00:00Mais je suis d'accord avec vous, je suis un privilégié, et c'est normal, je paye beaucoup d'impôts,
00:04tout ça est normal,
00:05mais je ne crois pas avoir une prestation sociale ou un avantage de ce type, comme notre ami Georges Fenech.
00:10Ah oui, vous avez des avantages, je vous ai expliqué que vous cotisiez double.
00:14Bon, et évidemment, vous ne voulez pas revenir...
00:16C'est pas moi qui ai inventé le système.
00:17Oui, mais vous en profitez, c'est toujours pareil, les efforts c'est pour les autres.
00:20Et là, je vais vous citer un autre cas, qui est très intéressant.
00:23Le secteur EDF-GDF, depuis la nuit des temps, ces gens ne payaient pas l'EDF et le GDF.
00:29Depuis la génération, depuis 40 ans.
00:30Oui, la nuit des temps, 46.
00:32Je me souviens, mon grand-père était à l'EDF, il ne payait pas de son électricité.
00:38Bon, alors évidemment, cet avantage est remis en cause, forcément.
00:42Les salariés, qu'est-ce qu'ils font ? Ils font grève.
00:44Ils font grève.
00:45Donc vous allez voir le sujet de Nicolas Roger, parce que dès que tu veux toucher un avantage acquis,
00:50une dépense publique, celui qui en bénéficie n'est pas content.
00:53Voyez le sujet.
00:55Les employés du secteur de l'énergie montent au créneau pour défendre leurs tarifs préférentiels.
01:01Ce dernier est une composante historique du statut des électriciens et gaziers
01:05et concerne 140 000 salariés, mais aussi près de 160 000 retraités.
01:11Aussi appelé tarif agent, cette mesure datant de 1946 permet aux 300 000 bénéficiaires
01:18de payer leur électricité et leurs gaz moins chers que les autres consommateurs.
01:23Mais dans un rapport publié il y a deux mois, la Cour des comptes a sommé le gouvernement
01:28de réduire l'écart entre le tarif préférentiel et le coût réel de l'énergie.
01:33Par exemple, pour l'électricité, le tarif agent rend l'abonnement gratuit
01:38et réduit de 90 à 95% le coût de la consommation par rapport aux tarifs réglementés.
01:45La Cour des comptes chiffre en 2024 à environ 813 millions d'euros.
01:49Le coût du tarif agent pour le groupe EDF, lui-même détenu à 100% par l'État.
01:54Après la publication du rapport, le gouvernement s'est dit favorable
01:58à diminuer l'avantage du tarif préférentiel.
02:01Les syndicats évoquent une attaque intolérable.
02:04À Paris, un rassemblement est prévu à Bercy devant le ministère de l'économie.
02:08Mais vous voyez Dimitri, moi je voudrais un système
02:10où tout l'argent qui rentre dans un foyer est comptabilisé et imposé.
02:16Ce que le salaire, ça ne veut rien dire.
02:17Quand vous bénéficiez d'avantages comme cela,
02:21c'est un avantage en nature que vous avez.
02:23C'est pour ça qu'on nous dit que le public gagne moins.
02:26Alors d'abord, c'est plus vrai, mais ces avantages-là,
02:29alors évidemment qu'il faut les remettre en cause.
02:32Bien sûr qu'il faut remettre tout le système à plat.
02:34Mais comment le faire ?
02:36Mais vous voyez, moi je ne suis pas d'accord avec vous.
02:37Je suis pour que tout l'argent qui rentre dans un foyer
02:40soit imposé le moins possible.
02:41Je pense que la France se porterait à l'avenir.
02:43Oui, mais vous avez compris ce que je veux dire.
02:44C'est-à-dire que tout soit comptabilisé, si vous préférez.
02:48Tout soit comptabilisé.
02:50Parce qu'il y a des gens qui...
02:51En fait, vous avez une catégorie de gens...
02:53C'est ce que proposait Alain Madeleine dans les années...
02:55Vous avez une catégorie de gens qui gagnent un peu plus que le SMIC,
02:58donc qui ne reçoivent aucune prestation sociale
03:00et qui, à l'arrivée, vivent moins bien
03:02que des gens qui ne vivent ou que de prestations sociales
03:05ou qui reçoivent des prestations sociales.
03:07Il y a beaucoup de travaux.
03:07C'est ça que je veux dire.
03:08Il y a plein de travaux économiques qui montrent ça.
03:10Donc comptabilisez, si vous préférez.
03:11Et on termine là.
03:11En France, le problème, c'est que vous avez un seuil
03:14en bas de l'échelle économique.
03:18Vous avez un seuil en dessous duquel
03:21les revenus du travail ne pèsent pas grand-chose
03:23sur les revenus du foyer.
03:24Et c'est les prestations sociales
03:26qui fournissent jusqu'à parfois trois quarts du revenu.
03:29Premier décide de la population,
03:30les trois quarts des revenus,
03:32c'est de la prestation sociale,
03:33ce n'est pas du travail.
03:34Et puis, à un moment, vous franchissez une barre
03:36et là, effectivement, on vous retire le tapis sous les pieds
03:38et ça crée beaucoup de ressentiment social.
03:41Les gens qui sont à 2000, 2500 euros par mois
03:43qui disent « Mais mon voisin, il ne travaille pas
03:44et pourtant, il gagne autant, voire plus que moi. »
03:48Et moi, j'ai parlé avec un taxi
03:49qui m'a dit que s'est retrouvé une fois face à une femme
03:51qui lui a fait la démonstration
03:53de ses revenus contre les siens
03:54et il a réalisé qu'il gagnait, en gros,
03:56700 euros de moins par mois
03:58que cette femme bien intelligente,
04:00si tu veux, qui exploitait toutes les failles du système.
04:01Ça n'est pas normal.
04:03Eh bien, nous sommes d'accord.
04:04C'est le principal reproche que je fais à Emmanuel Macron.
04:06Mais ça, ce n'est pas lui.
04:08Il n'a pas réformé l'État.
04:09C'est 80 ans d'édifice social,
04:12et notamment les 50 dernières années.
04:13Ça commence sous Giscard et ça ne s'est jamais arrêté.
04:15Oui, enfin, lui, il est là depuis 10 ans.
04:18C'était son job de réformer l'État.
04:21Tout est dévoyé.
04:22Le logement social, hier, j'ai cité un témoignage invraisemblable.
04:27Comment dire ?
04:28L'asile, c'est dévoyé.
04:31Le régime étudiant, c'est dévoyé.
04:33Tu fais venir des étudiants qui n'ont de mots que d'étudiant.
04:36Tout est comme ça.
04:38Donc, ce pays est quasiment par terre.
04:40Je ne sais pas si les uns et les autres vont pouvoir le...
04:42Qui va pouvoir le relever ?
04:44Je ne vois pas comment même c'est possible.
04:45L'histoire du logement social.
04:46En fait, dès que tu ouvres le capot,
04:49dès que tu ouvres le capot,
04:50le logement social, moi, je ne connaissais pas ça.
04:52Tu as 4 dossiers sur 10
04:56nous dit-on qu'ils sont faits à base de faux.
04:59Bien sûr.
04:59De faux.
05:00C'est-à-dire que tu as...
05:02C'est rendu...
05:03C'est cassé quand c'est rendu.
05:06C'est-à-dire que tu fais passer d'abord les demandes d'exil
05:09et d'abord ceux qui sortent de prison.
05:1114 critères.
05:12Il y a 14 critères dans le logement social.
05:14Mais tu peux...
05:15Au nom de quoi, tu peux refuser 2 logements sociaux ?
05:19Avant de prendre...
05:20On te donne 3 possibilités.
05:24Tu peux refuser les 2 premières.
05:25Au nom de quoi ?
05:26Pour finir...
05:27Je veux dire, tout est comme ça.
05:27C'est impossible, en fait.
05:28Je reste optimiste.
05:29Le pays, il est réformable.
05:30La table rase, ça ne marche pas.
05:32Ça ne marchera jamais.
05:33Mais il faut un vrai courage politique
05:35et puis il faut que les gens adhèrent.
05:36Alors il faut travailler plus, etc.
05:38Mais c'est une question de momentum, vous savez.
05:39Oui, de momentum, oui.
05:41Moi, je suis d'avis.
05:42Je suis de ceux qui pensent que...
05:43Il faut tomber encore un petit peu.
05:45Et à un moment, on va véritablement entrer en crise.
05:48Et là, à ce moment-là, il va se passer des choses.
05:50Oui, alors ça, écoutez.
05:51On ne sait pas ce qui se passe, parce que les Russes,
05:53ils en ont pris pour 90 ans.
05:54Oui, mais vous connaissez la phrase de Lénine.
05:56Vous connaissez la phrase de Lénine.
05:58Il y a des semaines où il se passe un siècle.
06:01C'est quoi ? Quelque chose comme ça.
06:03Il y a des semaines où il se passe un siècle
06:04et il y a des siècles où il ne se passe rien.
06:06Eh bien, moi, je pense qu'il peut se passer beaucoup de choses,
06:08mais la France n'est pas mûre.
06:10Vive Lénine.
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