00:00Good Morning Market sur BFM Business.
00:03Et après avoir cédé 1,95 hier, le CAC 40 reprend 0,4%.
00:098188 points pour l'indice parisien, l'Eurostock 50 de son côté prend 0,3%.
00:13Bonjour Jean-Louis Cussac, merci de nous accompagner ce matin.
00:17Comment vous regardez un petit peu ce qui se passe là à la Bourse de Paris ?
00:19On est revenu sur un zéro pointé depuis le 1er janvier avec la séance d'hier
00:23et puis alors ce qui était frappant encore et toujours,
00:26c'est comment le luxe pénalise encore et toujours la Bourse de Paris.
00:32Oui bien sûr et puis le comportement de l'indice CAC 40
00:36qui a fait un plus haut historique le 7 août
00:38et depuis il n'a pas cessé de baisser avec une très grande régularité.
00:45C'est ça qui est assez incroyable.
00:47Partant d'un point haut comme ça, on a rarement vu une baisse de 7%
00:50dans le calme et en ligne droite avec une accélération hier
00:57et on a sous-performé d'ailleurs le DAX, l'Eurostock
01:01et c'est vrai que c'est une situation très très particulière.
01:05Donc en cassant pour moi hier les 8 235, on a déclenché,
01:09alors il y avait déjà des warnings avant bien évidemment,
01:12mais là on a déclenché un retournement on va dire.
01:16Alors c'est pas encore validé, il faudrait casser 8 100,
01:18mais moi je travaille un petit peu à la baisse,
01:21donc je cherche à vendre par exemple sur des rebonds vers 8 002 ce matin
01:25et voilà, il n'y a pas quelque chose qui s'impose vraiment.
01:30On ne peut pas dire que l'idée est très forte,
01:34qu'on ne casse pas le marché du tout, du tout.
01:38On y va doucement, surtout qu'encore une fois,
01:40le DAX, bon, la hausse n'est pas infirmée sur le plan technique,
01:44l'Eurostock, la hausse n'est pas infirmée encore,
01:47je parle du long terme sur le plan technique,
01:49on est prudent depuis un bout de temps évidemment sur le court terme,
01:53on se dit, on achète beaucoup moins systématiquement,
01:56de toute façon la chasse aux opportunités ça n'a pas marché,
01:59puisqu'il n'y a pas eu de...
02:01De toute façon ce qui baissait baisse encore,
02:03et vous l'avez dit, avec le luxe,
02:05mais aussi avec les ESN, les entreprises de services numériques,
02:09qui n'ont pas, enfin il y en a qui se sont reprises un peu,
02:11mais beaucoup sont restés à la casse.
02:14Et, bon, on est toujours à la merci de Donald Trump,
02:18avec des...
02:19Je ne sais pas si vous avez vu cette nuit ce qu'il a encore raconté,
02:23pour les mid-termes, il a dit,
02:24je donne un dividende de 5000 dollars à chaque Américain adulte,
02:29si jamais les Républicains remportent les élections,
02:34Sénat, Chambre, etc.
02:35C'est quand même délirant.
02:36Alors, évidemment, sur le plan juridique, c'est compliqué,
02:39on va dire que c'est même...
02:40On peut se demander comment c'est possible.
02:43Et puis même, ça équivaut à acheter les élections,
02:46enfin, je ne sais pas, c'est...
02:47Alors, les 5000 dollars doivent être dépensés aux Etats-Unis,
02:50pas à l'extérieur.
02:52C'est un truc de fou.
02:54Mais oser dire ça, vous voyez, ça va loin.
02:56Et sur les valeurs, Jean-Louis,
02:58quand vous regardez LVMH, là, ce matin,
03:00on est à 411 euros,
03:02c'est une première depuis 2020,
03:03Essilor, à 149 euros et quelques...
03:06Est-ce qu'il y a des opportunités sur ce secteur du luxe,
03:10au sens large, ou encore non, c'est beaucoup trop tôt ?
03:15– Écoutez, sur le plan technique, il n'y a pas...
03:17Alors, plusieurs fois, je me suis dit,
03:19là, il y a peut-être une opportunité,
03:20là, il y en a peut-être une,
03:21donc je guette, je mets des alarmes,
03:23je mets des...
03:24Sur Essilor, on s'est posé la question,
03:26alors je ne me souviens plus des prix,
03:28en me disant vers 220, vers 180,
03:30et puis maintenant, on est à 140 et quelques,
03:32150.
03:33Donc là, franchement, il faut...
03:34Mais je n'y touche pas, il n'y a pas de retournement,
03:35il n'y a rien, il n'y a même pas de vraie stabilisation.
03:38Alors là, ce qu'on a vu hier, c'est une augmentation du volume,
03:42c'est intéressant,
03:43il faut voir un peu comment elle se comporte
03:45dans les 2-3 jours à venir.
03:47Si elle commence à construire des bases,
03:48on pourra se dire, ah, on a espoir.
03:51Franchement, le secteur du luxe, c'est une catastrophe,
03:53donc moi, je n'y touche pas.
03:55Pour l'instant, c'est pareil,
03:56il n'y a pas de signal de quoi que ce soit.
03:59Hermès, ça a été la descente aux enfers,
04:01pourtant, c'est la plus belle,
04:03le luxe par excellence.
04:06Et ils n'en veulent pas, ils n'en veulent pas,
04:07donc on ne va pas y aller.
04:09Avoir raison trop tôt, souvent, c'est quand même ennuyeux.
04:13Donc moi, en tout cas, ce que je vais faire,
04:15c'est continuer à mettre des alertes,
04:17continuer à regarder si on a des retournements de tendance
04:21avec les moyennes mobiles.
04:22Alors, on prend une très courte pour voir
04:26s'il y a une alerte qui se déclenche, par exemple,
04:28sur une moyenne mobile 5, qui se retourne,
04:30et puis après, on regarde les moyennes mobiles un peu plus longues.
04:33Moi, je regarde les 21, pourquoi pas une 50,
04:35mais après, ça a fait un peu loin.
04:37Donc voilà, et de toute façon, moi, j'ai fait la cote,
04:41toute la cote, je regarde tous les jours.
04:43Je ne vois pas vraiment de choses propres,
04:46de choses claires et nettes,
04:48et des bonnes affaires potentielles,
04:53comme le luxe, pourquoi pas ?
04:55Oui, bien sûr, cette question mérite de se poser.
04:58Il y en a, il y en a d'autres.
05:00Pourquoi, par exemple, Thalès rebaisse comme ça aussi fort,
05:04le secteur de la défense rebaisse,
05:06alors que, quand même, on a des situations extrêmement tendues
05:08à ce niveau-là ?
05:09On est au bout.
05:10Merci beaucoup, Jean-Louis Cussac.
05:11Moi, ce que je constate...
05:12Oui, allez, je vous laisse finir votre phrase.
05:14Ce que je constate...
05:16Non, ce que je constate, c'est que les opérateurs sont hyper prudents,
05:19ils l'étaient, ils le sont encore,
05:20et c'est pour ça qu'il n'y a pas eu de dégagement de panique
05:23ces derniers jours, c'est important.
05:24On est au bout.
05:259h29, merci Jean-Louis Cussac de nous avoir accompagnés.