00:01La sidération, au départ, moi j'arrive sur place, il est 20h, je les croise.
00:05Ils sont en train d'être triés par les pompiers pour savoir qui est-ce qui est le plus blessé,
00:09qui est-ce qui a besoin ou pas de soins.
00:11Et puis, à la suite de ça, le préfet arrive sur place.
00:15Le commandant Juan Vizdis arrive sur place aussi.
00:18Ils prennent le commandement des opérations avec énormément de calme sur place.
00:26C'était vraiment impressionnant.
00:28Et puis très vite, les gens sont regroupés par groupe pour pouvoir être acheminés.
00:32Donc moi, à 20h30, je déclenche le plan communal de sauvegarde
00:35où ça me permet de mobiliser et les bâtiments municipaux, et du personnel et des élus.
00:40Et très vite, on se prépare à pouvoir les recevoir puisqu'on parle de 150 personnes
00:43qui vont être accueillies car en état de choc mais non blessés.
00:47Et puis, on met en place tout un tas de choses pour pouvoir les accueillir au mieux.
00:50La cellule psychologique est sur place, la Croix-Rouge, tout un tas de dispositifs
00:55qui permet qu'ils puissent parler, qu'ils puissent s'asseoir, qu'ils soient au chaud.
00:59Et puis, au fur et à mesure, la SNCF fait venir des taxis et des bus
01:02pour pouvoir les acheminer jusque chez eux.
01:04Mais ils étaient en état de choc.
01:06En état de choc et sidéré.
01:09Forcément.
01:09Oui, c'est ça.
01:10Et certains nous disaient même, c'est fini, je ne prendrai plus jamais le train.
01:12Mais c'est logique.
01:14Ils avaient vécu une expérience traumatisante.
01:17Et j'invite surtout toutes les personnes qui ont été victimes
01:21à prendre contact avec la SNCF puisqu'il y a une cellule psychologique spéciale
01:25qui a été mise en place.
01:27La préfecture communique les informations aussi.
01:30Donc surtout, il faut qu'ils soient accompagnés.
01:32Et toutes mes pensées ce soir font bien évidemment
01:34à ces 186 personnes qui ont été blessées physiquement, psychologiquement et émotionnellement.
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