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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur le nouvel effort demandé aux retraités.

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00:00Bon, on va en parler, bien sûr.
00:04Entendons-nous bien.
00:04J'espère que vous allez me laisser parler.
00:06Mais évidemment, entendons-nous bien.
00:07Ce que je trouve formidable et tellement révélateur de notre époque,
00:11c'est pas tant qu'on demande pourquoi pas un effort aux retraités,
00:14c'est qu'ils sont devenus, ces pauvres retraités,
00:17le bouc émissaire, c'est les seuls, les seuls.
00:20C'est-à-dire que si M. Lescure arrivait et disait
00:23« Je demande à tous les étrangers sur le sol de France
00:26qui touchent des prestations sociales,
00:28je leur demande aussi un effort, je ne dirai pas la même chose.
00:32Je dis simplement que les seuls consibles, ce sont les retraités.
00:35Je trouve ça inadmissible. Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:38Il est tellement révélateur de ce monde politique,
00:41de communication, de faux-semblants, de médiocrité
00:44et, disons-le, de nullité.
00:47De nullité, parce que le bilan, quand même, il est apocalyptique.
00:50Après neuf ans de Macron, il est apocalyptique.
00:53Et c'est les retraités qu'on va aujourd'hui demander de faire piller.
00:56Je vous ferai écouter, d'ailleurs, ce que disait Macron,
00:58M. Macron, président de la République, en 2018.
01:00Mais avant ça, écoutons quelques retraités, précisément,
01:05qui ont été interrogés sur ce sujet.
01:08Je m'en sors, même seule.
01:10Mais c'est la façon brutale,
01:12pour une petite somme de retraite, de reversion,
01:15de massacrer comme ça.
01:17Dès qu'on a quelque chose, ils vous massacrent.
01:19Je puis sur mes réserves.
01:21Quand je n'ai pas de cours, c'est trop juste.
01:24Bon, je ne pense pas qu'on taxe des petites retraites et des petits revenus,
01:29sachant que je ne suis même pas imposable.
01:31Ce qui me choque, c'est qu'il me demande de faire un effort à nous.
01:36Non, mais attendez, il plaisante, monsieur, là.
01:39Il plaisante.
01:40C'est une menace sur notre vie au quotidien.
01:45Eh bien, quand on paye les assurances,
01:48le gaz, n'est-ce pas, n'en parlons pas,
01:50l'électricité,
01:53eh bien, franchement, il y a des mois
01:55où il ne reste vraiment pas grand-chose.
01:57Le gaz qui a multiplié par je ne sais combien
01:59depuis la guerre,
02:00mais comme, effectivement,
02:01on est entré en conflit avec la Russie,
02:04les prix de gaz ont aussi augmenté.
02:06Donc, tout ça se tient, bien sûr.
02:08Écoutez ce que disait Emmanuel Macron en 2018
02:11sur la CSG qu'il avait déjà augmenté pour les retraités
02:13et il demandait un effort, c'est il y a 8 ans.
02:16Déjà.
02:16Écoutez ce qu'il disait.
02:18Bon, après, c'est vrai qu'au-dessus de 1200 euros,
02:21on a augmenté la CSG d'1,7%.
02:23Je l'avais dit.
02:24Mais là, ce qu'on est là, vous nous avez vraiment pompés.
02:27Non, non, non, non, c'est pas vrai.
02:28Mais je vais vous expliquer.
02:29Les retraités, dites-nous que...
02:30Oui, mais je vais vous expliquer.
02:31On a travaillé toute notre vie.
02:33Je vous demande un petit effort
02:34pour m'aider à relancer l'économie et les actifs.
02:38Je vous demande un petit effort pour relancer l'économie.
02:408 ans plus tard, c'est un drame.
02:42C'est toujours pareil.
02:43Donc, c'est pour ça qu'on ne le croit pas.
02:44Je vous demande un petit effort.
02:45Et puis, je vais vous expliquer toujours la même chose.
02:47Vous êtes trop bête.
02:48Comprenez rien.
02:49Moi, Macron, je sais.
02:51Moi, Macron, je sais.
02:53Je vais vous expliquer.
02:54Il ne sait rien du tout à l'arrivée.
02:56Bruno Le Maire, écoutez ce qu'il disait en 2024.
02:59J'ai parfaitement conscience que c'est des efforts qui sont demandés à nos compatriotes.
03:02Mais moi, j'ai la conviction, contrairement à beaucoup de responsables politiques,
03:06que les retraités sont parfaitement capables d'entendre
03:09qu'eux aussi devront faire un effort
03:12pour que les jeunes qui travaillent n'aient pas à supporter un poids de la dette trop élevé.
03:15Je crois à la solidarité française
03:17et je crois à l'esprit de responsabilité des Français.
03:21Ces gens sont insupportables.
03:22Je ne peux pas vous dire autre chose.
03:23C'est insupportable d'entendre en 2018 un président de la République
03:28s'exprimer avec autant d'arrogance,
03:30avec un bilan aussi nul.
03:32Aussi nul.
03:33Je vous laisse la parole.
03:34Moi, ce que je vois, c'est que ça fait déjà plus de 10 ans
03:37qu'on dit que les retraités doivent participer
03:40à l'effort de redressement budgétaire du pays
03:42et qu'en réalité, il ne se passe rien.
03:44Parce que dès que vous voulez toucher hors retraite,
03:46vous avez un mur politique qui s'oppose à vous
03:49et vous ne pouvez rien faire.
03:50Il y a quand même deux premiers ministres
03:51qui sont tombés sur le sujet en deux ans.
03:53Michel Barnier, François Bayrou.
03:55Donc c'est irréformable politiquement les retraites.
03:57Moi, ce que je voudrais dire ce matin, en fait, c'est simple.
03:59Vous dites, vous vous en prenez aux retraités.
04:01Je n'ai rien contre les retraités.
04:02Ma maman est retraitée.
04:03Je connais plein de retraités
04:05et c'est vrai qu'ils ont travaillé toute leur vie.
04:07C'est vrai que certains d'entre eux,
04:08il y a un problème d'appauvrissement aussi de certains retraités.
04:11Les petites pensions ont la vie dure
04:13et évidemment que c'est inentendable de leur point de vue
04:16alors que le pouvoir d'achat se réduit.
04:18Ça, je suis complètement d'accord avec vous.
04:20Je suis aussi d'accord quand vous dites, Pascal,
04:23il y a d'autres réformes qu'il faut mettre en route
04:25si vous voulez rendre acceptable un effort.
04:27On ne peut pas demander aux uns de faire un effort pour tous
04:31si l'État lui-même n'est pas exemplaire.
04:34Et c'est un vrai sujet.
04:36Je ne sais pas si vous avez lu la tribune d'Agnès Verdier-Molinier
04:38ce week-end dans le JDD qui disait
04:40mais regardez ce que font d'autres.
04:41L'Argentine, par exemple, où les hauts fonctionnaires,
04:44les ministres sont comptables sur leur rémunération
04:49de l'efficacité des politiques publiques qui sont mises en œuvre.
04:52Si vous n'avez pas de résultat, vous n'êtes pas payé.
04:55Bon, voilà.
04:55Moi, je pense que c'est des choses, c'est de l'exemplarité.
04:57Ils ne vont pas gagner grand-chose.
04:58Mais c'est de l'exemplarité en action.
04:59Et si vous n'êtes pas intéressé...
05:01Bon, moi, je ne vais pas sur cette démagogie.
05:03Je vais sur des dépenses publiques qu'il faut diminuer.
05:07J'entends bien.
05:08Alors, justement...
05:08Il y a plein d'exemples.
05:09Je vous ai parlé de la rupture conventionnelle l'autre jour.
05:11Ça coûte 10 milliards.
05:13Ça n'a pas de sens, la rupture conventionnelle.
05:14Il faut la remettre en cause.
05:1610 milliards.
05:16Mais il y a plein.
05:17Il y a énormément.
05:18Bon, je vous parle de l'immigration,
05:19les étudiants qui arrivent sur le sol de France,
05:21qui vont toucher de l'argent, une prestation sociale.
05:24Est-ce que vous trouvez ça normal ?
05:25Mais absolument pas.
05:26Bon, eh bien, avant d'attaquer les retraités,
05:30je demande que tout ça soit mis en place.
05:33Oui, mais pourquoi il faut parler des retraites, Pascal ?
05:35Mais des retraites, c'est pas...
05:36Pardonnez-moi, il y a deux choses.
05:38C'est ça.
05:38Parler des retraites, je suis d'accord avec vous.
05:40Touchez à la...
05:41Voilà, vous me parlez de parler des retraites.
05:42Je suis d'accord avec tout.
05:43Il faut que tout le monde bosse plus.
05:45Ça, il n'y a pas de souci.
05:46Moi, je parle de ce que coûtent aujourd'hui les pensions d'entraînement.
05:49Mais alors, vous voulez quoi ?
05:50C'est quoi votre solution ?
05:52Je donne deux chiffres.
05:54Pour que les gens qui nous écoutent,
05:55et notamment les retraités qui nous écoutent,
05:57j'ai eu ce débat, moi, très dur, avec ma propre mère,
05:59qui me dit, mais comment tu peux dire ça ?
06:01Non, mais que vous régliez des comptes avec votre mère,
06:03ça c'est...
06:04Je veux dire, à travers les retraites, ça...
06:06Elle parlait, elle disait ce que disent tous les retraités
06:09quand on dit, il faut que vous contribuez.
06:10Elle a combien de retraites, votre mère ?
06:12Elle est retraitée de l'Education nationale.
06:14Donc, elle a 2 000 euros.
06:16Elle a 2 500 euros de retraite ?
06:18Quelque chose comme ça.
06:19Et vous voulez attaquer la retraite de votre mère à 2 500 euros ?
06:22Vous êtes un fils indigne.
06:23Elle a eu un taux de remplacement de son salaire,
06:26qui était de l'ordre de 80 %, ce qui est énorme.
06:29Je veux dire, nous, quand on partit en retraite,
06:30je pense à Charlotte, je pense à moi,
06:31les gens de la génération trentenaire quadra,
06:33si on a 50 %, on sera content.
06:35Ce que je veux dire par là,
06:36aujourd'hui, les retraites, c'est 380-400 milliards par an.
06:41Les cotisations, on est dans un système,
06:43soi-disant, qui fonctionne sur les cotisations.
06:46Mais nous sommes d'accord.
06:46Mais qu'est-ce que vous voulez faire concrètement ?
06:47Pascal, est-ce que vous savez combien l'État met au pot
06:49pour que chacun des retraités touche sa retraite ?
06:52Il met 100 milliards d'euros.
06:54Mais parce que, partenez-moi,
06:56à chaque fois qu'on touche au système,
06:59on touche aux retraites du privé,
07:00qui marche bien, on ne touche pas aux retraites du public.
07:03Pardonnez-moi.
07:03Évidemment qu'il faut le réformer, le système.
07:05On est tous d'accord.
07:06Mais il faut commencer par le public.
07:08Parce que le retraité, que je sache,
07:10le système est non seulement à l'équilibre,
07:11mais il est excédentaire.
07:12C'est pourquoi ils voulaient d'ailleurs
07:13te piquer de l'argent de la gire carco.
07:15J'entends bien.
07:15Parce qu'ils sont prêts à tout.
07:16Comment fait-il que cette question,
07:18on n'en parle plus du tout,
07:19alors que dans les années 90-2000,
07:20c'était le point sur lequel une partie de la droite
07:23et Joseph Massescaron intervenaient en permanence.
07:25Pourquoi est-ce qu'on n'en parle plus ?
07:27Est-ce que cette problématique a disparu ?
07:30Le système à gire carco,
07:32c'est un système duquel le politique est tenu à l'écart.
07:35Et tant mieux, et ça marche.
07:36Et moi, je suis pour qu'on retire des mains du politique
07:39la gestion des retraites.
07:40Mais qu'est-ce que vous voulez faire concrètement ?
07:42Parce qu'il y a des gens qui nous écoutent
07:43qui ont plus de 65 ans.
07:45Qu'est-ce que vous voulez faire concrètement ?
07:47Vous voulez diminuer les pensions ?
07:49Alors, je pense que ça n'est pas souhaitable,
07:51mais je pense que ça peut arriver.
07:52Ça peut arriver concrètement.
07:53Mais attendez, Pascal.
07:54Donc Gérard Carreau, vous voulez lui dire...
07:56Vous-même, vous dites, Pascal.
07:57Vous voulez diminuer sa pension à Gérard,
07:59qui a travaillé toute sa vie.
08:00Vous lui dites qu'il a eu déjà 50% de mes derniers salaires,
08:04comme les gens du privé, par exemple,
08:06alors que la fonction publique,
08:07c'est de l'ordre de 80%,
08:09vous l'avez dit vous-même,
08:10le taux de remplacement.
08:11Oui, vous l'avez aussi dans la France.
08:11Donc déjà, il y a une inégalité extraordinaire
08:14entre la fonction publique et le privé.
08:16Et vous voulez maintenant, en plus, faire payer.
08:20Moi, je ne suis pas le gouvernement, d'abord.
08:20Moi, je veux bien payer.
08:21C'est ça clair.
08:22Moi, je veux bien payer.
08:23Et on le regrette.
08:24Je peux payer,
08:25parce que je considère que j'ai eu une retraite convenable,
08:27très convenable.
08:28Je peux payer,
08:29mais je suis d'accord pour payer seulement
08:31si les millions de gens
08:34qui veulent vivre sur la bête,
08:36j'appelle vivre sur la bête,
08:37tous ceux qui prennent à la France,
08:40qui touchent de la France,
08:41sans aucune contribution de leur part.
08:45Pascal a cité les étudiants.
08:47On peut citer beaucoup d'autres catégories.
08:49Donc, je dis, moi, je ne suis pas d'accord.
08:51Je ne suis pas d'accord pour qu'on me prenne
08:5350 ou 100 euros sur ma retraite,
08:56parce que ces gens ne toucheront,
08:58on ne touchera pas leur retraite.
09:00Donc, la solidarité,
09:01elle ne peut pas être assentée.
09:02– Gérard, je suis d'accord avec vous,
09:04je pense que si le gouvernement
09:05voulait réellement rendre acceptable
09:08une réforme des retraites,
09:09je ne dis même pas une réforme,
09:10je dis un effort,
09:13il l'aurait présenté,
09:15comme vous le proposez,
09:16de manière un peu symétrique,
09:17en disant, l'État va faire des efforts,
09:19il y a des abus,
09:20il n'y a pas que ça.
09:22Ce que je pointe,
09:23la lâcheté du politique,
09:26c'est-à-dire qu'ils attaquent les retraités,
09:29mais ils n'attaquent pas le système.
09:31– Mais bien sûr.
09:31– M. Lecornu, ce qu'il doit faire,
09:33ce n'est pas attaquer les retraités,
09:35c'est attaquer le système des retraites.
09:37– Mais Pascal…
09:38– C'est donc la réforme structurelle.
09:40– C'était la seule réforme,
09:41c'était la seule réforme qui a été retirée.
09:42– Mais elle est là, la lâcheté.
09:44– C'est ça qui nous met en colère.
09:45– Pourquoi d'après vous, Pascal,
09:48Sébastien Lecornu,
09:48jette-t-il le retraité dans l'arène du débat public ?
09:51– Parce que c'est facile,
09:52parce qu'il n'y aura pas dans la rue,
09:53mais si…
09:53– Moi, je ne pense pas.
09:54– Moi, je pense que…
09:55– Mais qu'il parle aux étrangers,
09:58vous allez voir,
09:58parce qu'il va se faire traiter de raciste immédiatement.
10:01– Et il a la trouille,
10:02il a la trouille de la com'.
10:04Bien sûr, parce que sur France Inter
10:06et chez Quotidien,
10:07on va dire, les idées d'extrême droite
10:09ont infusé dans la tête de M. Lecornu.
10:11Et comme M. Lecornu, il a peur,
10:13et qu'il les lâche sur ce sujet-là,
10:15il ne bouge pas.
10:16Donc on attaque les retraités.
10:17Moi, ça me met en colère.
10:18Je suis désolé de vous dire.
10:19– Je pense qu'il a bien compris
10:20que ce n'est pas à neuf mois
10:21d'une élection présidentielle,
10:22d'abord, qu'il allait réformer quoi que ce soit.
10:23– Je pense que s'il le fait aujourd'hui…
10:25– Alors qu'il s'en aille.
10:26– Exactement.
10:26– Ce qu'il le fait…
10:27– Mais exactement.
10:28– Mais vous voulez bien
10:29– Qu'il s'en aille.
10:30– Voilà.
10:30– C'est l'intérêt de la France.
10:31– Qu'il s'en aille.
10:32– La survie.
10:33– Non mais moi, je veux bien la lecture.
10:34– Je vais partir, moi aussi.
10:35– Non, mais parce qu'il a la raison.
10:37On perd du temps, on n'a pas de majorité.
10:39Il faut des élections tout de suite, maintenant.
10:41Il faut repartir.
10:42Et il bloque tout le système démocratique
10:44et donc le système économique.
10:45– Georges Fenech.
10:45– Et j'ai entendu ce matin,
10:47tout est dit, c'est catastrophique
10:48ce qu'il a dit sur notre antenne.
10:49On est, ça y est.
10:50Et là, on attend les bras croisés
10:52pour laisser M. Macron finir son dernier quart d'heure.
10:54Il faut qu'il parte, qu'il quitte le pouvoir.
10:57Il a échoué, totalement échoué.
10:59Voilà.
11:00– Mais moi, je pense que…
11:01– Là, c'est du Georges Fenech.
11:02– Oui, oui.
11:03– Mais oui.
11:05– C'est l'autre Georges Fenech.
11:06– Non, mais non, je le dis.
11:07C'est vrai qu'il a été désavoué
11:09par les Français en 2018
11:11avec une dissolution ratée.
11:12– Non mais vous avez raison.
11:12– Ratée, et on est en train de rester les bras croisés.
11:16J'entendais même Ségolène Royal ce matin
11:18sur une trentaine dire
11:19le gouvernement est inerte.
11:20Oui, on attend tous qu'il finisse
11:22son dernier quart d'heure.
11:23On est là, voilà.
11:24Il n'y a plus de majorité,
11:25il n'y a plus rien, la France…
11:26– Georges Fenech.
11:26– Il n'y a plus qu'une seule solution,
11:28c'est revenir devant les électeurs,
11:30retrouver une majorité,
11:31relancer l'économie,
11:32refaire les réformes,
11:33y compris la réforme de la retraite.
11:35Et pas attendre que M. Macron
11:36fasse son dernier quart d'heure, quoi.
11:39– Georges Fenech.
11:40– On aurait un nouveau président, là,
11:44dans les trois jours qui viennent.
11:46– Dimitri Pavlenko.
11:47– Est-ce qu'il…
11:47Vous pensez qu'une réforme de la retraite
11:49serait plus…
11:49– Bon alors tout est foutu.
11:51– Dimitri, tout est foutu alors.
11:52– Je pense que si politiquement,
11:53aujourd'hui, Sébastien Lecornu
11:54jette les retraités
11:55dans l'arène du débat public,
11:57c'est précisément pour ça.
11:59C'est pour qu'on en parle,
12:01pour que l'on s'indigne.
12:03Si vous voulez,
12:03c'est vraiment de l'entre-soi politique.
12:05Il attend des oppositions,
12:06qu'elles prennent position
12:06sur ce sujet-là,
12:07et apparaissent…
12:08– Justement, écoutez
12:09ce que disait Ségolène Royal ce matin.
12:11Ségolène Royal ce matin
12:12au micro de Laurence Ferrari.
12:14– Très bonne ce matin.
12:15– C'est une provocation
12:17à l'égard des retraités.
12:18Et c'est à se demander
12:20si ce gouvernement,
12:21ce président,
12:22ne cherche pas à semer le chaos
12:23dans le pays
12:24pour reprendre la main.
12:25Je ne sais pas comment…
12:26Écoutez,
12:27entre le refus
12:29de baisser les taxes
12:30sur l'essence,
12:31l'agression qui est
12:32tous les jours
12:33sur les retraités,
12:34donc c'est une déstabilisation
12:36de la société.
12:38C'est finalement
12:38une incitation aussi
12:39à la révolte.
12:40Et on se demande
12:41pourquoi ce gouvernement
12:42incite ainsi
12:43à la révolte.
12:44Est-ce que c'est pour nous inventer
12:46une dissolution demain matin,
12:48une reprise en main,
12:50un état d'urgence ?
12:51On ne sait pas.
12:52Mais en tout cas,
12:53ce qu'ils font
12:54n'est pas responsable.
12:56– C'est Ségolène Royal
12:57qui le dit.
12:58Charlotte Dornelas
12:59qui ne s'est pas exprimée.
13:00– Non mais moi,
13:03je vous confie
13:04que j'ai du mal
13:04à y voir clair
13:05sur ce sujet,
13:06je suis honnête avec vous,
13:08parce qu'il y a une question
13:09que je me pose,
13:10elle est peut-être
13:10m'apportée des réponses,
13:11même si elles sont différentes,
13:13c'est que je comprends
13:14que le système
13:15ne peut pas fonctionner.
13:16Je ne suis pas
13:17une spécialiste en économie,
13:18mais par contre,
13:18j'ai deux sous de logique.
13:20Quelque chose
13:21qui repose sur des actifs
13:22qui sont de moins en moins nombreux
13:23pour financer des retraités
13:24qui le sont de plus en plus,
13:25j'ai bien compris
13:26depuis le temps
13:26qu'on parle des retraites
13:27que ça ne peut pas fonctionner.
13:29Donc que l'on réforme
13:30le système
13:31en poussant d'un an,
13:32en sachant que dans dix ans,
13:33il faudra pousser de dix ans
13:34la durée de travail
13:35parce que le système
13:36ne peut pas fonctionner
13:36sans jamais réfléchir
13:37à autre chose,
13:38ou alors que l'on aille
13:40en effet taxer des retraités,
13:42on a l'impression
13:43que c'est les seuls
13:43à devoir faire un effort
13:45parce que vous entendez
13:45beaucoup de retraités
13:46qui disent
13:47ce que vient de dire Gérard,
13:49à savoir,
13:49moi je veux bien faire des efforts,
13:50mais ça serait quand même
13:51vraiment cool
13:51qu'on fasse faire des efforts
13:52à tout le monde
13:53et à l'État
13:54en premier lieu.
13:55Et ça ne répond toujours pas
13:56à la question
13:57de la caducité,
13:58du modèle lui-même
14:00que l'on continue
14:01à défendre
14:01et je n'arrive pas
14:02à comprendre franchement,
14:03sincèrement,
14:03j'arrive pas à comprendre
14:04pourquoi cette discussion
14:05n'est pas posée.
14:06Les Français,
14:07il faut travailler plus,
14:07c'est tout.
14:08Et vous n'avez aucun candidat
14:09à la présidentielle
14:10qui est capable de dire
14:12qu'il faut bosser jusqu'à 65 ans
14:13parce qu'ils savent
14:14que ce n'est pas très populaire.
14:15il y en a qui arrivent
14:16à le dire
14:17et puis ils commencent
14:17leur campagne
14:18en expliquant
14:19qu'eux,
14:19ils prendront trois mois
14:19de vacances.
14:20Je vous assure,
14:21j'ai l'air très démago
14:22en disant ça.
14:23qu'un candidat
14:24à la présidentielle
14:25imagine pouvoir
14:26prendre trois mois
14:26de vacances.
14:28Non mais il est possible
14:31qu'Edouard Philippe
14:32Il aimerait que le président
14:34prenne trois mois plus tard
14:34parce qu'il a besoin
14:35de repos.
14:37Juni, c'est pareil,
14:38le président était lui
14:38qui prend ses fonctions
14:39deux mois plus tard
14:40et quand il organise
14:41ça.
14:41Il parle de se reposer.
14:42Je suis désolé,
14:42je demandais à Céline
14:44de repasser,
14:44il ne faut pas arrêter.
14:45Vous n'avez pas...
14:46Il a dit exactement
14:47qu'il fallait décompresser,
14:49il voulait se reposer.
14:50Je suis désolé.
14:51Il l'a dit.
14:51C'est Édouard Leflémard.
14:53Il a été caricaturé
14:55comme ça sur les réseaux sociaux
14:56mais ça m'a fait sourire.
14:57C'est Édouard Leflémard.
14:58Je ne suis pas sûr
14:59que ça lui porte bonheur
15:00parce qu'il est très possible
15:01que cette image
15:02lui colle à la peau
15:03parce que la présidence
15:06elle va à celui
15:07qui en veut le plus
15:08et l'image d'Édouard Philippe
15:11qui est très sympathique d'ailleurs.
15:12C'est un homme vraiment charmant,
15:14rigolo et tout ça.
15:15Mais tu as l'impression
15:15d'un dilettante.
15:17Tu as l'impression vraiment
15:17de quelqu'un qui au fond
15:20n'est pas tellement
15:21c'est un techno
15:22qui prend ça un petit peu de haut
15:23en se marrant.
15:24Tu n'as pas l'impression
15:26qu'il est concerné
15:26par ce qu'il dit.
15:27À quel point
15:28qu'il dit
15:29« Ah bah derrière
15:30ça me ferait du bien
15:31une campagne c'est dur. »
15:32Bah oui c'est dur.
15:33Mais c'est surtout
15:33que même s'il a dans l'idée
15:34en effet la préparation,
15:36il aurait dit franchement
15:37pendant cinq jours
15:38il faut se retirer
15:38au fond de la forêt
15:39en silence
15:40pour savoir par quelle décision
15:41on commence etc.
15:42Je peux entendre ça évidemment.
15:44Une campagne présidentielle
15:45il y a en plus une adrénaline
15:46dont il faut qu'il se sépare
15:47pour gouverner correctement.
15:49Là il parle de trois mois.
15:50Moi j'ai lu dans sa déclaration
15:52quand il parle de décompresser
15:53et de se reposer
15:54une ignorance totale
15:55de la dureté du travail
15:57de beaucoup de gens
15:57à qui ces gens parlent
15:58toute la journée.
16:00On n'a pas les mêmes travaux
16:01je le dis moi-même
16:01je n'ai pas la dureté du travail
16:03qu'à un ouvrier
16:04qui bosse depuis qu'il a 17 ans.
16:06Mais là
16:06dans cette déclaration
16:09réécoutez là
16:09la leçon d'Édouard Philippe
16:11parce que ce n'est pas nous
16:11qui le disons
16:12écoutons ce qu'il avait dit
16:14et je vous dis
16:15il a été caricaturé
16:15sur les réseaux sociaux.
16:18Moi j'adorerais un système
16:19dans lequel
16:19le président est élu en mai
16:21et il prend ses fonctions
16:22en septembre
16:23et entre mai et septembre
16:24il a le temps
16:25un de se reposer
16:27de décompresser
16:28après une élection présidentielle
16:29qui est hyper usante
16:30hyper fatigante
16:31je ne dis pas
16:32qu'il doit prendre
16:33trois mois de vacances
16:33mais franchement
16:35une semaine
16:35ça ne fait pas de mal
16:36deux semaines
16:37ça ne fait pas de mal
16:37avant de repartir.
16:38Donc la justification
16:39de prendre le travail
16:40plus tard
16:40c'est de se reposer
16:42mais moi je ne demande pas
16:42de se reposer
16:43monsieur
16:44il est déjà fatigué
16:45avant d'avoir commencé
16:46c'est quand même extraordinaire
16:47la France est par terre
16:48et vous avez un président
16:49quelqu'un qui se présente
16:50à la présidentielle
16:51et qui dit
16:51moi j'ai envie
16:52de décompresser
16:52enfin je vous assure
16:53on rêve
16:54tu donnes quelqu'un
16:55à un job
16:57et dans un DRH
16:58vraiment
16:59qui verrait quelqu'un
17:00lui donne son job
17:01il dit
17:01je vais commencer
17:01dans un mois
17:03je vais dire
17:04ces gens ne sont pas sérieux
17:05ces gens ne sont pas sérieux
17:07je ne peux pas vous dire autre chose
17:08juste sur la question des retraites
17:10je reviens sur la question des retraites
17:11moi ce qui me frappe
17:12c'est la manière
17:14dont le décor
17:16a été planté
17:17pendant des mois
17:18et des mois
17:19on a commencé
17:20dans les médias
17:21à vous parler des boomers
17:22de l'égoïsme des boomers
17:24ensuite dans les médias
17:25vous avez eu un nombre
17:26de reportages
17:27que je ne compte pas
17:28des dizaines de reportages
17:30où on voyait
17:31des retraités
17:32sur des croisières
17:33en train de faire
17:34des mouvements
17:35de gymnastique
17:36ou autre
17:36mais ça
17:37si ce n'était pas
17:37de la préparation des esprits
17:39qu'est-ce que c'est ?
17:40c'est ça
17:41on a mis le terrain là-dessus
17:42alors évidemment
17:43une fois que vous faites
17:44ce théâtre
17:45vous vous dites
17:45mais quel égoïste
17:46ils passent leur temps
17:47sur des croisières
17:48mais je vous dis
17:49je les ai comptés
17:50ce sont des dizaines
17:51de reportages là-dessus
17:52oui mais vous avez
17:53en face de l'EF
17:54vous avez aussi
17:54la mise en scène
17:55d'un misérabilisme
17:56de la misère des retraités
17:57aussi
17:58d'accord
17:59j'entends ce que vous dites
18:00mais il faut aller
18:01au-delà de ça
18:02moi aujourd'hui
18:02il faut changer
18:03il faut de la capitalisation
18:04Pascal vous avez dit
18:05tout à l'heure
18:06les gens ne réalisent pas
18:07la catastrophe économique
18:08que nous sommes en train
18:09de traverser
18:09mais oui
18:10non mais d'accord
18:11mais quand vous avez
18:12les retraites c'est quoi ?
18:13c'est 40%
18:14de la dépense sociale
18:15en France
18:16c'est un quart du total
18:17de la dépense publique
18:18la dépense publique en France
18:18c'est 1700 milliards
18:19un quart
18:20ce sont les retraites
18:22sur ce quart des retraites
18:23l'Etat est obligé
18:24de mettre 100 milliards par an
18:25pour combler
18:25ce que les cotisations
18:26n'apportent pas
18:27parce que le système
18:27est déficitaire
18:28il faut réformer le public
18:29chers camarades
18:30non mais le public
18:32les retraites publiques
18:33Pascal je suis désolé
18:33il faut réformer
18:34ça n'est pas l'ensemble
18:35ce n'est pas le total
18:36mais pardonnez-moi
18:38c'est une bonne part
18:41pardonnez-moi
18:41c'est ce qui est déficitaire
18:43le privé ne l'est pas
18:45mais c'est que l'Etat
18:45abonde le plus
18:46je suis bien d'accord
18:47mais ce n'est pas qu'abonde de plus
18:47il abonde que ça
18:48non mais Pascal
18:49enfin c'est
18:51tout un chacun
18:51en tant que citoyen
18:53retraité
18:54ou futur retraité
18:55on doit admettre
18:56on doit comprendre
18:57que le système
18:58tel qu'il est bâti
18:59aujourd'hui
18:59il n'est pas opérationnel
19:02et bien moi je vous en propose
19:03un système
19:04et c'est Florian Bachelier
19:05d'ailleurs qui est excellent
19:06qui me propose ce système
19:07il dit
19:08tout le monde touche
19:09la même pension
19:101500 euros
19:11communisme
19:11non je n'ai pas terminé la phrase
19:14pardonnez-moi
19:14ça commence mal
19:15si elle est très intelligente
19:16cette réforme
19:17tout le monde touche
19:17la même pension
19:181500 euros
19:19le reste c'est capitalisation
19:20capitalisation
19:21il y a des candidats
19:22qui proposent
19:23l'Etat joue-t-il un rôle
19:24dans cette capitalisation
19:25est-ce que c'est vous
19:26qui ouvre les PER
19:26comme le font les Italiens
19:28je ne suis pas Roland Lescure
19:29je ne suis pas spécialiste
19:31de ça
19:32je dis qu'ils ont fait
19:33n'importe quoi
19:33que globalement
19:34ils sont nuls
19:36ça la vérité
19:37j'ai des
19:37à la fin
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