00:00Mère de Bonifacio, vous vous rendez compte de la chance qu'a M. Arsucci.
00:04Bonjour M. Arsucci.
00:05Bonjour.
00:06Et puis hier, j'ai lu, vous étiez à la fête de la Croix.
00:09Oui.
00:09C'est une fête importante dans la liturgie catholique,
00:13qui répond un peu au Vendredi Saint, qui est la passion.
00:17Là, on célèbre la Croix, la Croix de Jésus.
00:21D'ailleurs, on prétend en avoir un morceau à Bonifacio,
00:24donc on a été se recueillir.
00:26Oui, oui, ça fait partie.
00:27Alors vous savez qu'il y a souvent des discussions sur cela,
00:30mais on revendique d'avoir un vrai morceau de la Croix du Christ.
00:33Et donc hier, c'était la fin d'ailleurs de toutes les processions.
00:37On a cinq confréries sur la commune, qui sont très très actives.
00:41Et hier, c'est la dernière procession.
00:43Avant, on se retrouvera, je dirais, au mois de novembre pour la Toussaint,
00:48mais en réalité, on a terminé les processions qui ont lieu du mois d'avril jusqu'au mois de septembre.
00:53Les processions en Corse sont merveilleuses et elles nous rappellent la France.
01:00Oui, vous souriez.
01:01Oui, je pense que ça fait partie de notre identité.
01:03De notre identité. Je regrette qu'effectivement, ces processions aient disparu peu à peu en métropole.
01:11Pas dans notre territoire.
01:12Exactement, mais les Corses, effectivement, sont très attachées à l'Église romaine,
01:17et à travers vous également, puisque vous êtes un catholique de gauche, dites-vous.
01:21Oui, et ça, je suis un social-démocrate, mais j'assume cette foi,
01:26et je pense que, j'assume d'ailleurs tout en estimant que ceux qui ne veulent pas croire
01:30ont bien sûr la liberté de ne pas croire,
01:31qu'il y a d'autres religions qui méritent de pouvoir, bien sûr, s'exprimer tout à fait librement,
01:36mais je pense qu'on a aussi une culture dans notre pays qui est judéo-chrétienne.
01:42On fait des processions au Lavandou aussi, on en fait partout en France quand même.
01:46Oui, mais pas avec autant de ferveur peut-être.
01:48Il y en a aussi en Bretagne, bien sûr, mais bon.
01:50Alors, M. Arsoutchi, vous êtes porte-parole de Gabriel Attal,
01:53et c'est pour ça que vous êtes là ce matin,
01:55et puis vous étiez ami d'Emmanuel Macron.
01:58Et je trouve que votre position est terrible, parce que le bilan est apocalyptique.
02:03Est-ce que, lorsque vous entendez dire, par exemple,
02:06qu'Emmanuel Macron a ruiné la France, déficit, chômage, dette,
02:11lorsque vous entendez dire qu'il a abîmé notre pays,
02:14migration, bordélisation, etc.,
02:17lorsque vous entendez dire, comme M. Sausset, que c'est un joueur,
02:19et qu'il a joué, et qu'il a perdu,
02:21est-ce que vous trouvez quand même quelques motifs de satisfaction,
02:25vous qui étiez un macroniste, à ces neuf années d'Emmanuel Macron ?
02:30Ça ne va pas vous surprendre.
02:32Je suis aujourd'hui le porte-parole de Gabriel Attal.
02:34Si je renie une filiation d'Emmanuel Macron,
02:36d'abord, je trahirais une amitié,
02:37et ce n'est pas trop le genre de la maison.
02:40Oui, mais le bilan, vous l'avez dit comment ?
02:41Vous savez, ce matin, quand je venais dans l'avion,
02:43je lisais un article de vos confrères de l'Opinion
02:46sur la situation économique du pays.
02:48Je n'ai pas été surpris de lire que, jusqu'à sa réélection,
02:52le bilan était très bon.
02:54Il y a une erreur, de mon point de vue.
02:56Il y a une erreur, c'est son absence, peut-être,
02:57de campagne active qui engendre la majorité relative,
03:00même si, j'ai souvent entendu dire aussi
03:03que le président de la République avait hésité à être candidat
03:06parce qu'il savait que, d'un point de vue...
03:07Faisons pas de la politique politique militaire.
03:09Est-ce qu'il y a plus de chômage qu'avant ?
03:10Mais aujourd'hui, non, il y en a moins.
03:13On a eu des meilleurs résultats.
03:14Est-ce qu'il y a plus de chômage ?
03:21L'école, PISA, c'est une catastrophe.
03:25Moi, je vous assure, si vous me dites, parlons concret,
03:29dans quel domaine trouvez-vous que la France va mieux qu'il y a dix ans ?
03:32D'accord.
03:32Alors, d'abord, je vous l'ai dit une fois,
03:35vous pouvez prendre les points, il va mieux.
03:37Vous expliquerez à ceux à qui on a fait le quoi qu'il en coûte
03:39et qui ont, artisans, commerçants, qui ont pu rester ouverts,
03:43qui ont pu avoir des PGE,
03:44vous expliquerez aux salariés qui ont eu leur emploi sauvé
03:47grâce au quoi qu'il en coûte,
03:48qui engendrent la dette que l'on subit aujourd'hui.
03:50– Mais on a fait n'importe quoi, vous le savez bien.
03:52– Ensuite, vous savez très bien que,
03:54ça ne peut pas être manichéen, sur l'école,
03:56le dédoublement des classes de CP et de CB1.
03:58Les résultats, on ne les verra pas au bout de 2 ou 3, 4 ans.
04:01– Non, mais arrête, moi, je ne veux plus entendre ça.
04:03– Et pourtant, c'est parce que ce n'est pas vrai.
04:06– Vous savez très bien que ce n'est pas une mairie de 3500 habitants.
04:08Monsieur Pro, vous le savez.
04:10– Monsieur Hortout, ça sera pire.
04:12– Non, ça ne sera pas pire.
04:12– La conviction qu'on a tous, c'est que ça sera de pire en pire.
04:15La sécurité, ça sera de pire en pire.
04:18L'immigration, ça sera de pire en pire.
04:20Le chômage, ça sera de pire en pire
04:22lorsque l'intelligence artificielle arrive, etc.
04:25Donc, c'est ça qui me fait peur.
04:26– D'abord, il ne faut pas être fataliste.
04:27– Non, mais c'est pour ça qu'il faut tout changer.
04:29– Par contre, si vous me laissez aller au bout,
04:30je vais juste vous dire.
04:31Je vous ai dit, d'abord, je revendique,
04:34je dirais cette filiation parce que ça n'aurait pas de sens.
04:36Mais j'assume aussi qu'il y a eu des ratés.
04:39Sinon, je ne serais pas devant vous
04:40et je ne vous dirais pas,
04:41et je suis convaincu que Gabriel Attal
04:43sera un très bon président de la République
04:45et qu'il fera des changements majeurs
04:47qui pourront répondre aux défis
04:49que vous êtes en train de relever.
04:50Vous me parlez, alors je peux les prendre un parrain,
04:52mais je ne vais pas vous déballer ici
04:53le programme de Gabriel Attal.
04:55Je pourrais le faire.
04:56Mais ma conviction, c'est qu'aujourd'hui, d'abord,
04:58la France n'est pas dans un état aussi catastrophique
05:00que vous le décrivez.
05:02– Je pense que c'est pire.
05:02– Non, il faut…
05:03– Bien sûr, je pense que vous n'avez pas…
05:06– C'est pire.
05:07C'est pire.
05:08C'est-à-dire que tout est dévoyé.
05:10Le logement social, vous n'imaginez pas ce que c'est.
05:12– Non, le droit d'asile, c'est pire que ce que nous disons.
05:18– J'ai 60 demandes en attente.
05:20Je suis d'accord avec vous qu'aujourd'hui…
05:22– Tout est dévoyé, c'est pire que ce que nous disons.
05:24– Non, non, mais je ne peux pas vous laisser dire ça.
05:26– Écoutez, parlez aux flics.
05:28Tiens, les flics, d'ailleurs, ils sont dans la rue ce matin.
05:30– D'accord, mais…
05:31– Les flics, ils te disent ce qui se passe dans la rue.
05:33– Prenons l'exemple de la police.
05:35Aujourd'hui, vous savez très bien,
05:36et vous ne pouvez pas non plus nier les chiffres,
05:38qu'il y a eu 10 000 fonctionnaires recrutés de plus
05:41avec Emmanuel Macron.
05:43– Mais le problème, ce n'est pas les flics,
05:44il n'y a pas de…
05:45– Vous me dites les flics,
05:47mais moi je vous réponds, les flics, on en a embauché.
05:49– Ce qu'ils vous disent, les flics,
05:50les flics, la semaine dernière,
05:52vous avez un policier,
05:54il y a eu un, qu'on dirait à Laval,
05:56et je crois que Sabrina Berlin pourra nous le dire,
05:58il y a eu une sorte de clé de coup qui a été faite
06:00sur un policier à une violence.
06:01Le type a pris 8 mois avec sursis.
06:04Comment voulez-vous que ça marche ?
06:06– Sabrina, elle m'écoute, Sabrina,
06:08je ne dis pas de bêtises, Sabrina,
06:09elle est dans la maison.
06:12Sabrina, je ne dis pas de bêtises,
06:14c'est très intéressant.
06:15C'est-à-dire qu'un policier a été malmené
06:188 mois avec sursis.
06:19Moi je le mets 5 ans à l'ombre,
06:22tranquillement.
06:23– Monsieur Proulx,
06:24tout à l'heure vous avez eu la gentillesse
06:25de rappeler que j'étais un social-démocrate,
06:27que j'assume encore.
06:28En revanche,
06:29si je suis aujourd'hui derrière Gabriel Attal
06:31et non pas derrière un autre candidat social-démocrate,
06:34c'est parce que je reproche notamment
06:35à mon ancienne famille politique,
06:37le Parti socialiste,
06:38de ne pas avoir fait sa mue
06:39comme ont pu le faire
06:40les partis socialistes nordiques
06:42sur la question de l'autorité,
06:43sur la question des flux migratoires.
06:45Il ne vous aura pas échappé
06:46que Gabriel Attal prétend et affirme
06:48que sur cette question de l'autorité,
06:50sur la fermeté de la justice,
06:51il faut donner un coup de barre.
06:53Et d'ailleurs c'est pour ça
06:54qu'on n'est pas sur l'en même temps,
06:55mais plutôt sur le dépassement.
06:56Et de ce côté-là,
06:57effectivement,
06:58il faut aujourd'hui
06:59renverser la table sur l'autorité.
07:01Et c'est là notre discours aujourd'hui.
07:02Eh bien écoutez, je l'en sens.
07:05Sabrina Birlin, s'il vous plaît.
07:06Comment se débarrasser de ce passé
07:07qui est un passif aujourd'hui ?
07:08Comment vous faites ?
07:10Eh bien vous répondrez après
07:11à cette question
07:11parce que Sabrina Birlin nous attend.
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