00:00Non, moi je pense qu'elle n'a pas vraiment commencé, je pense qu'il y a un parisianisme, ça
00:05intéresse beaucoup les gens qui sont passionnés par la politique, j'en fais partie, je ne le nie pas, mais
00:11je pense qu'en France, partout en France, il y a un double phénomène que beaucoup de gens ne réalisent
00:18pas à Paris, et dont je me suis rendu compte, parce que depuis trois ans, avec le centre de réflexion
00:23sur la sécurité intérieure que je préside, j'ai fait plus de 50 réunions publiques, j'ai vu près de
00:2810 000 personnes,
00:28et il y a un rejet massif du système parisien qui gouverne depuis une vingtaine d'années, que beaucoup de
00:36gens ne réalisent pas à Paris, et par ailleurs, il y a le sentiment, mais qui transparaît dans les études
00:43d'opinion, qu'il y a un décalage entre les sujets qui sont abordés et les préoccupations réelles, profondes des
00:49gens dans les petites villes, dans les villages, etc.
00:52– Mais malgré tout, quand même, un intérêt pour le débat politique, dans le sens où il y a une
00:56attente de la présidentielle, une volonté de changement ?
00:59– Alors, les Français ont toujours été intéressés par le débat politique, et il y a plus qu'une volonté
01:05de changement, il y a une volonté de rupture, c'est exactement le terme que j'allais employer.
01:09– Mais votre question, c'était est-ce que la campagne a commencé ? – Oui.
01:13– Moi, je n'ai pas l'impression, je veux dire, à part voir des candidats boire des bières, ou
01:19servir des apple quiche…
01:22– Ça, c'est pour Gabriel Attal et Édouard Philippe ?
01:24– Oui, mais ils ne peuvent pas parler de ce qu'ils ont fait pendant qu'ils étaient au pouvoir,
01:27donc il faut bien qu'ils essaient de faire diversion, ça ne trompera personne.
01:30– Mais en attendant, c'est pour ça qu'il y a un rejet, si vous voulez. Les gens qui
01:34souffrent du pouvoir d'achat, on va peut-être parler du prix de l'essence, etc.
01:36– Bien sûr.
01:37– Mais quand ils voient des gens qui ont été Premier Ministre essayer de détourner l'attention en buvant des
01:43coups ou en servant des frites, je ne suis pas sûr que ce soit à la hauteur de ce qu
01:46'ils attendent.
01:47Et ça va venir, bien sûr, la campagne, on va y plonger, mais je pense qu'on est dans pré
01:51-campagne, si vous voulez.
01:52– Merci.
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