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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud reçoit Jean-Charles Orsucci, porte-parole de Gabriel Attal et maire de Bonifacio.

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Transcription
00:00Sabrina Birlin nous attend. Sabrina, dites-nous le cas que je viens de dire, je le trouve tellement révélateur.
00:07Oui, parce que ce cas-là, c'est l'illustration du quotidien de nos policiers en France.
00:12Vous savez, il y a eu des violences urbaines qui ont été commises dans la ville de Laval, dans la
00:16nuit du 11 au 12 septembre.
00:18Eh bien, pour comprendre d'où viennent ces violences urbaines, tout commence le 7 septembre.
00:24Les policiers, ils font un contrôle routier, ils remarquent une voiture qui roule à vitesse excessive.
00:28Ils vont suivre cette voiture. Elle s'arrête finalement dans le quartier Saint-Nicolas de Laval.
00:34Et là-bas, l'ambiance est tendue. Les policiers déclenchent même leur caméra piéton.
00:38Et c'est là que le frère du conducteur arrive sur les lieux et la violence commence.
00:42C'est-à-dire qu'il y a un conflit entre ce frère du conducteur qui est très excité, très
00:47énervé.
00:47Et qui va faire, effectivement, il va étrangler par l'arrière un des policiers.
00:52Il est finalement mis au sol par les autres agents. Il arrive à s'enfuir.
00:56Il décide, cet individu, tout de même, de se rendre au commissariat quelques heures plus tard pour se rendre.
01:02Alors, il est passé en comparution immédiate, cet individu.
01:05Le vendredi 11 septembre.
01:07Il a 44 ans. Il est père de famille, père de 4 enfants.
01:10Il a déjà été condamné à plusieurs reprises.
01:13Et au tribunal, il reconnaît les faits.
01:14Il s'excuse, mais il parle d'un coup d'émotion.
01:17Il a agi sous le coup de l'émotion.
01:19Il se défend aussi d'avoir eu peur, vous comprenez, de ce qu'il appelle les violences policières.
01:24Il cite le nom de Naël, bien sûr, celui de Ziad Ebouna.
01:27Et alors, le procureur requiert de la prison ferme sous forme de bracelet électronique.
01:32Mais les juges vont être plus cléments concernant cet individu.
01:36Les condamnés, vous l'avez dit, Pascal, a huit mois de prison avec sursis.
01:40Le jugement, il est même applaudi dans la salle par les proches du prévenu.
01:45Et finalement, conséquence, violence urbaine.
01:48Le soir même, sans doute en lien, sans doute en soutien avec cet individu qui a été jugé.
01:52Des violences urbaines, ça veut dire quoi ?
01:54Ça veut dire des tirs de mortier d'artifice.
01:56Ça veut dire des véhicules incendiés, des bâtiments municipaux incendiés.
02:00Et puis, une prise à partie, à nouveau, des pompiers et des policiers.
02:04Bon, ça, c'est un exemple concret.
02:06Merci, Sabrina.
02:07Et il y a, en ce moment, les policiers, à l'appel des syndicats Alliance Police Nationale et Unité,
02:11les policiers sont invités à se mobiliser ce mardi.
02:13À quelques mois de la présidentielle, il va l'arter sur leur situation professionnelle et économique.
02:17Si des rassemblements sont prévus un peu partout en France,
02:19deux actions à Paris, en Ile-de-France, devraient retenir l'attention.
02:23Bon, moi, je les comprends, les flics.
02:25Ils n'en peuvent plus.
02:25Parce que ce n'est pas possible.
02:27Le cas qu'on nous décrit, cette société ne va plus.
02:30Elle ne marche plus.
02:32Donc, moi, ce que j'attends d'un politique, c'est qu'il soit d'une fermeté inouïe.
02:35Qu'il dise peine planchée.
02:37Il demandera ça, Gabriel Attal ?
02:38Si, il demande ça, il n'y a pas de souci.
02:40Peine planchée.
02:41Vous touchez à un flic, vous allez directement à la case de prison.
02:46Je ne sais pas combien de temps, un an, deux ans, trois ans, vous ne touchez pas à un flic.
02:50Vous avez face à vous un élu de la République.
02:52Je ne vais pas commenter cette décision.
02:54Mais comme vous, je suis surpris.
02:56Je suis surpris.
02:57Moi, je ne le suis plus.
02:57La fermeté...
02:58Pardonnez-moi, c'est la différence entre vous et moi.
03:00Moi, je ne le suis plus.
03:01La fermeté, moi, je peux vous garantir que sur ma commune,
03:04lorsque j'ai à exercer l'autorité, je l'exerce et je l'exerce de façon ferme.
03:08Parce que je pense que c'est d'ailleurs une garantie,
03:10non pas forcément pour les plus aisés, mais plutôt pour les plus faibles.
03:13Donc, je pense qu'il faut être intransigeant.
03:15Vous me parlez d'un exemple.
03:16Sur cet exemple-là, je ne sais pas si on doit généraliser,
03:19mais effectivement, si on s'en prend à un policier,
03:22on s'en prend d'une certaine manière à la République.
03:24De la même manière, quand des policiers dérapent,
03:26on ne va pas généraliser.
03:27On va au contraire essayer de sanctionner.
03:30À chaque fois, la sanction doit être forte.
03:31La question que posait Joseph, qui est excellente.
03:33Comment se débarrasser d'Emmanuel Macron quand on est Gabriel Attal ?
03:37D'abord, on ne se débarrasse pas d'Emmanuel Macron.
03:39J'ose espérer que ce n'est pas le vocable.
03:41Et je sais que ce n'est pas le vocable qu'emploie Gabriel Attal.
03:43C'est difficile.
03:44C'est ce qu'on entend.
03:46Pardonnez-moi, quand les personnes sont...
03:48Là, je vais retourner devant Anjou.
03:50Quand les personnes sont dans une précarisation, mais extrême,
03:53qu'on n'a jamais vue, qui a augmenté depuis dix ans,
03:56que vous voyez le nombre de gens qui sont obligés,
03:58pour survivre, pardonnez-moi, de fouiller dans les poubelles,
04:01d'accord ?
04:02Il y a un moment donné, je suis désolé,
04:04vous ne pouvez pas dire,
04:05oui, mais peut-être que ça peut se passer mieux avec Gabriel Attal.
04:08Non, non, ce n'est pas...
04:08Je vais être plus radical que ça.
04:10Non, mais comment il peut...
04:11Moi, aujourd'hui, je vous le dis,
04:12ça, c'est des vraies discussions que nous avons souvent avec le candidat,
04:15c'est qu'on veut incarner le changement.
04:17Le changement, parce qu'on est quand même un peu réaliste.
04:19Je ne vous ai pas dit tout à l'heure
04:20que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
04:22Je vous dis simplement que, d'abord,
04:24la première des réponses que je vous fais,
04:26c'est que je ne pense pas que les alternatives politiques
04:29apportent les bonnes réponses aux problèmes de la France.
04:31Donc, ça veut dire que moi, aujourd'hui,
04:32je ne vois pas, avec les solutions du Rassemblement national
04:34ou de la France insoumise,
04:36je ne vois pas comment on va améliorer nettement les sujets
04:38et on peut les reprendre un par un.
04:39Ensuite, vous m'excuserez,
04:41mais le principe même de la politique,
04:43c'est le temps long, je m'excuse,
04:44ce n'est pas l'immédiateté, l'image, le court-terrisme.
04:47Et ce n'est pas notre question,
04:48comment il se débarrasse, forcément ?
04:51À travers des propositions.
04:53Mais oui, mais comment ?
04:54Aujourd'hui, il a été son Premier ministre.
04:56Pour l'un des exemples concrets,
04:57sur l'immigration,
04:58nous, nous avons fait un choix qui est assumé.
05:00Ce sera l'immigration-travail.
05:02C'est quand même aujourd'hui...
05:03Donc, il n'y a plus d'étudiants ?
05:04Aujourd'hui, en tout cas,
05:05l'objectif, c'est l'immigration-travail.
05:07Donc, il n'y a plus d'étudiants.
05:08Sur les étudiants.
05:09Non, mais répondez.
05:09Non, mais sur les étudiants.
05:10Parce que pour les étudiants,
05:11tout est dévoyé.
05:12Mais vous pensez que l'image de la France
05:13est de refuser de recevoir...
05:15Oui, oui.
05:15Non, l'image de la France.
05:16Mais je m'en fiche de l'image de la France.
05:17Non, l'image de la France.
05:18Pardonnez-moi, c'est insupportable.
05:19Monsieur Pro, vous m'excuserez.
05:21Le point, c'est l'équilibre.
05:22Souvent, vous le savez très bien.
05:23La société, vous le savez,
05:25c'est l'équilibre.
05:26Monsieur Suchy, l'image de la France.
05:28Vous prenez ces vieilles méthodes.
05:30Non, non.
05:32Alors que c'est votre ADN.
05:34Souvent, je vous entends parler
05:35de notre identité, de notre culture,
05:37et vous me dites qu'on s'en fout.
05:37Non, moi, je ne bouge pas.
05:38Monsieur Suchy, c'est dévoyé.
05:44Les étudiants qui viennent sur le sol de France
05:46ne sont pas plus étudiants que vous et moi.
05:49C'est pas vrai.
05:50C'est pas vrai.
05:51Parlez-moi un cas sur deux ans.
05:52Parlez de l'image de la France.
05:54Parlez de l'image de la France.
05:55J'ai depuis 20 ans, tous les étés,
05:58de jeunes étudiants sénégalais
05:59qui viennent travailler à Bonifacio l'été
06:01en renfort saisonnier.
06:02On y arrivera pas.
06:03Je vais vous dire, on y arrivera pas.
06:04Non, c'est pas vrai.
06:05On y arrivera pas.
06:05Que demain, vous puissiez...
06:06Continuez, en fait.
06:07Ce que vous voulez faire, c'est continuer.
06:08La même chose.
06:09Monsieur Pau, que vous m'expliquez
06:11que demain, sur les OQTF,
06:12on doit avoir une position dure et très forte.
06:14Je vous suis là-dessus.
06:16Il n'y a pas de sujet.
06:16Moratoire pendant trois ans.
06:18Maintenant, vous me dites aujourd'hui
06:19est-ce que la France ne doit plus tendre la main
06:21pour permettre à des pays
06:22de pouvoir se développer,
06:23de former leurs élites ?
06:24Je trouve que c'est aujourd'hui
06:26être dur sur la question.
06:28C'est qu'on doit rester ce pays humaniste.
06:30Il n'empêche que...
06:31Et là, vous m'autoriserez à faire référence
06:33à mon mentor politique, Michel Rocard.
06:35Nous devons aujourd'hui...
06:36Nous ne pouvons pas accepter
06:37toute la misère du monde,
06:38mais il insistait, vous le savez,
06:40mais on doit y prendre notre juste part.
06:42L'autre juste part,
06:43c'est la dimension universitaire.
06:44Eh bien, vous n'y arriverez pas,
06:45parce que c'est dévoyé.
06:46Non, vous êtes pessimiste.
06:47Mais moi, ce qui suis devant vous,
06:48c'est parce que...
06:49Non, mais j'en ai marre, en fait.
06:50Non, mais vous vous trompez.
06:51Je me trompe.
06:52Je vois le résultat.
06:53Non, non, vous vous trompez.
06:55J'écoute, monsieur Pau.
06:55Il faut rester optimiste.
06:56Il faut envisager les solutions.
06:58Mais non, parce que j'en ai marre de ça.
06:58Parce que tout ça, c'est du cirque.
07:00Non, pourquoi ?
07:01Les Canadiens m'ont mis en place
07:02et ça fonctionne.
07:02Tous ceux qui travaillent
07:03sur les étudiants étrangers
07:05qui arrivent sur le sol de France
07:08constatent qu'au bout d'un an,
07:10ils ne sont plus étudiants,
07:11que neuf ans après,
07:12tu les retrouves dans la société française,
07:14qu'ils sont venus pour des mauvaises raisons.
07:16C'est ce que dit monsieur Pouvron-Monti.
07:17Absolument.
07:18Pardonnez-moi, c'est ce que dit Pouvron-Monti.
07:20Et vous ne voulez pas attaquer les vrais problèmes.
07:23Pardonnez-moi, il y en a d'âge pour ce qui dit...
07:25Excusez-moi.
07:25Vous êtes dans l'idéologie,
07:26vous dites banisme, etc.
07:27Non, non, non, c'est pas vrai.
07:29Vous n'y arrivez pas.
07:29Non, non, vous ne pouvez pas me dire ça.
07:31Moi, je vous dis
07:32nata alej, nata malis.
07:33C'est votre théorie.
07:34C'est-à-dire qu'à partir du moment
07:35où on fait une loi,
07:36évidemment, il y a des perversions.
07:37Si on ne s'attaque pas aux perversions...
07:39Moi, je vous dis aujourd'hui
07:39que justement,
07:40c'est d'ailleurs la difficulté
07:41de notre positionnement,
07:42c'est qu'on veut incarner
07:43une autre certaine autorité.
07:45On renverra les OQTF.
07:47On fera voter le Parlement
07:48les quotas limités dont on a besoin.
07:50Vous renverrez les OQTF, vous ferez comment ?
07:51Et vous verrez, et vous verrez.
07:52On essaiera d'avoir...
07:53Et vous ferez comment ?
07:54On continuera à essayer d'avoir une politique qui fera son temps.
07:56Je ne sais combien.
07:57Vous ferez comment ?
07:58Vous êtes pessimiste sur le fait.
08:00Vous ne croyez plus aux politiques.
08:01Si vous ne croyez plus aux politiques,
08:02ça ne sert à rien de défendre des idées.
08:02Je crois qu'il y a une chose,
08:04c'est que si vous me dites
08:05que je fais 100 000 places de prison demain,
08:07je fais tolérance zéro,
08:09je fais méthode Bukele,
08:10là, je vous croirais.
08:11Mais vous ne le direz pas.
08:12Non, mais je vais...
08:12Parce que d'abord,
08:13je ne suis pas trop dans la démagogie.
08:15Ce n'est pas de la démagogie.
08:17Là, croyez-moi,
08:18vous ne ferez pas des idées en disant ça.
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