Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 semaines
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:02Générique
00:00:10Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct, programme chargé ce matin.
00:00:14Nous irons aux Etats-Unis, nous irons en Ukraine, mais d'abord on va consacrer cette première partie à votre
00:00:19pouvoir d'achat,
00:00:20cette rentrée qui est difficile évidemment pour les Français, et pas seulement à la pompe d'ailleurs.
00:00:24On va le voir dans notre sondage dans quelques instants, mais d'abord on va se rendre dans un centre
00:00:30commercial pour retrouver Romain Etuin.
00:00:32On veut comprendre, Romain, comment les Français vivent ces difficultés sur leur pouvoir d'achat.
00:00:37On voit que deux Français sur trois disent que leur pouvoir d'achat a baissé.
00:00:41Est-ce que c'est le sentiment général autour de vous ? Et dites-nous comment les gens s'adaptent.
00:00:47Écoutez, ce qui ressort en effet des personnes que l'on a pu interroger dans ce centre commercial,
00:00:52c'est d'abord que les Français se disent pris à la gorge, pris en étau entre d'un côté
00:00:57des salaires et des pensions de retraite
00:00:59qui sont jugées trop bas, et de l'autre une inflation galopante, la plus spectaculaire étant bien sûr celle de
00:01:05l'essence.
00:01:06Il y a une station-service juste à côté, le seuil des deux euros qui est jugé inacceptable est bien
00:01:11plus élevé ici.
00:01:12Et puis il y a aussi les courses, ça devient de plus en plus compliqué, puisque trois Français sur dix
00:01:17disent être à découvert dès le 17 du mois.
00:01:21Alors pour s'adapter, on doit rogner sur la qualité des courses, sur les petits plaisirs.
00:01:25Nous avons pu rencontrer certains habitants, je vous propose de les écouter.
00:01:29On aimerait que les salaires augmentent et que le pouvoir d'achat augmente également, mais que l'essence rediminue, effectivement.
00:01:36Qu'on puisse retrouver un pouvoir d'achat assez convenable, parce qu'aujourd'hui, peu de salaires atteignent les 2000
00:01:42euros,
00:01:43alors que c'est limite ce qu'il nous faudrait minimum pour vivre actuellement.
00:01:46On fait plus attention déjà à ce qu'on va acheter, forcément. On va faire aussi attention à nos sorties
00:01:51éventuellement,
00:01:52puisque du coup, c'est tout un calcul à faire, malheureusement.
00:01:56Il faut vraiment travailler à côté, il faut trouver les moyens de toujours être à côté pour ne pas trop
00:02:01utiliser d'essence le moins possible, en fait.
00:02:03Un chiffre assez éloquent dans ce sondage, on entendait justement cette dame parler de salaire.
00:02:08D'après les Français, il faudrait en moyenne 530 euros de plus par mois pour vivre convenablement.
00:02:13Et c'est une question qui va être cruciale à l'approche de cette élection présidentielle.
00:02:18Il y a beaucoup de mobilistes, évidemment, sur ce centre commercial où vous trouvez Romain.
00:02:22Et donc, ils ont tous ce mot à la bouche.
00:02:24L'essence, l'essence, l'essence. On l'a entendu dans ces interventions.
00:02:27Vous nous avez donné déjà, Romain, quelques chiffres sur ce fameux sondage.
00:02:30On va aller plus loin avec les différents éléments de cette consultation.
00:02:34Et là, pour BFM TV, c'est vous, Julien Mugomuller, qui vous êtes plongé dans le détail des résultats.
00:02:41Résultat, alors en gros, si on doit résumer, l'inquiétude, elle, elle monte alors que le pouvoir d'achat, lui,
00:02:46il baisse.
00:02:47Et le premier chiffre à retenir, le voici.
00:02:49Deux Français sur 3, 67% plus exactement, estiment que leur pouvoir d'achat a baissé ces derniers mois.
00:02:56C'est 11 points de plus depuis le mois de janvier.
00:02:59Et 29% des Français sont régulièrement à découvert, en moyenne, le 17 de chaque mois.
00:03:06D'où cette question qu'on se pose, évidemment, combien vous manque-t-il à vous, Français ?
00:03:11Pour finir le mois, regardez, vous nous répondez 530 euros en moyenne.
00:03:16C'est 24 euros de plus que le mois de janvier.
00:03:18Et au cœur de tout ça, il y a donc évidemment le prix du carburant.
00:03:20Oui, le prix du carburant qui a bien grappé.
00:03:23D'ailleurs, on s'est posé cette question.
00:03:25À partir de quel prix estimez-vous que le carburant devient trop cher ?
00:03:29Le fameux seuil psychologique, vous répondez en moyenne 1,84 euros.
00:03:34Mais si on va un petit peu plus loin, la majorité d'entre vous maintenant estime que le seuil psychologique,
00:03:38ce n'est plus 1,50 euros.
00:03:40C'est bel et bien 2 euros.
00:03:43Justement, puisque l'on parle du prix du carburant, le sujet suivant que l'on va découvrir ensemble,
00:03:50Regardons-le, le prix du carburant, vous adaptez votre mode de vie.
00:03:55À 51% maintenant, vous renoncez à certains déplacements.
00:03:59Vous êtes également 34% à ne remplir qu'une partie du réservoir.
00:04:04Mais aussi, vous êtes 32% à réduire la longueur de certains de vos déplacements.
00:04:11Et donc forcément, il y a un état d'esprit.
00:04:13On vous a demandé quel est l'état d'esprit qui vous correspond le mieux en ce moment.
00:04:17À partir de votre pouvoir d'achat et l'état de la France,
00:04:20vous êtes inquiet à 32%.
00:04:22Vous êtes 15% également à nous répondre que vous êtes exaspéré.
00:04:25Et puis, la colère à 13%.
00:04:27Alors, il y a le sentiment dont vous nous avez parlé, Julien, sur le pouvoir d'achat.
00:04:30Il y a la réalité aussi, Gaëtan Mélin.
00:04:32Les Français, ils ont raison de penser que leur pouvoir d'achat a baissé.
00:04:35Ah oui, tout à fait.
00:04:35Les chiffres sont là pour prouver que les Français ne mentent pas.
00:04:42Effectivement, on a d'un côté les salaires qui ont progressé d'environ 1,2%, 1,3%.
00:04:48C'est une moyenne, bien sûr.
00:04:50Et puis, on a cette inflation.
00:04:51Regardez sur le mois d'août, on est à plus de 2,4%.
00:04:54Donc oui, bel et bien, le pouvoir des ménages se réduit avec une très forte pression sur toutes ces dépenses
00:05:03contraintes.
00:05:04Et malheureusement, ça ne va pas s'arranger.
00:05:05Parce qu'on a parlé du carburant, on a parlé des produits alimentaires qui, pour le moment, n'augmentent pas.
00:05:12Parce qu'on rappelle que le gouvernement a tenu bon, justement, sur une réouverture des négociations entre industriels et distributeurs.
00:05:19Elle n'a pas eu lieu.
00:05:20Donc, il n'y a pas d'augmentation de prix pour le moment.
00:05:23Mais ces négociations, elles vont commencer en début d'année avec un impact début mars.
00:05:28Et donc, début mars, il faudra effectivement s'attendre à une augmentation de certains produits alimentaires.
00:05:34Et puis, il y a aussi les complémentaires santé.
00:05:35Parce que ça aussi, le choix du gouvernement de transférer une partie des charges de la sécurité sociale aux complémentaires
00:05:43va se traduire par une augmentation des cotisations pour un certain nombre d'assurés.
00:05:48Donc, oui, on le voit bien. Aujourd'hui, beaucoup de choses augmentent.
00:05:52Mais malheureusement, les salaires ne suivent pas.
00:05:55Et les Français s'adaptent. On l'a entendu déjà dans ces interventions sur ce centre commercial où se trouvait
00:05:59Romain il y a quelques instants.
00:06:01Grégory Carré, vous observez l'évolution de la consommation pour Que Choisir Ensemble, qui est l'ancien UFC, Que Choisir.
00:06:07Voilà, on va s'améter à ce nouveau nom.
00:06:09Que Choisir Ensemble.
00:06:10On a gardé Que Choisir.
00:06:12Comme ça, on sait bien de quoi on parle.
00:06:14Dites-nous plus précisément, concrètement, ils s'adaptent comment les Français ? Ils ont changé quoi ?
00:06:19Alors, vous l'avez un peu expliqué. Comment ils s'adaptent ? Ils achètent moins et moins cher.
00:06:25C'est les deux mamelles de l'adaptation.
00:06:28Sur quoi ils rognent principalement ?
00:06:29Alors, sur quoi vous allez... En fait, vous allez chercher sur toutes les dépenses sur lesquelles vous pouvez arbitrer.
00:06:34Alors, il faut savoir que sur le long terme, ça s'est réduit.
00:06:36Parce qu'on a des abonnements, parce qu'on a des loyers, parce qu'on a des assurances, etc.
00:06:41L'énergie, tout ça, ça...
00:06:42Donc, qu'est-ce qui reste ?
00:06:43Il y a une partie de l'alimentaire.
00:06:45Alors, sachant qu'en plus...
00:06:46Donc ça, ce que vous nous dites, sur le long terme, en gros, on n'y touche pas, parce que
00:06:48de toute façon, on est un peu contraint.
00:06:49On n'a pas trop le choix.
00:06:50Oui, malheureusement, ça, c'est des dépenses qu'on appelle des dépenses contraintes.
00:06:53Elles sont engagées depuis le mois.
00:06:54Ce qui crée, d'ailleurs, ce qui renforce l'idée qu'on a vraiment perdu cette capacité d'arbitrer.
00:06:59Donc, par exemple, sur l'alimentaire, qu'est-ce qu'on va faire ?
00:07:01On va mettre moins de choses dans le panier.
00:07:04On va retirer les choses qui sont chères.
00:07:05Par exemple, la viande.
00:07:06Par exemple, les fruits et légumes.
00:07:07C'est ce qu'on a observé en 2022-2023.
00:07:10Et on va mettre dedans des premiers prix.
00:07:13On va mettre des marques de distributeurs, etc.
00:07:16Et puis, on va aussi aller chercher sur les autres dépenses sur lesquelles on peut arbitrer.
00:07:20Donc, vous l'avez très bien expliqué sur les déplacements.
00:07:22Qu'est-ce qu'on fait ? On se déplace moins.
00:07:24Et puis, sur les loisirs, on va aussi moins dépenser.
00:07:26Les gens sont partis moins loin cet été.
00:07:28Ils sont partis moins longtemps.
00:07:30Moins de restaurants aussi, ce genre de choses ?
00:07:31Oui, ça, clairement.
00:07:33De toute façon, il faut savoir que le schéma majoritaire pour les vacances,
00:07:36c'est prendre la voiture et aller plutôt chez des proches ou dans la famille.
00:07:40C'est vraiment les types de vacances les plus répandues.
00:07:45Mais ce qui n'est pas nouveau, c'est que c'est depuis 2022, finalement,
00:07:49que les Français sont en train d'arbitrer de procéder à ce type d'arbitrage.
00:07:53Voilà.
00:07:54Si on a arrêté de parler d'inflation, l'inflation, c'est la hausse des prix.
00:07:56Les prix sont restés à des niveaux très élevés.
00:07:59Et donc, on était encore dans cette spirale de l'arbitrage.
00:08:02Et la crise au Moyen-Orient, la fermeture du détroit d'Ormouz,
00:08:05est venue remettre une nouvelle couche.
00:08:08Et donc, effectivement, là, on a les carburants qui tutoient les sommets.
00:08:10L'essence, début de semaine, c'est le plus haut niveau jamais observé pour l'essence.
00:08:14Le diesel, on avait déjà dépassé ces niveaux-là.
00:08:16Et puis, il n'y a pas que ça. Il y a aussi toute l'énergie du chauffage.
00:08:20On a parlé du gaz, mais ce qui est le plus touché, c'est le fioul.
00:08:23Alors, le fioul, il y a 2,5 millions de ménages qui continuent de se chauffer au fioul.
00:08:27La note pour le fioul, c'est 50% de hausse par rapport à l'année dernière.
00:08:31Et là, c'est le moment où il faut commencer à remplir ces cuves de fioul.
00:08:34Donc, effectivement, je pense que l'exaspération, la lassitude,
00:08:38commencent vraiment à se sentir.
00:08:41De toute façon, c'est le sujet de conversation qu'on entend à peu près, bien sûr.
00:08:45Bien sûr, vous avez raison de parler de ces sentiments qui sont en train de monter.
00:08:48Guillaume Daré, à la fin de son explication, Julien, tout à l'heure, il nous disait
00:08:52l'inquiétude, la colère, l'exaspération, ces thématiques sont en train de monter.
00:08:57Et c'est dans ce contexte que se déroule la campagne présidentielle.
00:09:00Tous les représentants politiques, ils ont les yeux rivés là-dessus.
00:09:02Parce qu'il faut faire campagne dans un contexte difficile sans trop annoncer du sang et des larmes.
00:09:07Le problème, c'est qu'il ne faut pas annoncer du sang et des larmes,
00:09:09mais que les gens attendent des promesses et qu'il n'y a plus d'argent.
00:09:11Donc, voilà les données de l'équation.
00:09:12Et les gens, ils ne sont pas dupes non plus.
00:09:14Les gens ne sont pas dupes non plus, mais on voit que c'est ce qui va être difficile.
00:09:16C'est comment dégager, effectivement, du pouvoir d'achat.
00:09:18Alors, vous savez qu'il y a ceux qui disent qu'il faut rapprocher le salaire net du salaire brut.
00:09:21D'autres qui disent qu'il faut une TVA sociale parce que ça permettrait ainsi de financer,
00:09:26par exemple, une baisse d'un certain nombre de cotisations.
00:09:28Mais pour l'instant, on voit bien que personne n'a trouvé la recette miracle.
00:09:32Et on voit que c'est en train de s'imposer comme le thème principal.
00:09:35Et hier encore, le président du Sénat, Gérard Larcher, me confiait que la tournée qu'il fait actuellement
00:09:41dans le cadre des élections sénatoriales, au contact des maires en permanence,
00:09:45eh bien, c'est ça qui lui remonte.
00:09:47Les maires lui disent pouvoir d'achat, pouvoir d'achat, pouvoir d'achat.
00:09:49Il ne leur parle pas encore de la présidentielle.
00:09:50Ils lui disent, les gens me disent, on n'y arrive plus.
00:09:52Jad Zahab, comment faire, vous qui représentez Gabriel Attal dans cette campagne,
00:09:57comment faire pour essayer de réenchanter les Français sur la question du pouvoir d'achat
00:10:01parce que les démarches de manœuvre, il n'y en a pas ?
00:10:02Est-ce qu'il faut dire la vérité et dire, non, il n'y aura pas de miracle et ça
00:10:05va être dur ?
00:10:06Non, mais je pense déjà que par rapport au débat qu'il y avait à l'instant,
00:10:09ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité.
00:10:10Les gens le vivent et donc la colère, la peur, l'angoisse, il faut l'entendre.
00:10:14Et que des familles doivent parfois renoncer à faire un repas pour prendre la voiture
00:10:17ou renoncer à emmener les enfants en sortie culturelle,
00:10:21ça doit nous interroger et nous alerter.
00:10:23Et donc, on parle depuis tout à l'heure du salaire.
00:10:25Je pense qu'évidemment, tout le monde est d'accord pour dire que les salaires,
00:10:28de manière générale, doivent augmenter.
00:10:30Alors, c'était rappelé à l'instant, nous, avec Gabriel Attal,
00:10:32on considère qu'il faut rapprocher le salaire net du salaire brut,
00:10:35c'est-à-dire en acceptant que l'État fasse des efforts,
00:10:39qu'on réduise la voilure sur un certain nombre de sujets,
00:10:41qu'on fasse des réformes qui permettent de nous désendetter,
00:10:43une réforme des retraites, une réforme de l'assurance chômage,
00:10:45des départs de fonctionnaires aussi,
00:10:47parce que notamment dans la fonction publique territoriale, on a un vrai sujet.
00:10:51Mais parlons ça, Emmanuel Macron, il l'avait annoncé il y a 10 ans aussi,
00:10:54puis en réalité, il y a plus de fonctionnaires qu'avant.
00:10:55On a l'impression que les choses se répètent un peu.
00:10:58Alors, il y a le sujet de la réforme de l'État,
00:11:01où c'est vrai, on n'a pas réussi, et donc on le dit clairement,
00:11:03il faudra qu'on y arrive, et puis il y a la situation conjoncturelle,
00:11:07même si ça dure, c'était rappelé aussi,
00:11:08on paye le prix de la décision de Vladimir Poutine d'envahir l'Ukraine,
00:11:12de Donald Trump d'attaquer l'Iran,
00:11:13et donc en réalité, on ne peut pas, nous, en État souverain, indépendant,
00:11:17payer le prix, subir des décisions de chefs d'État étrangers,
00:11:20donc sur le court terme par rapport à l'essence,
00:11:22parce que je redis aussi clairement que la voiture, ce n'est pas un luxe,
00:11:24les gens en ont besoin pour aller travailler,
00:11:26ce n'est pas un caprice, il faut qu'on continue à aider
00:11:29celles et ceux qui en ont le plus besoin, avec des aides ciblées,
00:11:32donc peut-être que la dernière aide carburant pourrait être améliorée,
00:11:35il y avait un sujet de non-recours, parce que c'est très compliqué,
00:11:38sur les formulaires, il y a ça, et puis, pardon aussi,
00:11:40le long terme, c'est quand même de dire comment on est indépendant,
00:11:42comment on ne dépend pas du prix du baril,
00:11:45qui se joue entre autres dans le détroit d'Ormousse,
00:11:47donc ça veut dire la souveraineté énergétique,
00:11:49ça veut dire continuer d'investir dans le nucléaire.
00:11:51Vous dites vous-même, c'est maintenant, quoi.
00:11:52– Bien sûr, mais c'est pour ça que je vous dis qu'à court terme…
00:11:54– La sortie du carbone, ce n'est pas pour demain.
00:11:55– Bien sûr, non, mais à court terme, il faut qu'on continue à aider
00:11:58celles et ceux qui en ont le plus besoin,
00:11:59pour laquelle nous, on n'est pas, par exemple, contre la baisse de la…
00:12:02on n'est pas pour, pardon, la baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur l'essence.
00:12:06– Contrairement à l'ORN.
00:12:06– C'est parce que c'est de manière non ciblée.
00:12:08Nous, on dit qu'il faut aider celles et ceux qui en ont le plus besoin,
00:12:11concrètement, là, tout de suite,
00:12:12mais il ne faut aussi pas oublier le long terme,
00:12:13sinon on se retrouvera, hélas, dans le même débat.
00:12:15– Vous, ORN, vous proposez la baisse, donc, de la TVA sur les carburants,
00:12:19vous ne voulez pas trop bouger sur les retraites,
00:12:20tout en faisant des économies de 200 milliards.
00:12:22– Si vous dites vos propositions, M. Arnaud, je vais m'envoyer.
00:12:24– Oui, non, mais c'est pour résumer un petit peu,
00:12:25pour aussi mettre en lumière les contradictions.
00:12:27– Je ne sais pas, vous inquiétez pas, si vous avez des doutes,
00:12:29je sais résumer mes propositions et même dire comment on les finance,
00:12:32est-ce que ça va impacter concrètement,
00:12:33parce que j'entends Jadzad qui nous donne des grandes formules,
00:12:35mais concrètement, je ne sais pas avec ses propositions,
00:12:37combien à la pompe le prix au lit baissera.
00:12:39– Ah, voilà, donc je rebondis juste sur M. Carré,
00:12:42j'ai bien compris, donc c'était que choisir.
00:12:44L'augmentation du prix du gaz, c'est 7,4%.
00:12:46Cet été, le prix de l'électricité, des prix augmentés,
00:12:48c'est 2,5%, rien que sur les factures qui sont arrivées au mois d'août.
00:12:52Donc, c'est un vrai sujet, c'est pour ça que nous, la TVA,
00:12:54on dit qu'elle passe, pardon de vous répéter et de me répéter,
00:12:57de 20% à 5,5% sur le carburant.
00:13:00Et concrètement, la moitié du prix du carburant au lit, c'est des taxes.
00:13:04C'est la TICPE, donc c'est une taxe qui a remplacé la TIPP,
00:13:07et aussi la TVA.
00:13:09Je ne vais pas vous faire un détail technique de comment ça va se dispatcher,
00:13:13mais en gros, avec notre mesure, c'est 43 centimes de baisse,
00:13:15sur 2,20€ prenons en moyenne,
00:13:17ça veut dire qu'ils sont un plein de 50 litres,
00:13:19vous gagnez 21,50€, ce qui n'est pas rien,
00:13:21sur 5 minutes, ça fait 100€.
00:13:23– Mais ce n'est pas automatique, ce n'est pas garanti.
00:13:25Vous n'avez pas la certitude que cette baisse de la TVA
00:13:28va se répercuter sur le prix à la pompe.
00:13:29– Non mais nous, ce que nous faisons, Jadzad,
00:13:31si, la TVA, je sais bien,
00:13:33je sais que vous n'êtes pas là pour faire des formules en porte-pièce,
00:13:36contrairement à d'autres, mais nous, ce qu'on veut,
00:13:39s'ils ont impact immédiatement.
00:13:40C'est comme les marges que vous proposez,
00:13:42le blocage, le plafonnement des marges,
00:13:44à un moment donné, c'était l'idée du gouvernement.
00:13:46Le problème, c'est que c'est 8 centimes sur 2€, par exemple, de litres.
00:13:51J'arrondis à 20,40€ selon les stations,
00:13:53même plus à Paris, on l'a vu.
00:13:54– Mais là, vous parlez des marges des distributeurs,
00:13:56il y a les marges des raffineurs aussi.
00:13:57– Tout à fait, exactement,
00:13:58on n'a plus beaucoup de raffinerie en France.
00:14:01Mais donc voilà,
00:14:03et par exemple, j'entendais aussi M. Carré
00:14:05qui fait une analyse fine de la consommation
00:14:08sur l'inflation et le prix à la caisse
00:14:11lorsque vous faites vos courses.
00:14:12C'est pour ça qu'on propose aussi
00:14:14la TVA à 0% sur les 100 premiers produits
00:14:17de première nécessité.
00:14:19Et pardon sur le financement,
00:14:20mais je n'ai pas sévié
00:14:22puisque vous avez évoqué la mesure.
00:14:23C'est 15 milliards, cette baisse
00:14:24qu'on fera à la pompe pour les Français.
00:14:26Mais ces 15 milliards, c'est 1% de la dépense publique.
00:14:28Et je ne refais pas ici,
00:14:29comme Jalzade l'a proposé pour son parti pour M. Attal,
00:14:32pour Marine Le Pen et Jordan Bardella,
00:14:33les contre-budgets que nous proposons,
00:14:35les économies et les recettes supplémentaires
00:14:36que nos mesures encasonneraient,
00:14:39ça permettrait de financer ces mesures concrètes.
00:14:40Parce que les Français, ce qu'ils veulent,
00:14:42c'est une répercussion tout de suite.
00:14:43Ça fait des mois qu'ils attendent.
00:14:44Et je suis heureux,
00:14:45puisque je sais que vous essayez d'être honnête intellectuellement,
00:14:47Jalzade,
00:14:48c'est que les dispositifs de suborsion,
00:14:50c'était 70 millions d'euros annoncés
00:14:52fin mars 2026 par le gouvernement.
00:14:53Il y avait les infirmières libéraux
00:14:55et les infirmiers libéraux qui étaient oubliés,
00:14:56par exemple.
00:14:57Et puis, reconnaissez, vous l'avez dit,
00:14:58que c'était une usine à gaz
00:14:59que de remplir les formulaires,
00:15:00que de rentrer dans les cases
00:15:01et que d'écrire à Percy
00:15:06et des distributeurs,
00:15:08il y a des chiffres, des montants
00:15:10qui nous arrivent sur...
00:15:11Je veux juste reconnaître, monsieur Arnaud,
00:15:12que Total, il faut leur reconnaître,
00:15:13a plafonné les prix.
00:15:14Moi, je ne fais pas du Total Bashing,
00:15:16et on est fiers des entreprises française.
00:15:17Non, mais c'est la seule entreprise
00:15:19qui a plafonné en dessous de 2 euros
00:15:21les prix du carburant.
00:15:22C'est tellement la ruée dans les pompes Total
00:15:24que très souvent, il n'y a pas de carburant.
00:15:26Ça m'a échappé.
00:15:26Je mets le plein dans ma voiture
00:15:27et dans mon euro.
00:15:28Et on est tous concernés.
00:15:30Les chiffres sur profit,
00:15:32parce qu'évidemment,
00:15:33c'est un sujet aussi un peu irritant, urtiquant.
00:15:35Quand on regarde les chiffres des marges
00:15:37qui sont donnés par l'UFIP,
00:15:39les industries pétrolières,
00:15:41les marges fin février,
00:15:42c'était 32 euros la tonne
00:15:44sur le raffinage.
00:15:46Et on est passé fin avril à 123 euros
00:15:48fois 4.
00:15:50Alors, comment on explique ces chiffres ?
00:15:51Est-ce que les marges explosent
00:15:53tout simplement parce qu'il y a des surprofits
00:15:55ou bien est-ce que les frais, eux aussi,
00:15:57sont multipliés par 4, Gaëtan ?
00:15:59Alors, non, effectivement.
00:16:00De toute façon, il est évident.
00:16:02C'est sur le diesel,
00:16:03surtout les marges des raffineurs.
00:16:05Elles sont les plus importantes.
00:16:09Mais c'était avant une activité
00:16:12qui était déficitaire,
00:16:14notamment pour Total en France.
00:16:16Et c'est d'ailleurs pour cela
00:16:16que Total avait expliqué
00:16:18qu'en 2025,
00:16:20ils n'avaient pas payé d'impôts
00:16:21sur les sociétés
00:16:22parce qu'ils avaient leur activité raffinerie
00:16:24qui était déficitaire.
00:16:25On voit bien qu'il y a une inversion de tendance
00:16:28et qu'effectivement,
00:16:29il y a des marges qui ont été faites
00:16:32assez conséquentes,
00:16:33puisqu'encore une fois,
00:16:34les marges des distributeurs
00:16:35sont de l'ordre,
00:16:37ça dépend des stations-service,
00:16:38mais c'est entre 2 et 15 centimes.
00:16:41Alors que là,
00:16:42on voit bien que sur le diesel,
00:16:43les marges des producteurs de pétrole,
00:16:49Total en tête notamment,
00:16:51ont considérablement augmenté.
00:16:54Le problème est là où je vous rejoins,
00:16:55c'est qu'effectivement,
00:16:56on a une activité raffinerie
00:16:58qui a un peu augmenté en France
00:17:00depuis le début de la crise
00:17:02sous l'impulsion du gouvernement,
00:17:04mais effectivement,
00:17:05l'activité reste très faible
00:17:07par rapport au niveau mondial.
00:17:09Donc, on ne peut pas contrôler
00:17:10les marges des raffineurs internationaux
00:17:13à moins qu'il y ait une décision européenne.
00:17:16Et certains pays commencent à pousser
00:17:18justement pour essayer d'encadrer
00:17:20ces marges des raffineurs.
00:17:23un contexte qui est difficile
00:17:24pour évidemment tous les Français.
00:17:26On va s'intéresser un tout petit peu plus
00:17:27aux retraités,
00:17:28parce qu'on sait qu'ils sont
00:17:29un peu dans le viseur aussi
00:17:30pour le budget.
00:17:31Mathieu Réviens,
00:17:32on va en retrouver sur un marché
00:17:33dans l'Essonne.
00:17:34Dites-nous ce que vous disent les gens
00:17:36et notamment les retraités
00:17:37que vous croisez.
00:17:37Est-ce qu'ils sont inquiets
00:17:38pour les mois qui viennent ou pas ?
00:17:42Oui, un poil d'inquiétude, Julien,
00:17:45sur ce marché en Essonne.
00:17:47C'est vrai que depuis que nous sommes arrivés
00:17:48avec Valentin Révolier,
00:17:49on observe un petit peu les comportements,
00:17:52on scrute un petit peu les prix,
00:17:54on bascule parfois,
00:17:56on bouscule parfois les habitudes
00:17:58ici dans ce marché.
00:17:59On va retrouver Jacqueline
00:18:01qui a accepté de répondre
00:18:02à nos questions.
00:18:03Bonjour.
00:18:04Dans quel état d'esprit
00:18:05est-ce que vous êtes ce matin,
00:18:06vous êtes en train de faire le marché,
00:18:08dans quel état d'esprit vous êtes
00:18:09avec ce pouvoir d'achat actuellement ?
00:18:11Écoutez, je viens au marché d'abord
00:18:13parce que les produits sont nettement meilleurs
00:18:16et plus frais que dans certains supermarchés.
00:18:18et en plus, mon état d'esprit,
00:18:22c'est acheter un peu moins,
00:18:24mais acheter bon.
00:18:25Voilà, vous me disiez tout à l'heure
00:18:27que vous avez dû adapter vos habitudes d'achat
00:18:29parce qu'avec des prix qui ont augmenté,
00:18:32on est forcément obligé de s'adapter.
00:18:34Voilà, donc on achète un peu moins,
00:18:36on achète meilleur
00:18:37pour continuer à manger sain.
00:18:40Jacqueline, quel est pour vous
00:18:41le problème du pouvoir d'achat ?
00:18:43Est-ce que c'est le coût de la vie ?
00:18:44Est-ce que c'est les pensions des retraites
00:18:46qui sont trop faibles pour vous ?
00:18:47C'est quoi le problème ?
00:18:48Je pense que c'est un peu tout.
00:18:50Un peu tout.
00:18:51Mais malgré tout,
00:18:52les pensions de retraite,
00:18:53oui, elles n'augmentent pas beaucoup.
00:18:55Bon, on a quand même travaillé toute notre vie,
00:18:57mais bon,
00:18:57mais surtout,
00:18:58c'est tout ce qui est alimentaire,
00:19:01carburant,
00:19:02enfin,
00:19:02tout le quotidien,
00:19:03je dirais.
00:19:04Voilà.
00:19:05Justement,
00:19:05vous avez peut-être l'habitude
00:19:06de faire ce marché.
00:19:08Est-ce que,
00:19:08eh bien,
00:19:09si on remonte 5 ans en arrière,
00:19:11vous auriez aujourd'hui
00:19:12le même nombre d'articles
00:19:13dans votre panier ?
00:19:14Je ne pense pas.
00:19:15J'en aurais peut-être un peu plus.
00:19:18Mais malgré tout,
00:19:19moi,
00:19:19je cuisine toujours
00:19:20des produits frais
00:19:21du marché
00:19:22parce que
00:19:24je n'achète pas
00:19:24de produits tout prêts.
00:19:26Voilà.
00:19:26On est juste à côté
00:19:27des fruits et des légumes
00:19:28qui, en 10 ans,
00:19:29ont quasiment doublé.
00:19:30Est-ce que ça,
00:19:31vous,
00:19:31vous le ressentez ?
00:19:32Parfois,
00:19:33on fait des sacrifices
00:19:34sur autre chose.
00:19:35Est-ce qu'on fait des coupes
00:19:35parfois sur autre chose ?
00:19:36Oui,
00:19:36sur tout ce qui est habillement,
00:19:39toutes les autres courses
00:19:40qui ne sont pas toujours nécessaires.
00:19:42Mais,
00:19:43bon,
00:19:43manger des fruits,
00:19:44des légumes,
00:19:45c'est quand même indispensable.
00:19:46Alors,
00:19:47on en mange un peu moins,
00:19:48mais on en mange quand même.
00:19:50Merci.
00:19:50Merci, Jacqueline.
00:19:51On vous laisse terminer
00:19:52ce tour de marché.
00:19:53En tout cas,
00:19:54vous l'aurez compris,
00:19:54lorsque l'on parle
00:19:55de pouvoir d'achat,
00:19:56les Français sont presque unanimes
00:19:58puisque deux Français sur trois
00:20:00estiment que leur pouvoir d'achat
00:20:01a baissé ces derniers mois.
00:20:02Oui,
00:20:03ce témoignage de Jacqueline
00:20:04va exactement dans le sens
00:20:05de ce que vous nous expliquez,
00:20:06Grégory Carré,
00:20:06il y a quelques instants
00:20:08sur les retraités,
00:20:08Guillaume Daré,
00:20:09où en sont les discussions budgétaires ?
00:20:11Parce que,
00:20:12voilà,
00:20:12Roland Lescour l'a dit,
00:20:13ils sont clairement ciblés
00:20:15comme les autres,
00:20:16d'ailleurs.
00:20:16Roland Lescour dit,
00:20:17si tout le monde fait un effort,
00:20:17il n'y a pas de raison
00:20:18que les retraités n'en fassent pas.
00:20:19Oui,
00:20:19et notamment,
00:20:19ce qui est poussé,
00:20:21c'est le fait de se dire,
00:20:22à partir du moment
00:20:22où la réforme des retraites
00:20:23a été suspendue,
00:20:24il faut quand même
00:20:24qu'il y ait une forme
00:20:25d'équilibre entre les générations,
00:20:26donc la réforme des retraites
00:20:27a été suspendue,
00:20:28il faut trouver d'autres sources,
00:20:29effectivement,
00:20:30de revenus et d'efforts,
00:20:32et effectivement,
00:20:32ça peut être la désindexation
00:20:33d'une partie des retraités,
00:20:36pas tous,
00:20:37simplement,
00:20:37les plus modestes
00:20:38qui pourraient être exonérés de cela.
00:20:40La question,
00:20:40c'est que le coût politique
00:20:42semble énorme,
00:20:43puisque peu de partis,
00:20:44en réalité,
00:20:44y sont vraiment favorables,
00:20:45et que le coût politique
00:20:46est d'autant plus fort
00:20:47si jamais vous mettez
00:20:48la proposition sur la table
00:20:49et que vous la retirez ensuite
00:20:51dans le cadre d'une négociation,
00:20:53parce que le gouvernement peut risquer,
00:20:54il ne faut pas l'oublier,
00:20:55ce n'est pas parce qu'on est
00:20:56à quelques mois
00:20:57d'une élection présidentielle
00:20:58que le gouvernement
00:20:58ne risque pas d'être renversé.
00:20:59Pour régler les problèmes
00:21:00du pouvoir d'achat,
00:21:01vous savez quoi ?
00:21:02Suite faire comme Donald Trump,
00:21:03claquer des doigts comme ça
00:21:04et dire,
00:21:05on va donner 5000 dollars
00:21:06à tout le monde,
00:21:07c'est ce qu'il a fait,
00:21:08figurez-vous,
00:21:09la nuit dernière,
00:21:09Donald Trump,
00:21:11ce n'est pas la première fois
00:21:12qu'il le fait,
00:21:13on va vous dire
00:21:13comment cette promesse,
00:21:15pour le moins hasardeuse,
00:21:16a été reçue aux Etats-Unis
00:21:18dans quelques instants,
00:21:18à tout de suite.
00:21:25Dans un instant,
00:21:26la proposition extravagante
00:21:28de Donald Trump
00:21:29en pleine campagne
00:21:30pour les élections
00:21:31de mi-mandat,
00:21:32il promet une somme folle
00:21:34à tous les Américains
00:21:34en cas de victoire
00:21:35de ses candidats.
00:21:36On va vous expliquer
00:21:36comment cela,
00:21:37dans son esprit évidemment,
00:21:39pourrait être possible.
00:21:39D'abord,
00:21:40on regarde l'ensemble
00:21:40de l'actualité
00:21:41de ce mercredi matin
00:21:42avec vous,
00:21:43Julien Migomuller
00:21:44et on commence
00:21:45par un incendie à Marseille.
00:21:47Qui s'est déclaré
00:21:48cette nuit au marché
00:21:49du Soleil
00:21:50sans marins-pompiers
00:21:51et 30 engins
00:21:52ont été mobilisés.
00:21:542000 mètres carrés
00:21:55ont brûlé.
00:21:56Le feu a été maîtrisé
00:21:57aux alentours
00:21:57de 8 heures ce matin.
00:21:59Ce bazar historique
00:21:59a été créé
00:22:00il y a 40 ans
00:22:01et il a baissé
00:22:02le rideau ce lundi
00:22:03après une décision
00:22:05de justice
00:22:05en raison de vente
00:22:07de produits contrefaits.
00:22:08Le parquet de Carcassonne
00:22:09se saisit
00:22:09de l'affaire de la vidéo
00:22:10dont on vous a parlé hier.
00:22:12Oui,
00:22:12et a ouvert deux enquêtes
00:22:13judiciaires
00:22:14après la diffusion
00:22:14de cette vidéo
00:22:15où l'on entend
00:22:16un policier municipal
00:22:17tenir des propos racistes,
00:22:19homophobes,
00:22:19misogynes,
00:22:20mais aussi complotistes.
00:22:22La première enquête
00:22:23a été ouverte
00:22:23en janvier dernier
00:22:24pour atteinte
00:22:24à la vie privée
00:22:25dans laquelle
00:22:26la police municipale
00:22:27est plaignante
00:22:28et la seconde
00:22:29pour diffamation
00:22:30envers un groupe
00:22:31de personnes
00:22:31en raison de leur origine.
00:22:33Dans l'actualité judiciaire
00:22:34également,
00:22:34Julien,
00:22:35on connaît les dates
00:22:35du procès.
00:22:36On appelle dans l'affaire
00:22:37Juillard.
00:22:37Oui,
00:22:37qui aura lieu
00:22:38du 30 avril
00:22:39au 14 mai prochain.
00:22:41Le peintre plaquiste
00:22:42de 38 ans
00:22:43a été condamné,
00:22:44souvenez-vous,
00:22:44en première instance
00:22:45à 30 ans
00:22:46de réclusion
00:22:47pour le meurtre
00:22:48de son épouse
00:22:49Delphine.
00:22:49Après des années
00:22:50de dénégation,
00:22:51il a reconnu
00:22:52en juillet dernier
00:22:53l'avoir tué
00:22:54dans la nuit
00:22:54du 15 au 16 décembre 2020.
00:22:57Une alerte sanitaire
00:22:57maintenant
00:22:58liée à la pilule
00:23:00contraceptive.
00:23:01Oui,
00:23:01lancée par l'Agence nationale
00:23:03de sécurité
00:23:03du médicament,
00:23:04elle concerne
00:23:051,6 million
00:23:06de femmes
00:23:07qui utilisent,
00:23:08vous le disiez,
00:23:08des pilules contraceptives
00:23:09à base de désogestrel.
00:23:11Pourquoi ?
00:23:12Eh bien,
00:23:12parce qu'il existerait
00:23:13un risque de déclarer
00:23:14un méningiome,
00:23:16c'est une tumeur
00:23:16en fait qui naît
00:23:17dans les méninges.
00:23:18Les autorités
00:23:19vont envoyer
00:23:19un courrier
00:23:20à toutes celles
00:23:21qui sont susceptibles
00:23:22d'être concernées.
00:23:24Et puis,
00:23:25ne manquez pas,
00:23:26ce soir,
00:23:26le forum BFM TV
00:23:28serait spécial présenté
00:23:29par Maxime Souetac
00:23:30consacré à la vie chère
00:23:31et à la colère
00:23:32des Français
00:23:32qui montrent rendez-vous
00:23:33à 20h45.
00:23:34Et puis, regardez,
00:23:35vous avez un petit QR code
00:23:36là, juste derrière moi,
00:23:37si vous souhaitez
00:23:38participer à l'émission.
00:23:39Eh bien,
00:23:39pour régler les problèmes
00:23:40de vie chère,
00:23:41il y a une méthode
00:23:42toute simple.
00:23:43Voilà,
00:23:43il n'y a pas besoin
00:23:44de faire le forum
00:23:45ce soir avec Maxime Souetac.
00:23:46Voilà,
00:23:46allez vous coucher.
00:23:47Il suffit de faire
00:23:49ce qu'a fait Donald Trump
00:23:50la nuit dernière.
00:23:50On l'écoute,
00:23:51le président américain.
00:23:56Voici ma promesse.
00:23:58Si les Républicains
00:24:00remportent la Chambre
00:24:00des représentants
00:24:01et le Sénat des États-Unis,
00:24:03les deux,
00:24:03grâce à notre réussite économique,
00:24:05notre formidable réussite économique,
00:24:08je verserai un dividende
00:24:09de 5 000 dollars
00:24:10à chaque citoyen adulte
00:24:12des États-Unis.
00:24:15On se croirait vraiment
00:24:16chez Oprah Winfrey,
00:24:17ça va vous parler Patrick.
00:24:18Il y avait des cadeaux
00:24:20annoncés au public
00:24:21régulièrement
00:24:21dans son émission à la fin,
00:24:22sauf que c'était l'argent
00:24:23d'Oprah Winfrey.
00:24:24Évidemment,
00:24:24c'est pas l'argent.
00:24:25Parce que les cadeaux,
00:24:26les gens les recevaient vraiment.
00:24:27Oui, voilà.
00:24:28Alors que là,
00:24:28c'est pas vrai.
00:24:29On va vous dire évidemment
00:24:30pourquoi.
00:24:30Vous l'aviez compris.
00:24:31Comment cette promesse
00:24:32a-t-elle été reçue
00:24:33aux États-Unis ?
00:24:34Est-ce que les Américains
00:24:35y croient ?
00:24:35Est-ce que ça peut faire basculer
00:24:38les fameuses élections
00:24:39de mid-term ?
00:24:40Écoutez,
00:24:40la réponse d'Antoine Hollard.
00:24:41Qui suit cette convention
00:24:42républicaine à Dallas ?
00:24:45Écoutez,
00:24:46Donald Trump fait cette proposition
00:24:47à deux mois
00:24:47des élections demi-mandat.
00:24:49Des élections qui s'annoncent
00:24:50très compliquées
00:24:50pour le camp républicain.
00:24:52Les sondages ne sont pas bons.
00:24:54Les Américains sont excédés
00:24:55précisément parce que Trump
00:24:56n'a pas tenu ses promesses
00:24:58sur le pouvoir d'achat.
00:24:59Excédés aussi par la guerre en Iran
00:25:01qui n'a fait qu'aggraver la situation
00:25:02en faisant exploser
00:25:04le prix de l'essence à la pompe.
00:25:05Et c'est donc pour essayer
00:25:07de reconquérir ces électeurs déçus
00:25:09que Donald Trump sort le carnet de chèques
00:25:11avec cette proposition
00:25:13à un dividende de 5 000 dollars.
00:25:15Trump ne dit pas comment
00:25:16il compte financer une telle mesure
00:25:18qui pourrait coûter d'ailleurs
00:25:20très cher au budget de l'État.
00:25:22C'est en tout cas
00:25:22ce que calculent les médias américains.
00:25:24On parle de 1 000 milliards de dollars
00:25:26au total.
00:25:28Tout cela sent quand même
00:25:29un petit peu le désespoir
00:25:30alors que Trump bat des records
00:25:32d'impopularité
00:25:32et qu'il n'arrive pas
00:25:33à redresser la barre.
00:25:35Rappelons que ce n'est pas
00:25:36la première fois que Trump fait le coup.
00:25:38L'an dernier,
00:25:38il avait déjà évoqué
00:25:39la possibilité de verser
00:25:40un chèque de 2 000 dollars
00:25:42à chaque Américain.
00:25:44A l'époque,
00:25:45il expliquait que cet argent
00:25:46pourrait provenir
00:25:46des taxes douanières
00:25:47qu'il avait imposées
00:25:48à la Terre entière.
00:25:49Finalement,
00:25:50Trump n'a pas donné suite
00:25:51et les Américains
00:25:52n'ont jamais vu
00:25:53la couleur de cet argent.
00:25:55Vraiment Patrick,
00:25:55on a l'impression
00:25:56que plus c'est gros,
00:25:57plus ça passe.
00:25:57Ça, ça marche toujours.
00:25:59Alors, je ne sais pas
00:26:00si ça marche en fait.
00:26:02La partie de ma réponse
00:26:03en fait,
00:26:04c'est celle d'Antoine
00:26:05à l'instant.
00:26:05C'est-à-dire que les Américains,
00:26:07qu'ils soient trumpistes ou pas,
00:26:09ils ont un peu déjà donné.
00:26:10Ils ont quasiment payé
00:26:12pour voir cette formule
00:26:14de donner de l'argent
00:26:15en dividende.
00:26:17Parce que je sais
00:26:18que la première question
00:26:19que les téléspectateurs français
00:26:20se sont posées sans doute
00:26:21ce matin en entendant
00:26:22parler de ces 5 000 dollars,
00:26:23c'est est-ce qu'il a le droit ?
00:26:24Oui, il a le droit
00:26:25parce qu'il est malin.
00:26:26Il n'a pas dit
00:26:27votez pour moi
00:26:28et je donnerai de l'argent
00:26:30en échange.
00:26:31Non, non.
00:26:31Il parle de dividende.
00:26:33Donc,
00:26:33il s'écarte vraiment
00:26:34de tout risque judiciaire.
00:26:36Mais vous avez déjà
00:26:37le risque économique.
00:26:39Vous multipliez
00:26:40le nombre d'adultes.
00:26:41Allez,
00:26:41prenons les majeurs
00:26:42aux Etats-Unis,
00:26:43ça fait 270 millions
00:26:44d'Américains.
00:26:46À qui on doit donner
00:26:475 000 dollars ?
00:26:48C'est quasiment
00:26:501 350 milliards de dollars.
00:26:52Sachant que ça ne viendra pas
00:26:53de la poche de Donald Trump,
00:26:55évidemment,
00:26:55ça viendra de la poche
00:26:56du Congrès
00:26:57qui va devoir le voter.
00:26:58Mais s'il est réélu
00:26:59ou s'il est totalement républicain,
00:27:02peut-être que ça peut fonctionner.
00:27:03Mais politiquement,
00:27:04surtout,
00:27:04ça n'aura absolument aucun effet.
00:27:06Parce que même
00:27:07les Républicains
00:27:08commencent vraiment
00:27:08sérieusement à douter.
00:27:10Vous pensez déjà
00:27:11que je fais un peu d'esprit
00:27:13ou que je me dis
00:27:13qu'ils sont assez lucides.
00:27:15Regardez les photos
00:27:16dans les rangs
00:27:17de cette salle
00:27:19d'Alas Mavericks.
00:27:20Il y avait des rangs
00:27:21extrêmement clairsemés
00:27:23dans cette salle.
00:27:24C'était pas complet, oui.
00:27:24C'était loin d'être complet.
00:27:26On était loin
00:27:27de la grande ferveur
00:27:28des électeurs américains
00:27:29qui voient
00:27:29que leur essence
00:27:31coûte extrêmement cher,
00:27:32que les chauffeurs,
00:27:34livreurs
00:27:35ou les grands exploitants
00:27:36industriels,
00:27:37vous connaissez la taille
00:27:38de certains champs
00:27:38aux Etats-Unis,
00:27:39lorsque sur la moissonneuse-bateuse,
00:27:41il faut faire le plein
00:27:42et que le diesel
00:27:43est à plus de 5 dollars
00:27:44le galon,
00:27:45ça,
00:27:45ça sert plus
00:27:47sur un bulletin de vote
00:27:48qu'une promesse
00:27:49en l'air
00:27:50comme ça
00:27:50de 5 000 dollars.
00:27:51C'est vrai,
00:27:51Guillaume Laganne,
00:27:52que l'expression
00:27:52de dividende,
00:27:53au fond,
00:27:53elle est un peu large.
00:27:54Il ne dit pas
00:27:54je vous envoie un chèque.
00:27:55On peut aussi penser
00:27:56que ma politique économique
00:27:57est tellement formidable
00:27:58qu'en dividende,
00:28:00vous recevrez
00:28:01environ 5 000 dollars.
00:28:02Ça peut être interprété
00:28:03dans les deux sens.
00:28:04Oui, moi,
00:28:04je suis un petit peu
00:28:05moins sévère que Patrick.
00:28:07Je pense d'abord
00:28:07que les élections
00:28:09de mi-mandat,
00:28:10aujourd'hui,
00:28:10se présentent très mal
00:28:11pour le parti républicain,
00:28:12mais beaucoup d'observateurs
00:28:13disent que la raison
00:28:14pour laquelle
00:28:15elle se présente mal,
00:28:16c'est que beaucoup,
00:28:17beaucoup d'électeurs républicains
00:28:18très fervents
00:28:18ne se déplacent.
00:28:20Vous savez que la participation
00:28:20aux États-Unis
00:28:21est très faible aux élections.
00:28:22Et là,
00:28:23ils se déplacent
00:28:24parce que M. Trump
00:28:25est sur le bulletin de vote.
00:28:26Et donc, en fait,
00:28:27ce que les républicains
00:28:28vont tenter de faire
00:28:29comme opération,
00:28:30c'est d'impliquer le président
00:28:31dans l'élection
00:28:32pour mobiliser
00:28:33les millions d'électeurs
00:28:34qui ont décidé
00:28:35de rester à la maison
00:28:36et qui, peut-être,
00:28:36pourraient se déplacer pour lui.
00:28:38Et donc,
00:28:38c'est la raison pour laquelle
00:28:39ils ont organisé,
00:28:40ce qui ne se fait pas du tout
00:28:41d'habitude aux États-Unis,
00:28:42une convention
00:28:43du parti républicain
00:28:47Alors, c'est vrai qu'il y a peut-être
00:28:47moins de ferveur que d'habitude,
00:28:48mais c'est normal
00:28:49parce qu'il faut rappeler
00:28:50aux téléspectateurs
00:28:50que les conventions,
00:28:51normalement,
00:28:51ça se tient juste avant
00:28:52l'élection présidentielle
00:28:53pour choisir le candidat.
00:28:54Or, là,
00:28:54on n'est pas dans une élection présidentielle,
00:28:56on est dans une élection législative.
00:28:58Alors, est-ce que cette proposition
00:28:59un peu loufoque
00:29:02est écoutée ou prise au sérieux
00:29:03par les électeurs ?
00:29:04Moi, j'ai le sentiment
00:29:05qu'il y a quand même
00:29:05beaucoup d'électeurs américains,
00:29:06c'est peut-être moins vrai chez nous,
00:29:08mais il y a beaucoup
00:29:08d'électeurs américains
00:29:09qui prennent M. Trump
00:29:10pas au pied de la lettre,
00:29:11c'est-à-dire qu'ils sont toujours
00:29:11en train de considérer
00:29:12qu'il dit une chose,
00:29:13mais il ne veut pas vraiment
00:29:15le dire sur le fond.
00:29:16Et je pense que dans ce cas précis,
00:29:19ou alors ils sont vraiment naïfs,
00:29:20peu d'électeurs se disent
00:29:21si je vais voter,
00:29:22je vais vraiment obtenir
00:29:225 000 dollars avec un chèque
00:29:23qui va m'arriver
00:29:24à la fin de l'élection.
00:29:26Non, je pense que
00:29:27ce qu'ils comprennent,
00:29:28c'est que l'économie
00:29:29des États-Unis irait mieux
00:29:30avec un congrès
00:29:31qui resterait dans les mains
00:29:32de M. Trump,
00:29:33dans les mains du Parti républicain,
00:29:34et que donc,
00:29:35de manière générale,
00:29:36ils pourraient obtenir
00:29:38plusieurs milliers de dollars.
00:29:39Et d'ailleurs,
00:29:39l'expression « dividend »
00:29:40est intéressante
00:29:40parce que vous savez
00:29:41que ça renvoie au droit boursier.
00:29:43Le dividende,
00:29:43c'est ce que vous touchez
00:29:44sur une action.
00:29:45Et dans la société américaine,
00:29:47le capitalisme étant
00:29:48beaucoup plus répandu,
00:29:49beaucoup plus connu,
00:29:50parce que la plupart des Américains
00:29:51ont des actions.
00:29:53Donc je pense que,
00:29:53remis dans ce contexte-là,
00:29:54même si encore une fois,
00:29:55ça peut paraître loufoque,
00:29:57c'est un argument
00:29:58qui peut faire mouche
00:29:59auprès de certains électeurs.
00:30:00Donald Trump qui a évoqué
00:30:01la guerre en Iran,
00:30:03bien sûr,
00:30:04mais pour la balayée,
00:30:05d'un verre demain.
00:30:05Écoutez.
00:30:08Le prix du pétrole baissera
00:30:09dès que nous aurons gagné
00:30:10la guerre contre l'Iran,
00:30:11ce qui est en cours en ce moment.
00:30:14Nous contrôlons
00:30:15le détroit d'Hormuz.
00:30:16D'ailleurs,
00:30:17je pense qu'on devrait
00:30:17l'appeler le détroit de Trump.
00:30:19Il faut bien
00:30:19que j'en tire quelque chose.
00:30:23Là, typiquement,
00:30:24Amiral Ola Garaï,
00:30:25on est dans la réalité parallèle,
00:30:27dans la réalité virtuelle,
00:30:29dans la réalité de Donald Trump.
00:30:30Ça n'avance pas du tout
00:30:31sur l'Iran.
00:30:31Il dit que ça sera réglé
00:30:32après les législatives.
00:30:34Oui, bien sûr,
00:30:35mais moi, je me demande
00:30:36si nous ne prenons pas des risques
00:30:37nous aussi sur cette chaîne
00:30:38et moi-même personnellement,
00:30:39des risques d'ingérence
00:30:40dans la politique américaine.
00:30:42Pourquoi ?
00:30:42Écoutez,
00:30:43nous démolissons
00:30:44la proposition d'un candidat.
00:30:46Non, mais c'est très, très grave, ça.
00:30:48C'est complètement loufoque,
00:30:49mais on peut faire du Trump,
00:30:51nous aussi.
00:30:52Deuxième point,
00:30:53je voudrais revenir un peu
00:30:54sur la question précédente.
00:30:55Il prend un pari
00:30:56qu'il est sûr de gagner,
00:30:57puisque apparemment,
00:30:58il ne prendra pas le contrôle
00:31:00des deux chambres.
00:31:01Donc ça, déjà,
00:31:02plus sérieux.
00:31:02Plus sérieux encore,
00:31:05ce sont les valeurs américaines,
00:31:08les valeurs de ce grand pays démocratique
00:31:09qui partent à volo,
00:31:11que ce président
00:31:12enfonce littéralement
00:31:14par ses promesses
00:31:15de politique intérieure,
00:31:17mais aussi,
00:31:17et je reviens
00:31:18à votre dernière question,
00:31:20par ses promesses
00:31:21sur la politique extérieure
00:31:22qui est extraordinairement
00:31:24mal perçue aux États-Unis.
00:31:26C'est quand même
00:31:26une guerre
00:31:27qui coûte cher,
00:31:29une guerre pour laquelle
00:31:30Trump a pris un pari,
00:31:31c'est-à-dire qu'il n'était pas
00:31:32à l'abri d'un bon résultat
00:31:34avant les midterms,
00:31:35puisque, de toute façon,
00:31:36les midterms lui paraissaient perdus,
00:31:38et, au fond,
00:31:39s'il avait pu signer quelque chose,
00:31:41eh bien,
00:31:41ça aurait pu lui rapporter
00:31:42pour les midterms.
00:31:43Ça n'est pas le cas.
00:31:45Donc, maintenant,
00:31:46eh bien,
00:31:47il part,
00:31:48on ne sait pas où.
00:31:49On ne sait pas où,
00:31:49il a quand même promis
00:31:50que, peu après les midterms,
00:31:53eh bien,
00:31:54la guerre serait terminée.
00:31:55Alors,
00:31:55on ne sait pas pourquoi,
00:31:56après les midterms,
00:31:56d'ailleurs,
00:31:57on ne sait rien.
00:31:58Bon,
00:31:59c'est un peu lassant,
00:32:00bien sûr,
00:32:02de commenter
00:32:03tout ce que dit Trump.
00:32:03C'est un peu lassant,
00:32:04mais nous ne pouvons pas
00:32:05nous en passer.
00:32:07C'est ça qui est dommage,
00:32:07parce que nous voyons
00:32:08des répercussions
00:32:09sur notre pays,
00:32:10sur l'économie mondiale.
00:32:11Oui ?
00:32:12Peut-être,
00:32:13juste sur le...
00:32:14D'un mot là-dessus,
00:32:15parce qu'on va aller en Ukraine.
00:32:15Vraiment,
00:32:16très, très, très simplement
00:32:17sur Hormuz,
00:32:17encore une fois,
00:32:19on voyait bien
00:32:19qu'il y a une plaisanterie,
00:32:20il y a une blague,
00:32:20évidemment,
00:32:21le public comprend
00:32:21qu'on ne va pas rappeler,
00:32:24changer le nom de ce détroit
00:32:25pour l'appeler Trump.
00:32:26En revanche,
00:32:26il y a quand même une réalité,
00:32:27et ça,
00:32:28je crois qu'elle est objective,
00:32:29c'est que l'Iran,
00:32:30aujourd'hui,
00:32:30est très ennuyé
00:32:31parce que les Américains
00:32:32ont réussi à rétablir,
00:32:33non pas l'ensemble,
00:32:34mais une partie du trafic pétrolier
00:32:36à travers le détroit,
00:32:37alors que leurs propres exportations
00:32:38sont toujours soumises au blocus.
00:32:39Et c'est, je pense,
00:32:41ce que, évidemment,
00:32:41M. Trump a choisi de voir,
00:32:43le verre à moitié plein
00:32:44dans cette affaire.
00:32:44Quand il dit
00:32:44qu'on est en train
00:32:44de gagner la guerre,
00:32:45Trump qui avait promis
00:32:46de régler la guerre en Ukraine...
00:32:47Le pétrole est toujours
00:32:47à plus de 100 dollars.
00:32:48Oui, bien sûr.
00:32:49En moins de 24 heures,
00:32:50on voit le résultat,
00:32:51guerre totale,
00:32:52à tel point même
00:32:52que le président Zelensky
00:32:53a, semble-t-il,
00:32:55échappé à une attaque de drone.
00:32:56Son avion aurait pu être percuté,
00:32:58même s'il y a plusieurs versions
00:33:00qui s'affrontent.
00:33:01Julien Migomuller,
00:33:01dites-nous en un petit peu plus.
00:33:03Est-ce qu'il a vraiment échappé au pire,
00:33:04Volodymyr Zelensky ?
00:33:05Que s'est-il passé ?
00:33:05Alors, regardons déjà
00:33:07ces images derrière moi.
00:33:09Ce sont les images
00:33:11du président ukrainien
00:33:13Volodymyr Zelensky
00:33:14qui arrive mardi
00:33:15à Oslo, en Norvège.
00:33:17Pourquoi Oslo ?
00:33:18Eh bien, parce qu'il y avait
00:33:18hier les funérailles
00:33:20du roi Harald,
00:33:21en tant que chef d'État,
00:33:22eh bien, il était logiquement invité.
00:33:24Sauf que son avion
00:33:25a été retardé au décollage
00:33:27parce qu'il y avait
00:33:29la présence de drones
00:33:30dans l'espace aérien moldave.
00:33:32D'ailleurs, dès son arrivée,
00:33:34le premier ministre norvégien,
00:33:37Jonas Garstereux, disait
00:33:38son avion a failli être percuté
00:33:39par un drone
00:33:40pendant le décollage en Moldavie.
00:33:42Voilà la réalité
00:33:43dans laquelle il vit.
00:33:45Mais ces propos, en fait,
00:33:46ont été nuancés
00:33:48par une source
00:33:49au sein même
00:33:50de la présidence ukrainienne
00:33:51qui dit que les propos
00:33:53du premier ministre norvégien
00:33:54étaient exagérés.
00:33:56Quoi qu'il en soit,
00:33:58ce que l'on sait,
00:33:59c'est que l'espace aérien
00:34:01moldave a été survolé
00:34:04deux fois par un drone.
00:34:06Un drone qui s'est écrasé
00:34:08à 160 km au nord
00:34:10de l'aéroport de Kishinau,
00:34:13donc sur le chemin
00:34:14vers la Norvège.
00:34:17Et à ce sujet,
00:34:18regardez ces photos
00:34:19qui ont été publiées
00:34:20par la police de Moldavie
00:34:22sur leurs réseaux sociaux.
00:34:23On voit les traces
00:34:25du crash de ce drone,
00:34:26un drone de Shahed
00:34:27de type Guéran,
00:34:29utilisé notamment
00:34:30par l'armée russe.
00:34:31Et on va retrouver en Ukraine
00:34:32nos envoyés spéciaux,
00:34:33Jérémy Per et Juan Palencia.
00:34:35Tia, Jérémy,
00:34:35en Ukraine,
00:34:36on n'a pas envie
00:34:37de laisser penser
00:34:37que la vie du président
00:34:39ne tient qu'à un fil.
00:34:43Oui, absolument,
00:34:44parce qu'il n'y a eu
00:34:44aucune confirmation officielle
00:34:47de la part des autorités
00:34:50ukrainiennes
00:34:50sur cet incident en Moldavie,
00:34:52si ce n'est qu'un entourage
00:34:54de la présidence a expliqué
00:34:56que les propos
00:34:57du premier ministre norvégien
00:34:58étaient un peu exagérés.
00:35:00Effectivement,
00:35:01pour l'instant,
00:35:01aucune confirmation.
00:35:02Il y a deux hypothèses.
00:35:03Soit, évidemment,
00:35:04ils ne veulent pas alerter
00:35:06la population
00:35:07sur cette tentative d'assassinat,
00:35:08soit aussi,
00:35:09eh bien,
00:35:09ils doutent peut-être
00:35:10du fait que
00:35:12Volodymyr Zelensky
00:35:13était la cible
00:35:14de ce drone
00:35:15parce qu'on sait ici
00:35:16et on le voit
00:35:17tous les jours ici à Kiev
00:35:18que ces Guéran 4
00:35:19et Guéran 5
00:35:20peuvent être extrêmement précis
00:35:22puisqu'ils ont,
00:35:23il y a quelques jours,
00:35:24frappé le bureau,
00:35:25très précisément la fenêtre
00:35:26du bureau du chef
00:35:27du renseignement intérieur
00:35:28du SBU ici
00:35:29dans le centre de Kiev
00:35:30et puis qu'ils arrivent
00:35:31à frapper aussi
00:35:31très précisément
00:35:32des entrepôts
00:35:33dans la capitale ukrainienne.
00:35:35Ce sont les deux hypothèses
00:35:36en ce moment
00:35:37qui sont évoquées
00:35:39dans les médias.
00:35:39Soit, évidemment,
00:35:40ne pas alerter la population,
00:35:41soit, eh bien,
00:35:42que ce drone
00:35:42ne ciblait pas directement
00:35:45le président ukrainien
00:35:46en Moldavie.
00:35:47Oui, il y a ces frappes russes
00:35:48sur l'Ukraine.
00:35:49Merci beaucoup, Jérémy.
00:35:50Il y a aussi les frappes ukrainiennes
00:35:51sur la Russie.
00:35:52Regardez notamment,
00:35:53il y a quelques heures,
00:35:54des frappes sur la ville
00:35:55chère au président Poutine
00:35:56de Sochi.
00:36:22Voilà, on voit bien
00:36:23sur ces images fortes,
00:36:24amirales,
00:36:24que l'Ukraine
00:36:26montre qu'elle ne veut pas
00:36:27lâcher la pression
00:36:28sur la Russie.
00:36:30Elle ne peut pas.
00:36:30À partir du moment où il y a
00:36:31une volonté politique
00:36:32encore forte,
00:36:34un soutien de la population
00:36:35encore fort,
00:36:36malgré les bombardements
00:36:38tragiques auxquels
00:36:39est soumise à la population
00:36:41ukrainienne,
00:36:42il y a cette volonté.
00:36:43D'autant plus que,
00:36:44actuellement,
00:36:45la zone de combat,
00:36:46le front,
00:36:47est plus ou moins figé,
00:36:48figé par cette utilisation
00:36:52extraordinairement efficace
00:36:53de tous ces drones
00:36:54qui fait que l'homme
00:36:55a du mal à avancer.
00:36:56Donc, c'est la technologie
00:36:58qui prend le pas.
00:36:59Et pour l'instant,
00:37:00ce front semble relativement figé.
00:37:02Alors, chaque pays annonce
00:37:04des armes d'une efficacité nouvelle,
00:37:07les chaises de la réaction
00:37:08pour l'Inde et les missiles
00:37:09nouveaux pour l'Ukraine.
00:37:11Donc, nous allons assister
00:37:12à une intensification
00:37:13de cette guerre à longue portée.
00:37:14Et on se rend coup pour coup,
00:37:16on le vit en direct sur BFM TV
00:37:17parce qu'on vient de vous montrer
00:37:18ces images à Sochi
00:37:19pendant que du côté de Kiev,
00:37:21notre équipe,
00:37:22donc Jérémy Paire
00:37:23et Juan Palencia,
00:37:23nous signalent à l'instant
00:37:25qu'il y a une nouvelle alerte
00:37:26au bombardement.
00:37:27Je ne sais pas si, Jérémy,
00:37:28vous m'entendez,
00:37:29ça vient d'entendre entier.
00:37:33Oui, absolument.
00:37:34Elles viennent juste de ressentir.
00:37:35C'est la deuxième de la matinée
00:37:37et désormais,
00:37:38il y a un nouveau système d'alerte
00:37:39ici pour les habitants de Kiev.
00:37:41Un code couleur
00:37:41qui a été mis en place
00:37:43vert, jaune, rouge.
00:37:44Rouge, ce sont une menace
00:37:45de missiles balistiques
00:37:46et en ce moment,
00:37:47c'est ce qui a été annoncé
00:37:48par les autorités ukrainiennes.
00:37:50Ce qu'il faut comprendre,
00:37:50c'est que depuis que nous sommes ici,
00:37:52les alertes sont constantes.
00:37:54Toute la journée,
00:37:54il y a des alertes
00:37:55et toute la journée,
00:37:56il y a des frappes
00:37:56dans différentes régions
00:37:58de la capitale ukrainienne.
00:37:59Hier, on a pu voir
00:38:00plusieurs panaches de fumée,
00:38:02des zones d'habitation,
00:38:03des entrepôts
00:38:04qui ont été frappés.
00:38:05Et puis, il y a 48 heures,
00:38:06ça a été peut-être
00:38:07et ça faisait très longtemps
00:38:08qu'il n'y avait pas eu
00:38:09une attaque aussi importante
00:38:10avec plus d'une vingtaine
00:38:11de missiles balistiques,
00:38:12des missiles hypersoniques
00:38:13et des centaines de drones
00:38:14qui avaient frappé
00:38:15la capitale ukrainienne.
00:38:16Quand les Ukrainiens
00:38:17frappent la Russie,
00:38:18comme vous venez de l'évoquer
00:38:19à Sochi ou encore au Dagestan,
00:38:21la Russie, elle, aussi réplique
00:38:23et vise essentiellement
00:38:24la capitale ukrainienne.
00:38:26Et on voit, Guillaume Laganne,
00:38:27merci beaucoup, Jérémy,
00:38:29que la vie d'ailleurs
00:38:30se poursuit derrière Jérémy
00:38:32avec les voitures,
00:38:33les piétons qui circulent.
00:38:34On se réhabitue
00:38:34à ce climat terrible.
00:38:36Oui, je pense que c'est
00:38:36la même chose que vous.
00:38:37C'est vrai qu'à l'arrière-plan,
00:38:38on n'a pas l'impression
00:38:39d'une ville en état de bombardement,
00:38:41en état de siège,
00:38:42en état de guerre.
00:38:43Mais ce qu'il faut comprendre,
00:38:45et je pense que tous ceux
00:38:46qui sont allés en Ukraine
00:38:46depuis le début du conflit
00:38:48le savent,
00:38:48c'est que c'est un conflit
00:38:51assez étonnant.
00:38:51À la fois, si vous voulez,
00:38:52ça ressemble à la Seconde Guerre mondiale
00:38:53avec des bombardements
00:38:54sur les civils
00:38:55qui n'ont jamais été
00:38:56aussi importants.
00:38:57Depuis la rentrée,
00:38:58il y a quand même chaque jour
00:38:58des morts,
00:38:59parfois des dizaines de morts
00:39:00en Ukraine à cause de cela.
00:39:02Et en même temps,
00:39:02si vous voulez,
00:39:02l'essentiel des combats
00:39:03et des morts ont lieu
00:39:04sur le front.
00:39:05Donc de ce point de vue-là,
00:39:05ça ressemble beaucoup plus
00:39:06à la Première Guerre mondiale.
00:39:07Vous savez, Paris,
00:39:08entre 14 et 18,
00:39:09c'était une ville
00:39:09où les gens se promenaient,
00:39:10où c'était plutôt agréable
00:39:11à vivre, etc.
00:39:12Et par ailleurs,
00:39:13il faut dire aussi
00:39:13que les Ukrainiens
00:39:14ont développé ce qu'on appelle
00:39:15une mentalité,
00:39:17un état d'esprit résilient,
00:39:18c'est-à-dire qu'ils font avec,
00:39:20ils ont une sorte de fatalisme
00:39:20et s'ils doivent être touchés,
00:39:22ils le sauront.
00:39:23On va revenir en France
00:39:24dans quelques instants
00:39:24avec la rentrée difficile
00:39:25pour les Français
00:39:26sur le front du pouvoir d'achat.
00:39:27Vous allez découvrir
00:39:28les résultats de notre sondage
00:39:30sur le sentiment des Français
00:39:32et l'inquiétude,
00:39:34pour ne pas dire également la colère,
00:39:35qui sont en train de monter.
00:39:37A tout de suite.
00:39:45Les Français se serrent la ceinture
00:39:47et pas seulement à la pompe,
00:39:48on le verra dans quelques instants.
00:39:50Mais d'abord,
00:39:50une dernière information
00:39:52sur l'affaire Patrick Boel.
00:39:53Mélanie Vecchio,
00:39:54vous nous avez rejoint,
00:39:55on apprend qu'il va porter plainte
00:39:57pour violation du secret
00:39:58de l'instruction.
00:39:58Oui, c'est une plainte
00:39:59qui a été déposée hier.
00:40:00Il faut rappeler le contexte.
00:40:02Le 2 et 3 septembre,
00:40:03Paris Match et d'autres journaux
00:40:05ont publié plusieurs articles.
00:40:08Paris Match a publié
00:40:08plusieurs articles en ligne,
00:40:10cinq articles précisément
00:40:11et un dossier de dix pages
00:40:13qui était consacré
00:40:14à l'affaire Bruel.
00:40:15Et dans un de ses articles,
00:40:18il y avait des citations
00:40:19de Patrick Bruel.
00:40:20Ces citations,
00:40:21elles émanaient
00:40:22de procès-verbaux
00:40:24qui sont couverts,
00:40:25on le rappelle,
00:40:25par le secret de l'instruction.
00:40:27L'une des phrases
00:40:28qui a été notamment
00:40:29mise en exergue
00:40:30par le journal,
00:40:32c'est celle-ci
00:40:33et donc qui émane
00:40:33de Patrick Bruel.
00:40:34Ce ne sont pas 30 pleureuses
00:40:35qui vont foutre ma carrière
00:40:36en l'air.
00:40:38C'est la phrase
00:40:38qui lui a été attribuée.
00:40:40Donc,
00:40:40les avocats ont décidé
00:40:41de porter plainte
00:40:42contre ce journal
00:40:44pour violation
00:40:45de l'instruction,
00:40:47violation du secret
00:40:48de l'instruction,
00:40:49violation du secret
00:40:49professionnel
00:40:50et recel
00:40:51de violation du secret.
00:40:52Ils ont déposé
00:40:53leur plainte hier
00:40:54aux grèves
00:40:55du tribunal de Nanterre.
00:40:57Par la même occasion,
00:40:58ils ont démenti
00:41:00que le chanteur
00:41:01ait tenu des propos
00:41:02qui lui sont
00:41:02faussement attribués,
00:41:03disent-ils,
00:41:04dans un communiqué
00:41:04de presse
00:41:05par Paris Match.
00:41:06Monsieur Bruel,
00:41:07je les cite,
00:41:08n'a jamais prononcé
00:41:09ces mots qui sont
00:41:09à mille lieux
00:41:10de son état d'esprit
00:41:11et du vocabulaire
00:41:12qu'il emploie,
00:41:13pas plus que d'autres propos
00:41:14qui lui ont été
00:41:15toujours faussement prêtés
00:41:16dans le même dossier.
00:41:18On rappelle
00:41:18que bien sûr,
00:41:20il y a la présomption
00:41:21d'innocence qui prévaut,
00:41:22mais que 30 plaintes,
00:41:24une trentaine de plaintes,
00:41:25plus de 30 plaintes
00:41:25ont été déposées
00:41:26contre le chanteur
00:41:28et pour 4 d'entre elles,
00:41:30Patrick Bruel
00:41:30a été mis en examen.
00:41:31Merci pour ces précisions
00:41:33sur cette info
00:41:33de dernière minute
00:41:34concernant l'affaire
00:41:35Patrick Bruel.
00:41:36On vous en dira plus
00:41:37sur l'antenne de BFM TV
00:41:38tout au long de cette journée.
00:41:40On vous en dit plus également
00:41:41sur l'évolution
00:41:41du pouvoir d'achat
00:41:42des Français
00:41:43et comment les Français
00:41:44s'adaptent.
00:41:45Romain Huthuin
00:41:45est dans un centre commercial
00:41:47de Français sur Trois
00:41:49qui disent que leur pouvoir
00:41:49d'achat a baissé.
00:41:50Comment ils font
00:41:50pour s'adapter, Romain,
00:41:52ceux que vous avez croisés ?
00:41:55Écoutez,
00:41:56ce qui est étonnant déjà,
00:41:57c'est que tous les Français
00:41:58que l'on rencontre
00:41:59depuis tout à l'heure
00:42:00sont unanimes en effet.
00:42:01Cela va moins bien
00:42:02qu'auparavant.
00:42:04C'est même plus dur
00:42:05que ce soit sur le poids
00:42:07du loyer,
00:42:08un poids de plus en plus
00:42:09important sur les budgets,
00:42:11sur l'essence,
00:42:11bien sûr,
00:42:12avec cette inflation galopante.
00:42:14Ici,
00:42:14le litre de gasoil
00:42:15est à 2,27 euros.
00:42:16Imaginez,
00:42:17c'est beaucoup plus
00:42:18qu'avant la crise
00:42:19de la guerre en Iran.
00:42:20Et on doit aussi
00:42:21s'adapter sur les courses.
00:42:23On n'a pas d'autre choix.
00:42:24On a notamment pu rencontrer
00:42:25ces Français
00:42:26qui voient leur caddie
00:42:29devoir augmenter
00:42:30considérablement leurs prix.
00:42:31Écoutez-les.
00:42:33Moi,
00:42:33je suis retraité,
00:42:34ça fait 20 ans.
00:42:36Disons que,
00:42:37je ne me prive pas,
00:42:39mais disons que
00:42:40si je veux faire plaisir
00:42:41aux petits-enfants
00:42:42et aux enfants,
00:42:43c'est déjà plus restreint.
00:42:44On les avait à 2,49,
00:42:45les tomates grappes,
00:42:47à 2,49.
00:42:48Aujourd'hui,
00:42:48elles sont autour
00:42:48des 5 euros,
00:42:49un peu plus.
00:42:51Donc,
00:42:51on ne peut pas dire
00:42:52que le panier est augmenté,
00:42:54c'est évident,
00:42:55même si ici,
00:42:56ça reste un témoin cher
00:42:57de la région.
00:42:58Donc,
00:42:58on le disait,
00:42:58c'est vraiment un constat
00:42:59qui est partagé.
00:43:00Certains nous ont dit
00:43:01qu'ils se privent de restaurants.
00:43:03Ils essaient de limiter
00:43:04leur trajet.
00:43:05La question du pouvoir d'achat
00:43:06va être véritablement cruciale
00:43:09pour cette élection présidentielle
00:43:10qui approche
00:43:11dans quelques mois seulement.
00:43:12Et on le verra
00:43:13dans un instant
00:43:13avec les réactions politiques
00:43:14sur ce plateau.
00:43:15D'abord,
00:43:15notre sondage
00:43:16sur cette thématique,
00:43:17le ressenti des Français.
00:43:19Julien Migomuller,
00:43:20vous nous donnez
00:43:20les chiffres.
00:43:22Alors,
00:43:22le pouvoir d'achat,
00:43:23il baisse,
00:43:23mais l'inquiétude,
00:43:24elle,
00:43:24elle monte.
00:43:24Oui,
00:43:25le premier chiffre
00:43:25qu'on va découvrir ensemble,
00:43:28c'est le suivant.
00:43:29Deux tiers des Français,
00:43:30deux Français sur trois,
00:43:3167% estiment
00:43:33que leur pouvoir d'achat
00:43:34a baissé ces derniers mois.
00:43:36C'est plus 11 points
00:43:37depuis le mois de janvier.
00:43:39Il y a près de 3 Français
00:43:40sur 10
00:43:41qui se disent régulièrement
00:43:42à découvert en moyenne
00:43:44le 17 de chaque mois.
00:43:46D'ailleurs,
00:43:46on vous a posé une question.
00:43:48Quel montant
00:43:49vous faudrait-il
00:43:49en plus par mois
00:43:50pour finir sereinement
00:43:51les fins de mois ?
00:43:52Eh bien,
00:43:53vous nous avez répondu
00:43:53530 euros
00:43:54c'est 24 euros de plus
00:43:56par rapport au mois de janvier.
00:43:57Et il y a également
00:43:59la question du carburant
00:44:00qui ne fait qu'empirer les choses.
00:44:01Oui,
00:44:01la question du carburant
00:44:02avec cette première question.
00:44:05À partir de quel prix
00:44:06estimez-vous
00:44:06que le carburant
00:44:07devient trop cher ?
00:44:08Là,
00:44:08je parle évidemment
00:44:09du seuil psychologique.
00:44:11Eh bien,
00:44:12il n'est plus
00:44:12d'un euro 50
00:44:13comme avant,
00:44:14mais en moyenne
00:44:15d'un euro 84.
00:44:16Et vous êtes d'ailleurs
00:44:1830%
00:44:18à nous répondre
00:44:19que le seuil psychologique
00:44:21est de 2 euros par litre.
00:44:22Je rappelle simplement
00:44:23qu'au moment
00:44:24des gilets jaunes,
00:44:25le carburant en France
00:44:27était à 1,46 euros.
00:44:29Et cela évidemment
00:44:29a des répercussions
00:44:30sur votre vie.
00:44:31Vous adaptez
00:44:32votre quotidien.
00:44:33Par exemple,
00:44:34vous êtes 1 sur 2
00:44:35à renoncer
00:44:35à certains
00:44:36de vos déplacements.
00:44:3734% des Français
00:44:38également ne remplissent
00:44:40plus qu'une partie
00:44:40du réservoir
00:44:41et 32% des Français
00:44:43réduit également
00:44:44la longueur
00:44:45de certains
00:44:45des déplacements.
00:44:47Et puis,
00:44:47on vous a posé
00:44:47également une autre question.
00:44:49Quel est votre état d'esprit
00:44:50quand on vous parle
00:44:51de pouvoir d'achat,
00:44:52quand on vous parle
00:44:52de l'état de la France
00:44:53et d'augmentation
00:44:54du carburant ?
00:44:55Eh bien,
00:44:55vous vous dites inquiet
00:44:56à 32%,
00:44:57exaspéré à 15%
00:44:59et 13% en colère.
00:45:01La question du carburant
00:45:02qui est donc au cœur
00:45:02de ces considérations
00:45:04et on se demande
00:45:04cette hausse,
00:45:05elle finit dans les poches
00:45:06de qui, Gaëtan ?
00:45:07Parce que quand on regarde
00:45:08certains chiffres
00:45:09donnés par l'UFIP,
00:45:10on se dit que
00:45:12les distributeurs,
00:45:12alors peut-être pas
00:45:13les distributeurs,
00:45:13vous allez préciser,
00:45:14mais les producteurs
00:45:15et les raffineurs,
00:45:15ils ont les marges
00:45:16qui explosent.
00:45:17À la tonne,
00:45:18c'était un peu plus
00:45:18de 30 euros
00:45:19il y a quelques mois
00:45:20et fin avril,
00:45:21c'était 4 fois plus.
00:45:22Comment on l'explique ça ?
00:45:23Où est cet argent ?
00:45:24Oui, tout à fait.
00:45:24Vous l'avez dit,
00:45:25ça va effectivement
00:45:26dans la poche
00:45:27d'abord du producteur
00:45:29de pétrole
00:45:30puisqu'il y a
00:45:31un marché mondial,
00:45:31on le rappelle.
00:45:32On a aujourd'hui
00:45:33un Bren
00:45:34qui est notre référence européenne
00:45:35qui est à 100 dollars
00:45:37le baril
00:45:38et puis ensuite,
00:45:39notamment pour le diesel,
00:45:40il faut le raffiner
00:45:41ce pétrole.
00:45:43Donc, vous avez
00:45:44le producteur
00:45:44qui prend une petite part
00:45:46et puis le raffineur
00:45:47qui prend sa part
00:45:49également sur ce raffinage.
00:45:51Avant que ça n'arrive
00:45:52donc à la pompe,
00:45:54il y a le transport,
00:45:55la logistique,
00:45:56tous ces coûts supplémentaires.
00:45:58Mais effectivement,
00:45:59si on se fie
00:46:00aux chiffres d'Eurostat
00:46:00qui ont été publiés
00:46:03en mai
00:46:04par rapport
00:46:05à avant la crise,
00:46:08eh bien,
00:46:08on s'aperçoit
00:46:09que ces marges
00:46:10sont assez impressionnantes
00:46:11sur le diesel
00:46:13puisque sur 27 centimes
00:46:15d'augmentation,
00:46:15il y a 22 centimes
00:46:17qui sont allés
00:46:17aux compagnies pétrolières
00:46:19et aux pays producteurs
00:46:23de pétrole.
00:46:24Et Léonore Carroi
00:46:25est avec nous,
00:46:26ministre du gouvernement
00:46:26Lecornu.
00:46:27Est-ce que dans ce contexte,
00:46:28avec ces chiffres
00:46:28qu'on vient de voir,
00:46:29il faut aller plus loin,
00:46:30il faut tordre le bras
00:46:31des professionnels ?
00:46:32Parce qu'hier,
00:46:33il y a eu la réunion à Bercy
00:46:33mais ça n'a pas donné grand-chose.
00:46:35Bonjour.
00:46:35Déjà, la question,
00:46:36elle n'est pas simple
00:46:37parce qu'en fait,
00:46:38c'est la question
00:46:38de notre dépendance.
00:46:39On n'est pas producteur
00:46:41de gaz
00:46:41ni de pétrole.
00:46:43On est en fait
00:46:44très peu raffineurs
00:46:46et en réalité,
00:46:47on voit bien
00:46:47qu'on dépend d'un marché mondial.
00:46:48Et ce qu'il faut réellement,
00:46:50c'est assurer notre souveraineté.
00:46:51Alors que fait le gouvernement ?
00:46:52Le gouvernement donne
00:46:53des aides ciblées
00:46:54à ceux qui sont
00:46:54le plus impactés
00:46:55par cette crise
00:46:56et on peut aller plus loin.
00:46:57Il faut quand même
00:46:58prendre en compte
00:46:59le contexte contraint
00:46:59du budget de l'État.
00:47:01Et puis, surtout,
00:47:02le gouvernement
00:47:03est en train
00:47:04d'accélérer l'électrification
00:47:05parce que c'est là
00:47:06où on va vraiment pouvoir
00:47:08être plus solide.
00:47:10Oui, mais c'est quelque chose
00:47:11qui doit se faire
00:47:11et que le gouvernement
00:47:12est en train de faire
00:47:13avec un véritable plan
00:47:13d'électrification.
00:47:14Parce que si vous répondez
00:47:15uniquement à l'urgence,
00:47:17on voit bien
00:47:18que la flambée des prix,
00:47:19ce n'est pas la faute de la France,
00:47:20ce n'est pas la faute
00:47:20du gouvernement français.
00:47:21C'est parce que nous avons
00:47:22une situation internationale
00:47:24comme on n'en a jamais connue
00:47:25avec la fermeture
00:47:26depuis plusieurs mois
00:47:27du détroit d'Ormousse
00:47:28où passe 20%
00:47:30du pétrole
00:47:30et du gaz mondial.
00:47:31Et on entendra
00:47:32la réaction de Francis Pousse
00:47:33qui vous écoute,
00:47:33un représentant de ce secteur
00:47:35qui va répondre
00:47:36dans quelques instants.
00:47:38Céline Imard.
00:47:38Oui, ce qu'on a surtout
00:47:39oublié de dire,
00:47:40c'est qu'aujourd'hui
00:47:41un des premiers bénéficiaires
00:47:42de la hausse des carburants,
00:47:43c'est l'État.
00:47:44Parce que 70% aujourd'hui
00:47:45du prix du gazoil
00:47:46et des carburants,
00:47:47c'est l'État
00:47:47qui l'empoche
00:47:48à travers des taxes.
00:47:49Donc moi j'entends
00:47:49que le gouvernement
00:47:50aujourd'hui
00:47:51parle d'aides ciblées,
00:47:53mais moi je pense
00:47:54qu'il faut,
00:47:54avec Bruno Retailleau,
00:47:55ce que nous pensons,
00:47:56il faut absolument
00:47:57massifier les aides
00:47:57sur les personnes
00:47:58qui roulent le plus.
00:47:59Moi, chez moi,
00:48:00dans le Tarn,
00:48:00on ne roule pas
00:48:01à trottinette
00:48:02dans Paris
00:48:03derrière Anne Hidalgo.
00:48:04On est obligé
00:48:05de prendre la voiture,
00:48:06notamment pour aller travailler.
00:48:07Mais est-ce qu'on a
00:48:07les moyens de le faire ?
00:48:09On ne peut pas aider
00:48:11tout le monde
00:48:11de manière généralisée,
00:48:12mais il faut absolument
00:48:13massifier les aides ciblées.
00:48:14Aujourd'hui,
00:48:15on a 40 millions
00:48:15d'automobilistes.
00:48:16Seulement 3 millions
00:48:17sur ces 40 sont éligibles
00:48:19à la prime de 100 euros
00:48:20par mois
00:48:20et seulement 1,5 million
00:48:22l'ont demandé.
00:48:22Pourquoi ?
00:48:23Parce que,
00:48:24comme d'habitude,
00:48:24le macronisme transforme
00:48:25le ciblage
00:48:26en parcours d'obstacles.
00:48:27Alexandre Isil.
00:48:28Oui, madame la ministre,
00:48:29tout à l'heure,
00:48:29vous disiez
00:48:30oui, c'est le détroit d'Hormuz.
00:48:31C'est vrai.
00:48:31Il y a quelque chose,
00:48:32il y a un fait géopolitique.
00:48:33Mais enfin,
00:48:34on voit bien,
00:48:34et c'est ce que vous disiez
00:48:35en introduction,
00:48:36il y a des gens
00:48:36qui ont mis des caramels
00:48:37au milieu.
00:48:38En fait,
00:48:38il y a des surmarches
00:48:40partout.
00:48:40Je prends un exemple.
00:48:41Non, pas pour les distributeurs.
00:48:42Pour les raffineurs.
00:48:43Il y a eu une enquête
00:48:43qui a été faite.
00:48:45Je prends l'exemple de Total.
00:48:47On fait souvent l'amalgame,
00:48:48forcément.
00:48:49Oui, mais parfois,
00:48:50certains raffineurs
00:48:51sont des distributeurs.
00:48:52Je prends l'exemple de...
00:48:53Mais ce qui leur permet
00:48:54d'ailleurs, pardon,
00:48:55de réduire leur marge
00:48:56sur la distribution,
00:48:57c'est en gagnant
00:48:57sur le raffineur.
00:48:58On parle de Total.
00:48:59Pour que les choses soient claires.
00:49:00Voilà l'éléphant
00:49:00qui est dans la pièce.
00:49:01Regardons Total.
00:49:02Premier semestre,
00:49:035 milliards d'euros
00:49:04de bénéfices
00:49:06en augmentation
00:49:07de 50%.
00:49:08Le coût de la mesure
00:49:09à la pompe,
00:49:10200 millions d'euros
00:49:11pour Total.
00:49:12Donc, vous voyez bien
00:49:12que là,
00:49:13il y a des marges de manœuvre.
00:49:14Je ne prends pas la défense
00:49:15de Total.
00:49:15Je sais bien,
00:49:16je sais bien,
00:49:16mais je me permets
00:49:17d'alimenter le débat.
00:49:18Vous voyez bien
00:49:19qu'il y a,
00:49:19au niveau européen
00:49:20d'ailleurs,
00:49:20des pays qui s'organisent
00:49:21pour dire qu'il ne peut pas
00:49:22y avoir des surprofits
00:49:24pétroliers de cette nature-là
00:49:25au moment où les gens
00:49:26souffrent à ce point.
00:49:27Donc, en effet,
00:49:28il faut densifier le cibler.
00:49:33Il faut densifier le cibler.
00:49:35Mais on est obligé
00:49:36d'intervenir aujourd'hui
00:49:37sur les raffineurs.
00:49:37Il y a des profiteurs de crise.
00:49:38Mais au niveau européen,
00:49:40c'est important de le dire.
00:49:40On parle des carburants,
00:49:41mais on pourrait parler,
00:49:42je vois les images derrière vous,
00:49:43de la grande distribution.
00:49:44Vous avez l'observatoire
00:49:45de la formation des prix
00:49:46qui montre que 50%
00:49:48sur 50% des produits,
00:49:49les marges ont monté.
00:49:51Donc, ça veut dire
00:49:51que des gens profitent
00:49:53de la situation économique,
00:49:54de l'augmentation réelle
00:49:55de ce qui se passe
00:49:55dans les raffinats de Mouzes
00:49:56pour augmenter leur prix.
00:49:57– Et avec nous,
00:49:57y a-t-il,
00:49:58y a-t-il,
00:49:59dans votre secteur,
00:50:00des profiteurs de crise ?
00:50:01– Alors là,
00:50:02je suis tout à fait serein
00:50:03parce qu'après
00:50:05que le gouvernement
00:50:06nous ait un petit peu
00:50:07accusé à tort en avril
00:50:08et après,
00:50:11hier,
00:50:1110 réunions à Bercy,
00:50:13dès le mois de mai,
00:50:14le gouvernement a décidé
00:50:15de réellement contrôler.
00:50:16On a validé une méthode
00:50:18qui n'est pas la meilleure,
00:50:19mais qui est quand même
00:50:20représentative
00:50:21de nos coûts d'achat
00:50:23et le gouvernement
00:50:24publie d'ailleurs
00:50:24chaque semaine
00:50:25une étude
00:50:26sur notre partie à nous,
00:50:27je dis bien
00:50:28notre partie à nous,
00:50:29distribution,
00:50:29et il a été prouvé
00:50:31que les marges
00:50:32de ce que j'appelle moi
00:50:33d'ailleurs
00:50:33des coûts de distribution
00:50:35n'ont absolument pas changé
00:50:37depuis,
00:50:38enfin avant
00:50:38et pendant la crise.
00:50:40On est toujours
00:50:41à un niveau
00:50:41de 27 à 30 centimes,
00:50:44considérant que dans ce montant
00:50:46il y a les fameux C2E
00:50:49certificat d'économie d'énergie
00:50:50à à peu près 14 centimes.
00:50:52Donc vous voyez,
00:50:52il reste pour tout l'amont
00:50:54de la production
00:50:55ou de l'importation
00:50:5615 centimes,
00:50:57c'est-à-dire
00:50:58transporter le carburant
00:51:00des ports
00:51:00ou des raffineries
00:51:01jusqu'aux dépôts,
00:51:02il y en a 200 en France,
00:51:03transporter ensuite
00:51:04jusqu'aux 11 000 stations-service
00:51:06de ces 200 dépôts.
00:51:08Donc vous voyez bien
00:51:09que ce qui reste
00:51:10aux distributeurs,
00:51:11on va dire aux pompistes
00:51:12pour que tout le monde
00:51:13comprenne bien,
00:51:14c'est vraiment la marge
00:51:15et ça n'a pas augmenté.
00:51:18Je voudrais...
00:51:19Si vous me permettez...
00:51:21Est-ce que vous dites
00:51:22qu'en revanche,
00:51:23les raffineurs
00:51:24et peut-être les producteurs
00:51:25ne jouent pas le jeu
00:51:26comme les distributeurs ?
00:51:27Alors là,
00:51:28vous avez une association
00:51:30qui s'appelle
00:51:31l'UFIPEM
00:51:31à qui il faut poser la question.
00:51:33Je constate comme vous
00:51:34que les chiffres ont augmenté.
00:51:36La seule chose que je peux dire,
00:51:37parce que ce n'est pas mon secteur,
00:51:38la seule chose que je peux dire,
00:51:39c'est que pendant
00:51:40plusieurs années,
00:51:41les marges ont été
00:51:42certaines fois même négatives.
00:51:44C'est la raison pour laquelle
00:51:45d'ailleurs,
00:51:46entre autres,
00:51:46on a fermé des raffineries
00:51:47en France.
00:51:48Raffineries qui nous serviraient
00:51:49bien aujourd'hui
00:51:50à notre indépendance énergétique.
00:51:52Alors désolé,
00:51:53Madame la Ministre,
00:51:53mais je parle du pétrole,
00:51:54je ne suis pas du tout
00:51:55contre l'électrique,
00:51:56mais aujourd'hui,
00:51:57ça nous arrangerait bien.
00:51:59Je voudrais juste
00:52:00rétablir une petite vérité
00:52:01et je ne prends partie
00:52:02pour personne,
00:52:03mais on n'est certainement
00:52:04pas à 70% de taxes,
00:52:06puisque vous avez
00:52:07une taxe fixe
00:52:08sur le gasoil
00:52:09qui est de 60 centimes,
00:52:1067 pour l'essence,
00:52:11et ensuite se rajoute
00:52:12la TVA qui,
00:52:13elle, est variable.
00:52:14Si vous prenez l'exemple
00:52:15d'un gasoil à 2,40,
00:52:16vous avez donc 40 centimes
00:52:18de TVA,
00:52:1960 d'accise,
00:52:21donc ça fait 1 euro
00:52:22sur 2,40.
00:52:23On pourrait rajouter
00:52:24les certificats d'économie
00:52:26d'énergie
00:52:26qui ne sont pas une taxe,
00:52:27mais qui sont dans le coût.
00:52:29ça fait 15 centimes.
00:52:31Mais on n'est toujours pas
00:52:31à 70.
00:52:32Je veux juste
00:52:33rétablir une vérité.
00:52:34Je ne suis pas là
00:52:35pour défendre le gouvernement,
00:52:37ce n'est pas mon rôle,
00:52:37mais comme l'accise
00:52:39est une taxe fixe,
00:52:41plus le carburant augmente,
00:52:43moins la proportion
00:52:44de taxes est importante.
00:52:47Sur les taxes,
00:52:48malgré tout,
00:52:49l'État,
00:52:50même s'il n'a pas gagné
00:52:50beaucoup,
00:52:51a gagné un petit peu.
00:52:53C'est autour
00:52:53d'une dizaine
00:52:54de millions d'euros.
00:52:569 millions d'euros par mois.
00:52:58Mais combien paye l'État
00:52:59dans ces aides
00:52:59qui vous semblent insuffisantes ?
00:53:011,4 milliard cette année.
00:53:03Donc en fait,
00:53:03à peu près 200 millions par mois.
00:53:05Donc en fait,
00:53:05ça coûte à l'État.
00:53:06Donc en aide,
00:53:06il perd beaucoup.
00:53:07Il perd énormément.
00:53:08Lorsqu'on dit que l'État
00:53:09profite de la crise,
00:53:10c'est faux,
00:53:10c'est archi faux.
00:53:11Il faut se le dire,
00:53:12cette crise,
00:53:13elle coûte de l'argent à l'État.
00:53:14Et donc,
00:53:14ce que l'on doit faire,
00:53:15c'est évidemment
00:53:16continuer à aider
00:53:17autant qu'on le peut,
00:53:18mais on est dans un contexte
00:53:19budgétaire contraint
00:53:20et il faut le voir.
00:53:21Et d'un autre côté,
00:53:22continuer le travail
00:53:23sur le long terme.
00:53:23Céline Imard.
00:53:24Moi, je pense que l'électrification,
00:53:26tout le monde en parle aujourd'hui,
00:53:27mais le problème,
00:53:28c'est que la crise du Détroit-Dormuz,
00:53:30de dire que c'est la faute
00:53:30du contexte géopolitique,
00:53:31tous les pays d'Europe,
00:53:32ils l'ont.
00:53:33Et les pays d'Europe,
00:53:34de manière ciblée,
00:53:35l'Allemagne,
00:53:36l'Italie,
00:53:37l'Espagne,
00:53:37vont aider beaucoup plus
00:53:38les secteurs qui sont touchés.
00:53:40Et aujourd'hui,
00:53:40si on avait un peu de vision,
00:53:42si le macronisme
00:53:43n'avait pas acté
00:53:44la fermeture de Fessenheim
00:53:45avec Édouard Philippe,
00:53:46si on avait eu cette vision
00:53:47que la France n'a pas eue,
00:53:48on devrait être aujourd'hui
00:53:49le Moyen-Orient
00:53:50de la production
00:53:50d'électricité décarbonée.
00:53:52Et on ne l'est pas
00:53:52parce qu'on n'a pas eu cette vision.
00:53:54Donc tout le monde
00:53:54a les mêmes problèmes en Europe,
00:53:56mais aujourd'hui,
00:53:56le macronisme, lui,
00:53:58c'est assez bien français,
00:53:59reste dans l'impuissance.
00:54:00Non mais pardon,
00:54:00vous êtes en campagne
00:54:02et je le comprends.
00:54:02Mais aujourd'hui,
00:54:04il n'y a pas de vision
00:54:05qui est donnée aux Français
00:54:06sur le fait de dire
00:54:08qu'on a une industrie nucléaire
00:54:09qui est décarbonée
00:54:10et qu'on va lancer
00:54:13la France là-dedans.
00:54:13On arrive au pied du mur
00:54:14quand il est trop tard,
00:54:15quand les gens
00:54:16ne peuvent plus remplir
00:54:17ni leur frigo,
00:54:18ni leur voiture.
00:54:18On a l'électricité
00:54:20la moins chère d'Europe.
00:54:21C'est la raison pour laquelle
00:54:21d'ailleurs,
00:54:22on est le pays
00:54:22qui attire le plus
00:54:23d'investissements étrangers.
00:54:24Aujourd'hui,
00:54:25on amortit la crise
00:54:26justement parce qu'on a
00:54:27investi dans le nucléaire,
00:54:28justement parce qu'on a investi
00:54:29dans un mix énergétique
00:54:30qui est à bien des égards
00:54:31meilleur que celui de nos voisins.
00:54:32Aujourd'hui,
00:54:32vous êtes absolument
00:54:33mentionnés
00:54:34de la énergie renouvelable
00:54:35mais de dire aux Français
00:54:36que rien ne va.
00:54:38Je crois que vous avez bien compris
00:54:41que c'est un mensonge
00:54:42d'attaquer l'État.
00:54:43Ça a été démontré
00:54:44par A plus B
00:54:44et en effet,
00:54:45on peut dire bien des choses
00:54:47mais attaquer l'État
00:54:48dans le moment,
00:54:49faire comme si c'était lui
00:54:50qui profitait de la situation,
00:54:51c'est un mensonge.
00:54:51C'est un mensonge,
00:54:52vous l'avez professé,
00:54:53c'est un mensonge.
00:54:53Il ne profite pas de la situation.
00:54:55Est-ce qu'il peut faire plus ?
00:54:56Est-ce qu'il peut faire mieux
00:54:56sur la super profit ?
00:54:57Est-ce qu'il peut faire mieux ailleurs ?
00:54:58Bien sûr,
00:54:59mais ce n'est pas lui
00:54:59qui se gave au passage.
00:55:01Ce n'est pas vrai de dire ça.
00:55:02Moi, je veux juste dire un truc
00:55:03parce que c'est important aussi
00:55:05qu'on donne de la perspective.
00:55:06On est en effet
00:55:07en année présidentielle.
00:55:08Nous, on fait une proposition
00:55:09sur le pouvoir d'achat,
00:55:10une proposition simple.
00:55:11Il y a 15 milliards d'euros
00:55:12qu'on peut récupérer
00:55:13sur les super héritages
00:55:14de ce pays.
00:55:15D'ailleurs, même vous,
00:55:16vous avez commencé à dire
00:55:17qu'il y avait un problème
00:55:17sur les super héritages.
00:55:18Il y a un problème
00:55:19dans ce pays
00:55:19de concentration au sommet.
00:55:20Les gens ne peuvent plus vivre
00:55:22du fruit de leur travail.
00:55:23Le patrimoine est concentré
00:55:24et hérité au sommet.
00:55:26On propose de prendre
00:55:2715 milliards d'euros,
00:55:28de les rendre...
00:55:29On ne se sert pas au milieu,
00:55:30il n'y a pas l'État
00:55:31comme vous dites tout le temps.
00:55:31On prend 15 milliards d'euros
00:55:33sur les super héritages,
00:55:33supérieurs à 2 millions d'euros
00:55:34et on les rend aux travailleurs
00:55:36entre 1 et 3 SMIC,
00:55:37c'est-à-dire 90% des Français.
00:55:39Ça fait plus 1 000 euros par an
00:55:41au niveau du SMIC.
00:55:41Mais les socialistes,
00:55:42c'est taxé, taxé, taxé.
00:55:43C'est votre seul recette.
00:55:44C'est taxé et détaxé.
00:55:45Il y a zéro...
00:55:46Il y a zéro augmentation d'impôt
00:55:49dans ce que je prouve.
00:55:50Je dis juste,
00:55:50on prend d'un côté
00:55:51à des gens qui ont déjà
00:55:53coût et dont ils ont...
00:55:53C'est une augmentation d'impôt.
00:55:55C'est une baisse de cotisation.
00:55:57Ce n'est pas de taxer
00:55:58les gens qui travaillent
00:55:59et qui transmettent.
00:56:00C'est une baisse
00:56:01de la taxation du travail
00:56:02sur la CSG
00:56:03qui est financée
00:56:04par une hausse de la taxation
00:56:05sur les super héritages.
00:56:06C'est en gros
00:56:06moins taxer les travailleurs
00:56:08plus les super héritiers
00:56:09et leur rendre,
00:56:10je le redis pour que
00:56:11les choses soient claires,
00:56:11au SMIC,
00:56:121 000 euros de pouvoir d'achat par an.
00:56:14Avec ça,
00:56:14on peut admortir
00:56:15ce qui est en train de se passer.
00:56:16Comment les Français font-ils
00:56:17pour s'adapter
00:56:18face à ces difficultés
00:56:19de pouvoir d'achat
00:56:20qui sont souvent liées
00:56:21à cette hausse
00:56:22du prix du carburant ?
00:56:23Mathéo Rivière,
00:56:24vous êtes sur un marché.
00:56:25Dites-nous concrètement
00:56:26ce que font les gens.
00:56:30Eh bien, écoutez,
00:56:31on tente
00:56:32de constituer
00:56:33le même panier
00:56:34que l'on aurait pu faire
00:56:34il y a 5 ans
00:56:35au prix le plus proche.
00:56:37C'est parfois difficile.
00:56:38On va justement
00:56:39aller retrouver
00:56:39Jackie et Marie-Paul
00:56:41qui, ce matin,
00:56:42sont dans ce marché
00:56:43en Essonne.
00:56:43Bonjour à tous les deux.
00:56:45On parle de pouvoir d'achat
00:56:46ce matin sur BFM TV.
00:56:48On voulait savoir,
00:56:49vous,
00:56:50quel était le sentiment
00:56:51qui est prédominé ?
00:56:52Est-ce que c'est
00:56:52de la colère,
00:56:53de l'exaspération ?
00:56:54Comment est-ce que
00:56:55vous vous sentez ?
00:56:55Non, ce n'est pas
00:56:56de la colère
00:56:57parce qu'il est sûr
00:56:58que l'été a été mauvais
00:56:59et que les prix,
00:57:01c'est inévitable.
00:57:03Dans l'alimentation,
00:57:03les prix vont augmenter.
00:57:05Vous me disiez tout à l'heure,
00:57:06c'est sûr que lorsque
00:57:07l'on regarde ici
00:57:09sur ce marché,
00:57:11on voit que les prix
00:57:11ont considérablement
00:57:13augmenté.
00:57:13Qu'est-ce qu'on fait ?
00:57:14Est-ce qu'on s'adapte ?
00:57:14Est-ce qu'on achète moins ?
00:57:15Qu'est-ce qu'on fait ?
00:57:16Non, on s'adapte.
00:57:18On s'adapte.
00:57:20C'est-à-dire,
00:57:21qu'est-ce qu'on fait
00:57:21pour s'adapter ?
00:57:22On achète ce dont
00:57:22on a besoin
00:57:23pour manger
00:57:25entre les deux marchés.
00:57:27Si on englobe
00:57:28un petit peu,
00:57:28peut-être une petite question
00:57:29pour Jackie,
00:57:30si on englobe un petit peu
00:57:31le contexte actuel
00:57:32lorsque l'on voit
00:57:33les prix des carburants,
00:57:34lorsque l'on voit
00:57:35le prix de l'alimentation,
00:57:36est-ce que c'est parfois
00:57:37difficile de finir
00:57:38les fins de mois ?
00:57:39Est-ce que c'est parfois
00:57:40difficile d'arriver
00:57:41à faire toutes ces dépenses ?
00:57:43En ce qui nous concerne,
00:57:44non,
00:57:45on n'est pas concerné,
00:57:47on va dire,
00:57:47parce qu'on a beaucoup travaillé
00:57:50et on a une retraite
00:57:53très convenable.
00:57:54Si on parle
00:57:55de pouvoir d'achat,
00:57:56pour vous,
00:57:57où se situe le problème ?
00:57:58Est-ce que c'est le coût
00:57:59de la vie ?
00:57:59Est-ce que,
00:58:00je crois l'entendre,
00:58:01ce n'est pas les pensions
00:58:02de retraite ?
00:58:02Pour vous,
00:58:03il est où le problème ?
00:58:04Oui,
00:58:05parce que
00:58:06tous les jeunes
00:58:07et tout ça,
00:58:08ça doit être dur,
00:58:09très dur.
00:58:10Pour vous,
00:58:11c'est quoi le souci ?
00:58:12C'est les salaires ?
00:58:13C'est le coût de la vie ?
00:58:14C'est un tout,
00:58:16quoi.
00:58:16On voit que tout augmente,
00:58:18on voit que nos jeunes,
00:58:19ils ont de la peine
00:58:21à trouver un travail,
00:58:22on voit que nos jeunes,
00:58:24ils n'ont pas beaucoup
00:58:25de rentrées d'argent,
00:58:26donc la vie est de plus en plus chère,
00:58:29il faut payer un loyer,
00:58:30il faut payer...
00:58:32donc ça se comprend,
00:58:33quoi,
00:58:34qu'il y ait de la colère
00:58:35pour certains.
00:58:36Merci,
00:58:36merci beaucoup
00:58:37à tous les deux.
00:58:38En tout cas,
00:58:39vous l'aurez compris,
00:58:40il y a de la compréhension
00:58:41envers les générations
00:58:42les plus jeunes,
00:58:43mais il y a
00:58:44un poil d'inquiétude également,
00:58:46parce que d'après
00:58:46un récent sondage,
00:58:47et là pour BFM TV,
00:58:49deux Français sur trois
00:58:50ont vu leur pouvoir d'achat
00:58:52baisser ces derniers mois.
00:58:53Oui,
00:58:53on le voyait tout à l'heure
00:58:54dans le résultat de ce sondage,
00:58:55l'inquiétude qui monte,
00:58:56l'exaspération aussi,
00:58:57la colère,
00:58:58Guillaume Derret,
00:58:58ce sont des mots
00:58:59qui sont cités,
00:59:00c'est dans ce contexte
00:59:01que les candidats
00:59:03et leurs représentants politiques
00:59:04de certains sont ici
00:59:05sur ce plateau,
00:59:06doivent faire campagne,
00:59:07pas évident,
00:59:07pas simple.
00:59:08Pas évident,
00:59:09parce qu'il n'y a plus
00:59:10d'argent dans les caisses,
00:59:10donc il faut trouver
00:59:11ce qu'on disait effectivement
00:59:12de l'argent pour financer
00:59:13un certain nombre de promesses,
00:59:14parce que aussi,
00:59:14vous le disiez,
00:59:15les Français ont bien compris
00:59:16qu'il ne fallait plus croire
00:59:17à certaines promesses
00:59:22pour les candidats,
00:59:23il y a une partie
00:59:24qui ne dépend pas d'eux
00:59:25avec la situation internationale
00:59:26et donc cette colère-là,
00:59:27ils vont devoir la gérer.
00:59:28Je vous disais que
00:59:29dans la campagne des sénatoriaires,
00:59:30le président du Sénat
00:59:31fait un peu une tournée
00:59:31et il nous confiait
00:59:32que ce dont lui parlent
00:59:33tous les maires
00:59:34et les assemblées de maires,
00:59:35ce n'est pas tant encore
00:59:36de l'élection présidentielle,
00:59:37c'est du pouvoir d'achat,
00:59:38la santé et le pouvoir d'achat
00:59:40avec un élément,
00:59:41les gens lui disent
00:59:41on n'y arrive plus,
00:59:42on n'y arrive plus.
00:59:43Quelles sont les pistes
00:59:43pour le relancer
00:59:44et pour donner une perspective
00:59:46aux gens,
00:59:46Eléonore Carrois
00:59:47dans cette période présidentielle
00:59:49qui s'ouvre ?
00:59:50De campagne présidentielle.
00:59:52Alors moi,
00:59:52je ne suis pas là
00:59:52pour faire campagne,
00:59:53on est là vraiment
00:59:54pour assurer que le pays continue.
00:59:55La première chose,
00:59:56c'est de doter le pays
00:59:57d'un budget.
00:59:58Alors je sais que justement
00:59:58parce que la campagne
01:00:00est en toile de fond...
01:00:00Alors justement,
01:00:00c'était des retraités
01:00:01qui étaient interrogés tout à l'heure
01:00:02et ils s'angoissent beaucoup.
01:00:03C'est quoi les pistes
01:00:04à l'étude pour eux ?
01:00:05C'est-à-dire que ce qu'il faut déjà,
01:00:06c'est qu'il y a un budget
01:00:07qui soit adopté.
01:00:08Il faut qu'on ait de la visibilité
01:00:09pour les pouvoirs publics,
01:00:10pour savoir ce qui va se passer,
01:00:11pour pouvoir programmer.
01:00:13On a eu une année,
01:00:14enfin plus,
01:00:15une année et demie
01:00:16assez complexe
01:00:16sur le plan politique
01:00:17avec beaucoup d'instabilité
01:00:18et ça a eu nécessairement
01:00:19une répercussion
01:00:20sur la façon dont l'État
01:00:21a fonctionné.
01:00:22Et donc notre rôle,
01:00:23et moi gouvernement,
01:00:24je ne vais pas vous décliner
01:00:25différents programmes,
01:00:26ce n'est pas l'objet.
01:00:27Ce que je peux vous dire,
01:00:28c'est que j'en appelle
01:00:29à la responsabilité
01:00:30de chacune et de chacun
01:00:31et le Premier ministre
01:00:32Sébastien Lecornu
01:00:33a fait un appel solennel
01:00:34aux parlementaires.
01:00:35Il faut faire un budget.
01:00:36Après, de toute façon,
01:00:36il y a une année électorale,
01:00:38des propositions seront confrontées,
01:00:39des idées,
01:00:40des visions de la France
01:00:41seront confrontées,
01:00:42les Français trancheront.
01:00:43Mais là, on a besoin
01:00:43de continuer à travailler
01:00:45et surtout d'assurer
01:00:46la force,
01:00:47la stabilité de notre pays
01:00:48sur la scène internationale,
01:00:49ce qui aujourd'hui est le cas.
01:00:51On agit sur la scène internationale,
01:00:53mais il faut qu'on se donne
01:00:53les moyens de le faire.
01:00:54Ils trancheront après un hiver
01:00:56qui risque aussi d'être difficile,
01:00:57Gaëtan,
01:00:58parce que leur état d'esprit,
01:00:59on voit qu'il est compliqué,
01:01:00mais ces hausses,
01:01:01elles vont se répercuter
01:01:01encore plus durement
01:01:02lorsqu'il faudra allumer le chauffage.
01:01:04Oui, tout à fait,
01:01:05parce qu'on voit bien,
01:01:05le prix du gaz hier
01:01:06a encore atteint un sommet
01:01:08depuis la guerre au Moyen-Orient.
01:01:12On a atteint les 80 euros
01:01:14le mégawatt-heure.
01:01:15On rappelle juste,
01:01:16par comparaison,
01:01:18qu'au moment de la guerre en Ukraine,
01:01:19c'était 350 euros le mégawatt-heure.
01:01:20Donc, on n'y est pas encore,
01:01:22mais effectivement,
01:01:22grosse pression sur les prix du gaz
01:01:24et au fur et à mesure
01:01:25qu'on se rapproche de l'hiver,
01:01:27c'est une facture supplémentaire
01:01:29pour ceux qui cuisinent au gaz
01:01:30et encore plus pour ceux
01:01:32qui se chauffent au gaz.
01:01:33Ça veut dire que c'est encore
01:01:35une dépense contrainte en plus
01:01:36qui va augmenter.
01:01:39Carburant, gaz,
01:01:41les assurances qui vont augmenter
01:01:42pour faire face, justement...
01:01:44Il y a des choses qui vont baisser ou pas ?
01:01:45Pas grand-chose, non.
01:01:46Très honnêtement.
01:01:47Donc, il va falloir faire...
01:01:48J'y croyais pas trop, mais bon.
01:01:49Il va falloir faire des choix.
01:01:50Il y a juste un point
01:01:51qui est très important,
01:01:52c'est que si on se compare
01:01:53par rapport à l'Allemagne,
01:01:54aujourd'hui, il faut absolument
01:01:55régler notre problème de dette
01:01:57parce qu'aujourd'hui,
01:01:58cette dette,
01:01:59elle nous oblige
01:02:00à emprunter sur les marchés financiers
01:02:03pour financer les retraites
01:02:05un certain nombre de...
01:02:06Et les taux d'intérêt
01:02:07vont encore augmenter ?
01:02:08Mais on n'a pas d'investissement.
01:02:09Et en fait,
01:02:09ce qui nous manque
01:02:10aujourd'hui en France,
01:02:11c'est l'investissement d'avenir
01:02:13pour nos entreprises
01:02:14qui vont créer des emplois
01:02:15et qui pourront ensuite
01:02:17augmenter les salaires.
01:02:17En quelques mots,
01:02:18Céline Imard.
01:02:19Oui.
01:02:20Moi, ce que je dis,
01:02:21ce n'est pas que l'État
01:02:22est un super profiteur.
01:02:23Je dis qu'avant de refaire
01:02:24la poche des Français
01:02:25comme il sait si bien le faire,
01:02:26il faut qu'il regarde
01:02:27de son côté
01:02:28ce qu'il dépense.
01:02:29Et aujourd'hui, par exemple,
01:02:30on a une augmentation
01:02:31très nette,
01:02:32vous le disiez,
01:02:32et cet hiver,
01:02:33ça va être terrible,
01:02:34de l'augmentation
01:02:35de la facture énergétique
01:02:36des Français.
01:02:36Ce qu'on propose,
01:02:37c'est très simple.
01:02:38C'est-à-dire ces fameux
01:02:39certificats d'économie d'énergie
01:02:40qui aujourd'hui,
01:02:41c'est à peu près...
01:02:42C'est très prégnant
01:02:44sur les factures d'électricité.
01:02:45Eh bien, ce qu'on propose,
01:02:46c'est de les enlever.
01:02:47Et ça, ça redonne
01:02:48deux mois par an
01:02:49sur les factures d'électricité
01:02:50aux Français.
01:02:51Donc, il ne faut pas dire
01:02:52on va surtaxer,
01:02:54on va continuer à taxer
01:02:55les héritages,
01:02:56les gens qui ont bossé
01:02:57toute leur vie,
01:02:58qui transmettent
01:02:58le premier endroit
01:02:59où il faut regarder.
01:03:00Ça, c'est un message
01:03:01à votre voisin.
01:03:01Allez, pour conclure,
01:03:02Alexandre Ouisi.
01:03:03Non, mais c'est comment
01:03:03l'État, aujourd'hui,
01:03:04va cesser de subventionner,
01:03:06par exemple,
01:03:06des énergies renouvelables
01:03:07à tout va,
01:03:08va baisser les subventions
01:03:09et va redonner
01:03:10du pouvoir d'achat
01:03:10aux Français
01:03:11sur leurs factures.
01:03:12C'est vrai, Alexandre Ouisi.
01:03:14Non, mais moi,
01:03:14je suis d'accord
01:03:15avec ce qui a été dit
01:03:15tout à l'heure
01:03:15pour M. Darais,
01:03:16c'est-à-dire qu'il y a
01:03:17la nécessité d'être crédible,
01:03:18d'être sérieux.
01:03:19Donc, en fait, nous,
01:03:20on fait une proposition
01:03:21de pouvoir d'achat.
01:03:22Vous pouvez être contre,
01:03:22vous pouvez dire,
01:03:23je préfère ceux
01:03:23qui se sont donnés
01:03:24la peine de naître
01:03:24à ceux qui se sont
01:03:25la peine de travailler.
01:03:25Mais nous,
01:03:26nous disons les choses
01:03:26simplement.
01:03:27Il y a 15 milliards
01:03:27de super héritages.
01:03:28On parle de gens
01:03:29au-delà de 2 millions d'euros.
01:03:30C'est 1% des héritages.
01:03:32On utilise cet argent
01:03:33et on rend 1 000 euros
01:03:35par an aux gens
01:03:36qui bossent,
01:03:37qui n'arrivent pas
01:03:38à se loger,
01:03:38qui n'arrivent pas
01:03:39à vivre décemment au quotidien.
01:03:41Et juste sur les sujets,
01:03:42il y a trois sujets
01:03:42pour pouvoir d'achat.
01:03:43Le logement,
01:03:44il faut en construire plus.
01:03:45L'énergie,
01:03:46il y a ce que vous avez dit
01:03:47sur l'électrification
01:03:48pour aller le plus vite possible.
01:03:49Et puis sur l'alimentaire,
01:03:50je le dis,
01:03:51là, il faut voir
01:03:52les caramels
01:03:52qui ont été mis
01:03:53par la grande distribution
01:03:54parce qu'ils font les beaux,
01:03:58pour le pouvoir d'achat.
01:03:59Il y en a un qui a une solution radicale
01:04:01et assez simple.
01:04:02C'est d'envoyer un chèque
01:04:03à tout le monde.
01:04:03Il s'agit de Donald Trump
01:04:04qui propose 5 000 dollars
01:04:05aux Américains.
01:04:07A tout de suite.
01:04:11L'avion à bord duquel se trouvait
01:04:12Volodymyr Zelensky
01:04:13a-t-il failli être abattu
01:04:14par un drone ?
01:04:15On vous répond
01:04:16en quelques instants
01:04:16juste après le rappel
01:04:17de l'actualité de ce jeudi
01:04:19avec Julien Migaud-Muller.
01:04:21Direction Marseille
01:04:21avec un incendie.
01:04:22La piste criminelle
01:04:23est évoquée.
01:04:24Oui, après cet incendie
01:04:26qui s'est déclaré cette nuit
01:04:27dans le marché du Soleil.
01:04:29100 marins pompiers
01:04:30et 30 engins ont été mobilisés.
01:04:322000 m2 ont brûlé.
01:04:34Il n'y a pas eu le blessé.
01:04:35Le feu a été maîtrisé
01:04:36aux alentours de 8h ce matin.
01:04:38La vice-procureure de Marseille
01:04:40dit qu'un homme vêtu de blanc
01:04:42aurait été aperçu vers 2h20
01:04:44cette nuit
01:04:45en train d'escalader
01:04:46le mur du marché.
01:04:48Un marché qui a été inauguré
01:04:50il y a 40 ans
01:04:51et qui a définitivement baissé
01:04:52le rideau lundi dernier
01:04:54après une décision de justice
01:04:56parce qu'il vendait
01:04:56beaucoup de contrefaçons.
01:04:58Le Conseil des ministres
01:04:59ce sera aujourd'hui exceptionnellement.
01:05:01Qu'est-ce qui est prévu au menu, Julien ?
01:05:03Eh bien, le projet de loi
01:05:04sur la transparence des salaires
01:05:06qui vise à renforcer
01:05:06l'égalité entre les hommes
01:05:09et les femmes.
01:05:09C'est en fait la transposition directe
01:05:11d'une directive européenne
01:05:13qui a été adoptée il y a 3 ans
01:05:15qui prévoit des sanctions
01:05:17en cas d'écart important
01:05:18et non justifié.
01:05:20Initialement, la France
01:05:20avait jusqu'au 7 juin dernier
01:05:22pour le faire.
01:05:22Le gouvernement espère
01:05:24que la loi puisse passer
01:05:26avant l'élection présidentielle.
01:05:28Et le Conseil des ministres
01:05:29ce n'est pas ce matin
01:05:29parce que ce matin
01:05:30Emmanuel Macron
01:05:31il a plutôt la tête
01:05:31dans les étoiles.
01:05:32Oui, il appelle d'ailleurs
01:05:33à une gouvernance
01:05:35partagée de l'espace
01:05:36depuis le Grand Palais
01:05:37à Paris
01:05:37où se trouve
01:05:39ou s'organise en ce moment
01:05:40le sommet international
01:05:41de l'espace.
01:05:42Emmanuel Macron
01:05:43qui souhaite aussi
01:05:44que l'Europe développe
01:05:45ses propres vols habités.
01:05:47En parlant de vols habités
01:05:48le chef de l'État
01:05:50ce matin a discuté
01:05:51avec une invitée de marque
01:05:52une certaine
01:05:53Sophie Hannault
01:05:54qui se trouve en ce moment
01:05:55à 400 kilomètres
01:05:56au-dessus de nos têtes
01:05:57et elle a adressé
01:05:59un petit message
01:05:59à la jeunesse.
01:06:01Toutes ces dernières semaines
01:06:03les Françaises
01:06:04et les Français
01:06:05je crois au-delà de ça
01:06:06les Européens
01:06:06ont vibré avec vous
01:06:08dans l'aventure
01:06:08qui est la vôtre.
01:06:10C'est aussi l'importance
01:06:12la part évocatrice
01:06:14de ce qu'est l'espace
01:06:15et l'aventure spatiale.
01:06:16Aujourd'hui
01:06:17j'ai vraiment à coeur
01:06:18de partager
01:06:19pour inspirer en retour
01:06:20c'est le juste retour
01:06:21et ce que j'ai envie
01:06:22de dire aux jeunes
01:06:23aujourd'hui
01:06:24c'est qu'aucun parcours
01:06:27n'est parfaitement droit.
01:06:29Je pense qu'il faut rêver grand
01:06:30ça c'est à l'échelle individuelle
01:06:32comme à l'échelle des nations
01:06:34mais oser commencer petit
01:06:35parce qu'un rêve extraordinaire
01:06:37ça se construit
01:06:38avec beaucoup de petits pas
01:06:40ordinaires pour commencer.
01:06:43Rêver grand
01:06:43elle fait rêver Sophie Hannault
01:06:44et puis ne manquez pas
01:06:46ce soir
01:06:47le forum
01:06:48BFM TV
01:06:49serait spécial
01:06:50présenté par Maxime Switek
01:06:51consacré à la vie chère
01:06:52et à la colère
01:06:53des français qui montent
01:06:54rendez-vous à 20h45
01:06:56et puis regardez
01:06:56il y a un petit QR code
01:06:57derrière moi
01:06:58vous le prenez en photo
01:07:00et avec ça
01:07:00vous pourrez poser des questions
01:07:01et participer à l'émission.
01:07:03Problème de vie chère
01:07:03lié évidemment
01:07:04à la situation internationale
01:07:05Julien
01:07:06et on va le voir maintenant
01:07:07avec ce qui se passe
01:07:08du côté des Etats-Unis
01:07:09et de l'Iran
01:07:10mais aussi du côté
01:07:10de l'Ukraine
01:07:11regardez et écoutez
01:07:13cette frappe ukrainienne
01:07:15du côté de Sochi
01:07:16en Russie.
01:07:42Et voilà
01:07:43les Ukrainiens
01:07:43Patrick Sos
01:07:44qui montrent à nouveau
01:07:44leur capacité
01:07:45à frapper
01:07:45dans la profondeur en Russie.
01:07:47Et on va même
01:07:48encore plus loin
01:07:48parce que Sochi
01:07:49il y a le symbole
01:07:51évidemment
01:07:51c'est un peu
01:07:51le cap ferré
01:07:53des riches russes
01:07:54j'en garde
01:07:54Sergei Gernov
01:07:55sur la mer Noire
01:07:56il y a un certain
01:07:57nombre de villas
01:07:58mais on va
01:07:59jusqu'à la Sibérie
01:08:00moi je vais vous dire
01:08:01en toute transparence
01:08:02il y a une quinzaine de jours
01:08:03Volodymyr Zelensky
01:08:04s'était passé un peu
01:08:05sous les radars
01:08:06avait dit
01:08:06au fait
01:08:06un pays allié
01:08:08m'a demandé
01:08:08de me restreindre
01:08:10et d'éviter
01:08:10de frapper la Sibérie
01:08:12je dis là
01:08:12bon
01:08:12c'est ce que je répète
01:08:13toujours en plateau
01:08:14l'information
01:08:15est une arme de guerre
01:08:17il y va au bluff
01:08:18et bien non
01:08:18puisque hier
01:08:20on a appris
01:08:21y compris de la part
01:08:22des russes
01:08:22en tout cas du gouverneur
01:08:23régional
01:08:24que
01:08:25et bien
01:08:25une usine
01:08:26liée à l'industrie
01:08:27gazière
01:08:28a été touchée
01:08:29par des drones
01:08:31ukrainiens
01:08:31en Sibérie
01:08:32en étant
01:08:33à 3000 kilomètres
01:08:35de la frontière
01:08:36avec l'Ukraine
01:08:37et c'est au moins
01:08:39aussi important
01:08:39en termes de symboles
01:08:40que Sochi
01:08:41donc les ukrainiens
01:08:42sont capables de ça
01:08:43le problème
01:08:44c'est que la réciproque
01:08:45est aussi valable
01:08:46du côté des frappes russes
01:08:47et on va le voir
01:08:48dans quelques instants
01:08:49avec notre équipe
01:08:49à Kiev
01:08:50d'abord
01:08:51Sergei Gironov
01:08:52oui sur le symbole
01:08:53de Sochi
01:08:53bien sûr que c'est
01:08:54un endroit particulier
01:08:55pour les russes
01:08:55et notamment
01:08:56pour Vladimir Poutine
01:08:56oui tout à fait
01:08:57parce que Vladimir Poutine
01:08:59possède une de ses résidences
01:09:01qui était sa résidence préférée
01:09:03vous savez au début
01:09:04de son premier
01:09:04deuxième
01:09:05troisième mandat
01:09:06il y avait
01:09:07pendant des mois
01:09:08il passait là-bas
01:09:09il y avait même
01:09:10pendant des mois
01:09:10il faisait semblant
01:09:11de travailler au Kremlin
01:09:12mais en réalité
01:09:13c'est Boczarao Fruchey
01:09:14en fait la résidence
01:09:15à côté de Sochi
01:09:16puis à Krasnepalane
01:09:18vous savez en 2014
01:09:19Poutine a organisé
01:09:20cette Olympiade d'hiver
01:09:22et donc il a construit aussi
01:09:25les stations de sport d'hiver
01:09:26qui étaient très prisées
01:09:28par les oligarques
01:09:29notamment
01:09:29et donc bien évidemment
01:09:31c'est un symbole
01:09:31qui est très important
01:09:32aussi vous savez
01:09:33à Sochi
01:09:34se trouve
01:09:35une des résidences
01:09:36de sa prétendue maîtresse
01:09:38Alina Kabaeva
01:09:39qui est une ancienne
01:09:41championne de gymnastique
01:09:42et donc
01:09:43mais c'est un port aussi
01:09:45commercial et militaire
01:09:47alors il y a
01:09:48ces frappes sur Sochi
01:09:49aussi les frappes
01:09:49dans la profondeur
01:09:50général Pellistrandi
01:09:51comment ils font
01:09:51les Ukrainiens
01:09:52pour aller taper
01:09:52aussi loin
01:09:53avec des drones
01:09:55ou des je ne sais pas
01:09:56des missiles peut-être
01:09:57qui volent 3000 km
01:09:58dans l'espace aérien russe
01:10:00alors essentiellement
01:10:01les drones
01:10:01et puis surtout
01:10:02c'est qu'il y a eu
01:10:02une accélération
01:10:03de la technologie ukrainienne
01:10:05avec une capacité
01:10:06d'innovation
01:10:07qui est extrêmement importante
01:10:08donc
01:10:10les drones ukrainiens
01:10:11ou les missiles ukrainiens
01:10:12en fait
01:10:12volent plus loin
01:10:14plus vite
01:10:15et portent des charges
01:10:16de plus en plus importantes
01:10:17et ça
01:10:18pour les russes
01:10:19c'est
01:10:19un véritable traumatisme
01:10:21parce qu'ils pensaient
01:10:22qu'il n'y avait que
01:10:23qu'il y avait le monopole
01:10:24en quelque sorte
01:10:25de frapper sur
01:10:25le seul ukrainien
01:10:27et
01:10:28d'autre part
01:10:30les ukrainiens
01:10:31disposent aussi
01:10:31de renseignements
01:10:32ça c'est un élément
01:10:33important
01:10:33donc ils font du ciblage
01:10:35aller chercher
01:10:36donc des cibles
01:10:37à haute valeur ajoutée
01:10:38avec un élément
01:10:39qui est important
01:10:40et qui lui
01:10:41est complètement différent
01:10:42de la pratique russe
01:10:43c'est-à-dire
01:10:43c'est éviter bien sûr
01:10:44les pertes collatérales
01:10:45c'est-à-dire que
01:10:46quand on regarde
01:10:48il y a quelques russes
01:10:49qui sont effectivement
01:10:50à l'astuer
01:10:51mais globalement
01:10:52ce sont vraiment
01:10:52des frappes
01:10:53qui cherchent
01:10:54à attaquer
01:10:56le potentiel
01:10:56économique
01:10:57et industriel russe
01:10:58et on peut être sûr
01:10:59que cela va aller
01:11:01en s'accroissant
01:11:02parce que c'est la seule façon
01:11:03de mettre
01:11:06Vladimir Poutine
01:11:07en difficulté
01:11:08par rapport
01:11:08à son opinion publique
01:11:09Vladimir Poutine
01:11:10qui lui veut mettre
01:11:11en difficulté
01:11:11évidemment
01:11:11Volodymyr Zelensky
01:11:13en menaçant
01:11:14jusqu'à sa vie
01:11:15et il y a quelques heures
01:11:16on a eu un peu
01:11:17une frayeur quand même
01:11:18dans le ciel
01:11:18de Moldavie
01:11:19puisqu'il semble
01:11:21que l'avion
01:11:22dans lequel volait
01:11:23Volodymyr Zelensky
01:11:24aurait pu être touché
01:11:25on va vous expliquer
01:11:27plus précisément
01:11:27comment par un drôme
01:11:29Jérémy Perre
01:11:29vous êtes avec
01:11:30Juan Palencio
01:11:30à Kiev
01:11:32dites-nous ce matin
01:11:33quel est l'état d'esprit
01:11:33par rapport
01:11:34à cette menace
01:11:35qui semble planer
01:11:36très fort
01:11:37sur le président ukrainien
01:11:41Sur le président
01:11:42effectivement
01:11:42mais écoutez
01:11:43d'abord
01:11:43les autorités
01:11:44ukrainiennes
01:11:45ne communiquent pas trop
01:11:46sur ce qui s'est passé
01:11:47en Moldavie
01:11:48expliquant juste
01:11:48que le premier ministre
01:11:50norvégien
01:11:51qui a parlé de cette
01:11:51information hier soir
01:11:53exagérait un peu
01:11:54pourtant
01:11:55Volodymyr Zelensky
01:11:56lui-même
01:11:56dans la presse
01:11:57a évoqué
01:11:57ces dizaines de tentatives
01:11:58d'assassinat contre lui
01:12:00il en a parlé
01:12:00dans de nombreuses interviews
01:12:01il a parlé
01:12:02d'abord du 24 février 2022
01:12:04où il y avait eu
01:12:04des coups de feu
01:12:05autour de la présidence
01:12:07du lieu de la présidence
01:12:08de la république
01:12:08ici en Ukraine
01:12:10et puis d'autres histoires
01:12:11de personnes
01:12:11qui ont été arrêtées
01:12:13accusées de collaborer
01:12:14avec le FSB
01:12:14pour repérer par exemple
01:12:16les trajets du président
01:12:17qui se déplaçaient en Ukraine
01:12:18mais aussi en Pologne
01:12:19donc ce n'est pas un tabou
01:12:21finalement
01:12:21la raison
01:12:22ou peut-être
01:12:23l'hypothèse aussi
01:12:23c'est que ce drone
01:12:24ce drone
01:12:25ce Guéran 4
01:12:26ou ce Guéran 5
01:12:26ne visait pas spécifiquement
01:12:28l'aéroport
01:12:30de la capitale
01:12:31Moldave
01:12:32puisqu'on sait
01:12:33que ces drones
01:12:34peuvent être
01:12:35extrêmement précis
01:12:36ils l'ont été
01:12:36il y a quelques jours
01:12:37en visant
01:12:37notamment le bureau
01:12:39du chef du SBU
01:12:39des renseignements intérieurs
01:12:40ici en Ukraine
01:12:42alors c'est peut-être
01:12:42aussi pour ça
01:12:43et bien que les autorités
01:12:44ukrainiennes
01:12:45ne communiquent pas
01:12:46sur cet incident
01:12:48qui s'est déroulé
01:12:49il y a 48 heures
01:12:50en Moldavie
01:12:52beaucoup Jérémy Pierre
01:12:53avec Juan Palensia
01:12:54en direct de Kiev
01:12:55où les alertes
01:12:56continuent de se multiplier
01:12:57depuis ce matin
01:12:59on va voir le détail
01:13:00de ce qui s'est passé
01:13:01d'abord Romuald Syrah
01:13:02sur Asse
01:13:03ça a un sens
01:13:04pour les Russes
01:13:04de viser directement
01:13:05Volodymyr Zelensky ou pas ?
01:13:07Oui bien évidemment
01:13:07alors moralement
01:13:08cela peut être choquant
01:13:09et je déplorerai évidemment
01:13:11que le président ukrainien
01:13:13soit assassiné
01:13:14car il s'agirait
01:13:14d'un assassinat
01:13:15dans une situation similaire
01:13:17mais nous sommes en guerre
01:13:18et il n'y a rien d'étonnant
01:13:20surtout venant
01:13:21de la part de Poutine
01:13:22à imaginer celui-ci
01:13:23voulant assassiner
01:13:26réduire en cendres
01:13:27ce serait le cas
01:13:28c'est qu'à le dire
01:13:29son adversaire ukrainien
01:13:31donc malheureusement
01:13:32la guerre est la guerre
01:13:33surtout selon
01:13:35les normes de Poutine
01:13:36celle-ci est sans merci
01:13:38sans pitié
01:13:38et tous les coups sont permis
01:13:39Damos Agri-Gernoff
01:13:40avant de voir
01:13:41carte à l'appui
01:13:41ce qui s'est passé
01:13:42tout en sachant
01:13:43que Poutine
01:13:44il y a quelques jours
01:13:45vous savez
01:13:45pendant les visites
01:13:47des américains
01:13:47a affirmé dans son interview
01:13:49qu'en fait
01:13:49il ne visait pas Zelensky
01:13:50parce que soi-disant
01:13:51il leur fallait quand même
01:13:52des interlocuteurs
01:13:53pour mener les pourparlers
01:13:55donc le cynisme
01:13:56il est là
01:13:56oui
01:13:58regardons donc
01:13:58ce qui s'est passé
01:13:59l'avion de Volodymyr Zelensky
01:14:01a-t-il été pris
01:14:01pour cible ou pas
01:14:02Julien Migomuller
01:14:03c'est vous qui nous montrez
01:14:04les cartes
01:14:04alors on va déjà regarder
01:14:06cette image
01:14:07qui a été filmée
01:14:08mardi
01:14:09que voit-on
01:14:09et bien c'est l'avion
01:14:10de Volodymyr Zelensky
01:14:12qui est atterri
01:14:12à l'aéroport d'Oslo
01:14:14pourquoi Oslo ?
01:14:15et bien parce qu'hier
01:14:16il y avait les funérailles
01:14:17du roi Harald
01:14:18et en tant que chef d'état
01:14:19et bien Volodymyr Zelensky
01:14:20était logiquement invité
01:14:23mais cet avion
01:14:23a décollé
01:14:24avec un peu de retard
01:14:25de l'aéroport
01:14:26de Kisinau
01:14:27pourquoi ?
01:14:28et bien parce que
01:14:29il y avait des drones
01:14:31dans l'espace aérien
01:14:33Moldave
01:14:34et le premier
01:14:34à en parler
01:14:35et bien c'est le premier
01:14:36ministre norvégien
01:14:38Jonas Garstore
01:14:39qui disait
01:14:40son avion a failli
01:14:40être percuté
01:14:41par un drone
01:14:41pendant le décollage
01:14:43en Moldavie
01:14:43voilà la réalité
01:14:45dans laquelle il vit
01:14:46j'ajoute cependant
01:14:48que des conseillers
01:14:49une source
01:14:50au sein de la présidence
01:14:51ukrainienne
01:14:52a nuancé ses propos
01:14:53en disant
01:14:54qu'ils étaient exagérés
01:14:55quoi qu'il en soit
01:14:56ce que l'on sait bien
01:14:57c'est que le drone
01:14:58en question
01:14:58a survolé deux fois
01:15:00l'espace aérien
01:15:01de Moldavie
01:15:01et il s'est craché
01:15:03à 160 kilomètres
01:15:04au nord
01:15:05de l'aéroport
01:15:06international
01:15:06de Kisinau
01:15:07et d'ailleurs
01:15:08la police de Moldavie
01:15:10a publié
01:15:10plusieurs photos
01:15:11ce matin
01:15:12sur les réseaux sociaux
01:15:13des photos
01:15:13où l'on voit
01:15:15l'impact justement
01:15:15de ce drone
01:15:16dans un champ
01:15:16de tournesol
01:15:17un drone
01:15:18chaïde type
01:15:18Guéran
01:15:19utilisé notamment
01:15:20par l'armée russe
01:15:21votre avis
01:15:21Jérôme Palistrandi
01:15:22cette menace
01:15:22a été réelle ou pas ?
01:15:24ce qu'il faut savoir
01:15:25c'est qu'au mois d'août
01:15:26il y a donc
01:15:27en fait
01:15:28au moins 17 drones
01:15:30russes
01:15:30qui ont été tirés
01:15:31contre la Moldavie
01:15:32donc ça c'est un élément
01:15:34qu'il faut bien
01:15:34prendre en compte
01:15:35et donc
01:15:36alors
01:15:36est-ce que
01:15:37c'était directement
01:15:38l'avion ?
01:15:39il faut rester prudent
01:15:41la présidence ukrainienne
01:15:43n'a pas démenti
01:15:45le risque
01:15:46mais pour autant
01:15:47n'a pas dit
01:15:47qu'il y avait eu
01:15:48une attaque délibérée
01:15:49mais une chose est sûre
01:15:50c'est que
01:15:50de fait
01:15:51la Moldavie
01:15:52est impliquée
01:15:53dans le conflit
01:15:54et avec
01:15:55cette situation
01:15:56très difficile
01:15:56pour la Moldavie
01:15:57parce qu'elle soutient
01:15:59l'Ukraine
01:15:59en particulier
01:16:00pour
01:16:00l'exportation
01:16:02des céréales
01:16:02vous savez que le trafic maritime
01:16:03est très fortement perturbé
01:16:05donc le rail
01:16:06moldave
01:16:07permet de sortir
01:16:08un peu
01:16:09de céréales ukrainiennes
01:16:11et en même temps
01:16:11et bien
01:16:12la Moldavie
01:16:13se fait taper
01:16:14en fait
01:16:14par
01:16:15donc
01:16:15Moscou
01:16:16et d'autant plus
01:16:17qu'il y a une minorité
01:16:17russe
01:16:18très
01:16:19donc en transnitrie
01:16:20même des forces russes
01:16:22et qui cherchent
01:16:23à déstabiliser
01:16:24donc
01:16:24la région
01:16:25donc vous voyez
01:16:26vraiment une situation
01:16:26extrêmement complexe
01:16:28et donc forcément
01:16:29un risque
01:16:29pour le président Zelensky
01:16:30situation complexe
01:16:31pourtant Donald Trump
01:16:32avait dit qu'il réglerait
01:16:33tout ça en 24 heures
01:16:34on a quand même du mal
01:16:34à comprendre
01:16:35visiblement il y a encore
01:16:36un petit peu de boulot
01:16:37Donald Trump
01:16:37pendant ce temps-là
01:16:38lui il mène campagne
01:16:39pour les midterms
01:16:39aux Etats-Unis
01:16:40alors il avait dit
01:16:42qu'il réglerait l'Ukraine
01:16:42en 24 heures
01:16:43on voit où on en est
01:16:44pour l'Iran
01:16:45il dit mais juste après
01:16:46les élections de midterms
01:16:47ça va se régler
01:16:49voilà
01:16:49believe me
01:16:50or not
01:16:51voilà
01:16:52exactement
01:16:52tout en faisant sa fameuse
01:16:53danse rituelle
01:16:54Patrick
01:16:54et puis aussi
01:16:55sur le pouvoir d'achat
01:16:56des américains
01:16:57qui payent le prix
01:16:58de cette guerre
01:16:58comme nous tous
01:16:59notamment à la pompe
01:17:01ou bien remplissant
01:17:01les cuves
01:17:03pour cet hiver
01:17:04et bien il dit
01:17:05c'est pas grave
01:17:06je vais vous régler
01:17:06le problème de pouvoir d'achat
01:17:08d'un seul coup d'un seul
01:17:09écoutez
01:17:11voici ma promesse
01:17:13voici ma promesse
01:17:14si les républicains
01:17:15remportent la chambre
01:17:16des représentants
01:17:17et le sénat
01:17:17des Etats-Unis
01:17:18les deux
01:17:18grâce à notre réussite économique
01:17:21notre formidable réussite économique
01:17:23je verserai un dividende
01:17:25de 5000 dollars
01:17:25à chaque citoyen adulte
01:17:27des Etats-Unis
01:17:31alors Romule Syrah
01:17:32honnêtement
01:17:33ça ressemble plus
01:17:34à un show télé
01:17:35qu'à un vrai meeting
01:17:37où on dit des choses
01:17:38un petit peu sérieuses
01:17:39on a l'impression
01:17:39que c'est une récompense
01:17:40à la fin d'une émission
01:17:41ou quoi ?
01:17:42tout à fait raison
01:17:43bon déjà
01:17:43une convention
01:17:44pour des élections
01:17:45de mi-mandat
01:17:45c'est une première
01:17:46dans l'histoire
01:17:47des Etats-Unis
01:17:47du moins récente
01:17:49maintenant
01:17:49c'est un coup de génie
01:17:52vous savez combien
01:17:53je suis opposé
01:17:53à Donald Trump
01:17:55mais regardons
01:17:57où nous en sommes
01:17:58aujourd'hui
01:17:58aux Etats-Unis
01:17:59des élections de mi-terme
01:18:00qui s'annoncent
01:18:00très difficiles
01:18:01voire perdues
01:18:01pour le président
01:18:02un président
01:18:02qui a déjà commencé
01:18:04la contestation
01:18:05le discours du 3 juillet
01:18:07en nous disant
01:18:08que le danger communiste
01:18:09était en train
01:18:10de submerger l'Amérique
01:18:11quelques jours après
01:18:11l'appel à la nation
01:18:12ce sont les méchants chinois
01:18:13qui sont en train
01:18:13de voler nos élections
01:18:14on sait déjà
01:18:16qu'il est en train
01:18:16de légitimer
01:18:17une possible contestation
01:18:18mais néanmoins
01:18:19pour quand même
01:18:19tenter d'inverser
01:18:20le sort des urnes
01:18:21et de garder la majorité
01:18:22sans devoir contester
01:18:23les résultats
01:18:24maintenant il nous sort
01:18:25ce nouveau jackpot
01:18:27pour beaucoup d'Américains
01:18:28alors un
01:18:29est-ce que c'est légal ?
01:18:30moralement non
01:18:31mais le président
01:18:32ne dit pas
01:18:33si vous votez pour moi
01:18:34vous aurez 5000 dollars
01:18:35il dit
01:18:35si les républicains
01:18:37conservent le congrès
01:18:38je m'arrangerai
01:18:39pour que vous
01:18:39puissiez toucher
01:18:40une dividende
01:18:41sur nos succès économiques
01:18:42donc un
01:18:43oui ça va
01:18:44s'il va plus loin
01:18:45dans son idée
01:18:45bien évidemment
01:18:46pour un couple
01:18:47ça fait 10 000 dollars
01:18:48si vous avez deux enfants
01:18:49qui vivent à la maison
01:18:50qui ont plus de 18 ans
01:18:50ça fait 20 000 dollars
01:18:51c'est énorme
01:18:52oui des dizaines
01:18:54de millions d'Américains
01:18:55pourraient être tentés
01:18:55de voter pour lui
01:18:57je me permets juste
01:18:57de conclure
01:18:58et quel piège
01:18:58pour les démocrates
01:18:59c'est-à-dire que les démocrates
01:19:01peuvent dire que c'est immoral
01:19:01etc
01:19:02mais qu'est-ce qu'ils vont dire
01:19:02aux Américains ?
01:19:03non non
01:19:03si c'est nous qui gagnons
01:19:04vous n'aurez pas vos dividendes
01:19:06donc c'est un coup de com
01:19:07immoral
01:19:08d'un président mafieux
01:19:12semblait farfelu Patrick Sos
01:19:13mais les présidents américains
01:19:14qui envoient même des chèques
01:19:15aux électeurs
01:19:17ils l'ont déjà fait
01:19:18ça s'est déjà vu
01:19:18signé de la main de Donald Trump
01:19:19oui ça s'est déjà fait
01:19:20le problème c'est cette phrase
01:19:22je parle moralement
01:19:23et même dans la logique
01:19:25je vous verserai des dividendes
01:19:27non ce n'est pas vrai
01:19:28c'est le congrès
01:19:29qui pourrait peut-être
01:19:30le faire
01:19:31et un congrès
01:19:32qui serait
01:19:34totalement républicain
01:19:35ce qui n'est pas du tout
01:19:35à qui
01:19:36on le sait quasiment
01:19:38la chambre des représentants
01:19:39sera démocrate
01:19:40et maintenant
01:19:40il faut essayer de se battre
01:19:41du côté du mouvement Maga
01:19:43pour conserver
01:19:44une courte majorité
01:19:45on est à 53-47
01:19:46du côté du Sénat
01:19:48ce sera extrêmement difficile
01:19:49et puis surtout
01:19:50moi je modère un peu
01:19:51l'enthousiasme
01:19:53c'est que
01:19:54les américains
01:19:55ont déjà payé
01:19:56ou en tout cas
01:19:56n'ont pas été payés
01:19:57pour le savoir
01:19:58lorsqu'ils parlaient
01:19:59de Donald Trump
01:20:00de ces barrières douanières
01:20:02qui permettraient
01:20:03d'envoyer un chèque
01:20:05ils n'ont pas vu
01:20:06la couleur
01:20:06de ces chèques
01:20:07donc en fait
01:20:09ils voient
01:20:10ou en tout cas
01:20:11ils croient
01:20:12ce qu'ils voient
01:20:12les américains
01:20:13c'est en ce moment
01:20:13le prix du galon
01:20:15y compris
01:20:16on n'en parle pas assez
01:20:17mais du diesel
01:20:17c'est à dire
01:20:18pour les exploitations
01:20:19agricoles
01:20:20pour les chauffeurs-livreurs
01:20:21qui ont un pouvoir
01:20:22de nuisance
01:20:23extrêmement fort
01:20:24sont les derniers
01:20:25vraiment syndiqués
01:20:26historiquement
01:20:27aux Etats-Unis
01:20:28et puis cette inflation
01:20:29qui reste toujours
01:20:30galopante
01:20:31si on fait la liste
01:20:32des promesses
01:20:33de Donald Trump
01:20:34on n'y est absolument pas
01:20:35il risque donc
01:20:36de subir le même sort
01:20:37qu'absolument
01:20:37tous les présidents américains
01:20:38celui du canard boiteux
01:20:40celui qui perd
01:20:40les élections
01:20:41vous avez tout à fait raison
01:20:43je permets juste
01:20:43on a quand même touché
01:20:44un chèque
01:20:45c'était pendant son premier mandat
01:20:46mais un chèque de 1000 dollars
01:20:47chaque américain
01:20:48donc ma femme et moi
01:20:49avons eu 2000 dollars
01:20:50donc les américains
01:20:51pourraient se dire
01:20:52ce coup-ci
01:20:53ça va peut-être marcher
01:20:54c'est un peu
01:20:54en fait
01:20:55vous aviez raison
01:20:57de dire
01:20:57c'est un show
01:20:58parce que le président américain
01:20:59en même temps
01:20:59ce sont les élections
01:21:00législatives
01:21:01plus les élections
01:21:03des gouverneurs
01:21:03il a dit
01:21:03votez comme si c'est moi
01:21:05qui étais sur la liste
01:21:06donc en fait
01:21:07il ramène
01:21:07sa participation
01:21:09et vous savez
01:21:11pour le chèque
01:21:11je l'ai dit
01:21:12il y a 4 mois
01:21:12sur ce même plateau
01:21:13en disant que
01:21:14Donald Trump
01:21:14puisque les Etats-Unis
01:21:15sont le plus grand
01:21:16producteur de pétrole
01:21:17le plus grand exportateur
01:21:18de pétrole
01:21:19risquait de nous
01:21:20de nous donner
01:21:21de nous sortir
01:21:21le chèque énergétique
01:21:23aux familles américaines
01:21:24et bien c'est ce qui se passe
01:21:25mais c'est une promesse
01:21:26c'est une promesse
01:21:27qui n'engage que ceux
01:21:28qui les écoutent
01:21:30et oui c'est vrai
01:21:31que lors de ce discours
01:21:32en gros il dit
01:21:33je sais bien
01:21:33que les candidats républicains
01:21:34ils ne sont pas très bons
01:21:35mais écoutez
01:21:36fermez les yeux
01:21:37et pensez que vous votez
01:21:37pour moi
01:21:38et comme ça
01:21:39encore une fois
01:21:40et ça fera mieux
01:21:41passer la pilule
01:21:42voilà le message
01:21:43qu'il est venu délivrer
01:21:43lors de cette convention
01:21:44idyllique
01:21:44parce que c'est vrai
01:21:45que c'est du jamais vu
01:21:45pour des mid-terms
01:21:46et notre équipe continue
01:21:48à suivre ce rendez-vous
01:21:50du côté de Dallas
01:21:52nous on suit l'antenne
01:21:53de BFM TV
01:21:53l'évolution de l'actualité
01:21:54avec Christophe Delay
01:21:55Roselyne Dubois
01:21:55dans quelques instants
01:21:57à demain
01:21:57Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:58Merci d'avoir regardé cette vidéo

Recommandations