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Liliane Coinchelin, 72 ans, habitant avec un de ses fils dans un petit village des Vosges. Fin janvier, elle disparait. On va la rechercher dans les bois et les prairies. Avant de s'apercevoir que la vieille dame n'avait plus donné signe de vie depuis trois ou quatre ans. L'enquête va alors révéler un film d'horreur. Un épouvantable scénario, tout aussi cruel que mortel.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:0015h, c'est l'heure du crime sur RTL, avec Jean-Alphonse Richard.
00:05Deux frères ont été mis en examen, ils sont soupçonnés d'avoir séquestré leur mère et de l'avoir tuée.
00:11Cette femme de 72 ans avait disparu depuis près de 3 ans, c'est le maire de sa commune qui
00:16a fini il y a quelques semaines par alerter les policiers.
00:21Bonjour, Liliane Coinchelin, 72 ans, habitante d'un petit village des Vosges.
00:26Fin janvier 2026, elle disparaît subitement, on va la rechercher dans les bois, les prairies environnantes.
00:33Avant de s'apercevoir que Liliane n'a en fait plus donné signe de vie depuis 4 ans, l'enquête
00:39va alors révéler un film d'horreur, un scénario cruel, sadique, inhumain.
00:45Liliane Coinchelin, la séquestrée des Vosges, l'heure du crime, votre rendez-vous 100% fait divers, c'est tout
00:51de suite sur RTL.
01:01Dimanche 8 février 2026, 14h, une quarantaine de personnes se retrouvent en haut de la rue des Rochires, à Saint
01:09-Michel-sur-Meurthe, village proche de Saint-Dié-des-Vosges.
01:13Réunis pour une battue citoyenne, tout le monde recherche une habitante.
01:18Liliane Coinchelin, 72 ans.
01:20Le 28 janvier, son fils cadet, Anthony, a signalé la disparition, il vit avec sa mère dans une maison voisine,
01:27route de Saint-Dié.
01:29L'autre fils de la disparue, l'aîné, Jimmy, est aperçu à la battue, mais en simple spectateur, il est
01:35vêtu d'un sweatshirt sombre à capuche.
01:38Liliane Coinchelin n'a pas pu aller bien loin, elle porte une prothèse à la jambe et elle se déplace
01:44en boitillant.
01:45Après deux heures de recherche dans les bois et autour du ruisseau, en contrebas des maisons, les volontaires rentrent bredouilles.
01:54Ma mère n'était pas suicidaire, elle ne sortait pas, elle ne randonnait pas, témoigne à l'imparfait, le fils
02:01Anthony.
02:02Des participants à la battue s'avouent déconcertés par cette disparition, à bien y réfléchir.
02:09Ils n'ont plus vu Liliane depuis bien longtemps, trois ou quatre ans au moins.
02:13Certains la croyaient même dans un EHPAD.
02:16Le fils cadet a donné un étrange signalement de sa mère.
02:19Coupe, garçonne, survêtement, doudoune.
02:23Personne ne l'a jamais vue à coup de trait de la sorte.
02:29Quatre policiers du commissariat de Saint-Dié-les-Vosges ont assisté à la battue sans y participer.
02:35Personne ne sait alors que, bien avant le signalement du fils,
02:39le procureur d'Épinal a discrètement lancé une enquête pour disparition inquiétante concernant Liliane Coinchelin.
02:46C'est le maire de Saint-Michel-sur-Meurthe qui avait alerté la justice de l'absence troublante de la
02:52septuagénaire.
02:53La municipalité avait lancé quelques recherches, mais sans succès.
02:57L'enquête de la PJ de Nancy indique que jusqu'en 2021, Liliane habitait seule, dans une autre maison du
03:03village.
03:04Une femme gentille et attentionnée, selon les voisins, toujours accompagnée de son petit chien, Spitz.
03:10Elle faisait elle-même ses courses.
03:13Elle courait les vides greniers, sa grande passion.
03:15Du jour au lendemain, elle a vendu sa maison.
03:18Elle est partie s'installer chez son fils Anthony qui, les derniers temps, ne la lâchait pas d'une semelle.
03:24L'enquête de voisinage indique que la maison d'Anthony, équipée de plusieurs caméras de vidéosurveillance,
03:30a toujours été interdite aux visiteurs, aux curieux.
03:34Même la factrice avait dû passer son chemin en venant déposer un recommandé seule certitude.
03:40Ni Liliane Coinchelin, ni son petit chien n'ont été depuis aperçus au village.
03:51Lundi 2 mars 2026, un mois après la battue citoyenne,
03:54les deux fils de Liliane Coinchelin sont placés en garde à vue dans deux commissariats différents.
03:59Jimmy, 45 ans, et Anthony Leost, 39 ans, sont interrogés par la police judiciaire.
04:05La compagne de Jimmy, Claire, elle, est également en garde à vue.
04:10La justice soupçonne le trio d'avoir séquestré et escroqué Liliane Coinchelin.
04:16À ce stade, les frères Leost disent « ignorer » où se trouve leur mère.
04:21Selon eux, elle a disparu, comme ça, sans prévenir.
04:25Et on va voir comment ces gardes à vue vont basculer.
04:28Les enquêteurs vont devoir être bien accrochés pour entendre désormais certaines déclarations.
04:33Alors évidemment, on pressentait un drame, on savait qu'il y avait quelque chose de louche derrière cette disparition un
04:39petit peu fabriquée.
04:40Mais le scénario de la fin de la gentille et inoffensive Liliane Coinchelin est tout simplement épouvantable.
04:48Vous allez le découvrir dans la suite de « L'heure du crime ».
04:50Il faut revenir tout de suite avec nos invités à ce village de Saint-Michel-sur-Meurthe.
04:56Il y a début février, cette battue un peu surréaliste.
05:00Parce que c'est vrai qu'on n'a plus vu cette femme depuis des années.
05:02Bonjour Sergio de Gouveia.
05:06Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans « L'heure du crime ».
05:09Vous êtes journaliste spécialisé dans les domaines de la justice et des faits divers.
05:14Et vous travaillez pour « Voche Matin », « Voche Matin », le quotidien qui a été en pointe.
05:18Il faut bien le dire, dans cette affaire, vous avez emmené beaucoup d'informations.
05:23Sergio de Gouveia, cette femme, c'est étonnant.
05:26Alors on la recherche comme ça, autour d'un ruisseau, dans les bois.
05:30Mais en fait, tout le monde se regarde un petit peu comme ça en chien de faïence.
05:33Parce qu'on se dit, mais en fait, qui l'a vu le dernier ?
05:35Mais personne ne l'a vue, elle est disparue depuis 4 ans, c'est bien ça ?
05:39On ne l'a pas vue depuis des années, a priori, même depuis 2022.
05:43Donc dans ce contexte-là, il y a eu pas mal d'interrogations.
05:48Est-elle partie en EHPAD ?
05:50Même des inquiétudes sur, je dirais, le fait que son fils avait une certaine emprise sur elle.
05:55On ne sait pas ce qu'elle est devenue.
05:57Personne ne sait vraiment, n'a cherché à savoir ce qu'il en était.
06:01Parce qu'en plus, Anthony Léos était quelqu'un de plutôt agressif,
06:04qui ne laissait personne s'approcher de la maison.
06:06Et à partir de là, c'était difficile d'obtenir des informations.
06:10Quoi qu'il en soit, certains pensent déjà, quelque part, au pire.
06:14Ils se rendent quand même à cette battue, mais sans trop y croire, il faut le dire.
06:20Dans le sens où certains se disent même, on ne sait pas trop ce qu'on fait là,
06:23mais bon, on va participer, ne serait-ce que pour Liliane,
06:25qu'on connaissait un petit peu, c'est la moine des choses.
06:27Bien sûr, effectivement, et tout le monde a essayé d'aider,
06:31mais avec cette arrière-pensée, qu'effectivement, elle n'est peut-être déjà plus là.
06:35Liliane Coinclin, Dimitri Ramelot, bonjour.
06:37Bonjour Jean-Alphonse.
06:38Merci beaucoup d'être avec nous également en direct dans l'Ordre du crime,
06:41journaliste correspondant RTL dans le Grand Test.
06:45Première question, rapide, parce que moi, je n'ai toujours pas compris.
06:48Pourquoi le fils cadet, d'un seul coup, il organise cette battue ?
06:51Parce qu'il attire l'attention, finalement, sur lui ?
06:53Alors, oui ou non, c'est-à-dire qu'organiser une battue pour rechercher sa mère,
06:58ça peut envoyer le message, au contraire, qu'il n'y est pour rien,
07:02puisqu'il lance une battue pour retrouver sa mère.
07:05Donc, ça peut être, si vous voulez, une diversion,
07:07mais en même temps, et comme je viens de le dire, Sergio,
07:10ça ne fonctionne pas parce que personne ne se souvient de l'avoir vue depuis des années.
07:15La photo qui est parue sur les réseaux sociaux et sur l'annonce de la battue
07:20ne paraît pas très récente, les gens ne la reconnaissent pas vraiment.
07:24Donc, c'est vrai que c'est un peu étrange, cet appel à la battue.
07:30Il y a des policiers qui sont là, qui n'y participent pas, qui y assistent seulement.
07:34Le distinguo, c'est qu'ils sont là pour regarder qui est là, qui n'est pas là,
07:39et parmi ceux qui sont là, qui fait quoi ?
07:41Est-ce que les gens de la famille cherchent, ne cherchent pas ?
07:44Ceux qui ne cherchent pas sont peut-être déjà un peu suspects.
07:47Donc, voilà, cette battue est un peu bizarre.
07:50Et finalement, plutôt que d'envoyer un message de diversion,
07:53effectivement, comme vous le dites, elle attire un petit peu l'attention,
07:56en tout cas, sur ce fils.
07:57Voilà, c'est ça. La loupe est sur le fils et sur les fils,
08:01les deux fils de Liliane Coinshlam.
08:03On va voir par la suite, parce que les policiers, évidemment,
08:06ils ont une idée derrière la tête.
08:09Vous l'avez dit, Sergio de Gouvella,
08:11mais un petit mot encore là-dessus,
08:12Anthony Léost, ce n'est pas quelqu'un de commode,
08:15celui qui organise la battue.
08:16Il prend la parole, là, cette battue,
08:18mais c'est assez bref.
08:21En tout cas, il ne verse pas de larmes.
08:22C'est le moins qu'on puisse dire.
08:23Peu commode, c'est le moins que l'on puisse dire,
08:27dans le sens où il n'est pas très bien apprécié,
08:30même pas du tout apprécié dans le voisinage.
08:32Il a eu quand même quelques anicroches avec certains voisins.
08:36Il y a également des insultes qui ont déjà fusé par le passé.
08:39En gros, il marque son territoire.
08:41Son territoire, c'est sa maison, c'est sa propriété.
08:44Et tout autour, les gens sont assez craintifs.
08:47Clairement.
08:47Donc, à partir de là, on n'ose pas aller lui chercher les noises.
08:50On n'essaie pas d'aller chercher des explications auprès de lui.
08:53C'est très intimidant.
08:54Un petit mot encore, Dimitri Ramelot.
08:56La justice, son idée derrière la tête, c'est qu'il y a eu une séquestration.
08:59Et pour de l'argent, tout de suite.
09:01Ils pensent à ça, les enquêteurs.
09:03Oui, parce qu'ils vont se renseigner à ce moment-là.
09:06Puis après, ils vont se rendre compte qu'il y a une histoire d'héritage dans la famille.
09:10Lui, Anthony, est extrêmement vénal.
09:14Ce qui rajoute au caractère un petit peu spécial dont vient de parler Sergio.
09:18Et effectivement, ils se disent qu'il n'y a pas de mort signalée.
09:23Personne ne l'a vue depuis longtemps.
09:25Qu'est-ce qu'il reste finalement comme hypothèse ?
09:27Il reste la séquestration.
09:30Et manifestement, ce fils Anthony peut être quelqu'un
09:34qui peut peut-être se donner à ce genre de pratiques.
09:37Alors sur sa mère, évidemment, ça semble invraisemblable.
09:40Et pourtant.
09:41Les aveux effrayants de l'un des fils.
09:45Liliane Coinchelin l'a séquestrée des Vosges.
09:47Elle n'avait pas beaucoup de nourriture.
09:49A la fin, elle pesait 30 kilos.
09:51Mon frère l'a bousculée.
09:52Elle est morte.
09:53L'enquête de l'heure du crime.
09:54On se retrouve dans un instant sur RTL.
09:57Bonne journée sur RTL.
10:07RTL
10:09Votre radio.
10:10Mais...
10:1214h-15h, Jean-Alphonse Richard sur RTL.
10:16L'heure du crime.
10:17L'heure du crime consacrée à l'affaire Liliane Coinchelin.
10:20Cette femme, 72 ans, a officiellement disparu le 28 janvier 2026
10:25dans un village des Vosges.
10:27Elle n'a plus été vue depuis 3 ou 4 ans.
10:31Ses deux fils sont dans le viseur des enquêteurs.
10:33Ils sont placés en garde à vue.
10:37Lundi 2 mars 2026,
10:40les frères Léost, Anthony et Jimmy,
10:42ainsi que la compagne de ce dernier,
10:45répondent aux questions des policiers.
10:46Les deux fils de Liliane Coinchelin
10:48livrent des versions confuses,
10:50peu cohérentes, sur la disparition de leur mère.
10:52Ils soutiennent l'avoir vue au début du mois de janvier 2026,
10:56mais sans donner de date précise.
10:58La perquisition dans la maison où elle vivait avec Anthony
11:01ne donne aucun résultat.
11:02La disparue n'est pas ici.
11:04L'habitation apparaît totalement vide,
11:07comme si la plupart des meubles avaient été enlevés.
11:10Une glace sans teint donne sur une pièce,
11:13qui pourrait être une chambre.
11:15Après quelques heures de garde à vue,
11:17Anthony Léost,
11:19le cadet,
11:20annonce qu'il ne s'exprimera plus.
11:22Il fait valoir son droit au silence.
11:25Jimmy !
11:26Le fils aîné,
11:27éclaire,
11:28sa compagne,
11:28passe eux aux aveux.
11:30Jimmy Léost raconte
11:32que son frère séquestrait depuis des mois
11:34leur mère dans la maison de la route de Saint-Dié.
11:37Elle était enfermée dans une chambre.
11:39Elle n'avait pas beaucoup de nourriture.
11:41Elle n'était pas soignée
11:42et ne recevait aucune visite.
11:44Elle n'avait pas le droit de sortir.
11:45Liliane Coinchelin était surveillée,
11:47en permanence,
11:48par une caméra placée en hauteur dans la chambre,
11:51connectée au téléphone portable de ses deux fils.
11:54Il pouvait donc les pieds en permanence.
11:57Jimmy Léost indique
11:59qu'une glace sans teint
12:00donnant sur la chambre
12:01avait été installée
12:03pour suivre tous les faits et gestes de la séquestrée.
12:06Selon Jimmy,
12:06son frère bousculait fréquemment leur mère.
12:09Il l'a poussée.
12:09Elle était en très mauvaise santé rachitique.
12:13Elle ne pesait plus que 30 kilos.
12:18Mardi 3 mars 2026,
12:20Jimmy Léost,
12:21toujours en garde à vue,
12:22révèle que sa mère est morte.
12:25Elle a succombé
12:26après que son frère l'ait bousculée une dernière fois.
12:29Jimmy estime que la séquestration
12:31s'est déroulée sur environ trois mois,
12:33d'octobre 2022
12:34jusqu'à la fin janvier 2023,
12:37date présumée de la mort de Liliane Coinchelin.
12:40Anthony aurait entreposé le cadavre
12:42dans le garage de la maison,
12:44puis il aurait ensuite enterré la maman
12:46dans un bois du coin.
12:48Anthony avait ordonné à son frère
12:50et à sa belle-sœur
12:52que personne ne parle.
12:54La maison a alors été remise en ordre.
12:57Les deux frères ont continué
12:58à utiliser les comptes bancaires de leur mère,
13:01à profiter de ses modestes pensions
13:03et revenus.
13:04Après 48 heures de garde à vue,
13:06les trois suspects sont mis en examen.
13:11Vendredi 6 mars,
13:12le village de Saint-Michel-sur-Meurthe
13:14se réveille abasourdi
13:15en apprenant le scénario barbare
13:17de la mort de Liliane Coinchelin.
13:19À propos d'Anthony Léoste,
13:21soupçonné d'avoir séquestré et tué sa mère,
13:23une voisine confie à Vosges-Matin,
13:26je savais qu'il était fou,
13:27mais pas au point de s'en prendre à sa mère.
13:30J'aurais voulu que ça finisse autrement.
13:32C'est vraiment atroce.
13:35Le pire des scénarios
13:37est que cette mise à mort de Liliane Coinchelin
13:40est puis encore introuvable.
13:42De toute évidence,
13:44les fils ne pouvaient pas ignorer
13:46que l'issue serait fatale.
13:47Peu importe, semble-t-il, qu'elle meurt.
13:49Le but était en fait de garder la main sur l'argent
13:51et les biens de leur mère.
13:53C'était une femme sous tutelle,
13:56Liliane Coinchelin,
13:57il ne faut pas l'oublier.
13:57Mais alors, comment l'administration
13:59n'a pas vu, n'a pas noté sa disparition,
14:03on n'a pas noté son absence
14:05lorsqu'on visitait cette maison.
14:07On va expliquer tout ça
14:08dans la suite de l'heure du crime.
14:10On va voir qu'effectivement,
14:11il y a quelque chose d'anormal
14:12qui s'est déroulé.
14:14Une séquestration qui était sans doute
14:16prévue depuis des mois.
14:18Dimitri Ramelot,
14:19vous êtes notre correspondant RTL
14:20dans le Grand Est.
14:22Séquestration prévue peut-être
14:23depuis des mois
14:23parce que tout était organisé
14:25dans cette maison.
14:26On avait construit
14:27comme une prison, finalement.
14:29Ah bah oui,
14:29vous ne montez pas une glace sans teint
14:31et vous n'installez pas une caméra
14:32entre midi et deux.
14:34Donc, effectivement,
14:35ils avaient, en tout cas,
14:37l'un des deux, à minima,
14:39avait le plan dans la tête.
14:41Tous les regards sont plutôt
14:42sur Anthony.
14:43Donc, le fils cadet qui vivait
14:45chez lui,
14:45la mère était venue vivre chez lui.
14:47D'ailleurs, elle avait vendu sa maison
14:48parce qu'elle était venue vivre
14:50chez son fils.
14:51Elle avait une maison
14:51et personne n'avait vraiment compris
14:52pourquoi elle avait vendu,
14:53d'ailleurs, cette maison.
14:55Déjà, là, certains avaient trouvé ça
14:56un petit peu bizarre
14:57mais difficile de communiquer avec elle
14:58puisque le fils cadet, Anthony,
15:00faisait barrage
15:01comme on l'expliquait
15:01dans la première partie
15:02de l'émission.
15:03Donc, oui, ça a l'air quand même
15:06prémédité
15:06pour prendre un terme juridique.
15:09Effectivement,
15:10la caméra reliait au téléphone
15:12et ça permettait, effectivement,
15:14aux deux fils
15:15d'assister un peu
15:16à la lente,
15:16pardon l'expression,
15:18mais c'est un peu ça quand même,
15:19agonie de leur vie.
15:20Bien sûr, c'est tout à fait ça.
15:21Vous avez raison.
15:22C'est en direct
15:22que cette femme meurt
15:23sous les yeux
15:24de ses enfants.
15:25C'était inouï,
15:27la barbarie
15:28de cette situation.
15:29Sergio Degouveia,
15:31vous êtes avec nous,
15:31journaliste à Vosges Matins.
15:33Vous avez suivi toute cette affaire
15:34et vous continuez à la suivre.
15:35La victime,
15:36elle est affamée
15:37dans cette chambre
15:39totalement fermée.
15:41On la bouscule,
15:42on la laisse mourir.
15:43Le récit du fils aîné,
15:45il est abominable.
15:48Clairement,
15:50Anthony Léost,
15:50a priori,
15:51voulait garder sa mère
15:52sous sa coupe.
15:54Théoriquement,
15:54on se dit qu'un fils
15:55aimant sa mère
15:56à ce moment-là
15:57va essayer de la préserver,
15:58va bien entendu
15:59la chouchouter.
16:00Là,
16:00on en est très très loin.
16:01C'est carrément paradoxal
16:02dans le sens où
16:03il va la violenter,
16:05il ne va pas du tout
16:06la nourrir,
16:07apparemment incapable
16:07d'avoir les codes
16:08d'un fils
16:09vis-à-vis de sa mère,
16:10même en termes
16:11d'hygiène.
16:13A priori,
16:14ce que dit Jimmy,
16:15c'est que l'hygiène
16:16était déplorable.
16:18Elle n'était pas lavée
16:19pendant des jours
16:20et des jours,
16:21voire des semaines.
16:21Donc là,
16:22on est vraiment
16:23dans une agonie,
16:25c'est le terme,
16:26qui va durer
16:26de trop longues semaines
16:27pour elle.
16:28Elle n'est pas du tout
16:29prise en charge
16:30par son fils,
16:30ce qui aurait dû être,
16:31on va dire,
16:32la suite naturelle
16:33des choses de la vie.
16:34Alors,
16:35effectivement,
16:35il n'y a qu'un des frères
16:37qui parle,
16:38qui fait ses aveux.
16:40Anthony,
16:40lui,
16:42il se tait,
16:43il garde le silence.
16:44Il était à la manœuvre,
16:46il apparaît comme
16:46le plus violent.
16:47En tout cas,
16:48il ne dit pas en mots,
16:49donc c'est un peu compliqué
16:49d'avoir sa version.
16:52C'est quelqu'un
16:52qui est aguerri également
16:54aux auditions.
16:55Il ne faut pas oublier
16:55que par le passé,
16:56il a été adjoint de sécurité
16:57au sein du commissariat
16:58de Saint-Denis-les-Vosges,
16:59justement.
17:00Donc,
17:00il connaît un petit peu,
17:02on va dire,
17:02les modes de fonctionnement
17:03des enquêteurs.
17:04Et dans ce contexte-là,
17:05au regard de sa responsabilité,
17:07il sait qu'il a tout intérêt
17:08à garder le silence.
17:09Et il est persuadé également
17:10que son frère
17:11ne va pas craquer.
17:11Ce qui s'est passé,
17:13c'est que la première personne
17:14qui craque,
17:14c'est sa belle-sœur,
17:16Claire,
17:17qui est la première
17:18à parler,
17:19à dire ce qui s'est passé.
17:20Jimmy, lui,
17:22confronté finalement
17:23aux déclarations
17:24de sa compagne,
17:26n'a pas d'autre choix
17:27que de concéder,
17:28étant donné qu'il est considéré
17:29pour certains
17:31comme quelqu'un
17:32de plus faible
17:32qu'Anthony,
17:34il passe
17:35assez rapidement
17:36aux aveux lui aussi.
17:37Tout à fait.
17:39Dimitri Ramelot,
17:40alors évidemment,
17:41on l'a parlé,
17:41le mobile,
17:42c'est évidemment,
17:43en tout cas,
17:44c'est une évidence
17:45parfaite,
17:46c'est l'argent,
17:48une première maison vendue,
17:50et puis aussi,
17:50les meubles,
17:51dans la maison,
17:52tout a été vidé,
17:53elle faisait beaucoup
17:54de brocante,
17:55cette Lilliane Coinchelin,
17:58donc effectivement,
17:58on peut se poser
17:59des questions là-dessus.
18:00Oui,
18:01c'est un peu bizarre,
18:02ils ont comme voulu,
18:03enfin en tout cas,
18:04Anthony voulu effacer
18:05toute trace
18:06de vie de cette femme,
18:08ce qui est un peu paradoxal
18:09dans sa logique à lui
18:11de vouloir continuer
18:12à la faire vivre,
18:13parce que si des policiers
18:14entrent et tapent à la porte
18:15pour vérifier que cette femme
18:16est au moins vivante,
18:18le fait qu'elle ne soit pas là
18:19et qu'il n'y ait plus un meuble,
18:20c'est quand même
18:21doublement suspect.
18:22Et c'est vrai qu'elle sortait,
18:24elle faisait les brocantes,
18:25elle avait cette prothèse
18:27de hanche,
18:28et ça rajoute un peu
18:29de l'étonnement
18:30chez les gens
18:31qui participent à la battue
18:32parce qu'il dit à la battue
18:33qu'elle ne sortait pas,
18:34elle ne bougeait pas.
18:34Et rien en fait
18:35ne correspond entre
18:36ce qu'il dit,
18:37ce que les gens connaissent
18:39d'elle,
18:39et le fait que la maison
18:40ait été vidée,
18:42évidemment,
18:43c'est pour effacer
18:44toute trace
18:44de vie de cette femme
18:46après l'avoir vue
18:47agonisée
18:47à travers les écrans
18:48de son téléphone portable
18:49ou de l'autre côté
18:50de la vie de Santin
18:51pendant 3 à 4 mois.
18:53Vous confirmez,
18:54Dimitri Ramelot,
18:55les enquêteurs
18:55ils sont tombés des nus
18:56en écoutant
18:58ces déclarations
18:59en garde à vue
19:00qui sont épouvantables.
19:01C'est-à-dire
19:02qu'ils entendent
19:03des gens
19:04début 2026
19:05où on leur explique
19:06parce que
19:07si Jimmy ne parle pas
19:08pendant cette garde à vue
19:09poussé par les déclarations
19:11de sa femme
19:11on n'est pas là
19:12en train de faire
19:12l'émission
19:13Jean-Alphonse
19:13c'est-à-dire que
19:14le mystère
19:14pourrait être encore
19:16totalement
19:17opaque
19:18encore total
19:20donc effectivement
19:21quand les enquêteurs
19:22ils ont mis
19:23dans 3 commissariats
19:24différents
19:24et après
19:25ils les ont mis ensemble
19:25je crois
19:26Sergio pourra peut-être
19:26confirmer
19:27mais en tout cas
19:28quand vous entendez
19:29au moins 1, 2 personnes
19:31Claire et donc
19:32son conjointe Jimmy
19:34dire
19:34elle est morte
19:35de 3 à 4 ans
19:36vous avez quand même
19:37moyen de tomber
19:38de l'armoire
19:39c'est quand même
19:39pas quelque chose
19:40de très courant
19:41c'est d'une violence
19:41surtout quand vous connaissez
19:42les détails
19:43et puis le silence
19:44a duré pendant 3 ou 4 ans
19:46on ne s'est pas posé
19:46de question sur
19:47effectivement
19:48s'est disparue
19:49une maison
19:50interdite
19:50même
19:51aux représentants
19:53de la tutelle
19:55Liliane Coinchelin
19:55la séquestrée des Vosges
19:57aucun signalement
19:58à la justice
19:58il y a eu des manquements
20:00l'enquête de l'heure du crime
20:02pourquoi personne
20:02n'a rien remarqué
20:03alors que la victime
20:04était sous tutelle
20:05est-ce qu'on aurait pu
20:06éviter ce drame
20:07à suivre
20:08dans un court instant
20:09sur RTL
20:11tous les épisodes
20:12de l'heure du crime
20:12c'est quand vous voulez
20:13en podcast
20:14sur l'appli RTL
20:18l'heure du crime
20:19la seule émission radio
20:20100% fait d'hiver
20:21avec Jean-Alphonse Richard
20:23on se demandait
20:24où elle était passée
20:25comment avait-elle pu
20:26disparaître
20:27de la vue
20:28et des échanges
20:28avec les gens
20:30Liliane est une fille
20:31du pays
20:31ma foi
20:32depuis quand même
20:33quelques mois
20:34tout le monde
20:34se pose des questions
20:37retour dans l'heure du crime
20:38sur la disparition
20:39et la mort
20:39de Liliane Coinschelin
20:40séquestrée
20:41par ses propres fils
20:42dans un village des Vosges
20:44elle a subi
20:45le pire des calvaires
20:46pendant 4 ans
20:47pour l'argent
20:47ils ont tenu secret
20:48le décès
20:49l'administration
20:50ne s'est curieusement
20:51aperçue de rien
20:55l'enquête
20:56sur la disparition
20:57la séquestration
20:58et la mort
20:59de Liliane Coinschelin
21:00pose bien des questions
21:02elle était en effet
21:04sous tutelle
21:05depuis le mois
21:06de septembre 2021
21:07juste après
21:08son installation
21:09chez son fils Anthony
21:10c'est un médecin
21:11qui avait demandé
21:12ce placement
21:13ses fils s'y opposaient
21:15catégoriquement
21:16le 13 septembre 2021
21:18la septuagénaire
21:19avait été convoquée
21:21par la juge
21:21des tutelles
21:22mais elle n'était pas venue
21:23elle avait tout de même
21:25été placée sous protection
21:26son tuteur
21:27avait alors obligation
21:28de lui rendre visite
21:30régulièrement
21:30mais à partir de novembre 2022
21:33il a trouvé porte-close
21:36son fils Anthony
21:37s'opposait aux visites
21:39il en a rendu compte
21:40au juge
21:41mais la situation
21:42a perduré
21:43aucun contact possible
21:45avec la victime
21:46en janvier 2025
21:47le frère
21:48de Liliane Coinschelin
21:49qui n'avait plus
21:51beaucoup de contact
21:52avec sa soeur
21:53finit par s'étonner
21:55de son silence
21:55il avait besoin d'elle
21:57pour régler
21:58un héritage familial
21:59compliqué
22:00il a donc écrit
22:01à la juge des tutelles
22:02mais là encore
22:03il n'a reçu
22:04aucune réponse
22:08le procureur d'épinal
22:10Frédéric Nahon
22:11déplore de ne pas avoir
22:12été alerté
22:13de la situation
22:14de Liliane Coinschelin
22:15aucun signalement
22:16n'a été enregistré
22:17au parquet
22:18suite à tous ces courriers
22:19précise le procureur d'épinal
22:20s'il s'agit
22:22s'il s'agit d'une situation
22:23de danger
22:24il faut saisir
22:25le procureur
22:26seul habilité
22:27à ouvrir une enquête
22:28ni l'association
22:29des tutelles
22:30ni le juge
22:31des tutelles
22:32ne l'ont fait
22:32regrette le magistrat
22:33selon lui
22:34il y a bien eu
22:35des manquements
22:39la sévérité
22:40des propos
22:41du procureur d'épinal
22:42parce qu'il estime
22:43qu'on n'a pas fait
22:44les choses dans l'ordre
22:45et que finalement
22:46on ne s'est pas aperçu
22:46assez vite
22:47de cette disparition
22:48forcée
22:49puisqu'on ne pouvait pas
22:50entrer dans cette maison
22:51ça a été signalé
22:52mais il n'y a pas eu de suite
22:53c'est quand même
22:54très très étonnant
22:56Sergio Degouveia
22:57vous êtes avec nous
22:57journaliste
22:58spécialiste justice
22:59effet d'hiver
23:00pour le journal
23:00Voge Matin
23:01dans Voge Matin
23:01vous avez beaucoup parlé
23:03de cette histoire
23:03de tutelle
23:04et des responsabilités
23:05des uns et des autres
23:07question simple
23:08est-ce qu'on a oublié
23:10tout simplement
23:11Liliane Coinschlin
23:12du côté de la juge
23:13des tutelles ?
23:15pour être clair
23:15oui
23:16il y a des trous
23:17dans la raquette judiciaire
23:18il y a eu des trous
23:20le tuteur
23:21comme vous le disiez
23:22tout à l'heure
23:22le tuteur
23:23a quand même
23:24envoyé un courrier
23:25au juge des tutelles
23:26mais très tardivement
23:27ce qui s'est passé
23:28chronologiquement parlant
23:29c'est que le frère
23:30s'est inquiété auprès du tuteur
23:31en février
23:33enfin au début d'année 2025
23:35et le tuteur
23:36en a fait part
23:36à la juge des tutelles
23:37seulement en juillet
23:38de la même année
23:39soit 7 mois plus tard
23:417 mois plus tard
23:43le courrier
23:44ne va pas très vite
23:45Sergio Degouveia
23:46le courrier
23:47ne va pas très vite
23:48c'est le moins
23:48que l'on puisse dire
23:50il y a eu également
23:51un courrier
23:51de ce même frère
23:52directement au juge des tutelles
23:53à l'automne 2025
23:55sauf que la juge des tutelles
23:57n'a jamais saisi
23:59le procureur de la République
24:00qui est le seul habilité
24:01comme vous disiez
24:01à ouvrir une enquête
24:02mais également
24:03à dirigeanter
24:03des policiers
24:04pour aller voir
24:05dans cette maison
24:06s'il y a une coinchelin
24:08est en danger
24:08ou pas
24:09oui c'est important
24:10et le tuteur
24:11n'avait pas accès
24:12à la maison
24:13il l'a dit
24:14il l'a regretté
24:16non il n'y avait pas
24:17du tout accès
24:18il n'est pas habilité
24:19à rentrer
24:19il peut gérer
24:21l'argent
24:22de l'hidième coin chemin
24:23mais quand il se rendait
24:26chez elle
24:27soit il trouvait
24:28porte-close
24:29une personne
24:30soit
24:30soit il trouvait
24:32Anthony Léost
24:32qui lui disait
24:33très clairement
24:34vous êtes personnel
24:35dans le gratta
24:35il est hors de question
24:36de rentrer
24:37il faut savoir également
24:38une chose
24:38c'est que le tuteur
24:39dans ce contexte-là
24:40avait également
24:43prévenu
24:43la juge de tutelle
24:44lors d'entretiens
24:45informels
24:46de la situation
24:47mais également
24:49lors de comptes rendus
24:50lorsqu'il rédigeait
24:51des comptes rendus
24:51de diligence
24:52ces comptes rendus
24:53sont émis
24:54une fois par an
24:55donc a priori
24:57elle avait tous les éléments
24:58la juge de tutelle
24:59pour se rendre compte
25:00que quelque chose
25:01n'allait pas
25:01chez Léon Coachelin
25:02il y avait des signaux
25:03qui clignotaient
25:04des signaux rouges
25:05qui clignotaient
25:06mais cette juge
25:06elle n'a pas bougé
25:07elle n'a rien vu
25:08donc on peut encore une fois
25:09se poser des questions
25:11Dimitri Ramelot
25:12vous êtes avec nous
25:13correspondant dans le grand test
25:14pour RTL
25:15évidemment
25:15vous connaissez bien cette affaire
25:16vous traitez de beaucoup
25:17de faits divers
25:18même si ce fait divers là
25:19il est un peu exceptionnel
25:20est-ce qu'on aurait pu
25:21tout simplement
25:23éviter
25:24la mort
25:24de Léon Coachelin
25:25si on avait pu
25:26entrer dans cette maison
25:27si effectivement
25:28on avait
25:29le procureur
25:30si le procureur
25:31avait été averti
25:33on est en droit
25:34de répondre
25:36oui à cette question
25:37après toutes les questions
25:38de timing
25:39c'est-à-dire que
25:41le tuteur vient
25:42ça ouvre la porte
25:43et puis d'un coup
25:44ça n'ouvre plus la porte
25:45bon la première fois
25:45il ne va peut-être pas
25:46s'inquiéter
25:47il va se poser une question
25:48la deuxième fois
25:49il se dit quand même
25:49un peu bizarre
25:50la troisième fois
25:51il prévient
25:51mais peut-être
25:52contre la première
25:52la troisième fois
25:53peut-être que Liliane
25:55est déjà décédée
25:55donc c'est toute une question
25:58de timing
25:59et de délai
26:00en tout cas
26:01ce qui est certain
26:02c'est que
26:03il y avait
26:04la manière
26:05d'avoir le plus de chance
26:06possible
26:07de se sauver cette femme
26:08était d'intervenir
26:09le plus vite possible
26:10par des policiers
26:11ou des gendarmes
26:12dans cette maison
26:13pour voir
26:13ce qui s'y passait
26:14et le fait
26:15que ces courriers
26:16ces signalements
26:16qu'ils soient verbaux
26:18ou écrits
26:18de toutes parts
26:20auprès du juge
26:20des tutelles
26:21qui n'a pas répercuté
26:22au parquet
26:22fait que la machine
26:24ne s'est même pas grippée
26:25elle s'est arrêtée
26:26il ne s'est rien passé
26:27rien ne s'est déclenché
26:28au niveau des forces de l'ordre
26:29pour aller voir
26:30et du coup
26:31Liliane
26:32aujourd'hui
26:32elle est décédée
26:33alors là
26:34c'est un peu
26:35le deuxième désastre
26:36de cette affaire
26:37il y a une dame
26:38qui est morte
26:38Liliane Coinchelin
26:40encore une fois
26:41dans des souffrances
26:42épouvantables
26:43et puis il y a ce ratage
26:45du côté de la justice
26:46même si encore une fois
26:48le procureur d'épinal
26:49a fait son boulot
26:49mais il a été averti
26:50bien trop tard
26:52Sergio Degouveia
26:52juste un point là-dessus
26:53justement
26:54le procureur d'épinal
26:54il a lancé une enquête
26:56il y a des vérifications
26:57en cours ?
26:58Alors
26:59il y a des vérifications
27:00en cours
27:01surtout du côté
27:02de l'association tutélaire
27:04pour vérifier
27:05le travail
27:05qui a pu être fait
27:06donc c'est ce dont
27:08nous avait parlé
27:09l'avocat de l'association
27:10pour vérifier
27:12que justement
27:13ce tuteur
27:14passait régulièrement
27:15a priori
27:15il n'y a pas de raison
27:16de ne pas le croire
27:17mais des vérifications
27:18au regard
27:19de cette tragédie
27:20il fallait faire
27:21ces vérifications
27:22coûte que coûte
27:23bien entendu
27:25alors malheureusement
27:26alors pour revenir
27:27justement sur
27:27sur le timing
27:29c'est vrai que malheureusement
27:30même si ça avait été
27:31assez rapide
27:32pas sûr du tout
27:32qu'on aurait pu sauver
27:33la vie de Linné Kwanchein
27:34parce qu'a priori
27:35elle est morte en janvier
27:372023
27:37donc il a fallu être
27:38très très très réactif
27:39dès le départ
27:40on est d'accord
27:41mais enfin il fallait
27:42effectivement essayer
27:43de forcer cette maison
27:45il n'y avait que la justice
27:46enfin pénale
27:47le parquet
27:48qui pouvait engager
27:49une telle action
27:50des fouilles
27:51pour retrouver
27:51la séquestrée
27:53Liliane Kwanchein
27:54la séquestrée
27:55des Vosges
27:56dans ce coin
27:56sans indice précis
27:58les recherches
27:58d'un corps
27:59pourraient durer
27:59des mois
28:00et des mois
28:00l'enquête de l'ordre du crime
28:01on se retrouve
28:01dans un instant
28:02sur RTL
28:15merci Julien
28:16toujours la même qualité
28:18dans l'assiette
28:18mais moins d'énergie consommée
28:20merci pour les conseils Axel
28:2314h15
28:24c'est l'heure du crime
28:25sur RTL
28:27au programme
28:28de l'heure du crime
28:29la disparition
28:29la séquestration
28:30et la mort
28:31de Liliane Kwanchein
28:32pendant 4 ans
28:32ses 2 fils
28:33ont gardé sa mort secrète
28:35une fin atroce
28:37racontée par l'un d'eux
28:38mis en examen
28:39tous les deux
28:39et écroué
28:40le corps de leur mère
28:41est activement recherché
28:45la priorité des enquêteurs
28:47est désormais
28:48de retrouver le corps
28:49de Liliane Kwanchein
28:51des perquisitions
28:52sont menées
28:53dans la maison
28:53où elle était séquestrée
28:54à Saint-Michel-sur-Meurte
28:56une mini-pelleteuse
28:57est amenée sur place
28:58pour creuser le terrain
29:00à l'arrière de la demeure
29:01mais pas de traces de corps
29:03le fils aîné de la victime
29:04Jimmy Leost
29:05le seul à être passé aux aveux
29:07n'a pas pu donner
29:08davantage de précision
29:10sur la localisation du corps
29:11il a évoqué un bois
29:12mais il n'a pas été très précis
29:15son frère Anthony
29:16seul détenteur de ce secret
29:18c'est lui qui aurait tué
29:19et enterré sa mère
29:20garde le silence
29:22dans cette région
29:23de bois
29:24et de prairie
29:25les enquêteurs estiment
29:26que ces recherches
29:27pourraient durer
29:28des mois
29:28et des mois
29:32les enquêteurs sont persuadés
29:34que c'est pour bénéficier
29:35de l'argent de leur mère
29:37que ses fils l'ont séquestré
29:38puis ont assisté
29:39à son agonie
29:40Jimmy Anthony
29:41ne travaillait pas
29:43ils risquaient de perdre
29:44la maison
29:44de la route de Saint-Dié
29:45si Lilian donnait son accord
29:47pour l'héritage familial
29:48ils ont donc tout mis
29:49en oeuvre
29:50pour retarder
29:51l'échéance
29:52en faisant croire
29:53que leur mère
29:54était toujours vivante
29:55retardant autant que possible
29:57la perte de leur maison
29:58Jimmy et Anthony
29:59ont joué la comédie
30:00jusqu'au bout
30:01quand des policiers
30:02se sont présentés
30:03une première fois
30:04au domicile
30:0515 jours
30:06avant les interpellations
30:07Anthony expliquait
30:09qu'il ne comprenait pas
30:10que sa mère
30:11soit partie
30:11devant les fonctionnaires
30:13il avait même appelé
30:14son frère Jimmy
30:15au téléphone
30:16pour lui demander
30:17si maman
30:18était avec lui
30:19Jimmy
30:20qui habite à 40 km
30:22lui avait répondu
30:23qu'il ne l'avait pas vu
30:26ça s'appelle tout simplement
30:27du cynisme
30:28le cynisme
30:29et de la cruauté
30:30jusqu'au bout
30:31avec ses deux frères
30:32qui ont fait autant de mal
30:34à leur mère
30:34en tout cas
30:34l'un d'eux a avoué
30:36que celle-ci
30:37avait été martyrisée
30:39et qu'elle est morte
30:39sous les coups
30:41et puis quasiment affamée
30:42elle ne pesait que 30 kg
30:43on l'a raconté
30:44dans cette heure du crime
30:46Sergio Degouveillard
30:47vous êtes avec nous
30:48journaliste
30:49pour Vosges Matins
30:50vous continuez évidemment
30:51à suivre ce dossier
30:54où en est-on
30:55faites-nous un point
30:56Sergio
30:57sur les recherches
30:58du corps
30:59est-ce qu'elles sont
30:59toujours en cours
31:00ces recherches ?
31:02Plus que jamais
31:03la problématique
31:04c'est que
31:04là on recherche
31:05une aiguille
31:06dans une botte de foin
31:07le secteur
31:09le secteur où se trouve
31:10la maison
31:11de Lyon-de-Coinchelin
31:12ce sont des milliers
31:13et des milliers
31:14d'hectares
31:15de bois
31:16de forêt
31:16en plus sur des terrains
31:18escarpés
31:18s'ils n'ont pas
31:20on va dire
31:22une petite localisation
31:23un petit peu plus précise
31:25c'est plus que compliqué
31:27ça va prendre
31:27un temps fou
31:28en dépit
31:29on va dire
31:29des évolutions technologiques
31:31Dieu sait que maintenant
31:31on a quand même
31:32pas mal de choses
31:32les enquêteurs ont pas mal de choses
31:34pour chercher un cadavre
31:35mais la problématique
31:36c'est que l'étendue
31:37du territoire
31:37est très vaste
31:39donc c'est très très très compliqué
31:41et puis le temps
31:42qui est écoulé aussi
31:43Sergio de Gouveia
31:44parce qu'elle est morte
31:45il y a 4 ans
31:465 ans
31:47donc effectivement
31:48ça devient de plus en plus compliqué
31:50ça devient de plus en plus compliqué
31:52dans le sens où
31:53lorsqu'on recherche quelqu'un
31:54qui a été enterré
31:55tout récemment
31:56le sol a été remué
31:58donc on peut constater
31:59plus facilement
32:00qu'il y a eu des choses
32:02sur certains secteurs
32:03là au bout de 4 ans
32:05la flore
32:06peut revenir à la normale
32:07et la différence de température
32:09qui existait
32:09pour un sol
32:10remué
32:10tout récemment
32:12n'existe quasiment plus
32:13c'est pour ça
32:13qu'une localisation
32:14plus précise
32:15est importante
32:16malheureusement
32:16Jimmy n'a pas
32:17cette localisation
32:18elle avait un petit chien
32:19cette femme
32:21Liliane Conchelin
32:22tout le monde connaissait
32:23ce petit chien
32:24dans le village
32:24elle se promenait avec lui
32:26on n'a plus eu
32:27aucune nouvelle
32:27de cet animal
32:29absolument pas
32:30ce Spitz
32:31a disparu
32:32de la circulation
32:32on ne sait absolument pas
32:33ce qu'il est devenu
32:34c'est le mystère
32:35là aussi
32:36le plus total
32:36c'est le mystère
32:37le plus total
32:37évidemment
32:37il a eu une issue
32:38sûrement très tragique
32:40ce petit animal
32:41qui était complètement disparu
32:43Dimitri Ramelot
32:44correspondant RTL
32:45dans le Grand Test
32:45vous êtes avec nous
32:46depuis le début
32:47de cette émission
32:48alors on ne va pas rentrer
32:49dans les détails
32:50qui sont un peu techniques
32:51simplement il fallait
32:52pour ses deux frères
32:54si je comprends bien
32:54ses deux fils
32:55de Liliane Conchelin
32:57qu'elle soit vivante
32:58en tout cas
32:59qu'on croit
32:59qu'elle soit vivante
33:00pour éviter
33:01d'être dépossédée
33:02de la maison
33:03parce que
33:03du moins qu'elle était vivante
33:05on ne pouvait pas vendre
33:06cette maison
33:06c'est ça ?
33:07Oui alors
33:07en fait
33:08c'est le cœur du dossier
33:09c'est-à-dire que
33:10c'est une histoire d'argent
33:11une histoire d'héritage
33:12on ne va pas entrer
33:13dans les détails
33:13c'est extrêmement compliqué
33:14mais en deux mots
33:15les frères avaient récupéré
33:17une somme de 200 à 250 000 euros
33:19si je me trompe
33:19Sergio me corrigera
33:20qu'ils devaient rembourser
33:23et en fait
33:24ils ont chacun
33:25de leur côté
33:25a priori
33:27organisé
33:27leur insolvabilité
33:28et si vous voulez
33:30Jean-Alphonse Richard
33:30le seul bien
33:32la seule chose de valeur
33:33qu'il y avait
33:35c'était
33:37effectivement
33:37cette maison
33:38et l'un des deux
33:40habitait
33:40dedans
33:41et à partir du moment
33:43où elle décédait
33:45cette maison
33:46allait leur échapper
33:47et donc
33:48ils se retrouvaient
33:49dans une situation
33:50si vous voulez
33:50totalement
33:51inextricable
33:52mais de toute façon
33:53ça aurait été inextricable
33:54au bout du bout
33:54mais effectivement
33:55tant qu'elle est vivante
33:57ils peuvent se servir
33:58de ses comptes
33:58ils peuvent habiter
34:00la maison
34:00ils peuvent réfléchir
34:01à ce qu'ils vont faire
34:02de leur plan
34:03machiavélique
34:04c'est pour ça
34:04qu'ils ont essayé
34:06de retarder
34:07si vous voulez
34:09l'annonce
34:09l'information
34:10comme quoi elle est décédée
34:11le plus possible
34:12juste une précision
34:13c'est que le seul
34:14aujourd'hui
34:14qui sait
34:14où est enterrée Liliane
34:16c'est Anthony
34:17puisqu'a priori
34:18c'est lui
34:18qui s'est occupé
34:19de pardon l'expression
34:20la basse besogne
34:21mais il ne veut rien dire
34:22il se mure dans le silence
34:24et c'est aujourd'hui
34:24à son avocate
34:25ou pas d'ailleurs
34:26en fonction de la stratégie
34:28et aux enquêteurs
34:29et juges d'instruction
34:30et procureurs
34:31d'essayer
34:32de lui faire dire
34:33un petit quelque chose
34:35qui permettrait
34:35de mener
34:36jusqu'à la dépouille
34:37mais oui
34:37c'est le seul moyen
34:38de débloquer
34:39sans doute
34:39peut-être même définitivement
34:41cette affaire
34:41la colère
34:43de la famille
34:43de la victime
34:45Liliane Coinchelin
34:46la séquestrée des Vosges
34:47comment ces deux-là
34:48ont pu faire
34:49pour ne rien laisser paraître
34:50ça donne mal au ventre
34:52ce que Liliane
34:53a pu vivre
34:54l'enquête de l'heure du crime
34:55je vous retrouve
34:56tout de suite
34:57sur RTL
34:58bonne journée
34:59sur RTL
35:07RTL
35:08votre radio
35:12jusqu'à 15h
35:13c'est l'heure du crime
35:15sur RTL
35:16avec Jean-Alphonse Richard
35:18dans l'heure du crime
35:19la disparition
35:19la séquestration
35:20et la mort
35:21de Liliane Coinchelin
35:22ses deux fils
35:23sont accusés
35:23d'avoir fait subir
35:24un calvaire
35:25à leur mère
35:25en 2022-2023
35:27ils ont ensuite
35:29caché sa mort
35:30jusqu'à l'hiver 2026
35:31mis un examen
35:32écroué
35:33la famille de la victime
35:34est en colère
35:38vendredi 17 avril 2026
35:40le journal Vosges Matin
35:42publie le témoignage
35:43de membres
35:44de la famille
35:44de Liliane Coinchelin
35:45ils préfèrent rester anonymes
35:47parce qu'ils craignent
35:48des représailles
35:49du fils cadet de la victime
35:50qui est pourtant
35:52sous les verrous
35:52ils se sont inquiétés
35:54de l'absence de Liliane
35:55ils ont alerté
35:56les autorités
35:57dont la juge des tutelles
35:58mais personne n'a bougé
35:59disent-ils
36:00ils avaient des doutes
36:01sur Anthony
36:01qu'ils décrivent
36:02comme irascible
36:03et impulsif
36:06les proches
36:07de Liliane Coinchelin
36:08restent donc
36:09dans l'incompréhension
36:10comment ces deux là
36:12ont pu faire
36:12pour ne rien laisser paraître
36:14ça donne mal au ventre
36:15ce que Liliane
36:16a pu vivre
36:17disent-ils
36:17la famille espère
36:18pouvoir offrir
36:19une sépulture
36:20digne de ce nom
36:21à la victime
36:22pour qu'elle puisse
36:24reposer
36:24au cimetière
36:25de Saint-Michel-sur-Meurthe
36:27à côté de ses parents
36:30autrefois
36:30c'était considéré
36:31comme un tabou
36:32il ne faut pas oublier
36:33que jusqu'en 1848
36:34c'était le crime des crimes
36:35le crime contre l'autorité
36:36le parricide
36:37c'était quelque chose
36:38d'une atteinte au sacré
36:40qui était menaçant
36:41pour l'édifice social
36:43et qui apparaissait
36:44comme le crime des crimes
36:45le crime des crimes
36:46les mots du psychiatre
36:48Gilles Simon
36:48c'était dans un numéro
36:49de l'heure du crime
36:50en 2025
36:51qui revenait évidemment
36:52sur le mécanisme
36:53la mécanique
36:54parfois très étrange
36:55très obscure
36:56très secrète
36:57des parricides
36:58effectivement ça fait partie
36:59des drames
37:01qui sont encore
37:01le plus mal explorés
37:03encore aujourd'hui
37:03on a vraiment du mal
37:04à comprendre
37:05ce qui peut se passer
37:06alors là c'est aussi
37:07un parricide
37:07un parricide
37:08ça concerne aussi sa mère
37:09c'est le terme générique
37:10qu'on donne
37:11dans le droit pénal
37:14parricide
37:14là il y a deux fils
37:16qui se sont unis
37:17pour anéantir
37:19leur mère
37:21Sergio Degouveia
37:22vous êtes avec nous
37:22dans cette heure du crime
37:23journaliste
37:24pour Vosges Matins
37:25c'est vous
37:25qui avez interrogé
37:27ses proches
37:28de la famille
37:29de la victime
37:29des proches
37:31ça c'est très étonnant
37:31quand j'ai lu
37:33les interviews
37:33de Vosges Matins
37:34de ses proches
37:36ils ne veulent pas
37:36donner leur nom
37:37ils sont toujours
37:38dans la peur d'Anthony
37:39celui qui est accusé
37:42d'avoir tué
37:42et enterré sa mère
37:44c'est très étonnant
37:45on vit toujours dans la peur
37:46de cet homme
37:49à priori oui
37:51pendant des années
37:51visiblement
37:52ça a été
37:54très compliqué
37:54leurs relations
37:55très houleuses
37:57Anthony
37:57y allait très fort également
38:00de par les termes
38:01qui pouvaient leur tenir
38:01un jour quand même
38:03il a dit à son oncle
38:04je tuerai l'un d'entre vous
38:05pour que ceux qui restent
38:06soient dans la peine
38:07pour que ceux qui restent
38:08soient dans la peine
38:08donc
38:09d'un va loin
38:10on est
38:11dans du verbe
38:14c'est plus que provocateur
38:16c'est quasiment de la haine
38:17et ce côté intimidant
38:20qu'il peut avoir
38:21fait que
38:23son oncle
38:24et donc sa tante
38:26par alliance
38:28sont pétrifiés
38:29par l'éventualité
38:30qu'un jour
38:31ils sortent
38:32alors qu'ils sont encore en vie
38:34et donc
38:35à partir de là
38:36on peut comprendre
38:37on se dit
38:38si jamais il est reconnu coupable
38:40c'est très peu probable
38:42mais voilà
38:43on ne sait jamais
38:43donc ils préfèrent se prémunir
38:45et garder leur...
38:46même si
38:46personne n'est dupe
38:48on sait très bien
38:48qui se cache derrière cet anonymat
38:50mais pour eux
38:51c'est quelque part
38:52on va dire
38:53une manière
38:54de se préserver
38:57de...
38:57je comprends
38:58cet homme très violent
38:59je comprends
39:00mais ce qui est fou
39:00c'est que ce halo de violence
39:02il continue à persister
39:03bien que les personnes en question
39:05soient emprisonnées
39:06Dimitri Ramelot
39:08vous êtes
39:08l'un de nos correspondants
39:10à RTL
39:10dans le Grand Est
39:12vous avez aussi suivi
39:13cette affaire
39:14Dimitri
39:15ses deux fils
39:17évidemment
39:18je ne vais pas dire
39:19qu'il y a des regrets
39:20parce qu'il n'exprime pas de regrets
39:21a priori peut-être
39:22j'en sais rien
39:23il y en a un qui ne parle pas déjà
39:24il y en a un qui ne parle pas
39:25il n'y a pas beaucoup de larmes
39:28et
39:29c'est deux individus
39:30qui n'ont pas beaucoup d'affect
39:31pas d'affect du tout même
39:33alors
39:34juste pour revenir une seconde
39:35sur ce que vient de dire Sergio
39:36il y a une autre phrase
39:37qui moi m'a pétrifié
39:38Vosges Matin
39:3917 avril 2026
39:40c'est dans l'article
39:41effectivement
39:41où il y a les proches
39:43anonymes
39:43qui parlent
39:44on aurait pu
39:46imaginer
39:47qu'il la tue
39:48il au singulier
39:49mais la laisser comme ça
39:51non
39:52ça va quand même
39:53très très loin
39:54c'est-à-dire que
39:55ces gens savaient
39:56qu'il était capable
39:57de passer à l'acte
39:59alors quand
39:59c'est ça
40:00ça va répondre
40:01un petit peu
40:02à votre question
40:03quand les gens
40:04disent
40:05qu'ils savaient
40:06qu'ils pouvaient
40:06passer à l'acte
40:07et qu'il est
40:08effectivement
40:08en tout cas
40:09de ce que dit son frère
40:10passé à l'acte
40:11lors de ce coup de grâce
40:12la dernière bousculade
40:14sur le lit
40:14et qu'elle est morte
40:15derrière
40:15vous ne pouvez pas
40:17avoir d'affect
40:18quand vous avez
40:19un caractère
40:20comme celui
40:20qui est décrit
40:22irascible
40:23compulsif
40:23caractère difficile
40:25abrupt
40:26irritable
40:26vénal
40:28procédurier
40:28et vous pouvez mettre
40:29même violent
40:30avec tout ce que
40:30nous a raconté
40:32Sergio
40:33vous n'avez pas
40:33d'affect
40:34la phrase
40:35que nous dit Sergio
40:35il n'y a pas
40:36d'affect
40:37là-dedans
40:37donc si vous voulez
40:39c'est clinique
40:40c'est froid
40:40c'est serpents
40:41on fait
40:43on réfléchit pas
40:44il n'y a pas de regrets
40:45et on vide la maison
40:47donc ça rajoute
40:48encore un petit peu
40:48à l'horreur
40:49et au manque
40:51d'empathie totale
40:52en fait
40:52c'est tout à fait
40:53glacial
40:54vous avez raison
40:54de le souligner
40:56Dimitri Ramelot
40:56le crime des crimes
40:57Sergio de Gouveia
40:58c'est les parricides
40:59alors les parricides
41:00il y en a de plusieurs sortes
41:01mais juste un petit mot
41:02là-dessus
41:02celui-là
41:03il fait vraiment froid
41:04dans le dos
41:05parce qu'il n'y a pas
41:06de règles
41:07c'est deux hors la loi
41:09qui ont tué leur mère
41:12complètement
41:12il faut quand même
41:14souligner que
41:15dans cette fratrie
41:17il y a un meneur
41:18clairement
41:19c'est Anthony Leost
41:20et il y a un suiveur
41:21qui a toujours été
41:22dominé
41:23par son frère cadet
41:24et il le suit
41:25les deux doigts
41:26sur la couture
41:28on serait presque
41:29tenté de dire
41:30qu'on est dans une
41:32petite secte
41:33c'est-à-dire
41:33il y a un gourou
41:34et deux adeptes
41:35c'est ça
41:36deux adeptes
41:36et deux frères
41:37qui se sont unis
41:38pour tuer leur mère
41:39merci beaucoup
41:40Sergio de Gouveia
41:41Dimitri Ramelot
41:42d'avoir été les invités
41:43de l'heure du crime
41:44merci à l'équipe
41:44de l'émission
41:45rédactrice en chef
41:46Justine Vigneault
41:46préparation
41:47Marie Bossard
41:48Lili
41:48L'ABI
41:48réalisation en direct
41:50Nicolas Godet
41:51C'est parti
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