- il y a 7 semaines
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:11Les deux personnalités d'actualité de ce mercredi, ce sont pour la France Patrick Borrell et pour l'étranger Vladimir
00:00:16Poutine.
00:00:17On vous expliquera tout à l'heure que le ton est en train de monter entre l'Europe et les
00:00:23pays de l'OTAN, et notamment la France, et le dirigeant russe.
00:00:25Vous verrez pourquoi. Et puis sur Patrick Borrell, évidemment, vous l'avez vu il y a quelques heures maintenant, il
00:00:30a donc décidé de renoncer.
00:00:32Il jette l'éponge et depuis, les réactions se multiplient. Il y en a encore de très très nombreux ce
00:00:37matin. On va le voir chez les plaignantes, bien sûr, chez les fans,
00:00:41chez certains de ses amis aussi, certaines plutôt, vous l'entendrez tout à l'heure. Il y a aussi les
00:00:47maires des villes qui ont poussé à cette annulation,
00:00:51qui ne cesse de réagir depuis cette annonce hier soir. Alors il devait notamment se produire dans la région lyonnaise,
00:00:57Patrick Borrell,
00:00:58et c'est là qu'on va retrouver Romain Etuin. Quel est, Romain, dessine le sentiment qui prédomine ? Est
00:01:04-ce que c'est le soulagement ou est-ce que c'est la déception ?
00:01:10Écoutez, cette décision, elle paraît plutôt logique pour les habitants que l'on a pu rencontrer.
00:01:15Regardez juste derrière nous. C'est donc dans cette salle que Patrick Bruel aurait dû se présenter le 19 novembre
00:01:21prochain.
00:01:22Il n'en sera finalement rien, puisque la pression populaire, la vindicte populaire, comme nous l'ont dit,
00:01:27même certains habitants, l'ont fait reculer. On le disait, avec ces plaintes qui se multiplient, les habitants pensent qu
00:01:34'il était mieux d'annuler ce concert. Écoutez-le.
00:01:38Ça m'aurait dérangé, oui. Pourquoi ? Qu'il soit applaudi avec les gamelles qui traînent.
00:01:45Je dis aussi les choses, moi, de toute façon. Il peut chanter et puis il sera jugé. Donc voilà.
00:01:53La présomption d'innocence, pour moi, est importante, mais je pense qu'il aurait dû prendre la décision de lui
00:01:58-même bien avant.
00:02:03Et donc, voilà. Ce message, il a donc été entendu par Patrick Bruel, mais il prévient tout de même sur
00:02:09les réseaux sociaux
00:02:10que cette décision ne signifie en aucun cas qu'il renonce à se défendre.
00:02:15Romain Etuin, en direct de Dessine. On va vous expliquer maintenant les aboutissants de cette décision.
00:02:20On va entendre d'autres réactions tout au long de cette matinée. D'abord, Stephen Bellay.
00:02:23Honnêtement, c'est un peu la mort dans l'âme qu'il a fait cette annonce, Patrick Bruel.
00:02:27Mais on voit avec ses réactions que c'était inéluctable.
00:02:29La situation était devenue absolument intenable pour Patrick Bruel.
00:02:32Il avait tenté un coup de poker avant l'été en annulant ses trois dates parisiennes, sa tournée des festivals.
00:02:37Il s'était dit « je m'achète », trois mois, trois mois où il pensait que la pression pourrait
00:02:42retomber,
00:02:43que la rentrée balayerait cette affaire et qu'il pourrait, le 2 octobre, redémarrer cette tournée à Chartres.
00:02:49Il n'empêche, un nouveau front s'est ouvert, un front plus politique, mêlé toujours aux voix des victimes,
00:02:53aux avocats, aux associations féministes.
00:02:55Patrick Bruel, je pense, était devenu cette fois très conscient du fait que chacun de ses concerts,
00:03:00de ses 35 concerts, aurait été perturbé tant avant le début du concert que pendant les concerts.
00:03:06Il était probablement, quand il parle de conditions qui ne sont plus réunies aussi,
00:03:10dans un état d'esprit singulier.
00:03:12Il faut avoir envie de monter sur une scène, se donner, être dans le partage,
00:03:16interpréter des chansons d'amour alors que la situation est compliquée devant et dedans la salle.
00:03:20Ça n'était pas nécessairement évident pour lui.
00:03:23Et peut-être qu'aussi qu'il a fait un chemin, on l'entrevoit dans le message qu'il a
00:03:26posté hier soir,
00:03:27de réflexion autour de sa famille, de ses proches.
00:03:31Peut-être que, je crois, je parle sous le contrôle de Vincent, qu'il a une obligation de soins psychologiques.
00:03:35Peut-être que cela lui a aussi fait prendre conscience de certaines choses.
00:03:38Ça fait partie des injonctions, effectivement, Vincent ?
00:03:40Oui, c'est l'un des critères du contrôle judiciaire qui lui a été imposé lors de sa mise en
00:03:46examen.
00:03:46Parce qu'effectivement, il y a aussi une donnée quasiment pragmatique, en fait, pour Patrick Bruel.
00:03:51C'est vrai que se projeter dans cette tournée, dans ces dates,
00:03:55en fait, le calendrier qui attend Patrick Bruel aujourd'hui, il est plus artistique.
00:03:59Il est judiciaire.
00:03:59Il est culturel, il est judiciaire parce qu'on le voit, ça a été le feuilleton de l'été,
00:04:03chaque semaine, quasiment une nouvelle plainte, des nouveaux témoignages.
00:04:07Et il va devoir répondre, en tout cas, c'est ce qu'il a dit, sa stratégie de défense maintenant
00:04:10consiste à répondre à la justice, aux juges, sur chacune de ces plaintes.
00:04:14Et ces juges, les quatre juges qui sont chargés d'inscrire ce dossier à Nanterre,
00:04:17ne vont pas manquer de le solliciter, de le convoquer.
00:04:21Et on voit, ça va devenir totalement ingérable de mener de front cette tournée
00:04:25et de front de ces auditions judiciaires, d'où cette annulation aussi.
00:04:28Et on essaie d'aller plus loin sur cette décision en envoyant les différentes conséquences,
00:04:32notamment, Steven, les conséquences financières, parce que vous nous aviez expliqué
00:04:36il y a quelques semaines, ici même sur ce plateau, que Patrick Bruel,
00:04:39il a une particularité dans le milieu, c'est qu'il est son propre producteur.
00:04:42C'est lui qui produit cette tournée.
00:04:44Donc évidemment, quand il prend cette décision d'annuler, c'est pour sa poche.
00:04:47Alors prenons une calculatrice, si on a envie, et calculons un petit peu les frais
00:04:52qui vont être inhérents à cette tournée et qu'il va perdre.
00:04:56J'ai contacté plusieurs producteurs ces dernières heures qui se mettent d'accord environ
00:05:00sur le chiffre d'un million d'euros de pertes sèches pour l'artiste et producteur donc.
00:05:06Il ne récupérera jamais évidemment une partie des frais de location des salles.
00:05:09Quand vous annulez à la dernière minute une réservation dans une salle,
00:05:12la salle vous demande un petit chèque,
00:05:14puisqu'elle ne va pas pouvoir relouer sa salle aussi rapidement.
00:05:17Bien sûr, n'importe qui qui loue une salle pour un chambre d'hôtel,
00:05:21on le sait, il y a des arts.
00:05:22Il y aura inévitablement des frais là.
00:05:24Les frais de communication, de community management, des affichages.
00:05:27Il va devoir rembourser les gens.
00:05:29Il y a des frais de billetterie pour vendre qui sont fixes.
00:05:31Il va falloir aussi des frais de banque pour rembourser.
00:05:33Vous imaginez bien les gens.
00:05:34Les décors qui ont été construits ces derniers mois qui seront inutilisables.
00:05:37Les frais des stylistes, des costumes de scène qui ont été imaginés ces derniers mois.
00:05:40Les frais de création des vidéos et animations qui sont projetés durant les concerts.
00:05:43C'est très important évidemment, ça coûte très cher en amont.
00:05:46Beaucoup de salaires ont déjà été versés évidemment de gens qui travaillent sur la tournée.
00:05:50Les musiciens qui avaient accepté finalement de partir sur cette tournée.
00:05:53Peut-être certains avaient négocié quand même des frais où vous êtes vraiment annulés au dernier moment.
00:05:58Pareil, les musiciens ne peuvent pas retrouver une tournée au dernier moment.
00:06:01Plus largement, le tourbus, les chambres d'hôtel qui avaient pu être réservées également sur cette tournée.
00:06:07Donc là, on est autour du million d'euros.
00:06:08Mais si on calcule plus largement cette somme et cette perte pour l'artiste, on peut chiffrer aussi 10 millions
00:06:15d'euros environ.
00:06:16Puisqu'on était sur un ticket moyen autour de 60 euros, vous multipliez par 150 000 billets vendus.
00:06:20On est autour des 10 millions de chiffres d'affaires qui ne rentreront pas dans sa société à la fin.
00:06:25Même s'il ne donnera pas cette tournée.
00:06:27Son avocate, l'avocate de Patrick Bouel, a réagi ce matin.
00:06:31Je vous propose de l'écouter.
00:06:33Nous avons des élus de la République qui se sont exprimés, et je le dis là aussi de manière très
00:06:39claire, de manière indigne,
00:06:41contre les lois de la République, comme des shérifs parfois en exprimant que Patrick Bourel ne serait pas le bienvenu
00:06:47de leur ville.
00:06:49Il a voulu faire son métier.
00:06:50Et on doit aussi parler des plus de 150 000 personnes qui souhaitaient venir voir M. Patrick Bourel en concert
00:06:58et qu'on prive aujourd'hui de pouvoir y assister.
00:07:03Alors on précise, Vincent, que les maires, ils demandaient ces annulations à la fois pour des raisons, on va dire,
00:07:09entre guillemets, un peu morales, mais aussi pour des raisons d'ordre public.
00:07:11Oui, effectivement. En fait, il y a deux choses à mettre en avant.
00:07:14La première chose qu'il faut bien comprendre, c'est que les juges qui l'ont mis en examen, qui
00:07:20l'ont auditionné au tribunal de Nanterre,
00:07:23avaient la possibilité, dans son contrôle judiciaire, de lui interdire de se produire sur scène.
00:07:26Pourquoi ? Parce que certains des faits commis, certains des faits dénoncés l'ont été lors de passages dans des
00:07:32loges,
00:07:32lors de passages dans des salons de massage avant ou après les concerts.
00:07:35C'est une hypothèse que les juges n'ont pas décidée.
00:07:39Donc, il avait le droit, effectivement, de se produire sur scène.
00:07:42Maintenant, il y a une question d'ordre public, effectivement, qui est importante.
00:07:45Pourquoi ? Parce que quand vous êtes employeur, c'est-à-dire que Patrick Bruel, il emploie des musiciens, des
00:07:49salariés, des machinistes, des éclairagistes.
00:07:52Tous ces gens-là doivent travailler dans des conditions de sécurité.
00:07:54Or, on le voit, chaque concert pouvait être perturbé par des associations féministes
00:07:59et ça pouvait entraîner des dégâts immatériels et peut-être humains.
00:08:03Et il y a aussi cette question, en fait, de droit du travail.
00:08:06Il faut pouvoir protéger ses salariés.
00:08:08Et c'était aussi l'une des choses, sans doute, dans l'esprit de Patrick Bruel quand il a choisi
00:08:12d'annuler cette tournée.
00:08:13– L'une des avocates de Plaignante est avec nous, c'est Maître Myriam Gage Benayoun.
00:08:17Merci de nous répondre.
00:08:18Vous avez entendu votre consoeur Fanny Collin, il y a quelques instants,
00:08:20qui parle de shérif en désignant ces maires de ville qui avaient déclaré Patrick Bruel indésirable chez eux.
00:08:26Vous lui répondez quoi, votre consoeur ?
00:08:28– Je pense qu'ils ont été élus par les habitants de leur commune
00:08:35et au nom de la morale, ils ont le droit de s'exprimer sur une affaire qui est quand même
00:08:42hors norme.
00:08:43Je rappelle simplement que le procureur de la République avait quand même demandé
00:08:49la mise en détention provisoire de M. Bruel.
00:08:52Alors certes, aujourd'hui, ce n'est pas le cas et le JLD n'en a pas décidé ainsi,
00:08:58mais c'est quand même une affaire grave où il y a quatre mises en examen,
00:09:03quatre témoins assistés où M. Bruel n'a pas été entendu pour toutes les affaires
00:09:07puisque la durée de la garde à vue ne le permettait pas.
00:09:10Aujourd'hui, on sait qu'il y a 32 plaintes.
00:09:13Il y a également des témoignages de victimes qui n'ont pas souhaité déposer plainte,
00:09:18mais qui ont souhaité apporter leur concours à la justice.
00:09:23Ça fait quand même une affaire hors norme et hors norme d'autant plus
00:09:26que c'est une personnalité extrêmement populaire.
00:09:30Donc je pense qu'ils avaient le droit, tout comme ceux qui se sont positionnés pour,
00:09:36de se positionner contre.
00:09:39– Elles ont réagi comment, vos clientes, en apprenant cette décision hier ?
00:09:44– Alors, c'est quelque part un soulagement face à ce qu'elles trouvaient indécent.
00:09:50En fait, comme elles me disent, ça aurait été un concert, deux concerts, ok.
00:09:54Mais là, c'est une tournée qui va durer sur plusieurs mois, plus de 30 concerts,
00:09:58alors même que la justice est en train de travailler sur un dossier
00:10:03où M. Bruel est mis en cause par plusieurs personnes,
00:10:08de faits graves de nature sexuelle.
00:10:11et voilà, elles trouvaient que c'était quand même très indécent.
00:10:14– Et est-ce qu'elles regrettent que cette décision n'ait pas été prise
00:10:17par rapport aux victimes, mais plus en raison de la pression
00:10:22qui posait sur les épaules de Patrick Bruel ?
00:10:25– Alors, il ne pouvait pas prendre cette décision par rapport aux victimes
00:10:28puisqu'il estime, lui, être innocent
00:10:30et ne pas avoir commis les faits qui lui sont reprochés.
00:10:34– Cependant, il dit dans son message qu'il réfléchit à ce qui a été dit
00:10:40et il a l'air de faire une introspection.
00:10:43Donc, ce n'était pas possible pour lui de…
00:10:45– Et vous le voyez comme un premier pas, comme une avancée ?
00:10:50– Oui, effectivement.
00:10:53Est-ce que c'est une avancée ou pas ?
00:10:56L'avenir va nous le dire.
00:10:57Mais effectivement, j'estime que pour les plaignantes,
00:11:02c'est un peu de l'apaisement par rapport à tout ce qui se passe
00:11:06autour de cette affaire.
00:11:08– Maître Dorothée Bizacci à Bernstein est également avec nous sur ce plateau.
00:11:13On précise que la présomption d'innocence, elle reste totale pour Patrick Bruel.
00:11:17C'est une décision qu'il n'était pas du tout obligé de prendre.
00:11:19– C'est vrai que la présomption d'innocence protège le temps judiciaire
00:11:25et protège une personne d'être présentée comme coupable avant qu'elle soit jugée.
00:11:29En revanche, on peut aussi ne pas l'opposer aux plaignantes.
00:11:33C'est-à-dire qu'elle permet à Patrick Bruel de ne pas être présentée comme coupable,
00:11:37mais elle permet aussi aux plaignantes de s'exprimer,
00:11:41aux maires d'exprimer une position.
00:11:43En revanche, la limite, c'est qu'effectivement,
00:11:45un maire peut exprimer une position,
00:11:47juger la venue de Patrick Bruel inopportune par exemple,
00:11:51mais il a un devoir juridictionnel de répondre à la juridiction.
00:11:55Sinon, effectivement, on pourrait voir des maires interdire
00:11:59une association anti-IVG ou pro-life.
00:12:05Enfin, ce que je veux dire, c'est que depuis 1938,
00:12:08l'administration n'a pas le blanc-ceint pour décider
00:12:11et effectivement, elle est soumise aussi à un contrôle du juge
00:12:13qui doit vérifier si c'est nécessaire et proportionné.
00:12:15Et c'est vrai qu'à un an de l'élection présidentielle,
00:12:17on se dit que des maires,
00:12:19et c'est là où j'entends ma consoeur qui parle de shérif,
00:12:21des maires qui vont exprimer des positions
00:12:23ou qui prendraient des arrêtés qu'ils savent pertinemment illégaux,
00:12:26peuvent se payer peut-être un petit coup de communication à vil prix
00:12:29en sachant qu'après, ça va être évidemment pas suivi.
00:12:33Et je pense aussi que la position de la défense de M. Bruel ne veut pas forcément dire
00:12:38qu'il y a une inflexion de sa position ou de sa stratégie,
00:12:41mais simplement que sa défense entend justement, à mon sens,
00:12:44convenir que sa présomption d'innocence,
00:12:47ce principe-là garantit ses droits,
00:12:49mais elle permet aussi d'entendre que des tensions doivent être admises,
00:12:54que quand on est Patrick Bruel et qu'on est dans un contexte judiciaire pareil,
00:12:59avec autant d'accusations, etc.,
00:13:01on ne peut pas demander à la présomption d'innocence
00:13:04de vous, comment dire, conserver votre vie intacte.
00:13:08Il renonce aussi, Steven, parce qu'il a perdu, semble-t-il,
00:13:12la bataille de l'opinion, Patrick Bruel.
00:13:13Il y a un sondage IFOP qui est publié par Ematch ce matin,
00:13:16et ce sondage, il est sans appel.
00:13:18Il y a 7 Français sur 10 qui estiment qu'il a bien fait, en gros,
00:13:25de renoncer à remonter sur scène.
00:13:26La question a été posée avant la décision.
00:13:28Peut-il remonter sur scène ?
00:13:30On voit que le chiffre est assez élevé.
00:13:33Et puis, sa popularité, elle est en berne.
00:13:36Il est à 16% d'opinion favorable seulement.
00:13:38Je pense que l'avocate de Patrick Bruel se trompe
00:13:42quand elle dit que 150 000 personnes
00:13:44ne pourront pas venir voir Patrick Bruel.
00:13:46On ne peut pas dire ce chiffre.
00:13:48On le voit bien.
00:13:48Beaucoup de gens ont tenté de se faire rembourser ses places,
00:13:51ont contacté des associations de consommateurs.
00:13:54On voit bien que le marché des bourses de revente officielle
00:13:57est très, très, très dynamique.
00:13:58que même le marché de revente des billets sous le manteau
00:14:02et sous des sites un peu plus, on va dire, pirates
00:14:05est aussi très, très dense.
00:14:08On voit que Patrick Bruel, son nombre d'auditeurs mensuels
00:14:11sur la plateforme d'écoute Spotify diminue.
00:14:13Il a perdu environ 150 000 auditeurs mensuels.
00:14:16Donc, cette popularité s'effrite.
00:14:19C'est un effet assez mécanique aussi, je pense, de l'affaire, du bruit médiatique.
00:14:23Et il en est la victime aujourd'hui assez rapidement.
00:14:26Il y a aussi ce qu'il faut prendre en compte, une espèce d'évolution de la société,
00:14:31d'évolution aussi de la perception que la société a de toutes ces affaires judiciaires.
00:14:37Il y a quelques années, on avait beaucoup parlé de ça avec Bertrand Cantat.
00:14:40Vous vous en souvenez ? Bertrand Cantat, il avait tenté une deuxième carrière
00:14:42avec le groupe des trois.
00:14:44Et puis finalement, aujourd'hui, il ne se produit plus sur scène.
00:14:47On a beaucoup parlé avec Gérard Depardieu.
00:14:48Gérard Depardieu, il s'est plaint lors de son procès.
00:14:51Il a été condamné, il a fait appel, mais il s'est plaint d'avoir perdu,
00:14:53de ne plus pouvoir tourner.
00:14:55La seule qui le fait tourner, c'est Fanny Ardent, son ami intime.
00:14:59Aujourd'hui, on le voit avec Patrick Bruel,
00:15:00il y a une forme d'évolution aussi dans la perception de la société.
00:15:05Et il y a même une autre donnée, c'est le contrat d'une certaine manière
00:15:07presque moral que Patrick Bruel avait avec son public,
00:15:09qui a fait quand même sa carrière autour de chansons d'amour romantique, de séduction.
00:15:14Il avait un public quasiment intégralement composé de femmes.
00:15:17J'ai rarement vu ça dans des tournées.
00:15:19Il y avait 90% de femmes, ils s'amusaient souvent de dire
00:15:21« Quels sont les hommes dans la salle ? Combien ont été forcés de venir ? »
00:15:24Donc, peut-être qu'il y a aussi une forme de déception avec son public.
00:15:27Et ça, une traduction juridique, pardon,
00:15:29mais le trouble à l'ordre public, il est apprécié aussi à la lumière de cela.
00:15:32C'est-à-dire ce que ça entraîne comme conséquence
00:15:35et l'opinion publique participe aussi de ce critère-là.
00:15:39Alors, parmi ces fans et ces femmes, ces fans féminines,
00:15:42il y en a une qui est avec nous, qui s'appelle Marineige.
00:15:44Merci de nous répondre, Marineige.
00:15:46D'abord, dites-nous, est-ce que vous aviez pris vos billets, vous, ou pas ?
00:15:49Bien sûr que j'ai pris mes billets.
00:15:51Vous savez, on est très, très, très nombreuses.
00:15:52Il y a plein de fan clubs.
00:15:54Nous, on a créé…
00:15:55Bon, il y a le fan club officiel,
00:15:57et puis il y a plein, plein de groupes Facebook.
00:15:59Nous, on a créé un groupe privé,
00:16:01parce que les féministes s'infiltraient sur tous les groupes de fans.
00:16:05Donc, on a créé un groupe privé.
00:16:07Et puis aussi un groupe Instagram.
00:16:09Et une pétition que j'ai lancée,
00:16:11qui arrivait quand même, qui approchait quand même des 20 000 signatures,
00:16:14dont personne ne parle, bien sûr, parce que voilà,
00:16:16on n'entend qu'un son de cloche.
00:16:18Mais bon…
00:16:19– Ben, pas du tout.
00:16:20On vous entend ce matin, Marineige.
00:16:21Vous ne pouvez pas nous dire ça, quand même.
00:16:23– Voilà.
00:16:24On est des milliers de fans,
00:16:25avec ce blastery, 14 le club, avec un cœur rouge.
00:16:28Voilà.
00:16:29Voilà.
00:16:29On est des milliers à les soutenir.
00:16:31On n'a pas été interviewés dans les sondages.
00:16:33Vous parlez de Spotify,
00:16:35mais vous ne parlez pas du tout du YouTube.
00:16:36Alors, dites les chiffres de YouTube.
00:16:38Pourquoi Michael Jackson, un pédophile constaté,
00:16:42passe sur les radios ?
00:16:44– Attention, attention, attention, attention, attention à ces accusations lancées comme ça,
00:16:49on n'est pas ici pour faire le procès de Michael Jackson, on est ici pour commenter, s'il vous
00:16:53plaît Marine,
00:16:55non mais vous dites que vous n'avez pas la parole, on est en train de vous entendre, voilà, je
00:16:58ne peux pas faire mieux.
00:17:00– On l'a coupé, il y a eu un reportage où on l'a coupé monsieur, c'est scandaleux.
00:17:04– Est-ce qu'on voit que vous allez continuer à le soutenir manifestement, quoi qu'il arrive,
00:17:09toutes ces accusations quand même, il n'y a pas eu un moment, un peu de doute.
00:17:12– 450 000 places, c'est vrai, on aurait été toutes là, on était en train de préparer pour l
00:17:19'accueillir,
00:17:20ce qu'on allait faire pendant les concerts, on s'était toutes mis en lien et on était en train
00:17:24de préparer
00:17:24comment on allait l'accueillir pour lui dire merci, pour lui dire qu'on le soutenait, qu'on était toujours
00:17:29là monsieur.
00:17:31Franchement, soyez objectifs, il n'y a pas qu'un seul sens de cloche.
00:17:35– Mais c'est pour ça qu'on vous entend précisément, alors ne nous dites pas qu'on est uniquement
00:17:40dans un seul sens.
00:17:41– Il y a d'ailleurs quelqu'un d'autre qui soutient Patrick Goel, vous l'avez peut-être entendu
00:17:45ce matin,
00:17:45Marine Heche, ça a dû vous faire plaisir, c'est Mimi Méti, on l'écoute.
00:17:49– Je suis très triste qu'il se sente obligé d'annuler, parce que la justice pour l'instant n
00:17:55'a pas tranché,
00:17:56c'est à la justice de trancher.
00:17:58– Après, Patrick c'est un séducteur, il a été séducteur, il a été plus harcelé que harceleur à mon
00:18:04avis,
00:18:05mais ça c'est la justice qui en décidera, mais je pense que c'est au public de choisir.
00:18:12– Voilà, c'est une voie assez rare dans cet univers du show business,
00:18:16parce qu'ils ont essayé très peu à prendre le parti de Patrick Goel dans cette affaire.
00:18:20– Oui, déjà précisons que Mimi Méti et Patrick Goel se connaissent extrêmement bien,
00:18:24ils ont participé ensemble à une trentaine d'éditions des Enfoirés,
00:18:28on a vu, on a entendu dire qu'il y aurait des accusations dans les coulisses des Enfoirés
00:18:32qui ne sont pas encore sorties, qui n'ont pas encore été médiatisées,
00:18:35il n'empêche que c'est sa prise de position, il y a quelques producteurs,
00:18:40je pense à Gilbert Coulier qui a produit pendant des années Patrick Goel,
00:18:43qui m'avait longuement exprimé ses doutes,
00:18:46le fait qu'il n'avait jamais vu justement Patrick Goel harceler,
00:18:50draguer oui, harceler non,
00:18:52il n'empêche qu'on ne peut pas dire que beaucoup d'artistes
00:18:54soient montés au créneau ces derniers mois,
00:18:56il y a une forme d'omerta,
00:18:58je dirige le service culture de BFM TV,
00:19:00je peux vous le dire,
00:19:01quand on croise des acteurs, des réalisateurs,
00:19:04des artistes en règle générale,
00:19:05on observe depuis des mois que c'est un no-go,
00:19:08que c'est un interdit,
00:19:09qu'on n'a pas le droit d'en parler,
00:19:10que les artistes ne veulent pas s'exprimer sur cette affaire.
00:19:13– Ni dans un sens, ni dans l'autre.
00:19:14– Ni dans l'un, ni dans l'autre,
00:19:15ils ne veulent même pas avoir la question à gérer,
00:19:17car je pense que c'est explosif,
00:19:19que c'est impossible d'avoir un avis là-dessus.
00:19:22Aujourd'hui, quand on est artiste,
00:19:24Patrick Goel le sait aussi,
00:19:25c'est pour cette raison que son entourage me dit depuis des mois
00:19:27que s'il parlait, il serait totalement inaudible,
00:19:29et donc il a préféré garder le silence.
00:19:31– Et on attend sa prise de parole,
00:19:33tout de même, à un moment ou à un autre,
00:19:34et forcément, il va reprendre la parole publiquement.
00:19:36– Vous savez, il n'avait jamais parlé de l'affaire des masseuses,
00:19:39et quand il était revenu,
00:19:40après avoir, voilà, il n'y a pas eu de procès,
00:19:44c'était un no-go aussi,
00:19:45auprès de Patrick Goel, il avait dit,
00:19:47la justice a parlé, je ne veux pas en parler
00:19:49dans mes nouvelles interviews.
00:19:50– Patrick Goel, donc, et l'annulation de ses concerts
00:19:53et toutes les réactions, actualités de cette matinée,
00:19:55autre actualité sur le front international,
00:19:57avec les menaces très lourdes de Vladimir Poutine
00:20:00sur l'OTAN, les pays de l'OTAN.
00:20:03Il y a une tentative d'attentat en Allemagne,
00:20:05et il y a des menaces également sur le Royaume-Uni.
00:20:07La question a été posée à Vladimir Poutine,
00:20:09qui laisse planer le doute sur ses intentions.
00:20:13Il a franchi un palier de plus,
00:20:14le président russe, et on va le voir dans quelques instants.
00:20:16A tout de suite.
00:20:17– Dans quelques instants,
00:20:21les menaces de Vladimir Poutine
00:20:23contre les pays de l'OTAN,
00:20:26notamment le Royaume-Uni,
00:20:26où Emmanuel Macron est attendu dans quelques heures.
00:20:29D'abord, toute l'actualité de ce mercredi,
00:20:31c'est avec vous, Julien Migomuller.
00:20:34– Bonjour Julien, bonjour à tous.
00:20:37D'abord, cette nouvelle escalade
00:20:38entre les États-Unis et l'Iran,
00:20:40les gardiens de la révolution iranien,
00:20:42annoncent ce matin la mort de quatre de leurs membres
00:20:45après une frappe américaine dans l'ouest du pays,
00:20:48quelques heures après l'envoi de missiles et de drones
00:20:50sur des intérêts américains,
00:20:52notamment en Jordanie, en Irak et à Bahreïn.
00:20:54Le Koweït a également été touché.
00:20:56Une attaque de drones a provoqué un incendie
00:20:59dans un complexe résidentiel de la capitale.
00:21:01Et puis, on apprend à l'instant
00:21:03que deux pétroliers sont en feu
00:21:05dans le détroit d'Hormuz.
00:21:08Voici de nouvelles images ce matin.
00:21:11Regardez du Népal,
00:21:12où le bilan des terribles inondations
00:21:13continue de s'alourdir.
00:21:161114 morts désormais
00:21:17et près de 4000 personnes toujours portées disparues.
00:21:20Les secouristes continuent de ratisser
00:21:22chaque mètre carré,
00:21:23mais les chances de retrouver des survivants
00:21:26est de plus en plus faible.
00:21:27Je précise que les médias d'État chinois
00:21:29font état côté tibétain de 16 morts
00:21:31et 546 disparues,
00:21:33un chiffre jugé sous-évalué
00:21:35par les Tibétains en exil.
00:21:36Vous nous emmenez maintenant
00:21:37du côté des Pyrénées-Orientales,
00:21:38Saint-Cyprien.
00:21:39À Saint-Cyprien, oui, plus exactement,
00:21:41où deux personnes ont été tuées hier
00:21:42dans un accident de bouée gonflable
00:21:44tractées par un bateau.
00:21:46Une troisième personne a été gravement blessée.
00:21:48Jean-Wilfred Forquès,
00:21:49vous êtes sur place pour BFM TV.
00:21:52L'enquête a débuté.
00:21:53Et ce matin, sur la plage,
00:21:54plusieurs personnes sont encore sous le choc.
00:21:59Oui, on ne parle que de ça, Julien.
00:22:01Ici, sur la plage,
00:22:03ici, à Saint-Cyprien-à-Plage,
00:22:04on ne parle que de ça
00:22:05parce que beaucoup ont assisté à la Seine.
00:22:07Beaucoup ont vu au large,
00:22:08à 300 mètres environ,
00:22:10cette embarcation devenir complètement folle.
00:22:13Ce sont d'ailleurs des termes
00:22:14qui ont été utilisés
00:22:15par le procureur de la République
00:22:16que j'ai pu rencontrer.
00:22:17Et ce matin,
00:22:18eh bien ici,
00:22:19Noël nous en parlait encore.
00:22:20Il est au micro de Laurent Champion.
00:22:22Écoutez.
00:22:23Je vous dis que le bateau,
00:22:24il tournait, il tournait.
00:22:26Et donc, tout d'un coup,
00:22:27on a vu qu'il n'y avait plus de pilote
00:22:28dans le bateau.
00:22:30Et il continuait à tourner, ce bateau.
00:22:32Et tout d'un coup,
00:22:34il a monté sur la bouée.
00:22:35Donc là,
00:22:37alors là, forcément,
00:22:37on a vu que là,
00:22:38il y avait un sérieux problème.
00:22:40Et donc, du coup,
00:22:41les secours de la plage
00:22:42sont intervenus,
00:22:44vite fait.
00:22:45Et donc,
00:22:46ils ont déclenché le plan,
00:22:48bien sûr, accident.
00:22:50Et après,
00:22:51les pompiers sont arrivés
00:22:52et tout ça.
00:22:52Et on a vu
00:22:53qu'il y avait des blessés.
00:22:55Et malheureusement,
00:22:56il y a eu des morts.
00:22:57Voilà,
00:22:58beaucoup de questions ce matin encore.
00:22:59Est-ce un problème technique ?
00:23:00Est-ce qu'un problème mécanique ?
00:23:02Est-ce que le pilote du bateau à moteur
00:23:04n'a pas respecté certaines règles ?
00:23:06Autant de questions
00:23:07auxquelles devront répondre
00:23:08les gendarmes
00:23:09de la brigade maritime de Marseille.
00:23:11Notamment,
00:23:12une enquête a été ouverte
00:23:13pour homicide involontaire.
00:23:14En direct de Saint-Cyprien.
00:23:16Merci Jean-Wilfrid Forquès
00:23:18avec Laura Champion.
00:23:20Vous allez le sentir,
00:23:21la température va monter
00:23:22encore et encore.
00:23:23La faute,
00:23:24regardez à ce fameux
00:23:25dôme de chaleur
00:23:26qui revient sur une partie
00:23:27de la France
00:23:27et ça va grimper encore
00:23:29en fin de semaine.
00:23:30Regardez par exemple
00:23:31ce que ça va donner
00:23:32du côté de Toulouse
00:23:33avec des pointes
00:23:34à 40 degrés samedi.
00:23:36Des niveaux inédits
00:23:37pour un début septembre
00:23:39dans certaines régions du Sud.
00:23:41Et puis,
00:23:41on l'a appris
00:23:42il y a quelques minutes
00:23:44le décès
00:23:45de Jean-Paul Rapneau,
00:23:47le réalisateur
00:23:48de Cyrano de Bergerac
00:23:49ou encore du Hussar
00:23:51sur le toit
00:23:52avait 94 ans.
00:23:54Merci Julien.
00:23:54Patrick,
00:23:55peut-être quelques mots
00:23:55sur cette information
00:23:56que nous donnait Julien
00:23:57il y a quelques instants
00:23:58sur les pétroliers en feu
00:23:59dans le détroit d'Hormuzin.
00:24:00Oui,
00:24:00des pétroliers
00:24:01qui ont été touchés
00:24:01par les armes américaines.
00:24:03On parle bien
00:24:04de pétroliers
00:24:05qui sont iraniens.
00:24:06On a vu notamment
00:24:06les images
00:24:07avec des tirs
00:24:08sur la salle des machines
00:24:10et le gouvernail
00:24:11pour immobiliser
00:24:12ces pétroliers.
00:24:13En fait,
00:24:13on se tient vraiment
00:24:14la barbichette.
00:24:16Les américains
00:24:17comme les iraniens
00:24:18revendiquent
00:24:18le détroit d'Hormuzin.
00:24:20Et dehors
00:24:20que l'un ou l'autre
00:24:22contrevient
00:24:23à la volonté
00:24:24du premier,
00:24:25il risque d'y avoir
00:24:26cette partie de ping-pong
00:24:27assez mortifère
00:24:28pendant un certain temps.
00:24:32pour compléter
00:24:32ce que dit Patrick,
00:24:33apparemment,
00:24:33c'est une nouvelle doctrine
00:24:34du Pentagone
00:24:35qui est pétrolier
00:24:36contre pétrolier.
00:24:36C'est-à-dire,
00:24:37chaque fois que l'Iran
00:24:38attaque un pétrolier
00:24:39d'un des États arabes
00:24:40qui y travaillent
00:24:41dans le Golfe,
00:24:42les États-Unis
00:24:43se vengent,
00:24:43entre guillemets,
00:24:44en détruisant
00:24:45un des pétroliers iraniens.
00:24:46C'est intéressant
00:24:47parce que jusqu'ici,
00:24:48il s'était un peu gardé
00:24:49d'attaquer les infrastructures
00:24:50civiles,
00:24:51l'île de Carg
00:24:52et puis ces fameux pétroliers.
00:24:54Il semblerait
00:24:54que la doctrine évolue.
00:24:56Il y a cette actualité
00:24:58américano-iranienne,
00:24:59il y a aussi
00:24:59l'actualité russo-otanienne
00:25:01parce que la France
00:25:03à son tour
00:25:04hausse le ton
00:25:04contre la Russie.
00:25:05Le chargé d'affaires russe
00:25:06à Paris va être convoqué
00:25:08après l'affaire
00:25:09du drone explosif
00:25:11retrouvé en Allemagne.
00:25:12Alors cette affaire
00:25:13de drone
00:25:13qui était un peu
00:25:14passée inaperçue
00:25:15le 20 août dernier,
00:25:16elle est en train
00:25:16de ressurgir.
00:25:17On va vous l'expliquer
00:25:18dans quelques instants
00:25:18mais d'abord
00:25:19on va retrouver Edgar Becket
00:25:20parce que Edgar,
00:25:20vous suivez Emmanuel Macron
00:25:21qui est en tournée européenne
00:25:22en ce moment.
00:25:23Il va au Royaume-Uni ce soir,
00:25:24il est au Pays-Bas
00:25:24en ce moment
00:25:25et évidemment
00:25:26même si ce n'est pas
00:25:27la raison officielle
00:25:27de cette visite,
00:25:28la Russie est en toile de fond
00:25:29de ces rendez-vous
00:25:31du président.
00:25:33Oui, c'est la rentrée européenne
00:25:35pour Emmanuel Macron
00:25:36et ce sujet
00:25:37il sera évidemment évoqué
00:25:38lors de ses différents déplacements,
00:25:40lors de ses différentes visites.
00:25:42L'Allemagne
00:25:42qui a donc établi
00:25:43la responsabilité
00:25:44de la Russie
00:25:45dans cette attaque
00:25:46de drones
00:25:47survenue
00:25:47dans un aéroport
00:25:49début août
00:25:49et cette affaire
00:25:50elle est prise
00:25:50très au sérieux
00:25:51par le président
00:25:53de la République
00:25:53dans un contexte
00:25:54de relations
00:25:55déjà très dégradées
00:25:56avec la Russie.
00:25:57Emmanuel Macron
00:25:58qui dit ceci,
00:25:59ces attaques hybrides
00:26:00se multiplient en Europe
00:26:01et elles ne peuvent
00:26:02rester sans réponse.
00:26:03La France est pleinement
00:26:04solidaire de l'Allemagne
00:26:05et soutient l'adoption
00:26:07de nouvelles sanctions
00:26:07européennes
00:26:08contre la Russie.
00:26:09Ce sujet
00:26:10il sera évidemment aussi
00:26:11abordé avec Rob Jetten.
00:26:13Rob Jetten
00:26:13c'est le premier ministre
00:26:14des Pays-Bas.
00:26:15Emmanuel Macron
00:26:16doit le rencontrer
00:26:17ici en fin de matinée
00:26:19pour à la fois échanger
00:26:20sur des sujets
00:26:22comme la sécurité numérique.
00:26:23On en a beaucoup parlé
00:26:24au cours de l'été
00:26:25avec ces différentes
00:26:25cyberattaques
00:26:26mais aussi sur la souveraineté
00:26:28européenne.
00:26:29Le chef de l'État
00:26:29qui prendra la parole
00:26:31aux alentours
00:26:31de midi 30
00:26:32ici aux Pays-Bas
00:26:33on scrutera
00:26:34évidemment
00:26:34sa prise de parole.
00:26:37Effectivement
00:26:37on l'écoutera
00:26:38vous avez raison
00:26:39Edgar
00:26:40en disant ça
00:26:41Patrick
00:26:41il dit au fond
00:26:42Emmanuel Macron
00:26:43ça aurait pu être la France.
00:26:44Oui
00:26:45bien sûr
00:26:45et d'ailleurs
00:26:46la menace
00:26:47notamment de drones
00:26:48est prise
00:26:49extrêmement au sérieux
00:26:50notamment autour
00:26:51de nos emprises militaires
00:26:53ça se fait à bas bruit
00:26:54mais il y a une menace
00:26:55qui existe
00:26:56et puis effectivement
00:26:57vu le rôle
00:26:58de la France
00:26:59comme d'autres
00:27:00auprès de l'Ukraine
00:27:01cette menace
00:27:02pour l'instant
00:27:03elle se situe surtout
00:27:04dans de la déstabilisation
00:27:05et de la désinformation
00:27:07ce qui risque
00:27:09d'être de plus en plus important
00:27:10avec la campagne présidentielle
00:27:12mais ce qui arrive
00:27:13notamment
00:27:13les menaces physiques
00:27:14nous ça nous est passé
00:27:16vraiment au-dessus
00:27:17mais le patron
00:27:18de Rheinmetall
00:27:18qui a fait l'objet
00:27:20d'une tentative d'assassinage
00:27:21je le dis toujours
00:27:22c'est comme si
00:27:23Eric Trappier
00:27:23le patron de Dassault
00:27:24chez nous
00:27:25avait subi
00:27:26la même chose
00:27:27il y a une vraie menace
00:27:28physique
00:27:29sur la plupart
00:27:30des dirigeants
00:27:31autour de l'industrie
00:27:32militaire européenne
00:27:33Oui parce que cette industrie
00:27:34elle soutient évidemment
00:27:35l'Ukraine
00:27:36l'Allemagne donc
00:27:36qui a été la cible
00:27:37d'une tentative d'attentat
00:27:39il n'y a pas d'autre mot
00:27:39d'ailleurs ce matin
00:27:41l'Union Européenne
00:27:41parle de terrorisme
00:27:42soutenu par un Etat
00:27:43la Russie
00:27:44c'était sur l'aéroport
00:27:45de Leipzig
00:27:46le 20 août dernier
00:27:48Caroline Dublé
00:27:48vous êtes à Berlin
00:27:50alors c'est vrai
00:27:50qu'au début
00:27:51on pensait vaguement
00:27:52à la Russie
00:27:53mais sans plus de précision
00:27:54depuis quelques heures
00:27:55ça a radicalement changé
00:27:56vraiment les doigts
00:27:56sont pointés vers Moscou
00:27:58Oui alors il faut rappeler
00:27:59que cette attaque
00:28:00c'était dans la nuit
00:28:01du 4 au 5 août
00:28:01donc ça fait presque un mois
00:28:03on soupçonnait fortement
00:28:04la Russie
00:28:04mais là au bout
00:28:06d'un mois d'enquête
00:28:07les enquêteurs
00:28:08ont conclu fermement
00:28:09à la responsabilité
00:28:10des services secrets
00:28:11russes
00:28:12dans cet attentat déjoué
00:28:13je vous le rappelle
00:28:14c'était des drones
00:28:15chargés d'explosifs
00:28:16qui ont tenté
00:28:18de faire exploser
00:28:19un avion
00:28:20à destination
00:28:21d'Ukraine
00:28:22cet aéroport
00:28:23est une plaque tournante
00:28:24stratégique de l'OTAN
00:28:25où sont acheminés
00:28:26beaucoup d'armements
00:28:27à destination
00:28:28de l'Ukraine
00:28:29donc tout laisse
00:28:31à croire
00:28:32à la fois
00:28:33les explosifs utilisés
00:28:34mais aussi
00:28:35ce modus opérandi
00:28:36à la responsabilité russe
00:28:38donc ceci a été annoncé hier
00:28:40et dans la foulée
00:28:40une série de sanctions
00:28:42notamment
00:28:43la fermeture
00:28:44du consulat général
00:28:45de Bonn
00:28:46la fermeture
00:28:46de la maison culturelle
00:28:47russe à Berlin
00:28:48ainsi qu'un renfort
00:28:49des contrôles de sécurité
00:28:52à l'égard
00:28:52des ressortissants
00:28:53russes
00:28:54suite à ces annonces
00:28:55et bien beaucoup de soutien
00:28:57se sont fait entendre
00:28:57de la part d'Emmanuel Macron
00:28:59vous l'avez dit
00:28:59qui est prêt
00:29:00à annoncer de nouvelles sanctions
00:29:01à l'encontre de la Russie
00:29:02mais aussi
00:29:03du secrétaire général
00:29:04de l'OTAN
00:29:05Marc Rout
00:29:05qui l'a dit
00:29:07défendre
00:29:07tous ses membres
00:29:09contre les menaces russes
00:29:10et refuser surtout
00:29:11de se laisser intimider
00:29:12ou diviser
00:29:14face à
00:29:15ces menaces
00:29:16ou à cette guerre hybride
00:29:17menée par la Russie
00:29:18Oui
00:29:19guerre
00:29:19vous avez raison
00:29:20de prononcer le mot
00:29:21c'est le mot le plus adapté
00:29:22manifestement
00:29:23parce que Général Sidos
00:29:24on voit bien
00:29:24qu'un palier ici
00:29:25a été franchi
00:29:26sur le sol européen
00:29:27Alors effectivement
00:29:28l'image est quand même
00:29:29prodigieusement symbolique
00:29:30parce que l'aéroport de Leipzig
00:29:32enfin cette structure
00:29:33c'est une structure
00:29:34de soutien logistique
00:29:35militaire
00:29:35donc à l'Ukraine
00:29:36très clairement
00:29:36l'avion qui a été visé
00:29:38on voit l'image de la DHL
00:29:39mais l'autre avion
00:29:40c'est un avion
00:29:40qui approvisionne
00:29:41en armes
00:29:42en équipement
00:29:43la défense ukrainienne
00:29:45c'est très clair
00:29:45alors l'attaque
00:29:46sur la logistique
00:29:47c'est un vieux schéma
00:29:49qui est né
00:29:49pendant la deuxième guerre mondiale
00:29:51avec les SAS britanniques
00:29:52qui a attaqué
00:29:53les lignes logistiques
00:29:53de l'armée allemande
00:29:54en Afrique
00:29:55c'est quelque chose
00:29:56d'assez intéressant
00:29:57parce que c'est une affaire
00:29:58de forces spéciales
00:29:59et de services secrets
00:29:59alors après
00:30:00il faut qu'il y ait un résultat
00:30:01là il n'y a pas eu de résultat
00:30:03il y a eu trois drones
00:30:03sur l'aéroport
00:30:04il y a un résultat politique
00:30:05il n'y a pas de résultat militaire
00:30:07puisque les drones
00:30:08n'ont pas fonctionné
00:30:09là aussi il y a quelque chose
00:30:10qui est un petit peu à étudier
00:30:11mais il y a un résultat politique
00:30:15on peut vous toucher
00:30:16si on le veut
00:30:17c'est une option
00:30:18c'est une option
00:30:19parce qu'effectivement
00:30:19il y a un cap qui est franchi
00:30:20mais ce n'est pas un cap total
00:30:22l'avion n'a pas été touché directement
00:30:24c'est une petite ligne rouge
00:30:26j'ai envie de dire
00:30:26l'étape suivante
00:30:28là c'est un test
00:30:29comment vont réagir les européens
00:30:30effectivement on a la réponse
00:30:31du président Macron
00:30:32nouvelle sanction
00:30:34solidarité
00:30:34division de la société allemande
00:30:36c'est quelque chose
00:30:37qui apparaît depuis
00:30:37même l'année dernière
00:30:38d'ailleurs en Allemagne
00:30:39et donc là
00:30:40il faut voir la réaction
00:30:40des européens
00:30:41c'est vrai que c'est une façon
00:30:42de faire Guillaume Laganne
00:30:43qui ressemble vraiment
00:30:44aux méthodes de Vladimir Poutine
00:30:45cette intimidation
00:30:46évidemment officiellement
00:30:47en Russie on dit
00:30:48mais pas du tout
00:30:48ça n'a rien à voir avec nous
00:30:50mais sauf que tout est signé
00:30:52russe sur place
00:30:53on l'a vu
00:30:53l'explosif
00:30:54la méthode
00:30:55oui je trouve qu'aujourd'hui
00:30:57on est dans une situation
00:30:58qui ressemble
00:30:58vous savez
00:30:59à celle assez inconfortable
00:31:00de la grenouille
00:31:01qui est dans une casserole d'eau
00:31:03et qu'on commence à faire bouillir
00:31:04petit à petit
00:31:05c'est à dire que la Russie
00:31:06multiplie quand même
00:31:08les attaques
00:31:08qu'on appelle hybrides
00:31:09donc pour nos téléspectateurs
00:31:11c'est tout ce qui est
00:31:11en dessous du seuil
00:31:12de la guerre ouverte
00:31:13contre le territoire européen
00:31:15tout à l'heure
00:31:15on mentionnait
00:31:17c'était Patrick
00:31:18qui parlait
00:31:19du patron de Rheinmetall
00:31:20qui avait été menacé de mort
00:31:21il y a 15 jours
00:31:23c'était un incendie
00:31:23un peu suspect
00:31:24dans une usine
00:31:25d'industrie d'armement
00:31:26à côté de Rome
00:31:27la semaine dernière
00:31:28c'est en Pologne
00:31:29qu'un incendie s'est produit
00:31:30on voit bien que
00:31:31à travers toutes ces actions
00:31:33la Russie
00:31:34non seulement cherche
00:31:35à déstabiliser
00:31:35les pays européens
00:31:36mais aussi à freiner
00:31:37l'effort de guerre
00:31:38en faveur de l'Ukraine
00:31:39et c'est d'autant plus inquiétant
00:31:41dans le cas de l'Allemagne
00:31:42que vous savez que ce pays
00:31:43est dans une situation politique
00:31:44un peu particulière
00:31:45dimanche ce sont les élections
00:31:48qui vont se tenir
00:31:49dans un des Landes
00:31:49c'est-à-dire une des régions
00:31:50de l'Allemagne de l'Est
00:31:51et ce le parti
00:31:52qui va normalement gagner
00:31:53c'est l'AFD
00:31:54un parti de droite radical
00:31:55qui est lui
00:31:56qui est lui très favorable
00:31:56à la Russie
00:31:57donc il y a aussi
00:31:58beaucoup de dissensions
00:31:59au sein de la société allemande
00:32:00sur le sujet du soutien
00:32:01à l'Ukraine
00:32:02et je crois que monsieur Poutine
00:32:03qui en est parfaitement conscient
00:32:04joue là-dessus
00:32:05Vladimir Poutine
00:32:05qui multiplie les menaces
00:32:07auprès de l'Ukraine
00:32:09naturellement
00:32:10mais aussi des différents pays
00:32:11de l'OTAN
00:32:12l'Allemagne
00:32:12donc la France
00:32:13le Royaume-Uni
00:32:15écoutez cet échange
00:32:17il y a quelques heures
00:32:17lors d'une conférence de presse
00:32:21en réponse aux livraisons
00:32:22d'armes à l'Ukraine
00:32:23la Russie pourrait-elle
00:32:24cibler des installations
00:32:25militaires britanniques
00:32:26au Royaume-Uni ?
00:32:29c'est un secret
00:32:30un secret militaire
00:32:31et on va retrouver à Moscou
00:32:34Jean-Didier Revoin
00:32:35évidemment Jean-Didier
00:32:37quand le président répond ça
00:32:39ou plutôt ne répond pas
00:32:40il laisse planer
00:32:42un doute très très important
00:32:44et on sent qu'il fait monter
00:32:46d'un cran la menace
00:32:47Effectivement
00:32:48les relations entre
00:32:49l'Union Européenne
00:32:50et la Russie
00:32:51s'exacerbent
00:32:52sont en escalade constante
00:32:54depuis le lancement
00:32:55de l'offensive
00:32:56à grande échelle ukrainienne
00:32:57dans la profondeur
00:32:58littératoire russe
00:32:59avec des attaques de drones
00:33:00mais d'un autre côté
00:33:02on sait
00:33:03il serait quand même paradoxal
00:33:05que la Russie
00:33:05n'ait pas de plan prévu
00:33:07pour attaquer
00:33:08n'importe quel pays
00:33:09dans le monde
00:33:09même en temps de paix
00:33:10et puis d'un autre côté
00:33:11on ne voit pas
00:33:12écouter Vladimir Poutine
00:33:14répondre à un journaliste
00:33:15et donner l'heure
00:33:16exacte
00:33:16c'était le jour exact
00:33:17d'une éventuelle attaque
00:33:18contre ce que la Russie
00:33:20considère relevé
00:33:21de ses ennemis
00:33:21mais effectivement
00:33:22si on ajoute
00:33:23cette dernière déclaration
00:33:24de Vladimir Poutine
00:33:25au fait que
00:33:26il y a trois semaines
00:33:27maintenant
00:33:28le chef de la diplomatie russe
00:33:29disait que
00:33:30Moscou s'autorisait
00:33:32à frapper
00:33:32tout ce qui était susceptible
00:33:34d'alimenter
00:33:34la machine de guerre ukrainienne
00:33:35et on le sait
00:33:36les attaques de drones
00:33:37ukrainiens
00:33:38dans la profondeur
00:33:39du territoire russe
00:33:39sont grandement aidées
00:33:40par les Britanniques
00:33:43et donc on voit
00:33:44qu'une nouvelle fois
00:33:45que Vladimir Poutine
00:33:46manipule
00:33:47comment dire
00:33:48l'ambiguïté stratégique
00:33:49à la perfection
00:33:50ce qui fait qu'on en parle
00:33:51effectivement énormément
00:33:52sans pour autant
00:33:53qu'on sache
00:33:53si véritablement
00:33:54Moscou se prépare
00:33:55à attaquer directement
00:33:56le Royaume-Uni
00:33:57ou la Grande-Bretagne
00:33:58ou s'il s'agit
00:33:59de sites d'armement
00:34:01de troupes
00:34:02qui seraient
00:34:04déployées
00:34:04actuellement en Ukraine
00:34:05et qui aideraient
00:34:06les ukrainiens
00:34:06à réaliser
00:34:08atteindre leurs objectifs
00:34:09dans les attaques de drones
00:34:09tout cela est très flou
00:34:10mais on sent bien
00:34:11que la Russie
00:34:12continue à mettre
00:34:13la pression
00:34:13sur les Européens
00:34:15pour les faire douter
00:34:15en ne leur laissant pas
00:34:18les moyens
00:34:18de savoir véritablement
00:34:20quelles sont les intentions
00:34:21de la Russie
00:34:21dans ce conflit
00:34:22Merci beaucoup
00:34:23Jean-Didier
00:34:23Général Sidos
00:34:24la menace contre l'OTAN
00:34:26elle est crédible
00:34:27elle est imaginable
00:34:28Alors la menace
00:34:29contre l'OTAN
00:34:30l'OTAN ne reste pas
00:34:31sans rien faire
00:34:31l'OTAN il y a à peu près
00:34:3215 jours
00:34:333 semaines
00:34:33a publié des plans
00:34:35les lignes générales
00:34:36de ces plans
00:34:37de défense contre la Russie
00:34:38il faut savoir
00:34:39qu'il y avait déjà
00:34:39des plans
00:34:40qui existaient
00:34:41après 2008
00:34:42après l'attaque
00:34:42contre la Géorgie
00:34:43les plans étaient secrets
00:34:44à l'époque
00:34:45il y avait un plan
00:34:46de défense
00:34:46contre la Pologne
00:34:47et un plan
00:34:48de défense
00:34:48des pays baltes
00:34:49mais ils étaient secrets
00:34:50on ne parlait pas trop
00:34:50et là on a franchi
00:34:52notre étape
00:34:52avec un plan
00:34:53vraiment opérationnel
00:34:54c'est à dire que
00:34:55s'il y avait une attaque
00:34:56un peu sérieuse
00:34:56contre un pays
00:34:57de l'OTAN
00:34:58de l'Union Européenne
00:34:59là on va frapper
00:35:00très fort
00:35:01là ce sont tous
00:35:02les moyens de l'OTAN
00:35:02alors les plans
00:35:03ne sont pas faits
00:35:04pour être réalisés
00:35:05mais on pourrait en parler
00:35:06la réponse du berger
00:35:07à la bergère
00:35:07à la question du journaliste
00:35:09ça pourrait dire
00:35:09mais attention
00:35:10nous aussi on a des plans
00:35:11et des plans très agressifs
00:35:12avec des moyens lourds
00:35:14mais en fait
00:35:14vous voyez la question
00:35:15du journaliste
00:35:16c'est typique
00:35:16de l'opinion publique russe
00:35:18c'est à dire
00:35:18on jette de l'huile
00:35:19sur le feu
00:35:20on agresse
00:35:21on est quand même aussi
00:35:22Poutine n'est pas tout seul
00:35:23il a quand même une opinion
00:35:25qui est très agressive
00:35:26vis-à-vis de l'Occident
00:35:27une partie de l'opinion
00:35:28qui est très agressive
00:35:29aller sur le front
00:35:30c'est autre chose
00:35:31mais dans la rhétorique
00:35:32on l'est
00:35:32il a répondu
00:35:33oui bien sûr
00:35:33c'est un secret
00:35:34aller frapper la Grande-Bretagne
00:35:36là on est dans une étape
00:35:38dans l'immédiat inimaginable
00:35:40mais je vous répète
00:35:40l'OTAN a des capacités
00:35:42de plan
00:35:43de riposte
00:35:44et on se souvient effectivement
00:35:45dès le début de la guerre
00:35:46lorsqu'on demandait
00:35:46au ministre de la Défense
00:35:47de l'époque
00:35:48qu'il y ait une menace nucléaire
00:35:50il répondait
00:35:51mais nous aussi
00:35:51on a l'arme nucléaire
00:35:52et effectivement
00:35:53on était sur ce registre-là
00:35:55vous restez sur BFMTV
00:35:56parce que dans quelques instants
00:35:57les réactions
00:35:59après l'annulation
00:36:00de la tournée
00:36:01de Patrick Bruel
00:36:01notamment sous la pression
00:36:02de différents maires
00:36:03son avocate
00:36:05dit que ses maires
00:36:06sont des shérifs
00:36:07et bien l'un de ses shérifs
00:36:08nous répondra
00:36:09c'est le maire de Laval
00:36:09qui s'était prononcé
00:36:10contre la venue
00:36:11de Patrick Bruel
00:36:11à tout de suite
00:36:18Il a donc jeté l'éponge
00:36:20Patrick Bruel
00:36:20renonce à sa tournée
00:36:21l'annonce est tombée
00:36:22il y a quelques heures
00:36:23et les réactions
00:36:23se multiplient ce matin
00:36:25à la fois
00:36:25chez les plaignantes
00:36:27chez ceux qui le soutiennent
00:36:28chez les maires
00:36:29également
00:36:29qui ne souhaitaient pas
00:36:30sa venue
00:36:31de nombreuses villes
00:36:34ne vont pas
00:36:34le voir débarquer
00:36:36notamment la région lyonnaise
00:36:37on va retrouver
00:36:38à Dessines
00:36:39Romain Etuin
00:36:40dites-nous les réactions
00:36:41chez les gens
00:36:42que vous avez croisés
00:36:42ce matin
00:36:43déception ou soulagement ?
00:36:47Ce qui est sûr
00:36:48c'est que depuis ce matin
00:36:49il n'y a pas vraiment
00:36:50de gens qui sont indifférents
00:36:51tout le monde a un peu
00:36:52son avis sur la question
00:36:54et il y a surtout
00:36:56un avis qui est tranché
00:36:58puisqu'il devait passer
00:36:59ici le 19 novembre prochain
00:37:00c'est une salle ultra moderne
00:37:02une grande salle
00:37:03avec de grands artistes
00:37:04qui passent ici
00:37:04mais aujourd'hui
00:37:06la pression populaire
00:37:07est très forte
00:37:08certains estiment
00:37:09qu'il a bien fait
00:37:11d'annuler cette venue
00:37:12que les conditions
00:37:13n'étaient plus réunies
00:37:14quand d'autres
00:37:15ne comprennent pas forcément
00:37:16sa décision
00:37:17on aurait souhaité
00:37:18plutôt le voir
00:37:19faire ce concert
00:37:20écoutez-les
00:37:22Bon tant qu'il n'est pas jugé
00:37:24il n'est pas jugé
00:37:24maintenant il y a
00:37:25tellement de choses
00:37:25contre lui
00:37:27qu'on ne sait pas
00:37:29quoi penser
00:37:30Alors il est présumé innocent
00:37:31oui ça fait un peu
00:37:32beaucoup de plaintes
00:37:33je conçois
00:37:35après il y a plainte et plainte
00:37:37il y a abus et abus
00:37:38moi je le soutiens
00:37:39et j'espère que
00:37:40ça se passera bien
00:37:41pour lui
00:37:41et pour elle aussi
00:37:43c'est aux gens
00:37:44de décider d'y aller
00:37:45ou de ne pas y aller
00:37:46mais au-delà de Patrick Bruel
00:37:48il y a des gens
00:37:49qui travaillent
00:37:49donc eux ils se retrouvent
00:37:51au chômage
00:37:52à cause de ça
00:37:53c'est aux gens
00:37:54de décider d'y aller
00:37:55ou de ne pas y aller
00:37:56et puis laisser faire la justice
00:37:59Donc vous le voyez
00:38:00les avis sont assez divergents
00:38:02Patrick Bruel
00:38:03lui a donc fait le choix
00:38:04de l'apaisement
00:38:04mais il prévient
00:38:05sur les réseaux sociaux
00:38:06cette décision d'annuler
00:38:08n'est en aucun cas
00:38:09un signal
00:38:09pour dire
00:38:10qu'il arrête
00:38:11de se défendre
00:38:12au contraire
00:38:12il souhaite continuer
00:38:14à clamer son innocence
00:38:15Oui décision qu'il a dû prendre
00:38:17Romain
00:38:18vous avez raison de le souligner
00:38:19évidemment la mort dans l'âme
00:38:20en cette rentrée
00:38:21mais qui était devenue
00:38:22inéluctable
00:38:22d'ailleurs l'opinion publique
00:38:24n'aurait pas compris
00:38:25quand on regarde les chiffres
00:38:25d'un sondage publié ce matin
00:38:27par Paris Match
00:38:27vous avez près de 70%
00:38:29des Français
00:38:29qui ne souhaitaient pas
00:38:30qu'il retourne sur scène
00:38:32et sa cote de popularité
00:38:33alors que Patrick Bruel
00:38:34il n'y a pas si longtemps
00:38:35était un des artistes
00:38:36les plus populaires de France
00:38:36là il est à 16%
00:38:37d'opinion favorable
00:38:38Oui disons qu'il était face
00:38:40à une décision
00:38:41quasi inéluctable
00:38:42il a beau être
00:38:43son propre producteur
00:38:44il a beau
00:38:45il laissait beaucoup d'argent
00:38:46c'était quasiment devenu
00:38:48intenable pour lui
00:38:49déjà comment monter
00:38:50sur une scène
00:38:51être dans une forme
00:38:51d'abandon
00:38:52de partage
00:38:53de chanter des titres
00:38:54aussi romantiques
00:38:55face à une telle situation
00:38:56à une foule
00:38:57qui peut-être
00:38:58venait d'une manière contrainte
00:38:59parce qu'elle ne voulait
00:39:00pas perdre d'argent
00:39:01face à des manifestations
00:39:02qui auraient pu se dérouler
00:39:03chaque soir devant les Zénith
00:39:04à l'intérieur des soirs
00:39:05probablement
00:39:06comment être sur le qui-vue
00:39:07en permanence
00:39:07en se demandant
00:39:08s'il va y avoir
00:39:08un débordement ou pas
00:39:09ça a été devenu complexe
00:39:11pour l'artiste
00:39:11et puis je pense
00:39:12qu'il y a un mélange aussi
00:39:14de...
00:39:14voilà
00:39:15son avocate dit
00:39:16que c'est pas vrai
00:39:16mais la fronde des maires
00:39:19transpartisane
00:39:19a dû peser aussi
00:39:20quand même
00:39:21dans sa décision
00:39:22peut-être qu'il a aussi
00:39:23consulté ses proches
00:39:24cet été
00:39:24avec qui il a passé du temps
00:39:25voilà tout cela a dû
00:39:28infuser en Patrick Bruel
00:39:29il s'était acheté
00:39:29trois mois au mois de juin
00:39:30en se disant
00:39:31j'annule Paris
00:39:32j'annule les festivals
00:39:33la situation sera différente
00:39:34à la rentrée
00:39:35la tension sera retombée
00:39:36ça n'est pas le cas
00:39:37il y a eu neuf nouvelles plaintes
00:39:38depuis sa mise en examen
00:39:39un renoncement
00:39:40qui est dû notamment
00:39:41à la pression
00:39:41de certains maires
00:39:42regardez ce que dit
00:39:43son avocate
00:39:44Patrick Bruel
00:39:45Fanny Collin
00:39:45elle s'est exprimée
00:39:47pour dire que
00:39:48certains de ses maires
00:39:48se prennent un petit peu
00:39:49pour des shérifs
00:39:50c'est l'expression
00:39:51qu'elle a utilisée
00:39:53comme des shérifs
00:39:54en disant qu'ils ne seraient pas
00:39:55le bienvenu
00:39:56parmi ces shérifs
00:39:57il y a Florian Berco
00:39:58le maire de Laval
00:39:59qui est avec nous
00:40:00que répondez-vous
00:40:01monsieur le maire
00:40:02à l'avocate
00:40:03de Patrick Bruel
00:40:04là-dessus ?
00:40:05en tout cas je ne porte pas
00:40:06l'étoile du shérif
00:40:06pour la rassurer
00:40:07mais je respecte pleinement
00:40:08la présomption d'innocence
00:40:10c'est un principe cardinal
00:40:11dans notre république
00:40:12ce qui n'empêche pas
00:40:13d'avoir évidemment
00:40:14des opinions et des avis
00:40:15et c'est ce qu'on a fait
00:40:17et je crois que Patrick Bruel
00:40:19a pris la bonne décision
00:40:20la même décision
00:40:20qu'il avait prise cet été
00:40:21pendant les festivals
00:40:22d'annuler
00:40:23toutes ses participations
00:40:25il prolonge cette décision
00:40:26il y a une certaine cohérence
00:40:27quand on est
00:40:28plus qu'accusé
00:40:29parce qu'il est mis en examen
00:40:30quatre fois
00:40:32il se concentre
00:40:33sur sa défense
00:40:34moi si j'étais accusé
00:40:35et mis en examen
00:40:36de la même manière
00:40:37je crois que je me concentrerais
00:40:38aussi sur ma défense
00:40:40et ensuite
00:40:41évidemment
00:40:43respecter la parole des femmes
00:40:44le vélo Merta
00:40:45dans tous les milieux
00:40:46et notamment celui de la culture
00:40:47devient là aussi
00:40:48un sujet de société
00:40:50essentiel
00:40:50et je me réjouis
00:40:51que ces paroles des femmes
00:40:53soient respectées
00:40:55la question qu'on devrait se poser
00:40:56c'est pourquoi mettre
00:40:57autant de temps
00:40:57pour pouvoir avoir
00:40:59ces plaintes
00:40:59et peut-être
00:41:01les moyens
00:41:02de la police
00:41:03d'investigation
00:41:04et de la justice
00:41:05qui sont mis à disposition
00:41:06de toutes ces affaires
00:41:08d'agression sexuelle
00:41:09quelles qu'elles soient
00:41:10quand on voit
00:41:10que 86%
00:41:11des plaintes
00:41:13débouchent
00:41:14sur des non-lieux
00:41:16ou des classements
00:41:19sans suite
00:41:20ça montre bien
00:41:21qu'il y a besoin
00:41:22aussi de renforcer
00:41:22les moyens
00:41:24de la justice
00:41:24et de la police
00:41:25dans ces affaires
00:41:27sexuelles
00:41:27donc c'est
00:41:28d'une part
00:41:29respecter la présence
00:41:30sur l'innocence
00:41:30respecter la parole
00:41:32des femmes
00:41:32et puis évidemment
00:41:33en tant que maire
00:41:33nous ne sommes pas
00:41:34des shérifs
00:41:34nous sommes des garants
00:41:35du cadre républicain
00:41:37et quand il y a des troubles
00:41:37à l'ordre public
00:41:38des manifestations
00:41:41potentiellement
00:41:43à arriver
00:41:44nous devons
00:41:44là aussi
00:41:45assurer un cadre
00:41:46et donc annuler
00:41:47des événements
00:41:48nous le faisons
00:41:48dans différents domaines
00:41:50et donc moi j'assume
00:41:51et je remercie
00:41:52les collectifs citoyens
00:41:53et le collectif de maires
00:41:55qui se sont mobilisés
00:41:57qui sans doute
00:41:57ont participé
00:41:58à la mise sous pression
00:41:59pour mettre Patrick Bruel
00:42:01devant ses responsabilités
00:42:02c'est vrai
00:42:03Vincent Vantiguem
00:42:04qu'il y a cette question
00:42:05du trouble
00:42:06à l'ordre public
00:42:07qui était très mise en avant
00:42:08par les maires
00:42:09au-delà du côté moral
00:42:10de la prise de position
00:42:11évidemment
00:42:11parce qu'on l'a répété
00:42:13Patrick Bruel
00:42:14c'est le chanteur
00:42:14mais c'est aussi le producteur
00:42:15c'est aussi l'employeur
00:42:16des musiciens
00:42:17des éclairagistes
00:42:18des machinistes
00:42:19qui organisent
00:42:21ces concerts
00:42:22ces tournées
00:42:23et il est responsable
00:42:24aussi de tout
00:42:24ce qui potentiellement
00:42:26pourrait arriver
00:42:26il est aussi responsable
00:42:27de ce qui pourrait arriver
00:42:28aux spectateurs
00:42:29Steven le rappelait
00:42:30on pouvait s'attendre
00:42:31à des manifestations
00:42:31devant les salles de concert
00:42:32dans les salles de concert
00:42:34que ce serait-il produit
00:42:36s'il y avait
00:42:37des échauffourés
00:42:38avec des dégâts matériels
00:42:39voire des dégâts humains
00:42:40c'est aussi une donnée
00:42:41à prendre en compte
00:42:42et puis de la part
00:42:42de Patrick Bruel
00:42:43au-delà de la pression
00:42:45au-delà peut-être
00:42:46des discussions
00:42:46qu'il a pu avoir
00:42:47avec ses proches
00:42:47il y a aussi des discussions
00:42:48avec ses avocats
00:42:49et une forme de pragmatisme
00:42:51aujourd'hui
00:42:51qui s'impose à lui
00:42:52parce que
00:42:54les prochains mois
00:42:55les prochaines années
00:42:56même on pourrait dire
00:42:56son calendrier
00:42:57il va être désormais judiciaire
00:42:59et non plus culturel
00:42:59non plus artistique
00:43:00on imagine mal
00:43:02de voir
00:43:03concilier
00:43:04des auditions
00:43:05devant les quatre juges
00:43:06d'instruction à Nanterre
00:43:07entre deux dates
00:43:07de tournée
00:43:08entre une date à Chartres
00:43:09et une autre
00:43:10que sais-je
00:43:11à Laval
00:43:11comme on l'a vu
00:43:12ou à Strasbourg
00:43:14voilà son agenda
00:43:15maintenant
00:43:15ça va être des auditions
00:43:16devant les juges
00:43:17pour répondre
00:43:17des multiples plaintes
00:43:18dont il fait l'objet
00:43:19Mais on voit bien
00:43:20Maître Steyer
00:43:21vous qui êtes avocate
00:43:23et cofondatrice
00:43:24du collectif
00:43:24Action Juridique Féministe
00:43:25donc particulièrement
00:43:26sensibilisée
00:43:27à ces questions
00:43:28avec ces deux casquettes
00:43:29qui sont les vôtres
00:43:30il y a ce retrait
00:43:32dont j'imagine
00:43:33que vous vous en félicitez
00:43:36mais il y a aussi
00:43:36la présomption d'innocence
00:43:37qui est une vertu
00:43:39un principe cardinal
00:43:41de la justice
00:43:42et d'ailleurs
00:43:42les juges
00:43:42n'avaient pas demandé
00:43:43à Patrick Bouel
00:43:44de ne pas remonter sur scène
00:43:45Oui
00:43:46ça m'interroge
00:43:47parce que
00:43:48lorsque vous avez un médecin
00:43:49qui commet des agressions sexuelles
00:43:51à la faveur de son travail
00:43:53la première des choses
00:43:55qui se passe
00:43:55c'est qu'on va le suspendre
00:43:56de son exercice professionnel
00:43:58on va lui demander
00:43:59d'exercer au téléphone
00:44:01faire des consultations
00:44:02enfin
00:44:02on ne va pas le mettre
00:44:03en contact
00:44:04avec
00:44:05l'agente féminine
00:44:07de son cabinet
00:44:08or là
00:44:09on a permis
00:44:10la justice a permis
00:44:11à Patrick Bouel
00:44:12de continuer à exercer
00:44:13alors même que
00:44:14c'est son métier
00:44:15qui lui a permis
00:44:16d'avoir des liens
00:44:17avec certaines victimes
00:44:18donc s'il y a un principe
00:44:20de présomption d'innocence
00:44:21il y a aussi un grand principe
00:44:23qui est affirmé
00:44:24par la Cour européenne
00:44:25des droits de l'homme
00:44:25mais les pénalistes
00:44:27sont souvent des pénalistes
00:44:27en défense
00:44:28c'est le principe
00:44:29de protection des victimes
00:44:30et là
00:44:31il n'a peut-être pas
00:44:32été suffisamment pris en compte
00:44:33par la décision
00:44:34de contrôle judiciaire
00:44:35et c'est peut-être
00:44:36le relais
00:44:37qui était le relais
00:44:38finalement
00:44:38de l'opinion publique
00:44:39qui a permis
00:44:41finalement
00:44:42par le biais des maires
00:44:43par le biais des associations
00:44:44par le biais
00:44:45je crois que
00:44:45de toute une population
00:44:47qui s'est levée
00:44:47pour dire qu'il fallait
00:44:49entendre ces femmes
00:44:51les protéger
00:44:52et surtout
00:44:53ne pas faire
00:44:53de Patrick Bruel
00:44:54un homme star
00:44:56parce qu'il va monter
00:44:57sur scène
00:44:58en étant
00:44:59comme ça
00:44:59un homme génial
00:45:01qui vient nous chanter
00:45:02qui a le droit
00:45:03qui vient nous chanter
00:45:04des histoires d'amour
00:45:05mais s'il est présumé
00:45:06innocent
00:45:07encore une fois
00:45:08je me fais un peu
00:45:08voilà forcément
00:45:09son avocat à lui
00:45:10il y a une donnée
00:45:11qui est intéressante
00:45:12dans le contrôle judiciaire
00:45:13qui avait été ordonné
00:45:13on lui a donné le droit
00:45:14de se maintenir sur scène
00:45:15mais souvenez-vous
00:45:16quelque chose
00:45:17qu'on a peut-être
00:45:17oublié aujourd'hui
00:45:18on lui a interdit
00:45:19de fréquenter
00:45:19des salons de massage
00:45:20parce que les quatre dossiers
00:45:21pour lesquels
00:45:21il est mis en examen
00:45:23voilà
00:45:23ce sont des dossiers
00:45:24qui ont été dénoncés
00:45:25par des femmes
00:45:25pour des agissements
00:45:26commis lors des faits de massage
00:45:27et pas forcément
00:45:28lors de concerts
00:45:29c'est aussi
00:45:30ce qui empêche
00:45:31ce qui a empêché
00:45:31peut-être le juge
00:45:32des libertés de la détention
00:45:33de prendre cette mesure
00:45:35à l'issue de sa mise en examen
00:45:37on verra bien
00:45:38comment ça se passe
00:45:38par le passé
00:45:39ça avait d'autres personnes
00:45:41mises en cause
00:45:41je pense notamment
00:45:42à Jean-Luc Leil
00:45:42qui avait été touché
00:45:43par une interdiction
00:45:44de se produire sur scène
00:45:45parce que les faits dénoncés
00:45:46à son encontre
00:45:46s'étaient déroulés
00:45:48dans les loges
00:45:48dans les coulisses
00:45:49là les faits
00:45:49pour lesquels Patrick Bré
00:45:50a mis en examen
00:45:51à ce stade
00:45:52les quatre dossiers
00:45:52ne se sont pas déroulés
00:45:54lors de concerts
00:45:54mais peut-être
00:45:55l'après-midi d'avant
00:45:56l'après-midi d'après
00:45:57dans un salon de massage
00:45:58en dehors d'une salle de concert
00:45:59il y a ça aussi
00:45:59à prendre en compte
00:46:00dans la lecture
00:46:02quand ont fait les magistrats
00:46:03et c'est vrai que pour les magistrats
00:46:04on l'a bien entendu
00:46:05dans vos explications
00:46:05maître
00:46:06c'est toujours un arbitrage
00:46:07entre la présomption d'innocence
00:46:09et la protection des victimes
00:46:11ou des potentielles victimes
00:46:12sur ce sujet
00:46:13les trois juges d'instruction
00:46:14se sont prononcés
00:46:15et ont sans doute
00:46:15renvoyé un petit peu
00:46:16la balle de la responsabilité
00:46:17à Patrick Buell
00:46:18directement
00:46:19en disant
00:46:19ce sera votre décision
00:46:21et cette décision
00:46:22il l'a donc annoncé hier
00:46:24et on attend évidemment
00:46:25au-delà des réseaux sociaux
00:46:26une éventuelle prise de parole
00:46:27de Patrick Buell
00:46:28c'est pas pour tout de suite
00:46:29ça m'étonnerait même
00:46:30qu'il s'exprime
00:46:31je pense qu'il va
00:46:31tenter de se concentrer
00:46:33sur son combat judiciaire
00:46:34et se faire oublier
00:46:35et puis il y a les conséquences
00:46:36du contrôle judiciaire
00:46:37il a une obligation de soins
00:46:38donc là il va pouvoir
00:46:39plaider le fait
00:46:40qu'il a finalement réfléchi
00:46:43et qu'il s'est amendé
00:46:44et par conséquent
00:46:45il renonce
00:46:46et c'est lui qui le renonce
00:46:47ce n'est pas un magistrat
00:46:48donc c'est aussi une posture
00:46:49de défense
00:46:50d'avoir fait ce choix-là
00:46:51l'actualité
00:46:53et le débat
00:46:54sur la campagne politique
00:46:57maintenant
00:46:58le sujet numéro un
00:47:00pour les français
00:47:00c'est le pouvoir d'achat
00:47:02là-dessus
00:47:03tout le monde est d'accord
00:47:03tous les sondages le disent
00:47:05et au cœur du débat
00:47:06depuis quelques jours
00:47:08maintenant
00:47:08il y a l'étude
00:47:09de toutes les façons
00:47:10de renforcer
00:47:11le pouvoir d'achat
00:47:13des français
00:47:13et d'une façon
00:47:14qui peut paraître
00:47:15un peu paradoxale
00:47:17comme ça
00:47:17ou un peu contre-intuitive
00:47:19en tout cas
00:47:19parmi les solutions
00:47:20il y a une éventuelle
00:47:21hausse de la TVA
00:47:22et oui
00:47:22ça peut avoir
00:47:23des implications positives
00:47:25sur le pouvoir d'achat
00:47:25on va vous l'expliquer
00:47:26parce que tout ça
00:47:27passe par la différence
00:47:28entre le salaire brut
00:47:29et le net
00:47:29c'est un chef d'entreprise
00:47:30qui a souligné ce point
00:47:32le patron de Systému
00:47:33écoutez
00:47:35si aujourd'hui
00:47:36le chef d'entreprise
00:47:37que je suis
00:47:38veut augmenter
00:47:38de 100 euros
00:47:39quelqu'un qui est
00:47:40aux alentours du SMIC
00:47:41ça me coûte
00:47:43483 euros
00:47:44peu d'entreprises
00:47:45ont les moyens
00:47:45de se payer ça
00:47:46il faut donc
00:47:47moins faire porter
00:47:49la protection sociale
00:47:50sur le travail
00:47:51on a fait ça
00:47:52on a fait glisser ça
00:47:54depuis des années
00:47:55sur le travail
00:47:56il faut faire
00:47:56un mouvement inverse
00:47:57et il n'y a pas
00:47:5836 solutions
00:47:59si on veut baisser ça
00:48:01il faut faire un transfert
00:48:02en partie
00:48:03sur la consommation
00:48:04surtout pas
00:48:04sur la TVA
00:48:07des produits
00:48:08de première nécessité
00:48:09mais sur la TVA
00:48:10la plus élevée
00:48:10qui en France
00:48:11est une des plus basses
00:48:12d'Europe
00:48:14solution poussée
00:48:15par de plus en plus
00:48:15de responsables politiques
00:48:17regardez
00:48:18une de l'opinion
00:48:20avec notamment
00:48:20le dessin de CAC
00:48:21qui montre
00:48:21qu'il y a Bruno Le Maire
00:48:23il y a François Hollande
00:48:24il y a aussi
00:48:25Gabriel Attal
00:48:25qui se penche
00:48:26sur le malade
00:48:27du pouvoir d'achat
00:48:28et si on essayait ça
00:48:29avec la seringue
00:48:30brandie par François Hollande
00:48:32Guillaume Darès
00:48:32c'est vraiment un thème
00:48:33qui est en train
00:48:33de s'imposer
00:48:33en cette rentrée
00:48:34c'est un thème
00:48:34qui s'impose
00:48:35et pourtant
00:48:35qui a longtemps
00:48:36été repoussoir
00:48:37rappelez-vous
00:48:39entre la présidentielle 2007
00:48:41et les élections législatives
00:48:42il y a quelqu'un
00:48:43qui s'appelle
00:48:43Jean-Louis Borloo
00:48:44si je ne dis pas de bêtises
00:48:45qui met ce dossier
00:48:46sur la table
00:48:47et Nicolas Sarkozy
00:48:48lui a longtemps voulu
00:48:49jugeant
00:48:50que ça lui avait coûté
00:48:50plusieurs dizaines
00:48:51de députés supplémentaires
00:48:53et depuis
00:48:53effectivement
00:48:54c'est revenu dans le débat
00:48:55parce qu'il y a eu
00:48:56une logique aussi
00:48:56avec le Covid
00:48:57de se dire
00:48:57à un moment
00:48:58il faut faire
00:48:58peut-être payer
00:48:59les produits étrangers
00:49:01davantage que les produits français
00:49:02donc dans une logique
00:49:02de dire
00:49:03il faut imposer
00:49:03une forme de TVA sociale
00:49:06pour financer différemment
00:49:07le modèle social
00:49:08la dépendance
00:49:09et plein de choses
00:49:09mais on voit
00:49:10qu'aujourd'hui
00:49:10effectivement
00:49:10tout le monde
00:49:11met ce dossier sur la table
00:49:11c'est vrai que
00:49:12la mémoire politique
00:49:13est longue parfois
00:49:14ça date de pratiquement
00:49:1520 ans
00:49:15rappelez-vous
00:49:16on ressort toujours
00:49:16cette phrase
00:49:17de Jean-Louis Borloo
00:49:17face à Laurent Fabius
00:49:18on n'a pas oublié ça
00:49:19le débat politique
00:49:20on loupe sur ce plateau
00:49:21Marc Ferracci
00:49:23vous qui êtes un proche
00:49:24d'Emmanuel Macron
00:49:25qui est sur le point
00:49:26donc de se retirer
00:49:27est-ce qu'il faut remettre
00:49:27cette piste sur la table
00:49:28ou pas ?
00:49:28c'est une bonne idée ?
00:49:29je pense qu'il faut financer
00:49:31différemment d'autres modèles sociaux
00:49:32aujourd'hui
00:49:34ce financement
00:49:34il pèse beaucoup
00:49:35sur le travail
00:49:36ça pénalise la création d'emplois
00:49:37ça pénalise nos entreprises
00:49:38quand vous allez sur le terrain
00:49:39tout le monde vous le dit
00:49:40est-ce qu'augmenter la TVA
00:49:42pour diminuer
00:49:42les cotisations salariales
00:49:44c'est un bon levier
00:49:45pour augmenter le pouvoir d'achat
00:49:46moi je serais un peu plus nuancé
00:49:48je serais un peu plus nuancé
00:49:49pourquoi ?
00:49:49parce que
00:49:50ce qu'on constate
00:49:50c'est que quand on baisse
00:49:54la négociation qui a lieu
00:49:55entre l'employeur et le salarié
00:49:57l'employeur récupère
00:49:59cette baisse de cotisation
00:49:59c'est-à-dire qu'il augmente moins
00:50:00les salaires
00:50:01il y a des évaluations
00:50:02qui le montrent
00:50:03il y a un certain nombre de faits
00:50:05qui devraient être
00:50:06un petit peu plus prudents
00:50:07moi ce que je pense
00:50:08c'est que le vrai déterminant
00:50:09du pouvoir d'achat
00:50:10c'est les gains de productivité
00:50:12et c'est la capacité
00:50:13pour les salariés
00:50:14à capter la valeur créée
00:50:15par les gains de productivité
00:50:16on a l'IA qui arrive
00:50:17ça va générer sans doute
00:50:18des gains de productivité
00:50:18mais le sujet
00:50:19c'est le partage de la valeur
00:50:20et vous savez
00:50:21on partage beaucoup mieux
00:50:22la valeur au profit des salariés
00:50:24quand le chômage baisse
00:50:24quand il y a des créations d'emplois
00:50:26c'est plus facile
00:50:26d'aller négocier votre fiche de paye
00:50:28quand il y a 4% de chômage
00:50:29et que vous pouvez aller voir ailleurs
00:50:30quand il y a 10%
00:50:31et que c'est votre employeur
00:50:32qui peut trouver quelqu'un d'autre
00:50:33donc gain de productivité
00:50:34pouvoir de négociation
00:50:35des salariés
00:50:36mais hausse de la TVA
00:50:37pas forcément le bon du cœur
00:50:38dans une logique
00:50:39qui consisterait
00:50:40à baisser le coût du travail
00:50:41pour les employeurs
00:50:42parce que créer des emplois
00:50:43ça c'est important
00:50:44la baisse du pouvoir d'achat
00:50:45ça n'est pas qu'un ressenti
00:50:47Gaëtan Mélin
00:50:48ce sont des chiffres
00:50:49les chiffres donnés par l'INSEE
00:50:50c'est vrai qu'ils sont dans le rouge
00:50:52depuis plusieurs trimestres
00:50:54l'année dernière également
00:50:55ceux du deuxième trimestre
00:50:57viennent d'être publiés
00:50:57on est à moins 0,6%
00:50:59moins 0,2%
00:51:00pour le premier trimestre
00:51:01voilà ça se confirme
00:51:02trimestre après trimestre
00:51:03oui tout à fait
00:51:03avec des dépenses contraintes
00:51:04qui ne font qu'augmenter
00:51:07on peut faire référence
00:51:08bien évidemment
00:51:08au prix des carburants
00:51:09aujourd'hui
00:51:10qui asphyxient
00:51:11une grande partie
00:51:11des automobilistes
00:51:13avec un diesel
00:51:15ou encore un samplon
00:51:17qui sont bien au-dessus
00:51:18des 2 euros maintenant
00:51:19depuis la mi-août
00:51:21à cela vous rajoutez
00:51:21une hausse
00:51:22des différentes assurances
00:51:24bref effectivement
00:51:25aujourd'hui
00:51:26on voit bien
00:51:26que le pouvoir d'achat
00:51:27est une question essentielle
00:51:29une question qui je le rappelle
00:51:30est la priorité des français
00:51:31depuis la guerre en Ukraine
00:51:34puisqu'on a vu
00:51:35cette période inflationniste
00:51:37et on a vu
00:51:38que vraiment
00:51:39c'était en tête
00:51:41des priorités
00:51:42et c'est encore le cas
00:51:43aujourd'hui
00:51:44viennent ensuite
00:51:45la santé et l'éducation
00:51:46mais encore une fois
00:51:47aujourd'hui effectivement
00:51:48les français aimeraient
00:51:50davantage
00:51:50pouvoir vivre
00:51:52de leur travail
00:51:52et c'est
00:51:53c'est vraiment quelque chose
00:51:54qui résonne
00:51:55depuis des années maintenant
00:51:56c'était aussi
00:51:58la volonté
00:51:58souvenez-vous
00:51:59du président de la république
00:52:00c'était redonner
00:52:01justement du pouvoir d'achat
00:52:02aux français
00:52:03leur permettre
00:52:04de vivre de leur travail
00:52:05on pense aussi aux agriculteurs
00:52:06vous savez
00:52:06c'était vraiment
00:52:07leur motivation
00:52:08c'était de dire
00:52:09oui on est prêt à travailler
00:52:10mais il faut qu'on puisse
00:52:11vivre dignement
00:52:12de notre travail
00:52:13aujourd'hui
00:52:14le fait est qu'on en est
00:52:16exactement à la même
00:52:17situation
00:52:19il faut rappeler une chose
00:52:20c'est que
00:52:20si on augmentait
00:52:21on augmentait d'un point
00:52:22le taux de TVA
00:52:23qui est effectivement
00:52:24comme le disait
00:52:25Dominique Schellcher
00:52:25le patron de système U
00:52:26et bien cela permettrait
00:52:28de baisser d'un point
00:52:30un point de TVA supplémentaire
00:52:31c'est un point de CAG
00:52:32en moins
00:52:33et quand on regarde
00:52:34dans les autres pays européens
00:52:35effectivement
00:52:35les taux de TVA
00:52:36sont plus élevés
00:52:37ne sont pas à 20
00:52:38mais sont à 25-27
00:52:39et d'ailleurs
00:52:41pardon mais
00:52:41François Hollande
00:52:43propose d'augmenter
00:52:44le taux de TVA
00:52:45de passer à 23%
00:52:47justement pour alléger
00:52:48les cotisations
00:52:50sur le travail
00:52:51c'est là-dessus
00:52:52que je me tourne vers vous
00:52:53Benjamin Leca
00:52:54parce que je me doute
00:52:55que vous vous êtes compte
00:52:55vous devez hurler
00:52:56évidemment à l'idée
00:52:57de hausser la TVA
00:52:59non mais voilà
00:52:59hurler politiquement
00:53:00vous répondez quoi
00:53:01à François Hollande
00:53:02parce qu'il est de la gauche
00:53:03François Hollande
00:53:04François Hollande
00:53:04effectivement devrait se souvenir
00:53:06de Laurent Fabius
00:53:07interpellant Jean-Louis Borloo
00:53:08et faisant gagner ainsi
00:53:09aux partis socialistes
00:53:10quelques dizaines de députés
00:53:11donc c'est que pour des raisons
00:53:12électorales alors
00:53:12je vais y venir
00:53:13moi donner d'une main
00:53:15ce qu'on reprend de l'autre
00:53:16et j'étais d'accord
00:53:17ça n'arrive pas souvent
00:53:18avec Marc Ferracci
00:53:19quand il expliquait
00:53:20que la baisse des cotisations
00:53:21salariales
00:53:21d'abord les cotisations
00:53:22c'est du salaire
00:53:23le salaire brut
00:53:24c'est du salaire différé
00:53:25que la baisse des cotisations
00:53:26elle n'est pas répercutée
00:53:28dans les salaires
00:53:29les patrons n'augmentent pas
00:53:29automatiquement les salaires
00:53:30parce qu'on baisse les cotisations
00:53:31par ailleurs
00:53:32la TVA
00:53:33c'est l'impôt le plus injuste
00:53:34il n'est pas progressif
00:53:35donc il pèse davantage
00:53:36sur les classes moyennes
00:53:37et les classes populaires
00:53:38que sur les plus aisées
00:53:39mais puisqu'on parlait
00:53:40des archives
00:53:40sauf que
00:53:40pour les produits de première nécessité
00:53:43ça ne bouge pas
00:53:44on est à 5-5
00:53:44et nous proposons d'ailleurs
00:53:47un blocage des prix
00:53:47on parlait des carburants
00:53:48je pense qu'il faut agir
00:53:49sur les dépenses contraintes
00:53:50et donc effectivement
00:53:51il faut bloquer aujourd'hui
00:53:52les prix à la pompe
00:53:52mais Guillaume Daré
00:53:53parlait tout à l'heure
00:53:54des archives
00:53:55et il y a 20 ou 25 ans
00:53:56de ce débat là
00:53:56moi j'en ai des plus récentes
00:53:58dans la campagne présidentielle
00:53:59de 2017
00:54:03qui proposait la taxe robot
00:54:04nous proposons aujourd'hui
00:54:05de faire cotiser
00:54:07l'intelligence artificielle
00:54:08les machines
00:54:08c'est-à-dire là où
00:54:10la mécanique
00:54:10l'intelligence artificielle
00:54:12là où la machine
00:54:12remplace le travail humain
00:54:13et bien de faire cotiser
00:54:14ces machines
00:54:15parce que vous avez raison
00:54:16il faut trouver
00:54:17d'autres sources de financement
00:54:18à notre modèle
00:54:19de protection sociale
00:54:19il proposait aussi
00:54:20le revenu universel
00:54:21si je ne dis pas de bêtises
00:54:21oui et il avait raison d'ailleurs
00:54:22et la situation
00:54:23pardon mais nous sommes
00:54:24dans un moment aujourd'hui
00:54:25où on voit le bilan
00:54:25de 10 ans de macronisme
00:54:26là où vous riez
00:54:27il y a 10 ans
00:54:28de ces propositions
00:54:29c'est que les français
00:54:29se sont appauvris
00:54:30les classes moyennes
00:54:31et les classes populaires
00:54:32dans notre pays
00:54:32se sont appauvris
00:54:33en 10 ans de macronisme
00:54:34là où on nous promettait
00:54:35le ruissellement
00:54:35le progrès
00:54:36la richesse partagée
00:54:37on a aujourd'hui
00:54:38une situation
00:54:39d'appauvrissement généralisé
00:54:40dans le pays
00:54:40Thomas Ménager
00:54:41pour le RN
00:54:42vous répondez quoi
00:54:42à cette proposition
00:54:45qui est donc reprise
00:54:45par différents corans
00:54:47on le voit
00:54:47elle est transvers
00:54:48cette proposition
00:54:48on y a répondu
00:54:49à de multiples reprises
00:54:50parce que c'est vraiment
00:54:50le serpent de mer
00:54:51j'ai l'impression
00:54:51que moi ça fait 4 ans
00:54:52que je suis député
00:54:53tous les ans
00:54:53on se retrouve tous
00:54:54sur le plateau
00:54:54on se le disait
00:54:55même avant
00:54:56en police
00:54:58mais non mais
00:54:59en même temps
00:54:59c'est assez rare
00:55:01je vais être d'accord
00:55:02avec mes deux collègues
00:55:03c'est à dire que ça n'a aucun sens
00:55:04c'est à dire qu'on cherche
00:55:05des économies
00:55:05mais là ce qu'on va
00:55:06donner d'une main
00:55:07on va le reprendre de l'autre
00:55:07c'est en gros
00:55:08un effet nul
00:55:09il faut aller chercher
00:55:10des nouvelles ressources
00:55:11il faut aller chercher
00:55:11des économies
00:55:12pour ceux qui travaillent
00:55:13le problème c'est que ça pèse
00:55:14sur le travail
00:55:14c'est ça l'idée du monde
00:55:16on peut s'interroger
00:55:17sur la question du financement
00:55:18de notre modèle social
00:55:19il y a une mission d'information
00:55:19qu'on a lancée
00:55:20en commission des affaires sociales
00:55:21parce que l'intelligence artificielle
00:55:22va révolutionner
00:55:23va mener à un certain nombre
00:55:25de changements majeurs
00:55:26mais aujourd'hui
00:55:27ça ne réglera pas
00:55:27à court terme
00:55:28le pouvoir d'achat des français
00:55:29parce que ce que vous allez
00:55:30leur redonner
00:55:31d'une marge
00:55:31je vous dis
00:55:32vous allez le reprendre
00:55:32c'est à dire que si
00:55:33vous payez plus cher vos produits
00:55:34quand vous allez en supermarché
00:55:35mais que vous allez un peu
00:55:36améliorer votre salaire
00:55:37et sans certitude
00:55:38comme ça a été dit
00:55:39que ça soit répercuté
00:55:40réellement sur les salaires
00:55:41ça n'a aujourd'hui aucun sens
00:55:42c'était totalement fou
00:55:44de voir un bordeaux
00:55:44en disant
00:55:45augmenter la TVA
00:55:46c'est à dire
00:55:46augmenter les prélèvements obligatoires
00:55:48augmenter les impôts
00:55:48pour améliorer le pouvoir d'achat
00:55:50non
00:55:50il faut aujourd'hui
00:55:51recréer de l'emploi
00:55:52recréer de la richesse
00:55:53augmenter la productivité
00:55:54faire en sorte
00:55:55au contraire
00:55:56que les charges contraintes
00:55:58diminuent
00:55:58et donc ça passe
00:55:59parce qu'on est le pire pays
00:56:00en termes de prélèvements obligatoires
00:56:02par au contraire
00:56:03des baisses de TVA
00:56:04à la fois
00:56:04nous nous le proposons
00:56:05sur les produits de première nécessité
00:56:06une TVA à 0%
00:56:07pour que les classes populaires
00:56:09et les classes moyennes
00:56:09qui sont elles
00:56:10les plus victimes
00:56:11de cette situation
00:56:12puissent au moins se nourrir
00:56:14et aussi se chauffer
00:56:15et se déplacer
00:56:16avec une baisse de la TVA
00:56:16sur les carburants
00:56:17le gaz et l'électricité
00:56:18Est-ce qu'il y a une forme
00:56:19de mea culpa
00:56:19chez les macronistes
00:56:21au bout de 10 ans
00:56:22Marc Ferracci
00:56:22sur cette question
00:56:23du pouvoir d'achat des français ?
00:56:24D'abord je vais répondre
00:56:25à ce qui vient d'être dit
00:56:26je vais répondre à votre question
00:56:27mais il faut clarifier les choses
00:56:28quand même
00:56:29moi je ne suis pas contre
00:56:30l'augmentation de la TVA
00:56:31mais avec une finalité
00:56:32qui est très claire
00:56:33qui est d'améliorer
00:56:34la compétitivité des entreprises
00:56:35ce n'est pas un enjeu
00:56:36de pouvoir d'achat
00:56:37c'est un enjeu
00:56:37de création d'activités
00:56:38de création d'emplois
00:56:39et d'investissement
00:56:39de nos entreprises
00:56:40quand j'entends Benjamin Lucas
00:56:41nous avons une grosse divergence
00:56:42sur ce sujet
00:56:43dire qu'il faut taxer les robots
00:56:44taxer l'IA
00:56:45le sujet de l'IA
00:56:46c'est précisément
00:56:48d'essayer de se servir
00:56:49de cette opportunité formidable
00:56:50pour augmenter
00:56:51les gains de productivité
00:56:52pour améliorer
00:56:52la qualité de vie au travail
00:56:53parce qu'il y a beaucoup de gens
00:56:54qui grâce à l'IA
00:56:55ont un travail
00:56:56qui aura plus de sens
00:56:57moins répétitif
00:56:58et pour ça
00:56:59il faut plutôt
00:57:00accompagner l'IA
00:57:01stimuler les entreprises
00:57:02notamment les petites
00:57:03pour qu'elles s'approprient cela
00:57:04afin de faire
00:57:05les gains de productivité
00:57:06qui ensuite
00:57:06c'est pas incompatible
00:57:07mais qui profite les gains de productivité
00:57:08vous ne pouvez pas taxer d'un côté
00:57:10et donner des incitations
00:57:11à investir dans l'IA
00:57:12c'est quand même
00:57:13un petit peu incompatible
00:57:14moi ce que je veux dire
00:57:15puisque vous me posez la question
00:57:16du pouvoir d'achat
00:57:17le pouvoir d'achat
00:57:18je le dis
00:57:19et je le redis
00:57:19il dépend d'abord
00:57:21de la situation
00:57:21du marché du travail
00:57:22c'est plus facile
00:57:23de négocier votre fiche de paye
00:57:25quand le marché du travail
00:57:26va bien
00:57:26alors on a créé des emplois
00:57:28on a créé 2 millions d'emplois
00:57:29on a aujourd'hui
00:57:30un taux d'emploi
00:57:30c'est à dire la proportion
00:57:31des gens qui travaillent
00:57:32qui n'a jamais été aussi élevé
00:57:33dans notre histoire
00:57:34le chômage est remonté
00:57:35ces derniers temps
00:57:36il est remonté
00:57:37on le sait depuis 2024
00:57:38pour partie à cause
00:57:39de la conjoncture internationale
00:57:41pour partie aussi
00:57:41à cause de l'instabilité politique
00:57:43moi je pense qu'il faut reprendre
00:57:45le fil des réformes
00:57:45je sors un bouquin
00:57:46dans quelques semaines
00:57:48le 7 octobre
00:57:49qui s'appelle
00:57:49la société du plein emploi
00:57:51et qui explique
00:57:51qu'il faut remettre
00:57:52ce sujet de l'emploi
00:57:53et de la productivité
00:57:54au centre du débat public
00:57:55parce que tout ce qu'on pourra faire
00:57:56sur les du plein emploi
00:57:57c'était déjà un slogan
00:57:58d'Emmanuel Macron
00:57:59il y a 10 ans
00:58:00pardon mais c'est génial
00:58:01ils vont nous expliquer
00:58:01comment faire
00:58:02après
00:58:03c'est pas que vous
00:58:04monsieur Ferrati
00:58:04c'est aussi le cas
00:58:05de vos candidats
00:58:05je sais pas si vous souvenez
00:58:06monsieur Philippe
00:58:07monsieur Attal
00:58:07ou monsieur Retailleau
00:58:08c'est le cas de ceux-là
00:58:08qui ont gouverné
00:58:09ces dernières années
00:58:10et qui nous expliquent
00:58:10comment faire
00:58:11il y a une fois dans ce pays
00:58:12parler des archives
00:58:13on va être dans une émission
00:58:14rétrospective
00:58:15on est pratiquement
00:58:16dans une émission historique
00:58:18vous savez la dernière fois
00:58:20qu'on a créé massivement
00:58:21de l'emploi dans ce pays
00:58:22c'est quand on a réduit
00:58:23le temps de travail
00:58:23c'est les 35 heures
00:58:24c'est pas moi qui le dis
00:58:24c'est l'INSEE
00:58:25on a créé des centaines
00:58:27parce qu'on a réussi
00:58:28à travailler moins
00:58:28travailler mieux
00:58:29travailler tous
00:58:29c'était le bilan
00:58:30de la gauche plurielle
00:58:31avec Lionel Jospin
00:58:32on a créé des emplois
00:58:32à cette époque-là
00:58:33parce qu'on a baissé
00:58:33les charges
00:58:34en même temps
00:58:34qu'on baissait
00:58:35le temps de travail
00:58:35c'est ça la réalité
00:58:36si vous lisez les études
00:58:37moi je propose
00:58:37d'aller vers les 32 heures
00:58:38parce qu'aujourd'hui
00:58:38on voit bien
00:58:39la société
00:58:40que vous appelez de vos voeux
00:58:41la société du plein emploi
00:58:43la société productiviste
00:58:44finalement que vous défendez
00:58:45aujourd'hui
00:58:45ça ne fonctionnera pas
00:58:47ça ne fonctionne pas
00:58:47on n'aura pas la croissance
00:58:48qu'on avait il y a 20 ou 30 ans
00:58:49et vous pouvez dire
00:58:50ce que vous voulez
00:58:50et avoir ici
00:58:52une série d'incantations
00:58:53ça ne se produira pas comme ça
00:58:54et vous avez rappelé vous-même
00:58:55la conjoncture internationale
00:58:56il faut donc regarder
00:58:57bien sûr que ça peut se produire
00:58:58et moi je crois que partager le travail
00:59:00partager le temps de travail
00:59:01c'est une solution efficace
00:59:02ça peut se produire monsieur Lucas
00:59:02le partage du temps de travail
00:59:04d'ailleurs
00:59:05le raisonnement qui consiste à penser
00:59:06qu'en partageant du temps de travail
00:59:07on crée des emplois
00:59:08c'est un petit peu le même raisonnement
00:59:09que porte le Rassemblement National
00:59:10consistant à dire que
00:59:12les immigrés
00:59:12prennent le travail des français
00:59:14l'idée que le travail
00:59:14est un gâteau qu'on se partage
00:59:16ça part exactement
00:59:17du même raisonnement
00:59:18de la même représentation
00:59:18du marché du travail
00:59:20moi ce que je dis
00:59:20et je vous laisse parler
00:59:21moi ce que je dis
00:59:22c'est qu'aujourd'hui
00:59:23on a des leviers considérables
00:59:25pour augmenter l'emploi
00:59:26dans notre pays
00:59:26on a 8 points de taux d'emploi
00:59:28de moins que l'Allemagne
00:59:29on a augmenté notre taux d'emploi
00:59:31beaucoup plus
00:59:31qu'à l'époque d'ailleurs
00:59:32de Lionel Jospin
00:59:34puisque vous l'avez évoqué
00:59:35c'était au début des années 2000
00:59:36le taux d'emploi a augmenté
00:59:37mais on doit faire des réformes
00:59:39et tous ceux qui considèrent
00:59:40qu'on doit arrêter
00:59:41de penser à ces questions
00:59:43d'emploi et de productivité
00:59:43à les réponses de Thomas Ménager
00:59:44je pense que oui
00:59:45il faut penser à la question
00:59:46de l'emploi et de la productivité
00:59:47c'est le sujet
00:59:48c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:59:49c'est ni en taxant l'IA
00:59:51et en taxant encore plus
00:59:52il faut faire tout l'inverse
00:59:52ni en travaillant moins
00:59:54alors qu'on a déjà un pays
00:59:55qui par rapport à d'autres pays
00:59:56travaille moins
00:59:57c'est-à-dire l'idée
00:59:57c'est pas de forcément
00:59:59dégrader les conditions sociales
01:00:00au contraire
01:00:01mais non mais c'est pas ça
01:00:02mais c'est-à-dire à un moment
01:00:0332 heures
01:00:04comment comment
01:00:06mais excusez
01:00:08arrêtez d'abaisser le débat
01:00:09on est sur un débat sérieux
01:00:10depuis tout à l'heure
01:00:10ça se passait bien
01:00:11faire des attaques
01:00:12en dessous de la ceinture
01:00:12totalement débiles
01:00:13les gens qui nous écoutent
01:00:14ils veulent savoir
01:00:15ce qu'on va faire
01:00:15pour l'emploi d'achat
01:00:16on est en 2027
01:00:17ne stabilisez pas
01:00:18le débat en 2027
01:00:19laissez-moi revenir un instant
01:00:20c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:00:21au contraire
01:00:22il faut créer de l'emploi
01:00:23créer de la richesse
01:00:23donc il faut au contraire
01:00:24donner la capacité
01:00:25à ces entreprises
01:00:26de le faire
01:00:26donc diminuer les impôts
01:00:28ne pas diminuer
01:00:29le temps de travail
01:00:29quand aujourd'hui
01:00:30je vous le dis
01:00:30on n'est pas
01:00:31ça a bien marché
01:00:39question du pouvoir d'achat
01:00:40au coeur de la campagne électorale
01:00:42ça a déjà commencé
01:00:43c'est le sujet numéro 1
01:00:43évidemment pour tous les français
01:00:44alors que les nuages
01:00:45continuent de s'amonceler
01:00:46sur l'économie française
01:00:49comme le constate Gaëtan Mélin
01:00:51de plus en plus régulièrement
01:00:53hélas
01:00:54les nuages
01:00:54ils s'amoncèlent également
01:00:55sur la situation internationale
01:00:57avec les menaces
01:00:57de Vladimir Poutine
01:00:59sur l'OTAN
01:01:00il y a une tentative d'attentat
01:01:01visant l'aéroport de Leipzig
01:01:03et tous les regards
01:01:04sont maintenant tournés
01:01:05vers la Russie
01:01:05d'ailleurs la France réagit
01:01:06en convoquant le chargé d'affaires russe
01:01:09une menace à nos portes
01:01:11on vous donne son ampleur
01:01:12dans quelques instants
01:01:13à tout de suite
01:01:16les menaces directes
01:01:17de Vladimir Poutine
01:01:18contre les pays de l'OTAN
01:01:20vous allez voir
01:01:21qu'un palier
01:01:23a été franchi
01:01:24ces dernières heures
01:01:24et même
01:01:25ces derniers jours
01:01:26avec notamment
01:01:26une tentative d'attentat
01:01:28visant un aéroport
01:01:29en Allemagne
01:01:30d'abord
01:01:30l'actualité de ce mercredi matin
01:01:32c'est avec vous
01:01:32Julien Migaud-Muller
01:01:35et on commence par aller
01:01:36dans le détroit d'Hormuz
01:01:36avec l'information
01:01:38de la matinée
01:01:39deux pétroliers iraniens
01:01:40sont en flamme
01:01:41dans le détroit d'Hormuz
01:01:42ils auraient
01:01:43selon les gardiens
01:01:44de la révolution
01:01:44heurté des mines
01:01:45après avoir pris
01:01:46un itinéraire
01:01:47en dehors
01:01:48de celui
01:01:49désigné
01:01:49par les forces iraniennes
01:01:51tout cela
01:01:51dans un contexte
01:01:52de nouvelle escalade
01:01:53entre l'Iran
01:01:54et les Etats-Unis
01:01:55les gardiens
01:01:55de la révolution iranien
01:01:56annoncent ce matin
01:01:57la mort de quatre
01:01:58de leurs membres
01:01:59après une frappe américaine
01:02:00dans l'ouest du pays
01:02:01et cela quelques heures
01:02:03après l'envoi de missiles
01:02:04et de drones
01:02:04sur des intérêts américains
01:02:06notamment en Jordanie
01:02:07en Irak
01:02:07mais aussi au Bahreïn
01:02:09le Koweït a également
01:02:10été touché
01:02:10une attaque de drones
01:02:11a provoqué un incendie
01:02:13dans un complexe résidentiel
01:02:15voici deux nouvelles images
01:02:17du Népal
01:02:18où le bilan
01:02:19des terribles inondations
01:02:20continue de s'alourdir
01:02:231114 morts
01:02:24désormais
01:02:24et près de 4000 personnes
01:02:26toujours portées disparues
01:02:27les secouristes
01:02:28continuent de ratisser
01:02:29chaque mètre carré
01:02:30mais les chances
01:02:31de retrouver
01:02:32des survivants
01:02:33est de plus en plus faible
01:02:34à ce sujet
01:02:35je vous propose
01:02:35d'écouter un témoignage
01:02:37celui d'un père de famille
01:02:38sans nouvelles
01:02:39de sa fille
01:02:39depuis la tragédie
01:02:41moi je n'ai pas besoin
01:02:42d'aide
01:02:43j'ai besoin de ma fille
01:02:47pour ça
01:02:47il y a des aides
01:02:48oui
01:02:48j'accepte
01:02:49je cherche
01:02:50une autre famille
01:02:52vous ne pouvez pas vivre
01:02:54c'est impossible
01:02:59c'est pas possible
01:03:00elle est très indéligente
01:03:03ma fille
01:03:04elle sonne
01:03:05elle danse
01:03:07elle fait beaucoup de choses
01:03:09elle connait tout
01:03:12imaginez
01:03:12elle est venue
01:03:12tout seul ici
01:03:13elle a ouvré un restaurant
01:03:15elle a ouvré un restaurant
01:03:19imaginez
01:03:20voilà
01:03:21témoignage recueilli
01:03:21par nos envoyés spéciaux
01:03:23Angélouata et Willem Gueye
01:03:24témoignage particulièrement
01:03:25fort
01:03:26évidemment
01:03:27direction maintenant
01:03:28les Pyrénées-Orientales
01:03:29du côté de Saint-Cyprien
01:03:30avec ce drame hier
01:03:31oui
01:03:32où l'enquête
01:03:32a débuté
01:03:33après la mort
01:03:34de deux personnes
01:03:34hier dans un accident
01:03:35de bouée gonflable
01:03:36tractée par un bateau
01:03:38une troisième personne
01:03:39a également été grèvement
01:03:40blessée
01:03:41et ce que vous allez
01:03:42nous raconter
01:03:43Jean-Wilfrid Forkes
01:03:44c'est que selon
01:03:45les premiers témoignages
01:03:46et bien le bilan
01:03:47aurait pu être
01:03:47bien plus lourd
01:03:50oui absolument
01:03:51c'est d'un geste
01:03:52héroïque
01:03:53qui a été
01:03:54d'un grand
01:03:55professionnalisme
01:03:56geste réalisé
01:03:57par les maîtres
01:03:58nageurs
01:03:58sauveteurs
01:03:59ils se sont aperçus
01:04:00qu'au large
01:04:01il y avait une embarcation
01:04:02totalement folle
01:04:03qui tournait en rond
01:04:04à ce moment là
01:04:04ils ont discuté
01:04:06avec la chef de plage
01:04:07qui a demandé
01:04:08à ces maîtres nageurs
01:04:09sauveteurs
01:04:09ils étaient sept
01:04:10d'embarquer à bord
01:04:11d'embarcation
01:04:12et d'aller en quelque sorte
01:04:13cerner cette embarcation
01:04:15folle
01:04:15un des maîtres nageurs
01:04:17sauveteurs
01:04:17et ça c'est un geste
01:04:18absolument incroyable
01:04:19un des maîtres nageurs
01:04:20sauveteurs
01:04:21est monté
01:04:21à bord du bateau
01:04:23à moteur
01:04:23qui traînait
01:04:24cette bouée banane
01:04:25il est monté
01:04:26à bord du bateau
01:04:28il a pu parvenir
01:04:29à stopper
01:04:30le coupe-circuit
01:04:31et c'est à ce moment là
01:04:32que le bateau
01:04:33s'est arrêté
01:04:34sans ce geste
01:04:35absolument héroïque
01:04:37qu'il fallait souligner
01:04:38ce matin
01:04:38et bien le drame
01:04:39aurait pu être
01:04:40encore pire
01:04:41on le sait
01:04:42deux morts
01:04:43un blessé grave
01:04:44c'est un drame
01:04:45absolument considérable
01:04:46ici qui a choqué
01:04:47la population
01:04:48maintenant place
01:04:49à l'enquête
01:04:50il faut savoir
01:04:51si c'est une erreur
01:04:51technique
01:04:52si c'est une erreur
01:04:53mécanique
01:04:53ou simplement
01:04:54si des règles
01:04:54ici n'ont pas été
01:04:56respectées
01:04:57depuis Saint-Cyprien
01:04:59dans les Pyrénées-Orientales
01:05:00Jean-Welphrey de Forquès
01:05:01avec Laura Champion
01:05:02Saint-Cyprien
01:05:03où il fait chaud
01:05:04la température
01:05:05va continuer
01:05:06de monter
01:05:07Julien
01:05:07oui la faute
01:05:08regardez à ce fameux
01:05:09dôme de chaleur
01:05:10qui revient sur une partie
01:05:11de la France
01:05:11et ça va encore grimper
01:05:13en fin de semaine
01:05:13on va regarder ensemble
01:05:14d'ailleurs
01:05:15à quoi ça va ressembler
01:05:16du côté de Toulouse
01:05:17regardez avec des pointes
01:05:19à 40 degrés
01:05:20samedi 38
01:05:21vendredi 38
01:05:22également dimanche
01:05:24des niveaux inédits
01:05:25à cette période de l'année
01:05:26donc en septembre
01:05:27dans le sud de la France
01:05:28merci beaucoup Julien
01:05:30l'actualité internationale
01:05:31maintenant avec l'Iran
01:05:33et pour commencer
01:05:34avant de vous parler
01:05:35de l'Ukraine
01:05:36et des menaces
01:05:36de Vladimir Poutine direct
01:05:37il y a des précisions
01:05:38vous voulez donner Patrick
01:05:39sur des pétroliers
01:05:40qui sont en feu
01:05:40dans le détroit d'Hormuz
01:05:41oui pour l'instant
01:05:42on est dans
01:05:43la propagande pure iranienne
01:05:45parce qu'il n'y a pas
01:05:45de confirmation
01:05:46notamment de la part
01:05:47d'autorités maritimes
01:05:49indépendantes
01:05:49lorsque vous lisez
01:05:50le communiqué
01:05:51des gardiens à la révolution
01:05:52ils annoncent
01:05:53que deux pétroliers
01:05:55ont demandé
01:05:56par l'intermédiaire
01:05:57de leur commandant
01:05:57aux américains
01:05:58de transiter
01:05:59par une route illégale
01:06:01évidemment
01:06:01avec de grands guillemets
01:06:02et qu'ils ont heurté
01:06:03des mines
01:06:04la présence de mines
01:06:05n'est pas avérée
01:06:06elle n'est pas avérée
01:06:07mais les américains
01:06:08attention
01:06:09le CENCOM
01:06:09dit avoir totalement
01:06:10déminé le détroit d'Hormuz
01:06:11moi j'en ai pas la preuve
01:06:13non plus
01:06:13l'arme informationnelle
01:06:14elle est évidemment
01:06:16des deux côtés
01:06:17et le fait
01:06:17qu'il y ait deux pétroliers
01:06:18en feu
01:06:18pour l'instant
01:06:19il n'y a pas
01:06:20de confirmation
01:06:21d'un mot là-dessus
01:06:21Général Sido
01:06:22ce n'est en train de basculer
01:06:23dans autre chose
01:06:23sur l'Iran
01:06:24non on est dans le grand classique
01:06:25qui a commencé au mois de mars
01:06:26sur le détroit d'Hormuz
01:06:27d'abord il y a eu la guerre
01:06:29qui commence en février
01:06:31sur l'Iran
01:06:32le territoire iranien
01:06:33et puis en mars
01:06:33on bascule sur le détroit d'Hormuz
01:06:34qui devient vraiment
01:06:35le centre principal
01:06:36de la guerre
01:06:37et là on est dans la bataille
01:06:38pour les deux axes
01:06:39des deux zones
01:06:40que veulent se partager
01:06:41les américains
01:06:41et les iraniens
01:06:42et là la communique
01:06:43il correspond
01:06:44effectivement
01:06:44tout demande à être vérifié
01:06:45entre les mines
01:06:46et les pétroliers en feu
01:06:47mais surtout ce qui est dit
01:06:48c'est
01:06:49vous demandez aux américains
01:06:50de passer par la zone
01:06:51entre guillemets illégale
01:06:52c'est-à-dire la zone sud
01:06:53la zone homanaise
01:06:55et bien on va frapper
01:06:57Voilà donc
01:06:58pour ces derniers remondissements
01:06:59du côté de l'Iran
01:07:00sur l'autre front international
01:07:02qu'on surveille
01:07:02c'est-à-dire le front russe
01:07:04là aussi les choses
01:07:04ont bougé énormément
01:07:06avec ces menaces
01:07:07donc direct de la Russie
01:07:08et de Vladimir Poutine
01:07:09sur les pays
01:07:10de l'OTAN
01:07:11et la France
01:07:12qui hausse le ton
01:07:13le chargé d'affaires russe
01:07:15à Paris
01:07:15va être convoqué
01:07:16après l'affaire
01:07:17du drone explosif
01:07:18retrouvé en Allemagne
01:07:19affaire qu'on va vous expliquer
01:07:21dans quelques instants
01:07:21écoutez d'abord
01:07:22Jean-Noël Barraud
01:07:22le ministre
01:07:24La première des choses
01:07:25c'est que
01:07:25j'ai convoqué
01:07:26le chargé d'affaires russe
01:07:28à Paris
01:07:29pour que nous puissions
01:07:30protester très vivement
01:07:31sur les fondements
01:07:32qui nous sont apportés
01:07:34par nos amis allemands
01:07:35étayés
01:07:36et qui permettent
01:07:37de démontrer
01:07:37qu'il y avait la volonté
01:07:39de saboter
01:07:40cet avion
01:07:41et ce site logistique
01:07:43qui a été utilisé
01:07:44par l'Allemagne
01:07:44et par l'Europe
01:07:45pour soutenir l'Ukraine
01:07:46et puis nous aurons
01:07:47dans un cadre plus collectif
01:07:48à prendre des sanctions
01:07:50pour que
01:07:51je le disais tout à l'heure
01:07:52un acte d'une telle gravité
01:07:53ne puisse pas rester
01:07:54sans conséquences
01:07:55Et on va donc vous expliquer
01:07:56plus précisément
01:07:57ce qui s'est passé
01:07:57avec ce drone
01:07:59mais d'abord
01:08:00après le ministre
01:08:01en Irlande
01:08:02le président
01:08:03qui est aux Pays-Bas
01:08:04et que vous suivez
01:08:05Edgar Becke
01:08:06Emmanuel Macron
01:08:07aux Pays-Bas
01:08:07qui ira ensuite
01:08:08au Royaume-Uni
01:08:08et on voit bien
01:08:10que évidemment
01:08:10la Russie
01:08:11la menace russe
01:08:12est en toile de fond
01:08:13de ses déplacements
01:08:14présidentiels
01:08:17Oui Julien
01:08:18ce sujet
01:08:19cette affaire
01:08:19elle sera abordée
01:08:21évoquée
01:08:21lors de ses différentes visites
01:08:23lors de ses différents déplacements
01:08:24le chef de l'Etat
01:08:25prend cette affaire
01:08:26très au sérieux
01:08:28dans un contexte
01:08:28où les relations
01:08:29entre la Russie
01:08:30et l'Union Européenne
01:08:31sont très dégradées
01:08:32très tendues
01:08:33Emmanuel Macron
01:08:34qui a déjà réagi
01:08:36à cette affaire
01:08:36il dit ceci
01:08:37ces attaques hybrides
01:08:38se multiplient en Europe
01:08:40elles ne peuvent rester
01:08:41sans réponse
01:08:42la France
01:08:42est pleinement solidaire
01:08:43de l'Allemagne
01:08:44et soutient l'adoption
01:08:46de nouvelles sanctions
01:08:46européennes
01:08:47contre la Russie
01:08:48un sujet
01:08:49qui sera évidemment
01:08:50évoqué
01:08:51avec le Premier ministre
01:08:52des Pays-Bas
01:08:53Emmanuel Macron
01:08:54doit le rencontrer
01:08:55dans les toutes prochaines minutes
01:08:56avec deux sujets
01:08:58prioritaires
01:08:59entre les deux hommes
01:09:00la sécurité numérique
01:09:02et la souveraineté européenne
01:09:03nous dit-on
01:09:04deux sujets évidemment
01:09:05au cœur de l'actualité
01:09:06et puis on suivra aussi
01:09:07une prise de parole
01:09:08du chef de l'Etat
01:09:09Emmanuel Macron
01:09:10qui doit s'exprimer
01:09:11aux alentours de 2030
01:09:13il fera des références
01:09:14à l'actualité internationale
01:09:16nous dit-on
01:09:16oui commentera évidemment
01:09:17cette affaire
01:09:18vous avez raison
01:09:19Edgar de le souligner
01:09:20Patrick
01:09:20on voit une réponse
01:09:22coordonnée forte
01:09:23au moins dans les termes
01:09:24ce matin
01:09:25de la part de l'Europe
01:09:26alors pas que dans les termes
01:09:28parce qu'on vient d'apprendre
01:09:28en tout cas du côté
01:09:29de l'Allemagne
01:09:30qu'il y a une offensive
01:09:31à la fois informationnelle
01:09:33et des signaux
01:09:34qui sont envoyés
01:09:34on a appris il y a quelques minutes
01:09:35mais ce n'est pas une fuite
01:09:37ce sont les militaires allemands
01:09:39qui l'ont annoncé
01:09:40cette nuit
01:09:40un tiers de missiles balistiques
01:09:42au-dessus de l'Atlantique Nord
01:09:43un test de missiles Lora
01:09:45Long Range Artillery
01:09:46c'est de fabrication israélienne
01:09:48500 km
01:09:48c'est l'équivalent
01:09:50germano-israélien
01:09:51je dirais
01:09:52du missile Iskander
01:09:53ce test a été réussi
01:09:55ce test 500 km
01:09:56pourrait atteindre la Russie
01:09:58là vous avez un signal
01:09:59encore plus fort
01:10:00qu'une fermeture de consulat
01:10:01ou d'une maison
01:10:02de la culture et des sciences
01:10:03Général Sidos
01:10:04c'est un message très clair
01:10:06qu'envoie l'Allemagne
01:10:07ce matin
01:10:07pour dire aux Russes
01:10:08attention
01:10:09si vous nous attaquez directement
01:10:11nous répondrons
01:10:13avec des missiles
01:10:14exactement
01:10:14c'est exactement ça
01:10:16c'est le signal
01:10:16que l'on attendait
01:10:17effectivement
01:10:17c'est du concret
01:10:18les Russes
01:10:19se s'amusent beaucoup
01:10:20à faire des essais
01:10:21à faire des manœuvres nucléaires
01:10:22dès qu'il y a un problème
01:10:23et bien là les Allemands
01:10:24rentrent dans le jeu
01:10:25et effectivement
01:10:25on est dans le jeu
01:10:26totalement de la dissuasion
01:10:27les dissuasions officielles
01:10:28annoncées publiques
01:10:29dans la graduation
01:10:30on n'est pas dans
01:10:31l'affrontement terrestre
01:10:32on est très loin
01:10:33de l'affrontement terrestre
01:10:34même dans les plans de l'OTAN
01:10:35qui ont été divulgués
01:10:37partiellement
01:10:38publiquement
01:10:39donc là aussi
01:10:39ça fait partie du jeu
01:10:40de la dissuasion
01:10:40de parler de quelque chose
01:10:42et ce plan de l'OTAN
01:10:43qui a été diffusé
01:10:44au mois d'août
01:10:45ne parle pas
01:10:45d'offensive terrestre
01:10:46il parle effectivement
01:10:47de frappe
01:10:48de balises
01:10:49on va s'attaquer
01:10:50à vos installations
01:10:52logistiques
01:10:52avec des moyens militaires
01:10:53mais sans engagement
01:10:54de troupes au sol
01:10:55au mieux
01:10:55au pire entre guillemets
01:10:57au mieux des forces spéciales
01:10:58mais on reste dans la graduation
01:11:00on a absolument besoin
01:11:02de rester
01:11:02et tout doucement
01:11:03on va progresser
01:11:03et un jour on s'arrêtera
01:11:05alors c'est peut-être
01:11:06un événement
01:11:07qui vous avait échappé
01:11:08au cœur de l'été
01:11:09cette affaire
01:11:09de drones explosifs
01:11:10du côté de l'aéroport
01:11:11de Leipzig
01:11:12surtout qu'à ce moment-là
01:11:13même si les doigts
01:11:16commençaient à pointer
01:11:17la Russie
01:11:18ça n'était pas encore
01:11:20avec autant de certitude
01:11:21qu'aujourd'hui
01:11:21sauf que
01:11:22on va le voir avec vous
01:11:23du côté de Berlin
01:11:24Caroline Dublé
01:11:24les autorités allemandes
01:11:28ont clairement
01:11:28changé de ton
01:11:29avec notamment
01:11:30ce que vient nous annoncer
01:11:31Patrick
01:11:31il y a quelques instants
01:11:33Oui tout à fait
01:11:34effectivement
01:11:35on soupçonnait
01:11:36très fortement
01:11:36la Russie
01:11:37mais elle n'était pas
01:11:39encore officiellement
01:11:40pointée du doigt
01:11:41il aurait fallu
01:11:41près de 4 semaines
01:11:42aux enquêteurs
01:11:43pour annoncer
01:11:44les résultats
01:11:46de leur enquête
01:11:47et tout
01:11:48dans le modus operandi
01:11:49laisse penser
01:11:50que cet attentat
01:11:51déjoué du 4 août
01:11:53à l'aéroport
01:11:54de Leipzig
01:11:55est à imputer
01:11:56au service secret russe
01:11:58la nature des explosifs
01:11:59les matériaux utilisés
01:12:01mais aussi
01:12:01ces agents
01:12:02qu'on dit jetables
01:12:04employés juste
01:12:05pour une attaque
01:12:06voilà tout ça
01:12:07donc conclut bien
01:12:10qu'il s'agit
01:12:11de la Russie
01:12:12les ministres
01:12:13de l'intérieur
01:12:14et des affaires étrangères
01:12:15allemands
01:12:15l'ont annoncé hier
01:12:16lors d'une conférence
01:12:17de presse
01:12:18annonçant
01:12:19au même moment
01:12:19que l'Allemagne
01:12:20n'est pas en guerre
01:12:21mais est bien
01:12:22la cible
01:12:22d'une guerre hybride
01:12:24ce n'est qu'un élément
01:12:26parmi plein d'autres
01:12:27tentatives
01:12:27d'intimidation
01:12:28de désinformation
01:12:29d'espionnage
01:12:30de sabotage
01:12:31de menaces de mort
01:12:32aussi à l'encontre
01:12:33de PDG
01:12:34d'entreprises
01:12:35d'armement
01:12:35en Allemagne
01:12:36donc tout ça
01:12:37est extrêmement présent
01:12:37le niveau d'alerte
01:12:38maximum
01:12:39mais déjà
01:12:40mise en place
01:12:41en Allemagne
01:12:42et des sanctions
01:12:43qui ont été annoncées
01:12:44dans la foulée hier
01:12:45fermeture
01:12:46du consulat général
01:12:47de Bonn
01:12:48mais aussi
01:12:48de la maison
01:12:49de la culture
01:12:50à Berlin
01:12:50tout ça encore
01:12:51dans un mode
01:12:52on va dire
01:12:53ils choisissent encore
01:12:54la voie diplomatique
01:12:55mais la question
01:12:56est-ce que cela suffira
01:12:57et pour combien de temps ?
01:12:59Et à l'instant
01:12:59Caroline
01:13:00toujours en Allemagne
01:13:01le parquet allemand
01:13:02annonce l'ouverture
01:13:03d'une enquête
01:13:04antiterroriste
01:13:05après donc
01:13:06cette tentative
01:13:07d'attentat
01:13:07près d'une centrale
01:13:10alors je ne sais même pas
01:13:11si ce n'est pas autre chose
01:13:12la police annonce
01:13:13une enquête antiterroriste
01:13:14après une centrale thermique
01:13:15ça a l'air d'être
01:13:16encore autre chose
01:13:17que ces drones
01:13:19explosifs
01:13:20qui ont visé
01:13:21l'aéroport de Leipzig
01:13:23Anastasia Kirilenko
01:13:24est-ce que ces méthodes
01:13:26ressemblent
01:13:26à des méthodes russes
01:13:27en sachant que
01:13:28évidemment
01:13:29on se dit que
01:13:29si les Russes
01:13:30avaient vraiment voulu frapper
01:13:30son hôte
01:13:31il serait pris
01:13:31un petit peu différemment
01:13:32est-ce que c'est une façon
01:13:33pour Vladimir Poutine
01:13:34de dire regardez
01:13:35on peut vous attaquer
01:13:36à n'importe quel moment ?
01:13:37Oui et surtout
01:13:38ça continue
01:13:39depuis 2022
01:13:40vous vous souvenez
01:13:41pendant les JO
01:13:41à Paris
01:13:42il y avait aussi
01:13:43des tentatives
01:13:44de déstabilisation
01:13:45une tentative
01:13:48d'attentat
01:13:48par le vent de Charles de Gaulle
01:13:50il y avait
01:13:50plusieurs autres
01:13:51tentatives
01:13:52de déstabilisation
01:13:53et je rejoins
01:13:54le général
01:13:55qu'il faut faire
01:13:55la dissuasion
01:13:56à la Russie
01:13:57mais la Russie
01:13:58à mon avis
01:13:59va s'y prendre
01:13:59autrement
01:14:00par les fameuses
01:14:01méthodes hybrides
01:14:03de désinformation
01:14:04aussi
01:14:05par exemple
01:14:07j'ai vérifié
01:14:08le think tank
01:14:09de Yevgeny Prigojin
01:14:10existe toujours
01:14:12qui en français
01:14:12colporte
01:14:13des soyons nouvelles
01:14:15sur il y a trop
01:14:16de pédocriminels
01:14:16en France
01:14:17donc il faut être ferme
01:14:18il faut bloquer tout ça
01:14:19ils prennent
01:14:20des problèmes existants
01:14:22pour mettre de l'huile
01:14:23sur les braises
01:14:24ils veulent
01:14:26renverser le pouvoir
01:14:28élire
01:14:28pour les français
01:14:29faire élire
01:14:30des forces
01:14:31pro-russes
01:14:32et ça c'est clair
01:14:32toute la problématique
01:14:34c'est comment un état de droit
01:14:35peut combattre
01:14:36l'état de non-droit
01:14:37donc il y a quand même
01:14:38un événement historique
01:14:39c'est la fermeture
01:14:40de cette maison russe
01:14:41à Berlin
01:14:42cette maison russe
01:14:44a été inaugurée
01:14:45en 1984
01:14:47au milieu de la guerre froide
01:14:49en RDA
01:14:50et c'était clairement
01:14:51clairement pas
01:14:52la maison de la culture
01:14:53en fait c'est un secret
01:14:54de pouls et chinelles
01:14:54que les maisons russes
01:14:56servaient de couverture
01:14:57de services spéciaux
01:14:58un exemple concret
01:14:59d'Italie
01:15:00deux diplomates
01:15:01ont été expulsés
01:15:02il y a quelques
01:15:03quelques semaines
01:15:04en fait
01:15:06ils faisaient
01:15:07soi-disant
01:15:08des événements culturels
01:15:11dans leurs droits
01:15:12mais ils ont été suivis
01:15:14par les carabiniers
01:15:15qui les ont filmés
01:15:16en train de donner
01:15:17des liasses de billets
01:15:18dans un parc
01:15:18à un militaire italien
01:15:20et aussi essayer
01:15:21d'organiser des attentats
01:15:22donc il faut être ferme
01:15:24et faire face
01:15:26à la réalité
01:15:27relever le combat
01:15:27si vous voulez
01:15:28il y a ces tentatives
01:15:29de déstabilisation
01:15:30il y a les menaces
01:15:31également plus directes
01:15:33avec cette réponse
01:15:34de Vladimir Poutine
01:15:35à la question
01:15:35d'un journaliste
01:15:36il y a quelques heures
01:15:37sur le Royaume-Uni
01:15:38regardez
01:15:44en réponse
01:15:45aux livraisons
01:15:46d'armes
01:15:46à l'Ukraine
01:15:47la Russie
01:15:47pourrait-elle
01:15:48cibler des installations
01:15:49militaires britanniques
01:15:50au Royaume-Uni
01:15:52c'est un secret
01:15:54un secret militaire
01:15:56on va aller à Moscou
01:15:58retrouver
01:15:58Jean Didier
01:15:59revoy
01:16:00alors évidemment
01:16:01il laisse planer
01:16:02le doute
01:16:02Vladimir Poutine
01:16:03avec cette non-réponse
01:16:05est-ce que du côté
01:16:06de la Russie
01:16:06cette éventualité
01:16:07d'une attaque directe
01:16:08sur un pays de l'OTAN
01:16:09voire le Royaume-Uni
01:16:10elle est en train de monter
01:16:12écoutez non
01:16:12pas directement
01:16:13dans la mesure
01:16:14où Vladimir Poutine
01:16:14lui-même a toujours dit
01:16:15qu'il serait stupide
01:16:16pour la Russie
01:16:17d'attaquer l'OTAN
01:16:18vu la différence
01:16:19la disparité
01:16:19entre les forces
01:16:21militaires de part
01:16:21et d'autre
01:16:22mais c'est une nouvelle
01:16:23illustration
01:16:23de la façon
01:16:24dont le président russe
01:16:26manie
01:16:26l'ambiguïté stratégique
01:16:27car on le sait
01:16:28les relations
01:16:29entre Londres
01:16:29et Moscou
01:16:29sont extrêmement dégradées
01:16:31Sergei Lavrov
01:16:32a dit récemment
01:16:34qu'accusé
01:16:37la Grande-Bretagne
01:16:37d'être
01:16:38cobelligérante
01:16:39dans la mesure
01:16:39où c'est elle
01:16:40qui fournissait
01:16:41des drones
01:16:42et les données
01:16:42pour les frappes
01:16:44en profondeur
01:16:44dans le territoire russe
01:16:45sur les raffineries
01:16:46ou les entrepôts
01:16:49du géant
01:16:50du commerce en ligne
01:16:51russe
01:16:51Wildberries
01:16:53Sergei Lavrov
01:16:54a aussi dit
01:16:54que les russes
01:16:59se réservaient
01:17:00directement
01:17:00le droit
01:17:01de frapper
01:17:01tout ce qui était
01:17:02susceptible
01:17:03d'alimenter
01:17:04la machine de guerre
01:17:05de Kiev
01:17:06on ne sait pas
01:17:06si c'est du matériel
01:17:07qui arriverait en Ukraine
01:17:08ou si ce matériel
01:17:09pourrait être frappé
01:17:10avant même
01:17:11d'arriver en Ukraine
01:17:12et donc
01:17:12dans ce contexte
01:17:14on posait
01:17:15à Vladimir Poutine
01:17:16la question
01:17:16de savoir
01:17:17si
01:17:18il pouvait
01:17:19cibler
01:17:20des frappes
01:17:20militaires
01:17:21cibler des objectifs
01:17:22militaires britanniques
01:17:24et il a répondu
01:17:25effectivement
01:17:25que c'est un secret
01:17:26mais il aurait été
01:17:27paradoxal
01:17:27de voir le président russe
01:17:28donner en primeur
01:17:29lors d'une conférence
01:17:30de presse
01:17:31la date
01:17:31et l'heure exacte
01:17:33d'une attaque russe
01:17:33quelle qu'elle soit
01:17:35Le ton est également
01:17:36en train de monter
01:17:37vis-à-vis de l'Ukraine
01:17:38merci beaucoup
01:17:39Jean Didier
01:17:40écoutez ce qu'a déclaré
01:17:41le président Zelensky
01:17:43là aussi
01:17:43il y a quelques heures
01:17:47Nous tenons
01:17:48à mettre en garde
01:17:48toutes les compagnies aériennes
01:17:50qui empruntent
01:17:50l'espace aérien
01:17:51russe
01:17:52il devient
01:17:52extrêmement dangereux
01:17:54tant que la guerre
01:17:55se poursuivra
01:17:55l'espace aérien russe
01:17:57restera réservé
01:17:58aux drones
01:17:58et non à l'aviation
01:17:59civile
01:18:02Et quand on parle
01:18:03de la sécurité du ciel
01:18:03on appelle le général
01:18:04Jean-Paul Paloméros
01:18:05pour en savoir
01:18:06un petit peu plus
01:18:06est-ce que Zelensky
01:18:07vient de dire
01:18:08attention
01:18:08nous allons pouvoir
01:18:09viser des avions
01:18:10civils dans le ciel russe
01:18:12Oui
01:18:13Zelensky
01:18:14il répond
01:18:14avec les armes
01:18:15qu'il a
01:18:15il s'est donné
01:18:16des armes
01:18:17pour aller frapper
01:18:17dans la profondeur
01:18:18et cette profondeur
01:18:20il l'obtient
01:18:20dans l'espace aérien
01:18:22donc l'espace aérien
01:18:23il conteste
01:18:24effectivement
01:18:25la légitimité
01:18:26quelque part
01:18:26d'un espace aérien russe
01:18:27alors qu'on est
01:18:28en temps de guerre
01:18:29et c'est tout l'objet
01:18:30de l'acquisition
01:18:32quelque part
01:18:33d'une maîtrise
01:18:33du milieu aérospatial
01:18:35c'est de dire
01:18:36non nous nous frapperons
01:18:37avec tous les moyens
01:18:39nécessaires
01:18:39et c'est essentiellement
01:18:40effectivement des drones
01:18:41ou des missiles croisières
01:18:42en ce qui concerne
01:18:43les ukrainiens
01:18:44y compris ceux
01:18:45fabriqués par eux-mêmes
01:18:46en particulier
01:18:47et donc
01:18:48il est tout à fait légitime
01:18:51qu'il avertisse
01:18:52pour éviter
01:18:53toute ambiguïté
01:18:54ce qui permet
01:18:55aussi quelque part
01:18:56de donner
01:18:58aux compagnies civiles
01:18:59et aux états
01:19:00d'où elles émanent
01:19:04de les obliger
01:19:05à prendre leurs responsabilités
01:19:06et surtout
01:19:06de se détourner
01:19:07du ciel aérien russe
01:19:09qui fait perdre
01:19:09quand même
01:19:10un petit peu d'argent
01:19:10à la Russie
01:19:11ça ne fait jamais de mal
01:19:13C'est une façon
01:19:14de dire aussi
01:19:15que les ukrainiens
01:19:15ont davantage
01:19:16de moyens aériens
01:19:17qui peuvent saturer
01:19:17à leur tour
01:19:18l'espace aérien russe
01:19:20ça veut dire
01:19:22que
01:19:23effectivement
01:19:23vous avez raison
01:19:24ça veut dire
01:19:24que les russes
01:19:25ne sont pas capables
01:19:26d'assurer
01:19:27la maîtrise
01:19:28aujourd'hui
01:19:28de leur espace aérien
01:19:30ça on s'en était
01:19:31rendu compte
01:19:32au fur et à mesure
01:19:33des frappes
01:19:34toujours plus ambitieuses
01:19:35toujours plus profondes
01:19:37dans le territoire
01:19:38on s'est posé
01:19:39des tas de questions
01:19:40en se disant
01:19:40mais cette défense
01:19:42anti-aérienne russe
01:19:43qu'on craignait
01:19:44j'étais pilote de chasse
01:19:46au moment de la guerre froide
01:19:47je ne serais pas aventuré
01:19:48à passer
01:19:50le mur
01:19:51à passer de l'autre côté
01:19:52si vous voulez
01:19:53donc
01:19:54non
01:19:54on sent que la Russie
01:19:56a des points de faiblesse
01:19:57fort heureusement
01:19:57mais ne nous trompons pas
01:19:59ces points de faiblesse
01:20:00ne sont à mon avis
01:20:01que momentanés
01:20:02dans la mesure
01:20:03où ils sont
01:20:05aussi capables
01:20:06de mettre en place
01:20:07des vraies stratégies
01:20:08avec leurs drones
01:20:09et leurs missiles de croisière
01:20:10et ça c'est en train
01:20:10de se développer
01:20:11c'est un point
01:20:12qui m'inquiète personnellement
01:20:14peut-être plus
01:20:15que le reste
01:20:16Vladimir Poutine
01:20:17a répondu
01:20:18à cette menace
01:20:19du président Zelensky
01:20:20en disant
01:20:20que c'était
01:20:20un terrorisme d'État
01:20:22à propos de terrorisme
01:20:22peut-être une petite précision
01:20:24sur ce que je vous disais
01:20:24du côté de l'Allemagne
01:20:26parce qu'on s'y perd
01:20:26un petit peu
01:20:28sur les attentats
01:20:29en ce moment
01:20:30légers attentats
01:20:31si j'ose dire
01:20:32évidemment
01:20:32oui mais c'est ce qui vous montre
01:20:33un petit peu
01:20:33la situation extrêmement difficile
01:20:36en Allemagne
01:20:37il y a eu cet été
01:20:38une série
01:20:39d'attentats
01:20:39ou de tentatives
01:20:40d'attentats
01:20:42autour de postes électriques
01:20:43ou de centrales thermiques
01:20:44on n'est pas très loin
01:20:45on est toujours
01:20:46dans l'ex-Allemagne de l'Est
01:20:48on est au sud
01:20:49de Berlin
01:20:50et hier
01:20:50il y a eu
01:20:51une explosion
01:20:52près d'un poste électrique
01:20:53et donc
01:20:54une enquête
01:20:54pour terrorisme
01:20:56a été lancée
01:20:57par le parquet
01:20:58pour l'instant
01:20:58on ne sait pas
01:20:59qui est à l'origine
01:21:00de ces tentatives
01:21:01d'attentats
01:21:02n'oubliez pas
01:21:02les élections régionales
01:21:04très importantes
01:21:05dans l'un de ces lenders
01:21:06d'ex-Allemagne de l'Est
01:21:07avec un parti
01:21:09d'extrême droite
01:21:09pro-russe
01:21:10favori
01:21:11c'est ça
01:21:11pour l'instant
01:21:11on ne sait pas