un petit message
08:54sur l'application.
08:54à tout de suite.
08:56Contactez-nous gratuitement
08:57via l'appli RTL
08:58ou au 3210.
08:5950 centimes la minute.
09:02Amandine Bégaud,
09:03RTL Midi,
09:04les auditeurs ont la parole.
09:06J'ai moi-même été sous l'emprise
09:08d'un homme
09:08pendant deux ans
09:09qui m'a éloignée
09:11de mes amis,
09:12de ma famille.
09:13C'était l'amour fou,
09:15passionnel,
09:16mais des injures,
09:17la violence physique.
09:18Il m'a fallu beaucoup de force
09:19pour le mettre dehors.
09:21Le message de Marion
09:23sur l'application RTL
09:25pour évoquer ce sujet
09:26ô combien délicat
09:27mais dont il faut parler
09:29celui de l'emprise
09:30dans le couple.
09:31C'est le thème central
09:32d'un film formidable
09:33qui est sorti aujourd'hui
09:35au cinéma
09:35Si tu penses bien.
09:37Film signé Géraldine Nakache
09:39qui évoque ces questions,
09:40ces épisodes de violences inouïes
09:42qui alternent avec des élans
09:43d'amour immenses.
09:45Sujet dont on parle trop peu
09:46mais dont je tenais à parler
09:48aujourd'hui avec vous
09:49dans les auditeurs
09:49On a la parole.
09:50On a beaucoup, beaucoup de messages.
09:51Marie, bonjour.
09:53Bonjour.
09:54Alors attendez,
09:55il faut que vous vous rapprochiez
09:56du téléphone
09:56parce que je ne vous entends pas trop.
09:58Je vous entends.
09:59Voilà, c'est parfait.
10:01Racontez-nous votre histoire, Marie.
10:04Eh bien, c'était le père
10:06de mes enfants
10:07de qui j'étais mariée
10:08et que j'avais épousé par amour
10:10et puis après la naissance
10:11de notre premier fils
10:14bon, il y avait tendance
10:16à beaucoup d'ironie,
10:16beaucoup de dénigrement
10:17mais après la présence
10:18de notre premier fils
10:19il était bébé
10:20il est rentré excédé
10:22parce qu'il y avait un linge
10:23qui était en train de sécher
10:24dans ses joues
10:25ou bon.
10:27Et il me dit
10:27je vais partir
10:27je vais partir au bout du monde
10:29je vais faire comme si
10:29vous étiez morts
10:30parce qu'il y avait du linge
10:31qui séchait ?
10:33Ah oui, pour des...
10:34Sincèrement, pour
10:35une petite chose
10:36qui n'était pas
10:37exactement dans son schéma
10:41ça pouvait partir très vite
10:46et donc je me suis dit
10:47mais ça va s'arranger
10:48je vais faire ça autrement
10:51je vais faire attention
10:52à ceci, à cela
10:53mais quoi que je fasse
10:54ça ne changeait rien.
10:56Et qu'est-ce qu'il faisait ?
10:58Il vous engueulait ?
10:59Il vous insultait ?
11:02Alors, il y avait
11:03des noms d'oiseaux
11:04des noms d'oiseaux
11:05jamais en public
11:07Oui
11:08Voilà
11:09mais en public
11:10c'était des petites piques
11:11des petites...
11:12de façon à ce que l'on puisse
11:13rire de moi
11:16mais comme il avait
11:17beaucoup d'esprit
11:19voilà
11:19mais sinon
11:20c'était du néglement
11:21en privé
11:22oui
11:23oui
11:25je ne dis pas
11:26les noms d'oiseaux
11:27parce que ça va être
11:27trop facilement identifiable
11:29mais
11:31beaucoup de dénigrement
11:32et des menaces
11:33de partir
11:34et de partir
11:35au bout du monde
11:36et de faire comme si
11:37nous étions morts
11:39ces enfants
11:40et moi
11:42et au bout d'un certain temps
11:44j'ai envisagé
11:45la séparation
11:47il a demandé
11:48à ce que je revoie
11:49ma position
11:51mais rien ne changeait
11:52à côté de ça
11:53il pouvait avoir des
11:54il pouvait faire des cadeaux
11:55il n'était pas
11:56c'était pas
11:56mais
11:57il y avait des moments
11:58où il y avait des élans
11:59d'amour quand même
12:00oui oui tout à fait
12:02c'est ça qui est très caractéristique
12:04je crois
12:05dans ces situations là
12:07c'est que
12:07dès qu'ils sentent
12:08que ça va peut-être
12:09trop loin
12:10ils redeviennent
12:11marie
12:12il n'y a pas de pardon
12:13ils n'expriment pas
12:15de pardon
12:15ils n'expriment pas
12:17de remords
12:19ni d'excuses
12:22mais
12:22ils vont
12:24avoir une attention
12:26et il vous a coupé
12:27des autres
12:27de vos proches
12:28Marie
12:29non
12:30non
12:31ça je ne l'ai pas
12:33eu à leur regretter
12:35mais c'était
12:35cette emprise
12:36permanente
12:37et je partais travailler
12:38en me disant
12:38mais qu'est-ce qui va
12:39se passer ce soir
12:41j'ai fait des erreurs
12:42de route
12:43j'étais pas concentrée
12:45sur ma route
12:45c'était une position
12:46de stress importante
12:48je circulais beaucoup
12:49et
12:51j'étais dans la tension
12:52de qu'est-ce qui va
12:53se passer
12:54qu'est-ce qui ne va
12:55pas aller
12:56qu'est-ce qui va
12:57le mettre hors de lui
12:58comment je peux faire
12:59pour éviter qu'il soit
13:00hors de lui
13:01mais c'est une quête
13:02sans fin
13:03mais à ce moment-là
13:04Marie
13:05vous vous l'aimez
13:07je l'aimais encore
13:10je l'ai trompé
13:11ça m'a permis de
13:12c'était ça
13:13ou la dépression
13:13je le dis
13:14c'était ça
13:15ou la dépression
13:16à un moment donné
13:17oui
13:18à un moment donné
13:18je ne voyais plus d'issue
13:20alors vu de l'extérieur
13:21Marie
13:21on peut se dire
13:22comment on peut
13:22aimer un homme
13:23qui vous traite
13:24comme ça
13:25je ne juge pas
13:25c'est juste pour
13:27dire ce que
13:28sans doute
13:28certains pensent
13:29en vous écoutant
13:31pour plusieurs raisons
13:33je l'avais épousé
13:34par amour
13:34et parce que je l'aminerais
13:38nous avions deux enfants
13:41et pour ces deux raisons
13:43je me disais
13:44si je fais de mon mieux
13:47il va se rendre compte
13:50que je suis quelqu'un
13:51de bien
13:52si je fais de mon mieux
13:54il va se rendre compte
13:55que ce n'est pas
13:57bien grave
13:58ce qu'il y a là
14:00donc c'était toujours
14:01je me disais
14:02moi je vais lui montrer
14:03que ça va
14:04je vais lui montrer
14:04qu'on est bien
14:05je vais lui montrer
14:07mais c'était
14:08un puits sans fond
14:10et je pense que
14:11ces personnes là
14:12je ne veux pas faire
14:12de psychologie de bas étage
14:13mais je pense que
14:14on a une petite faille en nous
14:15qui parfois date
14:16de sévices
14:18ou de violences
14:19ou de situations
14:20d'extrêmes risques
14:21qu'on a vécues en France
14:22et c'est comme un animal
14:24ces personnes
14:25la sentent
14:26cette petite faille
14:27et ils vont en faire
14:28le terreau
14:29de leur désordre à eux
14:33c'était le sentiment
14:34que vous aviez
14:34moi j'avais
14:36oui très fortement
14:37et il n'y a eu
14:39que la séparation
14:41et ça ne s'est pas calmée
14:42après
14:42et vous avez tenu
14:44combien de temps
14:44comme ça Marie ?
14:477 ans
14:48et pourquoi vous êtes
14:49enfin qu'est-ce qui a fait
14:50que vous êtes partie
14:50d'un coup ?
14:53parce que
14:54il n'y avait
14:55il n'y avait aucune amélioration
14:57c'était
14:59je devenais
15:00je me disais
15:02je vais devenir
15:02une serpillère
15:03je vais devenir
15:04une serpillère
15:04c'est encore beaucoup
15:05d'émotion d'ailleurs
15:06même si ça date
15:07d'il y a des dizaines d'années
15:08je me disais
15:08je vais devenir
15:10une serpillère
15:10je ne vais pas m'en sortir
15:12et quand il m'a dit
15:14droit dans les yeux
15:15je peux t'éclater la rate
15:17sans que ça laisse
15:18de traces
15:20qu'elle ait pratiqué
15:21des sports de combat
15:23je me suis dit
15:23bon
15:24là on n'a peut-être
15:25pas arrêté trop longtemps
15:26et là vous êtes partie
15:28merci
15:28merci beaucoup Marie
15:29pour ce témoignage
15:31c'est je sais
15:32un sujet
15:32bien sûr
15:33extrêmement sensible
15:34intime
15:35mais je pense que
15:36c'est très important
15:37d'en parler
15:38restez avec nous
15:38Marie
15:39on est avec Anne Clotide Ziegler
15:41bonjour
15:42bonjour
15:43et merci beaucoup
15:43d'être avec nous
15:44dans les auditeurs
15:45on la parole
15:45vous êtes psychothérapeute
15:46auteur de ce livre
15:48qu'est-ce que l'emprise
15:49comprendre les mécaniques
15:50de prédation
15:51et pour s'en prémunir
15:52c'est publié aux éditions
15:53Solar
15:54vous avez écouté
15:55Anne Clotide
15:56le témoignage
15:57très fort
15:58de Marie
16:00qui dit
16:00qui se disait
16:02je vais finir
16:02par devenir
16:03une serpillère
16:04et qui était hantée
16:05par cette question
16:06qu'est-ce qui va encore
16:07le mettre hors de lui
16:08ça fait partie
16:09des caractéristiques
16:10ça ?
16:12ben oui
16:12j'ai écouté
16:13le témoignage de Marie
16:14j'ai pris quelques notes
16:15on dirait
16:16oui c'est un témoignage
16:19qui ressemble
16:20à beaucoup
16:21beaucoup d'autres
16:21que je peux recevoir
16:22tout au long
16:23de ma vie professionnelle
16:24oui oui
16:24ça fait vraiment partie
16:28du tableau
16:29et malheureusement
16:30parfois
16:31les proies
16:32coincées
16:33de toutes les façons
16:34finissent en effet
16:35par devenir
16:37ou en tout cas
16:38se sentir
16:38comme des serpillières
16:39oui
16:39oui
16:39en effet
16:41et avec
16:41ce qui est intéressant
16:43dans ce que dit Marie
16:43c'est qu'elle avait
16:44l'impression
16:46qu'elle faisait
16:46quelque chose
16:47de mal
16:47et qu'elle pouvait
16:48s'améliorer
16:49alors qu'en fait
16:50rien n'était de sa faute
16:51c'est ça
16:52oui
16:52tout à fait
16:53alors en fait
16:54nous
16:54les êtres humains
16:55nous sommes des animaux
16:57de lien
16:57nous sommes des animaux
16:58pros sociaux
17:00et nous sommes
17:03instinctivement
17:03si on peut dire
17:04programmer
17:05pour faire
17:07tout ce qu'il faut
17:08pour entretenir
17:09un lien d'attachement
17:11qui est important
17:11pour nous
17:12donc évidemment
17:13notre mari
17:14notre épouse
17:14sont des liens
17:15extrêmement importants
17:16pour nous
17:17et donc
17:18une fois que le lien
17:19dysfonctionne
17:20on fait en sorte
17:22de faire le maximum
17:24pour que ça fonctionne
17:25à nouveau
17:25et le piège
17:27se referme
17:27quand
17:28à cause du cycle
17:29de la violence
17:30le prédateur
17:31celui qui met
17:32sous emprise
17:32s'adoucit tout à coup
17:34et on se dit
17:35ce que je fais marche
17:36donc je vais continuer
17:37et ça peut durer
17:39très très longtemps
17:40et au-delà de s'adoucir
17:41il y a ceux
17:41qui offrent des cadeaux
17:42on avait le témoignage
17:43de Tiffany
17:44qui disait que
17:44sa maison était remplie
17:46de fleurs par moment
17:47exactement
17:48quand il sentait
17:49qu'il allait un peu
17:50trop loin
17:50Anne-Claude Ziegler
17:52restez avec nous
17:53je voudrais qu'on accueille
17:53Nathalie
17:54bonjour Nathalie
17:55bonjour
17:56vous êtes j'imagine
17:58vous aussi reconnue
17:59dans le témoignage
17:59de Marie
18:00ah mais complètement
18:01complètement
18:02c'est exactement ça
18:04racontez-nous
18:05ce qui vous est arrivé
18:06alors bon
18:07comme Marie
18:07j'ai rencontré
18:09mon ex-compagnon
18:11je devais avoir
18:1220 ans
18:1322
18:13enfin 22
18:1423 ans
18:15je ne sais plus exactement
18:16donc tout beau
18:17tout rose
18:18au début
18:18enfin ils ont
18:19des paroles
18:20assez faciles
18:21je me suis installée
18:22avec lui rapidement
18:24et puis tout s'est fait
18:25petit à petit
18:26en fait
18:27ça ne s'est pas fait
18:28du jour au lendemain
18:29ils ont des paroles
18:30ou des façons de faire
18:33au genre
18:34venait
18:34ou tu ne vas pas
18:35chez ta mère
18:35ce week-end
18:36alors au début
18:36ça allait
18:37parce que moi
18:38je travaillais la semaine
18:39et lui
18:39comme il était soignant
18:40il travaillait les week-ends
18:41donc je pouvais quand même
18:43aller voir ma famille
18:45même à son insu
18:47vous vous cachiez
18:48pour aller voir votre famille
18:49ah oui
18:49mais complètement
18:50mais complètement
18:50et en fait
18:51mais sur le coup
18:53on ne se rend pas compte
18:54enfin je pense que
18:55c'est une façon
18:57enfin je me disais
18:57j'y vais quand même
18:59mais bon
18:59dans un état de stress
19:00parce que je me dis
19:01mon s'il doit rentrer
19:02plus tôt du travail
19:03qu'est-ce qu'il va faire
19:04enfin
19:05ou genre
19:05au début
19:06c'était beaucoup psychologique
19:08ça c'est
19:09le reste
19:10c'est amplifié
19:11par la suite
19:12parce qu'après
19:13donc
19:13on a jeté une maison
19:15ensemble
19:16j'ai eu
19:17mon fils
19:18mon fils
19:19qui est né déjà
19:20qui est né grand prématuré
19:21puisque bon
19:22enfin j'avais d'autres soucis
19:23mais le stress n'a pas aidé
19:25donc j'ai accouché en avance
19:26il allait jusqu'à
19:28m'empêcher
19:28d'aller le voir
19:29en fait
19:30il me disait
19:30si tu y vas
19:31je te prends tes clés
19:32t'y iras pas
19:33en fait
19:33vous empêchiez
19:34d'aller voir votre fils
19:35ah oui
19:35qui était hospitalisé
19:37puisqu'il est né
19:38vraiment à 6 mois et demi
19:39donc
19:40donc une fois oui
19:41parce que la veille
19:42j'étais rentrée en retard
19:44parce que je prenais le train
19:45pour y aller
19:45parce qu'il était à plus d'une heure
19:46du domicile
19:47mon fils
19:49et du coup
19:50j'avais plus de batterie
19:51enfin rien n'allait en fait
19:52ce jour-là
19:53et il n'a pas pu vous joindre
19:54et donc du coup
19:55il vous a puni derrière
19:56dans une fureur noire
19:57donc bah oui
19:58voilà il m'a puni
19:59mais en fait
20:00avec le recul
20:01je me dis
20:02mais j'étais
20:03comme une enfant en fait
20:04il me punissait
20:05comme vous dites
20:06il était très dévalorisant
20:08dans les paroles
20:09tu ne sers à rien
20:10heureusement que je suis là
20:11parce que sinon
20:13rien ne tournerait
20:14enfin des paroles
20:15qu'on arrive à finalement
20:16croire au bout d'un moment
20:17il arrive petit à petit
20:19justement
20:19de vous éloigner
20:20de votre famille
20:21puisque vous ne devez pas y aller
20:22ils ne doivent pas venir non plus
20:23il faut demander l'autorisation
20:26pour qu'ils puissent venir chez moi
20:28j'avais quasiment plus d'amis non plus
20:31donc une seule personne
20:33était au courant en fait
20:34personne ne savait
20:35et comme Marie le disait
20:38on sombre en fait
20:40on sombre
20:41j'étais plus moi-même
20:41j'étais une loque
20:42à la fin
20:43je vivais dans le stress permanent
20:45puisqu'après la naissance de mon fils
20:47mes horaires de travail
20:49ça ne collait plus
20:50avec la garde
20:51enfin j'arrivais pas
20:52à faire garder mon fils
20:53en parallèle du travail
20:54donc j'ai perdu mon travail
20:57j'ai choisi de rester un an
20:59à la maison
20:59justement je me suis dit
21:00ça fera l'occasion
21:01de pouvoir m'occuper de lui
21:04mais après c'était
21:05enfin je ne parle pas
21:07d'être avec mon fils
21:08mais disons la vie commune
21:09avec mon ex
21:10avec le père
21:11son père
21:11était chaotique
21:14chaotique
21:15parce que je ne travaillais plus
21:16je n'avais plus de vie sociale
21:17je n'avais plus rien
21:18et puis on vit dans une peur permanente
21:21parce que lui
21:21il était extrêmement maniaque
21:23donc il voyait tout
21:24en fait le moindre geste
21:25le moindre
21:26je cassais un truc
21:27ou il y avait une micro rayure
21:29sur un meuble
21:30ou quoi
21:30c'était la fin du monde
21:32c'était dramatique
21:33donc avec un jeune enfant
21:34qui grandit
21:35enfin voilà
21:36il y a un élément très frappant
21:41dans ce que vous dites
21:41Nathalie
21:42et on le retrouve d'ailleurs
21:44aussi en voyant le film
21:46de Géraldine Nakache
21:47si tu penses bien
21:48c'est qu'aujourd'hui
21:49avec le recul
21:50vous dites
21:51mais j'ai accepté des trucs
21:53c'est hallucinant
21:54et effectivement
21:54quand on regarde le film
21:55on se dit
21:55mais comment elle peut
21:57accepter de vivre ça
21:59d'être traité comme ça
22:01qu'est-ce qui fait
22:02qu'à ce moment-là
22:03vous ne dites pas
22:04non mais il faut vite
22:05que je m'en aille
22:07ce type me fait du mal
22:09parfois ça me traversait
22:10à l'esprit
22:11quand même
22:12mais j'avais une peur bleue
22:14je vivais dans la peur
22:16parce qu'après
22:17il y avait mon fils
22:18parce qu'on ne sait pas tout
22:19je ne connaissais rien
22:21sur les lois
22:21je ne connaissais rien
22:22je me dis
22:22mais mon Dieu
22:23si je pars
22:23il va l'avoir
22:24il va l'avoir
22:25ou en garde alternée
22:27et ça c'était impossible
22:29parce que malheureusement
22:30il s'en est pris à lui aussi
22:31aussi petit qu'il était
22:33je suis partie
22:33il avait 3 ans
22:35et en fait
22:36j'avais peur
22:37je me disais
22:38bon ben t'es condamnée
22:39j'en suis arrivée
22:40ben t'es condamnée à ça
22:41t'es obligée
22:42t'es obligée de vivre ça
22:44et puis à force
22:45qu'ils vous disent
22:46que vous ne servez à rien
22:47ben vous y croyez
22:48en fait
22:49vous n'êtes plus rien
22:51finalement
22:52et en fait
22:52effectivement
22:53et couper toute sa famille
22:54j'imagine que c'est
22:55extrêmement difficile
22:56Nathalie
22:56restez avec nous
22:57parce que je voudrais
22:58qu'on continue à échanger
22:59Marie aussi
23:00restez bien avec nous
23:01et on sera à nouveau
23:03avec Anne-Claude Ziegler
23:04qui est psychothérapeute
23:05qui réagira
23:06à ce que vous nous disiez
23:07au début
23:07c'était tout beau
23:08tout rose
23:08à tout de suite
23:09bonne journée
23:11sur RTL
23:21RTL
23:22votre radio
23:2312h30
23:2614h
23:26RTL midi
23:27les auditeurs ont la parole
23:29avec Amandine Bégaud
23:3213h30
23:32sur RTL
23:33les auditeurs ont la parole
23:34comme chaque jour
23:35et on évoque un sujet
23:37douloureux
23:38qui est le thème central
23:39du dernier film
23:40de Géraldine Nakache
23:41si tu penses bien
23:42c'est le titre
23:43film qui est sorti
23:44aujourd'hui au cinéma
23:46et que je vous recommande
23:48vraiment d'aller voir
23:49qui parle de l'emprise
23:51au sein du couple
23:52Marie et Nathalie
23:53sont toujours avec nous
23:55qui nous ont raconté
23:56leurs histoires
23:57ô combien douloureuses
23:58j'ai un message d'Anne-Laure de Reims
24:00de mon côté
24:01écrit Anne-Laure
24:02il mettait en scène
24:03les choses à la maison
24:04il les prenait en photo
24:05et ensuite un mois plus tard
24:06il me demandait
24:06de constater ce que je n'avais pas rangé
24:08sa phrase était
24:10tout est sous contrôle
24:11vous pouvez continuer à réagir
24:13vous nous appelez au 3210
24:14ou vous nous laissez un message
24:16comme l'a fait Anne-Laure
24:17vocal ou écrit
24:19Anne-Claude-Til Ziegler
24:20vous êtes toujours avec nous
24:21psychothérapeute
24:22et spécialiste de ces questions là
24:24il y avait un élément
24:25très intéressant
24:26dans le témoignage de Nathalie
24:27qui est toujours avec nous
24:28elle disait
24:28au début
24:29tout était beau
24:30tout était rose
24:31c'est souvent comme ça
24:31que ça commence
24:32plus d'ailleurs
24:33que l'histoire d'amour normale
24:35encore plus beau
24:35absolument
24:36oui exactement
24:38c'est la plupart du temps
24:39comme ça
24:40que ça commence
24:41tout simplement parce que
24:43on n'attrape pas les mouches
24:44avec du vinaigre
24:45et donc c'est la phase de séduction
24:47qui est souvent redoutable
24:49et que la proie
24:50de l'emprise
24:51va chercher à retrouver
24:53tout le temps que ça dure
24:55donc cette phase de séduction
24:56elle est
24:57comment dirais-je
24:58composée de plusieurs éléments
25:00d'abord ce qu'on appelle
25:01pas en français
25:02le love bombing
25:02le bombardement d'amour
25:04plus ou moins appuyé
25:06mais tout d'un coup
25:07la proie se sent reconnue
25:10aimée
25:10comme jamais
25:12ce que j'appelle
25:13l'effet moi aussi
25:14ou l'effet caméléon
25:15c'est-à-dire que
25:16le prédateur
25:17va faire mine
25:19d'aimer la même chose
25:20que la proie
25:21que ce soit le chocolat
25:22qui est assez classique
25:24ou le cinéma bulgare
25:26de la moitié du XXe siècle
25:27ce qui est plus rare
25:28et qui donc devient
25:30absolument exceptionnel
25:33et puis
25:34le prédateur
25:35s'y entend
25:36pour devenir
25:37dans un rôle de composition
25:38exactement
25:39l'homme
25:40ou la femme
25:40que la proie
25:42attend
25:43parce que
25:44le prédateur
25:46a quelque chose
25:48de redoutable
25:48c'est qu'il a
25:49une empathie cognitive
25:50qui marche bien
25:51c'est-à-dire
25:52qu'il comprend parfaitement
25:53avec sa tête froide
25:56ce que veut
25:57sa proie
25:58en revanche
25:59il n'a pas d'empathie
26:00affective
26:01ou émotionnelle
26:02c'est-à-dire
26:02qu'il est en réalité
26:04émotionnellement
26:05froid
26:06comme une porte
26:07de frigo
26:08et donc
26:09voilà
26:10avec tout ça
26:11il va embobiner
26:12la proie
26:14suffisamment
26:15pour qu'elle
26:17se laisse
26:17aller un pas
26:19plus loin
26:21jusqu'au
26:23ferrage
26:23c'est-à-dire
26:24le moment
26:25où la proie
26:25ne peut plus reculer
26:26sans y laisser
26:27des traces
26:29dans le premier
26:32témoignage
26:35la dame disait
26:36après la naissance
26:37du bébé
26:38il a commencé
26:39à devenir terrible
26:39et à faire
26:40des remarques
26:41insupportables
26:42sur le linge
26:42qui séchait
26:43ce qui malgré tout
26:44avec un bébé
26:45est quand même
26:45quelque chose
26:45d'assez classique
26:46Anne-Petite Ziegler
26:47on a plein de questions
26:49et je me permets
26:50de vous couper
26:51Sandrine par exemple
26:52de Versailles
26:52qui nous dit
26:53on entend parler
26:55d'emprise
26:55d'hommes
26:56sur des femmes
26:57des cas d'emprise
26:57de femmes
26:58sur des hommes
26:59existent-ils ?
27:00ça c'est un message
27:01sur l'application RTL
27:02et justement
27:02on est avec Franck
27:03Franck bonjour
27:04bonjour Amandine
27:06vous vous avez été
27:07sous l'emprise
27:08de votre ex-compagne
27:09racontez-nous
27:10exactement
27:11c'était
27:12il y a une dizaine
27:12d'années
27:13je suis tombé
27:15amoureux
27:15d'une femme
27:16qui était pour moi
27:17la femme idéale
27:18et je reprends un peu
27:19les termes
27:20de votre invité
27:21effectivement
27:21ces personnes-là
27:22font tout
27:23pour que vous soyez
27:24extrêmement amoureux
27:25j'étais tombé
27:26dans une dépendance
27:27affective
27:28elle représentait
27:29vraiment tout
27:29ce que je recherchais
27:30chez une femme
27:31ayant déjà eu
27:32d'autres relations
27:33avec des enfants
27:35également
27:36dont je rencontre
27:37cette femme
27:37je vis en Normandie
27:39elle vivait en région
27:39parisienne
27:42et c'était une relation
27:43à distance
27:43pendant deux ans
27:44on se voyait
27:44une fois par mois
27:45et il y avait déjà
27:46des premiers signes
27:47des premiers signes
27:48qui auraient dû m'alerter
27:51lesquels ?
27:53une jalousie excessive
27:54a fondé
27:55à mon sens
27:56le fait de regarder
27:57des couples
27:58se promener
27:59main dans la main
27:59j'avais droit
28:00à la réflexion
28:01veux-tu mes yeux
28:02ça va
28:02elle est plus belle que moi
28:03voilà
28:04c'était ce genre
28:04de réflexion
28:05où le malheur
28:06d'être sur mon téléphone
28:08a envoyé un SMS
28:10ça y est
28:11tu contactes ta maîtresse
28:12c'était des petits épisodes
28:14qui redit déjà
28:15m'alertés
28:17ça a duré
28:17ça a duré
28:18pendant un an
28:18la première année
28:19au bout d'un an
28:20elle me demande
28:22si on peut vivre ensemble
28:24c'est-à-dire qu'elle
28:24elle a déjà des filles
28:25qui étaient à l'époque
28:26scolarisées
28:26elle me demandait
28:27de vendre son appartement
28:28et de venir vivre
28:30avec moi
28:30avec ses enfants
28:31à la maison
28:32et je pense qu'inconsciemment
28:34j'ai voulu attendre
28:35encore un peu
28:35je lui ai dit
28:35écoute
28:36l'enjeu est important
28:38parce qu'on déscolarise
28:38ceci quand même
28:40je préfère qu'on attend
28:41encore un an
28:42donc on a vécu
28:43deux ans comme ça
28:44en relation à distance
28:46toujours avec
28:48parfois des moments
28:49des moments de bonheur
28:50je ne vous le cache pas
28:51et puis parfois
28:52ces scènes
28:53ces scènes
28:53où je commençais
28:55je pensais
28:56de venir
28:56au bout de deux ans
28:57donc on décide
28:59qu'elles viennent vivre
29:00malgré tout
29:00à la maison
29:01avec ses filles
29:01j'aménage la maison
29:03pour que
29:03c'est une des filles
29:04et leur chambre
29:05j'avais cette chance
29:06d'avoir une grande maison
29:08et pendant un an
29:09que du bonheur
29:11donc là
29:12nous sommes dans
29:13la troisième année
29:15à titre professionnel
29:16j'ai souhaité
29:17changer de voie
29:17et de travailler
29:18à mon compte
29:20donc j'ai démissionné
29:21d'un bon poste
29:24je me suis mis à mon compte
29:25dans l'immobilier
29:25et un jour
29:26j'ai eu le malheur
29:26de dire
29:27lors d'une soirée
29:28avec des amis
29:29je me suis lancé
29:30à mon compte
29:31dans l'immobilier
29:32parce que
29:32je ne vais pas dire
29:33son prénom
29:34mais parce que
29:34ma compagne
29:35est là
29:36elle a son salaire fixe
29:37ça voudrait dire
29:38que si un mois
29:38ça ne rentre pas
29:39je peux compter sur elle
29:41et là
29:42j'ai senti
29:44j'ai senti
29:45un changement
29:45de situation
29:46un changement
29:47de comportement
29:47elle s'est sentie
29:48indispensable
29:49à ma vie
29:50elle s'est sentie
29:51indispensable
29:52sans elle
29:52je n'étais rien
29:53sans elle
29:54je ne pouvais pas
29:55payer mes factures
29:58donc forcément
29:58il y a eu
29:59des discussions
30:00et elle vous a coupé
30:01de vos proches
30:02Franck
30:02voilà
30:03merci pour la transition
30:04effectivement
30:05elle a commencé
30:05à me couper
30:06de mes amis
30:07je suis très entouré
30:09d'amis
30:09de copains
30:10de connaissances
30:10et on se voyait
30:11régulièrement
30:13et un jour
30:14j'appelle un très bon ami
30:15j'ai fait
30:15on ne se voit plus
30:16qu'est-ce qui se passe
30:17et là il me dit
30:18écoute
30:18à chaque fois
30:19qu'on vient chez toi
30:20on ne peut pas échanger
30:22sur un sujet
30:22on n'a pas notre nom
30:23à dire
30:23elle a toujours raison
30:25elle veut toujours
30:26avoir raison
30:26elle veut avoir
30:27le contrôle surtout
30:29donc nous non
30:30nous ça ne nous intéresse pas
30:31c'est pas comme ça
30:32qu'on veut échanger
30:34qu'on veut partager
30:34notre vie avec toi
30:35et ça ne vous a pas alerté
30:36ça Franck
30:37vous n'êtes pas dit
30:37ou là ?
30:38bien sûr
30:39ça a commencé
30:39à m'alerter
30:41néanmoins
30:42j'étais toujours
30:42dans le sentiment
30:45j'étais vraiment
30:46encore très amoureux
30:47d'elle
30:48et ce qui m'a alerté
30:49c'est une personne
30:52principalement
30:52c'est ma maman
30:54ma maman
30:54qui m'a dit
30:55attention Franck
30:56cette femme là
30:58elle va t'en faire voir
30:59de toutes les couleurs
31:00et ce moment là
31:01quand votre maman
31:02vous dit ça
31:03vous lui dites
31:04mais non ?
31:05non non
31:06je l'ai écouté
31:07je l'ai écouté
31:08et puis
31:10il y a eu
31:10un élément aussi
31:12un événement
31:13qui a fait que
31:13stop j'arrête tout
31:14c'est que
31:15elle commence à s'en prendre
31:16à mes enfants
31:16mes enfants
31:18je ne suis pas
31:18le meilleur des papas
31:19mais mes enfants
31:20je n'ai rien à leur procher
31:21ils sont courageux
31:22ils ne sont pas bordéliques
31:24et elle montait des scénarios
31:25j'entendais votre
31:26invité tout à l'heure
31:27qui disait
31:28qu'il faisait des scénarios
31:30prenant en photo
31:31pour reprocher plus tard
31:32donc il faisait des scénarios
31:32oui c'était une auditrice
31:33qui nous écrivait ça
31:34exactement
31:34tout à fait
31:36elle montait des scénarios
31:38du style
31:39de ne pas ranger
31:40je vais vous dire des bêtises
31:41mais du quotidien
31:42de ne pas ranger
31:42le rouleau d'essuie-tout
31:44de ne pas ranger
31:44telle ou telle affaire
31:47et elle me disait
31:47tu vois
31:48ta fille
31:49elle n'a pas rangé
31:49à chaque fois
31:50je le répète
31:50donc je demande à ma fille
31:52est-ce que c'est vrai
31:52non non
31:53c'est pas moi
31:53qui l'ai mis là
31:54bon voilà
31:55plein de petits chins
31:56qu'on sait que
31:57ça a commencé
31:58à bien m'alerter
31:59et puis ces crises
32:00se répétaient
32:01de plus en plus
32:03de plus en plus souvent
32:05j'en arrivais même
32:06à sortir de la maison
32:07en pleurant
32:07en me disant
32:08je deviens fou
32:08je deviens fou
32:11et le soir
32:11quand j'ençais du travail
32:12je ne savais pas
32:13sur quel an
32:14j'allais l'aborder
32:15parce que je ne savais pas
32:16qui j'allais retrouver
32:17en fait
32:17vous étiez dans cet état
32:18de peur
32:18comme Marie nous décrivait
32:20où vous disiez
32:21qu'est-ce qui va encore
32:23me tomber dessus
32:24parce que
32:25je n'aurais pas bien
32:26fait quelque chose
32:27Franck restez avec nous
32:29on va continuer
32:29bien sûr
32:30à évoquer ce sujet
32:31il y aura aussi
32:32le témoignage d'Isabelle
32:33dans un tout petit instant
32:35et puis à 14h
32:36comme chaque jour
32:37l'heure du crime
32:38Jean-Alphonse Richard
32:38bonjour Jean-Alphonse
32:39bonjour Amandine
32:40et vous nous emmenez
32:41aujourd'hui dans les Vosges
32:42la fausse disparition
32:43d'une gentille grand-mère
32:45qui cachait en réalité
32:46un film d'horreur
32:47c'est tout à fait ça
32:48la disparue
32:49c'est Liliane Coinchelin
32:5072 ans
32:51le 28 janvier 2026
32:53ses fils signalent
32:54sa disparition
32:55elle habite avec l'un d'eux
32:56dans un village des Vosges
32:57elle a quitté subitement
32:58le domicile
32:59mais les enquêteurs
33:00ont découvert
33:01que la septuagénaire
33:02n'est sans doute pas
33:03disparue récemment
33:06personne ne l'a vue
33:07depuis maintenant
33:073 ou 4 ans
33:08alors où est-elle passée
33:10Liliane Coinchelin
33:10la suite
33:11vous l'avez dit
33:12on va plonger dans l'horreur
33:13un scénario cruel
33:15sadique
33:15et inhumain
33:16pourquoi
33:17ça n'est repris
33:18à cette gentille grand-mère
33:20le récit
33:21et les explications
33:22dans l'heure du crime
33:23Liliane Coinchelin
33:23la séquestrée des Vosges
33:25à tout à l'heure
33:26à tout à l'heure
33:2714h
33:27nous on continue
33:28d'en parler
33:29de ce sujet
33:30ô combien douloureux
33:31mais important
33:32l'emprise
33:32dans le couple
33:33et ça peut arriver
33:34à tout âge
33:35je vous lis à l'instant
33:35le message d'Astrid
33:37sur l'application RTL
33:38j'avais 17 ans
33:39il en avait 15
33:40cela n'a pas empêché
33:41l'emprise
33:42j'ai tout quitté pour lui
33:43mes études
33:43ma région
33:44sur les 6 mois là-bas
33:45j'ai perdu 20 kilos
33:46je ne dormais que 4 heures
33:48je devais lui dire
33:49où j'étais
33:50avec qui
33:50si je ne répondais pas
33:51je me faisais pourrir
33:52le chantage au suicide
33:53était très présent
33:54je vais avoir 30 ans
33:55aujourd'hui
33:55et je suis toujours traumatisée
33:57par ce que j'ai vécu
33:58à l'époque
33:59à tout de suite
34:01envoyez-nous vos messages
34:02sur l'application RTL
34:03ou appelez-nous
34:04au 30 de 10
34:0550 centimes la minute
34:0812h30
34:0914h
34:09RTL midi
34:10les auditeurs ont la parole
34:12avec Amandine Bégaud
34:13et on continue
34:15à évoquer
34:16cette question sensible
34:18l'emprise
34:18au sein du couple
34:20c'est le thème central
34:20du film
34:21Si tu penses bien
34:22qui sort aujourd'hui
34:23au cinéma
34:23film signé
34:24Géraldine Nacasse
34:25et je ne vous cache pas
34:25qu'on a beaucoup
34:26beaucoup de messages
34:27sur l'application RTL
34:28notamment le message
34:30d'une auditrice
34:31qui dit
34:32je vais vous le lire
34:33je viens d'écouter
34:34les témoignages
34:35c'est vraiment un peu
34:36ce que je vis
34:38aujourd'hui
34:39je ne peux pas
34:40toucher à mon téléphone
34:41mes amis
34:42mon mari
34:43m'a complètement
34:43coupé de tout le monde
34:45mais je ne m'étais pas
34:46rendu compte
34:46qu'on en était là
34:49c'est vraiment
34:50en écoutant votre émission
34:50que je me dis
34:51que oui
34:52lui aussi
34:52c'est un prédateur
34:53l'expression
34:54la définition
34:55lui va
34:56écrire cette auditrice
34:57comme un gant
34:58Isabelle
34:58bonjour
35:01vous êtes reconnue
35:02j'imagine
35:03dans les témoignages
35:03de Marie
35:04Nathalie
35:04et Franck
35:05hélas oui
35:06complètement
35:07racontez-nous
35:09moi j'ai rencontré
35:10mon ex-conjointe
35:11j'avais 25 ans
35:12et puis c'était
35:14au tout début
35:15pareil
35:15le grand amour
35:16moi j'avais très peu
35:17de confiance en moi
35:18donc j'étais flattée
35:19de père à une personne
35:21comme elle
35:22qui avait plein de projets
35:23qui faisait plein de choses
35:24à l'époque
35:24j'étais encore
35:25chez mes parents
35:26donc j'avais besoin
35:28de prendre
35:28de m'émanciper
35:29puis elle m'a aidée
35:30à ça
35:31donc ça me faisait
35:33du bien l'ego
35:33c'était bien
35:34et puis
35:35petit à petit
35:36par petite touche
35:36un jour
35:37c'est le café
35:38qui n'est pas comme il faut
35:39vous le prenez
35:39dans la figure
35:42il y a autre chose
35:42qui ne va pas
35:43c'est un coup de pied
35:45dans le tibia
35:46c'est plein de petites choses
35:47puis après
35:47des périodes
35:49avec des week-ends
35:50en amoureuse
35:52voilà
35:52tout ça
35:53mis tout le temps
35:54petit à petit
35:55et puis
35:56moi ça a duré
35:5717 ans
35:58mais pareil
35:58c'était par face
36:00les moments
36:00où ça allait un peu
36:01moins bien
36:01après il y avait
36:02des grands événements
36:03qui faisaient
36:04qu'on se sentait mieux
36:06on avait l'impression
36:07enfin moi j'avais l'impression
36:08d'avancer dans ma vie
36:09donc ce qui faisait
36:10que je restais
36:10et puis
36:12on a fini par quitter
36:13notre région d'origine
36:14et puis petit à petit
36:15l'air de rien
36:16je me suis
36:17sentie
36:19coupée de ma famille
36:20sans vraiment
36:21c'était vraiment
36:21c'est insidieux
36:22en fait
36:22c'est ça qui est compliqué
36:23c'est que c'est vraiment
36:24insidieux
36:25c'est
36:26non mais ta mère ceci
36:27ton père cela
36:29ton frère ceci
36:30ton frère cela
36:30mais si si tu peux le voir
36:32mais au moment où je voulais
36:33aller le voir
36:33bah t'es vraiment sûr
36:34non mais en fait
36:36il va te manipuler
36:37enfin voilà
36:38c'est
36:40elle me disait
36:41que j'avais le droit
36:41de faire tout ce que je voulais
36:42puis au bout du compte
36:42au moment de vouloir faire
36:43les choses
36:44j'avais plus le droit
36:46de les faire
36:46il y avait tout le temps
36:47quelque chose qui n'allait pas
36:48donc voilà
36:49tout est insidieux
36:50en fait
36:50on a l'impression
36:51d'être libre
36:52en fait on l'est pas
36:53et quand on commence
36:54à réaliser là
36:55c'est compliqué de partir
36:55parce que
36:56on est loin de tout
36:57de tous
36:58et puis comment faire
36:59en fait
37:00c'est ça
37:00on est seul
37:01on se sent
37:02on se sent nul
37:03c'est voilà
37:04c'est le quotidien
37:04c'est ça
37:05c'est au bout du compte
37:05on se sent nul
37:06pas capable
37:07et nous on a
37:08on a une fille ensemble
37:11et ça a été très compliqué
37:12parce que
37:13elle m'a toujours fait sentir
37:14que j'étais pas
37:15une bonne maman
37:17pas à la hauteur
37:18en fait
37:18c'est ce qui requin beaucoup
37:19dans les témoignages Isabelle
37:21Anne-Claude Ziegler
37:22vous êtes je le rappelle
37:24psychothérapeute
37:25on entend tous ces témoignages
37:26je le disais
37:27certaines auditrices
37:28qui me disent
37:29en écoutant ça
37:30mais oui
37:30mais moi c'est ce que je vis aussi
37:31et puis on a le message
37:33de Michel Danger
37:35qui nous dit
37:35comment agir
37:36lorsque quelqu'un
37:37est témoin
37:38d'une situation d'emprise
37:39mais que la personne concernée
37:40est dans le déni
37:41effectivement
37:42quand on voit
37:42sa soeur
37:43son ami
37:44son frère
37:45ou un copain
37:46être dans cette situation-là
37:49qu'est-ce qu'on doit lui dire
37:50parce que si on lui dit
37:51non mais ça va pas
37:52tu te rends pas compte
37:53souvent il se braque
37:55exactement
37:56oui oui exactement
37:57il faut s'armer de patience
38:00écouter
38:00et dire des choses
38:03de façon
38:04très rare
38:05et perlée
38:08lâcher de temps en temps
38:09un regard étonné
38:12ah oui quand même
38:13un
38:14vraiment c'est pas ok
38:16et puis
38:17quand on sent que l'autre
38:19est un peu réceptif
38:20lâcher un petit mot
38:21prédateur
38:22pervers narcissique
38:24triade sombre
38:25voilà
38:26pour espérer
38:27déclencher
38:28un
38:29déclencher une enquête
38:30sur internet
38:31puisque aujourd'hui
38:32on a cet instrument
38:33à notre disposition
38:34mais vraiment
38:35en effet
38:36c'est une prise de conscience
38:37en fait
38:38voilà exactement
38:39mais de façon très
38:41très douce
38:41très perlée
38:42et puis surtout
38:43écouter
38:44de façon à ce que la personne
38:45se sente moins seule
38:46au moment où ça se déclenchera
38:47elle saura que la personne
38:49qui écoute
38:49est à ses côtés
38:50merci beaucoup
38:51Anne-Claude Ziegler
38:52pour ces conseils
38:54vous êtes psychothérapeute
38:56et je rappelle le titre
38:56de votre livre
38:57qu'est-ce que l'emprise
38:58comprendre les mécanismes
38:59de prédation
39:01pardon
39:01pour s'en prémunir
39:02c'est aux éditions
39:03Solar
39:04Marie, Isabelle, Nathalie et Franck
39:06je vous remercie infiniment
39:07vraiment
39:08pour vos témoignages
39:10je sais que ce sont des sujets
39:11très intimes
39:12mais c'était important
39:13de vous donner
39:14la parole
39:15il est 13h50
39:16dans un tout petit instant
39:17on va changer de sujet
39:19et essayer de finir
39:20avec un sujet un peu plus léger
39:21cette émission
39:22la folie Pokémon
39:23ça fait 30 ans que ça dure
39:25si vous êtes fan
39:26appelez-nous
39:263210
39:27pour ma part
39:43voilà
39:43la cartouche version bleue
39:45sur ma Game Boy Color
39:46ou un appel de Pikachu
39:48de mon Florisarmé
39:49Vosens
39:49il y a plein de souvenirs
39:50d'enfance qui reviennent
39:51dès qu'on évoque Pokémon
39:52on retourne tout de suite
39:53dans l'enfance
39:53d'une manière ou d'une autre
39:54c'est un très bel anniversaire
39:56que vous fêtez aujourd'hui
39:57à l'antenne
40:01ça c'est le générique
40:02du dessin animé Pokémon
40:04message de Stéphane
40:05à l'occasion des 30 ans
40:06donc des Pokémon
40:07et la folie qui continue
40:09on l'a vu tout à l'heure
40:10à Nantes
40:11avec l'ouverture
40:12de cette première boutique dédiée
40:14qui faisait sale comble
40:15c'est ce que nous racontait
40:17tout à l'heure
40:17Mathieu Lopineau
40:18et certains qui sont
40:20prêts à payer très cher
40:21pour décrocher
40:22certaines de ces cartes
40:24qui étaient
40:25on le rappelle au départ
40:26un jeu de cours de récré
40:27David bonjour
40:29bonjour Amandine
40:30bonjour les auditeurs
40:31vous êtes grand fan
40:32vous de Pokémon
40:32racontez-nous
40:33et ouais
40:34je me rappelle toujours
40:35du 8 janvier 2000
40:36c'était un samedi
40:37il y a 26 ans
40:38j'ai regardé mon premier épisode
40:39à la télé
40:39à l'époque
40:40sur une chaîne du câble
40:40qui s'appelait Fox Kids
40:41et depuis
40:43je n'ai pas décroché
40:44ça fait un peu plus de 26 ans
40:45et donc j'ai eu ma Game Boy
40:46le 29 mai 2000
40:48je me rappelle aussi de la date
40:49c'est dire si ça marque
40:50avec Pokémon Rouge
40:51et depuis
40:51je continue à jouer
40:52aux jeux vidéo
40:53je continue à acheter
40:54plein de goodies
40:55des petits peluches
40:56et vous collectionnez
40:57les cartes ou pas David ?
40:58alors j'en avais pas mal
40:59à l'époque
41:00je continue d'en acheter
41:01un petit peu
41:01mais j'avoue que
41:02là cette année
41:03j'ai été un peu dégoûté
41:04enfin ces dernières années
41:04j'ai été un peu dégoûté
41:05par l'engouement
41:06qu'il y a derrière les cartes
41:07puisque comme vous le disiez
41:08très bien
41:08c'est censé être un jeu
41:09aussi pour les enfants
41:10moi je suis prof
41:11je vois les jeunes
41:12qui aiment jouer aux cartes Pokémon
41:13et aujourd'hui
41:14parfois ils en sont dépossédés
41:15parce que des gens
41:16vont acheter des tas de paquets
41:17le jour de la sortie
41:18et puis les revendre
41:19trois fois, quatre fois
41:19dix fois le prix
41:20sur des plateformes en ligne
41:22et du coup je trouve
41:23que ça dépossède un peu
41:24les fans
41:24de juste leur envie
41:25de jouer aux cartes
41:25donc j'avoue que
41:27c'est pour même
41:27pour certains
41:28devenu un placement financier
41:31il y a une carte
41:31qui a été vendue aux enchères
41:33l'année dernière
41:3314 millions d'euros
41:35une carte
41:36et même sans aller
41:37jusqu'à des sommes folles
41:38comme ça
41:39si vous regardez ce matin
41:39il y a des coffrets
41:40qui sont sortis
41:41des ETB à 50-60 euros
41:42mes réseaux sociaux
41:44sont vraiment remplis
41:45de gens qui les revendent
41:46200-250
41:47ils les ont achetés
41:47ce matin à 9h
41:48et à 10h
41:49ils étaient déjà en ligne
41:50et c'est vrai que
41:50je pense à tous ces gens
41:52qui ne peuvent pas faire la queue
41:53à tous ces enfants
41:54qui veulent juste jouer
41:54un peu aux cartes
41:55et ça je trouve
41:56que c'est un peu dommage
41:57parce que c'est une licence
41:58qui est géniale
41:59et par contre
42:00effectivement
42:01réserver le jeu de cartes
42:02qu'à des privilégiés
42:03qui peuvent y mettre
42:04beaucoup d'argent
42:04c'est un peu dommage
42:05avec lequel ils ne joueront
42:06même pas
42:08David on va accueillir Océane
42:10bonjour Océane
42:11bonjour
42:11fan également
42:13et alors vous
42:13vous voulez collectionner
42:14les cartes
42:14oui j'en collection
42:16bien sûr je prends
42:17quand je peux
42:17parce que j'ai un petit budget
42:19et puis aussi
42:20j'essaie de faire attention
42:21à combien j'en prends
42:23pour justement laisser
42:24surtout aux enfants
42:25parce que c'est avant
42:26tout pour les petits
42:27mais alors vous en avez combien ?
42:29j'en ai seulement 406
42:31ouais
42:33et j'essaie surtout
42:34de collectionner
42:35les cartes
42:36chinchido
42:37d'accord c'est quoi ?
42:39c'est un pokémon
42:40qui ressemble
42:40à un chinchila
42:41ah d'accord
42:42très bien
42:42et après vous les mettez
42:44dans un classeur ?
42:46oui je les mets en classeur
42:48ou alors
42:48il y a des petits portes clés
42:50qui existent
42:50où on met justement
42:51une carte dedans
42:52et puis
42:54voilà
42:55bon
42:55et donc c'est une vraie passion
42:57ah oui oui
42:58j'en prends quand je peux
43:00et surtout quand il en reste
43:02parce que ça part assez vite
43:04sinon
43:04j'achète aussi
43:05des minifigurines
43:07à monter soi-même
43:10vraiment
43:10ce que je peux prendre
43:11en pokémon
43:12je prends parce que
43:13vraiment j'adore ça
43:14puis aussi ça dépend
43:15du budget
43:16et de ce qui reste
43:17bien sûr
43:18et ça grimpe vite
43:18on l'a bien compris
43:19Jean-François
43:20bonjour
43:21bonjour
43:22vous êtes vous gérant
43:23d'une boutique en ligne
43:24de pop culture geek
43:25donc vous vendez
43:26des cartes pokémon
43:27j'essaie d'en vendre
43:28parce qu'en fait
43:29c'est très très compliqué
43:30pour en avoir
43:31moi aujourd'hui
43:32j'ai au total
43:335 fournisseurs
43:34et là sur
43:35ce qui vient de sortir
43:36aujourd'hui
43:36il n'y en a aucun
43:37qui a pu m'en avoir
43:39tout ce qu'on me propose
43:40ce sont des versions
43:42chinoises ou japonaises
43:43mais nous ici en France
43:44ils veulent de la française
43:45c'est logique
43:46mais alors comment on reconnait
43:46pardon la chinoise
43:47et la française ?
43:48et bien en fait
43:49tout simplement
43:50parce que sur les cartes
43:50vous avez des inscriptions
43:52et puis les noms des pokémons
43:53ne sont pas spécialement
43:54non plus les mêmes
43:54les mêmes pardon
43:56notamment
43:57bon Pikachu
43:57lui reste
43:58il reste Pikachu
43:59on va dire que c'est le nom
44:00universel pour ce pokémon là
44:02mais vous avez certains pokémons
44:03où il ne va pas porter
44:05le même nom
44:07par exemple en France
44:09aux Etats-Unis
44:10au Japon
44:10il va avoir un nom différent
44:12à chaque fois
44:12où ils essayent quand même
44:14parfois de retrouver
44:14un point commun
44:16dans le nom
44:17mais voilà
44:18c'est très
44:18c'est très distinct quand même
44:20et alors le prix raisonnable
44:22parce qu'on entendait
44:23que ça pouvait être
44:24très très cher
44:24c'est quoi le prix raisonnable ?
44:26le prix raisonnable
44:27on va dire un petit paquet
44:28de cartes
44:29donc ce qu'on appelle
44:29le booster
44:31allez maximum
44:31c'est 7,90€ maximum
44:35à savoir quand même
44:36ce qu'il faut bien
44:37quand même prendre en compte
44:37c'est le coût de fabrication
44:38d'une carte
44:39le coût de fabrication
44:40d'une carte
44:40c'est 10 centimes
44:42ah oui
44:43c'est 10 centimes
44:44alors je vous parle juste
44:44du coût de fabrication
44:45je ne vous parle pas ensuite
44:46de l'emballage
44:47du packaging
44:48de l'export
44:49et ainsi de suite
44:49je vous parle juste
44:50du coût de fabrication
44:53mais voilà
44:53ça coûte
44:54à la fabrication
44:55ça coûte 10 centimes
44:57un ETB
44:57donc le fameux coffret
44:59on va dire
44:59un peu le Graal
45:00que ce matin
45:01beaucoup se sont arrachés
45:04c'est entre 55 et 69€
45:07là moi
45:08juste avant
45:08d'être en ligne avec vous
45:09et en regardant
45:11les informations
45:11j'ai navigué
45:12sur Vinted
45:12j'en ai trouvé 2
45:13à 380€
45:15et c'est ça
45:17qui n'est pas normal
45:17c'est-à-dire qu'en fait
45:18aujourd'hui nous
45:19en tant que professionnels
45:20on est dans des petites boutiques
45:21on ne réussit pas à en avoir
45:22et à côté
45:22vous avez des gens
45:23qui en achètent des tonnes
45:24en magasins spécialisés
45:27et qui les renvoient
45:28c'est le cas
45:29pour plein de modes
45:31en tout cas
45:31merci beaucoup
45:32Jean-François
45:33David et Océane
45:34je voulais qu'on termine
45:35l'émission quand même
45:35avec quelque chose
45:37de plus gai
45:37je m'excuse auprès de Stéphane
45:38mais on a entendu
45:39son message tout à l'heure
45:40sur l'application
45:41dans un instant
45:42l'heure du crime
45:43Jean-Alphonse Richard
45:44et
45:45c'est parti
Commentaires

Recommandations