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  • il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00Il est 18h20 sur BFM TV et c'est l'heure de votre nouveau rendez-vous, le duel, c'est
00:05tout de suite.
00:08Ah, il y avait un petit jingle normalement, mais c'est pas grave, on enchaîne.
00:12On accueille donc... Non, je préfère pas, Tugdual.
00:15On accueille donc Tugdual Denis. Bonsoir Tugdual, Raquel Garrido.
00:21Bonsoir.
00:21Bonsoir à tous les deux, j'espère que les vacances étaient bonnes.
00:24Et on va commencer fort. Pardon ?
00:26On n'est pas parti.
00:27Non, maintenant vous, vous êtes sérieux.
00:30On commence fort ce soir avec une passe d'armes entre Donald Trump et le maire de Paris, Emmanuel Grégoire.
00:38Le président américain était invité dans le talk show très conservateur de Glenn Beck Show sur Fox News
00:43et il était interrogé sur la place de la charia en Europe.
00:47Écoutez la réponse de Donald Trump.
00:50Concernant la charia, je dirais sans hésiter que ce n'est pas le cas dans ce pays.
00:54La charia n'existe pas, même s'il existe quelques zones où elle est appliquée, comme vous le savez.
00:59Je dirais non.
01:00Aller à Londres, aller à Paris, c'est presque un mode de vie parallèle.
01:03C'est absurde.
01:05Voilà.
01:06Et le maire de Paris, Piqué, Emmanuel Grégoire, qui lui a répondu directement sur Twitter.
01:11Paris n'a aucune leçon à recevoir de la part d'un chef d'État qui déploie des milices racistes
01:16pour traquer celles et ceux qui font vivre son pays.
01:19Paris, Londres, New York, Ville Monde, Ville Fière.
01:23Est-ce qu'il avait raison de répondre, d'aller jusqu'à répondre aux aberrations de Donald Trump avec Algarido
01:30?
01:30Mais bien sûr, il est le maire de Paris.
01:32Dès que le mot Paris retentit, où que ce soit dans le monde, le maire de Paris doit être prêt
01:36à défendre sa ville, ses habitants, son image.
01:40Et puis, il y a un combat politique, de toute façon, qui est à l'échelle planétaire entre cette extrême
01:45droite populiste-trumpiste
01:47et le reste du monde, j'ai envie de dire.
01:49Donc, il ne faut pas hésiter à rentrer dans le débat, même si là, ça reste très superficiel, parce qu
01:56'évidemment, il n'y a pas de charia à Paris.
02:00Enfin, c'est quand même le président des États-Unis qui l'affirme.
02:05Oui, ce qui a tendance, c'est que ça prouve son ignorance, au fond.
02:10Et si on veut vraiment, je ne sais pas ce que vous en pensez, Tugdual, Denis,
02:14mais si on veut vraiment aller au fond du rapport des États-Uniens avec la religion,
02:19on s'apercevra que s'il y a bien un pays au monde où la liberté religieuse, sa pratique, est
02:26érigée en principe absolu.
02:28Et les signes sensibles religieux dans l'espace public.
02:30C'est les États-Unis. C'est-à-dire que les États-Unis, c'est un pays qui est fondé
02:33par la liberté religieuse.
02:34C'est les Quakers et autres qui arrivent et qui disent d'Europe, persécutés en Europe parce que ce sont
02:38des illuminés,
02:39et ils arrivent en Amérique du Nord et disent ici, on veut pouvoir appliquer notre religion, d'illuminer à notre
02:45guise.
02:45Et les États-Unis, c'est ça.
02:47Donc, s'il y a bien un endroit du monde où finalement la loi fussel islamique ou de quelconque religion
02:54a une légitimité à primer sur la loi civile, c'est bien les États-Unis.
02:58En tout cas, ce n'est pas la France parce que nous, on a la laïcité.
03:00Dieu soit lui.
03:01Alors, sur l'aspect passe d'armes, je ne suis pas certain que ce soit la panique à la Maison
03:06Blanche en ce moment
03:07parce qu'Emmanuel Grégoire a tout fouté et que donc, il faut une cellule riposte pour savoir comment réagir
03:13face à l'influent maire de Paris et que Air Force One tremble en ce moment.
03:20Il n'aurait pas dû lui répondre ?
03:22Ça ne sert à rien ?
03:22Si, il a raison de lui répondre parce que lui, c'est le petit qui essaye de prendre la fame
03:25du gros
03:26pour parler en bon français.
03:27Donc, il a raison de lui répondre.
03:28Et puis, c'est vrai que Raquel a raison, c'est le maire de Paris.
03:30Et au-delà de ça, les propos sont graves ?
03:32Alors, les propos, parlons-en.
03:34Évidemment, ils sont tranciers, ils sont ridicules dans leur formulation.
03:37La charia qui, on rappelle, est la loi islamique et qui impose des devoirs.
03:44Fort heureusement, la charia ne s'applique pas à Paris.
03:49Maintenant, pourquoi Donald Trump, qui n'est pas non plus totalement idiot ou totalement
03:52déconnecté de la réalité, dit ça en parlant de Londres et Paris ?
03:56D'ailleurs, Londres, c'est un peu plus grave et je viendrai.
03:59Mais sur Paris, il veut, j'imagine, évoquer le fait qu'il y a des normes religieuses
04:05qui s'appliquent en parallèle des normes légales.
04:08Et c'est vrai, moi évidemment, je défends ça, cette idée, qu'il faut être extrêmement
04:14vigilant avec le fait que, du fait d'une pression religieuse rigoriste, la place de la femme
04:20dans l'espace public, par exemple, aujourd'hui, c'est compliqué dans certains quartiers.
04:25Et c'est pour des raisons religieuses.
04:27Il y avait eu un très bon papier de l'Express il y a quelques années.
04:29Oui, mais c'est complètement, je veux dire, la France est bien une république laïque
04:33et le seul droit qui s'applique est le droit français.
04:35Oui, mais il y a des poussées.
04:36Vous voyez bien que parfois, il y a des gens qui réclament des créneaux dans les piscines
04:41publiques pour que les femmes et les hommes soient séparés.
04:44Et ce n'est pas la loi française, évidemment, elle est pour la mixité.
04:47Mais il y a des poussées religieuses, la charia, vous voyez, il y a une étude de l'IFOP
04:52de novembre 2025, c'est quand même pas très vieux, où les 59% des 15-25 ans musulmans
04:59interrogés disent qu'ils placent la charia au-dessus des lois de la république.
05:02Donc, moi, je suis d'accord avec vous pour dire que les lois de la république s'appliquent,
05:05mais sauf qu'il y a des gens qui ne sont pas d'accord avec ça.
05:07Et ça, il faut le savoir.
05:07Enfin, je veux dire, c'est documenté par des études.
05:10Et pour Londres, Londres, il y a quelque part plus raison sur le plan factuel.
05:14Il y a là-bas des charia-concils, ça s'appelle.
05:15Donc, des espèces de tribunaux de la charia, et qui s'occupent de régler des questions
05:20de divorce, des questions d'héritage.
05:22Alors, la loi anglaise stipule bien que ça ne supplante pas la loi britannique, mais
05:27pour autant, je peux vous dire que dans certaines communautés, ces décisions-là sont plus
05:31importantes pour elles, dans leur espace social.
05:34Donc, vous dites quoi ? Que Donald Trump souligne quand même un point intéressant ?
05:37Non, mais Donald Trump, le problème, si vous voulez, c'est que j'aimerais bien m'intéresser
05:41à des problèmes autrement qu'avec les déclarations aux frontières de Donald Trump.
05:45Le fait qu'il puisse y avoir dans certaines communautés des modes d'organisation religieuse
05:50qui viennent gouverner des aspects de la vie privée, le mariage, le divorce, etc.
05:54Et contrevenir avec les lois de la république.
05:55Ça existe dans toutes les religions.
05:58Et contrevenir avec les lois de la république.
05:59Attendez, attendez, comment ça ? Contrevenir ? Contrevenir ou pas ?
06:03C'est-à-dire, le monde, la loi, le dogme, le dogme et les normes et les prescriptions
06:07religieuses dans toutes les religions, tant qu'elles ne sont pas, voilà, effectivement
06:13hostiles ou qu'on ne contrevient pas, mais sauf que des fois, la frontière, elle est difficile
06:20à établir. Quand, de votre propre gré, vous attendez une autorisation, je prends
06:26par exemple dans la communauté juive, une autorisation pour divorcer, une autorisation
06:33religieuse, alors que vous pourriez avoir le droit au divorce, ça existe depuis l'an
06:362, depuis la révolution française. En France, vous avez le droit en tant que citoyenne
06:40française de diverser. Si votre choix de croyant, votre choix de fidèle, c'est d'attendre
06:46l'autorité religieuse, l'autorisation de divorce, ça existe en fait. Donc là, vous
06:49voyez, et pourtant, ça n'est pas illégal d'attendre l'accord de votre autorité
06:55religieuse. Donc, ça coexiste, le monde normatif religieux, on appelle ça charia,
07:00mais on peut appeler ça la loi islamique, voilà, le droit islamique, ça existe dans
07:04les autres religions. Et nous, en France...
07:06Mais les poussées rigorises, vous savez d'où elles viennent.
07:08Non, pardon, ça c'est pas vrai. Aujourd'hui, vous avez... La religion la plus dynamique
07:13en France, y compris en banlieue, puisque vous sembliez tout à l'heure y faire un peu référence
07:18souvent quand on parle de territoire où il n'y fait pas bon vivre.
07:20Oui, bien sûr, quand je vous dis des quartiers où les femmes sont obligées.
07:23Moi, il se trouve que je suis femme habitant de Seine-Saint-Denis, mère de femme habite
07:27en Seine-Saint-Denis. Bon, c'est pas mon expérience. Mon expérience, c'est qu'on est
07:32bien d'être en Seine-Saint-Denis. Et qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont
07:38tout à fait fantasmées sur notre territoire. Ou alors, j'accepte de dire que c'est difficile
07:43d'être une femme, mais partout. C'est-à-dire, partout, c'est difficile d'être une femme.
07:47Il y a des endroits où c'est plus difficile de prendre l'erreur.
07:49Et c'est difficile d'être une femme dans son foyer. Techniquement, aujourd'hui, l'endroit
07:54le plus dangereux en termes de mots de criminalité, c'est-à-dire l'endroit où, en tant que femme,
07:59j'ai le plus de chances d'être assassinée, c'est quand même chez moi.
08:03C'est bien à quoi Trump fait allusion.
08:05D'accord, mais donc c'est bien tout ça, c'est une vision de l'esprit. Et nous, qui sommes
08:09des républicains, qui sommes laïcs, qui avons forgé la laïcité comme concept, qui
08:14n'existe pas dans beaucoup d'endroits du monde. Je pense qu'on doit en être fiers.
08:17Et c'est utile pour la France, même si c'est attaqué de toutes parts.
08:19Là-dessus, on est d'accord pour le respect de la laïcité à la France.
08:23La politique, donc, en France et l'économie qui se retrouve au cœur de la campagne.
08:28Comment augmenter les salaires ? C'est une question qui préoccupe beaucoup les Français.
08:32Beaucoup de propositions dans ce sens. Et je voulais qu'on s'arrête sur une proposition,
08:36celle de Raphaël Glucksmann. Taxer les mégas d'héritage pour augmenter les salaires.
08:41Lui, il dit taxer les 1% d'héritage les plus élevés, ça générerait environ 15 milliards
08:49d'euros par an. Et donc, ça permettrait ensuite de redistribuer cette somme aux salariés français.
08:55Vous en pensez quoi, vous, Tugdual-Denis ? Est-ce que c'est une solution ? Est-ce que c
08:58'est simpliste ?
09:00Ils sont plusieurs à vouloir taxer les héritages. À gauche, évidemment.
09:04Mais Mathilde Panot, Marine Tondonnier, Raphaël Glucksmann. Est-ce que c'est la solution ?
09:09Alors, on sent que la gauche aborde la campagne présidentielle avec beaucoup d'imagination.
09:14Vraiment, en nous proposant des choses qu'elle ne nous a jamais proposées,
09:16des réflexes pas du tout pavloviens. Prendre dans les poches des riches pour redistribuer aux pauvres.
09:22Je crois que ça s'est déjà vu. Dans les pays communistes, il n'y a plus de riches.
09:26Je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup moins de pauvres.
09:28Alors, en cette rentrée, on a entendu la proposition de Raphaël Glucksmann que vous vous rappelez.
09:33On traite les milliardaires et les millionnaires de nuisibles.
09:37On essentialise les riches comme si tous les riches étaient de la même manière dotés
09:43et avaient tous la même mentalité.
09:45Mais là, il parle d'un constat.
09:47Le conseil suivant dans le patrimoine français, la part de la richesse héritée,
09:52progresse continuellement, alors que celle qui vient du travail, elle recule.
09:56Et donc, l'échelle sociale nous stagne.
09:58Moi, je préférais qu'on parle directement du coût du travail.
10:00La différence entre ce que touche un salarié et ce que ça coûte à l'entreprise
10:06et ce qui reste dans sa poche à lui, en fait, c'est dégradant financièrement pour l'entreprise
10:10et dégradant financièrement pour le salarié.
10:12Pourquoi ? Parce qu'évidemment, les charges sont énormes en France.
10:14Donc, déjà, sur la question du coût du travail, j'aimerais qu'on s'interroge beaucoup
10:18sur le niveau de confiscation fiscale pour les entreprises.
10:22Et après, je suis désolé, la question de la succession, c'est quand même une question de mentalité.
10:25Et moi, la mentalité de cette gauche me désole à la fin.
10:29Parce que, est-ce qu'on peut respecter aussi une vie de labeur,
10:33le principe de la succession, de la transmission ?
10:35La succession, ce n'est pas juste « tiens, mon fils, enfant, pourri gâté ».
10:38Justement, là, ce qu'ils sont en train de dire, c'est que la vie de labeur, finalement,
10:42n'existe plus trop, puisqu'on est récompensé simplement par l'héritage de nos héritages.
10:45D'accord, mais l'héritage.
10:46Mais vous pensez que les gens qui ont constitué un pactole, entre guillemets,
10:50pour leurs héritiers, eux, ils s'est tombés de rôter dans le bec ?
10:52Ou ils ont travaillé dur pour ça ?
10:54Raquel Garrido ?
10:56Bon, ça, c'est un vieux débat.
10:58C'est-à-dire, à qui appartiennent ces sommes accumulées ?
11:02Et en fond, est-ce qu'on peut être propriétaire de quelque chose quand on n'est plus ?
11:05Et est-ce que c'est moral de devenir propriétaire, comme ça, par le seul fait de naître ?
11:13Ces débats ont eu lieu au moment de la Révolution française,
11:16et on n'a pas aboli l'héritage.
11:18Cependant, on a considéré qu'il fallait, malgré tout, faire en sorte que l'activité humaine,
11:25le labeur, soit quelque chose d'une valeur plus importante dans la société.
11:29Moi, je pense que ça, c'est important.
11:30Et aujourd'hui, si vous regardez les milliardaires français,
11:32aujourd'hui, il y a, je crois, 53 milliardaires en France.
11:35Et sur les personnes qui sont devenues milliardaires l'année dernière, je crois,
11:39il y en a, je crois, 4 sur 6, il faut que je vérifie le chiffre,
11:44c'est Oxfam qui l'avait donné, ou 6 sur 9, pardonnez-moi l'imprécision,
11:47mais qui le sont devenues par héritage.
11:50Donc, vous avez des personnes qui deviennent milliardaires,
11:53parce qu'effectivement, ils ont eu une idée de génie, mettons,
11:55qui a rencontré un public et des consommateurs,
11:57ou une utilité sociale ou économique,
11:59mais les autres, ils n'ont rien fait.
12:02Et donc, je vous pose la question.
12:04C'est sûr que votre père est milliardaire, vous avez de bonnes chances de l'être aussi.
12:06Or, vous avez aujourd'hui, parce que les papy-boomers vont transmettre,
12:11vous avez d'ici à 2040 9 milliards d'euros qui vont se transmettre.
12:15Il n'est pas raisonnable que, alors que la transition climatique,
12:21la transition de l'énergie, enfin, climatique, pardonnez-moi,
12:24nécessite un investissement massif,
12:27il y a besoin de garantir pour nos enfants que cette planète puisse vivre.
12:31Donc, s'il y a bien quelque chose à transmettre,
12:33c'est bien une planète habitable.
12:35Mais alors, sur la question précise que j'ai portée,
12:38et qui se pose dans le débat public en ce moment,
12:41pour augmenter les salaires,
12:42il faut respecter les héritiers.
12:43Alors, pour moi, tout ça n'a pas rapport à la question des salaires.
12:44C'est pas le même sujet.
12:46Lui, il le lit.
12:47Ça, c'est un tour de passe-passe.
12:48J'y reviendrai.
12:48C'est une manière dont des gens comme Raquel,
12:51comme des économistes de gauche,
12:53regardent avec gourmandise arriver la succession des boomers.
12:58En fait, ces gens ont travaillé,
12:59ils ont le droit d'avoir des enfants,
13:00ils ont le droit d'avoir envie de transmettre à leurs enfants.
13:03Et vous savez, il y a beaucoup d'autres manières
13:04de récupérer de l'argent en France pour investir.
13:06Avec le niveau de dépense publique qu'on a,
13:08moi, je vous trouve quelques idées,
13:09pour couper dans les dépenses publiques
13:11et réinvestir dans les climatiseurs,
13:13dans l'écologie, dans tout ce que vous voulez.
13:15C'est faux, parce que d'abord,
13:18la droite et l'extrême droite
13:20n'est jamais pour l'investissement massif
13:23dans l'une contre le changement climatique.
13:25Vous n'avez pas échappé que je ne me présente pas à l'élection.
13:28Non, bon, ça n'est pas vrai que vous allez trouver des choses.
13:31Mais le premier poste de dépense publique,
13:33c'est des dépenses liées aux retraites.
13:36Donc déjà, si vous voulez,
13:36on va couper dans les dépenses.
13:38Non, ça, ce n'est pas vrai,
13:39puisque ça, c'est les cotisations.
13:40Mais attendez,
13:42on aura l'occasion dans cette saison
13:45de débattre beaucoup de cette question
13:46du grand sur le lien en transmission.
13:49Mais sur les salaires,
13:50sur les salaires,
13:51je vous dis que pour moi,
13:52les salaires, pour le coup,
13:53ça n'a rien à voir avec ce débat
13:55qui est très intéressant,
13:56puisque les salaires,
13:57ça a juste à voir avec
13:59la répartition du fruit du travail.
14:01C'est-à-dire, je travaille,
14:02je crée une richesse.
14:03Et la question, c'est
14:04où va l'oseille ?
14:05Est-ce qu'elle va plus
14:08à l'actionnaire, au patron ?
14:09Ou est-ce qu'elle va plus à moins ?
14:11Ou quel est le partage ?
14:12Donc, il ne s'agit absolument pas
14:13d'une question d'héritage.
14:14La vérité, c'est qu'il va à l'État, l'argent.
14:16Non.
14:16Les entreprises, ça leur coûte
14:18un oseille de fou,
14:19pour reprendre votre terminologie.
14:21J'ai un salaire.
14:22J'ai négocié un salaire.
14:23J'ai un salaire brut.
14:24On va le mettre à 1 800 euros,
14:25puisque c'est le salaire minimum mensuel.
14:28Là-dessus, je paye,
14:30à partir de ces 1 800,
14:31moi, comme salarié,
14:33je donne pour ma retraite,
14:34je donne pour ma santé, etc.
14:36Je donne en cotisation,
14:37et progressivement,
14:39depuis un certain nombre d'années,
14:41on donne dans un espèce de paquet
14:42un peu moins satisfaisant,
14:44moins cotisant,
14:45au style cotisation,
14:46qu'ils appellent la CSG.
14:48Mais il n'en demeure pas moins
14:49que c'est pour financer ces choses-là,
14:50c'est pour financer la protection sociale,
14:51donc c'est à moi,
14:52c'est mon salaire brut.
14:53Alors, ceux qui disent aujourd'hui,
14:54j'ai entendu, effectivement,
14:57Raphaël Glucksmann dire,
14:58on va, en fait, baisser la CSG.
15:01OK, mais baisser la CSG,
15:02ça veut dire que, du coup,
15:03l'argent que je mets de côté, moi,
15:04pour ma retraite,
15:05pour ma protection sociale,
15:06pour les allocations familiales,
15:08du coup, il n'y en a plus.
15:10Or, c'est mon salaire brut.
15:12Donc, en fait,
15:13dès que vous détournez
15:14l'argent du salaire brut
15:15pour en faire autre chose,
15:17vous êtes en train de ne piquer
15:18mon salaire brut.
15:18Donc, en fait,
15:19c'est une baisse de salaire.
15:22Et ce que dit l'extrême droite
15:23ou les libéraux,
15:24depuis toujours,
15:25qui est de dire,
15:25regardez le net,
15:26c'est en fait une immense arnaque.
15:28Les libéraux,
15:28regardez ce qu'ils disent.
15:29Bruno Rotaillot a une proposition
15:30bien précise
15:32pour augmenter les salaires.
15:33On écoute.
15:35Moi, ma solution,
15:36c'est qu'avec
15:37une petite demi-heure
15:38de plus par jour,
15:40on effacera,
15:40à partir de la 36e heure,
15:42il n'y aura plus
15:43aucune charge sociale
15:45sur les salaires.
15:46Ça voudra dire
15:47que c'est quasiment
15:48deux mois de plus
15:49de salaire par an,
15:51à condition d'accepter
15:52de faire
15:53une petite demi-heure
15:54de travail par jour.
15:56Et ce sera bon
15:56pour le salarié
15:57qui aura plus de poids d'achat
15:59et ce sera bon
16:00pour l'entreprise
16:00parce que
16:01la zéro cotisation sociale
16:03s'appliquera aussi
16:04pour le chef d'entreprise.
16:06Ça diminuera
16:06le coût de l'embauche,
16:08le coût du travail
16:09de 35%.
16:11Donc, lui,
16:11il dit à partir
16:12de la 36e heure,
16:13le brut égale le net.
16:14Il a raison sur deux points.
16:15Déjà, effectivement,
16:15la durée du travail
16:16en France
16:16qui est faiblissime
16:17comparée à certains
16:19de pays comparables
16:21et effectivement,
16:22parce que ce que disait
16:23Raquel tout à l'heure,
16:24elle regardait effectivement
16:25les cotisations liées
16:26aux salariés.
16:27Je suis d'accord
16:27qu'elles sont trop importantes
16:28mais qui paye le salarié ?
16:30C'est l'entreprise.
16:31Quand vous dites
16:31à quelqu'un qui est payé
16:321800 euros,
16:33ça coûte combien à l'entreprise ?
16:34Ça ne lui coûte pas 1800 euros.
16:35Ils ont 42%
16:37de charges sociales en plus.
16:38Donc, il faut à la fois
16:40sur les entreprises.
16:41Évidemment,
16:42permettre aux gens
16:43de travailler plus.
16:43La défiscalisation
16:44des heures supplémentaires
16:45de Nicolas Sarkozy,
16:46ça avait marché.
16:47Le statut d'auto-entrepreneur,
16:49d'une certaine manière,
16:49c'est aussi une question fiscale.
16:50Ça avait marché aussi
16:51puisque vous êtes quand même
16:52moins taxé
16:53que dans le régime
16:54salarié classique.
16:56Donc, c'est évidemment
16:57ces maladies-là françaises
16:58qu'il faudrait parler.
16:59Alors, ce n'est pas vrai
17:00que ça coûte 42%
17:01en plus du brut
17:03puisque quand vous dites
17:03qu'on donne des chiffres
17:05comme ça,
17:05mais ça comprend le brut
17:06payé,
17:07la part payée par le salarié
17:08quand on parle
17:09des cotisations sociales.
17:10Les cotisations sociales,
17:11il y en a une part salariale
17:12et une part patronale.
17:13Oui, mais vous savez...
17:14Est-ce que vous êtes d'accord
17:14avec moi ?
17:15Est-ce que vous pouvez
17:15faire un pas vers moi
17:16si vous voulez en cette rentrée ?
17:18Ce que j'essaye surtout,
17:20c'est d'être précise.
17:20Pour accorder le fait
17:21que les entreprises
17:22sont serrées à la gorge
17:23et que c'est leur coute
17:24un pognon de dingue
17:25de payer leurs salariés
17:26et Patrick Pouyanné
17:27la rappelait à la REF,
17:29le patron de Total,
17:29en disant
17:30quand je donne 100 euros
17:31à un salarié,
17:32ça m'en coûte 300
17:33quand je veux lui donner une prime.
17:35Revenons à notre exemple
17:36du salarié au SMIC
17:38à 1867 euros.
17:40Déjà, si je suis patron,
17:42j'embauche quelqu'un
17:42à 1867 euros,
17:43je le fais
17:44parce que j'estime
17:45que cette personne
17:45va me rapporter
17:46plus que 1867 euros.
17:47Sinon, je ne le fais pas.
17:48D'accord ?
17:49Déjà pour commencer.
17:50Donc, la question,
17:51elle est toujours vivante
17:53de savoir,
17:53une fois que cette personne
17:54a produit de la richesse,
17:56comment je la redistribue ?
17:57Est-ce que je la redistribue
17:58en augmentant les salaires ?
18:00Ou est-ce que je la distribue
18:01en, mettons-moi,
18:03comme patron
18:03ou en payant les dividendes ?
18:04D'accord ?
18:05Donc, la question des salaires,
18:06elle se pose ici.
18:07Oui, il faut augmenter
18:08les salaires dans ce pays
18:09parce que d'une façon générale,
18:11comme règle générale,
18:12le fruit de la richesse,
18:13le fruit du travail
18:14est injustement réparti
18:15et aujourd'hui,
18:16les salariés
18:17devraient gagner davantage.
18:19Et aujourd'hui,
18:19en réalité,
18:20le salaire minimum
18:21devrait être non pas
18:22à 1800 et quelques euros bruts,
18:23mais plutôt à 1800 euros net.
18:26Net.
18:26Donc, vous êtes comme
18:27Marine Tourdonier
18:27qui, elle, dit
18:28il faut que le SMIC
18:29soit à 2000 euros bruts.
18:31Oui, voilà.
18:32Et après,
18:33en revanche...
18:34Mais c'est juste ça, pardon,
18:34vu l'état des liens d'encheurs.
18:35Vous avez l'occasion
18:36de reposer ça sur les entreprises.
18:38Quand on avait fait
18:39le programme commun
18:39de la NUPES en 2022
18:41et du NFP en 2024,
18:43nous avions trouvé
18:44des mécanismes
18:45pour que, justement,
18:46les petites et moyennes entreprises,
18:47notamment,
18:49puissent assumer,
18:49voilà, absorber
18:50ce coût supplémentaire
18:51et ont entendu
18:52que si vous donnez
18:53plus d'argent
18:54aux salariés français,
18:54ça met de l'argent
18:55dans la machine économique
18:57et l'idée,
18:57c'est qu'à la vente,
18:58tout le monde y gagne,
18:59y compris les entrepreneurs.
19:00Sous-titrage Société Radio-Canada

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