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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00L'heure des pros de le week-end, il est quasiment 20h, bonsoir, grand plaisir de vous retrouver en ce
00:05samedi soir avec Henri Guénaud, bonsoir cher Henri, avec Memona Interman, avec Noël Lenoir, avec Raphaël Steinville pour commenter, décrypter
00:12l'actualité, on a beaucoup de choses à dire et à analyser ensemble, je vous ferai entendre Jean-Luc Mélenchon
00:18dans un instant, mais il n'est pas question de Jean-Luc Mélenchon dans les premières secondes de cette émission.
00:22Un événement, une grande surprise sur CNews, le concert de Céline Dion vu de l'intérieur quand la reine de
00:27la chanson reçoit le roi de l'info, Pascal Probonsoir, où êtes-vous, que faites-vous ?
00:34Je ne suis pas sûr de vous entendre Julien, je ne vous entends pas, en revanche il y a beaucoup
00:42de bruit, c'est ce que je peux vous dire, le concert est annoncé,
00:48alors je vais essayer de vous montrer la foule qui est là, qui est présente ici, et le concert est
00:58programmé dans un quart d'heure, c'est vrai qu'il y a une atmosphère très bonne en France ce
01:02soir,
01:03avec beaucoup de nationalités d'ailleurs qui sont présentées, parce que j'ai eu des Américains, j'ai eu des
01:09Suisses, j'ai eu des Italiens, beaucoup de Français bien sûr,
01:13et puis vous entendez cette ferveur, vous entendez le public, qui depuis quelques minutes a écrit Céline, Céline, Céline,
01:20parce que chacun a le sentiment qu'il va vivre ce soir un événement.
01:25Céline Dion n'a pas chanté depuis six ans, et elle va chanter ce soir ici à l'aréna,
01:31et je sais la difficulté qu'ont eu beaucoup de gens d'avoir des places,
01:36donc on mesure la chance, les bonheurs qu'on a ce soir d'être ici pour cet événement, qui est
01:42un événement mondial.
01:45Et oui Pascal, est-ce que vous m'entendez ? Est-ce que je peux vous poser une petite question
01:48?
01:48Est-ce que vous m'entendez ou pas Pascal ? Vous m'entendez bien ou pas ?
01:52Je n'ai pas entendu votre question.
01:53Est-ce qu'il y a une chanson, ce gros plan sur l'oreille de Pascal est magnifique,
01:58est-ce qu'il y a une chanson de Céline Dion que vous attendez plus que les autres Pascal ?
02:03Ah oui, moi j'attends deux chansons, j'attends évidemment l'Ina à l'amour,
02:08et j'attends faire ce qu'il y en a encore.
02:12Tu m'entends, c'est la chanson, j'irai chercher ton cœur si tu l'emportes ailleurs.
02:17Même si dans tes danses...
02:18C'est quelque chose que j'ai envie de vous dire régulièrement dans les couloirs de Céline Dion.
02:21C'est vrai, c'est vrai, et je suis là pour en témoigner.
02:24Merci ami, et profitez bien de la soirée.
02:26Faites-nous des petites vidéos qu'on puisse profiter aussi de ce que vous avez vécu ce soir.
02:31Merci Pascal, merci pour ce petit moment avant le début du concert de Céline Dion.
02:35Et on y retournera d'ailleurs, on y retournera au concert de Céline Dion d'ici la fin de la
02:38soirée,
02:38parce que c'est vrai, que vous le vouliez ou non chers amis,
02:41c'est un événement, pas français, c'est un événement mondial,
02:43c'est une diva internationale qui pose ses valises en France après six ans d'absence.
02:48Beaucoup, beaucoup l'ont attendu, et c'est ce soir que ça commence.
02:51On y retournera en fin d'émission, c'est promis, et merci à Pascal.
02:54L'actualité, ce n'est pas que Céline Dion, malheureusement, j'ai envie de vous dire.
02:59Il était devant un parterre de militants, lui, chauffé à blanc à la fête de l'humanité,
03:03Jean-Luc Mélenchon, qui nous a donné, et ce sera notre première thématique politique ensemble,
03:07des leçons de pluralisme.
03:08Aujourd'hui, à l'occasion de ce discours prononcé à la fête de l'Huma,
03:12le leader insoumis a relancé la fameuse polémique dont vous avez beaucoup entendu parler,
03:16sur la présence de Charles Sapin, journaliste de Valeurs Actuelles,
03:19deux minutes par semaine sur l'antenne de France Inter.
03:22Les syndicats de Radiofluence, vous le savez aussi, ont décidé de déposer un prêt à Villegrève
03:25pour demain et lundi.
03:27Écoutez, tout à l'heure, depuis la fête de l'Huma, Jean-Luc Mélenchon.
03:31Je veux dire en notre nom, là aussi, à tous,
03:36notre soutien aux résistances qui s'expriment dans l'audiovisuel public et privé
03:40contre l'incrustation de l'extrême droite.
03:44Voyant le directeur adjoint de Valeurs Actuelles sur une chaîne du service public,
03:50une habituée de CNews chroniqueuse sur France 2,
03:54ou bien encore à son poste,
03:57le faussaire qui m'attribue à des propos qui ne sont pas les miens,
04:00et qui pourtant continue, sans que personne ne nous ait présenté la moindre excuse,
04:06à animer la matinale de France Culture.
04:08Et enfin, plus récent et plus poignant peut-être encore,
04:14le spectacle consternant des censeurs d'Adèle Haenel sur France 5.
04:20Vous voulez permettre la diversité ?
04:22Alors expliquez-nous pourquoi il n'y a pas un seul éditorialiste
04:26sur l'une quelconque de vos chaînes qui viennent de la rédaction du journal L'Humanité.
04:32Alors nous réclamons qu'il y en ait.
04:35Nous réclamons un journaliste éditorialiste de l'Humanité.
04:38Mais venez, venez !
04:40Il n'y a personne de l'Humanité, notamment sur le plateau de CNews,
04:43parce qu'il n'y a pas que CNews qui est mise en cause par M. Mélenchon.
04:45Pourquoi est-ce qu'il n'y a personne de l'Humanité sur le plateau de CNews ?
04:48Parce qu'ils ne viennent pas.
04:49Tout comme vos élus et vous-même, M. Mélenchon.
04:52Combien de fois a-t-on invité des représentants de LFI ?
04:55Ils ne viennent pas.
04:56Mais Mona Interman, je rappelle que vous êtes ancienne du service public,
04:59ancienne membre du CSA également.
05:02En 1986, lorsqu'il y a eu l'alternance,
05:04deux journalistes de l'Humanité ont été affectés à France 3
05:07et pas dans des postes subalternes.
05:09Et on sait qu'on a mis plus de dix ans à remonter la chaîne
05:11parce qu'on nous disait « mais vous êtes la chaîne communiste ».
05:13C'était tellement flagrant, c'était tellement énorme.
05:16C'était pendant la période où il y avait tous les mouvements à l'Est
05:18et ça ne leur plaisait pas parce qu'il ne fallait surtout pas montrer
05:20que celui d'Arnoche commençait à soulever le rideau de fer.
05:24Mais pour revenir à Mélenchon sur l'essentiel…
05:26Je veux juste de préciser, quand il parle d'une éditorialiste de CNews
05:28qui va sur le service public, il parle sans la nommer de génie bastier.
05:32Disons les choses.
05:33Et ça, personne ne remet en question la qualité et la dimension de génie bastier.
05:38Mais Mélenchon est en train de rendre un très mauvais service à l'audiovisuel public.
05:44Vraiment un très mauvais service.
05:45Bon, les syndicats n'aident pas non plus.
05:47Mais ça veut dire quoi ?
05:48Ça veut dire qu'en fait, c'est leur chasse gardée.
05:50Et je sais qu'aujourd'hui, dans l'audiovisuel public,
05:52ceux qui ne sont pas d'accord avec cette logomachie sont obligés de se planquer.
05:58Si les choses continuent ainsi,
06:00et s'il y a une alternance l'année prochaine,
06:02il ne faudra pas qu'ils s'étonnent, qu'on remette à plat le système.
06:05Parce que ça veut dire quoi ?
06:06Ça veut dire que c'est leur sujet, ça leur appartient l'audiovisuel public.
06:09C'est extrêmement maladroit.
06:11C'est vraiment très imprudent.
06:13Henri Guénaud, je reprends mot pour mot un extrait de ce que vient de dire Jean-Luc Mélenchon.
06:17Je veux dire notre soutien aux résistants contre l'incrustation de l'extrême droite.
06:24C'est Pinochet là !
06:25Vous vous rendez compte du niveau du combat tout de même ?
06:29Mais c'est une stratégie, et vous allez voir que c'est une stratégie très efficace.
06:35Payons dans les urnes, vous croyez ?
06:37Il convainc ceux qui sont déjà convaincus ?
06:39Non, non, non.
06:39Le but de Jean-Luc Mélenchon, c'est que cette campagne soit vampirisée par l'affrontement
06:48entre le Rassemblement National, enfin Madame Le Pen et lui.
06:53Et cette vampirisation, elle est en route.
06:56Je ne sais pas si on arrivera à l'arrêter, mais elle est en route.
06:59Et que c'est le grand danger de cette élection, de cette campagne, c'est qu'elle est en train
07:06de se faire vampiriser.
07:07Alors, lui, il joue son jeu.
07:09Je pense qu'il n'en a rien à faire en réalité de pluralisme ou pas de pluralisme sur le
07:14service public.
07:14Il parle de diversité, il ne parle pas de pluralisme.
07:16Il parle de diversité, je pense qu'il se trompe de terme Jean-Luc Mélenchon, mais peu importe.
07:20Bon, mais ce n'est pas son sujet, c'est de consolider son socle et de l'élargir le plus
07:27possible.
07:28Plus les choses se passeront ainsi, et plus il a de chances d'être au second tour, mais pas seulement
07:33d'être au second tour.
07:34Il a de chances, il a créé la possibilité d'un affrontement très très dur entre les deux,
07:42dont il restera des traces très profondes au lendemain du second tour.
07:45Après le second tour, il y a le troisième tour, voilà.
07:48Et au fond, alors, Mme Le Pen a la raison de dire, je préférerais être en face d'Edouard Philippe
07:55parce que ça clarifierait le débat sur toute l'autre partie de l'échiquier, mais en réalité...
08:00Elle le dit, est-ce qu'elle le pense ?
08:01Voilà, mais en réalité, elle le pense peut-être.
08:03Sur le fond, c'est vrai.
08:04De même que ça aurait été mieux si au second tour en 1995, ça avait été Chérard Balladur.
08:09Parce qu'on aurait tranché sur toute une partie de l'échiquier politique
08:13un problème fondamental de ligne politique, ce qui n'a pas été le cas.
08:17Mais sur le plan purement électoral, ça l'arrange.
08:23Mme Le Pen, parce qu'elle sait que si elle a Jean-Luc Mélenchon en face d'elle,
08:28elle a de très fortes chances de remporter le second tour.
08:32Et le dernier sondage pour CNews, d'ailleurs, le montre.
08:34Je crois qu'elle est à 67% contre Jean-Luc Mélenchon.
08:37Pour gouverner, parce qu'encore une fois, on va sortir du second tour
08:41avec un paysage incendié, brûlant de partout,
08:47et personne ne sait comment on va pouvoir gouverner
08:50avec une situation politique qui aura été engendrée par un tel affrontement.
08:57Voilà, moi je...
08:58Mais il joue son jeu, je crois qu'il ne faut pas chercher ailleurs.
09:01On part de loin quand même.
09:02On part de loin, parce que moi je reviens évidemment au fond du propos
09:06et à la polémique Charles Sapin.
09:08On parle de deux minutes de temps d'antenne par semaine
09:12sur une radio de service public.
09:13Je vous parle de cette grève, qui aura lieu d'ailleurs,
09:16qui doit commencer demain et lundi.
09:17On parle de Jean-Luc Mélenchon.
09:19Dans une seconde, je vais vous montrer une pétition
09:21qui compte 300 signataires parmi évidemment le monde culturel
09:25qui se regarde, le nombril, 24h sur 24.
09:27On y vient dans une seconde.
09:28D'abord Noël Lenoir, un commentaire.
09:30Et puis avec Raphaël, on va commenter aussi cette tribune
09:33publiée dans Le Parisien ce soir.
09:34Alors, bon, je suis d'accord avec l'objectif de sa stratégie.
09:39Pour moi, pendant que Marine Le Pen se dédiabolise,
09:44puisque c'est fait, c'est plié.
09:46Je veux dire l'extrême droite, c'est comme quand j'avais 14 ans,
09:49je trouvais que Raymond Aron était d'extrême droite
09:51et qu'il n'y avait que Sartre.
09:52Mais j'avais 14 ans.
09:54Et Mélenchon n'en a pas beaucoup plus,
09:56mais c'est un peu sa stratégie infantilisante.
10:00Alors, il se diabolise.
10:01Moi, ce que je pense quand même, c'est que
10:03quand on voit d'abord,
10:05moi j'ai été présidente du comité d'éthique de Radio France.
10:09Un truc qui ne sert absolument à rien.
10:11J'ai d'ailleurs démissionné...
10:12Sans pas de le reconnaître.
10:14Non, c'est obligatoire.
10:15C'est la loi Bloch,
10:17connue pour le périscolaire
10:19et un peu moins pour l'audiovisuel.
10:20Mais pour l'audiovisuel, il n'a pas fait beaucoup mieux.
10:23Donc, lorsque j'ai démissionné,
10:25j'ai dit à Sibyl Veil,
10:26je ne peux pas rester dans ce lieu
10:29qui s'appelle Radio France,
10:30qui est en fait ultra-politisé à l'extrême gauche.
10:33Ça n'est pas possible.
10:35Et d'ailleurs, dans mon rapport de 2017,
10:37je mentionne que Radio France
10:41subventionnait la fête de l'humanité,
10:43où s'exprime M. Mélenchon.
10:45Alors, je pense qu'il y a quand même
10:46des dégâts collatéraux à cette stratégie.
10:48D'abord, le premier dégât collatéral,
10:52c'est que, comme l'a dit Julien,
10:53comme vous l'avez suggéré,
10:54ça fait quand même pas mal de voix
10:55pour le Rassemblement National.
10:57Mais aussi, ça déstabilise l'Arcom,
11:00qui se voulait dans le camp du bien.
11:03Et l'Arcom peut difficilement,
11:05aujourd'hui, être dans le camp du bien
11:06si ça tire vers Mélenchon,
11:08parce que c'est quand même absolument énorme.
11:10Et moi, je pense que la campagne
11:12ne fait que commencer.
11:13On va voir ce qui va se passer.
11:15Et elle est déjà violente.
11:16On sait que le bloc central,
11:18il est de plus en plus affaibli.
11:21Et c'est vrai que ça ne va pas être
11:23la même chose qu'en Allemagne.
11:27Mais néanmoins, je pense que les Français,
11:31la masse des Français,
11:32même le vote musulman,
11:33il ne va pas suivre ces éructations,
11:35qui ressemblent beaucoup à des discours,
11:38finalement, de l'entre-deux-guerres
11:40ou de la dernière guerre mondiale.
11:42Moi, je pense que ça va quand même
11:43lourdement peser sur LFI.
11:45Et une partie du Parti Socialiste
11:47va être très gênée de rejoindre ce parti.
11:50Donc, ce n'est pas de terminer.
11:52Et je ne prie pas, vive Mélenchon,
11:54parce que je trouve qu'il est totalement infantilisant.
11:56Il est lui-même totalement infantile,
11:58à mes yeux, en tout cas.
12:00De vieille dame.
12:01J'en viens à cette tribune,
12:02publiée dans Le Parisien,
12:03qui demande que Charles Sapin
12:05perde son édito politique hebdomadaire
12:07sur France Inter,
12:08parmi les 300 signataires.
12:10Alors, pardon, je vais être un petit peu long,
12:11mais vraiment,
12:12il faut que vous entendiez
12:13les noms de ces personnalités.
12:15On retrouve Josiane Balasco,
12:17Denis Podalides,
12:18Julie Gaillet, Bruno Solo,
12:19des cinéastes,
12:20Patrice Lecomte,
12:21Valérie Donzeli,
12:22des figures de la musique,
12:23Yann Thierssen,
12:24Camille,
12:24Lio,
12:25des écrivains,
12:26la Prix Nobel,
12:27Annie Ernaud,
12:27plusieurs Goncourt,
12:28Laila Slimani,
12:29Pierre Lemaitre,
12:30Virginie Despentes,
12:30Vanessa Springora,
12:32Yann Arthus Bertrand.
12:33Ce n'est pas exhaustif,
12:33vous l'aurez compris,
12:34ils sont près de 300.
12:35Lisez avec moi un extrait
12:37de cette tribune.
12:38Radio France doit-elle vraiment
12:39s'engager dans ce pari hasardeux
12:41et offrir a priori
12:42un brevet de respectabilité
12:44à ce titre multirécidiviste
12:46de la provocation raciste ?
12:47Nous ne le pensons pas.
12:48L'un de ses nouveaux propriétaires,
12:50on parle de Valeurs Actuelles,
12:51le milliardaire Pierre-Édouard Sterrin,
12:53ne cache pas son agenda politique
12:54formulé dans le projet Périclès
12:56qui assume mener un combat idéologique,
12:58politique et électoral
12:59au bénéfice de l'extrême droite
13:00en utilisant notamment les médias.
13:02Est-ce que le rôle de la radio publique
13:03de participer à cet agenda politique,
13:05nous ne le pensons pas ?
13:07France Inter,
13:07comme les autres antennes
13:08de Radio France,
13:09s'attache à respecter le pluralisme.
13:11C'est une obligation
13:11à laquelle veille l'Arc Homme.
13:13Ce pluralisme doit se déployer
13:14dans le cadre de l'arc républicain,
13:16ne saurait se confondre
13:17avec la complaisance envers les idées
13:19qui représentent un danger
13:20pour la démocratie
13:21et les droits fondamentaux.
13:22Ne pas participer
13:23à la banalisation de ces idées
13:24comme le font malheureusement
13:25de trop nombreux autres médias,
13:27c'est aussi une des responsabilités
13:29de notre radio publique.
13:30C'est savoureux
13:31ce qui est écrit dans ce texte.
13:32C'est savoureux
13:33parce que je me souviens
13:34d'il y a quelques mois
13:35ou quelques années,
13:36Mathieu Pigasse,
13:38propriétaire de médias
13:40ouvertement à gauche,
13:41dont Radio Nova disait,
13:43admettait que ces médias
13:44sont au service
13:46d'une idéologie politique.
13:49Le deux poids,
13:50deux mesures
13:50illustrés par cette tribune
13:52est franchement triste à lire.
13:54Oui, mais Samir,
13:55au-delà des personnalités
13:57qui signent cette pétition,
13:59qui sont tous des professionnels,
14:01des pétitionnaires professionnels
14:03et qui représentent
14:04la bien-pensance gauchiste,
14:06ce qui est intéressant,
14:07c'est ce que ça dit
14:07de leur conception
14:09du débat démocratique
14:10parce qu'en réalité,
14:13ils excommunient
14:13tous ceux
14:14qui ne pensent pas comme eux
14:15dès lors que vous êtes
14:17un petit peu de droite
14:19et puis comment même
14:20définir la droite ?
14:21C'est-à-dire qu'en fait,
14:22tout ce qui n'est pas
14:23de gauche,
14:24à leurs yeux,
14:25est déjà de droite,
14:26voire d'extrême droite.
14:27Donc,
14:28il y a une sorte
14:29d'extension
14:29du champ de l'excommunication
14:30qui est presque infini
14:32et qui souligne le fait
14:35que finalement,
14:35l'audiovisuel public
14:37est leur chose,
14:38leur monopole
14:39et que toléré,
14:40en fait,
14:41ça souligne aussi
14:42en même temps
14:42la fébrilité
14:43de tous ceux
14:45qui prétendent
14:47appartenir
14:48à ce cercle de la raison
14:49et qui en réalité
14:50ne supportent pas
14:52qu'une idée
14:55puisse leur être opposée,
14:56que le réel
14:57puisse ne pas être
14:58en adéquation
14:59avec leur manière
15:00d'être et d'être.
15:01Je ne suis même pas sûr
15:01que sur les 300 signataires,
15:02tous pensent
15:03ce qui est écrit.
15:04Mais il faut le tampon.
15:05Il faut le tampon
15:06d'honorabilité,
15:07de l'intelligentsia,
15:08du monde culturel.
15:08Il y a beaucoup
15:08d'opportunisme
15:09à ce monde-là.
15:10C'est bien d'avoir son nom.
15:10Josiane Balasco,
15:11d'ailleurs,
15:11qui fait partie des signataires,
15:12je me souviens,
15:13j'avais retenu cette citation
15:14au dernier Molière
15:15qui avait fait un tollé,
15:16je ne sais pas si vous vous souvenez.
15:17Elle avait fait
15:18de sa prise de parole
15:20une forme de tribune.
15:21Elle disait
15:21« Les Molières sont une tribune
15:23et je ne suis pas sûr
15:24que demain,
15:24il y ait encore une tribune. »
15:26On est dans des postures
15:27qui sont totalement éculées,
15:29Mémona.
15:29Mais moi,
15:30j'ai envie de poser
15:30une question
15:31de politique fiction.
15:33Que se passera-t-il
15:34si au soir du 2 mai 2027,
15:38la présidente de la France
15:39s'appelle Marine Le Pen ?
15:40Ils prendront les armes ?
15:41Qu'est-ce qui va se passer ?
15:43C'est une bonne question.
15:43Ils iront à la soupe.
15:44C'est une bonne question.
15:45Ils iront à la soupe.
15:46Évidemment.
15:46Bien sûr.
15:46Évidemment.
15:47Mais pardon,
15:48mais pour en revenir
15:49parce que ça boucle
15:51avec le sujet précédent
15:52et les propos
15:53de Jean-Luc Mélenchon,
15:53s'il y a une semaine,
15:54Jean-Luc Mélenchon
15:56parlant de Jordan Bardella
15:58nous disait
15:59que c'était un fasciste
16:02sans réputation.
16:03Si aujourd'hui,
16:03il nous parle de résistance,
16:05c'est précisément
16:06parce qu'il prépare
16:07ce deuxième tour
16:07et c'est pour ça
16:08que je rejoins
16:08l'analyse d'Henri Guénaud.
16:11C'est-à-dire qu'il s'agit
16:12de nazifier,
16:13de fasciser l'adversaire
16:14pour rendre possible
16:15peut-être
16:16la résurrection
16:18d'un front républicain
16:19et ils seront
16:20en tout cas
16:21les soldats
16:22qui viendront
16:24brandir leurs armes
16:25et leurs micros
16:26pour s'opposer
16:27à Marine Le Pen
16:28et peut-être
16:28que ça marchera
16:29une nouvelle fois.
16:30On n'en sait rien.
16:31Tout ça est très éloigné
16:32des considérations
16:33des vrais Français
16:34parce que eux,
16:36les vrais Français,
16:38ils ont compris.
16:39Ils n'ont pas besoin
16:40de cette tribune,
16:41ils n'ont pas besoin
16:42des leçons de morale
16:42de M. Mélenchon par exemple.
16:44Moi, je n'aime pas
16:44l'expression
16:45les vrais Français
16:46parce que...
16:46Je l'ai mis entre guillemets.
16:47Les gens de la vraie vie.
16:48Les gens de la vraie vie.
16:50Pardon de l'avoir mal formulé.
16:50Vous verrez,
16:51il y a plein de gens
16:52de la vraie vie
16:53qui vont suivre Mélenchon.
16:54Ils ne seront pas
16:55une majorité sans doute
16:56mais ils ne sont pas
16:57tous hors de la vie.
16:58Pas tellement
16:59le monde ouvrier par exemple.
17:01Le monde ouvrier,
17:01vous savez,
17:02il vote en premier lieu
17:05pour Marine Le Pen.
17:05Mais oui,
17:06depuis le droit de 1982,
17:07on a vu que c'est devenu.
17:08C'est très intéressant d'ailleurs
17:09parce que le monde ouvrier allemand,
17:11il était partagé
17:12dans les années 30
17:13en deux morceaux.
17:13un qui était communiste,
17:15marxiste
17:15et puis l'autre
17:16qui était nazi.
17:18C'est plus le même schéma aujourd'hui.
17:20Mais non,
17:20mais si,
17:21mais justement,
17:21c'est ça qui m'intéresse.
17:22Je voudrais rebondir
17:23sur les mots de Noël le Noir.
17:25C'est que...
17:27C'est pas que les discours
17:29qui ressemblent à ça.
17:30C'est que la société française,
17:32comme les sociétés européennes d'ailleurs,
17:34mais la société française,
17:35regardez la société allemande,
17:36elle ressemble à ça.
17:37Elle ressemble
17:38à l'état
17:39de la société française
17:41dans les années 30.
17:41Vous savez,
17:42ce moment où...
17:43Tout à fait.
17:44Où vous parliez
17:45de Raymond Aron tout à l'heure.
17:47Raymond Aron dit
17:48« Mais à l'époque,
17:51j'avais le sentiment
17:52que la France n'existait plus
17:54que par la haine
17:55que se portaient
17:56les Français
17:56les uns aux autres. »
17:57Voilà.
17:58Et cette colère,
18:01cette rancœur,
18:02cette jalousie,
18:03cette haine
18:03que se portent
18:04beaucoup de Français
18:05les uns aux autres,
18:06elle est là.
18:07Voilà.
18:07Et cette violence,
18:08elle monte.
18:09Et donc,
18:09tout ça n'est qu'une
18:11des expressions
18:12de cette violence.
18:13Et ces discours-là,
18:14ils surfent sur cette violence.
18:16Ils surfent sur ces rancœurs.
18:17Ils surfent sur ce malaise profond.
18:19Parce qu'il y a aussi des gens
18:21qui sont capables
18:22de voter
18:22soit pour Marine Le Pen,
18:24soit pour Jean-Luc Mélenchon.
18:25Bien sûr.
18:26Une partie de ces électorats
18:27sont fongibles.
18:27Il faut...
18:29Prenez la question
18:30de l'immigration.
18:31La question de l'immigration,
18:32pour une bonne partie de la droite,
18:34c'est identitaire.
18:35Alors, c'est vrai
18:35qu'il y a un problème identitaire.
18:36Mais pour l'électorat
18:37de Marine Le Pen,
18:38pour une bonne partie
18:39de cet électorat,
18:40c'est aussi une question sociale.
18:42C'est même peut-être
18:42avant tout
18:43une question sociale.
18:44Moi, je...
18:44Enfin, il faut répéter ça
18:45à chaque fois,
18:46mais le...
18:47Comment le Front National
18:49est-il devenu
18:49un parti visible
18:50quand les électeurs
18:52du Parti Communiste
18:52sont passés
18:53au Front National
18:54parce que le Parti Communiste
18:55avait abandonné
18:56son discours
18:57sur l'immigration ?
18:59D'heureux, 1982.
19:00Sur l'immigration.
19:00Et ça, pas que dans le Nord.
19:02Moi, je viens du Midi,
19:03c'était exactement
19:03ce qui s'est passé.
19:04Donc, il faut...
19:06Ça devient très compliqué,
19:07mais c'est l'État
19:09de la société
19:09qui appelle ça.
19:10Il a très bien compris.
19:12Et Mme Le Pen
19:12a sans doute compris aussi.
19:14Et quand même,
19:14le grand coupable
19:15dans tout ça,
19:16c'est le...
19:17Enfin, même pas
19:17le bloc central.
19:18C'est le socle commun.
19:19Voilà.
19:19Socle commun
19:20qui n'est pas
19:20à la hauteur de la situation
19:21et qui entretient.
19:23Ça, vous parlez
19:24du camp du bien.
19:24Mais le camp du bien,
19:25c'est pas que les gens
19:26qui signent.
19:27Là, c'est aussi
19:27le socle commun
19:28qui a été le premier
19:29pendant des décennies
19:30nous expliquait
19:31qu'il ne fallait pas
19:32être décompagné
19:33de l'immigration
19:34qu'on était raciste,
19:35que si on était
19:35contre Maastricht,
19:36on était des épigones
19:37d'Hitler.
19:38Voilà, il faut se souvenir.
19:39Moi, j'ai vécu...
19:40Que la sécurité
19:40est un sentiment.
19:41J'ai vécu...
19:41J'ai vécu le jour
19:43où le directeur du Monde
19:44a écrit un éditorial
19:45au moment de la campagne
19:46de Maastricht
19:46en disant
19:46si le nom l'emporte
19:49contre Maastricht,
19:50ce sera la pire catastrophe
19:52qui soit arrivée
19:52à l'Europe
19:53depuis Hitler.
19:54Voilà, il faut se souvenir.
19:56Se souvenir.
19:58Moi, j'ai deux observations.
20:00Je souscris
20:01à la description.
20:02Il y a beaucoup d'analogies
20:03avec les années 30.
20:04Bon, c'est un petit peu
20:04différent quand même.
20:06Mais il y a beaucoup
20:06d'analogies.
20:07Moi, je ne mets pas
20:08dos à dos
20:09le Rassemblement national
20:10qui, pour l'instant,
20:12se montre quand même
20:12un parti décent
20:14et puis ce parti
20:16d'agitateur haineux.
20:17Je ne pense pas
20:18qu'il y ait de la haine.
20:19Alors, je ne connais pas
20:20tous les électeurs
20:21du Rassemblement national
20:22mais j'ai eu l'occasion
20:23d'en croiser quand même
20:24dans la période
20:26toute récente
20:27quand on combattait
20:29pour la libération
20:30de Boilem-Sensal
20:31parce qu'on a eu
20:31quand même un soutien
20:33énorme de ces gens-là.
20:35Eh bien, moi, je pense
20:36qu'on ne peut pas confondre.
20:38Il y a quand même
20:39un parti spécial.
20:41Le LFI,
20:43c'est un parti
20:44qui n'existe pas,
20:47qui n'est pas comparable
20:48à aucun parti en France.
20:49Ça, c'est la première chose.
20:51Et puis, la deuxième chose,
20:53c'est que je suis d'accord
20:56hésiter entre le rassemblement...
20:58Ce sont des partis protestataires.
21:00Il y a beaucoup
21:01de sentiments en protestataires
21:03pour essayer de balayer
21:04cette espèce de bloc central.
21:07C'est essentiellement
21:08parce que la droite
21:08n'a pas fait son travail.
21:09Je suis désolée de dire ça.
21:10Mais la droite
21:11n'a pas fait son travail.
21:12On doit avancer, les amis.
21:13Il nous reste trois minutes.
21:14Il y a peur d'être la droite.
21:15Et je pense que c'est ça,
21:16l'examen de conscience
21:17que nous avons à faire.
21:19On a quand même
21:19encore quelques mois.
21:20Et cette tribune contre Charles Sapin
21:22qui sera largement commentée,
21:23j'en suis sûr.
21:24Tiens, une info relayée
21:25par le JDD
21:26ces dernières heures
21:27à 3-4 minutes de la pause.
21:30Je voudrais qu'on en parle quand même.
21:31Les deux élus insoumis,
21:33Rima Hassan et Thomas Porte,
21:35cette question,
21:35ont-ils visité un terroriste
21:37dans une prison française ?
21:38Présenté par LFI
21:39comme un réfugié palestinien
21:40emprisonné
21:41sur la seule fois
21:42d'informations israéliennes,
21:43Ali Alaraj
21:44est mis en examen
21:45sous trois qualifications terroristes.
21:47Une note de la DGSI
21:48le décrit comme
21:49un ancien responsable
21:50d'une ramification
21:51des brigades
21:51des martyrs d'Alaxa.
21:53Et donc cet homme
21:53a reçu la visite
21:54de deux députés,
21:55un député européen
21:56et un député français
21:57en l'occurrence.
21:58Regardez les précisions
21:59de Célia Judas.
22:01Lorsque Rima Hassan
22:02et Thomas Porte
22:03lui rendent visite
22:04à la maison d'arrêt
22:05du Val d'Oise
22:06le 25 mai dernier,
22:07Ali est présenté
22:09comme un réfugié palestinien
22:10détenu depuis deux ans
22:12sur la base d'informations
22:14transmises par Israël.
22:16Les raisons de son incarcération
22:17ne sont jamais mentionnées
22:19par les élus insoumis.
22:20Mais selon les informations
22:22révélées par le journal
22:23du dimanche,
22:24derrière Ali
22:25se cache en réalité
22:26Ali Alaraj,
22:28également connu sous le nom
22:29d'Abou Amir,
22:30un homme
22:31mis en examen
22:32pour trois qualifications
22:34liées au terrorisme.
22:35Parmi elles,
22:36association de malfaiteurs
22:38terroristes,
22:39financement d'une entreprise
22:40terroriste
22:41et complicité
22:42de tentatives d'assassinat
22:44en lien
22:45avec une entreprise terroriste.
22:47Une note de la DGSI
22:48présente également
22:49Ali Alaraj
22:50comme un ancien responsable
22:51d'une branche
22:52des brigades
22:53des martyrs d'Alaxa
22:54qui figure sur la liste
22:56antiterroriste
22:57de l'Union Européenne
22:58est considérée
22:59comme faisant partie
23:00de l'un des cinq
23:01groupes armés palestiniens
23:03à avoir participé
23:04aux attaques
23:05du 7 octobre 2023.
23:07Un profil judiciaire
23:08bien éloigné
23:09de l'image
23:10du simple réfugié
23:11palestinien
23:12présenté par les deux
23:13élus insoumis
23:14venus lui rendre visite
23:16en mai dernier.
23:18Une information
23:19qui est relayée
23:20par le JDD
23:20qui est passée
23:21complètement
23:22sous les radars
23:23qui est d'une extrême
23:25importance
23:26Raphaël Staville
23:27quand on voit
23:28et c'était notre précédent sujet
23:29quand on voit
23:29la levée de boucliers
23:30sur Charles Sapin
23:31à France Inter
23:31on se dit qu'il y a quand même
23:32un sacré deux poids
23:33deux mesures
23:34dans ce pays
23:34médiatiquement déjà.
23:35Non mais c'est une information
23:36de notre consoeur
23:37Lara Chekhov
23:38qui le révèle
23:39dans le JDD
23:40aujourd'hui
23:40sur notre site
23:42ce qui est intéressant
23:43c'est qu'on voit
23:44à quel point
23:44Rima Hassan
23:46Thomas Port
23:47et d'une certaine manière
23:48Jean-Luc Mélenchon
23:49qui lui-même
23:50apparaît sur une photo
23:52pour demander
23:53la libération
23:53de ce fameux Ali
23:56ont finalement
23:58transformé
23:59réécrit le discours
24:01et imposé
24:02un discours
24:03aux médias
24:04visant à faire
24:05de cet ex-réfugié
24:07une sorte de victime
24:11de l'état hébreu
24:12avec la complicité
24:14de l'état français
24:15en réalité
24:15c'est pour de bonnes raisons
24:17si aujourd'hui
24:17cet homme
24:19est derrière les barreaux
24:20il était membre
24:21de la brigade
24:23Al-Aqsa
24:23qui est impliqué
24:25dans les massacres
24:26du 7 octobre
24:26alors ça ne veut pas dire
24:27que lui il l'était
24:28mais en tout cas
24:28ces brigades
24:30ont participé
24:33au massacre
24:34du 7 octobre
24:35et donc
24:36c'est sur la base
24:39d'informations
24:39et de documents
24:41de la police
24:42et de la DGSI
24:42qu'aujourd'hui
24:44il se retrouve
24:45en prison
24:46évidemment que
24:46nos députés
24:47la députée européenne
24:49Rima Hassan
24:49et le député
24:50Thomas Porte
24:50ne peuvent pas ignorer
24:51le profil
24:52de cet homme
24:53pardon de le dire
24:54de cette façon
24:54au mieux
24:55c'est de la complaisance
24:56au pire
24:57c'est de la complicité
24:58j'ai deux éléments
24:59premier point
25:00comment cet homme
25:01est arrivé
25:01avec le statut
25:02de réfugié
25:03puisque les brigades
25:04et martyrs d'Al-Aqsa
25:05quand on allait à Gaza
25:06jusqu'au 7 octobre
25:08on savait très bien
25:09que ce n'était pas
25:09des enfants de coeur
25:10donc comment est-il arrivé
25:11avec l'aide de qui
25:12la deuxième chose
25:13vous vous souvenez
25:14que lors des universités
25:15d'été
25:16de LFI
25:16en Isère
25:17Rima Hassan
25:18avec un sourire charmant
25:21de maîtresse de maison
25:21avait posé une question
25:22tout de go
25:23à une avocate
25:25une autre avocate
25:26franco-palestinienne aussi
25:27en disant
25:28mais qu'est-ce qu'il faut
25:29penser
25:30de la suppression
25:31des articles
25:33du code pénal
25:34concernant l'apologie
25:35du terrorisme
25:35parce qu'ils veulent
25:36évidemment faire sauter
25:37ces articles
25:38qui ont été introduits
25:39en 2015
25:40durant le mandat
25:41de François Hollande
25:41parce que forcément
25:42à ce moment-là
25:43s'il n'y a plus
25:43ces articles
25:44un
25:44ils pourront
25:45librement
25:46aller voir
25:47ce genre de personnage
25:47en prison
25:48et deuxièmement
25:48ils pourront présenter
25:49tout ce qui se passe
25:50à Gaza et ailleurs
25:51comme étant de la résistance
25:52On marque la pause
25:53de 7h des Pro 2
25:55on revient dans un instant
25:56avec un tout autre sujet
25:57mais une question cruciale
25:58les Français
25:59ne voient plus le bout
26:01financièrement
26:01les prix à la pompe
26:02n'ont jamais été aussi élevés
26:03la colère gronde
26:04au point qu'on se demande
26:05si le mouvement
26:06des Gilets jaunes
26:06n'est pas sur le point
26:07de renaître
26:08dans ce pays
26:09on en parle largement
26:10avec le bilan économique
26:11d'Emmanuel Macron
26:12vu par les Français
26:13également tout un programme
26:14à tout de suite
26:1920h30
26:19moins 10 secondes
26:21Henri Guénaud
26:21Mémona Interman
26:22Noël Lenoir
26:22Raphaël Stainville
26:23pour la deuxième partie
26:24de l'heure des Pro 2
26:25on parle des prix de l'énergie
26:26qui continuent d'exploser
26:27en cette période de rentrée
26:29les Français en ont ras-le-bol
26:30la colère gronde
26:31les prix de l'énergie
26:32donc qui explosent
26:33le carburant
26:34bien sûr
26:34le litre d'essence
26:35à plus de 2,10 euros
26:36je crois qu'on a une petite infographie
26:37le gazoil
26:38près de 2,30 euros
26:40pour le gazoil
26:40c'est une augmentation
26:41de 30% depuis février
26:4320% pour l'essence
26:44c'est pas tout
26:44le prix du gaz grimpe
26:455,6% au mois de septembre
26:47il va encore augmenter
26:48en octobre de 6%
26:49l'électricité est en hausse
26:502,5%
26:51depuis le 1er août
26:52les Français
26:53sont pris en étau
26:54s'ajoute à ça
26:55bien sûr
26:56un pouvoir d'achat
26:56qui s'érode
26:57une croissance presque nulle
26:58le point de situation
27:00avec Louisa Paris
27:03pour cet automobiliste
27:05mieux vaut détourner
27:06le regard du prix
27:07qui défile sur le compteur
27:09je préfère ne pas savoir
27:11comment je vais le faire avoir
27:12à la pompe
27:13les prix s'envolent
27:15en moyenne
27:15compter 2,30 euros
27:17le litre de gasoil
27:182,17 euros
27:19le litre
27:19de sans plomb 95
27:20ou encore
27:222,22 euros
27:23le litre
27:23de sans plomb 98
27:25pour économiser
27:26certains
27:27ont leur astuce
27:28on fait attention même
27:29aux accélérations
27:31on accélère moins
27:32on va essayer
27:33de prendre les transports
27:34un peu plus
27:35et s'occuper uniquement
27:36des trajets longs
27:37d'autres
27:38préfèrent fractionner
27:39leur plein
27:39pour préserver
27:40leur budget au quotidien
27:42on met par-ci par-là
27:4410 euros
27:4420 euros
27:45mais ce qu'on peut
27:46ça dépend des semaines
27:47je vais mettre
27:49au fur et à mesure
27:50parce que
27:51partout c'est fermé
27:52et puis
27:53ça coûte
27:54là
27:54j'arrête
27:55alors que le conflit
27:57au Moyen-Orient
27:57continue
27:58de s'intensifier
27:58le prix du baril
28:00de Brent
28:00ne cesse lui aussi
28:01de progresser
28:02dans l'hexagone
28:03les grands rouleurs
28:04bénéficient
28:05d'une indemnité carburant
28:06mais le gouvernement
28:08reste pour le moment
28:09défavorable
28:10à élargir cette mesure
28:11à d'autres catégories
28:12d'automobilistes
28:14alerte rouge
28:15et une certitude
28:16Noël Lenoir
28:17ça ne va pas baisser
28:19ce qui est en train
28:20de se passer
28:21c'est le cocktail parfait
28:22j'ai le sentiment
28:23pour remettre
28:23les français dans les rues
28:25je pense que
28:26la situation
28:27est très délicate
28:28parce que
28:28un
28:29il n'y a pas de marge
28:29de manœuvre
28:30deux
28:30on nous annonce
28:31soit disant
28:32une croissance
28:34qui était
28:35il n'y a pas de marge
28:35de manœuvre
28:36parce que 0,9
28:36maintenant c'est à 0,4
28:37on peut en discuter
28:38oui on peut discuter
28:39il n'y a pas de marge
28:40ça c'est le discours
28:41du gouvernement
28:41il n'y a pas de marge
28:42de manœuvre
28:42le gouvernement reste bloqué
28:43parce qu'en Allemagne
28:44par exemple
28:45les prix à la pompe
28:47sont moins élevés
28:48parce que
28:48le gouvernement
28:49a fait un effort
28:50sur la taxation
28:51il n'y a pas que l'Allemagne
28:52aux Etats-Unis
28:52c'est un euro
28:53c'est déjà considéré
28:55comme énorme
28:56par les Américains
28:57qui ont l'habitude
28:58de prix très très bas
28:59pour l'essence
29:00et donc moi je considère
29:02que le gouvernement
29:03et monsieur Philippe Juvin
29:04qui est rapporteur
29:05général du budget
29:06devraient en profiter
29:07face au risque
29:09d'explosion sociale
29:10et bien pour couper
29:11dans les dépenses inutiles
29:13et je sais qu'il y en a
29:14puisque même
29:15monsieur Philippe Juvin
29:16a énoncé
29:17toute une liste
29:19d'organismes
29:20il n'y a pas que Philippe Juvin
29:20je vous dis
29:21on va être avec
29:21Pierre Chasserelle
29:22dans un instant
29:22les Français ont du bon sens
29:23le gouvernement
29:24doit tenir compte
29:25de l'opinion
29:27et du sentiment
29:28explosif des Français
29:29ça c'est vrai
29:30je voudrais qu'on revoie
29:31ces prix
29:32on les a aperçus rapidement
29:33avec Saïd Amda
29:34en régie
29:34les prix au niveau européen
29:36parce que c'est vrai
29:37qu'on voit
29:37qu'il y a des marges
29:38de manœuvre
29:38dans certains pays
29:39que les taxes
29:40ont été supprimées
29:42parfois
29:43ça sert à ça aussi
29:44Henri Guénon
29:44d'avoir des finances saines
29:46quand on a des finances saines
29:47on est capable
29:48de réagir à une crise
29:48quand on n'a pas
29:49de finances saines
29:50est-ce que l'Italie
29:50a des finances saines
29:51c'est une blague ?
29:52Non, l'Italie n'a pas
29:53de financière
29:53mais l'Italie a été capable
29:54de renier sur certaines taxes
29:56de faire des efforts
29:57d'équilibrer
29:58c'est une blague ?
30:00C'est une blague pour l'Italie
30:01vous voulez qu'on regarde
30:03comment l'Italie
30:04a rétabli
30:05ses comptes budgétaires
30:06elle a rétabli
30:07ses comptes budgétaires
30:08d'abord
30:08par l'énorme
30:09manne européenne
30:10que l'Europe
30:11lui a apportée
30:12et dont le contribuable
30:13français
30:13va payer une partie
30:14bon
30:15donc c'est extraordinaire
30:16moi je veux bien
30:16que ça soit
30:17un miracle budgétaire
30:18deuxièmement
30:19il y avait eu une mesure
30:21qui était absurde
30:23qui consistait
30:24à rembourser
30:25110%
30:26des travaux
30:27de rénovation
30:27110%
30:28on considère
30:30qu'en 2023
30:33ça a coûté
30:34à elle seule
30:34120 milliards
30:35on l'a supprimé
30:37voilà
30:37il n'y a pas
30:38de miracle
30:39dans cette histoire
30:40et ils ont une dette
30:41qui est à 230%
30:42ils ont une croissance
30:44qui est à tonnes
30:44etc
30:45donc c'est pas
30:46c'est pas parce que
30:49les autres ont mieux géré
30:50pendant des décennies
30:51qu'ils ont aujourd'hui
30:52des marges de manœuvre
30:53l'Allemagne a des marges de manœuvre
30:54elle a plus de marge de manœuvre
30:55elle a abandonné
30:56elle a abandonné son
30:58elle a abandonné
30:59la règle d'or
31:00parce que son système
31:01son modèle économique
31:02est en train de s'effondrer
31:03elle a dépassé
31:04maintenant largement
31:05les 60%
31:06du PIB
31:07donc on peut se dire
31:08avant
31:08quand on dépassait
31:0960%
31:09on dirait là là
31:10c'est extraordinaire
31:11on peut plus
31:12bon
31:12donc c'est pas le problème
31:14le problème c'est qu'en réalité
31:15le problème c'est
31:16qu'est-ce qu'on fait
31:16pour répondre aux français
31:17concrètement aujourd'hui
31:18on peut faire des choses
31:19mais rien n'est satisfaisant
31:21pourquoi
31:21parce que
31:22quand il y a eu
31:23les gilets jaunes
31:25c'était une décision
31:26c'est une décision
31:27gouvernementale
31:27qui a mis le feu aux poudres
31:29qui était d'ailleurs
31:30la conséquence
31:30d'une décision européenne
31:31sur la taxe carbone
31:34donc là
31:34il y avait un motif
31:36qui a mis le feu aux poudres
31:38là le problème
31:39c'est que c'est la faute
31:40et ça
31:40vous pouvez faire ce que vous voulez
31:42si ça continue comme ça
31:44les prix continueront à monter
31:45et une fois que vous aurez fait
31:46que vous aurez donné
31:48des boucliers
31:49que vous aurez organisé
31:50des boucliers énergétiques
31:52comme on l'a fait
31:53pendant la
31:55après la
31:56la fin de la guerre
31:57enfin pas la fin
31:58après les
31:59l'énorme
32:01poussée d'inflation
32:02qu'il y a eu
32:02au moment de la sortie
32:03de la pandémie
32:04et du début de la guerre
32:05en Ukraine
32:06à un moment
32:07ça sera avalé
32:08de toute façon
32:09très très vite
32:10donc le problème là
32:11il est extérieur
32:12et non mais le problème
32:13il est surtout très concret
32:14pour les français
32:15qui pour beaucoup
32:18rongent sur leur quotidien
32:19mais pourquoi
32:19pourquoi c'est si explosif
32:20d'abord
32:21parce que ça arrive
32:22dans un contexte
32:22où la question du pouvoir d'achat
32:24elle est explosive
32:25et justement
32:25donc la corde
32:26elle peut casser
32:27maintenant
32:28il n'y a pas de solution
32:29satisfaisante
32:30à cette histoire
32:30moi on peut revenir
32:31en arrière
32:32et pourquoi
32:33pourquoi
32:33pourquoi ton privatise
32:35elle est totale
32:37non mais c'est une vraie
32:37aujourd'hui
32:38non mais
32:38il ne s'agit pas
32:39il ne s'agit pas aujourd'hui
32:40on ne va pas revenir
32:41en arrière
32:42simplement comprenons une chose
32:43quand vous avez
32:44une entreprise publique
32:45vous n'êtes pas obligé
32:45de rémunérer l'actionnaire
32:46non mais en politique
32:47il y a des priorités
32:48ce n'est pas à vous
32:48que je vais apprendre ça
32:49et le pouvoir d'achat
32:50des français
32:50est une priorité
32:51maintenant les marges
32:52de manœuvre
32:53la cuisine interne
32:54j'ai envie de dire
32:55que c'est leur sujet
32:56c'est eux qui depuis 10 ans
32:58ont coulé économiquement
32:59la France
32:59moi je suis d'accord
33:00je veux bien
33:00je veux bien
33:02mais alors il faut arrêter
33:03de me bassiner
33:03avec les 5%
33:04pour le prochain budget
33:05parce que non
33:06on n'arrivera pas
33:06à faire d'énormes économies
33:10comme ça en 3 mois
33:11il y a un sujet
33:11court termiste
33:12il y a un sujet
33:13très court termiste
33:14parce que les Français
33:15et regardez ce qu'on peut voir
33:16sur les réseaux sociaux
33:17Mémona, Noël le Noir
33:18ce n'est pas une raison
33:19pour que tout le monde
33:19raconte n'importe quoi
33:20il ne s'agit pas de raconter
33:21n'importe quoi
33:22il s'agit de traduire
33:23à ce moment là
33:24accepter que
33:25ça ne sera pas 5%
33:26ça sera peut-être 6%
33:27de déficit budgétaire
33:28c'est un autre sujet
33:30le scénario
33:31d'un retour des Français
33:32dans la rue
33:32et du mouvement
33:33des Gilets jaunes
33:34c'est une réalité
33:35regardez sur les réseaux sociaux
33:36on voit déjà
33:36ce type d'affiche
33:37apparaître
33:38le retour des Gilets jaunes
33:40ça va faire mal
33:41peut-on lire
33:42sur les réseaux sociaux
33:43avec une date
33:44qui revient très souvent
33:44et vous l'avez
33:45notamment sur cette affiche
33:46celle du 17 octobre
33:49on notera d'ailleurs
33:50le prix moyen du gasoil
33:51est aujourd'hui
33:5153% plus élevé
33:53que lorsque les Gilets jaunes
33:55ont battu le pavé
33:56en 2018
33:58je voudrais juste
33:59je vous donne
33:59mesdames la parole
34:00je voudrais juste
34:00inviter Pierre Chasserey
34:02à participer
34:03à la conversation
34:04délégué général
34:05de 40 millions
34:06d'automobilistes
34:06Pierre Chasserey
34:07alors qu'on parle
34:08des Gilets jaunes
34:08déjà prêt à occuper
34:09les ronds-points
34:09vous lancez-vous
34:11on va appeler ça
34:11une manifestation numérique
34:13avec le hashtag
34:14balance ton plein
34:16parce que ça devient
34:16intenable pour les Français
34:18c'est ça la réalité
34:21alors je vais répondre
34:22je vais répondre déjà
34:23sur la manifestation numérique
34:24effectivement
34:24on a trouvé un moyen
34:25de faire en sorte
34:26que les Français
34:27ne soient pas dans la rue
34:28qu'il n'y ait pas
34:29de débordement
34:29qu'on ne retrouve pas
34:30une France en insurrection
34:31vous me connaissez maintenant
34:33depuis quelques années
34:33je ne suis pas fanatique
34:35des mouvements
34:36qui mettent la France
34:37à feu et à sang
34:38économiquement à plat
34:39donc tout le monde
34:40sur balance ton plein
34:42point fr
34:42attention
34:44le site est en train
34:45d'exploser
34:46et les serveurs explosent
34:47au fur et à mesure
34:48parce qu'il y a
34:48énormément de demandes
34:49donc essayez de lisser
34:51vos connexions
34:51pour vous connecter
34:53tout au long de la soirée
34:54balance ton plein
34:54point fr
34:55c'est quoi
34:55c'était une manifestation
34:56en ligne
34:57où vous laissez
34:57votre code postal
34:58votre mail
34:59votre nom
34:59évidemment c'est anonyme
35:00et ensuite
35:01quand vous cliquez
35:02vous êtes pointé
35:03sur la carte de France
35:04et on verra en temps réel
35:06les centaines de milliers
35:07les millions de personnes
35:08qui vont rejoindre le mouvement
35:09pour ça c'est le premier point
35:10par contre
35:11je suis obligé
35:12de prendre quelques secondes
35:13pour rectifier les bêtises
35:15que j'ai entendues
35:15quelle bêtise
35:17et concerne
35:18les prix des carburants
35:20en Europe
35:20c'est très intéressant
35:21de mettre en infographie
35:23le montant des prix
35:24des carburants moyens
35:25en Europe
35:25mais il faut aussi
35:27dire ce qui va avec
35:27oui en Allemagne
35:28c'est un petit peu plus cher
35:29qu'en France actuellement
35:30mais les Allemands
35:31les salaires des Allemands
35:32sont beaucoup plus élevés
35:34que les Français
35:34dans mon livre
35:35balance ton plein
35:36dans mon livre
35:37balance ton plein
35:38j'ai développé un outil
35:40le temps de travail
35:41nécessaire pour un plein
35:42ce qui m'a permis
35:43de comparer tous ces pays
35:44qui pratiquent des prix
35:45des carburants plus haut
35:46et me rendre compte
35:46que le pays
35:47qui taxe le plus
35:48les habitants
35:49sur le carburant
35:50Cocorico
35:51c'est la France
35:5260%
35:52l'autre point
35:56c'était à vous
35:57mon cher Henri Haino
35:58que je voulais répondre
35:58et puis ça m'a échappé
36:00vous avez dit quelque chose
36:02qui n'était pas tout à fait exact
36:03et que je voulais corriger
36:04malheureusement
36:05j'avoue avoir oublié
36:06ce que c'était
36:07dans le cadre
36:07de votre intervention
36:08en revanche oui
36:10je voudrais quand même
36:11revenir aussi sur un point
36:12on me dit partout
36:14attendez
36:14l'État n'a pas les moyens
36:15de baisser les taxes
36:16stop
36:17temps mort
36:17comme vous venez
36:19de le rappeler
36:20Madame Lenoir
36:20la croissance
36:22de notre pays
36:22on vient de perdre
36:23un demi point
36:24de croissance
36:25depuis la crise
36:26carburant
36:28il n'y a pas besoin
36:29d'avoir fait normal
36:29pour comprendre
36:30que c'est la conséquence
36:31directe de l'augmentation
36:32des coûts de la mobilité
36:33un demi point
36:34de croissance
36:35pour l'instant
36:36c'est 15 milliards d'euros
36:37voilà ce que ça coûte
36:39à la France
36:3915 milliards d'euros
36:40de ne pas baisser
36:42les taxes
36:42sur les carburants
36:43c'est une stupidité
36:44d'autant plus
36:45que si on pousse
36:45un petit peu plus loin
36:46on va se rendre compte
36:47de quoi
36:48quand vous prenez
36:49l'argent de la mobilité
36:51à la base
36:51sur les carburants
36:53c'est contraire
36:54à tout principe
36:55de l'économie
36:56qui veut que l'argent
36:57circule de main en main
36:58pour générer
36:59de la consommation
37:00et de la croissance
37:02on fait l'inverse
37:03puisque les français
37:04consomment moins
37:05il y a moins de croissance
37:07on a perdu
37:08un demi point de PIB
37:09je le rappelle
37:09c'est d'ores et déjà
37:11maintenant
37:12à la fin de l'année
37:13ça fera minimum
37:1515 milliards d'euros
37:17que l'État a perdu
37:18à force de toujours répéter
37:19on n'a pas les moyens
37:20de baisser les taxes
37:21alors moi
37:21à ceux qui me répètent ça
37:22sans réfléchir
37:23je leur dis cette phrase
37:24la France
37:25n'a plus les moyens
37:26de ne pas baisser les taxes
37:28nous devons impérativement
37:29baisser le coût
37:30de la mobilité
37:30et c'est parfaitement résumé
37:32alors je vois Henri Guido
37:33qui est en face de moi
37:34et qui me fait déjà
37:35des gros yeux
37:35mais non
37:36ce que je ne supporte pas
37:38je ne parle pas de monsieur
37:39ce sont les gens
37:40qui vous disent
37:41alors il faut baisser
37:42le déficit budgétaire
37:43au maximum
37:43pour le prochain budget
37:45et en même temps
37:46vous disent
37:46ah ben oui
37:46mais il faut baisser les taxes
37:48moi je veux bien
37:49mais baisser les taxes
37:50moi je déteste
37:51payer des impôts
37:51comme tout le monde
37:52il y a un moment
37:53le gouvernement doit être capable
37:54de faire des économies
37:55d'un autre côté
37:56pour rééquilibrer
37:57vous ne ferez pas
37:58des économies
37:58compte tenu de la structure
38:00de l'Assemblée aujourd'hui
38:01et avant l'élection présidentielle
38:03c'est pas la peine
38:04voilà
38:05donc on invite les gens
38:06à aller dans la rue
38:06donc c'est ça
38:07c'est ça que vous êtes en train
38:08de me dire
38:09il n'y a pas de solution
38:10vous allez être changé
38:11il y a une solution
38:11c'est que vous laissez filer
38:13le déficit budgétaire
38:14c'est comme ça
38:14et vous baissez les taxes
38:17parce que la colère
38:17elle est réelle
38:18que ce soit des manifestations
38:19numériques
38:20de Pierre Chassefèvre
38:20les gilets jaunes
38:21en quelques mois
38:21vous n'allez rien faire d'autre
38:23voilà
38:23donc si vous voulez le faire
38:24je suis d'accord
38:25je ne crois pas
38:28des grandes discussions
38:29et même 2027
38:30je suis normalisé ce matin
38:31au marché à Bagneux
38:32c'est tout près de Paris
38:33c'est pas une banlieue riche
38:34le kilo de viande
38:36de qualité supérieure
38:3755 euros
38:38kilo de rôti de bœuf
38:4029 euros
38:41et comme ça
38:42et les tomates
38:43à 4 euros
38:44mais quelle famille
38:45qui gagne un salaire
38:46à SMIC
38:46peut se payer
38:47avec deux dollars
38:48je peux poser juste une question
38:49ça fait des décennies
38:51qu'on fait des politiques
38:52qui écrasent le pouvoir
38:53d'achat
38:53ça ne concerne pas
38:55que les petites villes
38:56n'ont même pas
38:56en même temps
38:57changer de politique
38:58s'il vous plaît
38:58s'il vous plaît
38:59s'il vous plaît
39:00c'est samedi soir
39:01tout va bien
39:02je me pose juste une question
39:03on va à la catastrophe
39:04on va à la catastrophe
39:04on va à la catastrophe
39:05on va à la catastrophe
39:05on va à la catastrophe
39:05on va à la catastrophe
39:07Noël
39:07je me tourne vers vous
39:08manifester contre quoi
39:09contre qui
39:11est-ce que ça a du sens
39:12de manifester contre un gouvernement
39:13qui sera parti
39:14dans 7-8 mois
39:16non
39:17mais moi je pense
39:18que si on veut avoir
39:19moi je ne suis pas du tout
39:20pour
39:21comme on le disait à l'instant
39:23pour que la France
39:23soit à feu et à sang
39:24mais personne
39:25on a aussi une image
39:27à soutenir à l'international
39:28et ce n'est pas de notre intérêt
39:29mais ça les français s'en fichent
39:31de l'image internationale
39:32ils veulent remplir leur carburant
39:33en un espace
39:34d'émeute permanente
39:35ce que je voulais dire aussi
39:37c'est que
39:38chez les gens
39:38alors je ne peux pas
39:40m'exprimer pour tous les français
39:41d'abord je ne suis plus
39:42dans la politique
39:43mais néanmoins
39:44il y a ce sentiment
39:44qu'il n'y a pas
39:45d'exemplarité au sommet
39:46quand on voit
39:47que vous avez
39:47des agences nationales
39:49comme l'ADEME
39:50pour l'environnement
39:51qui ennuie
39:52pour ne pas dire
39:53les gens
39:53qui fait des études
39:54inutiles
39:55qui fait des modèles
39:57qui fait de la modalisation
39:58qui est complètement
39:59absurde
40:00et qui n'a aucun impact
40:02sur la réalité
40:03de la politique environnementale
40:04c'est un milliard
40:05ou presque
40:06un milliard et demi
40:07quand vous voyez
40:07que l'aide médicale d'Etat
40:09pour les étrangers
40:09immigrés
40:10c'est pratiquement
40:11deux milliards
40:12moi je pense
40:13que l'exemplarité
40:13n'y est pas
40:14et ce serait
40:15l'honneur
40:16de l'Assemblée nationale
40:17que de prévenir
40:19un mouvement
40:19qui sera un mouvement
40:21populaire
40:21un mouvement de masse
40:23et qui va transformer
40:24la France
40:25en un vaste chaos
40:26je pense que les politiques
40:28pour une fois
40:28et je suis beaucoup moins
40:29fataliste qu'Henri Guénaud
40:31il faut les mettre
40:31devant leurs responsabilités
40:33monsieur Macron
40:33n'a qu'une crainte
40:34c'est de donner les clés
40:34de l'Elysée
40:35à madame Le Pen
40:36mais en n'agissant pas
40:37sur les carburants
40:38et sur le pouvoir d'achat
40:39il commence déjà
40:40à tendre le trousseau
40:41parce que
40:42madame Marine Le Pen
40:43est aujourd'hui
40:44politiquement
40:45celle qui incarne le plus
40:47le pouvoir d'achat
40:48en tout cas
40:48pour les Français
40:50oui Pierre
40:50vous vouliez dire
40:50un dernier mot
40:51je suis désolé
40:51je vous presse un peu
40:52parce qu'il faut
40:53qu'on avance dans l'émission
40:55allez-y Pierre
40:55très rapide
40:56en fait
40:56monsieur Guénaud
40:57je corrige un point
40:58vous avez dit
40:59que les gilets jaunes
41:00c'était suite
41:00à une décision
41:02gouvernementale
41:02d'augmentation
41:03de la fiscalité carburant
41:05ça c'est exact
41:06vous avez expliqué
41:07que cette fois-ci
41:07c'était purement
41:08conjoncturel
41:09et dû à la guerre
41:09ça c'est pas exact
41:10en 2026
41:12monsieur Guénaud
41:12et vous ne le savez
41:13peut-être pas
41:13les certificats
41:14d'économie d'énergie
41:15ont été augmentés
41:16de 15 centimes
41:18par litre
41:19sur le carburant
41:2015 centimes
41:21par litre
41:22alors si ça
41:23c'est pas une augmentation
41:24de fiscalité
41:24moi je sais pas
41:25ce que c'est
41:26non mais je suis
41:27tout à fait d'accord
41:28d'abord c'est une décision
41:29européenne
41:30c'est pas seulement
41:30une décision
41:31une décision française
41:32mais si
41:33non
41:34c'est pas vrai
41:36non mais non
41:37c'est pas vrai
41:37mais si
41:38on a choisi le moment
41:39pardonnez-moi
41:40de connaître
41:41mais
41:41vous pouvez
41:43vous pouvez essayer
41:44de baisser
41:45ça a augmenté
41:46l'assise
41:46mais vous pouvez
41:47essayer de baisser
41:48un peu l'assise
41:48très bien
41:49ça va faire quoi
41:50c'est
41:51voilà
41:51il n'y a pas
41:53au moment
41:54des gilets jaunes
41:54il y a eu
41:55une décision
41:55très identifiable
41:57qui était d'ailleurs
41:59infinitésimale
41:59mais qui est venu
42:00et qui a fait déborder
42:02le vase
42:02là c'est pas ça
42:03qui fait déborder
42:03le vase
42:04c'est le détroit d'Ormousse
42:06qui fait déborder
42:07le vase
42:08c'est passionnant
42:08mais je ne vais pas
42:09prendre l'accord
42:10ce soir
42:10mais on doit avancer
42:11Pierre
42:11on doit avancer
42:12vraiment
42:12en 10 secondes
42:13je vous laisse conclure
42:13arrêtons de remettre
42:14ça sur l'Europe
42:15les directives européennes
42:16si la France
42:18suit scrupuleusement
42:19les directives européennes
42:20sur les taxes carburant
42:21le litre de carburant
42:22actuellement
42:23en suivant les directives
42:24européennes
42:24c'est 1,45€
42:26exact
42:27et il y a de la marge
42:28donc pour
42:29en effet
42:30baisser les prix
42:31merci Pierre
42:31désolé de vous presser
42:32mais c'est vrai
42:32qu'on a beaucoup de sujets
42:34importants à évoquer ensemble
42:35et d'ailleurs
42:35on va rester
42:36peu ou prou
42:37sur cette question
42:37du pouvoir d'achat
42:39parce que
42:39c'est unanime
42:406 Français sur 10
42:4166% des Français
42:43jugent
42:43le bilan économique
42:45d'Emmanuel Macron
42:46terriblement mauvais
42:47la croissance
42:48est en dessous
42:49même des prévisions
42:50qui étaient déjà médiocres
42:51on a entamé
42:52d'en parler
42:53le chômage
42:53qui repart à la hausse
42:54les impôts
42:55le Premier ministre
42:56veut récupérer 6 milliards
42:57également sur les retraites
42:58on en a parlé
42:58avec Henri Guénaud
42:59je trahis la coulisse
43:00on s'est appelé
43:01tout à l'heure
43:02avec Henri Guénaud
43:03et faire payer
43:03les retraités
43:04c'est toujours
43:05les mêmes
43:06qui trinquent
43:06à l'arrivée
43:07et ça devient
43:07insupportable
43:08les principaux indicateurs
43:10qui sont dans le rouge
43:10regardez
43:11on en parle ensemble
43:13cette fois-ci
43:15la croissance
43:16ne sauvera pas
43:17le bilan économique français
43:18tel un mauvais élève
43:20le gouvernement
43:21revoit ses objectifs
43:22à la baisse
43:23d'abord
43:24le budget 2026
43:26misait sur
43:271% de croissance
43:28puis le gouvernement
43:30table sur
43:310,9%
43:32en avril
43:32avant d'abaisser
43:34ses prévisions
43:34à 0,7%
43:36en juillet
43:36et enfin
43:370,5%
43:39aujourd'hui
43:41pire
43:41selon l'INSEE
43:42la hausse du produit
43:43intérieur brut
43:44ne dépassera pas
43:450,4%
43:46en 2026
43:47soit plus de
43:49deux fois moins
43:49qu'en 2025
43:51et cette contre-performance
43:52contraste avec
43:53les autres grandes économies
43:55de la zone euro
43:55selon les prévisions
43:57de l'INSEE
43:57l'Italie atteindra
43:58à la fin de l'année
43:590,9%
44:00de croissance
44:01l'Allemagne 1%
44:03et l'Espagne
44:042,6%
44:05même au-delà
44:06du continent
44:07la France
44:08serait la seule
44:09grande économie avancée
44:10où l'activité
44:11freinerait significativement
44:13en 2026
44:14selon la note
44:15publiée par l'Institut
44:16pour 2027
44:18le gouvernement
44:19vise une croissance
44:20à 1%
44:21d'ailleurs Raphaël Stainville
44:23je montre la une du JDD
44:24apparaître demain
44:25qui est parfaitement
44:26dans cette actualité
44:27avec une image
44:27qui en dit plus
44:29que beaucoup de mots
44:29bravo pour cette une
44:31ce montage
44:32c'est un montage
44:32il n'a pas coulé
44:34comme ça le président
44:35rassurez-moi
44:35il a coulé la France
44:36en revanche
44:37pour le JDD
44:37crise financière
44:38croissance en berne
44:39chômage
44:40les ménages
44:41un scénario à la grecque
44:42qui n'est plus tabou
44:42mission impossible
44:43pour Sébastien Lecornu
44:44sur la question du budget
44:46c'est vrai que
44:47le budget qui arrive
44:49au Parlement
44:49dans trois semaines
44:50David Amiel
44:50le ministre des Comptes Publics
44:51l'a rappelé
44:52et c'est ce qu'on disait
44:53avec Henri tout à l'heure
44:54il veut mettre à contribution
44:55les retraités
44:55pour réduire la dette
44:56deux pistes sur la table
44:57supprimer l'abattement
44:58de 10%
44:59dont bénéficient les retraités
45:01ou désindexer les pensions
45:02bienvenue en France Henri
45:04c'est juste une honte
45:06si ces gens
45:07ne sont pas capables
45:08de trouver d'autres solutions
45:08que celles-là
45:09il vaut mieux
45:10qu'ils aillent faire autre chose
45:11c'est honteux
45:13on veut rétablir
45:15les comptes publics
45:16non pas en rétablissant
45:17l'économie
45:18et en mettant de l'ordre
45:19dans la société
45:19mais
45:21en escroquant les retraités
45:22et en escroquant les malades
45:24bon
45:24c'est fantastique
45:25je veux dire
45:26c'est vraiment
45:27il y a de quoi pleurer
45:30moi j'espère une chose
45:31c'est que les retraités
45:32ils vont pas cesser faire
45:33qu'ils vont se rebeller
45:34qu'ils vont se rebeller
45:35dans les urnes
45:35et qu'ils vont se rebeller
45:37vous avez lu Pierre Lescure
45:38vous avez lu Pierre Lescure
45:39tout à l'heure
45:39il y a une interview
45:40qui est apparue
45:41il y a quelques heures à peine
45:42du ministre
45:43dans les colonnes du Parisien
45:45non mais on sort les rames
45:47on sort les rames
45:48je vous lis juste
45:48sur les économies à faire
45:52et la désindexation
45:53des pensions de retraite
45:54il répond
45:54déjà
45:55aucune pension ne diminuera
45:56nous sommes dans
45:57les derniers arbitrages
45:58il est utile
45:59et juste
45:59que les retraités
46:00contribuent
46:01eux aussi
46:01aux efforts collectifs
46:02ils peuvent le comprendre
46:03si c'est partagé
46:04et temporaire
46:05question du journaliste
46:05sinon vous avez une option
46:06de supprimer
46:07l'abattement fiscal
46:08des retraités
46:08c'est une piste
46:09la question peut se poser
46:11il y a plein de solutions envisageables
46:12mais on ne peut pas
46:13matraquer les retraités
46:14les consultations politiques
46:15vont se poursuivre
46:16la question encore
46:17on entend cette petite musique
46:19d'une désindexation
46:20pour les pensions
46:21de plus de 2000 euros
46:21avec une retraite de 2000 euros
46:23on n'est pas riche
46:24on n'est pas non plus démuni
46:25je ne veux pas rentrer là-dedans
46:26mais c'est une honte
46:27cette dernière phrase
46:28c'est une honte
46:29Roland L'Escure
46:30j'ai dit Pierre L'Escure
46:32sur 10 ans
46:33si vous avez 2% d'inflation
46:35ce qui est faible
46:36si on regarde l'inflation
46:37structurellement
46:38sur très longue période
46:39c'est faible
46:39sur 10 ans
46:40vous perdez 22%
46:41de votre pouvoir d'achat
46:43nominalement
46:44elles n'auront pas baissé
46:4522% de pouvoir d'achat
46:46et sur 20 ans
46:47puisqu'on ne va pas s'arrêter
46:48sur 20 ans
46:50ça fait 48%
46:52voilà
46:5248% de pertes
46:53de pouvoir d'achat
46:54mais c'est intenable
46:55mais c'est absurde
46:57enfin je veux dire
46:57c'est honteux
46:59de sortir ce genre de choses
47:00avec autant d'arrogance
47:01autant de mépris
47:02parce qu'il y a un mépris
47:03alors il y a le mépris
47:04pour les petits
47:05ça c'est le mépris macronien
47:06vous savez
47:06ceux qui n'ont rien
47:08etc
47:08ceux qui ont qu'à traverser
47:09la rue
47:09pour trouver du boulot
47:10et puis il y a
47:11ce mépris maintenant
47:13pour les malades
47:15qui ne devraient pas être malades
47:16et puis les retraités
47:19ils sont vieux quand même
47:20ils peuvent faire un effort
47:21vous comprenez
47:21c'est fantastique
47:22seulement ça
47:23c'est un effort énorme
47:24sur la durée
47:25énorme
47:26voilà
47:26parce que ça ne sera pas
47:27pour un an
47:28donc ce qu'il faut
47:29c'est changer de politique
47:30il faut arrêter
47:31le pouvoir d'achat
47:32mais je ne sais pas
47:33arrêter déjà
47:33de subventionner
47:34les énergies renouvelables
47:35oui mais ça ne suffit pas
47:36vous donnerez du temps
47:37aux retraités peut-être aussi
47:38ça ne va pas changer de politique
47:39ça veut dire par exemple
47:40sortir du marché unique
47:42de l'électricité
47:43voilà
47:44ça c'est un choix politique
47:45et c'est un choix politique majeur
47:47alors monsieur Macron
47:48avait dit à madame Le Pen
47:49ce n'est pas possible
47:49parce qu'on ne pourra plus
47:50aller s'approvisionner
47:52sur le marché européen
47:54quand on ne produira pas
47:55assez d'électricité
47:56et en réalité
47:57ce n'est pas vrai
47:57d'ailleurs les espagnols
47:58et les portugais
47:59se sont débranchés
48:00et ils peuvent toujours
48:01importer et exporter
48:02ça n'a aucun sens
48:04tout ça
48:04après on crie au loup
48:05on crie au loup
48:06Henri Guéno
48:06mais ce budget
48:08tel qu'il est présenté
48:09encore faut-il
48:09que les parlementaires
48:10à quelques mois
48:10d'une présidentielle
48:11le valident
48:12et ça c'est pas sûr
48:14je vous dis franchement
48:15en plus on n'aura pas
48:15à trouver des majorités
48:16voilà et si vous y arrivez
48:17mais c'est hallucinant
48:19je veux dire
48:20c'est la guerre des générations
48:21mais il n'y a rien de pire
48:22ils ont peur de rien
48:23je dis franchement
48:24ils n'ont peur de rien
48:25non mais ils n'ont peur de rien
48:26parce qu'ils sont habités
48:27pardon
48:27c'est une condescendance
48:29un mépris
48:30un mépris des gens
48:31c'est terrible
48:32eux ils savent
48:33eux ils peuvent se permettre d'eux
48:35voilà c'est fantastique
48:36et la seule politique
48:38qu'on mène depuis très longtemps
48:39c'est
48:39comment je fais
48:40pour déshabiller Pierre
48:42en déshabillant Paul
48:43et ça c'est la pire des choses
48:44et on s'appauvrit
48:46de plus en plus
48:46en faisant ce genre de politique
48:47Raphaël je voudrais qu'on revoie
48:48je vous écoute tout de suite
48:49je voudrais qu'on revoie ce sondage
48:50donc 66% des français
48:51trouvent que le bilan
48:52d'Emmanuel Macron
48:53est mauvais
48:54si on regarde en détail
48:55en fonction des sensibilités politiques
48:59même les partisans
49:00du camp présidentiel
49:01le trouvent mauvais
49:01ce bilan
49:03c'est dire
49:03c'est dire
49:04on va voir selon les sensibilités
49:06oui Raphaël
49:07mais ajouté à ce que
49:09ce que l'on décrivait
49:10sur les difficultés
49:11de pouvoir
49:12adopter un budget
49:13la rumeur
49:14de plus en plus
49:15persistance
49:16d'une dissolution possible
49:18de l'Assemblée nationale
49:19pour finalement
49:20contraindre
49:21empêcher
49:22le prochain président élu
49:23l'empêcher
49:24d'avoir une majorité
49:26pour pouvoir conduire
49:26sa politique
49:27et vous voyez
49:28qu'en réalité
49:28nos responsables politiques
49:30aujourd'hui
49:32concourent gravement
49:33pas seulement
49:34à l'affaiblissement
49:35de la France
49:35mais à l'impossibilité
49:36pour la France
49:36de pouvoir se relever
49:37donc il y a aussi ça
49:39en arrière-plan
49:40alors effectivement
49:41ce sondage
49:42il est à la fois révélateur
49:43et effectivement
49:43je souscris ce que dit
49:44Henri Guénaud
49:46seulement 66%
49:47parce qu'il n'y a pas
49:48que l'aspect économique
49:49de la chose
49:50c'est une partie
49:51du problème
49:53de l'effacement
49:54de la France
49:54de l'effondrement
49:55de la France
49:55mais sur tous
49:56les autres aspects
49:57de la vie
49:58vous voyez
49:59qu'il y a
50:00un effondrement
50:02généralisé
50:02qui devrait
50:04pas seulement
50:04nous inquiéter
50:05mais qui devrait
50:06rendre
50:07absolument
50:09nécessaire
50:10la possibilité
50:11d'avoir une vraie politique
50:11un cap
50:12une vision
50:12pour pouvoir reconstruire
50:14et relever la France
50:14la France d'Emmanuel Macron
50:16qui économiquement
50:17s'effondre
50:17qui sécuritairement
50:19est en déclin
50:20c'est un euphémisme
50:22de le dire
50:23je voudrais vous emmener
50:24à Laval
50:25je vais vous faire
50:25une dernière remarque
50:26très vite
50:27parce que j'ai 5 minutes
50:28en vie
50:28j'ai moins de 5 minutes
50:29je voudrais vous dire ceci
50:30quand le prix des produits
50:32dont on a absolument besoin
50:34augmente
50:35et que ce sont des produits
50:35qu'on ne produit pas
50:36il y a un transfert
50:37de pouvoir d'achat
50:37du consommateur
50:38vers le producteur
50:39on le sait
50:40depuis les premiers chocs pétroliers
50:41et ça
50:41il n'y a aucun moyen
50:43de l'empêcher
50:43donc après
50:44la seule chose
50:44qu'on peut faire
50:45c'est essayer
50:45de le répartir
50:46sur les gens
50:47donc il faut surtout
50:49que ça
50:49mais oui
50:49donc il faut que cette guerre
50:51s'arrête
50:51voilà
50:51il faut que cette guerre
50:52s'arrête
50:53que fait l'Europe
50:54pour que cette guerre
50:55s'arrête
50:55rien
50:59rien
50:59j'ai rien à ajouter
51:00mais vous avez raison
51:01le quartier de Saint-Nicolas
51:02à Laval
51:03vous ne m'y mettez pas Raphaël
51:05le quartier
51:06j'en ai assez d'en énervé
51:07le quartier de Saint-Nicolas
51:09à Laval
51:10et la France
51:10d'Emmanuel Macron
51:11cette ville de 50 000 habitants
51:13préfecture de la Mayenne
51:1420 à 30 individus
51:15qui ont attaqué
51:16la maison du département
51:18avec des tirs de mortier
51:19le magasin
51:19également Conforam
51:20a incendié
51:21l'entrée du magasin
51:22a été brûlée
51:23sur une large partie
51:24à l'origine
51:24de ces émeutes
51:26un contrôle routier
51:27qui a mal tourné
51:29puisque les images
51:29le montrent
51:30avec des individus
51:31qui se sont attaqués
51:32aux forces de l'ordre
51:32mais ce sont les jeunes
51:33du quartier
51:34qui se rebellent
51:34contre les polices
51:35et contre l'autorité
51:36regardez ce qui s'est passé
51:37d'abord c'était jeudi soir
51:39Kurz Raisee
51:40a Goldenberg
51:41eh
51:44eh
51:45là vous faites une merde
51:46vous imaginez pas
51:47là
51:48là vous ramenez
51:49eh
51:49marie
51:50là c'est une daguille
51:51il est un dingue
52:06oh
52:08Oh ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?
52:10Eh ! Eh ! Vous êtes morts !
52:13Eh ! Eh ! Qu'est-ce que tu fais là ?
52:17Eh ! Eh ! Qu'est-ce que tu fais là ?
52:23Qu'est-ce que tu fais là ?
52:25Eh ! Eh ! T'es mort !
52:30Donc jeudi, Noël Lenoir, jeudi, vous avez ce contrôle routier
52:35et là encore c'est un eau féministe, de dire qu'il se passe mal
52:37avec des individus qui attaquent les policiers.
52:40L'un des individus passe en comparution immédiate hier.
52:44Je crois qu'on a vu, c'est West France qui relaie cette condamnation
52:47huit mois avec sur six, qui est plutôt clément pour s'attaquer à des forces de l'ordre.
52:50Et vous avez un quartier qui est embrasé avec des jeunes qui brûlent une maison du département
52:54et un magasin. Plus aucun territoire n'est épargné par les violences.
52:58On parle de Laval, en Mayenne, paisible, bourgade,
53:02enfin bourgade, paisible, petite ville de 50 000 habitants.
53:05Voilà la France d'aujourd'hui.
53:07Alors moi je pense qu'en perspective des présidentielles,
53:10il va falloir mettre, alors,
53:11et on voit les dégradations.
53:12Le mot-là, il motive les politiques devant leurs responsabilités.
53:16L'ordre n'est pas établi en France.
53:20C'est le pays, dans les statistiques,
53:22qui est le plus insécure
53:24et où le taux de criminalité en Europe,
53:26évidemment je ne parle pas de l'Afghanistan,
53:29est le plus élevé, extrêmement inquiétant.
53:31Alors il y a deux choses.
53:32Il ne faut pas changer des lois.
53:34Je parle beaucoup à des magistrats en ce moment,
53:38à des policiers, etc.
53:39Il faut appliquer la loi.
53:41Alors, il y a un gros problème de justice des mineurs,
53:44puisqu'on ne peut pas les mettre en détention provisoire,
53:50comme les adultes.
53:50Il y a un gros problème de justice des mineurs,
53:52mais il y a aussi un problème de réactivité de la justice pénale
53:57et de possibilité d'incarcérer immédiatement,
54:02en détention provisoire,
54:03un certain nombre d'individus,
54:05ne serait-ce qu'à titre d'exemplarité.
54:07Moi, je plaide pour que,
54:09par exemple, ce qu'on appelle les ordonnances pénales.
54:12Les ordonnances pénales,
54:13c'est la possibilité pour un juge pénal unique,
54:15rapidement,
54:16si les faits sont avérés,
54:18de condamner.
54:19Mais ces ordonnances pénales,
54:21à 90%,
54:22elles ne sont pas exécutées.
54:24C'est comme les OQTF.
54:26Ce n'est pas exécuté.
54:27Donc moi,
54:28il faudrait quand même en appeler,
54:29non seulement à M. Darmanin,
54:30garde des Sceaux,
54:31pour qu'il donne des instructions très précises,
54:33pour que les peines soient effectives,
54:36même les courtes peines,
54:37et à M. Nunez,
54:38dont je considère qu'il ne protège pas assez
54:42les forces publiques.
54:43Il n'est pas normal,
54:44et c'est ce que disait d'ailleurs Gérard Collomb
54:46quand il a quitté le gouvernement,
54:48que les policiers
54:49qui sont chargés
54:50d'assurer la sécurité des Français,
54:53et il y a un droit à la sûreté,
54:54eh bien,
54:55ils soient considérés
54:56comme des bandes rivales.
54:57C'est le monde à l'envers.
54:58Des individus qui attaquent des policiers,
54:59un quartier qui se rebelle,
55:01parce que des individus
55:02qui attaquent des policiers
55:03dans le quartier
55:03sont juste interpellés,
55:05parce qu'ils ont évidemment...
55:07Qu'est-ce qu'ils risquent ?
55:08Ils risquent rien.
55:08Voilà, c'est tout.
55:09Ils risquent rien,
55:098 mois avec sursis,
55:10rentrer à la maison,
55:11et tout va bien.
55:138 mois avec sursis,
55:13et comment on juge la gravité ?
55:14On juge la gravité
55:15par le nombre d'ITT
55:16qui ont été subis
55:18par la victime.
55:19C'est la fin de l'heure
55:20des pros 2.
55:21La musique a douci les mœurs.
55:23Vous le savez, Mémona.
55:24On a commencé avec Céline.
55:26On a commencé avec Céline
55:27et on va finir avec Céline.
55:29C'est le jour J.
55:30C'est en ce moment.
55:31Echraon Kamara,
55:32vous êtes à l'aréna de Nanterre.
55:35Faites-moi signe avec la tête,
55:36juste oui ou non.
55:37Est-ce que vous entendez
55:38Céline Dion chanter
55:39depuis l'extérieur, là ?
55:41Non, vous n'entendez pas ?
55:42Ah, quel dommage.
55:43Je voulais vous demander
55:43sur quoi elle était partie, là.
55:45Mais malheureusement, Julien,
55:46on n'entend pas Céline Dion.
55:47Ça a commencé vers 20h15.
55:49On ne le saura pas ce soir.
55:49On a vu Pascal Proc
55:50qui était à l'intérieur.
55:52Vous avez eu une belle atmosphère.
55:54Comment ça se passe ?
55:59Alors, la journée,
56:00ce que je peux vous dire,
56:00Julien, déjà bonsoir,
56:01la journée a été très chargée.
56:04Actuellement, l'ambiance
56:04est très calme à l'extérieur
56:05parce que tout se passe
56:06à l'intérieur.
56:07Mais il y a encore quelques heures,
56:09il y avait de longues files d'attente.
56:11Le public est venu nombreux
56:12et surtout très tôt,
56:13certains nous ont indiqué,
56:14être venu dès ce matin.
56:16Et tout au long de la journée,
56:17il y a eu beaucoup de karaokés
56:18qui se sont improvisés dans les rues.
56:20Les portes se sont ouvertes
56:22à 18h pour un concert
56:23qui officiellement
56:24devait commencer à 20h.
56:26Mais à 20h30,
56:27les portes étaient encore ouvertes.
56:29L'idée était de laisser les retardataires
56:31arriver et s'installer.
56:32Et officiellement, le concert,
56:34en tout cas, Céline,
56:35est apparue à 20h50 devant son public.
56:37Donc actuellement,
56:37où je vous parle,
56:38le concert a commencé.
56:40Il marque le lancement
56:41à 20h50, oui exactement.
56:43Il marque le lancement
56:44d'une longue liste de concerts.
56:46Alors, on a 16 dates de prévues
56:48cet automne,
56:49donc en septembre et en octobre.
56:50Et ensuite,
56:5110 dates qui seront prévues
56:52au printemps 2027.
56:54Ce n'est pas trop frustrant, Sharon,
56:56d'être une fan de Céline Dion
56:57et d'être...
56:58Pardon de remuer le couteau
56:59dans la paix, mais...
57:00C'est méchant.
57:02Vous êtes fan, non ?
57:03Vous allez avoir des places
57:04pour un prochain concert ou pas ?
57:05En fait, ce que je veux dire
57:05pour me consoler,
57:07je suis très fan,
57:09je vais essayer.
57:10J'ai des collègues
57:10qui ont eu des places,
57:11moi je n'en ai pas eu,
57:12mais je pense qu'avec
57:13les personnes
57:14qui sont tirantes du concert,
57:16on aura un petit aperçu
57:17de ce qui s'est passé.
57:18Ça sera un petit baume au cœur
57:19pour se consoler.
57:20Merci beaucoup, Sharon Camara
57:22et bravo aux 30 000
57:24des spectateurs
57:24qui ont réussi à avoir ces places
57:25et Raphaël qui est entré
57:26sur le plateau tout à l'heure
57:27en chantant du Céline Dion,
57:29Noël qui poussait la chansonnette,
57:31également.
57:32Que dire d'Henri Guénaud
57:33qui a une voix de ténor
57:34et qui nous l'a prouvé,
57:35je plaisante évidemment.
57:36Merci en tout cas
57:37d'avoir été avec nous
57:38en cette soirée,
57:39j'aurai le plaisir
57:39de vous retrouver demain
57:40pour l'heure des pros.
57:43À suivre,
57:44et oui,
57:44ce documentaire sur la reine,
57:46bien sûr,
57:47Céline Dion,
57:47la soirée se poursuit
57:48autour de Céline Dion,
57:49documentaire exceptionnel
57:51à suivre
57:52juste après cette émission.
57:53Passez une très bonne soirée
57:54sur nos antennes
57:54et à demain matin
57:55pour l'heure des pros.
57:56Céline Dion
57:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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