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  • il y a 8 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur les propos de Léa Salamé qui dit comprendre l'émotion du service public concernant l'embauche de Charles Sapin à France Inter.

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Transcription
00:00J'avais dit que France Inter était en grève tout à l'heure, je me suis trompé, finalement.
00:03France Inter a repris le travail, je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs, France Inter a repris le travail.
00:07Je crois que le mouvement a été faiblement suivi.
00:09Ah ben, il n'y a personne, il y avait 11% simplement, mais avec 11%, ils allaient mettre France
00:14Inter en grève.
00:15Ils étaient 12 devant l'autre jour.
00:17Alors, en revanche, et on va ouvrir, c'est un chapitre qui nous intéresse beaucoup, le chapitre Média,
00:22on va beaucoup le suivre cette année, et Léa Salamé, alors Léa Salamé était RTL,
00:26et Salamé était à quotidien, et puis Raphaël Gixman était à quotidien,
00:30donc c'est intéressant de les écouter, mais entendons d'abord ce que disait Léa sur la grève,
00:38et puis après, on parlera de la position qu'elle a choisie pendant la campagne.
00:44Ce que je sais, c'est que je comprends l'émotion de tous ceux qui travaillent dans le service public
00:49de l'audiovisuel,
00:50que ce soit la radio ou que ce soit la télévision, après les six mois de commission d'enquête.
00:53Mais vous partagez leurs émotions.
00:54Il faut comprendre, il faut comprendre que pendant six mois,
00:58ils ont été critiqués, vilipendés, insultés par certains titres de presse, quasiment tout le temps.
01:03Donc je peux comprendre cela, en même temps, j'ai entendu les explications de la directrice de France Inter,
01:07qui dit qu'à l'origine, Charles Sapin, ils l'ont embauché parce que c'était le point,
01:10et qu'il leur a dit, moi je change la valeur actuelle,
01:13et donc, vous savez, moi à France Inter ou à France 2,
01:16j'étais connue pour être celle qui défendait le pluralisme au maximum,
01:19qui ouvrait les portes et les fenêtres, et qui invitait toutes les sensibilités politiques.
01:22– Gérard, personne n'a insulté, France Inter, c'est-à-dire que c'est ça qu'on a posé
01:27des questions.
01:28– Non mais je trouve la déclaration absolument aberrante de notre consoeur, Léa Salamé,
01:32parce qu'en fait, elle s'insurge contre le travail qui a été fait par la commission,
01:37la commission d'enquête, qui a fait un travail salutaire, extrêmement positif,
01:43qui a révélé beaucoup de choses.
01:44Alors, malheureusement, dans le contexte politique actuel,
01:47on n'en a pas tiré véritablement les conséquences.
01:50– Un petit peu quand même, il y a un peu d'affluence.
01:52– Oui, un petit peu, mais en fait.
01:54– Charles Sapin, on a une des conséquences.
01:55– Mais quand je vois, oui, mais quand on voit la réaction,
01:59avec un R majuscule, la réaction absolument aberrante,
02:02quand on voit la pétition de soutien, par exemple, au service public,
02:07de tous les théâtreux qui n'ont pas réussi dans la vie,
02:09et de tous les auteurs de romans qui n'ont jamais dépassé les 300 exemplaires,
02:15moi qui admire les grands romanciers de notre époque,
02:18il n'y en a pas beaucoup que je mettrai dans la liste.
02:20Bon, donc, je trouve aberrant que Léa Salamé, aujourd'hui,
02:25qui s'est donné quelques vertus en se retirant pour laisser son compagnon
02:30être candidat à la présidence de la République.
02:32– Non, mais là, je me trouve sévère.
02:33– Non, je ne suis pas sévère, je dis, c'est sa déclaration,
02:36c'est sa déclaration qu'elle devrait…
02:38– Léa, au contraire de vous, je la trouve très subtile et très habile,
02:43parce qu'elle défend, effectivement, si, elle dit, je comprends l'émotion,
02:48elle fait du, en même temps, je comprends l'émotion de mes salariés
02:51avec qui ils ont travaillé, etc., et elle dit, elle force le trait,
02:55en disant, ils ont été insultés, ils ont dit, ben non, ils n'ont pas été insultés,
02:58pas du tout, d'ailleurs, mais elle est solidaire de la…
03:01– Mais ils n'ont pas été vilipendés, c'est pas faux, ils ont été vilipendés,
03:03– Non, mais elle dit insultés, elle dit insultés,
03:05– Ah bon, j'ai entendu, j'ai répondu, excusez-moi, mais bon,
03:09– Alors, puisque nous…
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