00:00Bonjour Hélène. Bonjour Rachid. On commence par aller à Venise avec le palmarès de la 83e Mostra.
00:05Ah non, c'est bien évidemment le samedi, mais surtout, surtout, il n'y avait pas beaucoup de femmes réalisatrices,
00:10mais les deux femmes présentes, en tous les cas, elles ont été primées.
00:14Le lion d'or de la 83e Mostra de Venise est revenu donc à la réalisatrice danoise, pardon,
00:20May El Touri pour Women and Now, un drame situé au Danemark au lendemain de l'occupation nazie.
00:26Très émue, la cinéaste a expliqué à quel point cette histoire de femme lui tenait à cœur.
00:31Le jury, présidé par Maggie D. Lenhall, a également récompensé John Malkovich,
00:38prix du meilleur acteur pour Wild Horse 9, tandis que Mathilde Arcel,
00:42héroïne de Women and Now, a reçu le prix de la meilleure actrice.
00:46Le grand prix du jury est revenu, donc le lion d'argent revient donc au sud coréen Lee Chang,
00:51donc pour Possible Love, et le prix spécial du jury distingue donc NASA.
00:55Ce fameux documentaire de Yuval Abraham et Rachel sort sur la guerre à Raza.
01:02Je suis très très heureuse et honorée, c'est un film tellement important pour moi,
01:08cette histoire compte énormément à mes yeux.
01:11Je pense qu'il est important de raconter les histoires de ces femmes,
01:15parce qu'elles mettent aussi en lumière certains problèmes structurels auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.
01:21Et en tant que femme et en tant que mère d'une fille, je pense que la manière que j
01:26'ai choisie pour faire entendre ma voix,
01:28c'est à travers le cinéma. Et donc, cela représente énormément pour moi.
01:37Allez, on prend la direction du Canada pour les bijoux de l'impératrice.
01:41Et oui, s'il vous plaît, pardon.
01:43À Québec, des bijoux de la famille Habsbourg, dont le célèbre diamant florentin,
01:49sont exposés pour la première fois au musée des Beaux-Arts de Québec,
01:53après avoir passé des décennies cachées dans une mallette conservée dans le coffre d'une banque.
01:59Ces pièces appartenaient notamment à Zita de Bourbon-Parmes,
02:03dernière impératrice d'Autriche et reine de Hongrie,
02:06qui avait trouvé refuge au Québec avec sa famille en 1940,
02:09après avoir fui l'avancée du régime nazi.
02:12Une collection exceptionnelle qui raconte aussi à travers ses bijoux
02:16l'histoire mouvementée d'une famille impériale.
02:19Et donc, ces bijoux privés étaient constitués de toutes sortes de legs,
02:26de successions, de cadeaux.
02:28Donc, il y a une montre, par exemple, de Marie-Antoinette qui se trouve là,
02:32qui est devenue reine de France.
02:34Après, ce bijou est revenu après à Vienne.
02:38Il y a une autre montre à Gousset, sans doute avec les cheveux de l'impératrice Marie-Thérèse,
02:43la mère de Marie-Antoinette.
02:45Donc, il y en a que vous retrouvez sur des tableaux.
02:48Donc, c'est toutes des choses que nos ancêtres ont portées.
02:53Et puis, il y a le Florentin,
02:56qui est un des grands diamants de cette terre.
03:00– Alors, on redescend sur terre, on revient à Tangier.
03:04Tangier qui est transformé en véritable terrain de création.
03:08– Oui, parce qu'hier, c'était la sixième édition de « Être ici ».
03:12Donc, à travers cet lieu, Tangier s'habille pour ces artistes.
03:15« Être ici », c'est d'abord une manière de découvrir Tangier.
03:18Pour cette sixième édition, le parcours artistique investit des lieux emblématiques,
03:22singuliers parfois, méconnus ou habituellement fermés au public.
03:26D'Ardmana, le palais à Kaboum, le Hémam Franco, la tour du ciel,
03:29la tour Catherine, Hôtel Liberté et la Factory
03:32deviennent ainsi des espaces de création et de rencontres.
03:35Les artistes se sont emparés de ces lieux chargés d'histoire
03:38pour leur donner une nouvelle lecture entre patrimoine, mémoire et création contemporaine.
03:43– On travaille notamment sur les migrations humaines et non-humaines,
03:47principalement des migrations d'oiseaux et d'humains.
03:51L'idée, c'est de mettre un peu en exergue le contraste entre ces différentes migrations
03:58à travers le médium sonore.
04:01Là, derrière moi, il y a des photos de ces captations sonores,
04:05notamment captations d'environnement, captations d'humains,
04:08à travers des interactions avec des spécialistes.
04:11– Le but de cette résidence, c'est peut-être de créer des ponts sensibles
04:15entre nos expériences humaines.
04:18Comment le fait, par exemple, d'étudier des migrations d'oiseaux
04:21qui sont un phénomène millénaire, hérité de pratiques qui sont peut-être reliées
04:26à des temps où il existait encore la pangée, où les continents étaient reliés,
04:31comment l'étude de ces phénomènes, donc très anciens,
04:34peut nous permettre, par contraste, d'observer des migrations humaines
04:38qui, elles, sont entravées par des politiques intérieures,
04:41par des situations de visa.
04:45– Il y avait de la musique aussi.
04:47– Oui, mais auparavant, bien évidemment, il y avait aussi des installations,
04:52des photographies, des vidéos, des performances et des créations contemporaines
04:56qui répondent donc à ce parcours.
04:58Donc il y avait des artistes comme Safa Rouas, Alejandra,
05:03Soka Servan, Lostis, Mohamed Ahmed, Saïd, Shaïr,
05:06Amina Rizki, Catherine Rounaudiaïd, Dina Benbrahim,
05:08ou encore Reda Tabi, une programmation qui permet donc de passer d'un univers à l'autre,
05:13de l'art visuel à la performance,
05:15et surtout de faire dialoguer les œuvres avec l'architecture et l'histoire des lieux.
05:22– L'expérience ici, c'est magnifique parce que c'est une façon de montrer les travaux
05:27dans un espace vivant, dans des bâtiments qui sont dans la rue
05:33que les gens peuvent profiter de regarder l'art hors de la vie institutionnelle.
05:42Et je suis très content de participer à cet espace.
05:45Les gens, je crois, profitent de regarder l'art dans un endroit comme ça.
05:50– Voilà, je vous le disais, il y avait aussi de la musique.
05:52– Et bien évidemment, dans tous ces lieux, notamment au Palais à Corbonne,
05:55il y avait de la musique, il y avait de la musique ginawa, de DJ,
06:00et bien évidemment de la guitare classique espagnoble,
06:04et surtout un griot malien qui était là, magnifique.
06:08Je vous propose d'écouter Baba Diabat.
06:11– Dans ce festival, j'ai découvert beaucoup de choses
06:16par rapport à la musique que moi-même, ce que j'ai fait.
06:20parce que j'ai fait de la musique et de la médecine traditionnelle.
06:25Pas mal, j'ai joué avec beaucoup de musiciens ici,
06:29au Maroc, Moustapha Babo, et Abdus Salam Haddekén.
06:35Donc maintenant, j'ai formé mon groupe avec ma femme.
06:39Donc on est en train de faire de la musique et de la médecine.
06:50– Sous-titrage MFP.
07:23– Voilà, beaucoup, beaucoup de découvertes.
07:26– Oui, et puis Baba Diabaté qui a choisi de s'installer au Maroc,
07:30donc il est installé à Saura avec son groupe.
07:32– Marba.
07:33– Voilà.
07:33– Allez, on termine en musique, on prend la direction de Paris,
07:36parce qu'il y a un véritable phénomène qui est en train de se jouer là-bas.
07:39– C'est impressionnant, Céline Duan est de retour,
07:41elle est là depuis pratiquement 15 jours,
07:43elle sortait tous les jours devant son hôtel,
07:45elle chantait au public, mais là, elle était devant, sans public.
07:48Le premier concert a eu lieu samedi et donc Céline Duan fait son grand retour sur scène à Paris,
07:55la Défense Arena devant 35 000 spectateurs pour le premier concert complet
07:59qu'elle donne depuis six ans, visiblement.
08:01Émue, la chanteuse, a rappelé sa promesse de revenir chanter à Paris
08:05et a remercié le public pour son amour et sa patience.
08:07Céline Duan doit désormais donner 26 concerts au cours des huit prochains mois
08:12dans la capitale française et devant son public,
08:15elle l'a résumé en quelques mots, elle est là pour chanter l'avis.
08:19Quelques chiffres sur ces concerts qui pourraient générer plus d'un milliard d'euros,
08:23certains hôtels affichent déjà des réservations de 400%,
08:26grâce notamment à une clientèle internationale qui représente 30%,
08:31chacun dépense entre 1 500 euros.
08:35Auro, je vous laisse écouter Céline Duan.
08:38Ça y est, c'est vrai, on est là.
08:46C'était une promesse.
08:51Je suis debout sur scène, dans cette ville que j'aime tant,
08:58grâce à votre soutien, votre amour.
09:02Merci, merci tellement.
09:31C'est bon.
09:36Je vais chercher ton âme, dans le froid, dans l'éflat.
09:41Je te jetterai des soeurs, pour que tu me rejoines.
09:47Je trouverai des langues, pour chanter des louanges.
09:52Je ferai nos bagages.
09:55Sous-titrage Société Radio-Canada
10:09On a le power of love
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