00:00On parle du périscolaire avec Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire qui sont convoqués aujourd'hui et demain au Sénat
00:04qui enquêtent sur les violences sexuelles dans le périscolaire en France alors que les investigations pénales
00:08visent les édiles parisiens. Voyez le sujet de Mathilde Ibanez.
00:15Vous pointez d'une façon obsessionnelle, mais obsessionnelle depuis 2013, la question du périscolaire.
00:23L'opposition parle d'enfants agressés sexuellement dans le périscolaire.
00:27Anne Hidalgo parle d'obsession. Pourtant, les alertes ne datent pas d'hier.
00:32Dès 2015, les premiers signalements apparaissent et pendant dix ans, rien n'est fait.
00:36Votre seule réponse, ça a été circulé et il n'y a rien à voir. On continue.
00:41Votre obsession est claire, c'est revenir sur la question des temps périscolaires.
00:48Aujourd'hui, Anne Hidalgo est sommée de s'expliquer devant la commission d'enquête.
00:54Écoutez Inès de Ragnel qui était ce matin sur l'antenne d'Europe 1, c'est vraiment un scandale qui
00:59aurait été sous-traité d'abord avant la campagne présidentielle,
01:01avant la campagne municipale, qui aurait pu mettre en difficulté M. Grégoire.
01:06Il y a eu une sorte d'omerta sur ce sujet, toujours pour les mêmes raisons, parce que Mme Rachida
01:10Dati est de droite,
01:11donc il fallait effectivement favoriser la candidature de gauche dans l'espace médiatique, ça se passe comme ça.
01:16Et écoutez Inès de Ragnel.
01:19Aujourd'hui, ils ne veulent rien avouer. Il y a vraiment un discours qui est en train d'en plus
01:22d'évoluer de la part de ces personnes-là qui ont été compétentes pendant dix années.
01:27Aujourd'hui, Emmanuel Grégoire n'est plus capable de dire qu'il y a eu une crise dans le périscolaire.
01:32Il ne l'a pas dit en mission qu'on a effectuée la semaine dernière.
01:36Il nous a dit qu'il y a eu zéro défaillance. Non mais c'est hallucinant.
01:40C'est-à-dire, qui peut croire qu'il y a eu zéro défaillance sur les dix dernières années ?
01:44Il n'y a pas eu de crise, pas de défaillance.
01:47Et la vérité, c'est que selon lui, s'il y a eu une multiplication de cas ces derniers mois,
01:51c'est parce que grâce à leur travail exemplaire, la parole des enfants s'est libérée.
01:56Mais c'est indicible, en fait, c'est insupportable à entendre pour les parents. Insupportable.
02:00Charlotte Dernela, c'est la responsabilité politique n'est jamais engagée.
02:04Non mais là, elle est engagée précisément, puisque des questions vont leur être posées.
02:07Donc il va être intéressant de voir.
02:09Là, dans le passage, l'extrait que vous avez passé, Anne Hidalgo,
02:16elle répond à M. Lecoq en lui disant
02:19« Je vois bien où vous voulez en venir. Vous ramenez le débat du temps périscolaire lui-même. »
02:25Donc elle n'y voit qu'une manipulation politique.
02:27Ça vous dit quand même quelque chose aussi de ce qui se passe dans la tête des politiques vis-à
02:30-vis de leurs adversaires.
02:31Il n'y a plus de débat, il n'y a pas de débat de fond, il n'y a
02:33que des manipulations politiques.
02:34Ça ne vient pas de nulle part.
02:36Et on le constate, franchement, en observant le monde politique, ça dit quelque chose.
02:41Deuxièmement, en effet, la question du temps périscolaire est au cœur de ce sujet.
02:44Donc moi, quand j'entends, alors je vais être aujourd'hui la Madame Petite-Phrase,
02:48mais quand j'entends Bruno Le Maire nous dire devant les résultats PISA,
02:52vous avez les résultats PISA, vous avez la crise du périscolaire qui est à Paris de manière explosive,
02:57mais qui s'invite un peu partout en France, et que Bruno Le Maire, responsable politique,
03:01arrive et vous dit « Vous savez quoi ? Ils ne savent pas lire, ils risquent de se faire agresser
03:04en maternelle,
03:05on va les prendre à un an. »
03:07Moi, je vous assure, je me dis « Mais il se passe quoi dans leur tête ? »
03:10Au-delà de la question de la place des parents dans l'éducation de leurs enfants,
03:14de la place des parents ou de l'État.
03:16Je me dis, il s'est dit, c'est le bon moment pour faire une proposition à Paris.
03:19Je ne comprends pas, c'est comme Édor Philippe, je ne comprends pas ce qui se passe dans leur tête,
03:25ce n'est pourtant pas des gens idiots.
03:27Maintenant, sur la question de la responsabilité politique,
03:29je pense qu'honnêtement, sur la question des agressions sexuelles sur les enfants,
03:33soit 100% des gens acceptent de se remettre en cause,
03:36et vraiment on avance sur ce sujet,
03:39soit personne, et on prend toujours...
03:40Parce que M. Lecoq, quand il fait cette déclaration en 2015,
03:44je pense qu'il a dû se sentir un peu seul,
03:46et pas seulement vis-à-vis de l'Amérique de Paris.
03:47Je n'ai pas mis des articles partout dans la presse pendant 10 ans
03:50pour demander des comptes à l'Amérique de Paris.
03:52L'image que vous voyez d'Anne Hidalgo en ce moment,
03:55c'est une image en direct, elle est auditionnée,
03:57Anne Hidalgo, manifestement elle lit une feuille,
03:59je ne sais pas si c'est un discours qu'elle prononce
04:00ou si elle répond à des questions,
04:02mais je le dis pour les auditeurs d'Europe 1,
04:04Anne Hidalgo est actuellement en audition,
04:07elle est convoquée au Sénat,
04:09aujourd'hui et demain, avec Emmanuel Grégoire,
04:12et elle donne...
04:13Une seconde avant, je vous en prie.
04:17C'est que le rapport 2015,
04:19Charlotte parle de 2015, date importante,
04:21puisque c'est la remise...
04:22Joseph Massesler.
04:23La remise d'un rapport,
04:24un rapport fait par l'administration de la ville de Paris,
04:28pas de l'IGAS,
04:29pas d'une administration extérieure,
04:32c'est la ville de Paris en interne
04:34qui montre les dysfonctionnements
04:36et les dysfonctionnements graves.
04:38Donc pardonnez-moi,
04:39la mairesse Madame Hidalgo,
04:41soit elle a eu connaissance,
04:42qu'est-ce qu'elle a fait de ce rapport ?
04:43Et ce rapport qui a été rendu public.
04:45Non mais l'heure est venue...
04:46J'ai deux secondes.
04:47L'heure est venue de rendre des comptes,
04:49des comptes politiques sur la gestion,
04:51sur les modes de recrutement,
04:53sur les dysfonctionnements.
04:54Bon, Anne Hidalgo, aujourd'hui,
04:55elle n'est plus maire,
04:55elle n'est plus en activité,
04:56mais vous avez un maire à l'exercice,
04:58qui est M. Grégoire,
04:59qui était premier adjoint
05:00et qui chapotait tout ce secteur.
05:02Donc là, il va y avoir peut-être
05:04des conséquences politiques.
05:05Et puis, il faut rendre des comptes,
05:06et ça, c'est encore beaucoup plus grave,
05:08devant la justice,
05:09car s'il savait,
05:11effectivement,
05:12et apparemment,
05:13les informations étaient bien remontées
05:15jusqu'à eux,
05:16ça s'appelle une non-dénonciation de crime.
05:18Et c'est puni par la loi
05:20de cinq ans d'emprisonnement.
05:21Là, on ne rigole plus.
05:22Ce qui est étonnant,
05:23c'est que...
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