Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 jours
Avec Aurélie Gagnier, co-secrétaire générale du syndicat FSU-SNUipp



Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT

##COUP_DE_GUEULE_WK-2026-09-12##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Jean-François Ackilly.
00:07A 9h24, le rappel de l'info, 44 blessés, une jeune femme de 18 ans évaculée en urgence absolue dans
00:15le déraillement du TER survenu hier soir en Normandie entre Rouen et Caen.
00:20Plusieurs enquêtes en cours. Les gilets jaunes, le mouvement peut-il repartir ?
00:24Les appels à manifester se multiplient face à la flambée des prix des carburants et la menace de récession.
00:29La charge de la dette désormais s'alourdit à 65 milliards d'euros, premier budget de l'État devant l
00:37'éducation nationale.
00:42Et bonjour à vous, Aurélie Gagné.
00:45Bonjour.
00:46Bienvenue en studio chez Sud Radio.
00:48C'est le coup de gueule du jour, passez-moi l'expression, quand des enseignants contractuels passent devant des lauréats
00:55du concours.
00:55Vous allez nous expliquer, Aurélie Gagné, vous êtes co-secrétaire générale du syndicat FSU, SNU-IPP, ça part de la
01:03Bretagne. Expliquez-nous.
01:04Alors, quand on passe le concours de professeur des écoles, quand on est lauréat, lauréate, on est admis sur une
01:10liste principale.
01:11C'est-à-dire que l'année suivante, on devient stagiaire, on rentre dans la grande maison de l'éducation
01:16nationale.
01:16Et vous allez enseigner.
01:17Voilà.
01:17Et on va enseigner, moitié formation, moitié enseignement.
01:20Maintenant, il y a ce qu'on appelle une liste complémentaire, c'est une sorte de liste d'attente.
01:25Donc, ce sont des lauréats, si on veut, mais ils ont un peu une épée de Damoclès sur la tête,
01:31parce que ces lauréats, ils ont un mois pour être recrutés, pour être sortis de cette liste complémentaire,
01:38pour intégrer la liste principale, en cas de désistement notamment.
01:42S'ils n'ont pas été appelés avant le 30 septembre, leur concours n'a plus de valeur,
01:46et donc ils n'ont plus qu'à le repasser l'année suivante.
01:48C'est terrible.
01:48Et pendant ce temps, l'éducation nationale recrute des contractuels.
01:53Tout à fait.
01:54Voilà.
01:54Donc, le coup de gueule, il est là.
01:55C'est que, par exemple, en Bretagne, mais pas seulement, ces lauréats en attente sur liste complémentaire
02:01ont su que des contractuels étaient appelés pour prendre des postes qu'eux auraient pu prendre.
02:07Expliquez-nous, Aurélie Gagné, pourquoi l'éducation nationale préfère embaucher un contractuel
02:12plutôt qu'un enseignant qui a réussi son concours ?
02:15Est-ce que c'est une affaire de désorganisation administrative, une affaire d'argent ?
02:21Alors, il y a plusieurs choses.
02:22Déjà, si on prend la Bretagne, on a des postes spécifiques bilingues.
02:26On demande à ce que les enseignants maîtrisent le français et le breton, par exemple.
02:31On a également le cas en Alsace, on a le cas dans d'autres régions de France.
02:34Corse, oui.
02:35Voilà.
02:35Et donc, il se trouve que, par exemple, en Bretagne, certains contractuels ont été recrutés
02:39parce qu'ils maîtrisaient la langue bretonne, au détriment des listes complémentaires
02:43qu'ils ne la maîtrisaient pas.
02:44Mais il n'y a pas que ça.
02:45On sait qu'en Bretagne, il y a d'autres endroits, je pense notamment aux Alpes-Maritimes, par exemple,
02:49en Haute-Vienne, des contractuels ont été recrutés pour des postes de remplaçants.
02:54Nous manquons cruellement de remplaçants en remplaçantes.
02:57Là, on a des endroits où les remplaçants sont sur poste à l'année.
03:00Donc, du coup, l'Éducation nationale recrute des contractuels pour faire du remplacement.
03:03Mais les listes complémentaires pourraient tout à fait être recrutées pour être à mi-temps sur ces postes-là.
03:08Les contractuels en question sont tirés de généralité.
03:11Chaque personne est un cas à part.
03:13Mais ces contractuels sont au niveau des enseignements attendus ?
03:18Ce n'est pas évident ? Ce n'est pas écrit dessus ?
03:19Ce n'est pas évident.
03:21Après, certains ont la fibre.
03:24Et puis, certains aussi enchaînent les contrats depuis plusieurs années.
03:27Donc, là-dessus, ils peuvent tout à fait faire l'affaire.
03:30Nous entendons Aurélie Gagné parler année après année,
03:33nous l'évoquant régulièrement sur l'antenne de Sud, radio et ailleurs,
03:36de crise de vocation des enseignants, de crise du recrutement.
03:41Quel est le message qui est envoyé aux jeunes à travers cette mécanique absurde ?
03:47Est-ce que ça veut dire, tu passes le concours, tu le réussis,
03:50mais tu n'es pas sûr d'être embauché, il y a des contractuels qui te passent devant ?
03:53C'est extrêmement négatif, c'est sûr.
03:55Il n'y a pas de garantie d'embauche.
03:57Non, non.
03:58Il n'y a pas de garantie d'embauche.
04:00Et puis, on a parlé du manque d'attractivité du concours.
04:02Là, cette année, il y a un regain.
04:04Il y a un regain d'attractivité.
04:05On a beaucoup plus recruté que les années précédentes.
04:09Et effectivement, ça a de quoi refroidir ces lauréats qui sont sur liste d'attente, bien sûr.
04:16Que dites-vous du ministère, des ministres successifs de l'éducation nationale ?
04:22Ils sont au courant ?
04:24Qu'est-ce qu'on vous dit ?
04:26Alors, on nous dit...
04:27En fait, le ministère renvoie la main au rectorat.
04:30Les recteurs, c'est un petit peu comme dans les grandes surfaces, malheureusement.
04:35Ils planifient un petit peu sur l'année, de combien de postes vont-ils avoir besoin, et même sur les
04:39années suivantes.
04:40On voit que dans la ruralité, il y a une restructuration.
04:43On essaie de condenser, on essaie de fermer au maximum, condenser les écoles.
04:47Donc, certains recteurs ont aussi une vision à plusieurs années.
04:50Ils se disent que s'ils recrutent des futurs titulaires de la fonction publique,
04:55ce seront des effectifs qu'ils ne pourront que conserver.
04:57Donc, le système va perdurer.
04:59C'est ce que vous nous dites ce matin, Aurélie Gagné.
05:01Alors, on en a peur.
05:02Après, nous, en tant qu'organisation syndicale, on se bat pour qu'on arrête de fonctionner comme ça.
05:07Il faut que les enseignants soient des fonctionnaires et ne vivent pas dans la précarité.
05:12Ce n'est pas normal d'être pris et jeté comme ça.
05:15Et nous verrons si ce thème-là sera au cœur de la campagne de l'élection présidentielle.
05:21Je sais que vous êtes attentive, comme tous les responsables syndicaux, à ce qui va se passer.
05:25Aurélie Gagné, merci, co-secrétaire générale du syndicat FSU, Chenui-Pépé.
05:29Vous faites un détour par la fête de l'Huma, vous m'avez dit, hors micro.
05:31Tout à fait.
05:32Je participe à une table ronde sur, justement, 2027.
05:35En fait, année de bascule pour l'école, point d'interrogation.
05:38Merci d'être passé ce matin pour ce coup de gueule dans le studio de Sud Radio.
05:43Merci à vous.
Commentaires

Recommandations