00:007h, 9h, Europe 1 matin.
00:02Et place à votre première signature Europe 1 du vendredi.
00:05Bonjour Catherine Ney.
00:07Bonjour et bonjour à tous.
00:08Catherine, micro s'il vous plaît.
00:09Dans le catastrophisme, bien tout va mal dans le pays.
00:11Ce qui étonne, c'est qu'il n'y ait jamais eu autant de candidats à la présidentielle.
00:14Ah oui, alors en France, tout s'effondre.
00:16Le logement, l'hôpital.
00:18Avec le dérèglement climatique et la sécheresse,
00:20c'est un pan de notre agriculture qui risque de disparaître.
00:23Le manque d'eau se profile dans certaines régions.
00:25Les jeunes de 15 ans sont parmi les plus mauvais des pays de l'OCDE
00:28dans les disciplines fondamentales.
00:30Les mathématiques, la compréhension de l'écrit, c'est la chute.
00:33Et la baisse de niveau touche même les meilleurs.
00:35Le taux d'emprunt de la France bat des records.
00:38Avec les guerres, l'essence et le gaz n'arrêtent pas d'augmenter.
00:40Ajoutons la progression de l'IA qui terrifie les chercheurs américains.
00:44Alors dites, qui va nous sortir de là ?
00:47Eh bien, ces perspectives angoissantes ne rebutent pas du tout les vocations.
00:52Vous avez compté, Catherine, ils ne sont pas loin de 40.
00:54Mais oui, alors il y a les sûrs, les déclarés que l'on connaît,
00:58qui font déjà campagne, il y a les pressentis comme Éric Zemmour,
01:01Dominique de Villepin, des qui ont voulu mais qui sont déjà hors course
01:05comme Sandrine Rousseau ou Jadot ou Clémentine Autain.
01:08Alors c'est vrai que la première pulsion de tout cela,
01:11c'est bien sûr parce que je le vaux bien.
01:13Et pour beaucoup, ça n'engage à rien d'ailleurs.
01:15Leur chance d'y arriver est une fiction.
01:17Et puis, il est difficile pour eux de réunir les 500 parrainages.
01:20Mais l'essentiel est de faire parler de soi.
01:22Et aujourd'hui, ça ne coûte rien.
01:24C'est gratuit, il n'y a rien à dépenser.
01:26On a juste à lancer sa candidature, les médias réagissent
01:29et les réseaux sociaux prennent le relais.
01:30Les images passent en boucle.
01:32T'es candidat, tu ne dépenses pas un centime,
01:33tu n'es pas sanctionné, on t'a vu à la télé.
01:35Alors à gauche, à droite, il y a tout de même des gens sérieux.
01:37Oui, il y a les candidats pour soi.
01:39Le 7 octobre, une primaire est organisée à gauche.
01:44C'est une primaire fermée.
01:45Et ne voteront que les adhérents.
01:4720 000 pour le PS d'Olivier Ford, 10 000 pour Place Publique de Glucksmann.
01:51Une poignée pour la gauche GRS d'Emmanuel Morel.
01:54En cours, Ségolène Royal, Philippe Brun, Jérôme Gage.
01:57Les passionnés pourront aussi, s'ils le veulent cotiser, 15 euros pour y participer.
02:02Mais au total, ce fera combien de votants ?
02:0550 000 au mieux.
02:07Alors qu'en 2012, primaire élargie, il y avait eu 3 millions de votants,
02:11dont François Hollande l'a emporté.
02:13Mais cette année, qui sera le vainqueur ?
02:15En tous les cas, les perdants auront gagné une pub gratuite,
02:18un débat sur France 2, un autre sur TF1, sur BFM.
02:22Avoir été candidat à la primaire socialiste,
02:25eh bien, ça compte aussi dans un CV politique à gauche.
02:27Et dans le corps central, ils sont 4 en campagne.
02:30Oui, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, David Lysnard,
02:33ils sont candidats en soi, parce que désignés par leur parti.
02:36Mais 4, c'est trop, il n'en faudrait qu'un pour le bloc central.
02:39Mais voilà, le rejet du macronisme, la cause de tous leurs mots,
02:43selon les Français, n'est pas favorable aux deux anciens premiers ministres,
02:46Edouard Philippe et Gabriel Attal.
02:48Ils ont une expérience politique, mais qui les renvoie au mandat finissant.
02:52Bruno Retailleau a démissionné du gouvernement
02:54et bataillé avec le président sur plusieurs dossiers,
02:57l'Algérie, l'immigration.
02:58Il est moins impacté, il peut parler de rupture,
03:01mais tout de même, comme les deux autres,
03:04il voit bien que la sauce a du mal à prendre, pour l'instant.
03:07On est en période de décantation, on a jusqu'à l'automne,
03:10dit Edouard Philippe.
03:11On va voir.
03:12En tous les cas, pour l'heure, les Français ont la tête ailleurs,
03:15c'est cause toujours, ça n'imprime pas.
03:17Signature européenne, Catherine Né, merci Catherine.
03:19Dans un instant, la revue de presse d'Olivier Delagarde,
03:22Eugénie Bastier, Pascal Praud, à tout de suite.
Commentaires