00:00J'avais dit que France Inter était en grève tout à l'heure, je me suis trompé, finalement.
00:03France Inter a repris le travail, je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs, France Inter a repris le travail.
00:07Je crois que le mouvement a été faiblement suivi.
00:09Ah ben, il n'y a personne, il y avait 11% simplement, mais avec 11%, ils allaient mettre France
00:14Inter en grève.
00:15Ils étaient 12 devant l'autre jour.
00:17Alors, en revanche, et on va ouvrir, c'est un chapitre qui nous intéresse beaucoup, le chapitre Média,
00:22on va beaucoup le suivre cette année, et Léa Salamé, alors Léa Salamé était RTL,
00:26et Salamé était à quotidien, et puis Raphaël Gixman était à quotidien,
00:30donc c'est intéressant de les écouter, mais entendons d'abord ce que disait Léa sur la grève,
00:38et puis après, on parlera de la position qu'elle a choisie pendant la campagne.
00:44Ce que je sais, c'est que je comprends l'émotion de tous ceux qui travaillent dans le service public
00:49de l'audiovisuel,
00:50que ce soit la radio ou que ce soit la télévision, après les six mois de commission d'enquête.
00:53Mais vous partagez leurs émotions.
00:54Il faut comprendre, il faut comprendre que pendant six mois,
00:58ils ont été critiqués, vilipendés, insultés par certains titres de presse, quasiment tout le temps.
01:03Donc je peux comprendre cela, en même temps, j'ai entendu les explications de la directrice de France Inter,
01:07qui dit qu'à l'origine, Charles Sapin, ils l'ont embauché parce que c'était le point,
01:10et qu'il leur a dit, moi je change la valeur actuelle,
01:13et donc, vous savez, moi à France Inter ou à France 2,
01:16j'étais connue pour être celle qui défendait le pluralisme au maximum,
01:19qui ouvrait les portes et les fenêtres, et qui invitait toutes les sensibilités politiques.
01:22– Gérard, personne n'a insulté, France Inter, c'est-à-dire que c'est ça qu'on a posé
01:27des questions.
01:28– Non mais je trouve la déclaration absolument aberrante de notre consoeur, Léa Salamé,
01:32parce qu'en fait, elle s'insurge contre le travail qui a été fait par la commission,
01:37la commission d'enquête, qui a fait un travail salutaire, extrêmement positif,
01:43qui a révélé beaucoup de choses.
01:44Alors, malheureusement, dans le contexte politique actuel,
01:47on n'en a pas tiré véritablement les conséquences.
01:50– Un petit peu quand même, il y a un peu d'affluence.
01:52– Oui, un petit peu, mais en fait.
01:54– Charles Sapin, on a une des conséquences.
01:55– Mais quand je vois, oui, mais quand on voit la réaction,
01:59avec un R majuscule, la réaction absolument aberrante,
02:02quand on voit la pétition de soutien, par exemple, au service public,
02:07de tous les théâtreux qui n'ont pas réussi dans la vie,
02:09et de tous les auteurs de romans qui n'ont jamais dépassé les 300 exemplaires,
02:15moi qui admire les grands romanciers de notre époque,
02:18il n'y en a pas beaucoup que je mettrai dans la liste.
02:20Bon, donc, je trouve aberrant que Léa Salamé, aujourd'hui,
02:25qui s'est donné quelques vertus en se retirant pour laisser son compagnon
02:30être candidat à la présidence de la République.
02:32– Non, mais là, je me trouve sévère.
02:33– Non, je ne suis pas sévère, je dis, c'est sa déclaration,
02:36c'est sa déclaration qu'elle devrait…
02:38– Léa, au contraire de vous, je la trouve très subtile et très habile,
02:43parce qu'elle défend, effectivement, si, elle dit, je comprends l'émotion,
02:48elle fait du, en même temps, je comprends l'émotion de mes salariés
02:51avec qui ils ont travaillé, etc., et elle dit, elle force le trait,
02:55en disant, ils ont été insultés, ils ont dit, ben non, ils n'ont pas été insultés,
02:58pas du tout, d'ailleurs, mais elle est solidaire de la…
03:01– Mais ils n'ont pas été vilipendés, c'est pas faux, ils ont été vilipendés,
03:03– Non, mais elle dit insultés, elle dit insultés,
03:05– Ah bon, j'ai entendu, j'ai répondu, excusez-moi, mais bon,
03:09– Alors, puisque nous…
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