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  • il y a 5 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur les propos de Léa Salamé qui dit comprendre l'émotion du service public concernant l'embauche de Charles Sapin à France Inter.

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Transcription
00:00J'avais dit que France Inter était en grève tout à l'heure, je me suis trompé, finalement.
00:03France Inter a repris le travail, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, France Inter a repris le travail.
00:07Je crois que le mouvement a été faiblement suivi.
00:09Ah bah il n'y a personne, il y avait 11% simplement, mais avec 11% ils allaient mettre
00:12France Inter en grève.
00:15Ils étaient 12 devant l'autre jour.
00:17Alors en revanche, et on va ouvrir, c'est un chapitre qui nous intéresse beaucoup, le chapitre Média,
00:22on va beaucoup le suivre cette année.
00:24Et Léa Salamé, alors Léa Salamé était RTL, Salamé était à Quotidien,
00:28et puis Raphaël Gixman était à Quotidien, donc c'est intéressant de les écouter.
00:34Mais entendons d'abord ce que disait Léa sur la grève,
00:38et puis après on parlera de la position qu'elle a choisie pendant la campagne.
00:44Ce que je sais, c'est que je comprends l'émotion de tous ceux qui travaillent dans le service public
00:49de l'audiovisuel,
00:50que ce soit la radio ou que ce soit la télévision, après les 6 mois de commission d'enquête.
00:53Mais vous partagez leurs émotions.
00:54De toute façon, il faut comprendre, il faut comprendre que pendant 6 mois,
00:58ils ont été critiqués, vilipendés, insultés par certains titres de presse quasiment tout le temps.
01:03Donc je peux comprendre cela, en même temps j'ai entendu les explications de la directrice de France Inter
01:07qui dit qu'à l'origine Charles Sapin, ils l'ont embauché parce que c'était le point,
01:10et qu'il leur a dit, moi je change la valeur actuelle.
01:13Et donc, vous savez, moi à France Inter ou à France 2,
01:16j'étais connue pour être celle qui défendait le pluralisme au maximum,
01:19qui ouvrait les portes et les fenêtres et qui invitait toutes les sensibilités politiques.
01:22– Gérard, personne n'a insulté, France Inter, c'est-à-dire que c'est ça.
01:26– Non mais je trouve la déclaration absolument aberrante de notre consoeur, Léa Salamé,
01:32parce qu'en fait, elle s'insurge contre le travail qui a été fait par la commission,
01:37la commission d'enquête, qui a fait un travail salutaire, extrêmement positif,
01:43qui a révélé beaucoup de choses.
01:44Alors malheureusement, dans le contexte politique actuel,
01:47on n'en a pas tiré véritablement les conséquences.
01:50– Un petit peu quand même, il y a un peu d'affluence.
01:52– Oui, un petit peu, mais en fait, on est une des conséquences.
01:55– Mais quand je vois, oui, mais quand on voit la réaction avec un R majuscule,
02:00la réaction absolument aberrante, quand on voit la pétition de soutien,
02:05par exemple au service public, de tous les théâtresux qui n'ont pas réussi dans la vie,
02:10et de tous les auteurs de romans qui n'ont jamais dépassé les 300 exemplaires,
02:14moi qui admire les grands romanciers de notre époque,
02:18il n'y en a pas beaucoup que je mettrais dans la liste.
02:20Bon, donc je trouve aberrant que Léa Salamé aujourd'hui,
02:25qui s'est donné quelques vertus en se retirant pour laisser son compagnon
02:30être candidat à la présidence de la République.
02:32– Non mais là, je me trouve sévère.
02:33– Non, je ne suis pas sévère, je dis, c'est sa déclaration qu'elle devrait s'abstenir.
02:38– Léa, au contraire de vous, je la trouve très subtile et très habile,
02:43parce qu'elle défend, effectivement, si, elle dit, je comprends l'émotion,
02:48elle fait du, en même temps, je comprends l'émotion de mes salariés avec qui j'ai travaillé, etc.
02:53Et elle dit, elle force le trait en disant, ils ont été insultés,
02:56ben non, ils n'ont pas été insultés, pas du tout d'ailleurs,
02:59mais elle est solidaire de la…
03:01– Elle dit vili pendé, c'est pas faux, ils ont été vili pendés, pas les salariés.
03:03– Elle dit insulté, elle dit insulté.
03:06– Ah bon, j'ai entendu vili pendé.
03:07– Mais bon, alors puisque nous…
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