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00:11Générique
00:17Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média TV.
00:20Voici les principaux titres de votre soirée.
00:24Au Maroc, les agriculteurs de la région de Doukala doivent composer au quotidien
00:30avec la rareté des ressources en eau, le coût élevé des intrants et la pénurie de main-d'oeuvre.
00:38Les Houthis du Yémen ont revendiqué aujourd'hui une attaque contre une base militaire en Arabie Saoudite.
00:44Les combattants de ces dernières semaines dans l'ouest du Yémen ont fait des centaines de morts
00:50et ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes.
00:55Et enfin, en Tunisie, 2,1 millions d'élèves feront leur rentrée demain.
01:00Ce week-end, les familles en profitent pour faire leur dernière course.
01:04Reportage dans un instant.
01:10Avant de développer ces titres, je vous propose de débuter ce journal
01:13en abordant les élections législatives qui auront lieu le 23 septembre au Maroc.
01:24A l'échelle nationale, le nombre des listes de candidatures présentées
01:29pour l'élection des membres de la Chambre des représentants s'élève à 1850.
01:34Le nombre total de candidatures s'élève à 7288,
01:37avec une moyenne nationale de plus de 18 candidatures par siège.
01:41Pour ce qui est des candidatures féminines enregistrées,
01:44elles ont atteint 2658, soit 36,47% du nombre total des candidatures.
01:52Une liste de 121 listes présentées dans les circonscriptions électorales locales
01:58sont présidées par des candidates tête de liste.
02:04Assurer la souveraineté alimentaire au stress hydrique
02:07reste l'un des plus grands défis de notre pays.
02:10Dans la région de Dukala, les agriculteurs doivent composer au quotidien
02:14avec la rareté des ressources en eau, la cherté des intrants et la pénurie de main-d'œuvre.
02:19On voit tout cela en détail avec Aliyoun Sarr.
02:23À l'approche des élections législatives,
02:26le monde agricole à Dukala tire la sonnette d'alarme.
02:29Pris en tenaille entre une sécheresse historique et l'envolée des prix des Hongrées,
02:33les agriculteurs locaux font face à un double défi la rareté de l'eau
02:37et l'explosion des coûts de production,
02:40plaintes et complaintes inscrites au cœur du programme des partis politiques.
02:45Nous attendons des partis politiques qu'ils placent la gestion de la rareté de l'eau
02:49au premier rang de leur programme.
02:50Il faut moderniser nos activités, pérenniser la dotation en eau pour l'irrigation
02:55et sécuriser l'alimentation en bétail.
02:59Pour les professionnels du secteur, la viabilité de l'activité agricole
03:03et la stabilité des chaînes d'approvisionnement sont menacées.
03:06Selon cet agriculteur, il est urgent d'agir.
03:11Les enjeux sont majeurs.
03:13Mécanisation, réponse au manque de main-d'œuvre, soutien aux cultures stratégiques,
03:17nos exploitations aux besoins de mesures concrètes et adaptées aux réalités du terrain.
03:25C'est pourquoi cette échéance électorale est cruciale pour les agriculteurs.
03:29Les programmes des partis politiques en compétition pour les législatives
03:33doivent impérativement dégager des pistes de solutions
03:36pour faire face aux maux dont souffrent ces secteurs.
03:39Face aux défis climatiques et économiques,
03:41les voix s'unissent à Ducala pour réclamer une véritable refondation de la politique agricole.
03:48Voyons à présent comment sont financées les campagnes électorales
03:51avec les explications de Salma Saleh.
03:54Déplacement, meetings, affiches, communications, outils numériques,
03:59autant de dépenses qui sont strictement encadrées
04:02parce que faire campagne, ça coûte de l'argent.
04:05Pour les législatives de 2026, l'État a fixé à 400 millions de dirhams
04:10sa contribution au financement des campagnes électorales des partis politiques.
04:16À cela s'ajoute un autre dispositif spécifique
04:19destiné à favoriser la participation des jeunes candidats.
04:23Mais recevoir un financement public ne signifie pas pouvoir dépenser sans limite.
04:29Et pour les législatives de 2026, chaque candidat peut engager
04:34jusqu'à 600 000 dirhams de dépenses électorales.
04:37Et surtout, chaque dépense doit pouvoir être justifiée
04:41et retracée avec les justificatifs nécessaires.
04:45Les candidats doivent déclarer leurs sources de financement,
04:49détailler leurs dépenses de campagne
04:51et fournir les justificatifs nécessaires.
04:55L'ensemble est ensuite soumis à la Cour des comptes.
04:58Autrement dit, il ne suffit pas de respecter le plafond.
05:01Il faut aussi pouvoir expliquer d'où vient l'argent
05:04et comment il a été dépensé.
05:06Donc, à retenir un financement public pour accompagner les campagnes,
05:10un plafond de dépenses à respecter
05:12et derrière chaque dirhams dépensés,
05:15une obligation de transparence, mais aussi de contrôle.
05:26127 migrants en situation irrégulière au Maroc retournent vers le Soudan.
05:30Cette opération de retour volontaire s'inscrit dans le cadre
05:33de la politique marocaine de migration et d'asile.
05:36Outre la régularisation de la situation de dizaines de milliers de migrants,
05:41cette stratégie a offert l'opportunité à des milliers de migrants
05:44de regagner leur pays d'origine à travers des opérations de retour volontaire.
05:52Dans l'actualité internationale,
05:54les outils du Yémen revendiquent ce dimanche
05:56une attaque contre une base militaire en Arabie Saoudite.
05:59L'Organisation internationale pour les migrations
06:01criait une augmentation des déplacés.
06:05Dans les prochains jours, face à la progression des outils,
06:08les forces gouvernementales ont annoncé samedi et ce dimanche matin
06:13plusieurs vagues de frappes sur la région bordant la mer Rouge.
06:17Les outils ont d'ailleurs progressé sur la côte en quelques jours,
06:20s'emparant ainsi de la ville portuaire de Moha et de plusieurs îles.
06:27Quelques 1400 personnes ont fui le Yémen suite au combat
06:31entre forces gouvernementales et outils vers Djibouti.
06:35Face au Yémen, Djibouti borde le détroit de Bab el-Mendeb,
06:38donnant accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden
06:41et par lequel transite une grande part du commerce
06:45entre l'Asie et l'Europe.
06:47Selon l'Organisation internationale pour les migrations,
06:50parmi les personnes déplacées figurent des femmes et des enfants.
06:53Ces derniers sont arrivés à Obok, au nord de Djibouti,
06:57et d'autres arrivés sont attendus dans les prochains jours.
07:02Selon l'ONU, près de 86 000 personnes ont été déplacées au Yémen
07:05depuis juillet dernier.
07:10Les dirigeants des pays membres du forum des Brisc
07:13ont discuté dimanche des moyens de promouvoir
07:17une croissance économique mondiale inclusive.
07:20Les chefs d'État et de gouvernement ont d'ailleurs publié
07:22une déclaration commune dans laquelle ils ont exhorté
07:24les partis au conflit à la retenue maximale.
07:28Le Premier ministre indien Narendra Modi a quant à lui invité
07:31à la coopération ses partenaires qui représentent
07:34la moitié de la population mondiale, 40% du PIB de la planète
07:37et plus d'un quart du commerce international.
07:43En Suède, les bureaux de vote ont ouvert ce matin
07:46pour des élections législatives qui s'annoncent très serrées.
07:49L'enjeu soit un retour de la gauche au pouvoir,
07:52soit l'entrée pour la première fois de l'extrême droite au gouvernement.
07:55Ce scrutin se joue entre le bloc de centre-gauche
07:58emmené par la social-démocrate Magdalena Anderson
08:03et Ulf Christerson, actuel Premier ministre,
08:06qui espère se maintenir au pouvoir avec sa coalition de droite
08:09soutenue notamment par l'extrême droite.
08:15Six personnes ont perdu la vie, 129 sont portées disparues ce dimanche
08:19et 108 ont été secourues.
08:21C'est le bilan provisoire du naufrage d'un ferry
08:24reliant les îles indonésiennes de Java et de Borneo.
08:28Le navire transportait 243 passagers et membres d'équipage.
08:33Les opérations de sauvetage sont ralenties
08:35par des vagues atteignant pour certaines 2,5 m de hauteur.
08:40Les accidents en mer sont fréquents.
08:42En Indonésie, archipel de plus de 17 000 îles,
08:45particulièrement dépendant des liaisons maritimes.
08:51Sur l'île de Brak en Croatie, un incendie a ravagé
08:553500 hectares de végétation et a forcé quelques 500 personnes
08:59à être évacuées.
09:00Plus de 220 pompiers ont lutté contre les feux toute la nuit
09:03et 4 avions bombardiers d'eau canadaires sont intervenus
09:06dès les premières heures de la matinée.
09:09Peu avant minuit, habitants et touristes dans la petite ville de Milna
09:13et les criques aux alentours dans l'ouest de l'île
09:15ont reçu une alerte sur leur téléphone.
09:18Les flammes poussées par un vent très fort
09:20s'étant approchées des zones habitées.
09:30Six imams ont été enlevés par des hommes armés
09:33dans l'état de Zamfara, dans le nord du Nigeria.
09:37La police locale fait face depuis des années à la violence de gangs
09:40qui procèdent à des enlèvements contre rançons.
09:44Les enlèvements sont devenus une source majeure de revenus
09:46pour les groupes armés au Nigeria.
09:47Des groupes terroristes présents principalement dans le nord-est
09:51et des gangs criminels surnommés localement bandits
09:54et qui sont actifs dans le nord-ouest et le centre du pays.
10:01Réduire la mortalité maternelle et néonatale passe également
10:04par une meilleure connaissance des réalités du terrain.
10:07En Côte d'Ivoire, sages-femmes et maïticiens sont désormais formés
10:11aux méthodes de recherche et à l'écriture scientifique.
10:14Objectif, produire des données utiles afin d'améliorer les pratiques
10:18et la prise en charge des mères et des nouveau-nés.
10:20On voit cela en détail dans ce reportage signé Franck Eustache et Fares Akora.
10:26En Côte d'Ivoire, comme dans de nombreux pays africains,
10:29la recherche en santé revint une importance cruciale face aux défis sanitaires,
10:33notamment en matière de santé maternelle et infantile.
10:36Pour y répondre, les professionnels de santé doivent pouvoir s'appuyer
10:40sur des données fiables et des recherches de qualité.
10:43En première ligne, dans la lutte contre la mortalité maternelle,
10:46les sages-femmes et maïticiens ivoiriens s'inscrivent dans cette dynamique.
10:5055 d'entre eux ont ainsi renforcé leurs compétences
10:54en méthodologie de la recherche et en écriture scientifique.
10:57Nous avons des vécu, nous racontons nos soucis,
11:01mais est-ce que véritablement nous avons analysé,
11:03nous avons recherché, nous sommes posé des questions ?
11:06Est-ce que nous avons trouvé des réponses à ces questions
11:09pour pouvoir proposer des solutions ?
11:11Puisque nous proposons généralement,
11:12mais à partir de données scientifiques, de données probantes,
11:16nous pouvons maintenant, à partir d'un fait,
11:20d'un vécu, dire voici ce que nous avons recherché,
11:23voici ce que nous avons trouvé.
11:25Après analyse, voici leurs solutions
11:27et faire les publications comme le font nos professeurs.
11:31La recherche en santé joue un rôle central dans la consolidation
11:34d'un système de santé plus solide et résilient.
11:38Convaincu que son développement passe aussi par la formation des professionnels,
11:42l'Institut national de santé publique de Côte d'Ivoire,
11:44à travers son centre e-santé, a mis en place un cours en ligne
11:47consacré à la méthodologie de la recherche en santé et à l'écriture scientifique.
11:52Dans les pratiques de tous les jours, il faut savoir qu'ils vont constater
11:56un certain nombre de choses.
11:58Donc, à partir de ces constats-là,
12:01ils vont pouvoir faire ressortir une problématique
12:02qui leur permet de trouver des solutions.
12:05À la réception de leur certificat,
12:07sage-femme et maïticiens entendent désormais mettre en pratique
12:11les connaissances acquises pour contribuer à l'amélioration des soins,
12:15notamment en matière de santé maternelle et néonatale.
12:19Étant affectée dans le déficit sanitaire de ce centre-là dans un village,
12:24j'ai fait beaucoup de remarques que certaines femmes ne viennent pas
12:27très tôt pour prendre leur carnet au premier trimestre de grossesse.
12:31Ce qui m'a motivée à faire la recherche et puis trouver une solution à ça
12:36pour pouvoir améliorer certaines choses.
12:38Ça a été vraiment une bonne formation et nous voulons montrer à la population
12:42qu'une sage-femme et à nos collègues aussi,
12:44qu'une sage-femme, ce n'est pas seulement être dans la maternité,
12:47mais avoir plus d'expérience à travers cette recherche-là.
12:51Au-delà de la certification,
12:53l'enjeu est désormais de passer de la formation à l'action,
12:56produire des données probantes,
12:57améliorer les pratiques et à terme,
13:00contribuer à réduire la mortalité maternelle et néonatale en Côte d'Ivoire.
13:05Je vous le disais en titre, en Tunisie,
13:07les élèves reprennent le chemin de l'école.
13:09Pour cette rentrée, les parents d'élèves doivent débourser plus
13:12pour acheter, cahiers, livres et fournitures scolaires.
13:16Selon l'Organisation de la Défense du Consommateur,
13:18le coût de la rentrée scolaire a augmenté de 8% par rapport à l'année dernière.
13:22On voit cela en détail depuis Tunis avec Najwa Béchat.
13:26La course aux fournitures basse en plein dans les librairies de la capitale.
13:31Dans cette librairie bien connue du centre de Tunis,
13:34l'affluence est impressionnante.
13:36Parents et élèves se pressent dans les rayons
13:39à la recherche des derniers livres et fournitures nécessaires
13:42pour être prêts le jour de la rentrée.
13:46Pour beaucoup de familles tunisiennes,
13:48la rentrée scolaire reste avant tout une lourde charge financière.
13:55Rien que pour les fournitures scolaires,
13:57il faut compter près de 100 dinars,
13:59sans même inclure les livres et les cahiers.
14:02Au final, la rentrée scolaire représente une véritable charge financière
14:06pour les familles,
14:09particulièrement pour les ménages à un seul revenu
14:11qui doivent déjà faire face à de nombreuses dépenses.
14:16Certains n'hésitent pas à attendre pendant des heures,
14:19notamment pour se procurer les cahiers subventionnés,
14:22encore en quantité limitée.
14:26Il y a une grande pénurie de cahiers subventionnés.
14:30Cela fait une heure et demie que j'attends
14:33et plusieurs personnes étaient déjà là avant moi.
14:36Pour l'instant, il n'y a pas de cahiers.
14:39Il reste seulement les petits cahiers de 24 pages,
14:43mais les grands cahiers de 48 pages sont introuvables.
14:47Du côté des libraires, on se veut toutefois rassurant.
14:51Le propriétaire de la librairie affirme que le ministère de l'Éducation
14:56s'est mobilisé afin d'assurer l'approvisionnement
14:58et de mettre à disposition les manuels scolaires
15:02ainsi que les cahiers subventionnés.
15:07Concernant les prix, ils sont restés globalement stables
15:10pour les livres et les cahiers subventionnés.
15:13Pour les autres fournitures, le pouvoir d'achat du citoyen
15:17reste toutefois un peu faible.
15:20Quelques perturbations persistent néanmoins,
15:23notamment en raison des coupures d'électricité
15:26affectées par moment les opérations d'approvisionnement
15:30et entraînaient certains retards.
15:33Une rentrée qui concerne cette année
15:35près de 2,1 millions d'élèves en Tunisie.
15:38Et pour les familles, la facture reste conséquente.
15:41Selon l'Organisation tunisienne de défense du consommateur,
15:45le coût de la rentrée est estimé entre 300 et 500 dinars par élève
15:50selon les besoins et le niveau scolaire.
15:53Des chiffres qui donnent toute la mesure
15:56de la pression qui pèse sur les familles.
15:58À quelques heures seulement, du retour sur les bancs de l'école.
16:04À quelques jours de la rentrée scolaire en Côte d'Ivoire,
16:07les ateliers de couture tournent à plein régime.
16:09Entre tissus déposés à la dernière minute
16:11et commandes à honorer, les couturiers sont soumis
16:14à une véritable course contre la montre.
16:16Des contraintes qui poussent certains parents
16:18à opter pour le prêt-à-porter scolaire.
16:21On voit cela en détail dans ce reportage.
16:22C'est Niemel Berchel et Arnoldo.
16:26À l'approche de la rentrée des classes,
16:28dans les ateliers de couture, chaque minute compte.
16:31Les commandes s'accumulent et les délais se resserrent.
16:34Comme Dialou Mamadou, couturé dans la commune d'Ajame,
16:37la priorité est là, de livrer à temps,
16:39sans décevoir les parents d'élèves.
17:08Pour Fanny Mamadou, la pression est parfois suscité
17:11par le dépôt tardif des tissus des élèves
17:14dans les ateliers de couture.
17:15Un retard qui oblige les couturiers à redoubler d'efforts
17:18et même parfois à passer des nuits blanches.
17:21Cette année, ceux qui ont déposé un peu plus tôt,
17:24ont été satisfaits.
17:26Généralement, c'est ceux qui sont venus à la dernière minute
17:29qu'on a actifs pour eux.
17:32D'où la pression, quand même, ça monte un peu.
17:35Ça s'explique du fait qu'ils m'ont dit qu'ils n'ont pas assez de moyens,
17:40ils n'ont pas eu les moyens très tôt pour pouvoir acheter les tenues scolaires.
17:47Malgré les délais, confectionner la tenue reste le choix privilégié.
17:51Une façon de contrôler la qualité du tissu,
17:53mais aussi de choisir le modèle souhaité par le client.
17:57Tu peux acheter, tu vas envoier à la personne,
17:58elle va dire que ça ne lui plaît pas, tu veux faire un modèle.
18:00Elle veut faire spécialement un modèle qui lui plaît.
18:03Tu vois, lui, on va dire que ça ne lui plaît pas, tu ne peux pas ramener aussi.
18:07Et puis souvent, c'est les mesures, ça ne passe pas.
18:09Donc c'est mieux, on va prendre le tissu pour aller au coude.
18:11Même si c'est là, ils vont prendre les mesures, et puis ça va aller.
18:13Il y a des inconvénients, je ne dis pas non,
18:16mais moi, c'est préférable, moi, je préfère ça.
18:18Les tissus que les gars vont vendre ne sont pas de qualité.
18:22Pour éviter tout désagrément,
18:24certains parents optent pour une solution plus rapide.
18:27Le prêt-à-porter scolaire est parfois jugé plus économique.
18:31L'année qui est passée, c'est ce que j'ai fait.
18:32Mais elle a payé deux complets.
18:34Elle a porté jusqu'à la vacances arrivées.
18:39Donc je préfère faire la même chose comme ça.
18:42Elle a vu qu'elle a payé l'année qui s'est passée, ça m'a arrangé.
18:45Il n'y avait pas de faux.
18:47Elle a porté jusqu'à la rentière.
18:50Les vacances arrivent.
18:52Donc je préfère ça.
18:54Dans les commerces aussi, les deux options coexistent.
18:56Pourtant, malgré l'engouement pour les tenues déjà confectionnées,
19:00le tissu conserve une place importante dans les habitudes des parents.
19:04Nos couchis, là, ça chauffe beaucoup pour être prêt-à-porter.
19:07Parce que prêt-à-porter, là, souvent, il n'y a pas de réserve.
19:10Mais si l'enfant est trop en forme, il faut que tu prends le tissu,
19:13nos couchis, et pour aller court, tu penses à la musique principale pour faire.
19:18Là, c'est joli.
19:19Sur mesure ou prêt-à-porter, derrière le choix de chaque famille,
19:23se joue surtout une même priorité, être prêt pour le jour de la rentrée.
19:27Pour les couturiers, le défi reste le même,
19:30satisfaire les dernières commandes avant le jour jeu.
19:34L'actualité, c'est aussi le patron d'Enthropique
19:37qui appelle à ralentir la vitesse de développement de l'intelligence artificielle.
19:41Il faut temporiser l'amélioration de l'IA
19:43pour que la prévention des risques soit en mesure de suivre le rythme.
19:47La proposition de Dario Amodei fait écho à plusieurs autres appels
19:52lancés par Sam Altman et par un groupe d'employés.
19:55Ces exhortations intervenaient après un incident
19:58lors duquel des modèles d'OpenAI étaient sortis spontanément
20:02de leur milieu confiné lors de tests pour rejoindre Internet
20:05et attaquer la plateforme d'IA Hugging Face.
20:11À Dakar, la flamme olympique a été présentée hier au président Basiru Diomaïfaï,
20:16une étape symbolique à l'approche des Jeux Olympiques de la jeunesse.
20:20Dakar 2026 qui feront du Sénégal le premier pays africain
20:23à accueillir cet événement sportif.
20:25Retour sur cette cérémonie avec Genèse Moukara et Amadoussi.
20:30Portée par une foule en liesse et des représentants des athlètes,
20:33la flamme olympique a été remise au président de la République,
20:36Basiru Diomaïfaï.
20:38Un geste fort qui marque une étape nouvelle dans la marche du Sénégal
20:47vers ce grand rendez-vous sportif.
20:49Cette flamme que nous venons de recevoir a traversé les mers
20:56pour arriver jusqu'ici.
21:02En plus de 100 ans, c'est la première fois qu'elle arrive sur le sol sénégalais
21:13et sur le sol africain.
21:15Pour le Sénégal, premier pays africain à accueillir les Jeux Olympiques de la jeunesse,
21:20cet événement constitue également une occasion de placer la jeunesse
21:24et le sport au cœur d'une nouvelle dynamique.
21:27Jeunesse du Sénégal, dans quelques semaines,
21:31plus de 2700 athlètes fouleront le sol sénégalais.
21:39Ils viendront de plus de 206 pays.
21:44Ce qu'ils retiendront,
21:48c'est ce que vous allez montrer.
21:51C'est votre énergie, c'est votre hospitalité,
21:56c'est votre teranga.
21:59C'est l'image d'un peuple debout
22:02qui fait confiance à sa jeunesse
22:05et qui la valorise.
22:09Rendez-nous fiers et rendez-vous fiers à toute l'Afrique.
22:13Après cette étape protocolaire à la présidence,
22:16la flamme olympique va désormais partir à la rencontre des Sénégalais.
22:20Elle parcourra les rues de la capitale au cours de la journée
22:23dans le cadre d'une véritable parade à travers la ville
22:26avant de poursuivre son parcours dans les 13 autres régions du Sénégal.
22:32Il est l'heure à présent de faire le tour
22:33de l'actualité économique nationale et internationale
22:35et c'est avec Rachid Farhan.
22:45Le commerce de gros ne montre toujours pas
22:48de véritable reprise au Maroc.
22:49Selon les dernières données du Haut-Commissariat au plan,
22:52les professionnels restent prudents
22:53pour le troisième trimestre,
22:55alors même que les prix de vente
22:57poursuivent leur progression.
22:58Au deuxième trimestre,
23:00seuls 21% des grossistes interrogés
23:02par le HCP ont fait état d'une hausse de leurs ventes
23:05sur le marché local.
23:06A l'inverse, 60% parlent d'une stabilité,
23:09une situation qui traduit une activité encore peu dynamique
23:12malgré quelques poches de croissance,
23:14notamment dans le commerce de gros
23:15d'équipements industriels et de biens domestiques.
23:19Côté prix, la pression reste davantage perceptible.
23:2233% des chefs d'entreprise déclarent
23:24une hausse de leur prix de vente
23:26contre 58% qui les jugent stables.
23:29Pour le troisième trimestre,
23:30les perspectives restent donc prudentes.
23:3268% des grossistes anticipent une stabilité
23:35du volume global de leur vente,
23:38tandis que 21% tablent sur une progression.
23:41Les commandes devraient rester à un niveau normal
23:43pour près de trois quarts des professionnels
23:46et 79% des grossistes ne prévoient pas
23:48de changement de leurs effectifs.
23:51Une activité commerciale qui reste donc prudente
23:54alors que le Maroc cherche parallèlement
23:55à accélérer l'investissement dans les secteurs d'avenir.
23:59Le Maroc veut donner davantage de moyens
24:01à ces jeunes entreprises innovantes.
24:04Près de 2,5 milliards de dirhams doivent être mobilisés
24:07pour financer les startups marocaines
24:09à vocation internationale.
24:11Le dispositif s'inscrit dans la stratégie
24:13Maroc Digital 2030 et repose sur une collaboration
24:16entre le fonds Mohamed VI pour l'investissement,
24:19le ministère de la Transition numérique et la CDG.
24:22Neuf sociétés de gestion ont été présélectionnées
24:25pour piloter ses futurs fonds d'investissement.
24:27L'objectif est de couvrir les différentes étapes
24:30de développement d'une startup,
24:32du préamorçage jusqu'au levée de fonds plus importante.
24:36Le montant de 2,5 milliards de dirhams
24:39correspond à une taille cumulée cible.
24:41Il doit associer des financements publics
24:44à des capitaux privés marocains et internationaux.
24:46Le dispositif prévoit également l'intervention
24:49de Tiamwilcom, notamment à travers des mécanismes
24:52destinés à réduire le risque pris par les investisseurs.
24:55L'enjeu est donc de structurer davantage
24:57le capital risque au Maroc
24:59et surtout de permettre aux startups
25:01de franchir plus facilement
25:03les différentes étapes de leur croissance.
25:06Autre enjeu pour l'économie marocaine,
25:08celui de la dépendance aux importations de médicaments.
25:11Selon une analyse de BMI,
25:13filiale de Fitch Solutions,
25:16le déficit commercial pharmaceutique du Maroc
25:19pourrait atteindre 13,4 milliards de dirhams en 2030.
25:23Le problème vient principalement d'un déséquilibre
25:25entre les importations et les exportations.
25:28En 2025, les exportations pharmaceutiques marocaines
25:31sont restées relativement stables
25:33autour d'1,6 milliard de dirhams.
25:36Dans le même temps, les importations ont atteint
25:38près de 11,9 milliards de dirhams
25:40en progressant beaucoup plus rapide.
25:43Résultat, le déficit commercial du secteur
25:45est passé à environ 10,3 milliards de dirhams.
25:49Et selon les projections de BMI,
25:51il pourrait encore s'aggraver pour atteindre
25:5313,4 milliards de dirhams à l'horizon 2030.
25:57Cette évolution intervient alors que
25:58le marché pharmaceutique marocain lui-même
26:00poursuit sa progression.
26:02Les ventes pourraient passer d'un peu plus
26:04de 35 milliards de dirhams en 2025
26:07à plus de 38 milliards cette année,
26:10avant d'atteindre plus de 46 milliards
26:12à l'horizon 2030.
26:13Le défi pour le Maroc consiste donc
26:16à accompagner cette croissance de la demande
26:18tout en renforçant la production locale
26:21et en limitant en tant que possible
26:23la dépendance aux fournisseurs étrangers.
26:25Direction la Côte d'Ivoire où l'inflation
26:28poursuit son ralentissement.
26:30Mais derrière cette amélioration globale,
26:32certains produits du quotidien
26:33continuent de peser sur le pouvoir d'achat.
26:35En août, les prix à la consommation
26:37progressaient de 1,2% sur un an,
26:41soit 0,7 points de moins qu'en juillet.
26:43Ces décélérations restent toutefois inégales.
26:46Les transports affichent notamment
26:48une hausse de 4,1% avec une progression
26:51de 5,8% pour l'essence
26:54et de 3,6% pour le diesel.
26:57Dans l'alimentaire, les prix du poisson
26:59ont augmenté de 11,1%,
27:01ceux des légumes fruits de 13,7%
27:03et ceux de la viande fraîche
27:05réfrigérée ou congelée de 6%.
27:08À l'inverse, les céréales
27:10et certaines catégories de tubercules
27:12ont enregistré des baisses.
27:14L'inflation ralentit donc,
27:16mais les tensions restent visibles
27:18sur plusieurs produits essentiels.
27:20Au Congo-Brasaville,
27:21c'est le secteur gazier
27:22qui pourrait changer l'échelle.
27:24La branche de l'extraction du gaz
27:26est attendue en très forte progression
27:28cette année.
27:29Selon les prévisions de la Direction générale
27:31de l'économie,
27:32l'activité liée à l'extraction du gaz
27:34pourrait bondir de 247,5% en 2026,
27:39avant encore une progression
27:41de 26,1% en 2027.
27:44Un rythme spectaculaire
27:46qui intervient après déjà
27:47deux années de forte croissance,
27:49plus de 47% en 2024
27:51et près de 44% en 2025.
27:55En France, le gouvernement
27:56revoit encore à la baisse
27:58ses prévisions économiques.
27:59La croissance attendue cette année
28:01n'est désormais plus que de 0,5%.
28:03C'est la troisième révision
28:05à la baisse de la prévision
28:06de croissance française cette année.
28:08Le gouvernement tablait initialement
28:10sur une progression de 1% du PIB
28:12en 2026.
28:14La prévision avait ensuite été ramenée
28:16à 0,9%, puis à 0,7%,
28:19avant cette nouvelle estimation
28:20de 0,5%.
28:22Le ministre français de l'économie
28:24invoque notamment
28:25les incertitudes économiques
28:27ainsi que la pacte
28:28des conditions climatiques.
28:30Le gouvernement estime également
28:32que l'inflation devrait atteindre
28:332,1% cette année
28:35avant de ralentir à 1,8% en 2027.
28:40Et on termine avec l'intelligence artificielle.
28:43OpenAI ne fera finalement pas
28:45son entrée en bourse cette année.
28:46Son patron Sam Altman
28:48écarte désormais clairement
28:49cette possibilité pour 2026.
28:52Interrogé sur une éventuelle introduction
28:54en bourse, Sam Altman a indiqué
28:56que l'opération n'aurait pas lieu cette année.
28:59Le patron d'OpenAI explique notamment
29:01que les préoccupations liées
29:03à la sécurité de l'intelligence artificielle
29:05rendent le contexte peu favorable
29:07à une telle opération.
29:08Pour autant, la perspective
29:10d'une entrée en bourse
29:11n'est pas abandonnée à plus long terme.
29:13OpenAI et son concurrent Anthropic
29:16ont déjà transmis de manière confidentielle
29:18des documents aux autorités
29:20en vue d'une éventuelle introduction.
29:22Les deux entreprises pourraient viser
29:23des valorisations proches
29:25de 1 000 milliards de dollars.
29:26Mais pour l'heure,
29:27la priorité affichée reste
29:28le développement de leurs technologies
29:30et les enjeux de sécurité
29:32liés à l'intelligence artificielle.
29:36Votre soir info se poursuit
29:37avec l'invité culture.
29:38Mariam Khamerishi reçoit
29:40l'artiste plasticien Mohamed Fariji.
29:52Mesdames et messieurs,
29:53bonsoir et bienvenue
29:54dans l'invité culture.
29:56Ce soir, nous avons plaisir
29:57de recevoir un artiste
29:59dont le travail transforme
30:01la manière dont nous regardons
30:02nos villes.
30:03Il explore depuis plus de 20 ans
30:05les liens entre mémoire urbaine,
30:07espace public et création participative.
30:10Au fondateur de l'atelier
30:11de l'Observatoire,
30:13il s'attache à révéler
30:14les récits locaux
30:15et les histoires invisibilisées
30:17par le biais de projets engagés.
30:20Mohamed Fariji développe
30:21une démarche multidisciplinaire unique
30:24où l'art se mêle
30:26à la performance,
30:27la photographie
30:28et l'action citoyenne.
30:30Nous allons justement
30:31discuter de son ouvrage,
30:33le musée collectif,
30:34un musée citoyen
30:35pour la ville de Casablanca.
30:37L'occasion de revenir
30:39sur une aventure humaine
30:40et artistique
30:41qui redéfinit le rôle du musée
30:44et redonne la parole
30:45aux citoyens.
30:46Mohamed Fariji,
30:47c'est un plaisir de vous avoir
30:48comme invité ce soir.
30:49Je tiens entre les mains
30:50votre livre,
30:51qui est un gros livre,
30:53le musée collectif,
30:55donc un musée citoyen
30:56pour la ville de Casablanca.
30:58Merci d'être avec moi ce soir.
31:00Merci à vous pour l'invitation.
31:01Merci de l'avoir accepté.
31:03Alors, on va commencer
31:05par parler
31:06de votre démarche artistique.
31:09Expliquez-nous un petit peu
31:10ce qui vous a donné envie
31:12d'écrire ce livre
31:13et ces notions
31:16que vous défendez
31:18parce que vous êtes
31:19un artiste pleinement engagé.
31:22Bonjour,
31:23donc Mohamed Fariji,
31:25artiste plasticien.
31:27Donc, ma démarche artistique,
31:31ça commence par une vision
31:32d'un rapprochement
31:34entre artistes,
31:36chercheurs et citoyens.
31:37Ça, c'est le basique.
31:39Et la méthodologie,
31:40c'est de travailler
31:41sur nous oublie
31:42pour une écriture
31:43d'une histoire
31:45à travers les citoyens,
31:47avec les citoyens
31:48et par les citoyens.
31:50Garder des traces,
31:51ne pas oublier,
31:51c'est important pour vous.
31:52D'où peut-être le fait
31:54d'avoir utilisé ce format,
31:56enfin ce livre ?
31:58Donc, le format de livre,
32:00c'est un travail,
32:04c'est l'histoire généalogique
32:06de tout un projet
32:09depuis 2012 jusqu'à nos jours.
32:12Donc, ça fait 14 ans déjà
32:13que je travaille sur ce projet.
32:15Donc, ce projet
32:17de musique collective,
32:19pour parler de musique collective,
32:21on doit parler
32:21de projet de l'aquarium.
32:23d'abord parce que c'est
32:25la proposition,
32:26ça vient avant
32:26avec le projet de l'aquarium.
32:30Et le projet de l'aquarium,
32:31c'est un programme
32:33sur la réactivation
32:35des lieux abandonnés
32:37dans la ville de Casablanca.
32:38Des lieux oubliés.
32:39Des lieux oubliés aussi.
32:42Bien sûr.
32:42Tout à fait, oui.
32:43Pour revenir sur cette notion
32:44d'oubli.
32:46Exactement.
32:47Donc, le projet de l'aquarium,
32:51c'est commencé en 2013
32:55parce que c'était toute
32:56une réflexion sur ce lieu.
32:58On peut dire l'aquarium de Casablanca,
33:00c'est l'unique aquarium
33:01de le grand nord d'Afrique,
33:03en fait.
33:03C'est l'unique
33:04et qui s'était fermé
33:05dans les années 80,
33:07les années 80,
33:08surtout 86, 87,
33:10pendant la construction
33:11de la plus grande mosquée,
33:13Hassan II.
33:13Donc, ce chantier,
33:16il a causé par la coupure
33:20des canaux
33:21qui amènent l'eau
33:22à l'aquarium.
33:23Donc, il y avait
33:23la contamination d'eau
33:26et ça contamnait
33:27la fermeture de l'aquarium.
33:29Donc, pour moi,
33:30ça devenait un constat artistique
33:31sur un espace oublié,
33:33en fait.
33:34Donc, on sait très bien
33:35que l'aquarium,
33:37c'est un lieu
33:39qui peut développer
33:40beaucoup de choses
33:41éducatives, citoyennes
33:43et donc, c'est pour ça
33:44que je m'implique
33:44beaucoup sur la question
33:45de citoyenneté,
33:46sur la question
33:47de l'éducation,
33:47si on implique les écoles
33:49dans tous mes projets,
33:50même dans l'aquarium.
33:51Mais toujours,
33:52je travaille autour
33:54de l'aquarium
33:55d'une façon imaginaire,
33:58donc pas fictif
33:59sur place,
34:00mais j'ai essayé
34:01un peu de travailler
34:01sur le quartier
34:02où se trouve l'aquarium,
34:06des enregistrements
34:07avec les citoyens,
34:08des voix des citoyens,
34:10des objets,
34:11leurs objets,
34:11leur histoire,
34:12leur famille.
34:13Voilà,
34:14j'ai essayé un petit peu
34:14de rentrer là-dedans
34:16vers les citoyens
34:16au lieu de travailler
34:17sur l'aquarium.
34:18Pour vous,
34:18c'est important
34:19de sortir des murs
34:20pour aller vers le public,
34:21vers le citoyen ?
34:24L'aquarium n'a jamais été
34:26un travail
34:28que j'ai fait là-bas
34:29sur place,
34:30mais toujours,
34:30c'est juste,
34:31ça m'inspire,
34:32m'inspire que reproduire,
34:36par exemple,
34:37les céramiques qui existent,
34:38que personne ne voit,
34:40c'est juste pour donner
34:41une manière
34:41de le faire sortir
34:43pour un public,
34:44pour dire,
34:44ah voilà,
34:45c'est ça ce qu'il y a
34:46dans l'aquarium.
34:47C'est parce que l'aquarium,
34:48personne ne rentre en fait.
34:49Parce que ça ne peut pas
34:50se fermer,
34:50il n'y a pas de visite,
34:52il n'y a rien.
34:52Et moi,
34:54parce que je travaille
34:54avec l'MRH,
34:56l'Institut National
34:56de Recherche Aéliotique,
34:58c'est eux qui me permettent
34:59de me donner un peu,
35:01me favorisent l'accès
35:02à l'aquarium
35:03quand je veux.
35:04Donc c'est pour ça
35:04comme là,
35:05c'est devenu un intermédiaire
35:07de montrer
35:08ce qui est invisible en fait,
35:11que les gens
35:11ne peuvent pas le voir.
35:14C'est des projets
35:15sur lesquels vous travaillez
35:16qui sont tous finalement
35:17d'abord très engagés
35:19puis aussi interconnectés.
35:21Vous l'avez dit,
35:22il y a le musée
35:22collectif,
35:23il y a l'aquarium,
35:24il y a les serres également.
35:26Voilà.
35:27Parlez-nous de...
35:28Voilà,
35:29je vais essayer un peu
35:29de parler de...
35:30Parce que c'est une transition logique.
35:31que c'était pour moi toujours
35:33pour rentrer à la question
35:36de musée collectif.
35:38Donc avant,
35:39j'ai fait une exposition
35:41en 2014 exactement,
35:42j'ai réalisé l'exposition
35:43de l'aquarium imaginaire.
35:47un,
35:48la première exposition
35:49que j'ai fait
35:49de l'aquarium.
35:50Et donc dans un coin
35:51de l'exposition,
35:53j'ai proposé
35:53que l'aquarium
35:54sera le musée
35:55citoyen de la ville.
35:56Donc il y avait
35:57beaucoup de médias
35:58qui ont parlé de ça,
35:59un artiste
36:00qui veut,
36:01qui propose
36:02un musée citoyen
36:04pour la ville
36:05de Casablanca
36:05au sein
36:06de l'ancien aquarium.
36:07Donc pour moi,
36:08ça me donne
36:09un vrai engagement
36:10quand les médias
36:11écrivent.
36:11Donc pour moi,
36:12c'est devenu
36:12un engagement.
36:14On ne doit pas
36:15retourner en arrière.
36:16À partir de là,
36:17c'est une instance
36:17de musée collectif.
36:19Une musée collectif,
36:21ça commençait
36:21presque un an
36:22après l'exposition.
36:27Donc j'ai essayé
36:28un peu de récupérer
36:29pas mal d'objets,
36:32des manèges
36:33même dans un parc
36:34oublié,
36:34parc Yasmina
36:35à Casablanca,
36:36au centre de Casablanca.
36:37Ou s'il était fermé,
36:38j'ai négocié
36:39avec la ville
36:39pour récupérer
36:40même des grands manèges
36:41que je l'ai réactivés
36:44dans la ville
36:45de Casablanca
36:45dans plusieurs occasions.
36:49Donc le musée collectif,
36:52c'est à partir de 2015
36:55jusqu'en 2018,
36:56on a eu une grande
36:57subvention
36:57pour faire appel
36:59aux artistes
37:00pour que les artistes
37:01puissent participer,
37:03pour que les artistes
37:04soient porteurs
37:04de projets
37:05vers les quartiers
37:06périphériques
37:07de Casablanca.
37:08Donc bien sûr,
37:09on passe par
37:10des appels à projets,
37:11des appels à projets
37:12au sein de l'atelier
37:13de l'observatoire,
37:14bien sûr,
37:14que je suis cofondateur.
37:17Donc on fait
37:18des appels à projets,
37:19on sélectionne
37:20entre 50 artistes,
37:22on sélectionne
37:2212 artistes
37:23pour qu'ils puissent
37:24être porteurs
37:25de projets
37:26vers les quartiers
37:27périphériques
37:27ou les quartiers
37:28marginalisés.
37:30toujours dans cette optique
37:32de réactivation
37:34des lieux oubliés
37:36ou abandonnés.
37:38Ça a commencé
37:38par la réactivation
37:39des lieux oubliés,
37:41c'est l'aquarium,
37:41mais il n'y a pas
37:42que l'aquarium,
37:42il y a une bibliothèque
37:45aussi municipale
37:46qui est en plein
37:47centre de ville
37:47qui est abandonné,
37:48il y a beaucoup
37:48de bâtiments,
37:50beaucoup de villas
37:51abandonnées
37:52qui font partie
37:53du patrimoine
37:54à Casablanquay.
37:56Donc l'aquarium
37:57n'est qu'un exemple
37:57mais en même temps
38:00on peut dire
38:01pourquoi l'aquarium ?
38:02Parce que c'est
38:03l'unique lieu
38:04qui existe en Maroc
38:05et le Nord d'Afrique
38:05en fait autant
38:06qu'aquarium
38:07parce que la culture
38:08de l'aquarium
38:09n'existe pas en Maroc.
38:10Les enfants
38:12et les étudiants
38:13n'ont pas cette possibilité
38:15d'aller voir
38:16des poissons exotiques
38:17pour avoir
38:18une bonne collection
38:19des poissons.
38:20Donc pour moi
38:21c'est ça
38:21le côté attractif.
38:23comment créer
38:25de cet espace
38:26beaucoup d'événements
38:27artistiques
38:29qui impliquent
38:30la question
38:31de citoyens
38:32qui impliquent
38:33la recherche
38:33et l'art.
38:34Et puis ce lien
38:35entre artistes
38:36chercheurs
38:36et art également.
38:39Et art
38:39voilà exactement.
38:42Et donc pour ce qui
38:42est de ce livre
38:43le musée collectif
38:45comment vous avez
38:45choisi un petit peu
38:47les artistes
38:47d'abord
38:48qui figurent
38:49dans ce livre
38:50comment
38:51dans la démarche
38:52au niveau
38:53de l'écriture
38:54comment vous avez
38:56on va dire
38:57assemblé
38:59choisi
39:00d'abord
39:00ce qu'il fallait
39:02ce qui était important
39:04et ce qu'il fallait
39:05mettre en avant
39:06et mettre en valeur.
39:07j'imagine que
39:09ce n'était pas évident
39:10le tri.
39:11Oui toujours
39:12le tri
39:13mais on a essayé
39:13un peu
39:14de faire des résumés
39:14de chaque action
39:16finale.
39:18Bien sûr
39:18le musée collectif
39:19comme j'ai dit
39:19ça commence par
39:20l'aquarium
39:22et à partir de là
39:23moi autant qu'artiste
39:25j'ai commencé
39:25à faire la collecte
39:26tout est mentionné
39:27là-bas
39:27et à partir de là
39:28comment rendre
39:29ce projet participatif
39:30en fait
39:31implique les artistes
39:32et les citoyens
39:33donc les artistes
39:34ils vont vers les quartiers
39:35pour développer
39:36leur projet
39:37en finale
39:38ce n'est pas pour
39:39à travers des ateliers
39:40bien sûr
39:41ou à travers des recherches
39:42ou à travers des connexions
39:43avec les familles
39:44ou avec les commerçants
39:45ou avec
39:46avec tout ce qui est
39:48avec tout ce qui est
39:49qui n'est pas
39:50vraiment figé
39:51dans l'histoire officielle
39:52en fait
39:53comment les artistes
39:53peuvent aussi
39:54développer leur projet
39:55comment créer
39:56une connexion
39:57aussi les citoyens
39:58parce que
39:58je trouve que
39:59les citoyens
40:00ou les habitants
40:01ils sont contents
40:02aussi de rencontrer
40:03les artistes
40:03on sait très bien
40:05avec les artistes
40:06et leur fragilité
40:07et les citoyens
40:07ils ont besoin aussi
40:08de cette rencontre
40:09de cet échange
40:10voilà cet échange
40:11et donc
40:12il nous a donné
40:13beaucoup
40:14comme les artistes
40:15ils ont pris
40:15beaucoup aussi
40:17de la pensée
40:19du citoyen
40:19et la réflexion
40:20du citoyen
40:21et cette
40:22cette charisme
40:23chez les marocains
40:25voilà
40:26et pourquoi
40:27le choix
40:28de cette démarche
40:29à travers
40:30la ville
40:30de Casablanca
40:33ou juste
40:33la ville
40:34de manière
40:35de manière générale
40:37le fait
40:37d'intégrer
40:38l'urbain
40:38à cette connexion
40:40avec l'art
40:41l'artiste
40:42et le citoyen
40:43pour que ça
40:44prenne sens
40:44pour le citoyen
40:45parce que
40:46ça ça fait partie
40:47un peu
40:48de mon concept
40:49de la question
40:49de territoire
40:50en fait
40:50moi je ne suis pas
40:51quelqu'un
40:52qui fait de la peinture
40:53mais fait ça
40:53mais je suis un petit peu
40:54bien sûr
40:55j'utilise la photographie
40:57j'utilise
40:57mais j'ai besoin
40:58de la question
40:58de territoire
40:59les territoires
41:00c'est question
41:01de ville
41:02et une ville
41:03Casablanca
41:03de 6 millions
41:04d'habitants
41:05sans musée
41:07donc c'est déjà
41:08pour moi
41:08c'est une grande question
41:09en fait
41:09c'est une grande question
41:10pourquoi il n'y a pas
41:12un musée
41:13citoyen
41:14de la vie
41:14il n'y a même pas
41:15un musée
41:15il n'y a que
41:15des musées privées
41:17sans les citer
41:18mais il n'y a que
41:19des musées
41:20de famille
41:21ou des trucs
41:22comme ça
41:22donc pour moi
41:23c'est la proposition
41:24de musée collective
41:25que les musées collectives
41:26ça n'existe même pas
41:27dans le monde
41:27on trouve toujours
41:28musée d'archéologie
41:29ou musée d'art contemporain
41:31ou musée des artistes
41:33mais le musée citoyen
41:33ça n'existe pas
41:35parce que moi
41:36j'ai participé
41:36à beaucoup de conférences
41:37à l'international
41:38comme ICOM
41:41la comité
41:42la comité international
41:44la comité
41:44of museums
41:46et j'ai présenté
41:47mon projet
41:48mais un projet
41:48de musée collective
41:49ça n'existe même pas
41:50c'est encore hors du mur
41:52c'est juste
41:52une réflexion artistique
41:54et donc je propose
41:55le musée collectif
41:56le musée citoyen
41:57mais il n'y a personne
41:58qui présente
41:59le musée citoyen
41:59c'est comme
42:01le musée collectif
42:02c'est un concept artistique
42:04plus qu'un musée figé
42:06un musée installé
42:08dans la ville
42:08à l'absence du musée
42:10en fait
42:10donc ça reste toujours
42:12une négociation
42:13avec la ville
42:13bien sûr
42:15pour l'installer
42:16quelque part
42:17et puis
42:18aussi cet art
42:20participatif
42:20repose un petit peu
42:21sur les relations
42:22humaines
42:23sur l'échange
42:24sur le partage
42:25sur les rencontres
42:26l'instant présent
42:27aussi
42:27n'est-ce pas
42:30donc pour moi
42:31la question
42:31de participation
42:33c'est
42:34pour
42:36pour le créer
42:37à travers
42:37d'un manque
42:38en fait
42:39cet éloignement
42:40de l'art
42:41vers les citoyens
42:42ça c'est un problème
42:42c'est pas qu'en Maroc
42:43mais c'est pas que
42:44la ville de Casablanca
42:45mais dans le monde
42:46il y a un problème
42:47de public en fait
42:48dans la question
42:49de l'art
42:50et moi je propose
42:52par exemple
42:53beaucoup de fois
42:54à Casablanca
42:55c'est développer
42:55cette invite
42:57on s'invite
42:58envers les citoyens
43:00à travers par exemple
43:01le dispositif
43:02la serre
43:04la serre
43:05on a déjà fait
43:0513 éditions
43:06ça veut dire
43:07on l'a installé
43:07dans les quartiers
43:08périphériques
43:09ça veut dire
43:09on est chez les gens
43:10les gens rentrent
43:11et voient des films
43:14et regardent
43:15des présentations
43:15d'artistes
43:16des réflexions
43:17d'artistes
43:18il y a un studio photo
43:19eux-mêmes
43:20ils peuvent prendre
43:20la photo
43:21qu'ils veulent
43:22il y a les bombes
43:23à graines aussi
43:24pour fabriquer
43:25des bombes à graines
43:26c'est un petit peu
43:28de la terre
43:29on met des graines
43:30et on les distribue
43:31pour qu'ils peuvent fleurir
43:32ce qui est autour
43:33de la serre
43:34donc c'est la question
43:35de participation
43:37aller vers eux
43:38toujours on fait
43:39on installe la serre
43:40dans un passage
43:41en fait
43:41où les gens
43:42ils n'ont pas le choix
43:43de passer par là
43:44il y a des gens
43:45qui traversent
43:46il y a des gens
43:46qui restent
43:47qui restent par là
43:48mais surtout
43:49on a impliqué
43:50beaucoup d'écoles
43:50beaucoup de jeunes
43:52beaucoup de familles
43:55qui viennent
43:56il y a des mamans
43:57qui viennent
43:58et disent
43:58moi je veux bien
43:59faire des comptes
44:00pour les enfants
44:01de manière volontaire
44:02comme ça
44:03et donc pour moi
44:04c'est ça
44:05ce qu'il faut
44:06pour approcher
44:08l'art aux citoyens
44:09pour le faire participer
44:10à des événements
44:11artistiques
44:11et pour créer une dynamique
44:12et ça reste toujours
44:13la serre
44:13c'est une oeuvre
44:14en fait
44:14pour l'artiste
44:15je parle de moi
44:16c'est ma réflexion artistique
44:17c'est comme une oeuvre
44:19au final
44:20une oeuvre
44:21qui ça devient
44:23avec des outils
44:25de citoyens
44:26comme la recherche
44:27comme l'art
44:27comme l'installation
44:28ça reste que des outils
44:30mais le plus important
44:30c'est cette exécution
44:33envers eux
44:34en fait
44:35merci à vous
44:36Mohamed
44:37c'était un plaisir
44:38de vous recevoir
44:40comme invité ce soir
44:41de parler de votre livre
44:42que je tiens à nouveau
44:42entre les mains
44:44le musée collectif
44:45et puis
44:46de parler de tous
44:47ces projets
44:48sur lesquels
44:48vous travaillez
44:50que ce soit
44:50la serre
44:50l'aquarium
44:51ou le musée collectif
44:52et puis le fait
44:53que tout cela
44:53prenne sens
44:56pour le citoyen
44:57et toujours
44:58cette démarche
44:58à travers
44:59la ville
45:00merci à vous
45:01merci à vous
45:02de cette invitation
45:04c'était super
45:05c'est la fin d'Invité Culture
45:06pour ce soir
45:07je vous souhaite
45:07une très bonne soirée
45:11et c'est aussi
45:12la fin de ce journal
45:13merci à vous de nous suivre
45:14l'information se poursuit
45:15sur Média TV
45:27Média TV
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