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Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.
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00:00:00On sera tous ravis de vous retrouver. Qui en veut à la SNCF ?
00:00:04En tout cas, c'est bien la piste d'un sabotage qui est privilégié ce soir par les enquêteurs
00:00:08après le déraillement d'un TER en Normandie.
00:00:10Un rail de plusieurs centaines de kilos retrouvé sur place, c'est lui qui aura été utilisé
00:00:15pour faire dérailler ce train. On va en parler dans un instant.
00:00:18L'info ce soir, c'est aussi le spectre du retour des gilets jaunes
00:00:21avec cette note des renseignements territoriaux que BFM TV s'est procuré.
00:00:25Appel à manifester, appel à bloquer le pays.
00:00:27Crainte de violence également. On vous détaillera tout cela et on en débattra
00:00:31tout à l'heure dans le grand débat du samedi soir. C'est à 19h30.
00:00:35Et puis ça y est, c'est le grand jour pour Céline Dion et tous ses fans.
00:00:38Elle remonte sur scène ce soir à Paris après six années d'absence.
00:00:41On ira évidemment prendre la température. Soyez tous les bienvenus.
00:00:57Et d'abord donc le choc ce soir en Normandie puisque c'est bien la piste
00:01:01d'un acte de malveillance qui est privilégié par les enquêteurs
00:01:04après le déraillement d'un TER. C'était hier soir une quarantaine de blessés.
00:01:08Mathéo Pastaud, vous êtes à Cléon en Seine-Maritime où les enquêteurs
00:01:12ont donc découvert aujourd'hui ce rail, un rail qui semble avoir été utilisé
00:01:16pour faire dérailler le train.
00:01:20Alors oui, vous le disiez, la piste d'un acte de malveillance est privilégiée ici
00:01:24car un rail, un rail de près de 300 kilos a été retrouvé sur les voies.
00:01:29Ce qui pourrait donc expliquer le choc très violent.
00:01:32Il est 19h45 hier lorsque ce TER que vous voyez sur les images de Baptiste Deveau
00:01:37est lancé à près de 150 km heure. Il percute donc un objet sur la voie.
00:01:42Le choc est très violent. La voiture de tête où se situe le conducteur
00:01:46est carrément projetée de l'autre côté de la voie.
00:01:49C'est ce que l'on voit à ce moment à l'antenne.
00:01:52L'acte de malveillance est pour l'heure privilégiée.
00:01:54Il faut bien comprendre que nous sommes ici à quelques centaines de mètres de la route.
00:01:58La voie ferrée est accessible à tout un chacun.
00:02:01Une vingtaine d'enquêteurs de la PJ de Rouen sont arrivés sur les lieux cet après-midi.
00:02:05Ils ont effectué des prélèvements, ont décortiqué cette scène
00:02:08pour tenter de comprendre comment un tel accident a pu se produire.
00:02:12La boîte noire du train a d'ailleurs été récupérée pour être analysée.
00:02:15Des analyses toxicologiques qui sont revenues négatives ont été faites hier
00:02:19sur le conducteur.
00:02:21Le bilan est de 44 BC sur les 186 passagers.
00:02:26Une jeune fille âgée de 18 ans était en urgence absolue.
00:02:29Son pronostic vital n'est plus engagé au moment où l'on se parle.
00:02:32Merci à vous Mathéo.
00:02:33Avec Baptiste Deveau, je précise qu'on sera dans quelques instants
00:02:36avec l'une des passagères de ce TER qui accepte de témoigner ce soir.
00:02:40Pour revenir sur ce qui s'est passé précisément hier soir en Normandie,
00:02:43j'ai le plaisir d'accueillir Ludovic Pinguano.
00:02:45Bonsoir, vous êtes consultant gestion de crise à BFM TV.
00:02:48A vos côtés, Gérard Felzer.
00:02:50Bonsoir Gérard, ravi de vous retrouver.
00:02:51Consultant transport également à BFM.
00:02:53Jean-Pierre Colombias, bonsoir.
00:02:55Ancien commandant de la police judiciaire,
00:02:57puisque c'est le temps de l'enquête désormais qui s'ouvre.
00:02:59Et Maxime Brunstater, journaliste police-justice, bonsoir.
00:03:02A BFM TV, c'est clairement la piste criminelle ce soir qui tient la corde.
00:03:07C'est l'hypothèse principale, en tout cas le procureur dit que l'hypothèse principale,
00:03:11c'est que ce rail posé sur un autre, sur un des rails de la voie,
00:03:15a provoqué le déraillement.
00:03:17Et des sources policières nous disent que c'est bien l'acte malveillant qui est privilégié.
00:03:21Pourquoi ? L'indice, les enquêteurs, ils l'ont vu tout de suite.
00:03:26C'est ce rail qui se trouve là, un endroit où il n'a pas de raison d'être.
00:03:29Donc c'est pour ça qu'on soupçonne d'un acte malveillant,
00:03:32en tout cas que quelqu'un l'ait apporté sur cette voie,
00:03:35peut-être dans le but de le faire dérailler.
00:03:38Parce que pour faire dérailler un train, on va sans doute en parler après,
00:03:41mais il faut des objets particuliers.
00:03:42Il faut que ce soit un objet qui tienne le choc,
00:03:44et un rail remplit totalement ces conditions.
00:03:48Après, acte malveillant, ce n'est qu'une piste privilégiée,
00:03:51elle n'est pas définitive, les enquêteurs continuent à suivre d'autres.
00:03:54Et à l'heure où on se parle, d'après nos sources,
00:03:56il n'y a aucun type de revendication qui n'a été trouvée.
00:04:00Information importante, priorité, je vous le disais,
00:04:02au témoignage ce soir, puisque nous sommes en ligne avec Laura.
00:04:04Merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
00:04:07Vous étiez hier soir dans ce TER.
00:04:09Je crois même que vous étiez dans le tout premier wagon.
00:04:11Vous sortez tout juste, on le voit à l'image de l'hôpital,
00:04:14où vous avez été blessée.
00:04:15Est-ce que vous pouvez tout simplement nous raconter
00:04:17ce que vous avez vécu hier soir ?
00:04:20En fait, on était sur les rails.
00:04:24Tout se passait très bien.
00:04:25Mais d'un coup, il y a commencé à y avoir énormément de secourses.
00:04:28Moi, je pensais que c'était juste un changement de voie,
00:04:30sauf que mon wagon s'est décroché, on a été projeté.
00:04:35Et mon wagon s'est retrouvée couchée.
00:04:36Donc, les gens et les valises sont tombés sur nous.
00:04:40Et ça ne dure que quelques secondes,
00:04:42mais c'était absolument horrible.
00:04:43On a réussi à sortir par une des fenêtres.
00:04:45Et après, on n'était plus en charge super vite
00:04:47par les services de secours.
00:04:50Vous avez compris tout de suite ce qui était en train de se passer ?
00:04:52Ou dans le moment, il y a surtout un instinct de survie ?
00:04:55Comment ça s'est passé ?
00:04:57Alors moi, je sais que j'ai été prise par l'adrénaline
00:05:00parce que je n'ai pas eu le temps de crier.
00:05:03Je sais juste que j'ai pleuré.
00:05:04Et j'ai juste attendu de sortir du train.
00:05:07Je me suis évanouie juste après.
00:05:09Vous êtes évanouie, juste à côté des rails, juste après,
00:05:12une fois sortie du train, c'est ça ?
00:05:14Oui, on a traversé les quelques mètres de voie qu'il y avait.
00:05:17Et je suis tombé par terre.
00:05:20Comment étaient les autres passagers au moment de l'accident ?
00:05:23Et une fois sortis du train, il y a eu des moments de panique,
00:05:26des moments de stupéfaction ?
00:05:29Oui, les gens qui étaient dans mon wagon appelaient leurs parents.
00:05:31Ils étaient en fleurs, en sang.
00:05:33On a tous évacués.
00:05:35La planche s'est tous assis par terre en attendant les secours.
00:05:38On n'a été plus en charge.
00:05:39Après, ça allait relativement mieux.
00:05:41Ils étaient en état de choc.
00:05:44Est-ce qu'il y avait eu un message du conducteur dans les secondes
00:05:47qui ont procédé le choc ?
00:05:49Ou il n'y a absolument rien qui vous laissait penser
00:05:51qu'il fallait être encore plus vigilante à ce moment-là ?
00:05:55Non, absolument rien du tout.
00:05:57Ça ne s'est passé.
00:05:57Une fraction de seconde, on a été projeté.
00:05:59On n'a eu aucun message d'alerte.
00:06:03Projeté sur le bord du wagon, ça a été extrêmement violent ?
00:06:08Oui, j'ai du bien réclinité.
00:06:10Quand c'était vite, ils se sont brisés.
00:06:12J'ai eu du verre sur le visage, dans les cheveux.
00:06:14Et encore, moi, j'ai eu beaucoup de chance.
00:06:17Vous avez pu parler aux autres passagers de ce wagon ?
00:06:21Oui, je suis restée avec trois filles,
00:06:24dont une qui est passée son vie sur téléphone.
00:06:26On ne s'est pas lâchée du tout parce qu'on était toutes les trois en panique.
00:06:29On n'avait plus de batterie.
00:06:30Donc, on est resté soudés.
00:06:32Vous avez pris de l'heure nouvelle aujourd'hui ?
00:06:35Oui, oui.
00:06:37Comment allez-vous ?
00:06:38Il y a ce qu'on voit, cette minerve qu'on voit là, autour de votre cou ?
00:06:42Comment vous êtes quasiment 24 heures après ?
00:06:46Je suis encore en état de choc.
00:06:47J'ai mal partout et psychologiquement, je ne fais que pleurer.
00:06:52Et dès que je m'assume, il ne se reste un peu.
00:06:54J'ai des flashbacks, tu dis ce qui s'est passé hier.
00:06:56Mais en fait, je n'arrive pas à y croire.
00:06:57C'est le sou.
00:07:00Je n'arrive pas à y croire.
00:07:01Effectivement, on vous comprend.
00:07:03On a appris aujourd'hui que c'était donc la piste d'un acte de malveillance
00:07:07puisqu'un rail a été retrouvé sur les lieux du déraillement.
00:07:12Comment vous réagissez à ça ?
00:07:14Je ne comprends pas.
00:07:15Je suis désirée parce que peu importe ce qu'ils revendiquent,
00:07:18en fait, ils ont mis la vie d'une centaine de personnes en danger.
00:07:21Dieu merci, il n'y a pas eu de mort, mais c'est incompréhensible.
00:07:25Je ne vois pas comment on peut faire ça.
00:07:28Il n'y a rien qui vous permet d'expliquer, évidemment, un geste comme celui-ci.
00:07:33Non, mais quand il en soit, cette semaine, je porterai plein de contre-dix
00:07:36parce que je ne peux pas laisser passer quelque chose comme ça.
00:07:42On entend ce que vous dites et on entend que vous êtes encore, Laura, sous le choc ce soir.
00:07:47Vous vous protégez un peu de tout ça ?
00:07:50Vous êtes accompagnée ? Comment vous vivez aujourd'hui ?
00:07:53Aujourd'hui, je suis chez les parents de mon copain qui m'aident à tenir du coup.
00:07:57J'ai une psychologue aussi qui est derrière moi
00:07:59puisque j'ai besoin de ne pas rester toute seule dans cette situation.
00:08:03Oui, évidemment, de ne pas rester toute seule dans cette situation.
00:08:06Lezvic Panganou voulait dire peut-être un mot à Laura,
00:08:08dont on entend le témoignage et on entend qu'elle est encore sous le choc ce soir, évidemment.
00:08:13Oui, bonjour, Laura.
00:08:13Moi, je suis un ancien sapeur-pompier.
00:08:15Je suis intervenu sur des opérations particulièrement graves.
00:08:20Tout d'abord, je pense que vous mesurez le fait que ce bilan aurait pu être beaucoup, beaucoup plus grave.
00:08:27Dans votre malheur, vous avez eu finalement de la chance.
00:08:31Mais on parle beaucoup, vous savez, des blessés graves, des blessés légers.
00:08:36Et je crois qu'il faut qu'on entende aussi au travers de ces témoignages le choc psychologique que ce
00:08:40type d'accident peut générer.
00:08:44Et vous l'exprimez très bien, Laura, en disant, voilà, moi, aujourd'hui, c'est difficile, je pleure beaucoup,
00:08:50j'ai besoin d'être accompagné et je pense qu'il faut parler, il faut échanger et il faut se
00:08:56faire aider.
00:08:56Et le témoignage que vous venez de nous donner en disant, je me fais aider, c'est déjà quelque chose
00:09:02de très important pour toutes les autres personnes qui sont dans le train,
00:09:05celles qui ont été blessées, mais également celles qu'on pense ne pas être blessées, mais qui ont été très
00:09:10marquées et qui seront encore très marquées psychologiquement pendant très longtemps.
00:09:14Moi, je n'ai pas de questions à vous poser, Laura, seulement vous souhaitez beaucoup, beaucoup de courage pour la
00:09:19suite.
00:09:19– Jean-Pierre Connovias, un mot sur Laura et à Laura, si vous le permettez, qui a accepté et qui
00:09:26a eu beaucoup de courage ce soir pour témoigner ?
00:09:27– Malheureusement pour elle, je ne suis pas psychologue, mais je pense qu'il ne faut pas qu'elle se
00:09:32laisse abattre.
00:09:32En tout cas, elle s'en est sortie vivante, il faut voir le positif.
00:09:35On dit souvent qu'il faut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, elle s'en est
00:09:38sortie vivante.
00:09:40Qu'il y ait des séquelles immédiates, c'est tout à fait probable et il faudra, en tout état de
00:09:45cause, les surmonter et faire preuve de résilience.
00:09:48Donc si j'ai un message à faire passer, c'est celui-là, c'est la résilience, tout simplement.
00:09:52– Merci beaucoup, Laura, d'avoir pris quelques minutes pour être avec nous ce soir.
00:09:56Je retiens aussi ce que vous avez dit, plein de contrics que vous allez déposer.
00:09:59Vous ne serez sans doute pas la seule cette semaine.
00:10:01Merci, bon courage à vous, Laura.
00:10:03Je reviens à cette image, celle de ce rail qu'on a donc découvert et que les enquêteurs ont découvert
00:10:08aujourd'hui,
00:10:08le long de cette voie ferrée.
00:10:10Le rail qui pèse combien, on le sait aujourd'hui ?
00:10:12– Plusieurs centaines de kilos, ça dépend de sa taille, on ne voit pas exactement.
00:10:15Effectivement, on me disait que c'est à peu près 50 kilomètres, un rail comme ça.
00:10:20Il a l'air similaire au rail de la SNCF.
00:10:22Après, il faudra quand même confirmer que c'est un rail de la SNCF.
00:10:25Et là, ce que vous voyez, c'est important, cette photo qui a circulé sur les réseaux sociaux,
00:10:28c'est après l'accident.
00:10:31– Authentifié, je précise.
00:10:32– Ce qu'on a authentifié exactement grâce à nos sources, c'est après l'accident,
00:10:36c'est là où il se trouve après.
00:10:37Le procureur, lui, semble dire qu'il était sur l'un des deux rails.
00:10:41– Pardon, je pose une question, c'est normal qu'il ne soit pas tordu ?
00:10:44– Oui.
00:10:45– C'est difficile à dire, il va falloir faire parler ce rail.
00:10:50Après, c'est un objet que disaient des sources policières,
00:10:53nous disaient que c'est l'un des objets qui est assez solide
00:10:55pour ne pas se briser quand le train arrive,
00:10:57et c'est ça qui peut causer le déraillement.
00:11:00– Jean-Pierre Colombias.
00:11:02– Oui, peut-être, moi je voulais juste réagir,
00:11:04déjà dans le cadre de l'enquête,
00:11:05déjà on verra si ce rail a subi un choc particulier,
00:11:08peut-être qu'il n'est pas tordu,
00:11:09mais en tout cas, il y aura, j'imagine,
00:11:11des traces de choc sur le rail,
00:11:12mais des traces de choc également sur les bougies,
00:11:15donc sur les roues du train.
00:11:17Une chose est certaine, c'est que ce rail,
00:11:19a priori, n'a rien à faire là.
00:11:20Il existe ce qu'on appelle autour des rails,
00:11:22ce qu'on appelle une zone de danger
00:11:24en fonction de la vitesse de circulation des trains.
00:11:26Sur les trains TER qui circulent en moyenne
00:11:28entre 100 et 160 km heure,
00:11:30cette distance de danger est d'un mètre cinquante
00:11:32de part et d'autre des rails.
00:11:33Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:11:34Ça veut dire qu'on a en fait une zone
00:11:35qui doit être libre de tout objet
00:11:37et de toute personne, bien entendu,
00:11:39pour justement éviter tous les effets de souffle
00:11:41et éviter que des objets extérieurs
00:11:42viennent percuter le train
00:11:44et générer des accidents.
00:11:45Donc en l'occurrence, ça, ça reste un point important.
00:11:48Ce train est circulé en ligne droite,
00:11:50il n'y a pas d'aiguillage,
00:11:51il n'y a pas de virage,
00:11:52donc forcément, il va falloir chercher
00:11:54une cause extérieure,
00:11:56même si la cause accidentelle
00:11:57et la défaillance technique
00:11:58n'est pas écartée complètement.
00:12:00Je salue Fabien Villieu
00:12:01qui est en ligne avec nous,
00:12:02secrétaire confédéral du syndicat Sudrail,
00:12:03qui est également,
00:12:04bonsoir M. Villieu,
00:12:06conducteur de train.
00:12:06Un, la présence de ce rail
00:12:08sur les lieux du déraillement du train,
00:12:11pour vous, c'est la preuve
00:12:12que c'est effectivement
00:12:13un acte de malveillance.
00:12:16Écoutez, on va voir
00:12:17ce que va dire l'enquête,
00:12:18mais d'abord, je voudrais dire
00:12:18la première chose.
00:12:19On est passé à côté
00:12:20d'une catastrophe
00:12:21qui aurait pu être bien plus grave,
00:12:23parce que là,
00:12:24pour l'instant,
00:12:25il n'y a pas de mort
00:12:25et le train s'est couché,
00:12:27une partie du train s'est couché.
00:12:29Et quand le train se couche,
00:12:30c'est là où vous pouvez avoir des morts.
00:12:32Donc, on a évidemment une catastrophe,
00:12:34mais on est passé à côté
00:12:35d'une catastrophe
00:12:35qui aurait pu être bien plus grave.
00:12:38Après, les éléments qu'on a,
00:12:39que j'ai à mon niveau,
00:12:40bon, je ne suis pas enquêteur,
00:12:41mais la seule chose
00:12:42que je peux vous dire,
00:12:43c'est qu'un,
00:12:44ce n'était pas une zone de travaux.
00:12:46Deux, une heure avant,
00:12:47un train était passé
00:12:48exactement au même endroit.
00:12:50Et trois,
00:12:50il y a un rail de 7 mètres
00:12:53qui pèse plus de 300 kilos.
00:12:55Je peux vous dire
00:12:55que 300 kilos,
00:12:56les rails sauteurs,
00:12:58ça n'existe pas.
00:12:58Voilà.
00:12:59Donc, il y a bien quelqu'un
00:13:00qui a mis,
00:13:01et à mon avis,
00:13:02pour mettre un rail
00:13:03de 300 kilos
00:13:04à bout de bras,
00:13:06il faut au moins
00:13:06une dizaine de personnes
00:13:07qui ont mis ce rail
00:13:09sur les voies.
00:13:11Voilà.
00:13:11Ça, c'est les éléments factuels
00:13:13qu'on a.
00:13:13Pas de zone de travaux.
00:13:14Un train qui est passé
00:13:15une heure avant
00:13:16exactement au même endroit
00:13:19et un rail
00:13:19qui se reprouve
00:13:20sur un autre rail.
00:13:21Et ça,
00:13:22les rails sauteurs,
00:13:23ni ça tombe du ciel,
00:13:24ni ça saute.
00:13:25Effectivement,
00:13:26ça n'existe pas.
00:13:28Est-ce que vous aviez
00:13:29déjà connu ça ?
00:13:30Est-ce qu'il y a
00:13:30des précédents en France
00:13:31d'actes volontaires
00:13:32de rails posés
00:13:33sur les rails ?
00:13:35Ce qui peut arriver,
00:13:36c'est du ballast.
00:13:37Voilà.
00:13:39Les ados,
00:13:40ça les fait beaucoup rire
00:13:41de mettre du ballast.
00:13:42Le ballast,
00:13:42c'est les cailloux.
00:13:43Ça, ça arrive
00:13:44assez régulièrement.
00:13:45Il peut y avoir
00:13:46même des voitures.
00:13:47Quelquefois,
00:13:48il y a eu même
00:13:48des voitures posées
00:13:50sur le passage à niveau
00:13:50avec personne à l'intérieur.
00:13:52Par contre,
00:13:53un rail comme ça,
00:13:54parce qu'encore une fois,
00:13:56300 kilos,
00:13:57vous ne le faites pas à deux.
00:13:59Vous ne le faites même pas à trois.
00:14:00Il faut être au moins
00:14:01une dizaine de personnes.
00:14:03Si vous êtes outillé,
00:14:04une espèce de crochet,
00:14:06les copains de l'infra,
00:14:07ils sont outillés.
00:14:09Quand ils sont outillés,
00:14:10il faut être six.
00:14:11Six pour soulever
00:14:13un rail de 300 kilos.
00:14:14Donc,
00:14:14si vous n'êtes pas outillé,
00:14:15il faut être au moins
00:14:16une dizaine.
00:14:17Voilà.
00:14:17Donc,
00:14:19vous imaginez bien
00:14:19que ça ne s'organise pas,
00:14:21ça ne se fait pas comme ça
00:14:22régulièrement.
00:14:22Des actes comme ça,
00:14:23à ma connaissance,
00:14:24qu'on n'en a jamais connus
00:14:25à la SNCF.
00:14:26Merci beaucoup.
00:14:27Merci à vous,
00:14:28Fabien Vildieu.
00:14:29Pas une zone de travaux,
00:14:30dit Fabien Vildieu.
00:14:31Un train passé une heure avant
00:14:32qui n'a rien vu.
00:14:33Un rail qui pèse 300 kilos,
00:14:35ça confirme la thèse
00:14:37d'un groupe,
00:14:38d'un commando possible ?
00:14:39C'était l'idée
00:14:40que je me posais,
00:14:41à vrai dire.
00:14:42Et cette personne
00:14:43y a répondu.
00:14:44Il y avait peut-être
00:14:44l'hypothèse
00:14:45d'une erreur de manipulation
00:14:47au cours de travaux
00:14:48d'entretien.
00:14:49C'est écarté.
00:14:51Clairement,
00:14:51c'est écarté.
00:14:51Donc,
00:14:52on en revient.
00:14:52Et c'était l'action
00:14:53que je me posais
00:14:53à l'acte volontaire.
00:14:55Après,
00:14:56deux questions.
00:14:57Est-ce qu'il y a
00:14:57une volonté politique ?
00:14:58Peut-être une arrière-pensée
00:15:00ou juste l'idée
00:15:01d'une performance,
00:15:03entre guillemets,
00:15:04de quelques copains
00:15:05qui se sont dit,
00:15:05tiens,
00:15:05on va essayer de se marrer,
00:15:07de provoquer une catastrophe
00:15:08et de la filmer.
00:15:09Pourquoi pas ?
00:15:09Et c'est là où on peut,
00:15:11au niveau de l'enquête,
00:15:12surveiller attentivement,
00:15:13par exemple,
00:15:13les réseaux.
00:15:14Tous les réseaux sociaux
00:15:15de part et d'autre.
00:15:16Parce qu'on ne peut pas
00:15:17exclure l'hypothèse
00:15:19d'un acte purement gratuit,
00:15:21d'esprit purement reptilien
00:15:23qui se serait amusé
00:15:24à tenter de provoquer
00:15:26une catastrophe,
00:15:27quelque chose
00:15:27de vraiment cataclysmique
00:15:28et de s'en vanter
00:15:30par la suite.
00:15:30Je suis assez optimiste
00:15:31sur l'enquête
00:15:32parce qu'effectivement,
00:15:32comme ça vient d'être dit,
00:15:33on ne peut pas faire ça
00:15:34à deux ou à trois,
00:15:35300 kilos.
00:15:36Donc, on laisse des traces.
00:15:37On laisse des traces.
00:15:38En tout cas,
00:15:39je n'exclue pas le fait
00:15:40qu'on en parle
00:15:41et que ça se sache.
00:15:42Parce que, voilà,
00:15:43c'est un événement
00:15:44qui est un sur-événement.
00:15:45Il y a un choc psychologique,
00:15:47clairement.
00:15:48Si c'est ce que je crois,
00:15:50on n'a peut-être pas à faire,
00:15:51et je l'espère,
00:15:52à des voyous
00:15:52de très très grande envergure
00:15:55parce que soit ça l'est
00:15:56et il y aura des revendications,
00:15:57il y aura quelque chose.
00:15:58Pardon,
00:15:58la dernière fois qu'on a dit ça,
00:15:59c'était le Louvre.
00:16:00On n'a pas encore retrouvé
00:16:01les bijoux.
00:16:02C'est un parallèle,
00:16:03mais on ne retrouve pas toujours...
00:16:05Et sur les rails,
00:16:06les sabotages des TGV
00:16:07avant les Jeux Olympiques
00:16:08où, d'après nos informations,
00:16:09on n'a toujours interpellé personne.
00:16:10il y avait une arrière-pensée sociale
00:16:11aussi, quelque part,
00:16:13de saboter un événement
00:16:14lié à quelque chose qui...
00:16:15Oui, mais il n'empêche
00:16:16que l'enquête est compliquée
00:16:17et aujourd'hui...
00:16:17Là, on s'attaque
00:16:18à des gens qui vont bosser,
00:16:19tout simplement.
00:16:20Gérard Felzer,
00:16:22l'enquête,
00:16:22la police technique
00:16:23aujourd'hui est sur place.
00:16:24Elle est toujours sur place,
00:16:25d'ailleurs,
00:16:25sur les lieux du déraillement.
00:16:28Sur quoi elle va se concentrer
00:16:29aujourd'hui ?
00:16:29Alors, le BATTA,
00:16:31le transport terrestre,
00:16:32le bureau enquête analyse,
00:16:34devra,
00:16:35c'est son rôle en tous les cas,
00:16:36faire des recommandations
00:16:37pour pas que ça arrive de nouveau.
00:16:39Mais alors,
00:16:39le pire est toujours devant nous.
00:16:41C'est terrible
00:16:41parce que comment on aurait pu penser
00:16:44que quelqu'un,
00:16:45volontairement,
00:16:46fasse dérailler un train ?
00:16:48C'est complètement inédit.
00:16:49Mais c'est dans tous les moyens
00:16:50de transport,
00:16:51c'est la même chose.
00:16:51Moi-même,
00:16:52quand j'étais commandant de bord,
00:16:53il y a un passager
00:16:54qui m'a coupé mes quatre moteurs
00:16:55qui voulait se suicider
00:16:56avec tout l'avion.
00:16:58Impensable.
00:16:58On n'y avait jamais pensé avant.
00:16:59Mais on a quand même
00:17:00proposé des formations
00:17:02spécifiques à ce genre d'incident.
00:17:04Je pense qu'il va falloir
00:17:05faire la même chose pour ça.
00:17:06Mais là,
00:17:06on n'est pas sûr
00:17:06que le conducteur a eu le temps
00:17:07tout simplement
00:17:08d'appuyer sur un bouton ?
00:17:10D'après ce qu'on a vu
00:17:11des témoignages,
00:17:12juste avant l'accident,
00:17:14il y avait des vibrations
00:17:15assez importantes.
00:17:16Donc,
00:17:17probablement,
00:17:18il n'a pas eu le temps.
00:17:19Mais c'est vrai
00:17:20qu'un train
00:17:22qui pèse en gros
00:17:23200 à 300 tonnes
00:17:25à 150 km heure,
00:17:27il lui faut un kilomètre
00:17:27pour s'arrêter.
00:17:29On peut freiner,
00:17:31avoir un choc
00:17:31un peu moins fort,
00:17:32mais un kilomètre
00:17:33pour s'arrêter
00:17:34sur un train.
00:17:34Hier soir,
00:17:35il roulait
00:17:36à quelle vitesse ?
00:17:37On sait
00:17:38à quelle vitesse
00:17:38il roulait ?
00:17:39Oui,
00:17:39je crois que c'est
00:17:40150.
00:17:41Oui,
00:17:41dans ces eaux-là.
00:17:42Les vitesses de TER,
00:17:43en tout cas,
00:17:43c'est entre 100 et 160 km heure
00:17:45en fonction des voies.
00:17:46Et là,
00:17:46effectivement,
00:17:47il semblerait
00:17:47que c'était un train
00:17:48qui circulait
00:17:48aux alentours
00:17:49de 140 km heure.
00:17:50Peut-être un point
00:17:50qui ira à compléter,
00:17:53c'est que les trains
00:17:54disposent également
00:17:54d'une boîte noire,
00:17:55si j'ai bien compris,
00:17:56qui devraient pouvoir
00:17:57également apporter
00:17:58des informations importantes
00:17:59sur les circonstances
00:18:00de l'accident.
00:18:02Maxime le confirme,
00:18:03elle est étudiée
00:18:05et elle va également
00:18:06servir à l'enquête.
00:18:07On est avec Bernard Aubin,
00:18:09ancien ingénieur
00:18:10transport et exploitation
00:18:11à la SNCF.
00:18:11Bonsoir,
00:18:12M. Aubin.
00:18:13Quand on vous a contacté
00:18:14un peu plus tôt
00:18:14dans la journée,
00:18:15vous nous avez dit
00:18:16qu'il faut rester prudent
00:18:17sur l'origine
00:18:18de ce déraillement.
00:18:19Est-ce que vous dites
00:18:20ce soir la même chose encore
00:18:21avec ce qu'on vient d'entendre,
00:18:22c'est-à-dire un rail
00:18:24de 300 kg
00:18:24dans une zone
00:18:26où il n'y avait pas de travaux
00:18:27et un train
00:18:27qui était passé
00:18:28une heure avant ?
00:18:30Oui,
00:18:30il faut toujours être prudent.
00:18:32L'expérience
00:18:33en termes d'accident
00:18:34m'a moi-même invité
00:18:36à être extrêmement prudent
00:18:37parce que les causes
00:18:38de déraillement
00:18:39peuvent être multiples.
00:18:40Alors,
00:18:41il y a effectivement
00:18:41ce soir
00:18:42une cause
00:18:43qui est privilégiée.
00:18:45Ce rail,
00:18:46comment est-il apparu
00:18:47au milieu des voies ?
00:18:48On peut très bien
00:18:49imaginer
00:18:50qu'il y ait eu
00:18:50des travaux d'entretien
00:18:52quelques jours auparavant
00:18:53qui ont conduit
00:18:54la SNCF
00:18:55à découper
00:18:55un tronçon de rail,
00:18:56à laisser l'ancien tronçon
00:18:58sur place
00:18:59remplacé par un rail neuf
00:19:00parce qu'on n'imagine pas
00:19:03faire des kilomètres
00:19:04et des kilomètres
00:19:05avec à bout de bois
00:19:06un rail de 300 kg.
00:19:08Donc,
00:19:09ce qui interpelle aussi,
00:19:11c'est la connaissance
00:19:13parce que les personnes
00:19:14qui ont commis
00:19:15ce méfait
00:19:16qui n'est pas
00:19:17un acte de malveillance,
00:19:18qui est un acte criminel.
00:19:19Je pense qu'il faut appeler
00:19:20les choses par leur nom.
00:19:24Ces gens-là,
00:19:25ils savaient pertinemment
00:19:27le cas échéant
00:19:28que le rail était en place.
00:19:29Ils se sont sans doute
00:19:31renseignés aussi
00:19:32sur la circulation
00:19:33des trains.
00:19:34Ils ont pris
00:19:35le matériel nécessaire
00:19:36pour soulever le rail
00:19:37parce que ce n'est pas
00:19:38avec une paire de gants
00:19:39qu'on soulève un rail.
00:19:41Une autre chose
00:19:42qui interpelle aussi,
00:19:43c'est qu'en fonction,
00:19:45et je ne rentrerai pas
00:19:45plus en avant
00:19:46dans les détails,
00:19:47mais en fonction
00:19:47du positionnement
00:19:49de cet obstacle
00:19:50dans les voies,
00:19:51ça aurait pu,
00:19:51au contraire,
00:19:53empêcher le déraillement.
00:19:54Je n'en dirai pas plus,
00:19:56mais il faut aussi
00:19:57savoir
00:19:58que c'était peut-être
00:20:00contre-intuitif
00:20:02de placer
00:20:02comme ils l'ont placé
00:20:03de manière à ce que
00:20:04les installations de sécurité
00:20:05ne le détectent pas
00:20:06et que le déraillement
00:20:08puisse avoir lieu.
00:20:09Donc,
00:20:09il y a quand même
00:20:10une planification,
00:20:11il y a quand même
00:20:11une réflexion derrière tout ça.
00:20:13– Pardon Bernard Robin,
00:20:14je vous ai interrompu,
00:20:15vous nous dites que
00:20:16ce rail aurait pu être détecté
00:20:18par les services de sécurité
00:20:19de la SNCF ?
00:20:20Quand on pose un rail
00:20:21sur les deux,
00:20:23ça crée quelque chose,
00:20:24ça allume un bouton rouge
00:20:25quelque part ?
00:20:26– Alors,
00:20:28vous comprendrez
00:20:29que je ne vais pas rentrer
00:20:30trop dans les détails
00:20:31parce que je ne vais pas
00:20:31donner le mode d'emploi
00:20:33à des gens
00:20:34pour bien disposer
00:20:37des éléments
00:20:38qui peuvent compromettre
00:20:39la sécurité.
00:20:39mais dans certains cas,
00:20:41il arrive qu'un obstacle
00:20:42provoque par lui-même,
00:20:44par sa présence elle-même,
00:20:46de l'arrêt des circulations
00:20:48et ça n'a pas été le cas.
00:20:50Donc,
00:20:50ça m'interpelle aussi
00:20:51et je me dis
00:20:52est-ce que ces gens-là
00:20:53sont vraiment bien renseignés
00:20:55sur les systèmes de sécurité,
00:20:57sur les systèmes de fonctionnement
00:20:58parce que quand on amalgame
00:21:00tous ces éléments
00:21:01entre le passage des trains,
00:21:03entre le déplacement de ce rail,
00:21:05entre le positionnement du rail,
00:21:07ça fait quand même
00:21:08pas mal d'éléments
00:21:09qui interpellent.
00:21:11Merci beaucoup Bernard Aubin,
00:21:13merci à vous
00:21:13d'avoir été en direct avec nous,
00:21:14c'est intéressant
00:21:15ce que dit M. Aubin.
00:21:16Je voudrais d'un mot
00:21:17qu'on revienne
00:21:17sur ce qui se passe maintenant.
00:21:18Sur place,
00:21:19on a parlé de la boîte noire
00:21:20du train
00:21:20qui est en cours d'examen.
00:21:22L'enquête,
00:21:22elle va se dérouler
00:21:23à la fois le long
00:21:24de cette voie ferrée
00:21:25et aussi sans doute
00:21:27à l'heure où on se parle,
00:21:27auprès des passagers,
00:21:28auprès des gens
00:21:29qui habitent à côté.
00:21:30Oui, bien sûr,
00:21:30au niveau des abords immédiats,
00:21:33ça a été dit
00:21:34et répété à juste titre,
00:21:35on ne peut pas manipuler ça
00:21:36comme ça.
00:21:37Il faut être plus sûr,
00:21:38très nombreux même.
00:21:39Donc, il n'est pas à exclure
00:21:41et je pense que les enquêteurs
00:21:42n'ont pas besoin de moi
00:21:42pour leur suggérer
00:21:43d'imaginer que dans le voisinage,
00:21:46on ait repéré
00:21:47quelques individus
00:21:49qui n'ont pas l'habitude
00:21:50d'être là,
00:21:50se rassembler,
00:21:51se diriger vers les voies
00:21:52et peut-être même
00:21:53être équipés de ce qu'il faut
00:21:54pour le déplacer.
00:21:55Parce que,
00:21:55si j'ai bien entendu,
00:21:56c'était le rail
00:21:58qui était sur l'autre rail,
00:21:59c'est bien ça ?
00:22:00Alors,
00:22:01le procureur dit
00:22:02qu'il était sur l'un
00:22:03des deux rails
00:22:04et pour décrire rapidement
00:22:06les lieux,
00:22:07c'est à côté
00:22:07de la départementale 7
00:22:08d'une route
00:22:09qui se trouve
00:22:09à 50 mètres,
00:22:10il y a une forêt
00:22:11entre les deux,
00:22:12il y a un léger parking
00:22:13à côté,
00:22:13c'est juste après
00:22:14un passage à niveau.
00:22:15Et si j'ai bien compris
00:22:16ce qu'a dit Encreux
00:22:16M. Aubin
00:22:17il y a quelques minutes,
00:22:17s'il avait été posé
00:22:18sur les deux rails,
00:22:20peut-être qu'un dispositif
00:22:21de sécurité
00:22:22se serait déclenché.
00:22:23Ce qui exclut en tout cas
00:22:24l'hypothèse
00:22:25de travaux préalables
00:22:26qui auraient expliqué
00:22:27qu'il était laissé là
00:22:28par hasard,
00:22:29si j'ai bien compris.
00:22:30et les travaux
00:22:32ont lieu la nuit
00:22:32donc s'il y avait eu
00:22:34une erreur de commise
00:22:35lors des travaux
00:22:36il y aurait eu des trains
00:22:36toute la journée
00:22:37qui seraient passés.
00:22:38Le premier train
00:22:39aurait été impacté
00:22:40et certainement pas
00:22:40le xième de la journée.
00:22:42Un point important
00:22:43peut-être aussi Marc
00:22:44parce qu'on parle
00:22:44de cet accident,
00:22:45d'abord ça a été dit
00:22:46on a échappé à une catastrophe
00:22:47ça c'est un point important
00:22:48mais pour autant
00:22:49le transport ferroviaire
00:22:50le transport aérien
00:22:51reste les transports
00:22:52les plus fiables
00:22:53encore aujourd'hui
00:22:54en termes de sécurité
00:22:55il faut le souligner
00:22:56je crois que c'est aussi
00:22:58un point important.
00:22:58Sur les dix dernières années
00:23:00chaque année
00:23:01il y a à peu près
00:23:02on va dire
00:23:02250 000 blessés
00:23:04je parle que des blessés
00:23:05pas des morts
00:23:05on ne fait pas de statistiques
00:23:07un mort c'est un mort de trop
00:23:08donc ça prouve
00:23:09dans le même temps
00:23:11on a l'automobile
00:23:13les routes
00:23:13et bien c'est
00:23:15c'est considérable
00:23:16et pour le ferroviaire
00:23:18et bien c'est moins
00:23:19de 50 ou 60
00:23:20donc entre 60
00:23:21et 235 000
00:23:23on voit que c'est quand même
00:23:24le mode de transport
00:23:25le plus sûr du monde.
00:23:27Merci beaucoup à tous les quatre
00:23:28je vous rappelle donc
00:23:29le dernier bilan
00:23:2944 blessés
00:23:30et très clairement
00:23:31la piste d'un acte criminel
00:23:33d'un acte de malveillance
00:23:34d'un acte criminel
00:23:34avec ce rail
00:23:36qui a probablement été
00:23:36donc déposé
00:23:37et qui a causé
00:23:39le déraillement de ce train
00:23:40hier soir
00:23:40on va revenir tout à l'heure
00:23:41sur l'enquête
00:23:42mais d'abord
00:23:42le compte à rebours
00:23:43ce soir pour Céline Dion
00:23:45et pour tous les fans
00:23:46également de la chanteuse
00:23:47après six ans d'absence
00:23:48elle sera sur scène
00:23:49dans moins d'une heure maintenant
00:23:50on va voir tout d'abord
00:23:51les images de son arrivée
00:23:52du côté de Nanterre
00:23:55à la plénitude
00:23:56Arena
00:23:57où elle montera sur scène
00:23:58dans un peu moins d'une heure
00:23:59maintenant
00:23:59c'est là que se trouve
00:24:00Julie Poncet
00:24:01je suppose que le public
00:24:02est déjà là
00:24:03en tout cas pour tous ceux
00:24:04qui ont cassé leur tirelire
00:24:08Oui alors ça y est
00:24:09les portes ont ouvert
00:24:09il y a une heure
00:24:11vous voyez les 33 000
00:24:12spectateurs qui sont présents
00:24:13dans la salle ce soir
00:24:14commencent à rentrer
00:24:15enfin une bonne partie
00:24:16est déjà rentrée dans la salle
00:24:18vous le disiez
00:24:18ça fait 9 ans que Céline Dion
00:24:19n'avait pas donné
00:24:20de concert en France
00:24:21de concert de cette ampleur là
00:24:23alors forcément
00:24:24les fans ils n'ont qu'une hâte
00:24:25c'est la voir sur scène
00:24:26Lydie vous êtes avec vos copines
00:24:27vous venez de Marseille
00:24:28pourquoi c'était important
00:24:30de venir ce soir
00:24:31et qu'est-ce que vous attendez
00:24:31de ce premier concert ?
00:24:33C'était un rêve
00:24:34très clairement
00:24:34qu'on a eu grâce à notre amie
00:24:36qui s'est battue
00:24:37pour ses places
00:24:37et qu'est-ce qu'on attend
00:24:39de ce concert ?
00:24:40d'être dans la joie
00:24:41le partage
00:24:44extraordinaire
00:24:44on a hâte
00:24:45vraiment hâte
00:24:46ça va être super
00:24:46vraiment
00:24:47Vous me disiez
00:24:48mais Eva avant
00:24:49Céline c'est un peu
00:24:49une histoire de famille
00:24:50c'est votre maman
00:24:51qui l'écoutait ?
00:24:52Exactement
00:24:53avec ma maman
00:24:54avec ma soeur également
00:24:55ma meilleure amie
00:24:56qui est là
00:24:56depuis 15 ans
00:24:57ça nous a bercé
00:24:59toutes nos soirées
00:24:59en boîte de nuit
00:25:00encore aujourd'hui
00:25:01avec mon fils
00:25:02avec son enfants maintenant
00:25:03leurs enfants surtout
00:25:04exactement
00:25:05et on a qu'une hâte
00:25:07c'est dit être
00:25:07dans quelques instants
00:25:09c'est ça
00:25:09vous avez mis les baskets
00:25:10vous avez mis la tenue
00:25:11c'est quoi
00:25:11c'est quoi la tenue
00:25:12pour venir au premier concert
00:25:13de Céline ?
00:25:14Racontez-moi
00:25:14basket messieurs dames
00:25:16basket parce qu'il faut
00:25:17savoir sauter
00:25:18pour pouvoir s'enjailler
00:25:20voilà
00:25:20et pour pouvoir danser
00:25:22et sauter
00:25:23c'est exactement ça
00:25:23être à l'aise
00:25:25donc là vous allez forcément
00:25:26me chanter une petite chanson
00:25:27on est obligé
00:25:28laquelle ?
00:25:29laquelle on chante ?
00:25:30allez c'est parti
00:25:31on va chanter ensemble
00:25:32ou pas ?
00:25:32allez vous commencez
00:25:34j'irai où tu iras
00:25:36où mon père sera toi ?
00:25:39allez tout le monde
00:25:39j'irai où tu iras
00:25:41qu'importe la place
00:25:43et qu'importe l'endroit
00:25:44voilà tout le monde
00:25:45est à fond
00:25:46pour ce premier concert
00:25:47qui devrait débuter
00:25:48à 20h
00:25:49et qui devrait durer
00:25:492h20
00:25:50il faut les libérer
00:25:51maintenant ce serait dommage
00:25:52de rater la première chanson
00:25:53à cause de vous
00:25:54après avoir fait tout ce chemin
00:25:56merci beaucoup
00:25:57Julie Ponset
00:25:58merci à vous
00:25:59je salue Steven Bellery
00:26:00le chef du service culture
00:26:00de BFM TV
00:26:01bonsoir Steven
00:26:02Morgane Giuliani
00:26:03bonsoir journaliste
00:26:04auteur de Céline Dion
00:26:05le phénix pop
00:26:06chez Talent Édition
00:26:08elle fait quoi en ce moment
00:26:09Céline Dion ?
00:26:10on a vu qu'elle était arrivée
00:26:10ça y est elle est en loge
00:26:12je pense qu'elle se repose
00:26:13elle doit être dans le silence
00:26:14dans le noir probablement
00:26:15elle doit être dans une forme
00:26:16de concentration absolue
00:26:19peut-être qu'elle se détend
00:26:20avec ses enfants
00:26:20ils sont tous les trois arrivés
00:26:21René Charles est arrivé
00:26:22en milieu de semaine
00:26:23on l'a vu à la sortie de l'hôtel
00:26:25c'est l'aîné
00:26:26avec un pull Céline Dion
00:26:27un sweat Céline Dion
00:26:28c'est assez amusant
00:26:29de les voir comme ça ensemble
00:26:30on sent qu'elle est vraiment
00:26:31entourée des siens
00:26:32et elle doit être dans
00:26:34la plus grande des concentrations
00:26:35et le stress
00:26:36elle a dit que pour la première fois
00:26:38elle avait une petite forme de stress
00:26:39jamais dans sa carrière
00:26:40Céline Dion n'a eu autant
00:26:42d'espace entre deux concerts
00:26:43c'est la première fois
00:26:44qu'elle monte sur scène
00:26:45depuis six ans
00:26:45c'est son premier concert en France
00:26:47depuis neuf ans
00:26:47donc c'est aussi un défi pour elle
00:26:50au-delà de la maladie
00:26:51il y a une forme de retrouvailles
00:26:52et d'appréhension pour elle
00:26:53qu'on l'imagine assez logique
00:26:55Morgane
00:26:569 millions de personnes
00:26:57ont donné le chiffre hier
00:26:58qui ont tenté d'acheter des billets
00:26:59900 000 qui ont réussi à le faire
00:27:01on a entendu
00:27:02780
00:27:02pardon
00:27:03j'ai un peu gonflé les chiffres
00:27:05on espère qu'elle rajoute
00:27:06des dates
00:27:07comment vous expliquez
00:27:08qu'elle soit à ce point
00:27:09adulée par ses fans
00:27:11c'est quelqu'un
00:27:12déjà c'est une chanteuse extraordinaire
00:27:14c'est une des plus grandes chanteuses
00:27:15de l'histoire de la musique
00:27:16je pense tout simplement
00:27:17et puis je pense qu'on a tous
00:27:19un lien plus ou moins proche
00:27:20avec elle
00:27:21soit nous on peut être fan
00:27:22soit quelqu'un
00:27:23dans notre entourage
00:27:24et c'est quelqu'un
00:27:25dont les tubes ont bercé
00:27:26quand même
00:27:26les 40 dernières années
00:27:28de notre vie
00:27:28même si on n'est pas fan
00:27:29de Céline Dion
00:27:30on connaît forcément
00:27:31au moins un lait de 2-3 chansons
00:27:32et c'est une artiste
00:27:34tout simplement incontournable
00:27:34ou un petit peu plus
00:27:34pour être honnête
00:27:36parfois un petit peu plus
00:27:37à quoi il va ressembler
00:27:38ce premier show
00:27:41ce soir on y voit plus clair
00:27:42maintenant ça y est
00:27:42il y a des fuites
00:27:43ou toujours pas ?
00:27:43il y a eu quelques petites fuites
00:27:44enfin même c'est même plus des fuites
00:27:45puisque c'est organisé
00:27:47ils ont mis en vente
00:27:47le programme hier
00:27:48on savait à peu près
00:27:49à quoi allait ressembler
00:27:50la scène
00:27:50sous la forme de dessin
00:27:52dans quelques secondes
00:27:52on va pouvoir vous montrer
00:27:53les premières images
00:27:54des spectateurs
00:27:55qui sont rentrés dans la salle
00:27:57puisque les portes ont ouvert
00:27:57à 18h
00:27:58donc on retrouve ce décor
00:27:59monumental
00:27:59avec deux énormes cylindres
00:28:02on imagine que Céline Dion
00:28:03sera au milieu
00:28:03qui vont s'ouvrir
00:28:04et que toute l'imagerie
00:28:06ça serait deux énormes cylindres
00:28:08qui s'ouvriraient ainsi
00:28:09je pense que visiblement
00:28:10même en termes de lumière
00:28:11on travaille beaucoup
00:28:12par des zones
00:28:13avec comme ça
00:28:14des cylindres
00:28:14et cette thématique
00:28:15reviendrait beaucoup
00:28:16c'est en cela
00:28:16extrêmement différent
00:28:17des deux dernières tournées parisiennes
00:28:18de Céline Dion
00:28:19à l'accord arena
00:28:20Paris-Bercy
00:28:21où là franchement
00:28:22en termes de décor
00:28:23c'était très sobre
00:28:23voire inexistant
00:28:25en termes de musicien aussi
00:28:27c'était vraiment
00:28:27dans la sobriété
00:28:29là on voit
00:28:30qu'il y a une envie
00:28:30de marquer les esprits
00:28:31probablement que ce concert
00:28:32va être capté
00:28:33Céline Dion l'a dit à ses fans
00:28:34durant ces derniers jours
00:28:35il va être probablement diffusé
00:28:37peut-être sur Prime Vidéo
00:28:38voilà on a les premières images
00:28:39regardez cette scène
00:28:40donc là on sait
00:28:42qu'elle a utilisé
00:28:43le gigantisme
00:28:44de la plénitude arena
00:28:45qui je le rappelle
00:28:45est la plus grande salle
00:28:4635 000 places
00:28:4730 000
00:28:47parce qu'on est une fausse
00:28:48je me trompe à chaque fois
00:28:51c'est 40 000
00:28:53la défense arena
00:28:54Céline Dion
00:28:55vu la sociologie de son public
00:28:56a choisi une fausse assise
00:28:58donc c'est pour ça
00:28:58qu'il n'y avait pas des fans
00:28:59devant la salle
00:29:00depuis 6h du matin
00:29:00tout le monde a une place
00:29:01numérotée
00:29:02donc on ne vend que
00:29:0330 000 billets par soir
00:29:03multiplié par 26
00:29:04ça fait 780 000 billets vendus
00:29:06on en est là
00:29:07on voit donc
00:29:08que les gens s'installent
00:29:09et qu'elle a donc
00:29:10avec son nouveau metteur en scène
00:29:12arrivant dans l'architecture
00:29:13Céline Dion
00:29:14il est aussi québécois
00:29:15comme 100% du reste de son équipe
00:29:16il s'appelle Willow Perron
00:29:17il a 51 ans
00:29:18et il vient d'une scène
00:29:18un peu plus branchée
00:29:19il a bossé pour les boutiques
00:29:20américaines appareils
00:29:21il a bossé avec Rihanna
00:29:22il a bossé avec Kanye West
00:29:23il a bossé avec Beyoncé
00:29:24sur la dernière tournée
00:29:25donc là
00:29:26il y a peut-être aussi
00:29:26une envie de modernité
00:29:28de renouveau
00:29:29c'est vraiment
00:29:30une New Day As Com
00:29:30ça pourrait être le titre
00:29:31d'ouverture ce soir
00:29:32le premier jour du reste de sa vie
00:29:33le premier jour
00:29:34d'une nouvelle ère pour elle
00:29:36le début des années 2000
00:29:37avec la résidence à Vegas
00:29:38et sa maternité
00:29:42après à 58 ans
00:29:43elle ouvre une nouvelle ère
00:29:44ça passe, ça casse
00:29:45on verra
00:29:45mais il va falloir aussi
00:29:46qu'elle ait les bonnes chansons
00:29:47les gros tubes qu'il faut
00:29:48pour relancer aussi
00:29:49sa carrière en termes de titres
00:29:50parce que c'est vrai
00:29:51qu'elle n'a pas eu d'énormes tubes
00:29:52depuis des années
00:29:53mais on voit que la légende
00:29:54est intacte
00:29:54et qu'elle n'a jamais
00:29:55été aussi populaire
00:29:56pour le coup
00:29:56mais grâce peut-être
00:29:57au répertoire d'avant
00:29:59elle a donné un indice
00:30:00à ses fans
00:30:01j'avoue que j'ai pas compris
00:30:02mettez-vous de bonnes chaussures
00:30:03vous qui parlez de Céline Dion
00:30:05couramment
00:30:05ça veut dire quoi
00:30:06mettez-vous de bonnes chaussures
00:30:07les gens a priori
00:30:08ne venaient pas pieds nus
00:30:09à son concert
00:30:10je pense que ça veut dire
00:30:11que ça va bouger
00:30:12que ça va danser
00:30:13et que même si officiellement
00:30:14la fosse est assise
00:30:15je pense que les gens
00:30:16vont être debout
00:30:16pendant 2h20
00:30:18donc oui
00:30:19mettez des bonnes chaussures
00:30:20parce que ça va être
00:30:20quand même un petit marathon
00:30:21parce que parfois
00:30:22c'est vrai que Céline Dion
00:30:23parce qu'en France
00:30:24elle va chanter 60 à 70%
00:30:26de titres francophones
00:30:27il y a beaucoup de balades
00:30:28et on sait toujours
00:30:30que le titre d'ouverture
00:30:31ça peut être terre
00:30:31ça peut être destin
00:30:32ça peut être la prière païenne
00:30:34qu'elle n'aurait pas chanté
00:30:34depuis des années
00:30:35ça pourrait être une bonne idée
00:30:36et qu'il y a aussi
00:30:37dans son répertoire
00:30:38des titres très rythmés
00:30:39peut-être que Céline Dion
00:30:40va en profiter
00:30:40et qu'elle aura envie
00:30:41de faire danser les gens
00:30:42et pas les faire pleurer
00:30:43qu'il y aura des danseurs
00:30:44sur scène
00:30:44ce qui n'était pas arrivé
00:30:45depuis la tournée
00:30:45Taking Chance's Tour
00:30:46je crois de mémoire
00:30:47Bonjour Flaubel
00:30:49merci d'être avec nous
00:30:50vous êtes le sosie physique
00:30:51et vocale de Céline Dion
00:30:53vous serez sur scène
00:30:54vous aussi ce soir
00:30:55je précise que c'est pour ça
00:30:56que vous n'êtes pas sans doute
00:30:57au premier rang de ce concert
00:30:59de Céline Dion
00:31:00qu'est-ce qui vous inspire
00:31:02chez Céline Dion
00:31:07Bonjour
00:31:09oui en effet
00:31:09je suis moi-même
00:31:10à Aix-en-Provence
00:31:12donc je ne peux pas être
00:31:13ce soir à l'aréna
00:31:15mais je suis de tout cœur
00:31:17qu'est-ce qui m'inspire
00:31:18sa grande simplicité
00:31:19je suis tellement
00:31:21tellement contente
00:31:22c'est pas une vie
00:31:23cette affaire là
00:31:25c'est pas de bon sens
00:31:26sinon on va passer
00:31:26une soirée exceptionnelle
00:31:29ça c'était pour le clin d'œil
00:31:32à Céline
00:31:33mais sinon oui
00:31:34c'est très inspirant
00:31:34de voir les gens
00:31:36qui sont touchés
00:31:36par ces chansons
00:31:37à la fin de chaque concert
00:31:38les gens viennent me dire
00:31:39telle chanson
00:31:40ça me rappelle tel souvenir
00:31:42donc il y a
00:31:42Parler à mon père
00:31:43Pour que tu m'aimes encore
00:31:44sous le vent
00:31:45qui rappelle parfois
00:31:46les rencontres des gens
00:31:48en tout cas
00:31:49c'est toujours marquant
00:31:50et les personnes
00:31:51sont très touchées
00:31:52par sa sincérité
00:31:53par son accessibilité
00:31:56donc moi j'ai eu la chance
00:31:57de l'avoir plusieurs fois
00:31:58en concert
00:31:59et dans mes prestations
00:32:02j'essaye de retransmettre
00:32:03cette joie
00:32:05de partager la musique
00:32:06ensemble
00:32:07Et vous travaillez encore
00:32:08votre personnage aujourd'hui
00:32:09ça veut dire que vous regardez
00:32:10en boucle les concerts
00:32:11de Céline Dion
00:32:12pour être parfaite
00:32:13dans l'accent
00:32:13dans la tonalité
00:32:19Non moi j'aime bien
00:32:20me tenir vraiment au courant
00:32:21de ce qu'elle fait
00:32:21de son actualité
00:32:24de sa coiffure
00:32:25de sa gestuelle
00:32:26comment elle évolue
00:32:27puisque évidemment
00:32:29ça change
00:32:30par rapport à
00:32:31il y a 15-20 ans
00:32:32quand j'ai commencé
00:32:34donc je m'intéresse
00:32:35beaucoup à ce qu'elle fait
00:32:36et en plus
00:32:37ça m'émeut toujours
00:32:39donc je suis
00:32:40je suis très très
00:32:41très content
00:32:42de suivre cet artiste
00:32:44On a évidemment
00:32:45une petite question
00:32:45à vous poser
00:32:46c'est Steven Bellery
00:32:47qui me la souffle
00:32:47est-ce que vous pouvez
00:32:48nous donner un aperçu
00:32:49de ce que ça donne
00:32:49quand vous êtes Céline Dion ?
00:32:55Moi je vais arriver
00:32:56tout à l'heure
00:32:57c'est une surprise
00:32:58pour une soirée
00:33:00et je vais commencer
00:33:01pour que tu m'aimes encore
00:33:04et je vais faire
00:33:04un set romantique
00:33:06avec Titanic
00:33:07All by myself
00:33:08sous le vent
00:33:09et ensuite
00:33:10j'irai me changer
00:33:12et je ferai
00:33:12la partie rock'n'roll
00:33:13avec
00:33:14J'irai où tu iras
00:33:14prière païenne
00:33:15dans un autre monde
00:33:17donc là
00:33:18si vous voulez
00:33:18je peux faire
00:33:20j'irai où tu iras
00:33:20comme j'ai vu
00:33:21que les chers
00:33:22sont fans tout à l'heure
00:33:23devant la carréna
00:33:23Allez-y
00:33:24c'est la chanson du jour
00:33:24décidément
00:33:25ça vous dit ?
00:33:27Oui avec plaisir
00:33:27Il y a un simple
00:33:29C'est une chanson
00:33:30qui marque les esprits
00:33:31les gens adorent
00:33:32Chez moi
00:33:33les forêts se balancent
00:33:34et les toits grattent
00:33:35le ciel
00:33:36Les eaux des torrents
00:33:37sont violentes
00:33:38et les neiges
00:33:39sont éternelles
00:33:40Chez moi
00:33:41les loups sont à nos portes
00:33:42et tous les enfants
00:33:43les comprennent
00:33:44On entend les mots
00:33:45de New York
00:33:46qu'à les bateaux
00:33:47sur la Seine
00:33:48J'irai où tu iras
00:33:49Mon pays sera toi
00:33:51Qu'importe la place
00:33:52qu'importe l'endroit
00:33:55Merci beaucoup Flaubel
00:33:57d'avoir pris quelques minutes
00:33:57avec nous
00:33:58C'est la chanson
00:33:58la plus écoutée en ce moment
00:33:59C'est la chanson
00:34:00qui est la plus streamée
00:34:01tant sur Spotify
00:34:01que sur Deezer
00:34:02Parlez français
00:34:03J'irai où tu iras
00:34:03Merci
00:34:04et ça commence donc
00:34:05le concert dans une quarantaine
00:34:07de minutes
00:34:08Merci
00:34:08Un peu plus
00:34:09Petite heure on va dire
00:34:10Petite heure
00:34:10c'est normal
00:34:11elle doit être en retard
00:34:12Les couloirs sont longs
00:34:13Vous restez avec nous
00:34:14évidemment dans un instant
00:34:16le grand débat du samedi soir
00:34:17on vous révélera notamment
00:34:18cette note des renseignements
00:34:19territoriaux
00:34:19Les gilets jaunes
00:34:20sont-ils de retour en France ?
00:34:22Si vous nous rejoignez à l'instant
00:34:23c'est l'heure du grand débat
00:34:24du samedi soir
00:34:254 personnalités
00:34:264 regards également
00:34:28pour débattre de l'actualité
00:34:29et je salue dans l'ordre d'apparition
00:34:31à l'écran Nicolas Domenac
00:34:32Bonsoir Nicolas
00:34:33Éditorialiste politique
00:34:34à Challenge
00:34:35A vos côtés
00:34:35Jean-Claude Mailly
00:34:36Bonsoir M. Mailly
00:34:37Vous êtes ancien secrétaire général
00:34:39de Force Ouvrière
00:34:40Laurence Saillet
00:34:41nous rejoint ce soir
00:34:41Bonsoir
00:34:42Ancienne députée européenne
00:34:43Les Républicains
00:34:44et à vos côtés
00:34:45Yves Tréhard
00:34:45visage bien connu
00:34:49Bonsoir
00:34:50Yves Lombre des gilets jaunes
00:34:51tout d'abord ce soir
00:34:53Appel à manifester
00:34:54Appel à bloquer les ronds-points
00:34:55La colère monte
00:34:56sur les réseaux sociaux
00:34:57contre le prix des carburants
00:34:58notamment
00:34:58On va en parler avec vous
00:34:59Maxime Brunstetter
00:35:01parce que vous vous êtes procuré
00:35:02une note des renseignements
00:35:04territoriaux
00:35:05qui surveille évidemment
00:35:07les réseaux sociaux
00:35:07pour savoir jusqu'où
00:35:08pourrait aller cette colère
00:35:09Qui surveille les réseaux sociaux
00:35:11Note qu'il y a
00:35:12une accélération
00:35:13des échanges
00:35:14sur d'éventuels rassemblements
00:35:16depuis quelques heures
00:35:18Une note qui appelle
00:35:19à une vigilance particulière
00:35:20parce que s'il y a des rassemblements
00:35:22il y aurait des risques
00:35:22de troubles d'ordre public
00:35:24La note qui a observé
00:35:26un maximum d'internautes
00:35:27qui aimeraient participer
00:35:30à ce mouvement
00:35:30Alors en gros
00:35:31les revendications
00:35:32on l'a évoqué
00:35:32c'est la vie chère
00:35:33et le prix de l'essence
00:35:35Les manifestations
00:35:36elles se présenteraient
00:35:37essentiellement les samedis
00:35:38comme les gilets jaunes
00:35:40La volonté qui domine
00:35:42c'est d'être pacifique
00:35:43même s'il y a des appels
00:35:44un peu inquiétants
00:35:45à prendre l'Elysée
00:35:46à bloquer toutes les stations
00:35:47d'essence
00:35:48Les personnes
00:35:49c'est d'anciens gilets jaunes
00:35:50mais pas que aussi
00:35:51des citoyens
00:35:52et est-ce que ça va mobiliser
00:35:53la question qu'on se pose tous
00:35:54Le renseignement dit
00:35:56que d'un côté
00:35:56ils voient beaucoup
00:35:57d'enthousiasme
00:35:57chez certains internautes
00:35:58à l'idée de se remobiliser
00:36:00mais aussi beaucoup
00:36:01de scepticisme
00:36:02chez d'autres
00:36:02qui semblent
00:36:04notamment chez d'anciens gilets jaunes
00:36:05qui n'ont pas envie
00:36:06de retourner dans la rue
00:36:06pour diverses raisons
00:36:07la peur de la violence
00:36:08c'est trop cher
00:36:09pour eux de se mobiliser
00:36:10et surtout
00:36:11au nom de l'élection présidentielle
00:36:13qui est en fait
00:36:13une échéance
00:36:14qui démobilise
00:36:15parce que beaucoup disent
00:36:15bon après tout
00:36:16on va voter dans quelques mois
00:36:17à quoi ça sert
00:36:18de se mettre dans la rue
00:36:18Jean-Claude Magui
00:36:19est-ce que vous souhaitez
00:36:20ou est-ce que vous redoutez
00:36:21le retour des gilets jaunes ?
00:36:23je ne redoute pas
00:36:24mais je ne le souhaite pas
00:36:25après
00:36:26difficile de prévoir
00:36:27à un moment donné
00:36:29pour le moment
00:36:29il n'y a pas de structure
00:36:30organisée
00:36:31que ce soit syndicat
00:36:32si il y a un responsable politique
00:36:33qui appelle
00:36:34c'est sa responsabilité
00:36:36mais je ne pense pas
00:36:36vous parlez de qui ?
00:36:37Roussel
00:36:37Fabien Roussel
00:36:38le con les ronds points
00:36:39oui mais
00:36:40quand il fait ça
00:36:41je ne pense pas
00:36:42que ça amène beaucoup de gens
00:36:43à aller dans la rue non plus
00:36:45les problèmes sont réels
00:36:47le pouvoir d'achat
00:36:48le prix de l'essence
00:36:49etc
00:36:50mais ce n'est pas évident
00:36:53en probabilité
00:36:53il y a une constante
00:36:54dans l'histoire
00:36:55c'est que
00:36:56ce n'est pas dans les périodes
00:36:57les plus dures
00:36:58où les gens ont du mal
00:37:00à boucler leur fin de mois
00:37:01qui vont dans la rue
00:37:02pourquoi ?
00:37:03parce que
00:37:03se mettent en grève
00:37:05ou se mobiliser
00:37:06faire des kilomètres
00:37:07pour aller au rond-point
00:37:08ça coûte cher
00:37:09et prendre en otage
00:37:12une partie de la population
00:37:13enfin en otage pardon
00:37:14bloquer la circulation
00:37:16tout ça
00:37:16ce n'est pas évident
00:37:17et quand vous avez du mal
00:37:19à boucler vos fins de mois
00:37:20quand on vous dit
00:37:21le 10 du mois
00:37:22je n'ai plus rien
00:37:23pour manger
00:37:24ça me paraît compliqué
00:37:26il ne faut pas oublier
00:37:26qu'en 2018
00:37:29certes il y avait eu
00:37:29cette augmentation de carburant
00:37:31mais on était dans une période
00:37:32ce n'était pas le Pérou
00:37:34mais il y avait quand même
00:37:35de la croissance
00:37:37on était après une année
00:37:38plutôt assez bonne
00:37:39donc ce n'est pas dans les moments
00:37:41les plus compliqués
00:37:42que les gens se mobilisent
00:37:43et les politiques
00:37:46pour parler
00:37:46pour continuer
00:37:47les politiques
00:37:49appelaient à dire
00:37:50Jean-Luc Mélenchon
00:37:51en 2018
00:37:52il n'y est jamais parvenu
00:37:55quand il y a vraiment
00:37:56une révolte populaire
00:37:57mais ils s'en battent
00:37:58les flancs
00:37:59les politiques
00:37:59vous avez rappelé
00:38:00les mots de Fabien Roussel
00:38:01le patron des communistes
00:38:02qui a appelé aujourd'hui
00:38:03et hier d'ailleurs
00:38:04à bloquer les ronds-points
00:38:05il fera quoi Bruno Retailleau
00:38:07s'il y a les gilets jaunes
00:38:08on le verra sur les ronds-points
00:38:09alors je ne parle pas
00:38:10bien sûr
00:38:11pour Bruno Retailleau
00:38:13la tradition de la droite
00:38:14c'est rarement d'appeler
00:38:15à manifester
00:38:16de manière générale
00:38:17moi je pense que
00:38:18on avait vu Laurent Wauquiez
00:38:20avec le gilet jaune
00:38:21je vous le rappelle
00:38:21on peut redéfinir cette scène
00:38:23mais on ne l'a jamais vue en fait
00:38:24vous savez j'étais
00:38:24on s'était trompé
00:38:25ah bon ?
00:38:26vous ne le souvenez pas
00:38:27il avait nié
00:38:31ne riez pas
00:38:32j'étais sa porte-parole
00:38:33à l'époque
00:38:33donc je sais exactement
00:38:34comment s'est passé
00:38:35la chose
00:38:36non
00:38:36c'est pas comme ça
00:38:37que ça s'est passé
00:38:38mais je crois que
00:38:38c'est pas le sujet de ce soir
00:38:39j'étais sa porte-parole
00:38:40et je peux vous dire
00:38:41qu'il y a eu vraiment
00:38:42beaucoup de malentendus
00:38:43sur cette affaire
00:38:44peu importe
00:38:45je sais aussi
00:38:45dans quelle philosophie
00:38:47on était
00:38:47au début des gilets jaunes
00:38:48puisque vous voulez y revenir
00:38:51effectivement
00:38:51il y a eu un élan global
00:38:53il n'y avait pas encore
00:38:54de violence
00:38:55il n'y avait pas de difficultés
00:38:56où la droite
00:38:57a été à l'écoute
00:38:58de cette souffrance
00:38:59il y avait Eric Ciotti
00:39:00alors
00:39:00à l'écoute de cette souffrance
00:39:02si vous voulez
00:39:03et heureusement des français
00:39:04ensuite quand les choses
00:39:05ont commencé à se durcir
00:39:06et qu'il y a eu de la violence
00:39:07évidemment
00:39:08il y a eu du recul
00:39:09la différence avec les gilets jaunes
00:39:11selon moi
00:39:12c'est plusieurs choses
00:39:13je ne sais pas
00:39:14ce que ça va donner
00:39:14mais les politiques
00:39:16jouent un peu avec ça
00:39:17M. Roussel
00:39:17essaie d'exister
00:39:18il vient d'annoncer sa candidature
00:39:20je trouve que c'est quand même
00:39:21assez
00:39:22comment dire
00:39:22dangereux de sa part
00:39:24d'essayer de monter
00:39:25la pression
00:39:26à la population
00:39:27la différence
00:39:28c'est que premièrement
00:39:29beaucoup quand même comprennent
00:39:30que la crise du carburant
00:39:31ce n'est pas spécifiquement
00:39:33lié à l'action politique nationale
00:39:35ensuite
00:39:36beaucoup ont compris
00:39:37que les caisses étaient vides
00:39:38je ne suis pas d'accord
00:39:51pour un mécontentement général
00:39:53néanmoins
00:39:54néanmoins
00:39:54néanmoins
00:39:55il se trouve que la solution
00:39:56aujourd'hui
00:39:57n'est pas vraiment
00:39:58dans les mains du gouvernement
00:39:59ensuite
00:40:00on sait que les caisses
00:40:01sont vides
00:40:02c'est ça
00:40:03et ça
00:40:04il y a eu
00:40:05non mais pour baisser les taxes
00:40:06non mais arrêtez de me couper
00:40:07tous les deux minutes
00:40:08baisser les taxes
00:40:08vous allez prendre l'argent où ?
00:40:10vous êtes de droite
00:40:11vous avez une connaissance
00:40:12de l'économie
00:40:13c'est ce que les gens vont vous dire
00:40:14oui bien sûr
00:40:15mais en tout cas
00:40:15les caisses sont vides
00:40:16on va revenir sur les solutions
00:40:17dans quelques minutes
00:40:17et la dette est très très importante
00:40:19donc il y a aussi
00:40:20si vous voulez
00:40:20une prise de conscience
00:40:22une forme de défaitisme
00:40:23mais c'est encore pire
00:40:24je vais vous dire
00:40:24parce que quand les gens
00:40:25n'ont même plus
00:40:26la force quelque part
00:40:28de manifester
00:40:28c'est que le renoncement
00:40:29est tel
00:40:30et la souffrance est telle
00:40:31qu'on ne peut pas
00:40:31non plus s'en réjouir
00:40:32Nicolas Demena
00:40:33il y a une France
00:40:33pardon il y a une France
00:40:34qui est à cran
00:40:35mais qui est tellement épuisée
00:40:37qu'elle n'ira pas manifester
00:40:38l'herbe est sèche
00:40:39les forêts aussi
00:40:40je veux dire
00:40:40il manque l'étincelle
00:40:41pour que ça prenne
00:40:42je veux dire
00:40:42parce qu'il y a un sentiment
00:40:43d'injustice
00:40:44en même temps que
00:40:45au fond
00:40:47la supportabilité
00:40:48si j'ose dire
00:40:48de la vie quotidienne
00:40:49le fait que les prix
00:40:50ont augmenté
00:40:52etc
00:40:52il manque juste
00:40:53si j'ose dire
00:40:55l'étincelle
00:40:56on sait
00:40:57il suffirait que
00:40:58au hasard
00:40:59Emmanuel Macron
00:41:00s'en mêle par exemple
00:41:01et fasse preuve
00:41:02au fond
00:41:03d'un certain méprise
00:41:04qui avait été ressenti
00:41:05par les gilets jaunes
00:41:07précédemment
00:41:07bon mais
00:41:08le syndrome
00:41:09si j'ose dire
00:41:09de la personne raide
00:41:11le gouvernement
00:41:12il est plus soumis
00:41:14que Céline Dion
00:41:15hélas
00:41:15donc on n'est pas
00:41:17à l'abri
00:41:18d'une manifestation
00:41:19de ce type là
00:41:21dans les jours qui viennent
00:41:22et qui à ce moment là
00:41:23mettent le feu
00:41:23à la plaine
00:41:24et à la forêt
00:41:25je rappelle que
00:41:25en 2018
00:41:27les gilets jaunes
00:41:27refusaient
00:41:28la présence des politiques
00:41:29refusaient la présence
00:41:31des syndicats également
00:41:31d'ailleurs
00:41:32c'était un mouvement
00:41:33qui était
00:41:34s'auto-alimenter
00:41:35d'une certaine manière
00:41:36et autonome
00:41:37ils ne voulaient surtout pas
00:41:38les politiques
00:41:38et les politiques
00:41:39qui ont voulu s'y raccrocher
00:41:40ont échoué
00:41:41ah oui ça s'est mal passé pour
00:41:42contre qui politiquement
00:41:43en 2018
00:41:43c'était clair
00:41:44c'était contre Macron
00:41:45c'était clair
00:41:46rappelez-vous
00:41:47là où Macron a vu très peur
00:41:49d'ailleurs en 2018
00:41:50etc
00:41:50là c'est plus contre Macron
00:41:51il va se barrer
00:41:52donc voilà
00:41:53donc c'est plus compliqué
00:41:54en période présidente
00:41:55je voudrais vous lire
00:41:56Yves Trier
00:41:56pardon
00:41:57un extrait
00:41:57de ce rapport
00:41:58dévoilé aujourd'hui
00:41:59par BFM TV
00:42:00rapport des renseignements
00:42:01territoriaux
00:42:03certains français disent
00:42:04je vais mettre des guillemets
00:42:05nous avons peur
00:42:06de descendre dans la rue
00:42:07car nous risquons
00:42:08de nous faire casser la gueule
00:42:09par des CRS
00:42:09ou
00:42:10je continue avec les guillemets
00:42:11par des black blocs
00:42:12que l'état va encore envoyer
00:42:14pour discréditer le mouvement
00:42:15non mais c'est grave
00:42:16vous vous rendez compte
00:42:16ça veut dire qu'aujourd'hui
00:42:18les français
00:42:19enfin une partie
00:42:20des français attention
00:42:20une partie
00:42:21il ne faut pas globaliser
00:42:23une partie des français
00:42:24estime que l'état
00:42:25au lieu de les protéger
00:42:27que l'état est violent
00:42:29et ça c'est entretenu
00:42:31depuis effectivement
00:42:31l'épisode des gilets jaunes
00:42:32quand même
00:42:33où il y a eu effectivement
00:42:34des histoires
00:42:36et Mélenchon d'ailleurs
00:42:38a sérieusement surfé sur ça
00:42:39la police tue
00:42:41c'est un peu
00:42:42à ce moment là
00:42:43mais c'est grave
00:42:45de se dire qu'une partie
00:42:46de la population
00:42:47pense que la police
00:42:49les forces de l'ordre
00:42:50en France
00:42:50ne sont pas là
00:42:51pour les protéger
00:42:51ce qui est leur rôle
00:42:54mais pour les agresser
00:42:56c'est terrible
00:42:57que dit l'ancien patron
00:42:58de force ouvrière là-dessus
00:42:58non mais
00:42:59moi j'ai toujours
00:43:00il peut y avoir
00:43:01des dérapages
00:43:02etc
00:43:02mais j'ai toujours
00:43:03condamné la formule
00:43:04de violence policière
00:43:06c'est s'attaquer à la police
00:43:08ça ne mène à rien
00:43:09ils font leur boulot
00:43:09c'est très compliqué
00:43:10pour eux
00:43:11ils n'arrêtent pas
00:43:11en ce moment
00:43:13en plus
00:43:15au moment des gilets jaunes
00:43:16il y a eu
00:43:16des moments de violence
00:43:17c'était pas encadré
00:43:18rappelez-vous
00:43:18c'est des manifs
00:43:19qui n'étaient pas encadrés
00:43:20donc ça a chauffé
00:43:22c'est sûr
00:43:23et s'il y a des manifs
00:43:25spontanés
00:43:25qui ne sont pas déclarés
00:43:26etc
00:43:26la police est appelée
00:43:27à essayer de contrôler
00:43:28donc malheureusement
00:43:29il y a des dérapages
00:43:30à un moment donné
00:43:31d'un côté
00:43:31comme de l'autre
00:43:32d'ailleurs
00:43:32bon maintenant
00:43:33les blocs blocs
00:43:34c'est pas comme ça
00:43:35que ça marche
00:43:35c'est pas le gouvernement
00:43:36qui les envoie
00:43:36c'est dingue de penser
00:43:37c'est encore pire
00:43:38je pense que
00:43:39déjà de penser
00:43:40que l'État ne protège pas
00:43:41et même agresse
00:43:42mais de penser
00:43:43que l'État organise
00:43:44la venue des blocs blocs
00:43:45quelque chose
00:43:46qu'on a entendu
00:43:47pendant des mois
00:43:47au moment des Gilets jaunes
00:43:48oui bien sûr
00:43:49il y a une forme
00:43:49de désinformation virale
00:43:51sur les réseaux sociaux
00:43:52vous savez
00:43:53il y a quand même
00:43:54au sein des gens
00:43:56qui animaient
00:43:56les Gilets jaunes
00:43:57il y a quand même
00:43:57certains individus
00:43:58qui ont été
00:43:59si vous voulez
00:44:01d'une très grande
00:44:02manipulation
00:44:03et violence
00:44:04d'un complotisme
00:44:05on les a vus après
00:44:06contre le vaccin
00:44:07c'est les mêmes
00:44:08on les a vus
00:44:09dans un tas d'autres choses
00:44:10bien sûr
00:44:10donc moi
00:44:11je pense que
00:44:12je comprends
00:44:13totalement
00:44:14si vous voulez
00:44:14et je suis en colère
00:44:16je suis très en colère
00:44:17contre le gouvernement
00:44:18aujourd'hui
00:44:18leur mutisme
00:44:19leur silence
00:44:20est insupportable
00:44:21je ne comprends pas
00:44:22avec la souffrance
00:44:24des français
00:44:24aujourd'hui
00:44:25pour démarrer
00:44:26bonsoir à tous
00:44:27bienvenue
00:44:27si vous nous rejoignez
00:44:28le choc
00:44:28le choc
00:44:29et les questions
00:44:29ce soir encore
00:44:30Normandie
00:44:31au lendemain
00:44:31du déraillement
00:44:32d'un TER
00:44:32qui a fait
00:44:33une quarantaine
00:44:34de blessés
00:44:35on va d'abord
00:44:35repartir sur place
00:44:36Mathéo Pasto
00:44:37vous êtes à Cléon
00:44:38en Seine-Maritime
00:44:39depuis ce matin
00:44:40les enquêteurs
00:44:40se concentrent
00:44:41sur un morceau de rail
00:44:43retrouvé tout près
00:44:44des lieux de ce déraillement
00:44:45et le procureur
00:44:46s'est exprimé
00:44:46il y a quelques minutes
00:44:50Oui la piste
00:44:50d'un acte de malveillance
00:44:52est privilégiée ici
00:44:53car un morceau de rail
00:44:54de près de 300 kg
00:44:55a été retrouvé
00:44:56sur les voies
00:44:57sur le passage
00:44:58de ce train express
00:45:00régional
00:45:00vous allez le voir
00:45:01sur ces images
00:45:01de Baptiste Deveau
00:45:02le train est totalement
00:45:03sorti des voies
00:45:04le wagon de tête
00:45:05a même fini
00:45:06de l'autre côté
00:45:07de la voie ferrée
00:45:08couché au sol
00:45:09il faut bien imaginer
00:45:10que ce TER
00:45:10était lancé
00:45:11à près de 150 km
00:45:13quand il a percuté
00:45:14donc un objet
00:45:15sur son parcours
00:45:17et nous sommes
00:45:17à quelques mètres
00:45:18d'une départementale
00:45:19à quelques mètres
00:45:20de voisins
00:45:22ses voisins
00:45:22nous en avons rencontré un
00:45:23il a effectué hier
00:45:25les premiers secours
00:45:26je vous laisse l'écouter
00:45:28moi j'étais couché
00:45:29dans mon lit
00:45:29je regardais la télé
00:45:30d'un coup j'ai écouté
00:45:31un gros boom
00:45:31et quand je suis sorti
00:45:32j'ai vu le train
00:45:34complètement par terre
00:45:35avec des passages
00:45:35en train de crier
00:45:37et plein de fumée
00:45:38plein d'arbres tombés
00:45:39c'était assez choquant
00:45:40j'ai vu qu'il y avait
00:45:41deux extrémités
00:45:42qui étaient ouvertes
00:45:42et des gens dedans
00:45:43du coup on s'est mis
00:45:44on a pensé directement
00:45:45à aller dé sauver les gens
00:45:46du coup on s'est mis
00:45:48tous les deux à une extrémité
00:45:49on sortait les gens
00:45:49et pareil
00:45:50les gens ils étaient
00:45:51remplis de sang
00:45:51des bras cassés
00:45:53des cervicales
00:45:54tout explosait
00:45:55et on aidait les gens
00:45:56à sortir en fait
00:45:57vous le disiez
00:45:57le procureur s'est exprimé
00:45:59ce soir
00:45:59il précise que les investigations
00:46:01menées aujourd'hui
00:46:02n'ont permis d'apporter
00:46:02aucun nouvel élément
00:46:04sur la cause
00:46:04de la présence
00:46:05de ce rail
00:46:06en pleine voix
00:46:07vous voyez peut-être
00:46:08sur ces images
00:46:09une vingtaine d'enquêteurs
00:46:10de la police judiciaire
00:46:11de Rouen
00:46:11travaillent encore
00:46:12au moment où l'on se parle
00:46:13et on apprend ce soir
00:46:14que plusieurs auditions
00:46:16ont eu lieu
00:46:17dans la journée
00:46:18et sur le bilan
00:46:19de ce dramatique accident
00:46:20sur les 186 passagers
00:46:2344 blessés
00:46:244 étaient encore
00:46:25hospitalisés ce soir
00:46:27sont encore hospitalisés
00:46:28ce soir
00:46:28et la jeune fille
00:46:29de 18 ans
00:46:29dont le pronostic vital
00:46:30était engagé hier soir
00:46:32va mieux
00:46:33une question demeure ici
00:46:34à Cléon
00:46:35c'est pourquoi
00:46:36ce rail de 300 kg
00:46:37s'est retrouvé
00:46:38sur le chemin
00:46:38de ce train express régional
00:46:39hier vers 19h45
00:46:41les dernières précisions
00:46:43Mathéo Pasto
00:46:43merci à vous Laurent Valdiguier
00:46:44bonsoir
00:46:45bonsoir
00:46:45ce qu'on sait ce soir
00:46:47avec quasi certitude
00:46:48c'est que
00:46:49et je vais quand même
00:46:49mettre un conditionnel
00:46:50c'est que c'est probablement
00:46:51ce très gros morceau de rail
00:46:53qui a provoqué
00:46:54ce qui s'est passé
00:46:54alors la dernière communication
00:46:56du procureur
00:46:56il y a quelques minutes
00:46:57Marc
00:46:58semble être prudente
00:46:59sur ce qu'était
00:47:00l'hypothèse du matin
00:47:01on est sûr que ce train
00:47:03a déraillé
00:47:03il n'y a pas de doute
00:47:04ça il n'y a pas de doute
00:47:05là dessus
00:47:05on est à peu près sûr
00:47:06que le conducteur
00:47:08a actionné
00:47:08le frein coup de poing
00:47:10puisque sur les boucles
00:47:11des cheminots
00:47:12apparemment
00:47:13c'est déjà un héros
00:47:14ce conducteur
00:47:15d'avoir réussi à freiner
00:47:16avant un obstacle
00:47:17donc apparemment
00:47:19mais encore
00:47:20il faut mettre des conditionnels
00:47:21apparemment
00:47:22il aurait vu quelque chose
00:47:23sur les rails
00:47:24un héros
00:47:25parce qu'attention
00:47:25ça roule à 140 km heure
00:47:27ça fait 40 mètres secondes
00:47:29vous voyez un obstacle
00:47:30à 50 mètres
00:47:31il vous faut une seconde
00:47:32pour arrêter le train
00:47:33alors pas l'arrêter
00:47:34mais déjà
00:47:36actionner les freinages d'urgence
00:47:37s'il l'a fait
00:47:39c'est certainement
00:47:40ce qui a sauvé des vies
00:47:41parce qu'il faut aussi comprendre
00:47:42l'autre certitude
00:47:43qu'on peut avoir ce soir Marc
00:47:45c'est que c'est un miracle
00:47:46qu'il n'y ait personne
00:47:47qu'il n'y ait pas de victime
00:47:49on était tout à l'heure
00:47:50avec l'une de ces passagères
00:47:51qui nous a décrit
00:47:52le chaos à l'intérieur de ce train
00:47:53donc oui
00:47:55l'objet
00:47:56qui va devoir être
00:47:59investigué
00:48:00ce sur quoi
00:48:00ils enquêtent
00:48:01ce sur quoi
00:48:02il y a des trains
00:48:02qui sont passés une heure avant
00:48:03on le sait aussi
00:48:04il n'y avait pas cet objet
00:48:05sur les voies
00:48:06il y a probablement
00:48:07une caméra
00:48:08à l'avant du train
00:48:09qui va parler
00:48:10via la boîte noire
00:48:12du train
00:48:12qui a été saisie
00:48:14oui
00:48:14qu'est-ce qu'il y a eu
00:48:15sur ces voies
00:48:16est-ce que c'était
00:48:18cet énorme rail
00:48:19qui pèse plus de 350 kg
00:48:21c'est l'objet de l'enquête
00:48:23aujourd'hui
00:48:23bonsoir colonel Bruno Cézac
00:48:24merci d'être avec nous
00:48:25ce soir
00:48:25vous êtes ancien commandant
00:48:26de la section de gendarme
00:48:27de gendarmerie de Nancy
00:48:29c'est ce bloc de métal
00:48:31aujourd'hui
00:48:32désormais
00:48:32350 kg
00:48:33disait Laurent Valdiguet
00:48:34qu'il va falloir
00:48:35inspecter
00:48:36surveiller pour savoir
00:48:37si c'est bien lui
00:48:38et ensuite déterminer
00:48:39si quelqu'un
00:48:40l'a posé volontairement
00:48:42je comprends
00:48:43que ce bloc de métal
00:48:44concentre
00:48:45toutes les attentions
00:48:46des enquêteurs
00:48:47mais ça n'est qu'un élément
00:48:49dans une enquête
00:48:50qui va se révéler
00:48:51à mon avis
00:48:52beaucoup plus complexe
00:48:53que ça
00:48:53pour la police judiciaire
00:48:55de Rouen
00:48:56il faut bien remettre
00:48:56en perspective
00:48:57que dans ce type
00:48:58de catastrophe
00:48:58parce qu'il s'agit bien
00:48:59d'une catastrophe
00:49:00compte tenu du nombre
00:49:01de victimes
00:49:01même si la majorité
00:49:02d'entre elles
00:49:03sont rentrées
00:49:03chez elles
00:49:04vous avez une enquête
00:49:06technique
00:49:06qui est menée
00:49:07par le bureau
00:49:07enquête d'accident
00:49:08qui va déterminer
00:49:09la chronologie
00:49:10de le déroulement
00:49:12de l'accident
00:49:12à partir du moment
00:49:13où le train
00:49:14a heurté
00:49:15l'objet en question
00:49:16et l'enquête
00:49:17de la police
00:49:17qui elle
00:49:18va consister
00:49:18à déterminer
00:49:19dans quelles conditions
00:49:20cet objet
00:49:21est arrivé ici
00:49:22et s'il est arrivé
00:49:23et pour quelle raison
00:49:25et de quelle manière
00:49:28donc j'entends
00:49:29que le procureur
00:49:29de la République
00:49:30ce soir
00:49:31fait un léger
00:49:32mouvement de recul
00:49:33pour élargir
00:49:34un peu le champ
00:49:34des hypothèses
00:49:38d'expérience
00:49:39je serais tenté
00:49:40de penser
00:49:40que c'est plutôt sage
00:49:41et je vais vous expliquer
00:49:42pourquoi
00:49:43je constate
00:49:44que les opérations
00:49:45de police technique
00:49:46ont toujours lieu
00:49:47sur le lieu
00:49:47de l'accident
00:49:48ce qui veut dire
00:49:49que les enquêteurs
00:49:50recherchent
00:49:50le maximum
00:49:51de traces
00:49:53physiques
00:49:53visibles
00:49:54sur le terrain
00:49:54si on part
00:49:55dans l'idée
00:49:56qu'un certain nombre
00:49:57de personnes
00:49:57sont venues volontairement
00:49:59déplacer ce rail
00:50:00pour le mettre
00:50:00en position
00:50:02de faire dérailler le train
00:50:03ça suppose
00:50:03qu'ils ont laissé
00:50:04beaucoup de traces
00:50:04si on trouve
00:50:05qu'une seule trace
00:50:05ça n'a aucun intérêt
00:50:06donc il faut trouver
00:50:07le maximum de traces
00:50:09humaines
00:50:10physiques
00:50:10techniques
00:50:11peut-être qu'on va trouver
00:50:12d'autres raisons
00:50:13notamment sur les installations
00:50:14de la SNCF
00:50:15ça c'est le premier point
00:50:16le deuxième point
00:50:17c'est que les enquêteurs
00:50:18doivent travailler
00:50:19sur d'autres traces
00:50:20au-delà des témoins
00:50:21qui vont être entendus
00:50:22le conducteur
00:50:23de la rame
00:50:24et les voyageurs
00:50:25d'autres traces
00:50:26qui sont des traces
00:50:28numériques
00:50:28qui sont des traces
00:50:29téléphoniques
00:50:29et qui vont les aider
00:50:30aussi à comprendre
00:50:31le contexte
00:50:32dans lequel
00:50:33cette affaire est survenue
00:50:34on va voir
00:50:35qui a borné
00:50:36dans le coin hier soir
00:50:36à partir du contexte
00:50:38essayer de dégager
00:50:39non pas une hypothèse
00:50:40parce que là
00:50:41je pense qu'ils en ont
00:50:41déjà quelques-unes
00:50:42mais le mobile potentiel
00:50:44et les motivations
00:50:45qui ont pu
00:50:45j'essaie de bien comprendre
00:50:46j'essaie de bien comprendre
00:50:47pardon colonel
00:50:48pourquoi on revient
00:50:49en arrière ce soir
00:50:49pourquoi depuis ce matin
00:50:51les policiers
00:50:52et les enquêteurs
00:50:52nous disent très probablement
00:50:53acte malveillant
00:50:54acte criminel
00:50:55et pourquoi ce soir
00:50:56le procureur dit
00:50:57rien n'est ouvert
00:50:58rien n'est fermé
00:50:59moi j'ai pas entendu
00:51:00de policiers dire
00:51:00que c'était très probablement
00:51:02un acte criminel
00:51:03pour l'instant
00:51:04les policiers
00:51:04ils travaillent discrètement
00:51:05dans l'ombre
00:51:05ils font leur travail
00:51:06de constatation
00:51:07sur le terrain
00:51:08ils continuent de le faire
00:51:09la rame est toujours sur place
00:51:10donc d'expérience
00:51:12encore une fois
00:51:13je dirais
00:51:13lorsque le travail
00:51:15de constatation
00:51:15sera terminé
00:51:16et que les premières
00:51:17analyses des traces
00:51:18seront opérées
00:51:19par les laboratoires
00:51:19de police technique
00:51:20scientifique
00:51:21et que les différentes
00:51:22exploitations
00:51:22seront faites
00:51:23par le bureau
00:51:24enquête accident
00:51:24on commencera
00:51:25à y voir plus clair
00:51:26et là
00:51:27on pourra véritablement
00:51:29définir des hypothèses
00:51:30beaucoup plus solides
00:51:31que celles qui sont liées
00:51:32à la présence
00:51:33de ce rail
00:51:35tout à fait interrogatif
00:51:36je suis bien d'accord
00:51:37je vous propose
00:51:37qu'on retrouve
00:51:38le président
00:51:39de cette région
00:51:40normandière
00:51:40Hervé Morin
00:51:41qui est en ligne
00:51:41avec nous
00:51:42bonsoir monsieur Morin
00:51:43vous entendez
00:51:45je suppose que vous êtes
00:51:46avec nous depuis quelques instants
00:51:47les doutes ce soir
00:51:48qu'on a sur l'origine
00:51:49de ce drame
00:51:50qui a fait une quarantaine
00:51:51de blessés hier soir
00:51:52ce matin
00:51:52vous vous avez parlé
00:51:53d'un acte criminel
00:51:54pouvez-vous nous donner
00:51:55les informations
00:51:56dont vous disposez
00:51:58ce soir
00:51:58pour essayer de comprendre
00:51:59tout simplement
00:51:59ce qui a pu se passer
00:52:01je dis qu'il est criminel
00:52:03je dis qu'il est criminel
00:52:03dans la mesure
00:52:04où ce rail
00:52:05n'est pas arrivé là
00:52:06par le petit
00:52:09du matin
00:52:11c'est un rail
00:52:12qui pèse 300 kilos
00:52:15alors le check-in
00:52:16est dans son rôle
00:52:17c'est tout à fait normal
00:52:18que le procureur
00:52:19dise
00:52:21on n'a pas de cause
00:52:22on ne connait pas
00:52:23les causes
00:52:24de ce rail
00:52:25mais moi
00:52:27je crois
00:52:29à les cheminots
00:52:32quand le conducteur
00:52:33du train
00:52:33dit
00:52:33j'ai vu le rail
00:52:34sur la voie
00:52:37je ne vois pas
00:52:38pourquoi
00:52:38il irait raconter
00:52:39le contraire
00:52:41ça il vous l'a dit
00:52:42à vous
00:52:42monsieur Morin
00:52:43pas à moi
00:52:44à ses cadres
00:52:46mais ses cadres
00:52:47l'ont évoqué
00:52:48avec moi
00:52:49quand
00:52:52ces mêmes cheminots
00:52:53nous indiquent
00:52:54que la trace
00:52:55du rail
00:52:56qui avait été déposée
00:52:57à quelques mètres
00:52:58de la voie
00:52:58est bien existante
00:52:59et que donc
00:53:01ce rail
00:53:01a été déplacé
00:53:03après moi
00:53:04je ne connais pas
00:53:04les causes
00:53:05du déplacement
00:53:05je ne cherche pas
00:53:06à savoir
00:53:06mais ce que je veux dire
00:53:07c'est que c'est bien
00:53:08un acte de malveillance
00:53:10criminelle
00:53:10parce qu'on a eu
00:53:11dans notre malheur
00:53:14l'attention
00:53:14que nous n'ayons pas
00:53:16un drame
00:53:17qui aurait pu être
00:53:18mille fois plus
00:53:20important
00:53:20que celui
00:53:21que nous avons connu
00:53:22bien sûr
00:53:23et donc
00:53:23à ce titre là
00:53:25moi j'emploie les mots
00:53:26qui sont les mots
00:53:27de mes compatriotes
00:53:29c'est normal
00:53:30que la police
00:53:31ne dise rien
00:53:31c'est normal
00:53:32que le procureur
00:53:33n'ait aucun fait
00:53:34d'établi
00:53:35sur les causes
00:53:36de la présence
00:53:37de ce rail
00:53:37mais un rail
00:53:39de 300 kilos
00:53:40vous ne le transportez pas
00:53:41seul
00:53:45ça nécessite
00:53:46quand même
00:53:46une vraie volonté
00:53:47pour pouvoir le mettre
00:53:48évidemment
00:53:48c'est sans doute
00:53:50de plusieurs personnes
00:53:52probablement
00:53:52enfin même
00:53:52à coup sûr
00:53:53de plusieurs personnes
00:53:54c'est même sûr
00:53:54on ne peut pas être
00:53:55tout seul
00:53:55pour porter un rail
00:53:56ce que vous nous dites
00:53:57c'est que ce rail
00:53:58était déjà là
00:53:59depuis plusieurs jours
00:54:00et il a été transporté
00:54:01hier
00:54:02non mais
00:54:04SNCF réseau
00:54:05j'allais dire
00:54:06presque toutes les nuits
00:54:09procède à des opérations
00:54:11de vérification
00:54:11de maintenance
00:54:12de notre réseau
00:54:13par nature
00:54:15SNCF réseau
00:54:16pour l'essentiel
00:54:16fait ses travaux
00:54:17la nuit
00:54:18puisque les trains
00:54:18roulent le jour
00:54:19et donc
00:54:20très clairement
00:54:21il y a
00:54:23alors c'est ce que
00:54:24tu es en train
00:54:24de regarder
00:54:24ce qu'on est en train
00:54:25de regarder
00:54:25la décision
00:54:26des travaux
00:54:27sur cette ligne
00:54:28des travaux
00:54:29comme il y en a
00:54:30tout le temps
00:54:31avec un rail
00:54:32qui a dû être changé
00:54:32le rail a été déposé
00:54:34à quelques mètres
00:54:35à chaque fois
00:54:36et puis de temps à autre
00:54:38il y a un train
00:54:38qui passe
00:54:38et ramène
00:54:39et reprend tout ça
00:54:41et donc
00:54:42ce qui est sûr
00:54:43c'est que
00:54:43quand vous avez un rail
00:54:45qui a plusieurs mètres
00:54:46et que ce rail
00:54:47se retrouve
00:54:49entre deux trains
00:54:51entre deux trains
00:54:52puisqu'il y a eu un train
00:54:52une heure un quart
00:54:53ou une heure un quart avant
00:54:55qui est passé
00:54:56sur la même voie
00:54:56où il n'y avait rien
00:54:59c'est du hasard
00:55:00voilà
00:55:01moi c'est ce que je dis
00:55:02c'est aussi simple
00:55:03que ça
00:55:04qu'est-ce que
00:55:04si on vous suit
00:55:05qu'est-ce que vous avez envie
00:55:06Hervé Morin
00:55:07de dire à ceux
00:55:08qui ont fait ça
00:55:11tout ce que j'espère
00:55:12c'est que
00:55:13la police scientifique
00:55:15et technique
00:55:16sera capable
00:55:17de trouver
00:55:18les pistes
00:55:19de ces personnes
00:55:22je n'arrive
00:55:23même pas
00:55:23à imaginer
00:55:24comment quelqu'un
00:55:25ou quel que soit
00:55:27son âge
00:55:27puisse se dire
00:55:29je vais poser
00:55:30un rail
00:55:31de 300 kilos
00:55:32sur une voie
00:55:33qui va
00:55:36probablement
00:55:37créer
00:55:37des dégâts
00:55:39gigantesques
00:55:40avec
00:55:41150
00:55:42200 personnes
00:55:43dans le train
00:55:43qui sont des jeunes
00:55:44ou des moins jeunes
00:55:46qui rentrent du lycée
00:55:47qui rentrent de l'université
00:55:48qui retournent
00:55:49dans leur famille
00:55:49après un vendredi soir
00:55:52je me demande
00:55:54dans quel monde
00:55:54on vit
00:55:56Hervé Morin
00:55:57est-ce que vous savez
00:55:58de quand dataient
00:55:59les travaux
00:55:59qui ont été réalisés
00:56:00à ce moment-là ?
00:56:02SNCF vous le dira
00:56:03mais ce n'est pas le sujet
00:56:06on essaie simplement
00:56:07de refaire le film
00:56:08de ce qui a pu se passer
00:56:09je comprends
00:56:10et on entend
00:56:11ce que vous dites
00:56:12évidemment sur les victimes
00:56:13je ne suis pas
00:56:14l'avocat d'SNCF
00:56:16je suis juste
00:56:17l'autorité organisatrice
00:56:18qui est donc légitime
00:56:21à poser des questions
00:56:22à l'SNCF
00:56:23et donc à ce titre-là
00:56:24il n'y avait pas de travaux
00:56:26sur cette ligne
00:56:26à ce moment-là
00:56:27il y avait
00:56:28donc on ne peut pas se dire
00:56:30tiens il y a eu
00:56:30une négligence
00:56:31même si SNCF
00:56:32prend tellement de précautions
00:56:33quand ils effectuent
00:56:34des travaux
00:56:34mais il n'y a pas
00:56:35une négligence de ce genre
00:56:37le train venait
00:56:38et était un train récent
00:56:39qui avait été rénové
00:56:41à mi-vie
00:56:41et donc qui était
00:56:42comme quasi neuf
00:56:43donc
00:56:46voilà
00:56:46je m'interroge
00:56:48je ne vais pas employer
00:56:49des grands mots
00:56:50je ne suis pas en train
00:56:50de dire qu'il y a
00:56:51un attentat
00:56:52ou je ne sais quoi
00:56:53tout ce que je sais
00:56:54c'est qu'il y a quand même
00:56:55quelqu'un
00:56:55quelque chose
00:56:56qui fait qu'un rail
00:56:57qui était à un endroit donné
00:56:59se retrouve sur la voie
00:57:01voilà
00:57:01et donc à ce titre-là
00:57:03je dis que c'est un acte
00:57:04de malveillance
00:57:05qui a côté criminel
00:57:07par les conséquences
00:57:08qu'il aurait pu avoir
00:57:10merci beaucoup Hervé Morin
00:57:11pour toutes ces précisions
00:57:12président de la région Normandie
00:57:13du Ludwig-Pingano
00:57:14c'est intéressant
00:57:15ce que dit Hervé Morin
00:57:17sur un rail
00:57:18qui était probablement
00:57:18déjà là
00:57:19et qui a été déplacé
00:57:20peut-être simplement
00:57:21de quelques mètres
00:57:22oui ce qu'explique Hervé Morin
00:57:23c'est effectivement
00:57:24le scénario le plus probable
00:57:25quand on fait l'analyse
00:57:26de l'accident
00:57:27et cette analyse de risque
00:57:28en fonction
00:57:29donc les causes
00:57:30et les circonstances
00:57:31circonstances
00:57:32ce n'est pas le matin
00:57:32on n'est pas juste après
00:57:33une période de travaux
00:57:35qui pourrait effectivement
00:57:36justifier le fait
00:57:37qu'il y a eu peut-être
00:57:38une négligence
00:57:39et que le premier train
00:57:40qui passe le matin
00:57:40après les travaux
00:57:41ait percuté un rail
00:57:43qui aurait pu être laissé
00:57:44de façon je le redis négligente
00:57:45ce qui est très très très
00:57:47très peu probable
00:57:47mais bon pourquoi pas
00:57:49et l'autre point important
00:57:51c'est qu'effectivement
00:57:52ces rails
00:57:52quand ils sont remplacés
00:57:53sont positionnés
00:57:54à côté de la voie
00:57:55à une distance réglementaire
00:57:57puisqu'ils doivent respecter
00:57:58un gabarit
00:57:59un gabarit
00:57:59c'est un petit peu
00:58:00comme une caisse
00:58:00qu'on a autour de la voie
00:58:01qui font que dans cet espace là
00:58:02on ne peut absolument
00:58:03rien mettre
00:58:04donc sur les voies
00:58:05comme celle-ci
00:58:06tous les objets
00:58:07sont positionnés
00:58:08à 1m50
00:58:09c'est le cas pour les rails
00:58:10et de façon régulière
00:58:11il y a ce qu'on appelle
00:58:12une tournée de ramassage
00:58:14un train spécial
00:58:15qui va ramasser
00:58:16les rails de part et d'autre
00:58:16qui sont laissés
00:58:17lors de travaux
00:58:19donc là très clairement
00:58:21ce qu'évoque Hervé Morin
00:58:22c'est un scénario
00:58:23qui est tout à fait envisageable
00:58:24entre le train précédent
00:58:26et celui-ci
00:58:26c'est forcément passé quelque chose
00:58:28et les rails
00:58:29ne se déplacent pas
00:58:30tout seuls
00:58:31ça c'est une certitude
00:58:32je voudrais qu'on écoute
00:58:33un témoignage
00:58:33elle s'appelle Laura
00:58:34elle était dans ce TER
00:58:36hier
00:58:36elle a témoigné tout à l'heure
00:58:37sur l'antenne de BFM
00:58:40sur les rails
00:58:40tout se passait très bien
00:58:42mais d'un coup
00:58:42il y a commencé à y avoir
00:58:43énormément de secours
00:58:44moi je pensais que c'était
00:58:45juste un changement de voie
00:58:46sauf que mon bagnée
00:58:48s'est décroché
00:58:48on a été projeté
00:58:51et mon vaguement
00:58:52s'est retrouvé couché
00:58:53donc les gens
00:58:54les valises
00:58:54sont tombés sur nous
00:58:56et ça a duré que
00:58:58quelques secondes
00:58:58mais c'était absolument horrible
00:59:00on a réussi à sortir
00:59:01par une des fenêtres
00:59:01et après on n'était plus en charge
00:59:03super vite
00:59:04par les services de secours
00:59:06j'ai pas eu le temps de crier
00:59:07je sais juste que j'ai pleuré
00:59:09et j'ai juste attendu
00:59:10en fait de sortir du train
00:59:11je me suis évanoui juste après
00:59:13voilà on a été projeté
00:59:14tout nous est tombé dessus
00:59:15je me suis évanoui juste après
00:59:17c'est ce qu'a raconté Laura
00:59:17tout à l'heure
00:59:18sur notre antenne
00:59:19Laurent Valdiguet
00:59:20on a du mal à imaginer
00:59:21ce qui s'est passé dans ce train hier
00:59:22la violence de ce choc
00:59:23oui l'accident de Bretigny
00:59:25tout à l'heure j'ai vérifié
00:59:27parce que ça me parlait
00:59:28les 140 km heure
00:59:29il roule à 137 km heure
00:59:31il se couche
00:59:32en gare de Bretigny
00:59:33parce qu'il y a une
00:59:34on sait dans un aiguillage
00:59:35il y a une partie de métal
00:59:37qui est une église
00:59:37qui l'a fait dérailler
00:59:39il y a trois morts dans le train
00:59:40il y a quatre morts sur le quai
00:59:42mais il y a trois morts dans le train
00:59:44alors c'est un train corail
00:59:46un peu plus ancien
00:59:47de conception plus ancienne
00:59:49que les TER aujourd'hui
00:59:50mais un train qui se couche
00:59:52en plus là qui est tombé du ballast
00:59:53dans la portion de forêt
00:59:55qui est là
00:59:56ils sont passés de 140 km heure
00:59:58à zéro en 400 m
00:59:59c'est un choc
01:00:00avec les bagages etc
01:00:01c'est un choc extrêmement violent
01:00:03c'est vrai que c'est un miracle
01:00:05que le bilan ne soit pas
01:00:07ne soit pas plus lourd
01:00:08peut-être d'ailleurs
01:00:09grâce à la réaction du conducteur
01:00:10ça l'enquête
01:00:11permettra de le voir
01:00:12si le fait d'appuyer
01:00:13sur le bouton de freinage d'urgence
01:00:15ça permet de gagner
01:00:16quelques kilomètres heure
01:00:17exactement
01:00:18ça peut être le détail
01:00:20qui change tout
01:00:20alors c'est vrai que le témoignage
01:00:21du conducteur
01:00:22qui n'est pas décédé
01:00:24qui a été extrait
01:00:25des décombres
01:00:26choqué
01:00:27d'après les cheminots
01:00:28complètement choqué
01:00:29évidemment on le comprend
01:00:29le témoignage du conducteur
01:00:31sera déterminant
01:00:32parce qu'on est sûr
01:00:33qu'une heure et quart
01:00:34avant le passage de ce train
01:00:35un train précédent
01:00:36était passé
01:00:37bien sûr qu'il y a des travaux
01:00:38tout le temps
01:00:38ils font la chasse aux objets
01:00:40le long des voies
01:00:41mais les voies
01:00:42c'est désert entre chaque train
01:00:44mais en réalité
01:00:44il y a toujours quelqu'un
01:00:45qui passe sur les voies
01:00:46s'il y avait eu un rail
01:00:47mal positionné
01:00:49mal mis
01:00:49un peu suspect
01:00:51le train d'avant
01:00:51le conducteur d'avant
01:00:52l'aurait alerté tout de suite
01:00:54c'est même la première chose
01:00:55qu'il aurait faite
01:00:56pour le procès de Bretigny
01:00:57on voit que
01:00:58la maintenance
01:00:59des rails
01:01:00des aiguillages
01:01:01tout ça
01:01:02c'est quelque chose
01:01:03qui est fait
01:01:04assez quotidiennement
01:01:04colonel
01:01:05la priorité
01:01:06en ce moment
01:01:06pour les enquêteurs
01:01:07quelle est-elle ?
01:01:09je pense qu'en l'état
01:01:11même s'ils sont
01:01:12effectivement concentrés
01:01:13sur une hypothèse
01:01:14lourde
01:01:15mais qui n'est pas la seule
01:01:16c'est
01:01:17comme je vous l'ai dit
01:01:18en préalable
01:01:18de collecter
01:01:19le maximum de traces
01:01:20qui leur permettent
01:01:22d'affiner au mieux
01:01:23le contexte
01:01:23dans lequel
01:01:24cette manœuvre
01:01:26totalement délirante
01:01:27si c'est celle-là
01:01:28a pu être effectuée
01:01:30il faut absolument
01:01:31récupérer ces traces-là
01:01:33pour pouvoir
01:01:33à un moment ou à un autre
01:01:35identifier leurs auteurs
01:01:37de telle sorte
01:01:37qu'ils ne puissent pas
01:01:38se soustraire
01:01:39par quelque dénégation
01:01:41que ce soit
01:01:41à leurs responsabilités
01:01:42et sans traces
01:01:43aujourd'hui
01:01:45de quelque nature
01:01:46qu'elle soit
01:01:46c'est quand même
01:01:46extrêmement compliqué
01:01:47de compter uniquement
01:01:48sur des aveux
01:01:50qui n'est d'ailleurs
01:01:51plus une religion
01:01:51depuis longtemps
01:01:52mais surtout
01:01:53dans un contexte
01:01:53comme celui-là
01:01:55on est obligé
01:01:56d'avoir un travail
01:01:56de police technique
01:01:57qui se poursuit
01:01:58comme je le disais
01:01:59et que je comprends
01:02:01puisque sans ces traces-là
01:02:02il y aura
01:02:04difficile
01:02:05identification
01:02:06des auteurs
01:02:06à moins qu'ils aient
01:02:07laissé d'autres traces
01:02:07ailleurs
01:02:08comme je vous le disais
01:02:09mais ça c'est le travail
01:02:09de fond des enquêteurs
01:02:11C'est trop tôt Laurent Valiguet
01:02:12pour essayer d'envisager
01:02:13qui peut être derrière
01:02:14des sabotages
01:02:15contre la SNCF
01:02:16il y en a eu plusieurs
01:02:17ces dernières années
01:02:17au moment des Jeux Olympiques
01:02:19il y a tout juste
01:02:19un an également
01:02:20à chaque fois
01:02:21c'est l'ultra-gauche
01:02:23qui soit avait été accusée
01:02:25soit a été revendiquée
01:02:27il y a des menaces
01:02:27particulières aujourd'hui
01:02:28Alors le fameux groupe
01:02:29de Tarnac
01:02:30vous vous souvenez
01:02:30c'était de positionner
01:02:33des agrafes
01:02:33sur les caténaires
01:02:34des TGV
01:02:34pas dans le but
01:02:35de les faire dérailler
01:02:36mais dans le but
01:02:37de désorganiser le réseau
01:02:40c'est vrai que là
01:02:41il faut être au moins 6
01:02:43pour transporter
01:02:45pour soulever
01:02:46cette barre de fer
01:02:47ce morceau de rail
01:02:49de 350 kg
01:02:50pour le positionner
01:02:51de façon à ce qu'il
01:02:52fasse dérailler le train
01:02:53il faut être un groupe
01:02:54alors le groupe
01:02:55c'est vrai que ça plaide
01:02:56pour quelque chose
01:02:57de déterminé
01:03:00de potentiellement revendiqué
01:03:03comme vous le suggériez Marc
01:03:04ça plaide aussi pour
01:03:05il faut
01:03:06moi j'aime bien la phrase
01:03:07de Michel Rocard
01:03:08il faut toujours privilégier
01:03:09la connerie
01:03:10ça peut aussi plaider
01:03:11pour
01:03:14la mauvaise blague
01:03:15est une mauvaise expression
01:03:16concernant ce
01:03:17mais ça plaide aussi
01:03:19pour un groupe
01:03:20faisant une énorme bêtise
01:03:22voire une énorme connerie
01:03:23alors ça c'est aussi
01:03:24la chance des enquêteurs
01:03:25parce que si quelqu'un
01:03:26de ces 6
01:03:28nous entend
01:03:29et entend tout le
01:03:30tout le battage
01:03:32qui est fait autour
01:03:32de cet accident
01:03:33d'abord ils peuvent
01:03:36bénir leur
01:03:38les événements
01:03:39qui n'est pas de drame
01:03:40qui n'est pas de décédé
01:03:41mais ils peuvent aussi
01:03:42se poser la question
01:03:43d'aller demain matin
01:03:44chez les gendarmes
01:03:45parce qu'en réalité
01:03:46si c'est cette hypothèse là
01:03:48l'hypothèse
01:03:49dite de Michel Rocard
01:03:50et de la connerie
01:03:51et qui sont nombreux
01:03:52l'atout des gendarmes
01:03:54c'est que
01:03:55l'un d'eux parle
01:03:57Ludovic Pingu
01:03:57peut-être un point
01:03:58aussi important
01:03:58c'est que ce rail
01:03:59a été positionné
01:04:00d'une façon très particulière
01:04:02il existe des dispositifs
01:04:03de sécurité
01:04:04qui permettent
01:04:04d'identifier
01:04:05d'éventuels objets
01:04:06sur la voie
01:04:06et qui déclenchent
01:04:07la signalisation
01:04:08en amont
01:04:09donc ça peut être
01:04:10un argument également
01:04:11qui pourrait laisser penser
01:04:13que ça n'a pas été fait
01:04:13par n'importe qui
01:04:16pour voir
01:04:17ce que ça pouvait faire
01:04:17ils ont évité
01:04:18le système d'alarme
01:04:20c'est une possibilité
01:04:22oui alors pour faire
01:04:23le système d'alarme
01:04:24pour positionner
01:04:24que ça sonne
01:04:25il faut une manutention
01:04:27supérieure
01:04:28sans la désigner
01:04:29sans l'expliquer là
01:04:30il faut une manutention
01:04:31encore supérieure
01:04:33à l'emplacement
01:04:34juste sur un rail
01:04:35qui peut le faire dérailler
01:04:38c'est le paradoxe
01:04:40merci beaucoup à tous les trois
01:04:41on va revenir évidemment
01:04:42au fil de cette soirée
01:04:43sur ce qui s'est passé
01:04:44donc hier en Normandie
01:04:45et surtout sur l'enquête
01:04:46aujourd'hui
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