00:00Le principal suspect, Pauline Revena, était en garde à vue et que sa garde à vue avait été suspendue pour
00:06des raisons psychiatrises.
00:07Qu'est-ce que ça veut dire et qu'est-ce que ça va impliquer ?
00:09Ça veut dire qu'il n'est plus dans les locaux de la sous-direction antiterroriste,
00:12qu'il est parti à l'unité psychiatrique de la préfecture de police de Paris, dans le 14e arrondissement.
00:16Et ça pour 48 heures maximum.
00:18Pendant 48 heures, il va être examiné par des experts, par des psychiatres,
00:21qui vont déterminer si sa garde à vue est compatible avec son état de santé.
00:25Ce qui est intéressant, c'est que selon une source proche de l'enquête, il est schizophrène.
00:29Alors de deux choses.
00:30L'une, est-ce qu'il a été diagnostiqué schizophrène ? Est-ce qu'il a déclaré qu'il était
00:34schizophrène ?
00:34Est-ce qu'il suit un traitement ? Quel est ce traitement ?
00:37Une source médicale me disait que pour traiter la schizophrénie, le traitement est médicamenteux.
00:41C'est des psychotropes qui sont très efficaces.
00:43Mais quand vous mêlez ça avec de la cocaïne et du cannabis,
00:46puisque les analyses sanguines de retour ont déclaré qu'il était positif à ces substances,
00:52alors ça fait un cocktail détonnant.
00:54Si l'on ne prend pas son traitement, au bout de trois semaines, il peut y avoir un rebond
00:58avec des poussées agressives et des passages à l'acte.
01:00Toute la question, c'est la responsabilité pénale.
01:03Est-ce qu'au moment des faits, cet individu était sous hallucination sans aucun contrôle de ses actes ?
01:08Probablement pas, parce que lorsque l'on comprend la préméditation,
01:11lorsque l'on comprend par exemple que son appartement était piégé avec des bonbonnes de gaz,
01:15on est plus loin d'un coup de folie.
01:17Mais néanmoins, il y a un diagnostic de schizophrénie.
01:20Et à partir de lundi soir, on saura si la garde à vue peut reprendre ce soir.
01:24Et si elle ne reprend pas, il faudra trouver une solution psychiatrique.