Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:03Générique
00:00:11Bonjour à tous, dans un instant la tour Eiffel a rouvert ses portes après l'incident et le tollé lié
00:00:16à une fermeture à la suite de la mise à l'écart des femmes lors d'une visite.
00:00:21Une affaire dont on vous a parlé ce matin, l'ambiance reste assez tendue autour de ce qui s'est
00:00:25passé.
00:00:26Mais d'abord, un cambriolage dans un musée, ça s'est passé à Cagnes-sur-Mer tôt ce matin au
00:00:31musée Renoir.
00:00:32Quatre oeuvres ont été volées par deux individus, un cambriolage spectaculaire.
00:00:36Donc on va retrouver sur place Benoît Ruys qui s'est rendu aussitôt à Cagnes-sur-Mer.
00:00:39Benoît, montrez-nous ce qui s'est passé.
00:00:44Eh bien écoutez, ce sont trois tableaux qui ont été dérobés ici au musée Renoir.
00:00:51Ce musée qui est en fait l'ancienne maison de Pierre-Auguste Renoir et qui a été transformée en musée
00:00:59après sa mort.
00:01:00Donc ici, derrière, vous avez le musée.
00:01:03Et donc à 6 heures du matin, l'alarme s'est déclenchée.
00:01:06Et visiblement, deux individus sont apparus sur les caméras de vidéosurveillance.
00:01:10Ils ont réussi à dérober trois tableaux laissant tomber un quatrième des œuvres majeures.
00:01:16Nous avons pu parler à l'adjointe à la culture de Cagnes-sur-Mer.
00:01:21Il y en a pour plusieurs millions d'euros.
00:01:23Ce sont vraiment des œuvres importantes dans la carrière du peintre.
00:01:28Et donc voilà, aujourd'hui, eh bien ces individus sont recherchés par la police judiciaire.
00:01:33Ils ont réussi à arracher les tableaux et ensuite à s'enfuir.
00:01:38Et malgré tout, eh bien les policiers sont arrivés en moins de cinq minutes.
00:01:42Et malgré ce timing très serré, ils ont quand même réussi à prendre la fuite.
00:01:47Alors aujourd'hui, le maire de Cagnes-sur-Mer va prendre la parole.
00:01:51Mais c'est vrai que c'est le choc dans cette ville de Cagnes-sur-Mer où le peintre a
00:01:56vécu de nombreuses années.
00:01:58Donc voilà, trois œuvres majeures dérobées, près de 9 millions d'euros de préjudice.
00:02:03Et donc des individus qui sont toujours à l'heure actuelle recherchés par les services de police.
00:02:08– Et on attend donc les précisions du maire de Cagnes-sur-Mer, Brian Masson.
00:02:13Dans les minutes qui viennent, Vincent Vantiquem, vous nous avez rejoint.
00:02:16– Bonjour.
00:02:17– Alors c'est vrai qu'on parle d'un butin qui est impressionnant.
00:02:19Entre 8 et 10 millions d'euros, c'est beaucoup d'argent.
00:02:21Sauf que ces œuvres sont tellement connues qu'on se demande bien comment elles peuvent être vendues.
00:02:25– Alors c'est toujours la même question et on en parle maintenant depuis de longs mois
00:02:28parce que ça participe de toutes ces opérations de cambriolage qui visent les musées,
00:02:32je le disais, depuis de longs mois.
00:02:34– La question reste toujours la même, est-ce que ce vol a été commis parce qu'il y avait
00:02:38déjà un acquéreur,
00:02:40ce qu'on appelle un fourgues dans le jardin, une commande très précise,
00:02:44auquel cas ces tableaux on ne les verra sans doute plus jamais,
00:02:48sauf si on retrouve les personnes interpellées, évidemment.
00:02:50Ou alors s'agit-il d'un vol un peu d'opportunité, un cambriolage qui aurait eu lieu
00:02:55parce qu'il y avait un problème de sécurité sur ce musée Renoir
00:02:59et deux individus qui auraient pris finalement les premiers tableaux arrivant sous leurs yeux.
00:03:05Ça on l'ignore puisqu'on l'a dit, les faits se sont produits peu avant 6h ce matin
00:03:09et donc les investigations débutent à peine.
00:03:11Mais évidemment c'est l'une des principales questions qui va se poser sur cette enquête.
00:03:14Est-ce qu'il y avait une commande derrière ou est-ce qu'il s'agit, comme je le disais,
00:03:17d'un cambriolage d'opportunité ?
00:03:19– Alors on pense évidemment tous, vous-même vous y avez fait allusion à ce qui s'est passé du
00:03:23côté du Louvre.
00:03:24– Pas que le Louvre.
00:03:25– Oui pas que le Louvre, c'est ça, il y a de plus en plus de braquages de musées.
00:03:29Ça fait un an où on assiste à une forme de litanie de cambriolage.
00:03:32On a beaucoup parlé du musée Chirac à Saran en Corrèze
00:03:35qui a été victime de trois cambriolages.
00:03:37On peut parler du musée Cognac-Gé à Paris où des tabatières avaient été dérobées.
00:03:41On peut parler de Strasbourg, voilà, il y a différents musées qui ont été cambriolés.
00:03:45Et du reste, les autorités commencent à prendre le sujet à bras-le-corps
00:03:50en se disant, oui, les bandes criminelles s'attaquent plus facilement au musée,
00:03:54peut-être aussi parce que dorénavant, ce qu'on appelait les attaques de fourgons,
00:03:58où les attaques de banques sont quasi impossibles.
00:04:00On va donc s'en prendre au musée.
00:04:02C'est vrai qu'on a assisté à cette recrudescence
00:04:04et les autorités essayent de prendre en compte ce nouveau phénomène.
00:04:07On a un plan du ministère de la Culture qui a été dévoilé au mois de juillet
00:04:10dans la foulée de ce qui s'est passé au Louvre avec 33 mesures.
00:04:14Et l'une de ces principales mesures, c'est de mettre à l'abri
00:04:18les œuvres les plus importantes dans des lieux dédiés,
00:04:20en dehors des musées, pour justement les protéger
00:04:23avant de pouvoir faire des travaux de sécurisation.
00:04:25Pourquoi c'est important ? On le voit ici, dans l'image qui est juste derrière vous,
00:04:29Julien, c'est le musée Renoir.
00:04:30C'est quoi ? C'est l'ancienne demeure du peintre à Cagnes-sur-Mer.
00:04:33On sait qu'il y a vécu tout à la fin de sa carrière,
00:04:36début du XXe siècle, il y avait son atelier.
00:04:39On le voit, c'est une ancienne maison à sécuriser.
00:04:41Ce n'est pas forcément simple.
00:04:42C'est un musée qui a été ouvert en 1960.
00:04:44Mais il y a peut-être aujourd'hui des opérations, des travaux à effectuer.
00:04:47Le temps que ces travaux soient effectués,
00:04:49on a décidé de mettre à l'écart les œuvres majeures.
00:04:52Alors, sans doute au musée Renoir, on l'ignore si ça avait déjà pu être fait,
00:04:57mais ça n'a pas empêché ce matin, on l'a dit, deux cambrioleurs,
00:04:59deux individus de dérober quatre tableaux, même s'ils en ont laissé un sur place.
00:05:03Oui, des sites qui sont plus faciles à attaquer que les banques ou les fourgons.
00:05:07Surtout que vous le rappelez, il y a de moins en moins de liquide en circulation.
00:05:10Donc c'est de moins en moins intéressant pour les cambrioleurs.
00:05:13Ce sont aussi des cambriolages qui sont souvent réalisés sans armes,
00:05:16parce qu'on n'a pas besoin directement.
00:05:17Et donc les cambrioleurs risquent une peine moins lourde quand ils sont condamnés.
00:05:21Et ça aussi, ça rentre en ligne de compte chez les commanditaires.
00:05:24Effectivement, souvenez-vous du Louvre, c'était des individus armés de disqueuses,
00:05:28des disqueuses pour fracturer les porte-fenêtres du Louvre.
00:05:31Mais il n'y a pas eu un coup de feu, il n'y a pas eu de violence pour
00:05:34dérober ces œuvres.
00:05:35Là, sur le musée Renoir, de la même manière, à 6h du matin,
00:05:37les individus se sont sans doute dit qu'il n'y avait pas ou peu de surveillance.
00:05:41Peut-être qu'il y a-t-il un gardien de nuit.
00:05:43Mais en tout état de cause, on le sait, dans la formation des gardiens,
00:05:45c'est de ne pas intervenir pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger le public.
00:05:49Donc c'est aussi une façon pour eux de tenter un coup sans violence
00:05:54qui leur permet de faire main basse sur des œuvres d'un montant important.
00:05:57On le dit encore ce matin, la première estimation fait état d'un préjudice
00:06:02entre 8 et 10 millions d'euros.
00:06:05Reste à savoir, et c'est toujours la même question,
00:06:07est-ce qu'il y a un commanditaire derrière ?
00:06:08Est-ce qu'il y a déjà un réseau qui a été mis en place
00:06:12pour acheminer les œuvres d'art qui ont été dérobées ?
00:06:15On a beaucoup parlé du Louvre.
00:06:17Le Louvre, on est toujours à la recherche des bijoux qui ont été dérobés,
00:06:20en dépit de l'interpellation des auteurs suspectés d'être à l'origine de ce cambriolage.
00:06:25On va retrouver le délégué Alliance de Nice, Jean-Luc Bragateau.
00:06:30Bonjour à vous.
00:06:30Est-ce que vous avez d'autres précisions sur ce qui s'est passé ou pas ?
00:06:37Est-ce que vous voulez juste faire une question horizontale ?
00:06:40Est-ce que vous avez davantage de précisions sur ce qui s'est passé ?
00:06:47Oui, bonjour.
00:06:48Ce que je peux vous dire, là je viens de voir le communiqué du maire de Cagnes-sur-Mer.
00:06:54Ce que l'on sait, c'est que deux individus ont été mis en fuite
00:06:58par un équipage de la police municipale qui est arrivé à 5 minutes sur les lieux.
00:07:01Nos collègues de la police nationale sont arrivés à un suivant.
00:07:05Les auteurs ont été mis en fuite suite à une alarme qui s'est déclenchée au niveau du musée Renoir.
00:07:11Il y a une partie, ce que l'on sait, ce que je peux vous dire,
00:07:14c'est qu'une partie du butin n'a pas été emportée.
00:07:17Il y a des indices qui ont été abandonnés à l'extérieur du musée.
00:07:23Nos collègues de la BRB de Nice ont été saisis de l'enquête.
00:07:28Les traces seront exploitées.
00:07:29Vous avez la police technique et scientifique qui fait des relevés sur place.
00:07:33Tout ce qui est, vous le savez, tout ce qui est emprunte, ADN,
00:07:36tout ce qui est pas exploitable est relevé sur place.
00:07:39Et voilà, on attend, je ne peux pas vous en dire plus.
00:07:43Il y a des éléments d'enquête qu'on ne peut pas dévoiler.
00:07:46Mais en tout cas, ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a des éléments exploitables
00:07:51qui permettront à nos collègues de la BRB de travailler sur le dossier.
00:07:54C'est une information importante que vous nous donnez.
00:07:56Vous pouvez nous dire quand même de quel type d'indice il s'agit ou pas ?
00:08:00En fait, tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a des éléments qui étaient à
00:08:03l'intérieur du musée,
00:08:04qui ont été retrouvés à l'extérieur, qui ont été abandonnés pendant la fuite.
00:08:08Donc voilà, tout ça, c'est plutôt une bonne nouvelle pour nous.
00:08:12Et on fait confiance à nos collègues de la BRB qui ont dû travailler par-dessus la tête.
00:08:16Il y a des affaires actuellement sur le département.
00:08:18Ils n'arrêtent pas. Ils étaient hier soir sur une affaire de séquestration dans le cadre de la crypto-monnaie.
00:08:27Aujourd'hui, ils vont travailler sur cette affaire de cambriolage au musée Renoir.
00:08:32Je vous avoue que nos collègues de la position ne sont pas épargnés en ce moment.
00:08:36Merci beaucoup, Jean-Luc Bragato.
00:08:39Des indices dont disposent les enquêteurs et qui vont faire parler dans les minutes et dans les jours qui viennent
00:08:44pour essayer de mettre la main au plus vite sur ces deux cambrioleurs.
00:08:47Merci beaucoup. On attend les précisions du maire de Cagnes-sur-Mer.
00:08:50Autre actualité de ce matin, la tour Eiffel qui a donc rouvert ses portes après la grève d'hier.
00:08:54Elle était restée fermée après que les syndicats ont dénoncé la mise à l'écart du personnel féminin.
00:08:58C'était lors d'une visite d'un beau religieux hindou samedi dernier.
00:09:02On va retrouver sur place Clémence Renard avec Olivier Saint-Paul.
00:09:05Dites-nous, Clémence, quel est l'état d'esprit à la fois chez les visiteurs et chez les salariés que
00:09:09vous avez croisés ce matin ?
00:09:13Forcément, c'est une réouverture alors qu'on annonce normale, en tout cas dans les conditions normales aujourd'hui.
00:09:19La tour Eiffel a bien ouvert aux alentours de 9h30 pour le public.
00:09:22Mais dans les coulisses, forcément, cette histoire a laissé des traces.
00:09:25Voilà ce que nous disent les salariés.
00:09:27Donc en coulisses, on nous dit que les salariés restent soudés.
00:09:31Mais voilà, il y a toujours une ambiance un petit peu compliquée avec la direction.
00:09:35Pour ce qui est des visiteurs, vous les voyez sur ces images d'Olivier et Saint-Paul.
00:09:39Ils ont donc pu, depuis 9h30, entrer pour visiter le monument.
00:09:45Alors pour ce qui est de cette histoire, forcément, il y a des touristes étrangers qui ne sont pas forcément
00:09:49au courant de ce qu'il s'est passé.
00:09:51Ceux qui sont vraiment au courant, en fait, ce sont les visiteurs qui devaient tout simplement visiter la tour Eiffel
00:09:57hier.
00:09:57Quand ils ont reçu le message pour leur indiquer que le monument restait fermé,
00:10:02ils ont pour la plupart été sur Internet, forcément, pour essayer de comprendre pourquoi le monument restait fermé.
00:10:07Et en l'apprenant, là, ce qui s'était passé samedi matin,
00:10:10ils nous disent qu'ils ont été choqués, que ça arrive en France en 2026.
00:10:14C'est que, voilà, si c'est vrai, en tout cas, ils comprennent la décision des salariés d'avoir mis
00:10:19en place ce mouvement social,
00:10:20même si, forcément, il y avait une déception de ne pas pouvoir monter la tour Eiffel hier.
00:10:26C'est le cas de Gabriel, un touriste espagnol, qui est revenu dès 8h ce matin, 1h30 avant la réouverture,
00:10:32pour espérer réutiliser son billet aujourd'hui. Écoutez.
00:10:38Hier, nous avons reçu un message nous disant que, pour des raisons opérationnelles, la tour Eiffel n'allait pas ouvrir.
00:10:44Ils disent qu'ils vont nous rembourser, mais nous ne voulons pas d'argent.
00:10:47Nous voulons aller au sommet, parce que c'est le rêve de mon fils.
00:10:49Je comprends les raisons de la grève, mais pour nous, c'est pénible.
00:10:54Voilà, vous l'avez entendu, la société d'exploitation de la tour Eiffel a donc annoncé, effectivement,
00:10:59que les personnes qui étaient munies d'un billet pour une visite hier seront remboursées.
00:11:03Mais vous l'avez aussi entendu, la plupart des touristes ne veulent pas être remboursés.
00:11:06Ils veulent pouvoir visiter la tour Eiffel.
00:11:09Alors, on a su, pour Gabriel, il a pu entrer pour la visiter, mais il a dû racheter un billet.
00:11:14Il sera ensuite remboursé.
00:11:16L'été de passage à Paris avec son fils.
00:11:18C'est la première fois que son fils vient à Paris.
00:11:19C'était son rêve de monter au sommet de la tour Eiffel.
00:11:22Donc, voilà, ils ont pu entrer ce matin.
00:11:25Bonne nouvelle que vous nous annoncez ce matin, Clémence Renard.
00:11:28Merci beaucoup.
00:11:29Une affaire qui a suscité Alexis Cuvier, un taux légénéral sur le plan politique.
00:11:34Beaucoup de réactions politiques, en effet, hier soir, lorsque cette affaire a été révélée.
00:11:39Beaucoup de réactions, notamment du côté des élus franciliens, qui sont de fait associés, en tout cas, liés à la
00:11:46gestion de la tour Eiffel.
00:11:48On a vu cette réaction de Valérie Pécresse, qui est arrivée très tôt, la présidente de la région Île-de
00:11:53-France,
00:11:53très préoccupée par ce qu'il s'est passé.
00:11:56Elle s'est dite choquée.
00:11:57Michel Barnier, qui est l'ancien Premier ministre, qui est député dans le secteur, qui s'est, lui aussi, ému
00:12:04de ce qui s'est passé.
00:12:06Et puis, on a vu très vite ce sujet dévier, cette fois-ci, davantage du côté des candidats à la
00:12:12présidentielle,
00:12:13avec notamment cette réaction de Marine Le Pen qui est arrivée en début de soirée.
00:12:18Marine Le Pen, très remontée également par cette histoire, et qui a estimé, en tout cas, que toute la lumière
00:12:26devait être refaite sur ce qui s'est passé.
00:12:28Et elle a dit qu'en France, on n'accepterait jamais que la présence des femmes soit limitée dans certains
00:12:35monuments.
00:12:36Autre candidat à la présidentielle, Jérôme Gage, qui est avec nous.
00:12:39Bonjour, député de l'Essonne, candidat via la primaire, évidemment, de la gauche.
00:12:43Votre réaction à vous, à cette affaire, est-ce qu'elle vous consterne autant que tous les commentateurs qu'on
00:12:47vient de voir ou pas ?
00:12:48Évidemment, le fait religieux ne peut jamais s'imposer au principe d'égalité entre les hommes et les femmes.
00:12:54Et donc, il y a une faute qui a été commise, et je suis parfaitement solidaire et je comprends la
00:12:59réaction de ces femmes
00:13:00qui se sont senties salariées directes de la Tour Eiffel ou sous-traitants intervenants sur les lieux.
00:13:07Cette mise à l'écart, cette invisibilisation est absolument insupportable.
00:13:10Il faut donc comprendre ce qui s'est passé, mais ça dit quelque chose.
00:13:13Ça dit quelque chose que dans la société, il y a une forme d'acceptation, de résignation
00:13:18à ce que, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, la parole de religieux s'impose dans le débat public.
00:13:24Et ça, il faut faire extrêmement attention.
00:13:26Il ne faut jamais oublier pourquoi cette délégation de dignitaires religieux liés à l'hindouisme était présente.
00:13:33Évidemment, parce que le jour même, ou dimanche, il y avait l'inauguration en Seine-et-Marne d'un très
00:13:40grand temple de ce mouvement,
00:13:42BAPS, qui est parfaitement légitime à exister, mais qui participe d'un discours comme un certain nombre de religions,
00:13:50extrêmement rigoriste, dans la place des femmes dans la société.
00:13:55Et dans notre société laïque, dans notre État laïque, c'est absolument inadmissible qu'on ait cédé,
00:14:04ne serait-ce qu'un pouce symbolique sur ce terrain-là.
00:14:06Et donc la réaction, moi je ne peux que me féliciter, une réaction unanime qui dit pas de ça chez
00:14:10nous.
00:14:11Mais alors j'ajoute un élément.
00:14:13Dans ce cas-là, on respecte la totalité de la loi de 1905, de cet esprit de la loi de
00:14:191905.
00:14:20Et on ne fait pas dans le même temps, vous voyez, j'essaye de mettre de la nuance dans les
00:14:24positions,
00:14:24on ne fait pas dans le même temps, je regarde ça par rapport à la réaction de Marine Le Pen,
00:14:28on ne fait pas dans le même temps de la chasse à ceux qui expriment leur conviction dans l'espace
00:14:33public.
00:14:34Vous parlez d'interdire le voile islamique dans la rue.
00:14:37C'est-à-dire qu'on peut avoir des positions, moi je considère que les religions,
00:14:42si elles pouvaient moins s'exprimer dans le débat public et être présentes, ce serait une bonne chose.
00:14:46Mais par contre, je refuse toute interdiction, toute immiction dans la liberté de conscience des personnes.
00:14:52Voilà, donc c'est cette nuance-là qui est compliquée en France.
00:14:55Respect total pour les croyants et pour leur liberté de conscience.
00:14:59Mais en sens inverse, pas d'ingérence de l'État dans les consciences des uns et des autres.
00:15:05Et sur la situation qu'on vient de voir là, pas évidemment de soumission face à un fait religieux.
00:15:11Sur la même thématique, puisque vous parlez de Marine Le Pen, parlez de LFI aussi,
00:15:14et de La Baia, puisque vous avez vu sur BFM Climique, Mathilde Penneau a dit qu'elle voulait revenir
00:15:18sur cette interdiction de La Baia à l'école en disant
00:15:20« Mais La Baia, ça n'est pas un vêtement religieux ». Vous lui répondez quoi ?
00:15:23Alors, avec cette déclaration, la France insoumise vient de franchir une ligne rouge
00:15:27qu'ils n'avaient pas formulée de manière aussi claire jusqu'à présent,
00:15:31puisque à travers l'interdiction, en tous les cas la remise en cause de l'interdiction de La Baia,
00:15:36en réalité, ils sont en train de remettre en cause la loi de 2004
00:15:39qui portait interdiction de port de signes religieux ostensibles à l'école.
00:15:45Puisqu'il consiste à dire « La Baia n'est pas un signe religieux »,
00:15:48ça veut donc dire qu'on peut discuter de tout,
00:15:50et donc y compris ceux des signes qui aujourd'hui sont interdits à l'école.
00:15:55C'est vrai des grosses croix, c'est vrai de la kippa, c'est vrai du foulard.
00:16:00« Remettre en question l'application de la loi de 2004, c'est remettre en question la loi de 2004
00:16:06».
00:16:06Et je vois là une dérive inédite, parce que jusqu'à présent,
00:16:10la France insoumise n'avait jamais exprimé une remise en question,
00:16:14incidente ou explicite, de la loi de 2004.
00:16:17Or, la loi de 2004, c'est le prolongement de la loi de 1905 sur la laïcité,
00:16:21en sanctuarisant l'école, en disant qu'à cet endroit-là,
00:16:24il y a une exception au principe qui fait que chacun peut exprimer sa conviction religieuse,
00:16:28parce qu'on forme des jeunes et qu'on construit leur libre arbitre
00:16:32et que c'est un endroit où chacun vient, justement, à égalité et sans influence religieuse.
00:16:37Alexis Kui.
00:16:38On connaît votre attachement et votre intérêt sur la question de la laïcité.
00:16:42C'est au cœur de mon engagement.
00:16:43Comment vous analysez ce début de campagne ?
00:16:45Est-ce que vous dites que ces sujets, le voile la semaine dernière,
00:16:48la vaille à cette semaine, c'est l'occasion d'imposer la laïcité dans la campagne ?
00:16:52Ou est-ce qu'au contraire, vous regrettez ce que certains analysent
00:16:56comme une campagne qui part déjà trop à droite ?
00:16:59Alors, il y a incontestablement une dimension de diversion.
00:17:02C'est-à-dire que pendant que...
00:17:04Et le Rassemblement National, c'est assez clair.
00:17:05Il s'est mis à parler de cette proposition d'interdiction du voile dans l'espace public,
00:17:10après une semaine désastreuse pour lui,
00:17:12avec des couacs sur les questions internationales, sur l'Ukraine,
00:17:16sur la question du déplacement de Jordan Bardella en Grande-Bretagne,
00:17:22et cette espèce d'accord surréaliste, sur les divisions, sur les questions économiques.
00:17:27Donc, il y a une dimension probablement de diversion en disant
00:17:29on revient sur nos fondamentaux.
00:17:31Mais pour autant, moi je pense que cette question,
00:17:33et c'est le sens de ma candidature dans la primaire de la gauche,
00:17:37c'est qu'il faut avoir des positions claires sur les deux sujets.
00:17:40La question sociale et la question républicaine.
00:17:42On peut parler pouvoir d'achat, défense des services publics,
00:17:45mais on doit aussi être intransigeant sur ces questions de laïcité.
00:17:48Moi, je propose la création d'un ministère de la laïcité.
00:17:50Je propose qu'on inscrive dans la Constitution l'article 1 et l'article 2
00:17:53de la loi de 1905, pour justement ériger comme principe fondateur de notre République,
00:17:59c'est déjà le cas, et garantir sa pleine application d'une loi qui est une loi de protection.
00:18:04Protège celui qui croit comme celui qui ne croit pas.
00:18:06Et vous l'avez dit, il y a...
00:18:07Donc, je veux marcher sur ces deux piliers,
00:18:09question sociale et question républicaine,
00:18:11certains sacrifient l'un au profit de l'autre.
00:18:13La question du pouvoir d'achat, vous l'avez évoqué,
00:18:15elle est évidemment aussi majeure.
00:18:16C'est la question numéro 1 d'ailleurs pour les Français,
00:18:18et ça ne risque pas de s'arranger quand on voit notamment dans les stations-service
00:18:21le prix du carburant qui continue de flamber.
00:18:23Vous le constatez, Isor Delagorse en direct.
00:18:29Malheureusement, oui, Julien, regardez ces tarifs.
00:18:30Ils ont de quoi faire tourner la tête des automobilistes,
00:18:33puisqu'on a franchi la barre symbolique des 2,50 euros le litre.
00:18:37On est, pour le gazole, à 2,57 euros,
00:18:39pour l'essence à 2,33 euros.
00:18:41Alors, si on compare ces tarifs qui sont affichés aujourd'hui
00:18:44à ceux de l'année dernière, jour pour jour,
00:18:46on a une augmentation qui est très nette,
00:18:48puisque l'an passé, on était à 1,77 euros pour le gazole,
00:18:511,80 euros pour l'essence sur un plan.
00:18:53Ça fait une différence tout de même de 30 à 40%.
00:18:56Et ça, les automobilistes le sentent bien.
00:18:58Ils adaptent leur comportement.
00:19:00Certains font une chasse au prix.
00:19:02D'autres décident de fractionner le paiement de leur plan.
00:19:08Cible, tout simplement.
00:19:09On ne sait plus jusqu'où ça va monter.
00:19:11En fait, c'est un vrai casino.
00:19:13Sauf que ce n'est pas nous qui gagnons.
00:19:15On perd, on perd.
00:19:17Et 2,05 euros le litre, là, moi, c'est simple.
00:19:20Je mets 2, 3 litres.
00:19:22Quand je vois des tarifs comme ça, je mets seulement 2, 3 litres.
00:19:25Et après, je vais voir s'il y en a une autre moins chère ailleurs.
00:19:27C'est assez compliqué financièrement.
00:19:30Pour ceux qui font des grands trajets, moi, j'ai 20 kilomètres allés.
00:19:34Donc, ça reste encore possible.
00:19:36Mais je ne ferai pas un plein là-bas, concernant.
00:19:40Bon, face à ces prix qui grimpent, qui ne cessent d'augmenter,
00:19:43On l'a constaté ce matin, les automobilistes se ruent aussi sur les stations-service
00:19:47qui affichent des prix plafonnés.
00:19:49Le problème, c'est qu'elles sont victimes de leur succès ce matin.
00:19:52Certaines étaient en rupture de socle de carburant.
00:19:55Et oui, c'est vrai qu'on le constate.
00:19:57Quand on cherche une station-service, on voit celle qui ont les prix les moins élevées.
00:20:00Il n'y a personne, tout simplement, parce qu'il n'y a plus d'essence.
00:20:02Et les pompes sont fermées.
00:20:05Peut-être un petit mot, justement, sur ça, parce que ça s'explique.
00:20:07Vous savez, quand le prix du carburant augmente,
00:20:10eh bien, les automobilistes ont tendance à faire le plein quasiment tous les jours,
00:20:14de peur que ça augmente encore plus.
00:20:16Quand le prix du carburant baisse, eh bien, on est beaucoup plus lent sur sa console.
00:20:21Parce qu'on se dit que ça va baisser encore plus.
00:20:22Parce que ça va baisser encore un peu plus.
00:20:24Donc, effectivement, cette pénurie qui est constatée dans certaines stations-service,
00:20:28c'est un problème d'approvisionnement.
00:20:30Mais encore une fois, il ne faut pas inquiéter nos téléspectateurs.
00:20:33Ce n'est pas au niveau national.
00:20:35Mais sur l'ensemble de l'année, ça commence à chiffrer beaucoup.
00:20:37De pénurie.
00:20:37Mais effectivement, bien sûr, on s'est amusé d'ailleurs à faire un petit calcul.
00:20:41Quand vous prenez, avant le début du conflit au Moyen-Orient,
00:20:43le carburant qui était autour de 1,70 €,
00:20:46aujourd'hui autour de 2,20 € en moyenne.
00:20:49Eh bien, effectivement, si vous prenez une citadine de 50 litres,
00:20:52ça fait une augmentation de 50 € par mois,
00:20:57à condition de faire deux plans par mois,
00:20:59ce qui correspond à 600 € de plus sur une année.
00:21:03Donc, c'est un budget tout à fait conséquent.
00:21:04Et ça apparaît d'ailleurs dans nos préoccupations des Français.
00:21:07Ça devient aujourd'hui une des préoccupations principales,
00:21:11après bien sûr le pouvoir d'achat.
00:21:13Jérôme Gage, le gouvernement n'y peut pas grand-chose.
00:21:15C'est la situation internationale.
00:21:16Ou bien au contraire, on peut agir directement
00:21:18pour protéger le pouvoir d'achat des Français.
00:21:20On doit toujours pouvoir agir.
00:21:21On ne peut pas théoriser l'impuissance.
00:21:23Il y a une crise internationale,
00:21:24mais le rôle d'un gouvernement, c'est de protéger les siens.
00:21:27Et notamment toutes celles et ceux qui ont besoin de la voiture.
00:21:30Bien sûr, on peut défendre la transition écologique,
00:21:32la réduction de l'usage de la voiture,
00:21:33mais il y a des endroits où ce n'est pas possible.
00:21:35Quand vous êtes banlieusard,
00:21:35vous avez des systèmes de transport qui ne fonctionnent pas,
00:21:37vous avez besoin de votre voiture,
00:21:39ne serait-ce que pour rejoindre une gare.
00:21:41Quand vous êtes en milieu rural,
00:21:42vous avez besoin de la voiture pour travailler,
00:21:44pour aller visiter une personne âgée,
00:21:46pour faire vos courses, etc.
00:21:47Donc, pas de punition collective en disant
00:21:51qu'on n'a pas de solution.
00:21:52Et donc là, il y a un choix de société qui doit être fait.
00:21:55Vous savez, dans un litre d'essence,
00:21:56vous le savez parfaitement,
00:21:58presque les deux tiers, c'est des taxes.
00:22:01Et donc, il y a une responsabilité du gouvernement.
00:22:03Il y a deux leviers.
00:22:04La TVA.
00:22:05On peut baisser la TVA de 20% à 5,5%
00:22:08en considérant que l'essence devient,
00:22:10dans ces moments-là, un bien de première nécessité.
00:22:12Problème, ça coûte 10 milliards d'euros.
00:22:14Et donc, il faut qu'on fasse le choix collectif
00:22:15de dire où est-ce qu'on trouve ces 10 milliards d'euros.
00:22:17Deuxième possibilité, je termine le raisonnement.
00:22:19Il y a une taxe, qui est la taxe intérieure
00:22:21sur la consommation des produits énergétiques.
00:22:23Qui est fixe.
00:22:23Qui, elle, est fixe et qu'on pourrait rendre flottante.
00:22:26Comme ça a été le fait dans le passé.
00:22:28Je me rappelle de Nel Jospin.
00:22:29À l'époque, ça s'appelait la TIPP,
00:22:30la taxe intérieure sur les produits pétroliers.
00:22:32Et on peut moduler.
00:22:34Là, vous visez tous les automobilistes.
00:22:35Vous ne faites plus les aides ciblées.
00:22:37Si je peux juste terminer le raisonnement,
00:22:38vous avez raison.
00:22:39Là, on vise tous les automobilistes
00:22:40et ça permet d'être efficace immédiatement.
00:22:42Après, il y a l'autre solution.
00:22:43Celle du gouvernement qui est de dire
00:22:44qu'on fait des aides ciblées,
00:22:46des chèques carburants.
00:22:47Pardon de le dire, mais c'est un peu usine à gaz.
00:22:49Sur la manière dont les personnes ont pu l'utiliser.
00:22:51Et puis sur le fait que c'est ciblé
00:22:53auprès de certaines professions,
00:22:54celles qui ont le plus besoin.
00:22:55Et encore, il y en a certaines
00:22:56chez des aides-soignantes,
00:22:57des infirmières à domicile
00:22:58qui n'ont pas eu.
00:22:59Et puis il y a le troisième levier
00:23:00qui est de plafonner les marges.
00:23:02Non mais c'est des sujets complexes.
00:23:03Et moi, je suis pour qu'on utilise en fait quoi ?
00:23:05Les différents leviers.
00:23:06La fiscalité, les marges des distributeurs
00:23:09et des aides ciblées.
00:23:11Mais qu'on montre qu'on se préoccupe de ça.
00:23:13Vous savez quoi ?
00:23:13La désespérance des gens,
00:23:14elle est sur ce sentiment de fatalité
00:23:16et que la puissance publique n'a pas de réponse.
00:23:18Moi, je propose cette palette de mesures
00:23:20pour baisser immédiatement
00:23:21de 20 à 30 centimes le prix du liste.
00:23:23Sujet numéro 1.
00:23:24Dans la campagne présidentielle,
00:23:25on n'a pas fini d'en parler
00:23:26à cause de la situation internationale.
00:23:29En Iran, bien sûr.
00:23:30Il y a aussi la situation internationale.
00:23:31En Ukraine, on va aller dans quelques instants
00:23:33parce que vous allez voir
00:23:34ces images ici en direct.
00:23:35Les frappes ont repris la nuit dernière.
00:23:37A tout de suite.
00:23:37Dans quelques instants,
00:23:39nous irons en direct à Kiev,
00:23:40la capitale ukrainienne frappée à nouveau
00:23:42la nuit dernière par la Russie
00:23:43après trois jours de trêve.
00:23:46C'est le grand titre de l'actualité internationale.
00:23:49Mais il y a d'autres titres
00:23:49dans l'actualité ce matin
00:23:51et vous nous les développez.
00:23:52Sonia Carnero,
00:23:53en commençant par l'affaire Liana.
00:23:55Nouvelle révélation sur sa mort.
00:23:56L'enquête avance.
00:23:57Un syndrome d'asphyxie
00:23:58a été mis en évidence par les expertises
00:24:01pour expliquer son décès.
00:24:02Ses conclusions qui concordent
00:24:04avec les éléments de l'enquête
00:24:05qui avaient démontré
00:24:06que la fillette de 11 ans
00:24:08avait été baïonnée avec du scotch.
00:24:10Son corps avait été retrouvé
00:24:11le 4 juin dernier
00:24:12dans un ancien silo agricole
00:24:13à Pugasquier dans le Gers.
00:24:15Les pompiers commencent
00:24:16un mouvement de grève aujourd'hui ?
00:24:17À partir d'aujourd'hui, oui.
00:24:18Et pour au moins six semaines,
00:24:20ils demandent davantage
00:24:21de moyens matériels et financiers,
00:24:22un recrutement massif
00:24:24de sapeurs-pompiers professionnels
00:24:26et la protection de leur santé.
00:24:28Naofel El-Kawafi,
00:24:29Philippine David,
00:24:30vous êtes justement
00:24:31dans une caserne en Indre-et-Loire.
00:24:32Est-ce qu'il y a beaucoup
00:24:33de pompiers en grève ?
00:24:37Oui, les pompiers
00:24:38qui sont en grève
00:24:39avec des revendications aussi
00:24:40qui sont nombreuses.
00:24:42C'est le cas ici,
00:24:42dans cette caserne.
00:24:43Ces revendications
00:24:44qui sont d'ailleurs écrites,
00:24:45inscrites sur l'ensemble
00:24:46des camions.
00:24:48Plus de moyens,
00:24:49plus d'effectifs.
00:24:50Vous savez que ces pompiers
00:24:51ont particulièrement été
00:24:52éprouvés cet été
00:24:53avec ces nombreux incendies.
00:24:54On est justement
00:24:55à côté de l'un d'entre.
00:24:56Nicolas Rivet,
00:24:57concrètement,
00:24:58racontez-moi,
00:24:58qu'est-ce que vous demandez
00:24:59pour qu'on comprenne
00:25:00l'urgence de la situation ?
00:25:02Alors, surtout,
00:25:03l'urgence actuellement
00:25:04et ce qu'on pouvait constater,
00:25:05moi, je suis rentré en 1999,
00:25:08les effectifs étaient
00:25:12effectivement assez élevés
00:25:14à cette époque-là.
00:25:15On pouvait avoir
00:25:16des fourgons à 8
00:25:16que maintenant,
00:25:17nous sommes rendus à 6.
00:25:19Les effectifs
00:25:20n'ont pas spécialement bougé.
00:25:22Quand on peut écouter
00:25:23dans les médias
00:25:24que notre effectif professionnel
00:25:26a augmenté de 10%,
00:25:27certes,
00:25:28mais quand j'ai commencé
00:25:30à la caserne de Tourcentre,
00:25:32nous étions 24,
00:25:33voire 26 à la garde.
00:25:35Maintenant,
00:25:3517 à la garde régulièrement.
00:25:38Donc,
00:25:38et le nombre d'interventions
00:25:40dans le département
00:25:42qui était,
00:25:42à cette époque,
00:25:43à 25 000,
00:25:4426 000 départs par an,
00:25:46on est passé plus facilement
00:25:47maintenant à 34,
00:25:48voire 35 000.
00:25:50Le seul problème,
00:25:51c'est que
00:25:52nous n'avons plus
00:25:53assez d'agents
00:25:54dans les camions.
00:25:55On a augmenté
00:25:56du personnel à la direction
00:25:57car il y a besoin
00:25:59pour différentes attributions
00:26:01au niveau de la prévention
00:26:02ou prévision.
00:26:03Mais nous,
00:26:04dans les camions,
00:26:05on est toujours
00:26:06en effectif afflux tendus.
00:26:07Et en plus du personnel
00:26:10qui manque,
00:26:11il y a également aussi
00:26:11le matériel d'effectuer.
00:26:14Et ça fait partie
00:26:14des revendications
00:26:15de ces pompiers en grève
00:26:16à partir d'aujourd'hui
00:26:17pour une durée
00:26:17de 6 semaines
00:26:18avec plusieurs mobilisations,
00:26:19manifestations
00:26:19qui vont être organisées.
00:26:22Plus d'interventions,
00:26:23moins de personnel,
00:26:23le calcul est facile à faire.
00:26:25Merci beaucoup à vous.
00:26:27Je fais un peu de maths
00:26:28parce que le rapport PISA
00:26:29est tombé
00:26:30et ce n'est qu'un héros.
00:26:31Le moins qu'on peut se dire,
00:26:31c'est qu'il n'est pas très glorieux
00:26:32pour la France.
00:26:33Oui, le rapport PISA,
00:26:33on vous le rappelle,
00:26:34sur le niveau des élèves
00:26:35de 15 ans,
00:26:36en compréhension de l'écrit,
00:26:37c'est-à-dire en lecture,
00:26:38en mathématiques,
00:26:39mais également en sciences,
00:26:40c'est tous les 3 ans.
00:26:41Et les résultats de 2025
00:26:43sont les plus bas
00:26:45jamais mesurés en France
00:26:47dans les 3 matières.
00:26:48Cela signifie que le niveau scolaire
00:26:50en France dans ces 3 matières
00:26:51continue de baisser.
00:26:53Regardez juste un exemple
00:26:54en lecture.
00:26:55La chute est vertigineuse
00:26:56depuis 2012 maintenant
00:26:58et depuis le dernier rapport
00:26:59en 2022,
00:27:00ça continue encore de baisser.
00:27:02On perd encore des points.
00:27:03Les baisses sont les plus sensibles
00:27:04en français, en maths.
00:27:06On vous détaillera évidemment
00:27:07ce rapport PISA à 11h10.
00:27:09Oui, effectivement,
00:27:09vous nous donnerez
00:27:10tous les chiffres précisément.
00:27:11Sonia, d'abord direction l'Ukraine
00:27:13donc parce que les frappes
00:27:14ont repris la nuit dernière
00:27:15avec une violence à nouveau
00:27:17très très forte.
00:27:19bilan.
00:27:19Au moins 2 morts,
00:27:207 blessés.
00:27:21Jérémy Père,
00:27:22vous êtes avec nous en direct.
00:27:23Vous êtes rendu avec
00:27:24Rouen Palancio
00:27:25sur les lieux d'une frappe.
00:27:26Montrez-nous ce qui s'est passé.
00:27:30Oui, absolument.
00:27:31Les dégâts sont considérables
00:27:32ici dans une banlieue
00:27:33à l'ouest de Kiev.
00:27:34Regardez sur les images
00:27:35de Rouen.
00:27:36Plusieurs missiles
00:27:37ont frappé ce bâtiment
00:27:38au milieu de la nuit.
00:27:40Il y a un trou béant
00:27:41et l'incendie
00:27:41qui est toujours en cours.
00:27:42Les pompiers sont à l'intérieur
00:27:44pour essayer
00:27:44de le stopper,
00:27:46de l'éteindre.
00:27:47Il y a eu énormément
00:27:49de projectiles.
00:27:49Regardez la voiture
00:27:50aussi à droite
00:27:51qui a été soulevée
00:27:52par l'explosion
00:27:54des projectiles.
00:27:55Partout,
00:27:55énormément de dégâts.
00:27:57Et puis surtout,
00:27:57c'est dans une zone
00:27:58résidentielle.
00:27:59Donc,
00:27:59on va vous montrer
00:27:59à Equan.
00:28:00toutes les vitres
00:28:01des bâtiments
00:28:02aux alentours
00:28:03sur une centaine
00:28:03de mètres
00:28:04sont totalement détruits.
00:28:05Les habitants
00:28:06qui sont en train
00:28:07de faire le point
00:28:08sur les dégâts.
00:28:08On a pu discuter
00:28:09avec une femme
00:28:10qui dormait ici
00:28:11dans ce bâtiment
00:28:12et qui a été réveillée
00:28:13par l'explosion.
00:28:15Miraculeusement,
00:28:16elle n'a eu
00:28:16que du verre sur elle
00:28:17et quand elle a voulu sortir,
00:28:19il y avait tellement
00:28:20de matériel,
00:28:21de dégâts à l'intérieur
00:28:22que c'est les secours
00:28:23qui ont pu venir
00:28:24la sortir
00:28:25alors qu'il y avait
00:28:26encore des explosions
00:28:27dans ce quartier.
00:28:29Ici,
00:28:29il n'y a aucun blessé
00:28:29à déplorer
00:28:31mais la nuit
00:28:31a été particulièrement
00:28:32compliquée
00:28:33dans l'ensemble
00:28:33de la capitale.
00:28:34Les autorités ukrainiennes
00:28:35disent avoir intercepté
00:28:37143 drones,
00:28:3833 missiles balistiques,
00:28:3933 missiles de croisière
00:28:41et 2 missiles balistiques
00:28:42mais on ne sait pas
00:28:43combien ont été lancés
00:28:44sur la ville.
00:28:45On a entendu
00:28:45tout au long de la nuit
00:28:46des explosions
00:28:48extrêmement fortes
00:28:49à partir de 3h30
00:28:50du matin.
00:28:51La trêve est donc
00:28:51définitivement terminée.
00:28:53C'est ce qu'avait dit
00:28:53Vladimir Poutine.
00:28:55Elle s'arrêterait
00:28:55dès le lundi soir
00:28:56et dès le lundi
00:28:57dans la nuit
00:28:58il y a eu
00:28:58des fraves massives
00:28:59sur la capitale.
00:29:01Ils sont impressionnants
00:29:02ces dégâts
00:29:02que nous montre
00:29:03Juan Palencia
00:29:04avec ces images.
00:29:05On peut dire
00:29:06Patrick Sos
00:29:06que la Russie
00:29:07envoie un message clair
00:29:09juste à l'expiration
00:29:10de cette trêve de 3 jours.
00:29:11Vous avez remarqué
00:29:12je crois que les téléspectateurs
00:29:13l'ont compris aussi
00:29:13en regardant les images
00:29:14en se remémorant
00:29:15ce qui s'est passé vendredi
00:29:16avec le missile
00:29:18qui est tombé
00:29:19sur le bureau.
00:29:20Je dis bien
00:29:21le bureau
00:29:21du chef des renseignements
00:29:23et de la sécurité
00:29:24en Ukraine
00:29:25et je ne parle pas
00:29:26d'un immeuble
00:29:26qui a été complètement soufflé
00:29:27comme ce qu'on voit
00:29:28sur les images
00:29:28de Juan Palencia.
00:29:30Lorsque les Russes
00:29:31veulent donner
00:29:32un message très précis
00:29:33avec de l'armement précis
00:29:34ils le font.
00:29:35Ensuite
00:29:35lorsqu'ils expliquent
00:29:37via leurs agences
00:29:38de presse
00:29:39qu'ils sont sans doute
00:29:40prêts
00:29:41à reprendre
00:29:42des négociations
00:29:42ils sont ouvert
00:29:43mais attention
00:29:44après le scrutin législatif
00:29:46dans quelques semaines
00:29:48et bien
00:29:48la vraie réponse
00:29:49elle est arrivée
00:29:50ce matin.
00:29:51C'est à dire
00:29:52qu'encore une fois
00:29:53Kiev est une ville
00:29:54du front pour les Russes
00:29:56et sans aucune discrimination
00:29:58les frappes ont repris
00:29:59vous avez entendu
00:30:00les chiffres
00:30:01de Jérémy
00:30:02sur le nombre
00:30:02de missiles
00:30:03on se disait
00:30:03avec Jérôme
00:30:0433 missiles
00:30:05au-delà des drones
00:30:06en plus on sait
00:30:07qu'il y a un nombre
00:30:08indéterminé
00:30:09désormais
00:30:09de leurs qui partent
00:30:10c'est à dire
00:30:11que les Russes
00:30:11ont bien compris
00:30:12depuis des mois
00:30:12et des mois
00:30:13que le vrai problème
00:30:14pour l'Ukraine
00:30:15c'est bien
00:30:16l'interception
00:30:17et la défense
00:30:18antiaérienne
00:30:19si vous envoyez
00:30:19un nombre
00:30:20incroyable
00:30:21de missiles
00:30:21de drones
00:30:22mais en plus
00:30:23des leurs
00:30:23c'est vraiment
00:30:24une marée
00:30:25et on sature
00:30:26l'espace aérien
00:30:27c'est bien
00:30:27absolument terrible
00:30:28à gérer
00:30:29pour les Ukrainiens
00:30:30Anastasia Kirilenko
00:30:32il faut voir
00:30:32dans ses frappes
00:30:33le sénith
00:30:34de Vladimir Poutine
00:30:34qui d'un côté
00:30:35dit
00:30:35oui oui
00:30:36on est prêt
00:30:36à discuter
00:30:37on est prêt
00:30:37à une désescalade
00:30:38alors que dans
00:30:39le même temps
00:30:39il frappe
00:30:40de façon toujours
00:30:41plus forte
00:30:41sur la ville
00:30:42oui il y a même
00:30:43des fuites
00:30:44qui disent
00:30:45qu'un des proches
00:30:46de Poutine
00:30:46un patron chef
00:30:48un agent
00:30:49du FSB
00:30:50des services spéciaux
00:30:51au placé
00:30:52il espère
00:30:53le renversement
00:30:54du pouvoir
00:30:55notamment en France
00:30:56en 2027
00:30:57et en Allemagne
00:30:59il se réjouisse
00:30:59beaucoup
00:31:00par rapport
00:31:01à la victoire
00:31:03locale
00:31:04de AFD
00:31:05l'ultra droite
00:31:07et c'est pour cela
00:31:08il pense qu'il faut
00:31:09tenir encore un peu
00:31:10il faut frapper
00:31:11Kiev et d'autres
00:31:12villes ukrainiennes
00:31:13pour que l'Ukraine
00:31:14se rende
00:31:15mais ça ne va pas
00:31:17se passer comme ça
00:31:17il faut tenir compte
00:31:19de la résilience
00:31:20des Ukrainiens
00:31:20j'ai écouté
00:31:22la radio ukrainienne
00:31:23voix de Kiev
00:31:24ce matin
00:31:25je parle aussi ukrainien
00:31:26et donc
00:31:28sur ces frappes
00:31:29ils disaient
00:31:29qu'il y avait surtout
00:31:30un entrepôt
00:31:31d'alimentation
00:31:33d'ailleurs
00:31:33c'était un entrepôt
00:31:34d'Auchan
00:31:35qui a été touché
00:31:36mais
00:31:37et donc
00:31:37il y a
00:31:38quelques magasins
00:31:40qui
00:31:40il y a
00:31:42quelques rayons
00:31:42vides
00:31:43mais le gouvernement
00:31:44passe son message
00:31:44on est en surproduction
00:31:45d'alimentation
00:31:47et il s'agit
00:31:48juste de la réorganisation
00:31:50de quelques jours
00:31:51et donc
00:31:52après tout va bien se passer
00:31:54il s'agit aussi
00:31:55de la préparation
00:31:56à l'hiver
00:31:57installer
00:31:57des panneaux
00:31:59plus encore
00:31:59des panneaux solaires
00:32:00et de rendre
00:32:01les maisons
00:32:03et les appartements
00:32:04des gens autonomes
00:32:06bref
00:32:08l'Ukraine
00:32:08n'est pas prête
00:32:09à se rendre
00:32:10même si
00:32:11il y a
00:32:11cette
00:32:12c'est pas une promesse
00:32:13mais cette perspective
00:32:14que semble donner
00:32:15Vladimir Poutine
00:32:16avec une
00:32:18une mention
00:32:18de la désescalade
00:32:19en disant que peut-être
00:32:20Jérôme Pellistrandi
00:32:21il pourrait y avoir
00:32:22une
00:32:23comment dirais-je
00:32:24un cessez-le-feu
00:32:25sur les installations
00:32:25énergétiques
00:32:26sur les installations
00:32:27civiles
00:32:27voilà ce que
00:32:28laisse entendre
00:32:29Vladimir Poutine
00:32:29ce qui
00:32:30par ailleurs
00:32:31peut laisser à penser
00:32:32que les frappes
00:32:33ukrainiennes
00:32:34sur ces installations
00:32:34énergétiques
00:32:35elles sont
00:32:36très efficaces
00:32:37et elles font mal
00:32:37à la Russie
00:32:38alors oui
00:32:39les frappes ukrainiennes
00:32:40sur
00:32:41l'écosystème
00:32:43énergétique
00:32:43russe
00:32:44elles font mal
00:32:45et donc
00:32:45elles touchent
00:32:46notamment le fait
00:32:47que ça affecte
00:32:48l'exportation
00:32:50d'hydrocarbures
00:32:51et donc ça pose
00:32:51un problème
00:32:52de rentrer l'argent
00:32:53pour Vladimir Poutine
00:32:54bon
00:32:55mais il faut vraiment
00:32:56être extrêmement prudent
00:32:58on le voit
00:32:59c'est ce que disait
00:32:59Patrick à l'instant
00:33:00Poutine n'est pas
00:33:01dans une démarche
00:33:02de désescalade
00:33:03bien au contraire
00:33:04et il joue sur le calendrier
00:33:05je dis bien
00:33:06il joue
00:33:07pourquoi ?
00:33:07parce qu'il y a
00:33:08les élections
00:33:08de mi-mandat
00:33:11aux Etats-Unis
00:33:12donc il faut donner
00:33:13en quelque sorte
00:33:14le sentiment
00:33:14qu'il est prêt
00:33:15à négocier
00:33:16donc Trump va dire
00:33:17regardez moi
00:33:17je fais tous les efforts
00:33:19il joue là-dessus
00:33:20il a aussi
00:33:21alors paradoxalement
00:33:22des élections législatives
00:33:23en Russie
00:33:24alors que
00:33:25le dernier parti
00:33:26qui était un petit peu
00:33:26d'opposition
00:33:27a été interdit
00:33:28mais il faut qu'il joue
00:33:29là-dessus
00:33:29pour avoir
00:33:31un chiffre
00:33:32disons
00:33:33tout le peuple russe
00:33:34est derrière moi
00:33:34et puis
00:33:35ce calendrier
00:33:37électoral européen
00:33:38donc c'est ça
00:33:39ce qui est extrêmement
00:33:40inquiétant
00:33:41et le fait que
00:33:42oui
00:33:42pour les Ukrainiens
00:33:43il faut se préparer
00:33:45à un hiver
00:33:46qui va être difficile
00:33:48rigoureux
00:33:49à la fois
00:33:49sur le plan
00:33:50effectivement climatique
00:33:50mais sur le plan
00:33:52effectivement
00:33:52de la survie
00:33:53et c'est particulièrement
00:33:55pénible
00:33:56en particulier
00:33:56dans les grandes villes
00:33:57parce que quand vous voyez
00:33:58par exemple
00:33:59ces grands immeubles
00:34:00qui font
00:34:0115-20 étages
00:34:03quand vous n'avez plus
00:34:04d'électricité
00:34:04la vie y est
00:34:06extrêmement difficile
00:34:07en particulier
00:34:08en hiver
00:34:08regardez cette image
00:34:09très forte
00:34:10Anastasia Kerelenko
00:34:11vous parliez
00:34:11de cette adaptation
00:34:13des Ukrainiens
00:34:14on est ici
00:34:15à l'endroit
00:34:16où se trouvent
00:34:17Jérémy Per
00:34:18et Juan Palencio
00:34:19il y a encore
00:34:19les fumées de l'explosion
00:34:20et vous avez ce portique
00:34:22et ces enfants
00:34:23qui jouent
00:34:23sur le portique
00:34:25au milieu
00:34:25des gravats
00:34:27images vraiment saisissantes
00:34:28et très très symboliques
00:34:29de ce que vous nous avez dit
00:34:30Anastasia
00:34:30oui malheureusement
00:34:31les Ukrainiens
00:34:33se sont habitués
00:34:34j'ai appelé mon collègue
00:34:35à Kiev
00:34:36et cette nuit
00:34:37il ne s'est même pas réveillé
00:34:38il n'a pas entendu
00:34:39les missiles
00:34:40bien sûr
00:34:42c'est triste
00:34:42pour les deux morts
00:34:43et dit blessés
00:34:45mais les Ukrainiens
00:34:47résistent
00:34:47vous avez mentionné
00:34:49les frappes ukrainiennes
00:34:51sur la Russie
00:34:52et bien je peux vous dire
00:34:53que ma famille
00:34:54dans une des régions de Russie
00:34:56ils utilisent le vélo
00:34:57au lieu de la voiture
00:34:58depuis peut-être déjà
00:35:00deux mois
00:35:00parce qu'il n'y a plus d'essence
00:35:01il n'y a plus d'essence
00:35:02il y a juste de l'essence
00:35:03pour les pompiers
00:35:04les SAMU
00:35:05les services d'urgence
00:35:06et c'est au niveau
00:35:07du gouvernement local
00:35:09qu'il y a une interdiction
00:35:10d'utiliser
00:35:11des voitures privées
00:35:12ensuite la question
00:35:13se pose
00:35:13est-ce que l'Ukraine
00:35:14pourra garder ce rythme
00:35:16à frapper les réfionneries
00:35:18ce qui veut dire
00:35:19que l'Ukraine
00:35:20se prépare aussi
00:35:21à ce temps long
00:35:22Patrick Sos
00:35:23Vladimir Poutine
00:35:23gagne du temps
00:35:24mais l'Ukraine en face
00:35:25répond
00:35:25le temps de nous aussi
00:35:27on va le prendre
00:35:27oui et d'ailleurs
00:35:28Volodymyr Zelensky
00:35:29avait dit
00:35:30à l'issue
00:35:31de cette réunion
00:35:33inédite
00:35:34quand même
00:35:34des émissaires américains
00:35:35à Kiev
00:35:36avec à leur côté
00:35:37les représentants
00:35:39les conseils diplomatiques
00:35:40du format E3
00:35:41c'est-à-dire
00:35:42le français
00:35:42le britannique
00:35:43et l'allemand
00:35:44Volodymyr Zelensky
00:35:45avait dit
00:35:45de toute façon
00:35:46il faut s'attendre
00:35:47à ce que la guerre
00:35:48dure encore
00:35:49tout l'hiver
00:35:50pourquoi ?
00:35:50parce que
00:35:51ni l'un ni l'autre
00:35:51ne relâchent la pression
00:35:53on vous a parlé
00:35:54des frappes russes
00:35:56mais les ukrainiens
00:35:57poursuivent aussi
00:35:58ce sont des villes
00:35:59très éloignées
00:35:59du front géographique
00:36:00qui font désormais
00:36:01partie de la guerre
00:36:02sans oublier quand même
00:36:04et ça ça a été redit
00:36:05par le chef adjoint
00:36:07du cabinet
00:36:07de Zelensky
00:36:08ce matin
00:36:09le pouvoir politique russe
00:36:11compte toujours
00:36:12d'ici la fin de l'année
00:36:132026
00:36:13obtenir tout le Donbass
00:36:15en totale contradiction
00:36:16avec la réalité
00:36:18géographique
00:36:19militaire
00:36:20c'est-à-dire
00:36:20le nombre de morts
00:36:21actuellement
00:36:22on le rappelle
00:36:23si vous fermez les yeux
00:36:24vous imaginez
00:36:25la ligne de front
00:36:26vous avez une masse humaine
00:36:27de soldats russes
00:36:29qui se font
00:36:30vraiment
00:36:30qui partent à la boucherie
00:36:31l'abattoir humain
00:36:32comme les russes
00:36:33le disent eux-mêmes
00:36:34et puis en face
00:36:35des soldats ukrainiens
00:36:36qui eux utilisent
00:36:37des drones
00:36:38et qui essayent
00:36:38en minimisant
00:36:40les pertes humaines
00:36:41et bien de tenir
00:36:42cette ligne
00:36:43mais la ligne
00:36:43elle ne bouge pas
00:36:44ou alors de façon
00:36:45très résiduelle
00:36:46donc arriver à cet objectif
00:36:47d'ici la fin 2026
00:36:49ça paraît aussi irréalisable
00:36:51que se dire
00:36:52qu'on arrivera à la paix
00:36:53avant la fin 2026
00:36:54et la réponse la plus forte
00:36:55c'est donc
00:36:56sans doute
00:36:57le sourire
00:36:58de cette jeune fille
00:36:59qui continue à faire
00:37:00de la balançoire
00:37:01et à jouer
00:37:02avec cette fumée noire
00:37:03derrière elle
00:37:03visiblement
00:37:04elle discute
00:37:04avec Juan Palencia
00:37:06et Jeremy Per
00:37:06qui sont
00:37:08sur place
00:37:09on retournera
00:37:10sur ces images
00:37:11en direct
00:37:12tout à l'heure
00:37:12avec nos envoyés spéciaux
00:37:15on vous parlera également
00:37:16des drones autonomes
00:37:17qui sont en train
00:37:18d'arriver
00:37:19les drones
00:37:20qui n'ont plus besoin
00:37:21russes
00:37:22qui n'ont plus besoin
00:37:22d'intervention humaine
00:37:23pour choisir les cibles
00:37:24c'est évidemment
00:37:26assez vertigineux
00:37:26et un basculement majeur
00:37:28dans le monde
00:37:29de la guerre
00:37:29on vous expliquera
00:37:30plus précisément
00:37:30de quoi il s'agit
00:37:32d'abord
00:37:32on va retourner
00:37:33à la tour Eiffel
00:37:34dans quelques instants
00:37:35parce que la tour Eiffel
00:37:35a reversé porte
00:37:36ce matin
00:37:37pour le plus grand bonheur
00:37:38des touristes
00:37:39qui s'y pressent
00:37:40c'est tout de suite
00:37:46elle a ouvert ses portes
00:37:47ce matin
00:37:47les touristes
00:37:48sont bien
00:37:48au rendez-vous
00:37:50au pied de la tour Eiffel
00:37:51après la grève d'hier
00:37:52elle a été fermée
00:37:53plusieurs heures
00:37:54après que des syndicats
00:37:54ont dénoncé
00:37:55la mise à l'écart
00:37:56du personnel féminin
00:37:57c'était lors de la visite
00:37:58d'un groupe religieux
00:37:59hindou
00:37:59ce week-end
00:38:00et on va retrouver
00:38:01sur place
00:38:02Clémence Renard
00:38:02avec Olivier Saint-Paul
00:38:03dites-nous en plus
00:38:04Clémence
00:38:05sur l'état d'esprit
00:38:06ce matin
00:38:07chez tous ceux
00:38:08que vous avez croisés
00:38:08à la fois
00:38:09les personnels
00:38:10mais aussi bien sûr
00:38:10les visiteurs
00:38:13Oui et c'est un grand soulagement
00:38:15forcément
00:38:15pour tous ces visiteurs
00:38:17qui peuvent entrer
00:38:19depuis 9h30
00:38:20pour visiter
00:38:21cette tour Eiffel
00:38:22ils étaient des milliers
00:38:23hier
00:38:23à avoir voulu la visiter
00:38:25à avoir reçu
00:38:26ce message
00:38:26pour leur indiquer
00:38:28que le monument
00:38:29resterait fermé
00:38:30toute la journée
00:38:31et donc voilà
00:38:31ceux qu'on a croisés
00:38:32ce matin
00:38:33forcément
00:38:33étaient très contents
00:38:34de pouvoir passer
00:38:36les portes
00:38:37de l'entrée
00:38:38donc de la dame de fer
00:38:39pour ce qui est
00:38:40des salariés
00:38:41en revanche
00:38:41c'est une ouverture
00:38:43on va dire
00:38:43officiellement normale
00:38:44mais dans les coulisses
00:38:45forcément
00:38:46toute cette affaire
00:38:47a laissé des traces
00:38:48on nous dit
00:38:49que la colère
00:38:50et la révolte
00:38:50au lendemain
00:38:51de ce mouvement social
00:38:52spontané
00:38:53reste intact
00:38:54et que
00:38:55en interne
00:38:56le dialogue
00:38:57est très compliqué
00:38:58avec la direction
00:38:59et que l'ambiance
00:39:00est très abîmée
00:39:01c'est ce que nous expliquait
00:39:02tout à l'heure
00:39:03Diane Davoine
00:39:03c'est la représentante
00:39:04du personnel
00:39:05écoutez
00:39:06il était clair
00:39:07dans la tête
00:39:08de tous les salariés
00:39:08qu'on rouvrait
00:39:09ce matin
00:39:10la dernière AG
00:39:11a eu lieu
00:39:12à 18h
00:39:13elle a duré
00:39:13quand même
00:39:13assez longtemps
00:39:14l'AG
00:39:15s'est même terminé
00:39:16à 21h30
00:39:16pour vous dire
00:39:17que les débats
00:39:17sont très longs
00:39:18chez nous
00:39:19que tout le monde
00:39:19s'exprime
00:39:20la direction
00:39:21s'est présentée
00:39:22pendant l'AG
00:39:23hier soir
00:39:23alors l'état d'esprit
00:39:24clairement
00:39:25il est le même
00:39:25qu'hier
00:39:26ça par contre
00:39:26ça n'a pas changé
00:39:28on est toujours
00:39:29dans un dialogue
00:39:29social abîmé
00:39:31on espère évidemment
00:39:32que l'événement
00:39:33du 5 septembre
00:39:34ne se reproduise
00:39:35jamais
00:39:35nous c'est évidemment
00:39:36notre première demande
00:39:37on a besoin de garantie
00:39:39et d'avancer
00:39:40sur certaines choses
00:39:41on a besoin
00:39:41de réponses
00:39:42et on a peut-être
00:39:43besoin d'un peu
00:39:44de respect aussi
00:39:44dans le dialogue social
00:39:46et ça manque un petit peu
00:39:47voilà
00:39:48et pour en revenir
00:39:49donc aux visiteurs
00:39:50ils sont pour le rappeler
00:39:51entre 15 000
00:39:52et 20 000
00:39:53à se rendre
00:39:54tous les jours
00:39:55donc à la tour Eiffel
00:39:56pour la visiter
00:39:57la société d'exploitation
00:39:59de la tour Eiffel
00:39:59a annoncé
00:40:01que pour les personnes
00:40:01qui étaient munies
00:40:02d'un billet pour une visite
00:40:03hier
00:40:03seront remboursées
00:40:05merci beaucoup
00:40:06Clémence
00:40:07bonne nouvelle
00:40:07pour tous ceux
00:40:07qui ont trouvé
00:40:08porte-close
00:40:08hier en arrivant
00:40:09alors Jérémy Normand
00:40:09vous avez foncé sur place
00:40:11vous hier
00:40:11quand vous avez
00:40:12entendu ce qui était
00:40:13en train de se passer
00:40:13racontez-nous
00:40:14les premiers témoignages
00:40:15des agentes
00:40:16que vous avez rencontrés
00:40:17oui c'est tôt
00:40:17que notre confrère
00:40:18Laurent Valdiguet
00:40:18a sorti l'information
00:40:20on est allé sur place
00:40:21et on a pu discuter
00:40:23échanger avec
00:40:24des agentes féminines
00:40:25qui étaient présentes
00:40:26samedi au moment des faits
00:40:28et qui nous ont raconté
00:40:28effectivement le passage
00:40:30de cette délégation
00:40:31religieuse hindoue
00:40:32très reconnaissable
00:40:33avec leur toge orange
00:40:34et l'une des agentes
00:40:35m'a expliqué
00:40:35que lorsque la délégation
00:40:36s'est approchée d'elle
00:40:37elle a vu que ces hommes
00:40:38ne la regardaient pas
00:40:39dans les yeux
00:40:40et qu'ils tenaient
00:40:40leur distance
00:40:41et là les accompagnants
00:40:42qui faisaient aussi
00:40:43la traduction
00:40:43lui ont expliqué
00:40:45à elle agente
00:40:45de la tour Eiffel
00:40:46que cette délégation
00:40:47ne voulait en aucun cas
00:40:48croiser le chemin
00:40:49de femmes
00:40:50donc la stupeur
00:40:51sauf que la consigne
00:40:52elle avait déjà commencé
00:40:52à circuler
00:40:53la consigne selon laquelle
00:40:54toutes les femmes présentes
00:40:55qui jalonnent le parcours
00:40:56de cette délégation
00:40:57c'est-à-dire
00:40:57qui sont présentes
00:40:58dans les boutiques
00:40:58qui sont présentes
00:40:59aux barrières
00:40:59qui assurent la montée
00:41:00dans les ascenseurs
00:41:01toutes ces femmes
00:41:02qui composent la moitié
00:41:02des salariés de la tour Eiffel
00:41:03en réalité
00:41:04ont été invitées
00:41:06si je puis dire
00:41:07à faire place nette
00:41:08à laisser leur place
00:41:09à des hommes
00:41:09qui les ont remplacés
00:41:11aussitôt
00:41:11et à aller se cacher
00:41:12ni plus ni moins
00:41:13dans des salles
00:41:14attenantes
00:41:14réservées au personnel
00:41:15pendant de longues minutes
00:41:16vouloir expliquer pourquoi
00:41:18alors les consignes
00:41:19vraiment ce qu'on m'a expliqué
00:41:20c'est qu'il y avait
00:41:20vraiment beaucoup de confusion
00:41:21il est 8h30 samedi matin
00:41:23on est quelques instants
00:41:24avant que la tour Eiffel
00:41:25n'ouvre ses portes
00:41:25cette délégation
00:41:26elle effectue une visite privée
00:41:27avant que donc
00:41:28les visiteurs n'entrent
00:41:29monnayés très chers
00:41:30on l'imagine
00:41:31alors on ne sait pas
00:41:31ce qu'on sait
00:41:32c'est que ça fait suite
00:41:33à l'inauguration d'un temple
00:41:34hindou le plus grand temple
00:41:35en Europe
00:41:36qui a été l'occasion
00:41:38d'un financement
00:41:38de 21 millions d'euros
00:41:40de la part de cette communauté
00:41:42de cette association
00:41:43mais en tout cas
00:41:44moi j'ai posé la question
00:41:45à tous les syndicats hier
00:41:46sur justement
00:41:47est-ce que cette visite privée
00:41:48a été monnayée
00:41:50très prudent
00:41:51et justement
00:41:51il se pose beaucoup de questions
00:41:52quant à l'organisation
00:41:53de cette visite
00:41:54un dernier élément
00:41:55on vient d'entendre
00:41:57la patronne du CSE
00:41:58de la tour Eiffel
00:41:59qui nous disait
00:41:59que la direction
00:42:00était venue hier à l'AG
00:42:01pour essayer d'éteindre le feu
00:42:03on les comprend
00:42:03parce que hier
00:42:04c'était pas une grève
00:42:05c'était pas un droit de retrait
00:42:06c'était un mouvement spontané
00:42:08des salariés
00:42:09qui n'ont pas ouvert
00:42:10la tour Eiffel
00:42:11et ce qu'elle me disait
00:42:12elle qui est là depuis 25 ans
00:42:13c'est que ça n'était pas arrivé
00:42:13depuis 20 ans
00:42:14c'est dire quand même
00:42:15l'émoi au sein du personnel
00:42:17de la tour Eiffel
00:42:17qui n'en revient pas
00:42:18et pendant
00:42:19ça s'est passé samedi
00:42:20l'information ne sort qu'hier
00:42:21parce qu'il y avait peu de personnes
00:42:22qui étaient présentes samedi
00:42:24l'information a circulé
00:42:25tout au long du week-end
00:42:26et là les salariés
00:42:26ont pris la mesure
00:42:27de ce qui était en train de se passer
00:42:29et c'est pour ça que
00:42:29l'émoi aussi
00:42:30de nos politiques
00:42:32n'est intervenu
00:42:32qu'hier
00:42:33à la révélation de cette information
00:42:34c'est vrai qu'il y a eu
00:42:35énormément de réactions politiques
00:42:36Guillaume
00:42:36oui tout bord confondu
00:42:37d'ailleurs ce qui était intéressant
00:42:38à la fois du côté du
00:42:40la ministre en charge
00:42:41de l'égalité
00:42:41entre les femmes et les hommes
00:42:43à Orberger
00:42:43qui a jugé
00:42:44en France évidemment
00:42:45on ne cachait pas
00:42:46on ne cachait pas les femmes
00:42:47Marine Le Pen
00:42:48également qui s'est exprimée
00:42:49sur cette question là
00:42:50Gabriel Attal
00:42:50ou encore Manuel Bompard
00:42:51qui juge que c'est absolument
00:42:53inacceptable
00:42:53pour la France insoumise
00:42:55c'est rare
00:42:56mais il y a une forme
00:42:57d'unanimité
00:42:58heureusement sur cette question là
00:42:59bien sûr sur le fond
00:43:00on ne peut que être d'accord
00:43:02avec ces positions
00:43:03mais Violette Spilbou
00:43:04on se demande
00:43:05comment ça a pu arriver
00:43:06comment est-ce qu'on en arrive
00:43:07à ce que des dirigeants
00:43:09d'un monument aussi emblématique
00:43:11que la tour Eiffel
00:43:12puissent imaginer que
00:43:13bah oui après tout
00:43:14pourquoi ne pas dire non
00:43:16à une demande pareille
00:43:17on est quand même en 2026
00:43:19et en 2026
00:43:20on a un événement
00:43:21comme celui-là
00:43:22qui invisibilise les femmes
00:43:24au moment où on est
00:43:26en plein coeur
00:43:27du combat pour l'égalité
00:43:29entre les hommes et les femmes
00:43:30on était hier
00:43:32au moment où on a eu
00:43:33la révélation
00:43:33le jour
00:43:34de la commission spéciale
00:43:36qui se forme
00:43:37pour la loi intégrale
00:43:38contre les violences
00:43:38aux femmes et aux enfants
00:43:39ça veut dire que
00:43:40le combat continue
00:43:41ça veut dire que
00:43:43en France
00:43:45normalement
00:43:45aucun dogme
00:43:46aucune religion
00:43:47ne doit amener
00:43:48à de telles décisions
00:43:49et ça veut aussi dire
00:43:49qu'en France
00:43:50pour certaines communautés
00:43:51on dit
00:43:52bon bah
00:43:52voilà c'est ce qu'on appelle
00:43:54au Canada
00:43:54les accommodements raisonnables
00:43:55quoi
00:43:55pas d'accommodement
00:43:56des valeurs de la République
00:43:58en France
00:43:58il faut être très ferme
00:43:59là-dessus
00:44:00moi je souhaite
00:44:01qu'il y ait non seulement
00:44:01une enquête
00:44:02je souhaite que les syndicats
00:44:03soient entendus
00:44:04les témoins soient entendus
00:44:05et qu'il y ait des sanctions
00:44:07sur ceux ou celles
00:44:08qui ont pris des décisions
00:44:09qui sont contraires
00:44:10aux règles françaises
00:44:11enfin en France
00:44:12aujourd'hui
00:44:13on doit respecter
00:44:14l'égalité femmes et hommes
00:44:15Laurent Jacobelli pour l'ERN
00:44:17oui c'est un signal d'alarme
00:44:18ce qu'on croyait acquis
00:44:19n'est jamais finalement
00:44:21totalement acquis
00:44:22l'égalité hommes-femmes
00:44:23on le voit bien aujourd'hui
00:44:24est mise à mal
00:44:25mise à mal
00:44:26pour des raisons religieuses
00:44:28dans le cas précis
00:44:29et ça demande
00:44:29la vigilance de chacun
00:44:32à force
00:44:33vous parliez tout à l'heure
00:44:34d'accommodement raisonnable
00:44:35on en vient à voir
00:44:36l'inacceptable
00:44:37les horaires séparés
00:44:38dans les piscines
00:44:39parce que les femmes
00:44:39ne pourraient pas croiser les hommes
00:44:40il faut arrêter
00:44:42le fait qu'on accepte
00:44:43et certains même le demandent
00:44:45à ce que les femmes
00:44:46portent l'abaya
00:44:47ou qu'elles portent le voile
00:44:48en signe de soumission
00:44:49ce n'est plus possible
00:44:50aujourd'hui il faut le dire
00:44:51l'affirmer
00:44:52les valeurs républicaines
00:44:53l'essence même de la France
00:44:55les combats
00:44:55de nombreuses femmes
00:44:56et de certains hommes aussi
00:44:57dans l'histoire récente
00:44:59de notre pays
00:44:59c'est de dire
00:45:00la femme est l'égale de l'homme
00:45:01elle peut voter
00:45:02elle peut travailler
00:45:03elle devrait même gagner
00:45:04le même salaire
00:45:05et je crois qu'il y a
00:45:05en cette matière
00:45:06encore beaucoup à faire
00:45:07et puis dire aussi
00:45:09qu'elle ne doit pas
00:45:10être invisibilisée
00:45:11être une femme
00:45:11c'est pas impur
00:45:12c'est pas être au banc
00:45:13de la société
00:45:14c'est pas être une tentatrice
00:45:15pour l'homme
00:45:16être une femme
00:45:16c'est être une citoyenne
00:45:18une française
00:45:18avec l'amplitude de ses droits
00:45:20il y a une enquête
00:45:21qui a été demandée
00:45:22par la mairie de Paris
00:45:23parce qu'on rappelle
00:45:24que la société d'exploitation
00:45:25elle dépend
00:45:26de la mairie de Paris
00:45:28oui absolument
00:45:29alors on entendait ce matin
00:45:30le président
00:45:31de la CET
00:45:33la société d'exploitation
00:45:33de la tour Eiffel
00:45:34Ariel Veil
00:45:34le maire de Paris-Centre
00:45:36qui disait
00:45:36ne pas avoir eu connaissance
00:45:38de cette délégation
00:45:39et des détails
00:45:41de cette visite
00:45:42en revanche
00:45:42la direction de la société
00:45:44d'exploitation de la tour Eiffel
00:45:45elle était informée
00:45:45en amont
00:45:46si bien que dans un mail interne
00:45:48que nous nous sommes procurés
00:45:49que le directeur général
00:45:51a adressé au salarié
00:45:52Patrick Branco-Riveau
00:45:54et bien il était expliqué
00:45:55qu'ils avaient
00:45:57donc la direction
00:45:57échangé sur ce point
00:45:59avec les organisateurs
00:46:00en leur précisant bien
00:46:01que nous ferions notre possible
00:46:02pour faciliter la visite
00:46:03je cite
00:46:04mais qu'une large partie
00:46:05de notre personnel
00:46:05était féminin
00:46:06et que la tour
00:46:06resterait ouverte
00:46:07à toutes et à tous
00:46:07qu'est-ce que dit
00:46:08cet élément ?
00:46:10c'est que malgré peut-être
00:46:11la confusion
00:46:11qui a pu intervenir
00:46:12malgré peut-être
00:46:13le comportement
00:46:14zélé
00:46:15c'est un peu ce qu'on dit
00:46:15depuis hier
00:46:16d'un agent ou un autre
00:46:18toujours est-il
00:46:18que la direction
00:46:19avait connaissance
00:46:20de la problématique
00:46:21qui avait été soulevée
00:46:22par la délégation
00:46:23qu'elle avait même tenté
00:46:24d'adapter le dispositif
00:46:25et qu'est-ce que ça veut dire
00:46:26adapter ?
00:46:26ça veut dire
00:46:27cacher les femmes
00:46:27elle n'a pas mis son veto
00:46:28directement
00:46:29en disant
00:46:29chez nous pas question
00:46:30c'était un peu
00:46:31on va voir ce qu'on peut faire
00:46:32en gros
00:46:32si on comprend bien
00:46:34ce que vous êtes en train
00:46:35de nous expliquer
00:46:37Jérémy
00:46:38alors il y a un autre sujet
00:46:39évidemment
00:46:40il y a ce sujet
00:46:40qui est très important
00:46:41dans la campagne
00:46:42sur la place des femmes
00:46:44mais il y a aussi
00:46:44le sujet du pouvoir d'achat
00:46:45qui est numéro 1
00:46:46dans les préoccupations
00:46:47des français
00:46:48et on peut imaginer
00:46:49que dans les mois
00:46:50qui vont venir
00:46:50ça ne va pas changer
00:46:52parce que le prix du carburant
00:46:53n'en finit plus
00:46:54de flamber
00:46:55Isor de la Gorce
00:46:56vous nous le montrez
00:46:57en station
00:46:57on est en train
00:46:58même de dépasser
00:46:59les 2,50€
00:47:01résultat pour celles
00:47:02où c'est moins cher
00:47:02elles sont prises d'assaut
00:47:06oui tout à fait
00:47:07regardez les prix
00:47:08qui sont affichés
00:47:09aujourd'hui
00:47:09dans cette station essence
00:47:10d'Ile-de-France
00:47:11ils ont de quoi faire
00:47:12tourner la tête
00:47:13des automobilistes
00:47:14vous l'avez dit
00:47:15ils ont franchi
00:47:15la barre très symbolique
00:47:16des 2,50€
00:47:17on est à 2,57€
00:47:19pour le gazole
00:47:192,33€
00:47:21pour l'essence
00:47:21si on compare ces prix
00:47:22avec ceux qui étaient affichés
00:47:24presque jour pour jour
00:47:25ici dans cette station
00:47:26l'augmentation est considérable
00:47:27puisqu'on était à 1,80€ le litre
00:47:30pour l'essence
00:47:301,77€ pour le gazole
00:47:33ça fait quand même une différence
00:47:34de 30 à 40% sur un plein
00:47:36alors on sent que les automobilistes
00:47:38commencent presque malheureusement
00:47:39à s'habituer à ces tarifs
00:47:42on sent une certaine lassitude
00:47:43une certaine résignation
00:47:45ils s'habituent
00:47:46mais aussi ils changent leur comportement
00:47:48puisqu'ils comparent les prix
00:47:49entre les différentes stations
00:47:50et certains décident également
00:47:52de fractionner le paiement
00:47:53de leur plein
00:47:56c'est inadmissible
00:47:57tout simplement
00:47:58on ne sait plus
00:47:59on ne sait plus
00:47:59jusqu'où ça va monter
00:48:00en fait
00:48:00c'est un vrai casino
00:48:02sauf que ce n'est pas nous
00:48:03qui gagnons
00:48:04on perd
00:48:05on perd
00:48:05et 2,05€ le litre
00:48:07là
00:48:08moi c'est simple
00:48:09je mets 2,3 litres
00:48:11quand je vois des tarifs
00:48:12comme ça
00:48:12je mets seulement 2,3 litres
00:48:13et après
00:48:14je vais voir
00:48:15s'il y en a une autre
00:48:16moins chère ailleurs
00:48:16c'est assez compliqué
00:48:17financièrement
00:48:19pour ceux qui font
00:48:20des grands trajets
00:48:20moi j'ai 20 km allé
00:48:22donc ça reste encore possible
00:48:25mais je ne ferai pas
00:48:27un plein là-bas
00:48:27constamment
00:48:29et face à ces prix
00:48:30qui grimpent
00:48:30ces prix qui deviennent
00:48:31exorbitants
00:48:32les automobilistes
00:48:33certains se ruent
00:48:34vers les stations essence
00:48:35avec des prix plafonnés
00:48:36le résultat
00:48:37c'est que certaines
00:48:38affichent des cuves vides
00:48:40avec du carburant
00:48:41qui manque
00:48:42et oui effectivement
00:48:43on préfère faire la queue
00:48:44et attendre
00:48:44que ces stations service
00:48:46et les stations totales
00:48:48qui plafonnent les prix
00:48:50soient réapprovisionnées
00:48:51parce que
00:48:52si on fait des comptes
00:48:53sur l'ensemble de l'année
00:48:54Gaëtan
00:48:55cette hausse du carburant
00:48:56ça commence à faire
00:48:57vraiment cher
00:48:58oui tout à fait
00:48:59on s'est amusé
00:48:59à faire un petit calcul
00:49:00juste avant la guerre
00:49:02au Moyen-Orient
00:49:02on avait des prix du carburant
00:49:03qui oscillaient
00:49:04aux alentours de 1,70€
00:49:07aujourd'hui
00:49:07on est en moyenne
00:49:08à 2,20€
00:49:09les 2,50€
00:49:10c'est quand même
00:49:10assez exceptionnel
00:49:11sur ces stations service
00:49:13et bien ça veut dire
00:49:14que pour un plein
00:49:16c'est 25€
00:49:17en plus
00:49:18et si vous faites
00:49:19deux pleins
00:49:19dans le mois
00:49:20c'est 50€ en plus
00:49:21donc sur une année
00:49:22ça fait 600€
00:49:24de dépense
00:49:26rien que sur le carburant
00:49:28en plus
00:49:29par rapport
00:49:29à l'année précédente
00:49:31donc effectivement
00:49:31on le voit bien
00:49:32aujourd'hui
00:49:32quand on regarde
00:49:34le baromètre de Cofidis
00:49:35qui a été publié
00:49:36sur les problématiques
00:49:37aujourd'hui
00:49:38des ménages français
00:49:39bien évidemment
00:49:40c'est le pouvoir d'achat
00:49:41devant la santé
00:49:42et l'insécurité
00:49:43plus 42%
00:49:44des français
00:49:45sont particulièrement inquiets
00:49:47et l'une des hautes
00:49:48préoccupations
00:49:49bien sûr
00:49:49c'est le carburant
00:49:51le carburant
00:49:52qui
00:49:52eh bien
00:49:53angoisse beaucoup
00:49:55ces ménages
00:49:56et qui ne voit pas
00:49:56d'issue
00:49:57puisqu'ils
00:49:57ils se sont mis
00:49:58dans la tête
00:49:58que de toute façon
00:49:59ça n'allait
00:50:01que progresser
00:50:02effectivement
00:50:03et d'ailleurs
00:50:03les français
00:50:04sont très pessimistes
00:50:05puisque vous parlez
00:50:05de ce baromètre Cofidis
00:50:06on en voit les chiffres
00:50:08on a vu
00:50:08512 euros par mois
00:50:10c'est ce qu'il manque
00:50:10aux français
00:50:11pour vivre confortablement
00:50:12en moyenne
00:50:12c'est beaucoup plus
00:50:13pour certains ménages
00:50:14d'ailleurs
00:50:14et un peu moins
00:50:15pour d'autres
00:50:15mais oui
00:50:16512 euros
00:50:17c'est vraiment
00:50:18très conséquent
00:50:19par mois
00:50:19et 6 français sur 10
00:50:21qui se disent inquiets
00:50:22sur leur pouvoir d'achat
00:50:23le pouvoir d'achat
00:50:23il a baissé
00:50:24ces derniers mois
00:50:24et Laurent Jacobelli
00:50:256 français sur 10
00:50:27pensent que
00:50:27ça valait de mal en pire
00:50:29oui bien sûr
00:50:30parce qu'aucun signal
00:50:30ne leur est donné
00:50:31de jour meilleur
00:50:32on entend même parler
00:50:33pour la préparation
00:50:34de ce budget
00:50:35de nouvelles taxes
00:50:36notamment sur
00:50:37les paris salariales
00:50:38de déremboursement de soins
00:50:39tout ça
00:50:39ça veut dire
00:50:40perte de pouvoir d'achat
00:50:41au final
00:50:42aujourd'hui
00:50:43qui est le principal
00:50:44gagnant entre guillemets
00:50:46de la hausse
00:50:46du prix de l'essence
00:50:47qui touche le plus d'argent
00:50:48quand on fait le plein
00:50:49c'est l'État
00:50:50c'est au minimum
00:50:5150% du prix qu'on paye
00:50:53sur les 2,20 euros
00:50:54qui vont à l'État
00:50:55et donc
00:50:56il y a un moment
00:50:57le premier qui doit faire un effort
00:50:58c'est l'État
00:50:59Marine Le Pen
00:50:59le propose très clairement
00:51:00faire baisser
00:51:01la taxe
00:51:02la TVA
00:51:02sur les énergies
00:51:03de 20%
00:51:04à 5,5%
00:51:05si on ne le fait pas
00:51:06qu'est-ce qui va se passer ?
00:51:08et bien il va y avoir
00:51:08une chute de la consommation
00:51:10il va y avoir des gens
00:51:11qui vont se dire
00:51:11finalement aller bosser
00:51:12me coûte plus cher
00:51:13que de rester chez moi
00:51:14parce que je rappelle
00:51:15qu'en France
00:51:15il y a des gens
00:51:16qui ne travaillent pas
00:51:17qui à la fin du mois
00:51:17en net net net
00:51:18gagnent plus
00:51:19que ceux qui vont bosser
00:51:20c'est décourager
00:51:21la bonne volonté
00:51:22et puis en face
00:51:22il n'y a pas d'alternative
00:51:23puisque les petites lignes
00:51:24de train ont fermé
00:51:25parce que malheureusement
00:51:27il y a dans les infrastructures
00:51:29beaucoup de choses
00:51:30qui pêchent
00:51:30alors on me dira
00:51:31oui mais si on baisse la TVA
00:51:32c'est une perte de recettes
00:51:34pour l'État
00:51:35mais si on ne la baisse pas
00:51:36ce sont des entreprises
00:51:37qui ne vendront plus
00:51:38et qui vont fermer
00:51:38et ce sera l'engrenage infernal
00:51:40Petite rectification
00:51:41les recettes de TVA
00:51:44liées au carburant
00:51:45n'ont pas augmenté
00:51:45bien au contraire
00:51:46elles sont en baisse
00:51:48par rapport à la dernière
00:51:48pourquoi ?
00:51:49parce que la consommation
00:51:50de carburant
00:51:51a diminué
00:51:52et justement
00:51:53parce qu'effectivement
00:51:54il y a des arbitrages
00:51:55de la part des ménages français
00:51:56qui roulent moins
00:51:56qui utilisent moins
00:51:57leurs voitures
00:51:58mais vous ne pouvez pas dire
00:51:59que l'État s'est enrichi
00:52:00parce que pour le coup
00:52:00dans un premier temps
00:52:01et dans un deuxième temps
00:52:03mais nous l'avions dit
00:52:04ça a duré 15 jours
00:52:04Violette Spielberg
00:52:05si on ne met pas tout de suite
00:52:07sur pause
00:52:08l'augmentation du prix de l'essence
00:52:09c'est l'État
00:52:10et les entreprises
00:52:12et les entreprises
00:52:12l'Espagne l'a fait
00:52:13et ça marche très bien
00:52:14oui ça coûte beaucoup
00:52:15sa réponse aussi
00:52:17écoutez le sujet
00:52:18en tout cas
00:52:18au-delà même de la réponse
00:52:19est-ce que vous qui soutenez
00:52:21Gabriel Attal
00:52:22est-ce que vous voyez
00:52:23dans ce sentiment des français
00:52:24ce pessimisme terrible
00:52:26les conséquences aussi
00:52:27des années
00:52:28de gouvernement Macron
00:52:31les conséquences
00:52:32de la crise du carburant
00:52:35spécifiquement
00:52:35elles sont énormes
00:52:36pour tous les ménages français
00:52:38qu'ils travaillent
00:52:39ou qu'ils ne travaillent pas
00:52:39dès qu'on a besoin
00:52:40d'utiliser sa voiture
00:52:41quand c'est 25 euros
00:52:4350 euros de plus
00:52:43par mois
00:52:44c'est insupportable
00:52:46donc c'est vrai
00:52:46que c'est une vraie problématique
00:52:48il y a une réponse
00:52:49à court terme
00:52:50pour gérer
00:52:51le prix à court terme
00:52:53qui a été apporté
00:52:53à ceux qui ont
00:52:54la contrainte de la voiture
00:52:55qui n'ont pas d'autre choix
00:52:57pour leur travail
00:52:57je pense aux agriculteurs
00:52:58aux artisans
00:53:00qui sont sur les routes
00:53:02et qui ont une aide
00:53:03aux gros rouleurs
00:53:04qui a été prolongé
00:53:05par le gouvernement
00:53:06mais le vrai sujet
00:53:07c'est pas seulement
00:53:08une réponse
00:53:09de baisse de taxes
00:53:10temporaire
00:53:11c'est le sujet de fond
00:53:12de moins dépendre
00:53:14du carburant
00:53:15et des puissances étrangères
00:53:17dont on dépend aujourd'hui
00:53:18avec le pétrole
00:53:19et c'est l'électrification
00:53:21on a vu qu'en France
00:53:22il y a une explosion
00:53:23des véhicules électriques
00:53:24quasiment un doublement
00:53:26il faut poursuivre ça
00:53:27il faut effectivement
00:53:28que dans les choix
00:53:29à venir
00:53:30il y ait une électrification
00:53:31il y ait des prises partout
00:53:32dans toutes les villes
00:53:33en ruralité
00:53:34sur les routes
00:53:35pour que l'accompagnement
00:53:37du changement de pratique
00:53:38soit là
00:53:39et surtout
00:53:40il ne faut pas
00:53:41comme le Rassemblement
00:53:42national
00:53:42continuer
00:53:44de soutenir
00:53:45la Russie
00:53:46et de rester dépendant
00:53:47des énergies fossiles
00:53:48des autres pays
00:53:49ça coûte combien
00:53:50une voiture électrique
00:53:51ceux qui aujourd'hui
00:53:52ne peuvent pas
00:53:53se payer le plein d'essence
00:53:54qui ont une voiture
00:53:54qu'à 10 ans
00:53:55on est en train de leur dire
00:53:56achetez-vous une voiture
00:53:57à 40 000 euros
00:53:57la vie sera baisse
00:53:58mais dans quel monde
00:53:59vous vivez
00:54:00et de réponse à long terme
00:54:01dans celui
00:54:02qui utilise une voiture
00:54:03comme moi
00:54:05il y a des gens
00:54:06qui ont du mal
00:54:07à finir le mois
00:54:08pourquoi la France
00:54:10aujourd'hui
00:54:10en revenu
00:54:11à dégringoler
00:54:14pourquoi aujourd'hui
00:54:15en France
00:54:16quand on travaille
00:54:16on a du mal
00:54:17à gagner sa vie
00:54:18pourquoi la différence
00:54:18entre le brut
00:54:19et le net
00:54:20est aussi énorme
00:54:21vous avez passé votre temps
00:54:22à faire la leçon
00:54:22aux français
00:54:23à les taxer
00:54:24à ne pas les protéger
00:54:25et on en voit
00:54:26aujourd'hui le résultat
00:54:27s'il suffisait
00:54:28de changer de voie
00:54:28au dernier budget
00:54:30c'est bien le Rassemblement
00:54:31national qui a voté
00:54:3138 milliards de taxes
00:54:33supplémentaires
00:54:34je pourrais les détailler
00:54:35sur le budget
00:54:37je voulais vous entendre
00:54:38Guillaume
00:54:38parce que
00:54:39le ministre Roland Lescure
00:54:41a laissé entendre
00:54:42il y a quelques heures
00:54:42que les retraités
00:54:44allaient passer à la caisse
00:54:44il dit
00:54:45il n'y a pas de raison
00:54:45que si tout le monde
00:54:47fait des efforts
00:54:47les retraités
00:54:48ne fassent pas d'efforts
00:54:49est-ce que les pays
00:54:49sont en train de se préciser
00:54:50ou pas ?
00:54:51en tout cas la question
00:54:52de la désindexation
00:54:54des retraites
00:54:56sur la table
00:54:56dans la mesure
00:54:57où elle est débattue
00:54:58et pas que depuis cette année
00:54:59chaque année
00:54:59elle était revenue
00:55:00dans le débat public
00:55:01la question
00:55:02quand on échange
00:55:03avec certains membres
00:55:04du gouvernement
00:55:04il n'est pas question
00:55:05de désindexer
00:55:05toutes les retraites
00:55:06c'est si on le fait
00:55:07à quel niveau
00:55:08on le fait
00:55:08après il y a un calcul
00:55:09politique qui se fait
00:55:10c'est-à-dire qu'il y a
00:55:11un certain nombre de ministres
00:55:12qui pensent que ça ne servira
00:55:13à rien
00:55:13parce que
00:55:14pour ne pas tomber
00:55:16le gouvernement sera obligé
00:55:17de retirer cette mesure
00:55:18donc ils se disent
00:55:18finalement
00:55:18on sera perdant
00:55:19dans tous les cas
00:55:20parce que si on met
00:55:20la mesure dans le débat
00:55:22politiquement
00:55:22les français vont nous en vouloir
00:55:23et au final
00:55:24on sera obligé de céder
00:55:25pour ne pas être renversé
00:55:26par la France insoumise
00:55:27et par le Rassemblement national
00:55:28mais c'est vrai que c'est
00:55:29une question qui se pose
00:55:29parce que ça pose aussi
00:55:30la question
00:55:31de l'égalité entre générations
00:55:33entre les actifs
00:55:34les inactifs
00:55:35et ça sera aussi
00:55:36l'un des axes
00:55:37du débat présidentiel
00:55:38sur l'aspect économique
00:55:38dans le débat présidentiel
00:55:40il y aura sans doute aussi
00:55:41les conséquences
00:55:42du classement PISA
00:55:43qui a été dévoilé
00:55:45ce matin
00:55:46vous savez c'est le classement
00:55:47qui mesure le niveau
00:55:47des élèves
00:55:48et les conclusions
00:55:49sont assez terribles
00:55:51le niveau n'a jamais été
00:55:52aussi bas
00:55:53figurez-vous
00:55:54on regarde le détail
00:55:54avec vous
00:55:55Sonia Carnero
00:55:56vous l'avez consulté
00:55:57cette étude PISA
00:55:58que dit-elle précisément ?
00:55:59Eh bien que les français
00:56:00ne seront plus
00:56:01de bons élèves
00:56:02et ce sont
00:56:02de très mauvais élèves
00:56:03même au fil des années
00:56:05les résultats ne sont pas bons
00:56:06et ceux de 2025
00:56:07publiés aujourd'hui
00:56:08sont les plus bas
00:56:09jamais mesurés
00:56:11par PISA
00:56:11et en plus
00:56:12dans les trois matières
00:56:13vraiment dans les trois matières
00:56:14que sont les sciences
00:56:15la lecture
00:56:16et les mathématiques
00:56:17cela signifie que
00:56:17le niveau scolaire en France
00:56:19dans ces trois matières
00:56:19continue de baisser
00:56:20et on va regarder
00:56:22justement
00:56:22dans le détail
00:56:23parce que
00:56:24en lecture
00:56:25et en mathématiques
00:56:25le niveau
00:56:26même dégringole
00:56:28en compréhension de l'écrit
00:56:29donc en lecture
00:56:29dégringolade
00:56:30depuis déjà 2012
00:56:32vous voyez la courbe
00:56:33qui chute
00:56:3315 ans
00:56:34que le niveau
00:56:35est à chaque fois
00:56:36de plus en plus bas
00:56:37sachant que cette étude
00:56:38a lieu tous les trois ans
00:56:39moins 18 points même
00:56:41par rapport
00:56:41au dernier rapport
00:56:42il y a trois ans
00:56:43en mathématiques
00:56:45aussi
00:56:45la proportion d'élèves
00:56:46très performante
00:56:48diminue
00:56:48la chute est là aussi
00:56:50vertigineuse
00:56:50depuis 2018
00:56:52et moins 16 points
00:56:53encore
00:56:54en trois ans
00:56:55et puis en science
00:56:56la dégringolade
00:56:57est moins forte
00:56:58la baisse continue
00:56:58oui
00:56:59mais elle reste stable
00:57:00moins 4 points
00:57:01les résultats
00:57:02ne sont pas bons
00:57:03et rendez-vous compte
00:57:04la France
00:57:04est même
00:57:05en dessous
00:57:06de la moyenne
00:57:07de l'OCDE
00:57:08pour ces trois matières
00:57:08alors effectivement
00:57:10ça fait mal
00:57:10d'entendre tous ces chis
00:57:11Véronique Feb
00:57:12pour demander les choses
00:57:13clairement
00:57:14on est de plus en plus nuls
00:57:15bah oui
00:57:17j'aimerais vous dire autre chose
00:57:18mais vraiment
00:57:18il n'y a pas de quoi
00:57:19voir la vie en rose
00:57:20c'est ça qui est dur
00:57:21c'est dur à encaisser
00:57:23c'est un coup de massue
00:57:24on savait quand même
00:57:25qu'il y avait peu de chance
00:57:26pour que ça s'améliore
00:57:26parce que la cohorte
00:57:27c'est-à-dire les élèves
00:57:28qui ont été testés
00:57:30ils étaient en CP en 2015
00:57:32ils n'ont pas bénéficié
00:57:33du gros des réformes
00:57:34c'est-à-dire la réforme
00:57:35de la formation des professeurs
00:57:36sur le français
00:57:37et les maths aux primaires
00:57:39ils n'ont pas non plus
00:57:40ils ont bénéficié vaguement
00:57:41de la réforme du collège
00:57:42sous Hollande
00:57:44qui avait été mise en place
00:57:45puis retirée
00:57:46voilà
00:57:47ils n'ont pas
00:57:48on savait qu'ils n'allaient pas
00:57:50pouvoir faire
00:57:51d'énormes performances
00:57:53mais ça fait quand même mal
00:57:55parce que
00:57:56comme le disait
00:57:58Sonia
00:57:58Sonia
00:57:59on est vraiment
00:58:00en dessous
00:58:00en dessous de la moyenne
00:58:01on repose encore
00:58:02et on se demande
00:58:02jusqu'où ça va aller
00:58:04la chose la plus préoccupante
00:58:06c'est la baisse des performances
00:58:07en lecture
00:58:08en 10 ans
00:58:09on a perdu l'équivalent
00:58:11de 2 années
00:58:12d'apprentissage
00:58:13c'est énorme
00:58:14et ce problème
00:58:16de la compréhension
00:58:17de l'écrit
00:58:18il va irradier
00:58:19si vous voulez
00:58:20toutes les matières
00:58:21c'est-à-dire
00:58:21quand on comprend pas bien
00:58:23quand on lit pas bien
00:58:24on lit pas bien
00:58:24un énoncé
00:58:25non plus en maths
00:58:26et puis ça veut dire
00:58:28que forcément
00:58:29dans le monde
00:58:29qui nous attend
00:58:30c'est vraiment
00:58:31un problème
00:58:32alors le ministre
00:58:33de l'éducation
00:58:33a réagi
00:58:34il a concédé
00:58:35que cette nouvelle baisse
00:58:36n'était pas une surprise
00:58:37il souligne quand même
00:58:39qu'elle s'inscrit
00:58:40dans une baisse généralisée
00:58:41ça il faut quand même aussi
00:58:42le noter
00:58:42à part quelques exceptions
00:58:44tous les pays
00:58:44quand même baissent
00:58:45donc il y a un mouvement
00:58:46qui pourrait être dû aux écrans
00:58:48on sait pas
00:58:49tout à fait
00:58:49on arrive pas forcément
00:58:50à le prouver
00:58:51et il concerne aussi
00:58:52qu'on aurait dû
00:58:53s'intéresser
00:58:54bien plus tôt
00:58:55à la situation
00:58:56du collège
00:58:56il faut se rappeler
00:58:57qu'en 2017
00:58:58Emmanuel Macron
00:58:59avait voulu réformer quoi
00:59:00d'abord
00:59:00le lycée
00:59:01et on a donné
00:59:02beaucoup de moyens
00:59:03au lycée
00:59:03pour faire passer
00:59:04une réforme
00:59:05ensuite on a réformé
00:59:05les primaires
00:59:06c'était une bonne idée
00:59:07mais le collège
00:59:07a été un grand oublié
00:59:08Eric Charbonnier
00:59:09de l'OCDE
00:59:10est avec nous
00:59:10expert éducation
00:59:12donc ce classement
00:59:13PISA évidemment
00:59:14vous en connaissez
00:59:15chaque ligne
00:59:17est-ce que
00:59:17ce que nous dit
00:59:18Véronique Févre
00:59:19à l'instant
00:59:19permet de se rassurer
00:59:20un petit peu
00:59:21c'est-à-dire que
00:59:21oui on est nul
00:59:22mais le décrochage
00:59:23il est global
00:59:24ou pas ?
00:59:25Oui on n'est pas tout seul
00:59:27la Suède
00:59:28la Finlande
00:59:28la Norvège
00:59:29les Pays-Bas
00:59:30tout le monde baisse
00:59:31sauf le Royaume-Uni
00:59:32qui lui
00:59:33arrive à améliorer
00:59:34sa performance
00:59:35donc on ne doit pas
00:59:36se féliciter
00:59:37de baisser
00:59:38parce que les autres
00:59:39ont baissé
00:59:39certains pays
00:59:40ont réussi à s'améliorer
00:59:42mais ce qui a changé
00:59:43aussi c'est le comportement
00:59:44des élèves au test
00:59:45on a l'impression
00:59:46en France
00:59:46comme dans beaucoup de pays
00:59:47il y a beaucoup moins
00:59:48d'efforts
00:59:49qui sont faits au test
00:59:50il y a beaucoup plus
00:59:51de difficultés
00:59:52pour les élèves
00:59:52quand les énoncés
00:59:54des questions sont longues
00:59:55quand ça demande
00:59:55d'évaluer
00:59:56de réfléchir
00:59:57on a vu aussi
00:59:58qu'ils répondaient
00:59:58trop rapidement
00:59:59souvent
00:59:59on a beaucoup plus
01:00:00d'élèves aujourd'hui
01:00:01qui ne prennent pas
01:00:02le temps de tout lire
01:00:03qui donnent la réponse
01:00:03et qui donnent
01:00:04une réponse fausse
01:00:05donc est-ce que c'est
01:00:06les écrans
01:00:07est-ce que c'est
01:00:08le plaisir de la lecture
01:00:10qui a baissé
01:00:11ce qu'on avait déjà
01:00:12pu dire en 2018
01:00:13on est en train
01:00:14de travailler
01:00:15sur les hypothèses
01:00:15mais vraisemblablement
01:00:17il y a un intérêt
01:00:18vraiment moindre
01:00:19pour tout ce qui touche
01:00:20à la lecture
01:00:20et qui impacte
01:00:21la performance
01:00:22des élèves
01:00:23alors sauf erreur
01:00:24je parle sur votre contour
01:00:25mais il y a quelques années
01:00:25le Royaume-Uni
01:00:26a mis le paquet
01:00:26sur les cours d'anglais
01:00:27comme nous on aurait pu
01:00:29mettre peut-être
01:00:29le paquet sur les cours
01:00:30de français
01:00:30est-ce que c'est ça
01:00:31qui permet au Royaume-Uni
01:00:33de s'en sortir
01:00:33mieux que les autres ?
01:00:34Ils ont mis le paquet
01:00:35et surtout une cohérence
01:00:36des politiques éducatives
01:00:37ils ont investi
01:00:39dans les zones prioritaires
01:00:40sur la formation
01:00:41des enseignants
01:00:43on a des moments dédiés
01:00:445 jours
01:00:45de formation professionnelle
01:00:47pour les enseignants
01:00:48tous ensemble
01:00:49dans leur école
01:00:49pour travailler
01:00:51sur les points
01:00:51qui vont permettre
01:00:52d'améliorer
01:00:53le fonctionnement
01:00:54des écoles
01:00:54on a une autonomie
01:00:55qui est beaucoup plus forte
01:00:56dans les établissements
01:00:57les établissements
01:00:58sont en charge
01:00:59de mettre une politique
01:01:00d'évaluer les élèves
01:01:01c'est le mot qui fache
01:01:01en France l'autonomie
01:01:02mais oui
01:01:03mais on en a besoin
01:01:04aujourd'hui
01:01:05il y a des écoles
01:01:06qui s'en sortent bien
01:01:07en France
01:01:07on le sait
01:01:08mais finalement
01:01:09on ne les valorise pas
01:01:10on ne les encourage pas
01:01:12à partager les bonnes pratiques
01:01:13on n'a pas un débat
01:01:15pédagogique en France
01:01:15on a un débat
01:01:16sur la quantité d'éducation
01:01:18et pas sur la qualité
01:01:19d'éducation
01:01:20c'est ce qu'il faut
01:01:20absolument changer
01:01:21Réaxio-Villette-Spilboux
01:01:23Oui
01:01:23alors il faut regarder
01:01:24les résultats
01:01:25avec lucidité
01:01:26c'est des résultats
01:01:28qui montrent
01:01:29un effondrement
01:01:30Il n'a pas été
01:01:30ministre de l'éducation nationale
01:01:31Gabriel Attal ?
01:01:32Se poser la question
01:01:33moi je crois
01:01:34qu'une partie
01:01:34de ces résultats
01:01:36est beaucoup liée
01:01:37à l'instabilité politique
01:01:39six ministres
01:01:40de l'éducation
01:01:41six ministres
01:01:42de l'éducation
01:01:43en deux ans
01:01:43effectivement
01:01:43vous l'avez rappelé
01:01:44Gabriel Attal
01:01:45qui est aujourd'hui candidat
01:01:45à l'élection présidentielle
01:01:47a été ministre
01:01:48de l'éducation
01:01:49quelques mois
01:01:49et c'est justement
01:01:51au moment des résultats
01:01:52PISA de 2023
01:01:53qu'il a lancé
01:01:54le choc des savoirs
01:01:55et juste après
01:01:55ces réformes
01:01:56ont été détricotées
01:01:58c'était quoi ?
01:01:58C'était l'importance
01:02:00remise sur le niveau collège
01:02:02et c'est le projet
01:02:03que nous portons
01:02:04d'avoir un nouveau collège
01:02:05avec des groupes de niveau
01:02:06avec un certificat d'études
01:02:08en sortant du primaire
01:02:09qui fasse en sorte
01:02:09qu'il n'y ait plus d'élèves
01:02:11qui rentrent au collège
01:02:11sans savoir lire
01:02:12écrire compter
01:02:13et un brevet obligatoire
01:02:14avant le lycée
01:02:16et puis
01:02:16je crois que les résultats
01:02:19qu'on voit là
01:02:19aubert gravement
01:02:20l'avenir de la nation
01:02:21parce que ces jeunes
01:02:22qui sont au collège
01:02:22aujourd'hui seront demain
01:02:24ceux qui devront porter
01:02:25la nation à bout de bras
01:02:26c'est inquiétant
01:02:27mais c'est le résultat
01:02:27finalement dans l'école
01:02:28de tous les maux
01:02:29de notre société
01:02:30pas assez d'argent
01:02:31donc pas assez de profs
01:02:33et on voit des classes
01:02:34qui ferment
01:02:34une forme de laxisme généralisé
01:02:36je vous rappelle
01:02:36que pendant longtemps
01:02:37il ne fallait plus noter
01:02:38les élèves
01:02:38parce que ça aurait été
01:02:39discriminer les moins bons élèves
01:02:41ça a été aussi
01:02:42l'arrivée à l'école
01:02:43d'enseignement
01:02:44d'autres choses
01:02:45que les fondamentaux
01:02:47certaines théories
01:02:48par exemple
01:02:48et un peu d'idéologie
01:02:49je pense qu'il faut retourner
01:02:50sur la base
01:02:50back to basics
01:02:51comme on dit au Royaume-Uni
01:02:53et la lecture en maternelle
01:02:54et la lecture en maternelle
01:02:55remonter les élèves
01:02:56ramener l'autorité dans la classe
01:02:58et ne pas convoquer
01:03:00le professeur
01:03:00qui a mal noté un élève
01:03:01je pense qu'il faut
01:03:02remettre tout ça dans l'ordre
01:03:03malheureusement
01:03:03l'école est le creuset
01:03:04de tous les maux
01:03:05de la société
01:03:05et pour que enfin
01:03:07la tendance s'inverse
01:03:07parce qu'on a l'impression
01:03:08de se répéter année après année
01:03:10sur ce classement au PISA
01:03:11évidemment c'est pas nouveau
01:03:12et on pensait
01:03:13qu'on avait peut-être réussi
01:03:14à inverser la tendance
01:03:15mais vous nous avez expliqué
01:03:17Éric Charbonnier
01:03:18et Véronique Fèvre
01:03:18que hélas
01:03:19les choses vont
01:03:20de mal en pi
01:03:22voilà je retiens
01:03:23ce que vous nous dites
01:03:24bah oui on est de plus en plus nus
01:03:25allez on se prend en main
01:03:26et on va améliorer les choses
01:03:27on espère que la campagne présidentielle
01:03:29bonne lecture à tous
01:03:30exactement
01:03:30lecture de la presse
01:03:31notamment bien sûr
01:03:32dans quelques instants
01:03:33nous irons en Ukraine
01:03:34frapper durement
01:03:35cette nuit
01:03:36par la Russie
01:03:37à tout de suite
01:03:39Vladimir Poutine
01:03:40demande à rencontrer
01:03:41Donald Trump
01:03:42pour évoquer
01:03:43la défense
01:03:44anti-aérienne
01:03:45il faut dire que Kiev
01:03:45a été à nouveau frappé
01:03:47et nous irons en direct
01:03:48sur place
01:03:49dans quelques instants
01:03:49avec notre équipe
01:03:51ce sera juste après
01:03:52le rappel
01:03:53de l'ensemble
01:03:53de l'actualité
01:03:54de ce mardi matin
01:03:55avec vous
01:03:56Sonia Carnero
01:03:56commençons par
01:03:57Cagnes-sur-Mer
01:03:58où le musée Renoir
01:03:59a été cambriolé
01:03:59deux voleurs
01:04:00se sont introduits
01:04:01dans le musée
01:04:02la nuit dernière
01:04:03quatre tableaux
01:04:04ont été dérobés
01:04:06le butin est estimé
01:04:07entre 8 et 10 millions d'euros
01:04:08Benoît Ruiz
01:04:08vous êtes sur place
01:04:09et on n'en sait plus
01:04:10sur les circonstances
01:04:11de ce cambriolage
01:04:15Exactement
01:04:15les voleurs
01:04:16ont tenté
01:04:16de dérober
01:04:17quatre tableaux
01:04:18mais ils en ont laissé
01:04:19tomber deux
01:04:20dans le jardin
01:04:21sûrement
01:04:22sous le coup
01:04:22de la panique
01:04:23avec l'intervention
01:04:24notamment des policiers
01:04:25qui sont arrivés
01:04:26dans les cinq minutes
01:04:27peu avant six heures
01:04:29et qui ont dérangé
01:04:30les voleurs
01:04:31on va vous montrer
01:04:31par où ils sont passés
01:04:32ces voleurs
01:04:33c'est par ce trou
01:04:35découpé dans le grillage
01:04:36dans les jardins
01:04:37du musée Renoir
01:04:38ce musée
01:04:39qui est l'ancienne
01:04:40bâtisse
01:04:41du peintre
01:04:42et donc on voit
01:04:42la rue Balise
01:04:43et bien ils sont passés
01:04:44par là
01:04:44ils étaient casqués
01:04:46gantés
01:04:46ils étaient préparés
01:04:48ils avaient du matériel
01:04:48ce qui fait dire
01:04:49au maire de la ville
01:04:50Brian Masson
01:04:51que ça pourrait
01:04:52effectivement être une commande
01:04:53je vous propose de l'écouter
01:04:54au micro de Christopher Lhomme
01:04:56c'est du Renoir
01:04:57ça a une valeur
01:04:59inestimable
01:04:59ça ne se vend pas
01:05:00comme ça
01:05:01ça ne se revend pas
01:05:02comme ça
01:05:02donc il s'agit
01:05:03vraisemblablement
01:05:04mais c'est les enquêteurs
01:05:05qui le diront
01:05:05d'une commande
01:05:06et donc forcément
01:05:08vu l'équipement
01:05:09et vu l'acharnement
01:05:11l'acharnement
01:05:12des cambrioleurs
01:05:13contre les oeuvres d'art
01:05:14avec le minimum
01:05:15de respect
01:05:16voire le manque
01:05:17de respect total
01:05:18c'est dire
01:05:18qu'ils avaient
01:05:19un objectif
01:05:20bien ficelé
01:05:21et bien fixé
01:05:21dans leur tête
01:05:23à l'heure actuelle
01:05:24deux individus
01:05:25sont activement recherchés
01:05:27c'est la police judiciaire
01:05:28de Nice
01:05:28qui est chargée
01:05:29de l'enquête
01:05:31merci beaucoup
01:05:31Benoît
01:05:32l'affaire Liana
01:05:33maintenant
01:05:33avec de nouvelles révélations
01:05:34ce matin Sonia
01:05:35l'enquête avance
01:05:36et un syndrome d'asphyxie
01:05:37a été mis en évidence
01:05:38par les expertises
01:05:40pour expliquer son décès
01:05:41et ses conclusions
01:05:42concordent
01:05:43avec les éléments
01:05:43de l'enquête
01:05:44qui avaient démontré
01:05:45que la fillette
01:05:46de 11 ans
01:05:46avait été baillonnée
01:05:47avec du scotch
01:05:48son corps
01:05:48avait été retrouvé
01:05:49le 4 juin dernier
01:05:50dans un ancien silo agricole
01:05:52à Pugasquier
01:05:53dans le Gers
01:05:53un grand mouvement
01:05:54de grève
01:05:55lancé aujourd'hui
01:05:56par les pompiers
01:05:57et pour au moins
01:05:586 semaines
01:05:59ils demandent davantage
01:06:00de moyens matériels
01:06:01et financiers
01:06:02un recrutement massif
01:06:03de sapeurs-pompiers
01:06:04professionnels
01:06:05mais également
01:06:06la protection
01:06:07de leur santé
01:06:07après un été
01:06:08particulièrement éprouvant
01:06:10ils souhaitent capitaliser
01:06:11sur cette attention
01:06:12pour se faire entendre
01:06:14ils organisent d'ailleurs
01:06:14une grande mobilisation
01:06:16à Paris
01:06:17le 29 septembre prochain
01:06:19écoutez ce pompier
01:06:20sur leurs revendications
01:06:22notre service public
01:06:23est un petit peu
01:06:25on dirait que c'est un petit peu
01:06:26un bateau qui prend l'eau
01:06:26depuis quelques années
01:06:28on met des brèches
01:06:29un petit peu
01:06:29on essaie de colmater
01:06:30les brèches
01:06:30mais finalement
01:06:32ça ne suffit pas
01:06:34je pense que notre service public
01:06:35il marche bien
01:06:369 mois sur 12
01:06:37grosso modo
01:06:37mais dès qu'effectivement
01:06:38arrive l'enchaînement
01:06:39des événements climatiques
01:06:41on a un système
01:06:42qui est un petit peu
01:06:43dans la difficulté
01:06:44et puis il ne faut pas oublier
01:06:45que malgré tout
01:06:45il y a les événements climatiques
01:06:47mais il y a le commun
01:06:47qu'on doit assurer
01:06:48donc il est difficile
01:06:49de pouvoir garantir
01:06:50à l'ensemble de la population
01:06:51des secours
01:06:52des secours de qualité
01:06:54malgré effectivement
01:06:55ces événements
01:06:56qui vont être de plus en plus
01:06:57de plus en plus fréquents
01:06:58donc effectivement
01:06:58il nous faut
01:06:59des moyens supplémentaires
01:07:00Voilà pour l'actualité nationale
01:07:02mais il y a aussi
01:07:03l'actualité internationale
01:07:04Merci beaucoup Sonia
01:07:05avec l'Ukraine
01:07:06et les frappes
01:07:07qui ont repris sur Kiev
01:07:09après trois jours
01:07:10de trêve
01:07:11Regardez cette image
01:07:13saisissante
01:07:13tournée par Juan Palencio
01:07:15avec Jérémy Per
01:07:17sur place de
01:07:18Palencia
01:07:19pardon
01:07:19de cette jeune fille
01:07:21qui joue sur cette balançoire
01:07:23alors qu'il y a encore
01:07:24les fumées derrière elle
01:07:26et les bâtiments détruits
01:07:27par les bombes
01:07:28tombées quelques heures plus tôt
01:07:29Cette image c'est donc vous
01:07:31Jérémy Per
01:07:31avec Juan Palencia
01:07:32qui l'avait filmé tout à l'heure
01:07:34sur les lieux de cette frappe
01:07:35où vous vous trouvez
01:07:36on rappelle le bilan
01:07:37provisoire
01:07:38deux morts, sept blessés
01:07:42Oui et bien surtout
01:07:43il y a eu des frappes cette nuit
01:07:44mais il y en a eu encore
01:07:45ce matin
01:07:45il y a eu une alerte
01:07:47pour prévenir
01:07:48d'attaques de missiles
01:07:49et de drones
01:07:49on a entendu ici
01:07:50la défense antiaérienne
01:07:51il y a eu une interception
01:07:52dans le ciel
01:07:53juste ici
01:07:53il y a quelques minutes
01:07:55la capitale ukrainienne
01:07:56qui est donc encore en train
01:07:57d'être attaquée
01:07:58par les Russes
01:07:59et cette nuit
01:07:59les dégâts sont considérables
01:08:01ont été considérables
01:08:02notamment ici
01:08:02dans ce bâtiment
01:08:03qu'on vous montre depuis ce matin
01:08:04qui est toujours en proie aux flammes
01:08:06les pompiers
01:08:06qui essayent de l'éteindre
01:08:08depuis cette nuit
01:08:08parce que plusieurs missiles
01:08:09ont frappé ce bâtiment
01:08:11l'ont éventré
01:08:12et il est totalement détruit
01:08:14les voitures ont volé aussi
01:08:15ici
01:08:16elles sont totalement détruites
01:08:17beaucoup de jets de projectiles
01:08:18et surtout de l'autre côté
01:08:19c'est un quartier résidentiel
01:08:20à l'est de Kiev
01:08:21toutes les fenêtres
01:08:22ont été soufflées
01:08:23de plusieurs bâtiments
01:08:24sur toute la rue
01:08:25et vous le voyez
01:08:26ils sont en train de compter
01:08:29de regarder les dégâts
01:08:30dans ce bâtiment
01:08:31des personnes miraculées
01:08:32comme la petite fille
01:08:33d'ailleurs
01:08:33que vous avez vue
01:08:34sur cette balançoire
01:08:35avec qui nous avons discuté
01:08:36qui s'est réfugiée
01:08:37dans les bras de sa mère
01:08:38nous a-t-elle dit
01:08:39quand elle a entendu
01:08:40ces multiples explosions
01:08:41et elle s'estime
01:08:44évidemment miraculée
01:08:44ce matin
01:08:45une nuit particulièrement compliquée
01:08:46pour les Ukrainiens
01:08:48pour les habitants
01:08:48de la ville de Kiev
01:08:49plus que plusieurs dizaines
01:08:51de missiles balistiques
01:08:52de croisières
01:08:53de drones
01:08:54se sont abattus
01:08:55sur la capitale
01:08:56avec
01:08:57face à cette situation
01:08:59le président Zelensky
01:09:00Jérémy
01:09:01qui demande
01:09:02à rencontrer Donald Trump
01:09:03parce qu'il y a urgence
01:09:05sur la défense antiaérienne
01:09:08oui absolument
01:09:09ça fait suite
01:09:09à la conférence de presse
01:09:10qu'il a donnée
01:09:11avec Steve Wyckoff
01:09:12et Jared Kushner
01:09:13ce week-end
01:09:14il avait de façon ironique
01:09:16dit
01:09:16qu'ils étaient plus efficaces
01:09:17que des missiles patriotes
01:09:19puisque Vladimir Poutine
01:09:20avait interdit
01:09:20les frappes
01:09:21sur la ville de Kiev
01:09:22pendant trois jours
01:09:23elles ont donc repris cette nuit
01:09:24mais effectivement
01:09:24c'est un des enjeux majeurs
01:09:26de cet hiver
01:09:26qui arrive
01:09:27et Vladimir Zelensky
01:09:28l'avait dit
01:09:29dans cette conférence de presse
01:09:30ils ont besoin de patriotes
01:09:31parce que beaucoup de missiles
01:09:33sont tombés
01:09:34et que très peu finalement
01:09:35ont été interceptés
01:09:36cette nuit
01:09:37c'est un des enjeux majeurs
01:09:38pour l'hiver
01:09:39et donc c'est ce qu'il va
01:09:40demander à Donald Trump
01:09:41le 20 septembre
01:09:42des patriotes
01:09:43pour aider les habitants
01:09:45de Kiev
01:09:45à passer cet hiver
01:09:46et surtout à ne plus
01:09:47trop aller
01:09:48dans les abris
01:09:49puisque la situation
01:09:50continue à être très compliquée
01:09:51pour eux
01:09:52la nuit
01:09:52et donc le jour
01:09:53même
01:09:54puisque les attaques
01:09:54se poursuivent ici
01:09:55à Kiev
01:09:55Oui
01:09:56on va voir si
01:09:57le président Zelensky
01:09:59est entendu
01:10:00après cet appel
01:10:02Cyril Amorsky
01:10:02vous qui connaissez bien Kiev
01:10:03je dirais qu'on vienne
01:10:04sur ce que vient
01:10:04nous expliquer Jérémy
01:10:05c'est-à-dire que les pompiers
01:10:06sont en train de travailler
01:10:07pour essayer d'éteindre
01:10:08les incendies
01:10:09mais il nous a montré
01:10:10il y a à nouveau
01:10:11des drones et des missiles
01:10:12qui sont interceptés
01:10:14à quelques centaines
01:10:15de mètres de là
01:10:16c'est dans ces conditions
01:10:17que travaille le pompier
01:10:18avec en permanence
01:10:19la crainte
01:10:20d'une sur-attaque
01:10:21Alors c'est désormais le cas
01:10:22parce que depuis
01:10:23une dizaine de jours
01:10:24la Russie elle attaque
01:10:25la capitale
01:10:25grosso modo
01:10:26toutes les heures
01:10:27toutes les deux heures
01:10:27c'est-à-dire que vous avez
01:10:28en moyenne
01:10:29une dizaine d'alertes par jour
01:10:30on était habitué
01:10:31à avoir des attaques
01:10:32contre la capitale
01:10:33ou contre les villes ukrainiennes
01:10:34notamment pendant la nuit
01:10:35d'ailleurs cette attaque massive
01:10:37contre l'Ukraine
01:10:37a commencé vers minuit 30
01:10:39heure ukrainienne
01:10:40c'est l'heure traditionnelle
01:10:40des attaques
01:10:41mais désormais
01:10:41la Russie est passée
01:10:42à une autre stratégie
01:10:46celle de la capitale
01:10:47et de la région
01:10:47en menant des attaques
01:10:49en permanence
01:10:49pour que les commerces
01:10:50soient fermés
01:10:51et pour qu'il y ait
01:10:51une menace permanente
01:10:53contre les civils
01:10:54contre les sauveteurs
01:10:55et contre les commerces
01:10:56donc c'est pour ça
01:10:56qu'on se retrouve
01:10:57dans ce genre de situation
01:10:58on a parlé d'un bilan
01:10:59qui est quand même lourd
01:11:00deux personnes au moins
01:11:01qui ont été tuées
01:11:01sept autres qui ont été blessées
01:11:03s'il y a toujours
01:11:04des pompiers sur place
01:11:04c'est évidemment
01:11:05pour éteindre les feux
01:11:05mais pour voir
01:11:06s'il y a potentiellement
01:11:07d'autres civils
01:11:08qui sont les décombres
01:11:10et ce qui est intéressant
01:11:11c'est de parler
01:11:11des missiles patriotes
01:11:12on a dit que
01:11:14selon les médias ukrainiens
01:11:15à peu près 25 missiles balistiques
01:11:16ont été lancés
01:11:16sur la capitale
01:11:17ce qui est très important
01:11:18l'armée ukrainienne
01:11:19communique sur deux missiles
01:11:20interceptés
01:11:21c'est-à-dire qu'on est ici
01:11:22à 5% d'interception
01:11:25des missiles
01:11:26pardon
01:11:26un tout petit peu moins
01:11:27de 10% d'interception
01:11:28des missiles
01:11:29ce qui est évidemment
01:11:30catastrophique pour l'Ukraine
01:11:31parce qu'elle n'est pas
01:11:32en capacité de se protéger
01:11:33contre ce type de projectiles
01:11:34vous ajoutez à cela
01:11:35la menace des drones
01:11:36Geren 4 et 5
01:11:37qui vont jusqu'à une vitesse
01:11:38de 600 km heure
01:11:39et bien vous vous retrouvez
01:11:40dans ces situations
01:11:41où aujourd'hui
01:11:41la capitale
01:11:42économiquement parlant
01:11:43et en termes de vie quotidienne
01:11:45est immobilisée
01:11:46même si on a l'impression
01:11:47Patrick
01:11:47que les choses évoluent
01:11:48quand même
01:11:48à l'instant
01:11:49on apprend depuis Kiev
01:11:50que le président Zelensky
01:11:51table sur des discussions
01:11:52Ukraine-Russie-USA
01:11:55dans le courant
01:11:56de ce mois de septembre
01:11:57oui mais avec quelles conditions
01:12:00du côté russe
01:12:00elles n'ont absolument pas changé
01:12:02il y a eu ces mots
01:12:04qui ont été transmis
01:12:07je dirais
01:12:07par la délégation américaine
01:12:08on a eu un débrief
01:12:09en fait hier
01:12:10de l'Elysée
01:12:11puisque la France
01:12:11était représentée
01:12:12par Emmanuel Bones
01:12:13le conseil diplomatique
01:12:14Sherpa
01:12:15d'Emmanuel Macron
01:12:16à Kiev
01:12:17lorsque Jared Kushner
01:12:18et Steve Witkoff
01:12:20sont arrivés
01:12:20et les américains
01:12:21ont dit
01:12:21écoutez
01:12:22la main sur le cœur
01:12:23les russes nous ont dit
01:12:24après le scrutin
01:12:25du 20 septembre
01:12:26nous sommes prêts
01:12:27à reprendre
01:12:28les négociations
01:12:28oui mais
01:12:29les conditions
01:12:30n'ont pas changé
01:12:31c'est à dire
01:12:31la réédition totale
01:12:32de l'Ukraine
01:12:33c'est à dire
01:12:34les causes profondes
01:12:35de cette guerre
01:12:35qui attention
01:12:36on se concentre
01:12:37vraiment sur l'Ukraine
01:12:38mais n'oubliez pas
01:12:38les causes profondes
01:12:39de la guerre
01:12:39c'est aussi la menace
01:12:40de l'OTAN
01:12:42donc la menace
01:12:43vis-à-vis des pays
01:12:44limitrophes
01:12:45de l'Ukraine
01:12:46elle est toujours présente
01:12:48et ça
01:12:48ça ne bougera pas
01:12:49tant qu'il n'y aura pas eu
01:12:51de changements
01:12:52de rapports de force
01:12:52du côté militaire
01:12:54donc les négociations
01:12:55vont reprendre
01:12:56on va se parler
01:12:57sans doute à trois
01:12:58peut-être à quatre
01:12:59parce que
01:13:01après beaucoup d'inquiétudes
01:13:02finalement
01:13:03les européens
01:13:03un peu plus
01:13:04qu'un strapontin
01:13:05ils se sont assis
01:13:06à côté des américains
01:13:07mais rien n'a changé
01:13:08pour l'instant
01:13:09du côté russe
01:13:09il gagne du temps
01:13:12Miralola Garay
01:13:12Vladimir Poutine
01:13:13quand il semble
01:13:15faire des avancées
01:13:18peut-être quand on prend
01:13:19un peu de recul
01:13:19sur l'événement
01:13:20comme beaucoup d'entre nous
01:13:22ont pu le faire
01:13:23on s'aperçoit
01:13:23que les choses
01:13:24ne se sont pas améliorées
01:13:25que sur le front
01:13:26sur tous les fronts
01:13:27d'ailleurs
01:13:27mais sur le front
01:13:28d'Ukraine en particulier
01:13:29et que la situation
01:13:31devient de plus en plus
01:13:32dramatique
01:13:33est difficile
01:13:35la détermination
01:13:36de Poutine
01:13:36ne fait absolument
01:13:37aucun doute
01:13:38la façon dont il
01:13:40enrobe de fumée
01:13:41toute conversation
01:13:43avec Witkoff
01:13:43extrêmement déférent
01:13:45qui met la main
01:13:45sur le cœur
01:13:46quand il y parle
01:13:47et un Jared Kouchner
01:13:48un peu verrouillé
01:13:51ensuite quand on voit
01:13:52l'amitié
01:13:53avec laquelle Zelensky
01:13:55les reçoit
01:13:55tout ça
01:13:56c'est du faux semblant
01:13:57tout ça
01:13:58est assez ignoble
01:13:58et tout ça
01:14:00ne va pas dans le bon sens
01:14:01donc ce que l'on peut dire
01:14:02c'est que
01:14:03lorsque les Russes
01:14:04par exemple
01:14:05suspendent leurs attaques
01:14:07pendant la visite
01:14:08de Witkoff et Kouchner
01:14:10en fait
01:14:11ils stockent des missiles
01:14:12qu'ils vont délivrer
01:14:12à encore plus nombreux
01:14:13dans les jours qui suivent
01:14:14donc la population ukrainienne
01:14:16me semble être soumise
01:14:17à un régime
01:14:20extraordinairement difficile
01:14:21on peut se demander
01:14:23jusqu'où
01:14:23ils pourront résister
01:14:25et c'est là
01:14:25qu'effectivement
01:14:26la présence de Cyril
01:14:27Ambrouski
01:14:27en Ukraine
01:14:28est extrêmement importante
01:14:29parce qu'il peut nous rapporter
01:14:30un peu
01:14:31l'état
01:14:31de la situation
01:14:33alors que l'Ukraine
01:14:34elle-même
01:14:34est en proie
01:14:35à des convulsions
01:14:36internes
01:14:37importantes
01:14:37c'est le problème
01:14:39d'ancien ministre
01:14:40de la Défense
01:14:40Fedorov
01:14:41qui a voulu jouer
01:14:42une carte politique
01:14:43les problèmes
01:14:44de corruption
01:14:44qui paraissent
01:14:46extrêmement importants
01:14:46et pour lesquels
01:14:47les opinions publiques
01:14:48et occidentales
01:14:49sont extrêmement sensibles
01:14:50les problèmes
01:14:51de fourniture
01:14:52de patriotes
01:14:52Zelensky veut voir
01:14:53toujours Trump
01:14:54pour lui demander
01:14:55des missiles
01:14:56la Grande-Bretagne
01:14:57manifestement
01:14:57vient de décider
01:14:58de lui fournir
01:14:59quelques missiles patriotes
01:15:00d'après ce que j'ai
01:15:01pu comprendre
01:15:01et l'Espagne
01:15:02avait décidé
01:15:03d'en fournir aussi
01:15:04simplement
01:15:05l'Espagne
01:15:05pourra-t-elle
01:15:06se refournir
01:15:07auprès des Américains
01:15:08en missiles patriotes
01:15:09étant donné
01:15:10la difficulté
01:15:10politique
01:15:12qu'il y a
01:15:12entre Trump
01:15:13et le Premier ministre
01:15:15espagnol
01:15:15tout ça fait
01:15:16que la situation
01:15:17me paraît
01:15:17s'être dégradée
01:15:18nettement
01:15:19avec d'un côté
01:15:20une conviction
01:15:22inébranlable
01:15:22de Poutine
01:15:23et puis Trump
01:15:25je n'en dirai
01:15:25pas davantage
01:15:26Pourtant
01:15:27Cyril Amorski
01:15:27les Ukrainiens
01:15:28font mal aussi
01:15:29aux Russes
01:15:30avec ses frappes
01:15:31sur les rafineries
01:15:32ses frappes
01:15:32sur les entrepôts
01:15:33et les tas de régions
01:15:34on n'a plus le droit
01:15:35de prendre sa voiture
01:15:36personnelle
01:15:37en Russie
01:15:38c'est compliqué
01:15:38c'est compliqué
01:15:39parce qu'on voit
01:15:40que désormais
01:15:40les Ukrainiens
01:15:41envoient des centaines
01:15:42de drones
01:15:42en direction de la Russie
01:15:43tous les soirs
01:15:44alors évidemment
01:15:45à l'exception
01:15:45de cette période
01:15:46de cessez-le-feu
01:15:46que l'Ukraine
01:15:47d'ailleurs a respecté
01:15:48et la Russie
01:15:49non
01:15:49parce que la Russie
01:15:49s'était engagée
01:15:50à respecter un cessez-le-feu
01:15:51jusqu'à minuit
01:15:52hier
01:15:52ils ne l'ont pas fait
01:15:53ils ont attaqué
01:15:53la capitale
01:15:54et la région
01:15:55bien avant
01:15:55ça c'est une première chose
01:15:56deuxième chose
01:15:57on voit que les Ukrainiens
01:15:58aujourd'hui
01:15:58ils sont dans une stratégie
01:15:59de mise en pression
01:16:00de la Russie
01:16:01ils comprennent
01:16:02que sur le terrain
01:16:02ni les Russes
01:16:03ni les Ukrainiens
01:16:04n'ont un véritable avantage
01:16:05à cause de la guerre
01:16:06des drones
01:16:06avec les petits drones
01:16:07kamikaz
01:16:08qui désormais
01:16:09ont créé une killzone
01:16:10de 15, 20
01:16:11parfois même 25 km
01:16:12sur le front même
01:16:13donc désormais
01:16:14la stratégie ukrainienne
01:16:15c'est de dire
01:16:15on va mettre la pression
01:16:16sur les Russes
01:16:16que ce soit sur l'Etat
01:16:17sur l'économie
01:16:18mais aussi la population civile
01:16:20pour qu'elle puisse s'interroger
01:16:21et bien en menant des frappes
01:16:22en Russie
01:16:22donc c'est ce qu'on a vu
01:16:23contre des bases militaires
01:16:24évidemment
01:16:24contre des raffineries
01:16:26contre des entreprises
01:16:27des géants de l'e-commerce
01:16:28dont on a beaucoup parlé
01:16:29sur cette antenne
01:16:30où elle bérise
01:16:31Ozone et d'autres entreprises
01:16:32et le but aujourd'hui
01:16:33c'est vraiment le discours
01:16:34de l'Ukraine
01:16:34c'est de dire
01:16:35écoutez
01:16:35on est prêt à négocier
01:16:36on vous a dit
01:16:37depuis la fin de 2024
01:16:38qu'on est prêt à négocier
01:16:39on met un terme au combat
01:16:41sur la ligne de front
01:16:41et on part sur cette base
01:16:43donc le message ukrainien
01:16:45il est clair
01:16:46le gel de la ligne de front
01:16:47ou rien
01:16:48alors que la Russie
01:16:49ne veut pas d'un gel
01:16:50de la ligne de front
01:16:50on se souvient
01:16:51de Anchorage
01:16:53quand le président russe
01:16:54s'est rendu en Alaska
01:16:55et a dit que
01:16:56pour nous
01:16:57il est hors de question
01:16:58qu'on parle de cessez-le-feu
01:16:59le président américain
01:17:00l'avait soutenu à l'époque
01:17:01d'ailleurs sur ce sujet
01:17:02alors qu'il avait dit
01:17:03qu'un cessez-le-feu
01:17:04serait très important
01:17:05aujourd'hui on est dans
01:17:06une impasse
01:17:06parce que les Russes
01:17:07ne veulent pas de cela
01:17:08ils ne veulent pas trouver
01:17:09un juste milieu
01:17:10et les Ukrainiens disent
01:17:11écoutez
01:17:12si vous n'êtes pas d'accord
01:17:13on va continuer
01:17:13à vous mettre à la pression
01:17:14et toute dernière chose
01:17:15les Ukrainiens vont bientôt
01:17:16avoir des missiles balistiques
01:17:17de leur propre fabrication
01:17:18ça va mettre une pression
01:17:20supplémentaire
01:17:20et l'hiver va être compliqué
01:17:22pour les Ukrainiens
01:17:22mais il va l'être aussi
01:17:23pour la première fois
01:17:24pour les Russes à mon avis
01:17:25l'Ukraine qui a son corps
01:17:26défendant évidemment
01:17:27devient un immense champ
01:17:29d'expérimentation
01:17:31des nouveaux types
01:17:33d'armes de guerre
01:17:34et Patrick Sos
01:17:35l'ONU
01:17:36il y a quelques jours
01:17:37maintenant
01:17:37s'est alarmé
01:17:38de l'utilisation
01:17:41manifestement
01:17:42de la part de la Russie
01:17:42de ce qu'on appelle
01:17:44un drone autonome
01:17:46alors dit comme ça
01:17:47on ne comprend pas trop
01:17:47parce que les drones
01:17:48par définition
01:17:49ils sont autonomes
01:17:50parce que en fait
01:17:50celui-là
01:17:51c'est un drone autonome
01:17:52qui choisit ses cibles
01:17:54un drone tueur
01:17:55en fait une expression
01:17:56voilà
01:17:56on est rentré
01:17:57dans l'ère
01:17:58des robots tueurs
01:17:58totalement
01:17:59qu'ils soient au sol
01:18:01ou dans les airs
01:18:02c'est-à-dire que
01:18:02je vais prendre un exemple
01:18:04on parlait de frappes russes
01:18:06notamment sur
01:18:06les stations-service
01:18:07ukrainiennes
01:18:08et bien
01:18:09avant de faire décoller
01:18:10votre drone
01:18:10depuis le territoire russe
01:18:12vous entrez dans l'ordinateur
01:18:13il faut essayer
01:18:15d'aller
01:18:15sur telle station-service
01:18:17et
01:18:18je te demande
01:18:19toi
01:18:20un robot tueur
01:18:21d'aller
01:18:21vraiment
01:18:22exploser
01:18:23sur une citerne
01:18:24la citerne
01:18:25le réservoir
01:18:25je dirais
01:18:26de la station-service
01:18:27et après
01:18:28il s'en va tout seul
01:18:29il décide tout seul
01:18:30là
01:18:31je parle d'un réservoir
01:18:32par l'intelligence artificielle
01:18:33par l'intelligence artificielle
01:18:34mais
01:18:35ça peut être un réservoir
01:18:36mais ça peut être aussi
01:18:37trouve-moi
01:18:38un rassemblement de civils
01:18:40et
01:18:41tu fais le plus
01:18:42de dégâts possible
01:18:42on rentre dans
01:18:44quelque chose
01:18:44qui peut nous échapper
01:18:45sauf si
01:18:46il y a une réglementation
01:18:48internationale
01:18:49mais là encore
01:18:49on touche à la limite
01:18:50vous parlez d'un vote
01:18:51à l'ONU
01:18:52samedi
01:18:53128 membres
01:18:54c'est énorme
01:18:55oui mais
01:18:55il faut plutôt voir
01:18:57maintenant
01:18:57depuis quelques années
01:18:58qui ne signe pas
01:18:59tous ces nouveaux traités
01:19:00ces nouveaux accords
01:19:01évidemment
01:19:02les Etats-Unis
01:19:03la Russie
01:19:04Israël
01:19:05qui a beaucoup utilisé
01:19:06l'intelligence artificielle
01:19:08pour ses bombardements
01:19:08sur la bande
01:19:09de Gaza
01:19:10avec parfois
01:19:11ah oups
01:19:12c'était l'intelligence artificielle
01:19:13et d'autres fois
01:19:14oui on a vraiment réussi
01:19:15à neutraliser
01:19:16des dirigeants
01:19:17du Hamas
01:19:17avec notamment
01:19:18des drones snipers
01:19:19oui oui oui
01:19:20mais en fait
01:19:21tout est possible
01:19:22c'est pour ça
01:19:22que je vous parle
01:19:23de robots tueurs
01:19:24parfois on est dans
01:19:25quelque chose
01:19:26d'assez valorisant
01:19:27parce que ça reste
01:19:27sur le terrain
01:19:28strictement militaire
01:19:29on vous a expliqué
01:19:30ces batailles
01:19:31qui se déroulent désormais
01:19:32sur le front
01:19:33sur la ligne de front
01:19:34à l'est de l'Ukraine
01:19:36où vous pouvez avoir
01:19:3710 soldats ukrainiens
01:19:39et une centaine de drones
01:19:41qui font reculer
01:19:42un bataillon entier
01:19:43de Russes
01:19:44là on reste
01:19:44dans le régime
01:19:45de la guerre
01:19:45mais désormais
01:19:46tous les coups sont permis
01:19:48et pour être tout à fait
01:19:49transparent
01:19:49dans les rapports
01:19:51de l'organisme
01:19:52des droits de l'homme
01:19:52à Genève
01:19:53à l'ONU
01:19:55on a quand même
01:19:56expliqué
01:19:56qu'on avait bien vu
01:19:57que les ukrainiens
01:19:58tentaient des expérimentations
01:19:59aussi sur le terrain
01:20:00parce que
01:20:02voilà
01:20:02on se retrouve
01:20:03dans cette ère
01:20:04des robots tueurs
01:20:05et que tous les coups
01:20:06sont permis
01:20:06pour pouvoir gagner
01:20:07la guerre
01:20:07on parle de choses concrètes
01:20:08parce que la Russie
01:20:09on le sait grâce
01:20:09au New York Times
01:20:10a utilisé ce type de drone
01:20:11dans la région de Zaporizh
01:20:12au mois de juillet
01:20:12avec soit 3 morts
01:20:14soit 1 mort
01:20:15le New York Times
01:20:15dit 3 morts
01:20:16le Guardian dit 1 mort
01:20:17on ne sait pas trop
01:20:18le militaire que vous êtes
01:20:19on l'imagine
01:20:20Amiral Lagaray
01:20:21doit regarder ça
01:20:22avec vertige
01:20:25avec angoisse
01:20:26on est en train
01:20:26de basculer
01:20:27dans une nouvelle ère
01:20:29qui est assez terrifiante
01:20:30il y a basculé
01:20:31c'est terrifiant
01:20:32parce que
01:20:32comme l'a souligné
01:20:33M. Sos
01:20:34il peut y avoir
01:20:34peut-être des digues
01:20:36comme la régulation
01:20:37par exemple
01:20:38la régulation ne marche pas
01:20:41toutes les conventions
01:20:43anti-mines
01:20:43sont joyeusement
01:20:45foulées au pied
01:20:46par n'importe quel agresseur
01:20:47surtout du type de la Russie
01:20:48donc si vous voulez
01:20:49le problème qui se pose
01:20:51c'est que
01:20:52la décision humaine
01:20:53sort de la boucle
01:20:54c'est-à-dire que
01:20:55jusqu'à présent
01:20:56les robots
01:20:57étaient téléopérés
01:20:59ils n'étaient pas indépendants
01:21:01même si on les voyait
01:21:02tout seul
01:21:02tout nu
01:21:03dans le ciel bleu
01:21:04pas du tout
01:21:04il y avait un homme derrière
01:21:05qui les dirigeait
01:21:07et un homme
01:21:07qui appuyait sur un bouton
01:21:08pour tirer
01:21:09à partir de maintenant
01:21:10dans une zone limitée
01:21:11comme vous l'avez très bien souligné
01:21:12une station service
01:21:13ou autre
01:21:14on peut y délimiter
01:21:15une zone géographique
01:21:16dans laquelle
01:21:17il serait libre de tuer
01:21:18on lui donne
01:21:19une liberté de tuer
01:21:22localisée
01:21:23on le lui donne
01:21:24c'est la première fois
01:21:25qu'on la lui donne
01:21:26qui nous dit
01:21:27que cet espace-là
01:21:28ne va pas
01:21:29s'étendre
01:21:30on va
01:21:31comme vous l'avez dit
01:21:32on va dire par exemple
01:21:33on met 125 drones
01:21:34avec chacun
01:21:3510 km²
01:21:36à surveiller
01:21:37ou 1 km²
01:21:37à surveiller
01:21:38et puis on leur dit
01:21:39faites le travail
01:21:40nous on ne fait plus rien
01:21:41et vous avez
01:21:41une gigantesque zone
01:21:43qui échappe
01:21:44au contrôle humain
01:21:45alors le contrôle humain
01:21:46c'est quelque chose
01:21:47qui est tout à fait
01:21:49important
01:21:50pour nous
01:21:50j'allais dire occidentaux
01:21:52je ne sais plus
01:21:52ce que ça veut dire
01:21:53occidentaux
01:21:54je crois qu'il faut quand même
01:21:55un peu moduler
01:21:57et avoir une vision géostratégique
01:21:58un peu différente
01:22:00mais enfin
01:22:01ceci est un autre problème
01:22:02donc
01:22:03il va falloir voir
01:22:04qui va adhérer
01:22:05comme vous l'avez souligné
01:22:07les Etats-Unis
01:22:08n'ont pas signé
01:22:08curieusement
01:22:10mais ils ne signent rien
01:22:10les Etats-Unis
01:22:11vous savez
01:22:12je ne suis pas anti-américain
01:22:14mais ce qu'il faut voir
01:22:15c'est que l'Europe
01:22:16j'espère
01:22:16enfin l'Europe
01:22:17ou certains Européens
01:22:19ou le continent européen
01:22:21si possible
01:22:22va peut-être
01:22:23se rebeller
01:22:24contre cette pression
01:22:26de Poutine
01:22:26ce lâchage
01:22:27à la fois
01:22:30politique
01:22:31et morale
01:22:32des Américains
01:22:33il y a quand même
01:22:34il y a quand même
01:22:34une défaillance
01:22:35alors des deux côtés
01:22:36côté russe
01:22:37on le savait
01:22:38côté américain
01:22:38c'est une grande surprise
01:22:40il y a une défaillance
01:22:41extraordinaire
01:22:42contre laquelle
01:22:42nous devons nous élever
01:22:43mais contre laquelle
01:22:44nous devons prendre
01:22:45des mesures
01:22:45car nous devons
01:22:47nous défendre
01:22:47nous
01:22:48contre les deux
01:22:49pour conclure là-dessus
01:22:50Cyril Amorsky
01:22:50les Ukrainiens
01:22:51ils ont les moyens
01:22:52de faire face
01:22:53à ce nouveau phénomène
01:22:54cette nouvelle arme
01:22:55ces drones tueurs autonomes
01:22:57ça dépend
01:22:58de quoi on parle
01:22:59exactement
01:22:59si on parle
01:23:00de ces petits drones
01:23:01autonomes
01:23:01en réalité
01:23:02c'est à dire que là
01:23:03ce qui compte
01:23:03c'est surtout
01:23:04la cruauté
01:23:05j'ai envie de dire
01:23:05et le fait
01:23:05que ce soit autonome
01:23:06pour autant
01:23:07en termes d'interception
01:23:08rien ne change
01:23:09la vitesse ne change pas
01:23:11les vecteurs ne changent pas
01:23:12la distance qui est utilisée
01:23:13par ces drones ne change pas
01:23:14donc c'est pas ça
01:23:15qui va avoir un impact
01:23:16particulier sur le front
01:23:17là ce qui est intéressant
01:23:18c'est le mode opératoire
01:23:19plutôt qu'autre chose
01:23:20le véritable danger
01:23:21aujourd'hui pour les Ukrainiens
01:23:22si on parle du moral
01:23:24et si on parle de la situation
01:23:25dans le pays
01:23:25c'est vraiment les frappes
01:23:26désormais contre les civils
01:23:28et contre l'arrière
01:23:29ce qui se passe sur le front
01:23:30c'est compliqué
01:23:30depuis 4 ans et demi
01:23:31et ça restera compliqué
01:23:32mais aucun des deux côtés
01:23:33n'arrive à vraiment avancer
01:23:34quoique les Ukrainiens
01:23:35ont réussi à libérer
01:23:36le saillant de Liman
01:23:37dans le nord
01:23:39de la région de Donetsk
01:23:40on en a très peu parlé
01:23:41dans les médias français
01:23:41mais c'est une avancée
01:23:42très importante
01:23:43on a tendance à commenter
01:23:44à chaque fois
01:23:45quand les Russes prennent
01:23:45un petit village
01:23:46là les Ukrainiens
01:23:47ont libéré plus de 100 km²
01:23:48et c'est très important
01:23:49ce qui compte désormais
01:23:50c'est vraiment ce qui se passe
01:23:51à l'arrière
01:23:51avec cette pression
01:23:52des missiles balistiques
01:23:53et des drones à réaction
01:23:54évidemment
01:23:54et on continue à suivre
01:23:56cette évolution
01:23:56à la fois sur le front
01:23:58et sur l'arrière
01:24:01l'Ukraine également au programme
01:24:02avec Christophe Delay
01:24:04et Roselyne Dubois
01:24:05dans quelques instants
01:24:06sur BFM TV
01:24:07à demain

Recommandations