00:00Sabrina Birlin nous attend. Sabrina, dites-nous le cas que je viens de dire, je le trouve tellement révélateur.
00:07Oui, parce que ce cas-là, c'est l'illustration du quotidien de nos policiers en France.
00:12Vous savez, il y a eu des violences urbaines qui ont été commises dans la ville de Laval, dans la
00:16nuit du 11 au 12 septembre.
00:18Eh bien, pour comprendre d'où viennent ces violences urbaines, tout commence le 7 septembre.
00:24Les policiers, ils font un contrôle routier, ils remarquent une voiture qui roule à vitesse excessive.
00:28Ils vont suivre cette voiture. Elle s'arrête finalement dans le quartier Saint-Nicolas de Laval.
00:34Et là-bas, l'ambiance est tendue. Les policiers déclenchent même leur caméra piéton.
00:38Et c'est là que le frère du conducteur arrive sur les lieux et la violence commence.
00:42C'est-à-dire qu'il y a un conflit entre ce frère du conducteur qui est très excité, très
00:47énervé,
00:47et qui va faire effectivement, il va étrangler par l'arrière un des policiers.
00:53Il est finalement mis au sol par les autres agents. Il arrive à s'enfuir.
00:56Il décide, cet individu, tout de même, de se rendre au commissariat quelques heures plus tard pour se rendre.
01:02Alors, il est passé en comparution immédiate, cet individu.
01:05Le vendredi 11 septembre. Il a 44 ans. Il est père de famille, père de 4 enfants.
01:10Il a déjà été condamné à plusieurs reprises.
01:13Et au tribunal, il reconnaît les faits. Il s'excuse, mais il parle d'un coup d'émotion.
01:17Il a agi sous le coup de l'émotion.
01:19Il se défend aussi d'avoir eu peur, vous comprenez, de ce qu'il appelle les violences policières.
01:24Il cite le nom de Naël, bien sûr, celui de Ziad Ebouna.
01:27Et alors, le procureur requiert de la prison ferme sous forme de bracelet électronique.
01:32Mais les juges vont être plus cléments concernant cet individu.
01:36Les condamnés, vous l'avez dit, Pascal, a huit mois de prison avec sursis.
01:40Le jugement, il est même applaudi dans la salle par les proches du prévenu.
01:45Et finalement, conséquence, violences urbaines, le soir même, sans doute en lien, sans doute en soutien avec cet individu qui
01:51a été jugé.
01:52Des violences urbaines, ça veut dire quoi ?
01:54Ça veut dire des tirs de mortier d'artifice.
01:56Ça veut dire des véhicules incendiés, des bâtiments municipaux incendiés.
02:00Et puis, une prise à partie, à nouveau, des pompiers et des policiers.
02:04Bon, ça, c'est un exemple concret. Merci, Sabrina.
02:07Et il y a, en ce moment, les policiers, à l'appel des syndicats Alliance Police Nationale et Unité,
02:11les policiers sont invités à se mobiliser ce mardi.
02:13À quelques mois de la présidentielle, il va l'arter sur leur situation professionnelle et économique.
02:17Si des rassemblements sont prévus un peu partout en France, deux actions à Paris, en Ile-de-France,
02:21devraient retenir l'attention.
02:23Bon, moi, je les comprends, les flics. Ils n'en peuvent plus.
02:25Parce que ce n'est pas possible.
02:27Le cas qu'on nous décrit, cette société ne va plus. Elle ne marche plus.
02:32Donc, moi, ce que j'attends d'un politique, c'est qu'il soit d'une fermeté inouïe,
02:35qui dise peine planchée, il demandera ça, Gabriel Attal ?
02:38Si, il demande ça, il n'y a pas de souci.
02:40Peine planchée, vous touchez à un flic, vous allez directement à la case de prison.
02:46Je ne sais pas combien de temps, un an, deux ans, trois ans, vous ne touchez pas à un flic.
02:50Vous avez face à vous un élu de la République.
02:52Je ne vais pas commenter cette décision, mais comme vous, je suis surpris.
02:56Je suis surpris.
02:57Moi, je ne le suis plus.
02:57La fermeté...
02:59Pardonnez-moi, c'est la différence entre vous et moi.
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