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- il y a 7 semaines
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à l'Hour des Pro à 20h30 ce soir.
00:03Soyez au rendez-vous parce qu'on va gagner, figurez-vous, peut-être 130 milliards.
00:07C'est en tout cas ce que promet Sarah Knafo, le casque du siècle,
00:10et elle imagine 130 milliards d'économies pour l'État français.
00:14Donc ça nous intéresse, on va l'interroger.
00:16On l'interrogera bien sûr sur son livre, aussi sur les questions politiques,
00:20et on sera ensemble précisément dans 30 minutes.
00:23Pour le moment, autour de la table, nous sommes avec Sabrina Medjabur,
00:26avec Louis de Ragnel, André Valigny qui est là, Johan Ozaïe et Gilles-William Goldnadel.
00:31Alors, dans la série, on va tous finir...
00:34C'est pas pour moi, on termine par moi.
00:37Dans la série, on va tous devenir fous, mais pourquoi pas d'ailleurs,
00:42parce que parfois c'est sympa d'être fou.
00:44Le monde est fou si fou qu'il faudrait être fou pour ne pas être fou peut-être.
00:48Donc, Bruno Le Maire, Bruno Le Maire, qui est un homme sérieux,
00:52qui veut faire rentrer les enfants à la maternelle à l'âge de un an.
00:56Et c'est ce qu'il a dit hier à Laurence Ferrari.
01:00Donc évidemment, c'est surprenant qu'un homme sérieux imagine cela.
01:04Écoutez, Bruno Le Maire, c'était hier avec Laurence.
01:08Ça prouve une chose, c'est que la multiplication des réformes,
01:11des circulaires, des instructions données aux enseignants, ça ne marche pas.
01:15Et ça ne marchera pas davantage de multiplier les réformes.
01:18Il faut véritablement repenser notre modèle éducatif.
01:22Première chose, on voit bien que le langage n'est plus maîtrisé.
01:25Pour moi, il faut avancer la maternelle de trois ans à un an.
01:29Un an ?
01:29Oui, un an.
01:30Un enfant à l'école à un an ?
01:31Non.
01:31Vous assurerez comme ça à tous les enfants de France la capacité d'être dans un lieu collectif
01:35où ils vont commencer à apprendre des mots.
01:38Et vous n'aurez pas cette inégalité fondamentale dont on ne sort jamais,
01:41où des enfants à l'âge de trois ans vont pour certains maîtriser 500 mots,
01:44d'autres 700, d'autres 1500.
01:46Et c'est irratrapable.
01:47Donc, dès un an, la maternelle, l'apprentissage du langage, l'apprentissage des mots.
01:51Je propose de faire entrer les enfants en maternelle lorsque les mères sont enceintes de six mois.
01:56Voilà, exactement.
01:57Avant la naissance.
01:58Avant la naissance.
01:59C'est un bon concept.
01:59Je trouve que je pense que ça serait intéressant.
02:02Alors, il est un peu revenu quand même sur ses déclarations parce qu'il a vu le tollé.
02:05Bon, c'est quand même étrange parfois de dire des choses qui surprennent.
02:09Écoutez ce qu'il a posté cet après-midi sur ses réseaux sociaux, mais c'est guère mieux.
02:18Non, non, non.
02:44Ils vont pouvoir apprendre à apprendre.
02:46Ils vont pouvoir apprendre à gérer leurs émotions.
02:49Ils vont pouvoir apprendre à vivre en commun avec d'autres enfants.
02:54Et puis, ils vont baigner dans la langue française, dans le rythme de la langue française, dans les mots français.
02:59Et cet apprentissage-là, il est irremplaçable.
03:03Ça s'appelle aussi la crèche.
03:04J'ai eu quatre enfants, dit-il.
03:06Dit-il, ils ont tous eu un an.
03:07C'est original.
03:11Vous dites qu'il est revenu dessus parce qu'il a vu le tollé.
03:13C'est quand même quelque chose qu'il a mûri, réfléchi.
03:16Parce que l'annonce qu'il fait chez Laurence hier, elle a été pensée, réfléchie longuement.
03:21Mais ce qui est inquiétant, je vais vous dire, c'est que Bruno Le Maire, ce n'est pas Sébastien
03:25Delogu.
03:25Il est intelligent.
03:27Il est remarquable.
03:28Il est brillant même, Bruno Le Maire.
03:29Et que quelqu'un de brillant comme lui arrive à faire en politique ce genre de proposition, c'est effrayant.
03:36Mais c'est vraiment la perversité de la com'.
03:39Oui.
03:39C'est-à-dire que tu te dis comment je vais faire parler de moi.
03:43Oui, c'est ça.
03:44C'est ça.
03:44C'est ce que je voulais dire.
03:45Et après, attendez, Pascal, je ne sais pas.
03:46André Valény.
03:48André Valény.
03:48Vous l'avez dit, Pascal, c'est exactement ça.
03:50Ils sont tous en compétition les uns avec les autres pour être candidats à la présidentielle.
03:54Donc, c'est à celui qui propose la chose, qui va faire le plus de buzz dans la journée.
03:57Et quand vous dites, Johan, que c'est réfléchi, je ne suis pas sûr qu'il a réfléchi.
04:02Il a dû se dire, en voyant le classement PISA, il faut que je trouve quelque chose qui fasse parler
04:05de moi.
04:06Il a sorti ce truc.
04:07Ce qu'il propose, c'est le service public de la petite enfance, que l'on propose depuis des années.
04:12Il faut que les enfants de 0 à 3 ans puissent être dans des structures adéquates.
04:16Mais la maternelle à 1 an, c'est stupide.
04:18J'aime beaucoup Bruno Le Maire.
04:19Mais bien sûr.
04:22Ça a quand même un mérite.
04:24Aujourd'hui, tous les parents de France qui ont un enfant savent qu'entre 0 et 3 ans, c'est
04:28la galère absolue.
04:29Parce que pour obtenir une place en crèche, on va se parler franchement, soit vous avez un piston, soit vous
04:33êtes super déclassé.
04:35Et c'est comme ça que vous obtenez une place en crèche.
04:37Sinon, c'est très compliqué.
04:39Et puis, par ailleurs, il y a des expérimentations qui ont été...
04:41Moi, je vois, je peux vous raconter une histoire.
04:43Moi, j'ai une fille qui a été mise en très petite section à l'âge de 2 ans.
04:46Donc, c'est justement pour permettre, pour soulager les crèches, pour libérer des places, on vous propose la scolarisation beaucoup
04:52plus tôt.
04:53Mais en fait, c'est une très mauvaise idée.
04:54C'était vraiment un bébé.
04:56Elle n'avait pas l'âge, à 3 ans, de rentrer en petite section.
05:00Et à ces âges-là, la différence est colossale entre 2 et 3 ans.
05:05Bon, le classement PISA a fait couler beaucoup d'encre, bien évidemment.
05:11Je vous propose d'écouter ce que disait Emmanuel Macron, parce que c'est aussi un des échecs d'Emmanuel
05:15Macron.
05:15Bien sûr, il n'est pas le seul responsable.
05:17Mais en 10 ans, il n'a rien fait sur ce sujet-là.
05:19Et surtout, il n'a pas eu de vision.
05:21C'est-à-dire qu'il est parti avec Blanquer et il a fini avec Papendiaï et puis Geffrey aujourd
05:25'hui.
05:25Il y a eu je ne sais combien de ministres de l'Éducation et pas de vision.
05:28En 2015, c'était Najat Kassem qui était ministre de l'Éducation nationale de François Hollande.
05:35On voit les résultats de sa réforme aujourd'hui.
05:39C'est juste une catastrophe, André Valigny.
05:41Je ne peux pas vous dire autre chose.
05:42Il y a une succession de réformes catastrophiques depuis 30 ans.
05:44C'est la sienne, là.
05:45Depuis 30 ans dans l'éducation nationale.
05:46Oui, bien sûr.
05:47Bon, alors je suis d'accord avec vous.
05:48Mais écoutez ce que disait Emmanuel Macron en 2022.
05:52Et c'est la difficulté d'Emmanuel Macron.
05:54C'est qu'il aura parlé, mais il n'aura pas agi.
05:59Pardon de cette expression, peut-être un peu de bon sens, mais compte tenu de l'investissement qui est celui
06:05de la nation, compte tenu de la bonne volonté que je vois chez tous les acteurs, et compte tenu du
06:13constat cruel que je viens de faire, ça veut dire que quelque chose ne marche pas dans notre organisation collective.
06:18Nous sommes obligés de le regarder en face.
06:21Nous ? Vous ? Pourquoi il dit nous ? Moi, je n'ai pas envie de regarder.
06:24Moi, je sais ce qu'il faut faire, mais lui n'a pas mis les moyens.
06:29En fait, il a parlé, il a imaginé, mais il n'a pas fait en sorte que l'intendant se
06:34suive.
06:357 ministres en 4 ans, ça ne peut pas marcher.
06:37Non.
06:387 ministres en 4 ans, c'est une catastrophe.
06:39Il n'y a pas de vision.
06:40C'est une catastrophe, ça ne peut pas fonctionner.
06:42Mais il n'y a pas de vision sur la médecine, il n'y a pas de vision sur l
06:47'économie, il n'y a pas de vision sur rien.
06:49Surtout, c'est le refus de trancher.
06:51Emmanuel Macron, le problème, c'est que souvent les constats sont très bons, mais ensuite, il faut décider.
06:56Et trancher, c'est renoncer à quelque chose.
06:58Et jamais il n'y a des coupes franches sur tous les sujets qu'il traite.
07:01Le pire, c'est ce que vous disiez, c'est l'instabilité ministérielle.
07:047 ministres de l'éducation, 4 ans, 8 avec Blanquer.
07:08Il aurait fallu laisser Blanquer sur les deux quinquennats.
07:11Et dans la santé, c'est encore pire.
07:1310, 10 ministres en 10 ans.
07:1510 !
07:16Comment voulez-vous avoir un cap, une vision ?
07:18Un ministre n'est pas arrivé, il fait déjà ses valises pour repartir.
07:21C'est ça le plus grand fléau du macronisme, c'est l'instabilité ministérielle.
07:24Du Blanquer, de la Pendiaï, ça n'a aucun sens.
07:26Il fallait garder Blanquer.
07:31Écoutons, sur ce sujet-là, en tout cas, nous avons beaucoup disserté hier.
07:36Dans l'actualité aujourd'hui, je voulais d'abord vous montrer le JD News qui est sorti ce matin.
07:40On aura l'occasion d'ailleurs d'interroger également Sarah Knafro tout à l'heure précisément sur la couverture.
07:45Et s'ils travaillaient ensemble ?
07:46Et s'ils travaillaient ensemble ?
07:47C'est une question qu'on lui posera.
07:49Mais il y a surtout un excellent papier de William Molinier, qui est journaliste police-justice à Europe 1,
07:54et qui rapporte ce qui s'est passé à Crépaule, et notamment durant l'instruction.
07:59Et l'instruction de Crépaule, elle est dramatique.
08:03La magistrate n'a pas été la seule à s'agacer.
08:05Les surveillants de prison, eux aussi, ont eu forte affaire.
08:07En huit jours de reconstitution, l'administration pénitentiaire a fait remonter pas moins de 17 comptes rendus d'incidents.
08:14D'ailleurs, sur les 14 personnes qui sont mises en cause,
08:17il y en a neuf qui sont dehors.
08:19Il y en a simplement cinq qui sont...
08:20Il faut regarder quels incidents.
08:21Les magistrats du parquet l'ont aussi constaté dans leur réquisitoire définitif.
08:25Ils ont dénoncé le comportement dissimulateur adopté par l'ensemble des mises en examen, etc.
08:29Alors je vous propose d'écouter William Molinier.
08:31Il était avec nous cet après-midi sur Europe 1.
08:33Et il nous raconte ce qu'il a aussi écrit dans le GD News.
08:37Il sont 14 mises en examen dans ce dossier.
08:40Neuf d'entre eux sont déjà dehors.
08:43Les cinq autres qui sont aujourd'hui en détention provisoire
08:46seront inéluctablement relâchées avant le procès.
08:50Parce que si procès il y a, ce ne sera pas avant un an.
08:54Et que là, on arrivera au maximum de ce qu'on peut faire.
08:57C'est-à-dire les quatre ans.
08:58Les quatre ans de détention provisoire.
09:00Et ce, malgré un comportement absolument terrible, en fait, tout au long de la détention provisoire.
09:08Ce n'est pas moi qui le dis.
09:09Ce sont des rapports de l'administration pénitentiaire.
09:12Il y a une note de la juge d'instruction que je me suis procurée et que je raconte dans
09:17ce papier.
09:18où, effectivement, la juge d'instruction relève un certain nombre de manquements,
09:23des problèmes qu'il crée dans les cellules, qu'il crée à l'audience lors de la reconstitution.
09:30Il l'insulte copieusement.
09:32Ça va même jusqu'à...
09:34Il y a 17 signalements en huit jours qui sont remontés par l'administration pénitentiaire
09:39avec des découvertes de stupéfiants dans les cellules,
09:42avec des téléphones portables qui sont découverts dans les cellules,
09:47des stupéfiants, des portables,
09:51toute une arme artisanale qui a été confectionnée, une lame de 7 cm.
09:55Ces mises en examen ont tout fait pour empêcher la manifestation de la vérité.
09:59On arrive aux trois ans de l'affaire Crépaule et on ne sait toujours pas,
10:02en tout cas la justice ne sait toujours pas qui a porté le coup de couteau mortel.
10:08C'est un cas d'école Crépaule, on le dit à chaque fois,
10:11avec une pression qui est mise sur l'espace médiatique,
10:13pression également sur les juges avec la décision du parquet.
10:18Et cette enquête-là passe complètement à l'as de l'espace médiatique.
10:21C'est-à-dire que William Mouligny en parle, on en parle dans le JD News,
10:24mais le comportement de ces jeunes gens qui sont dans la prison
10:28et qui ont insulté les juges d'instruction et ça,
10:31personne n'en parle.
10:33Personne n'en parle.
10:33Oui, parce qu'il a révélé l'information le premier.
10:35Donc peut-être, on va voir si les gens reprennent l'information.
10:37L'information n'existait pas.
10:39C'est lui qui, grâce à ses sources, a pu connaître ces informations.
10:44Oui, le JD News est sorti aujourd'hui, ça n'est repris nulle part.
10:46Oui, mais j'ose espérer qu'il y aura de la reprise.
10:49Oui, mais enfin, je pense que c'est possible.
10:52Parce qu'il y a aussi une petite fétichisation
10:55d'une partie des enfants issus de l'immigration
10:57par la presse qu'elle scientifie
10:59et qu'elle sacralise.
11:01Et révéler ce type de comportement,
11:03ce serait dynamiter tout un récit
11:05qui a dominé une presse de gauche pendant des années.
11:07Je suis assez d'accord avec cette explication.
11:10On se doute bien que ces garçons-là
11:12ne sont pas des pianistes distingués.
11:14Tout à fait.
11:14Donc, ils peuvent avoir un comportement particulier,
11:17mais c'est vrai qu'ils ne représentent,
11:19ils n'incarnent pas pour une grande partie de la presse
11:22des gens à détester, des gens détestables.
11:25Mais ce ne sont pas des victimes.
11:27Non.
11:28Ce ne sont pas directement des coupables.
11:30Ce sont plutôt des victimes, précisément,
11:33victimes de la société,
11:34victimes de la société qui les a mal accueillies.
11:37Non, mais c'est le lamento médiatique
11:39qu'on entend depuis 40 ans.
11:40Non, mais n'oubliez pas non plus l'incrimination
11:43qui les frappe de la part de la juge d'instruction.
11:46Ce seraient des racistes anti-blancs.
11:48Ça peut les rendre sympathiques
11:51pour une partie de la classe médiatique.
11:53En revanche, Carcassonne, évidemment,
11:55c'est une actualité qui est fortement portée,
11:59en l'occurrence, par France Inter.
12:00Bon, à juste titre ou pas,
12:01c'est parfaitement inadmissible.
12:03Nous allons en parler.
12:04On rappelle qu'un policier municipal
12:06de la ville de Carcassonne a été suspendu
12:08de ses fonctions après avoir tenu des propos racistes
12:10dévoilés par Midi Libre.
12:11Il a par ailleurs été exclu
12:13du Rassemblement National
12:14dont il était membre du service d'ordre.
12:17Le parquet ordonne la suspension
12:18des policiers municipaux en cause.
12:19Alors, je vous propose de voir peut-être
12:20deux séquences, vous les avez peut-être vues
12:22et entendues, notamment sur les réseaux sociaux,
12:25de ces propos qu'on entend parfaitement inadmissibles
12:27de policiers municipaux.
12:30Bonsoir, madame.
12:32À l'ancien hôpital.
12:34Oui.
12:35Oui, le domaine de Rillac, bien sûr.
12:37D'accord, et vous, vous n'êtes pas blessé,
12:39la voiture fonctionne, tout va bien.
12:41J'espère que ce n'est pas un gamin
12:42ou quelqu'un qui a la percutée, par contre.
12:44Non, c'est peut-être un migrant.
12:45Un petit Kirikou.
12:48Kirikou dans la savane.
12:49Il est percuté.
12:50Il est venu en France,
12:51il est percuté par un véhicule.
12:52Merde, non.
12:53Imagine, il vient en France,
12:54il se fait buter par une voiture communiste.
12:56Vers l'ancien hôpital.
12:57Domaine de Rillac.
12:58Une vieille, elle a percuté un boniole, apparemment.
13:01J'en peux plus, moi.
13:02Tout à l'heure, on était sur Carnot.
13:04Du Bicot, du Nègre, du Nègre, du Bicot.
13:06Ça, c'est la France, c'est ça ?
13:08De l'Afghan, beaucoup d'Afghans.
13:10Bon, ça, c'est la première séquence.
13:12Et la deuxième séquence,
13:13c'est du même taux de nous, si j'ose dire.
13:16On a pris 40 ans de socialisme,
13:18de merde, de gauchiasse.
13:20Donc, plus de respect de rien du tout.
13:21Plus de respect du père,
13:22plus de respect de la mère.
13:24Mais bon, le père, c'est le père, à la base.
13:25C'est lui qui bande et qui a les muscles.
13:27Cro-Magnon, ça marchait comme ça, non ?
13:29Je veux dire, il n'y a que les connasses
13:30qui se sont dit, oui.
13:31Mais les connasses, à l'époque,
13:33dans les grottes,
13:34si elles n'étaient pas avec leurs mecs,
13:35elles se faisaient buter à l'extérieur.
13:37Bon, c'est bête, évidemment.
13:39C'est homophobe, c'est raciste.
13:41Écoutez d'ailleurs le maire de Carcassonne
13:42qui a pris la parole
13:44et qui dit précisément cela.
13:47Ces propos sont scandaleux.
13:50Propos racistes, misogynes,
13:53homophobes et complotistes
13:55qui sont à vomir
13:56et qui sont inexcusables.
13:58Je les condamne
13:59avec la plus grande des fermetés
14:01car ils ne correspondent en rien
14:03aux valeurs de rassemblement
14:05que nous portons au sein de la majorité.
14:08Alors, évidemment,
14:09il y a instrumentalisation politique,
14:11ce qui est, j'allais dire, le jeu.
14:14Gabriel Attal a dit
14:15voilà à quoi ressemblerait
14:16une France dirigée par le RN,
14:17la haine désinhibée,
14:19encouragée, y compris là
14:20où on doit attendre
14:21de la justice et de la sécurité.
14:25Laurent Jacobelli
14:25a répondu d'une certaine manière
14:27à Gabriel Attal.
14:28Je vous propose de l'écouter.
14:30Vous savez, chez nous,
14:31on ne transige pas
14:31avec ce genre de choses.
14:32Quand quelqu'un prononce
14:33des paroles contraires à la loi,
14:34le racisme,
14:35les paroles racistes
14:36représentent un délit
14:37ou contraires à nos valeurs.
14:38Et c'est le cas en la matière.
14:40Évidemment, on l'expulse
14:41et sans hésiter une seconde.
14:42J'aimerais bien d'ailleurs
14:43que tous les mouvements politiques
14:45fassent la même chose
14:45lorsque des paroles racistes,
14:47antisémites sont prononcées.
14:48Et je pense en ce moment
14:49à la France insoumise.
14:53Gilles-William-Golnadel,
14:54j'allais dire Gabriel Attal.
14:55Non, Gilles-William-Golnadel.
14:57Pareil, on est un peu différent.
14:58Comment vous dire ?
14:59D'abord, je vous confirme
15:01bien volontiers
15:02que France Inter,
15:03on a fait son miel
15:04à chaque heure.
15:06Et pareil pour France Info.
15:07Ce qui ne me choque pas,
15:09mais évidemment,
15:12en incriminant
15:13le Rassemblement national
15:14et surtout,
15:16il y a quelques jours,
15:19on a appris
15:20qu'un Français
15:21était mort
15:24lynché
15:24par un OQTF
15:26étranger.
15:27Ils n'ont pas parlé.
15:28Ils n'en ont pas dit
15:31un seul mot.
15:32Ça, si vous voulez,
15:33c'est ma première réflexion.
15:35Deuxièmement,
15:40M. Marc-Angéli,
15:42comment ?
15:42Jacobelli.
15:44Marc-Angéli, c'est Ajaccio.
15:45Voilà, oui.
15:45M. Jacobelli a raison.
15:48M. Arnaud,
15:49M. Arnaud,
15:51fiché S,
15:53condamné pour violence,
15:55incriminé énormément
15:58dans l'affaire
16:00de Quintin de Ranck.
16:02Il a fait sa rentrée
16:05à l'Assemblée nationale.
16:06Il n'y a pas eu
16:07un articulé
16:08dans la presse.
16:10Donc, il y a une différence.
16:10Et puis,
16:11le maire de Carcassonne,
16:12je termine là-dessus,
16:13le maire de Carcassonne
16:14sur lequel on veut
16:15faire porter tout,
16:17alors même qu'il l'a
16:17dénoncé tout de suite,
16:21le flic en question,
16:23ça s'est passé avant
16:24et il se trouve
16:25que par un hasard...
16:26Il n'était pas maire.
16:27Il n'était pas maire.
16:28Et en plus,
16:29il se trouve que le maire
16:30de Carcassonne,
16:31il y a trois jours,
16:31il m'a invité,
16:32si vous voulez,
16:33pour participer
16:34à une cérémonie
16:35pour le 7 octobre.
16:36Je n'arrive pas à le prendre,
16:38vous voyez,
16:38pour un salaud,
16:39a priori.
16:40Donc, pour toutes ces raisons,
16:41il faut condamner,
16:43mais il faut raison garder.
16:45Est-ce que c'est portable ?
16:46Sabrina Medjaber.
16:47Non, mais c'est vrai
16:48qu'il a été condamné,
16:49il a été exclu,
16:50c'est une très bonne chose.
16:51Et en effet,
16:52toute une partie de la presse
16:53se glosse de cette histoire.
16:54Moi, je me souviens
16:56d'un élu socialiste
16:57Bernard Bazinet en Dordogne
16:58qui avait expliqué
16:59qu'il y avait trop de youpins
17:00dans sa ville
17:01pour boycotter Israël.
17:02Et je ne me souviens pas,
17:03en tout cas,
17:04j'ai une mémoire
17:04très très éloignée,
17:06d'un tel grabuge médiatique
17:08autour de cette histoire,
17:09alors que les propos
17:10sont tout aussi condamnables
17:11que ceux qui ont été tenus
17:13par cette officielle.
17:14Ce qui est tout à fait insupportable,
17:15c'est de voir
17:15l'audiovisuel public
17:17inviter la France insoumise
17:18et en l'occurrence
17:19M. Bompard aujourd'hui
17:20pour décerner
17:21des brevets d'antiracite.
17:22C'est complètement insensé.
17:24Non mais c'est plus qu'insensé,
17:25c'est indécent.
17:26Inviter la France insoumise
17:27pour donner des brevets
17:29d'antiracisme
17:30alors qu'ils sont
17:31le parti le plus raciste
17:32et le plus antisémite
17:33qui soit,
17:34moi, honnêtement...
17:34J'entends bien...
17:35Non mais pardon,
17:36c'est dégueulasse.
17:37C'est dégueulasse.
17:38Non mais il pourrait,
17:39il pourrait tout en leur disant,
17:41mais vous,
17:42comment ça se passe ?
17:43J'entends bien,
17:43mais les propos de ce monsieur...
17:45Ils sont abjects.
17:46Evidemment, ils sont abjects.
17:47Mais ça n'est pas
17:48à la France insoumise
17:49d'être invité
17:49pour décerner
17:50ce genre de brevets.
17:52Il a été exclu,
17:53vous voyez,
17:54la femme a été...
17:54Aussi sexe.
17:55Comme il se doit,
17:56évidemment.
17:56Aussi sexe.
17:57Alors on est dans un...
17:58Mais je vais vous dire,
17:59tout ça n'a aucune importance.
18:00Il n'y a pas...
18:01C'est-à-dire qu'il n'y a pas
18:01un électeur de France
18:03qui changera sa voie
18:04parce qu'il a vu cette séquence.
18:06Parce que tout le monde
18:07est dans son rôle,
18:08si j'ose dire,
18:09ça sera instrumentalisé
18:11comme monsieur Attal.
18:12Mais évidemment,
18:13personne ne croit
18:14que la France
18:16sera comme cela
18:18si le RN passe
18:19et que tous les policiers
18:21parleront comme ça.
18:21Personne ne le croit.
18:23Parce que c'est...
18:23Évidemment,
18:24ça n'a pas de sens.
18:25Donc c'est ça
18:26que moi je peux regretter.
18:27Je peux regretter
18:27qu'il n'y ait pas
18:28un peu de...
18:29Vous en êtes d'accord
18:30André Valigny ?
18:31Je suis sûr que
18:31vous n'imaginez pas
18:32par exemple
18:33que voilà à quoi
18:35ressemblerait une France
18:35dirigée par le RN.
18:37La haine désinhibée
18:38et encouragée
18:39y compris là
18:39où on doit attendre
18:40de la justice
18:40et de la sécurité.
18:41Vous ne pensez pas ça ?
18:43Je vous entends tous
18:45en train de...
18:46Non pas de relativiser.
18:47Vous avez tous dit
18:47que ces propos étaient abjects.
18:49Donc vous ne relativisez pas
18:50mais vous mettez tout de suite
18:51en regard la France insoumise.
18:53Moi je ne mets pas
18:53la France insoumise en regard.
18:55Je me concentre
18:56sur ce qu'a dit ce policier.
18:57Il est du Rassemblement National.
18:59Il est au service d'ordre
19:00alors que la France insoumise
19:01c'était les cadres
19:02qui disaient des choses
19:03qui tombaient
19:04sous le coup
19:05de l'antisémitisme.
19:06Si vous me permettez
19:06ce n'est pas exactement
19:07la même chose.
19:08Si vous allez sur
19:09tous les militants
19:10forcément vous allez avoir
19:11des brebis galeuses
19:12dans tous les partis.
19:14Non, des brebis galeuses
19:15racistes et homophobes
19:17il n'y en a pas
19:17dans tous les partis.
19:18Il y en a beaucoup
19:19au Rassemblement National.
19:20Chaque fois qu'il y a
19:20des élections...
19:21Les homosexuels
19:23votent de plus en plus
19:23pour le RL.
19:24Vous avez tous parlé
19:25je peux avoir 30 secondes.
19:27Chaque fois qu'il y a
19:27des élections municipales
19:29cantonales législatives
19:30on trouve toujours
19:31des brebis galeuses
19:32entre guillemets
19:34racistes et homophobes
19:34au Rassemblement National.
19:36C'est un fait
19:36oui ou non ?
19:37Oui.
19:38C'est un fait
19:38oui ou non ?
19:39Enfin, non mais...
19:40y compris aux législatives.
19:42Oui, oui.
19:42C'est-à-dire qu'on en parle.
19:44Ah bah oui,
19:45heureusement qu'on en parle.
19:46Non mais...
19:46On parle de cette brebis galeuse-là.
19:49Oui.
19:49Comme l'a très bien
19:50fait remarquer Sabrina
19:52en ce qui concerne
19:53le maire socialiste
19:54on n'en a pas parlé.
19:55C'est quand même étrange.
19:56Et le parti ?
19:57Il fallait en parler évidemment.
19:58Eh bah oui mais c'est
19:59exactement ce qu'on déplore.
20:00Il y a eu, je crois
20:02c'était du côté de Nantes, non ?
20:04Quelqu'un qui avait
20:05violé des jeunes...
20:07Ah oui, Pierre-Alain Cotineau.
20:08Effectivement,
20:09militant de la France Insoumise.
20:11Médiapart avait refusé de parler.
20:12On n'en a pas...
20:13Donc là,
20:13là on est sur des affaires
20:15de viol.
20:16Eh oui.
20:16De viol d'enfant.
20:18Bon, mais qui en parle ?
20:19Là-qu'on en a parlé
20:20de cette affaire à l'époque.
20:21Et torture.
20:21Acte de torture.
20:23Non, on a fait venir...
20:25Est-ce qu'on a fait...
20:26Est-ce qu'on a fait venir
20:27sur les plateaux
20:28de France Info
20:29des gens du Rassemblement National
20:30qui donneraient des brevets
20:31de...
20:31Comment dire ?
20:33De se conduire
20:34à la France Insoumise
20:35sur ce sujet ?
20:36Non, vous le savez bien.
20:37C'est le jeu médiatique.
20:39Vous le savez,
20:41nous le savons,
20:41tout le monde le sait.
20:42Moi, j'essaye...
20:43Je m'assure,
20:43j'essaye d'être le plus
20:45honnête possible.
20:46L'objectivité,
20:47ça ne veut pas dire grand-chose.
20:48Mais l'honnêteté,
20:49ça veut dire quelque chose.
20:50Oui, moi aussi,
20:51j'essaie d'être honnête
20:52et je pense que la dédiabolisation
20:53du RN
20:55n'est pas encore terminée.
20:56Et ils ont encore
20:56dans leur rang
20:57beaucoup de gens
20:58à prendre avec beaucoup
21:00de préconce sur les partis.
21:01Exactement.
21:02Mais non,
21:02pas dans tous les partis.
21:03Vous pensez qu'au PS,
21:04il y a des racistes homophones ?
21:05Oh, bien sûr,
21:06il y a des racistes.
21:07Au PS.
21:08Ah ben,
21:08je suis bien persuadé.
21:09Je pense que dans le service d'ordre,
21:11dans tous les services d'ordre,
21:13en plus,
21:13il était dans le service d'ordre,
21:14dans tous les services d'ordre,
21:15vous pouvez avoir des profils
21:17qui, comme pour reprendre
21:18l'expression de Gilles Walliam,
21:20tout à l'heure,
21:21que les services d'ordre du PS,
21:22ce sont des militants de gauche
21:23convaincus.
21:25Si vous me permettez,
21:27quand Olivier Faure
21:28a été exclu d'une manifestation
21:29et même Glucksmann
21:31par des gens de gauche,
21:32ils ont été exclus
21:32par des gens de gauche,
21:34oui,
21:34c'était des gens de gauche
21:36et les insultes
21:37ne volaient pas.
21:39C'était ni raciste
21:39ni homophobe.
21:41Ah bon ?
21:43Bon,
21:43il est 20h30.
21:44Non mais en réalité,
21:45André,
21:45il est 20h30,
21:46il est 20h30.
21:47Moi, je me souviens,
21:47même sous le mandat
21:48de François Hollande,
21:49il y avait des ministres
21:49quand ils vous parlaient cash,
21:50ils parlaient
21:52avec des propos
21:53qui étaient condamnables.
21:54Et Gérard Filoche,
21:55allez !
21:55Au PS,
21:55Gérard Filoche ?
21:56Il n'y a plus.
21:57Mais il l'a été.
21:58Quand il a tenu des propos
21:58antisémiques,
21:59il était au PS,
22:00Gérard Filoche.
22:00Le casse du siècle !
22:02Qui veut gagner
22:03130 milliards ?
22:05Moi !
22:06Il les a déjà gagnés,
22:07Gonnadel.
22:08Qui veut gagner
22:09130 milliards ?
22:11Le casse du siècle.
22:12Parce que Sarah Knafow
22:14promet
22:14130 milliards d'économie.
22:17Ce n'est pas rien.
22:19Donc on va l'interroger
22:20dans une seconde
22:21et on va se mettre en place.
22:24A tout de suite.
22:27Sarah Knafow est avec nous
22:29du parti Reconquête
22:30et elle publie
22:30aux éditions Fayard
22:31le casse du siècle
22:32qui est sorti le 2 septembre.
22:34Avant de parler du livre,
22:35d'ailleurs,
22:35le casse du siècle,
22:36c'est peut-être vous
22:37qui l'avez fait
22:37parce que 80 000,
22:38je crois,
22:39sont vendus,
22:40ce qui n'est pas si fréquent.
22:41Donc,
22:42est-ce votre nom ?
22:43Est-ce le sujet ?
22:44Est-ce Reconquête ?
22:45En tout cas,
22:45il y a un appétit très fort
22:47de vouloir lire ce livre.
22:49Écoutez,
22:49j'en suis la première émue.
22:51J'avoue que c'était un pari
22:52quand j'ai commencé
22:53à me dire
22:53que j'allais écrire un livre
22:54sur les finances publiques.
22:56La première chose
22:57que je me suis dit,
22:57ce n'est pas
22:58ça va être un succès
22:58de librairie.
22:59Je me disais
23:00ce sera d'utilité publique
23:02parce que c'est un document
23:03dont moi-même,
23:03j'ai toujours eu besoin.
23:05Quand j'étais à l'ENA,
23:06quand j'étais à la Cour des comptes,
23:07en préfecture,
23:08en ambassade,
23:09il me manquait
23:10cette vision d'ensemble.
23:11Je sentais bien
23:12qu'il y avait des dysfonctionnements
23:13partout,
23:13mais je n'avais pas
23:14ce plan d'ensemble.
23:15Donc moi-même,
23:15j'en avais besoin.
23:16Mais j'avoue que moi-même,
23:18je suis aujourd'hui surprise
23:19devant la réception
23:21que les Français font
23:23de ce livre.
23:24J'étais hier à Orléans.
23:26Il y avait une salle
23:27qui était bondée.
23:28Je serai demain à Tourcoing,
23:29la semaine prochaine
23:29à Menton, à Cannes.
23:31Pour ceux d'ailleurs
23:31qui nous écoutent
23:32sur saracnafo.fr,
23:33il y a toutes les dates
23:34pour les prochaines dédicaces.
23:36Mais j'en profite quand même
23:37parce qu'il faut dire
23:38que ce n'est pas qu'à Paris
23:39et que je vais partout en France
23:40pour aller rencontrer les lecteurs.
23:42Ce que je veux dire surtout,
23:43c'est que ce livre,
23:44c'est une enquête.
23:45Ça ne parle pas de moi.
23:46Il n'y a pas une page
23:46qui parle de moi.
23:47Ça ne parle pas de ma vie.
23:48Je n'ai pas fait comme
23:49les livres des politiciens
23:50qui nous racontent
23:51leur enfance,
23:51leur storytelling,
23:52leur premier traumatisme,
23:53etc.
23:54Pas du tout.
23:55Ce livre ne parle pas
23:56de son auteur,
23:56mais de votre argent,
23:58de vos urgences,
23:59de l'école de vos enfants,
24:00de la manière
24:01dont vous pouvez demain
24:02vous enrichir
24:03grâce à un véritable plan
24:04d'enrichissement
24:06qui, je le précise,
24:07n'est pas un plan d'austérité.
24:08J'entendais tout à l'heure
24:09Pascal Pro parler
24:10de ces fameux
24:10130 milliards d'euros d'économies.
24:12Les 130 milliards d'euros
24:13d'économies par an,
24:14qui ne sont qu'un début,
24:16servent à financer
24:17les suppressions d'impôts
24:18que je préconise,
24:19notamment la suppression
24:20de la CSG d'activité
24:22qui équivaut à plus de 10%
24:24d'augmentation de salaire
24:25pour chaque salarié français,
24:27chaque fonctionnaire,
24:28chaque indépendant,
24:29pour tous les actifs de ce pays.
24:31C'est la plus grosse hausse
24:34collective salariale
24:35qu'on ait connue
24:35sous toute la Ve République.
24:37Ce n'est pas une petite mesurette.
24:38On entend beaucoup de mesures
24:39en ce moment.
24:39On a un peu,
24:40je pense, un peu mal à la tête
24:41avec Tal Philippe
24:43qui nous raconte
24:43leur plan massif, etc.
24:45On entend des milliards
24:46voler par-ci, par-là.
24:48Personne ne nous donne
24:48jamais de détails.
24:50Moi, j'ai publié
24:50toute la liste.
24:51Bon, alors d'abord,
24:52c'est vrai que ça se lit
24:52comme un polar
24:53parce que c'est assez malin.
24:54Ce n'est pas un livre
24:56des narcs.
24:57C'est effectivement...
24:58Un livre économique,
24:59c'est un livre quand même
25:00largement politique
25:00qui se lit facilement.
25:01Si je l'ai lu, moi,
25:02c'est qu'il n'est pas économique.
25:07Une question qui est mise en place,
25:08vous instruisez.
25:09Et puis après,
25:09il y a les accusés.
25:10Les accusés, venez.
25:11Et puis après,
25:12il y a les objections
25:13ou une plaidoirie.
25:13Donc, c'est assez malin,
25:14disons-le.
25:16Et ça se lit facilement.
25:17Et puis, c'est didactique.
25:19Il y a cette feuille de paye
25:20qui est très intéressante.
25:21Mais avant ça, d'abord,
25:22le casque du siècle,
25:23qui sont les voleurs ?
25:24Les voleurs,
25:25il y en a des milliers.
25:26C'est...
25:26C'est les gouvernants,
25:27c'est les fonctionnaires.
25:28C'est qui ?
25:28C'est les Français ?
25:29C'est qui ?
25:30Alors, pas les Français.
25:31Je vais y revenir.
25:33Le problème,
25:33c'est qu'il n'y a pas
25:34un coupable unique.
25:35Ce que je dis
25:35lors de la première page,
25:37pour essayer de dire aux gens,
25:38ne soyez pas déçus
25:38si vous vous attendez
25:39à un seul nom
25:40et une fois qu'on aura fait tomber
25:42ce monsieur,
25:43tout ira mieux
25:44et notre pays vivra
25:44dans le meilleur des mondes,
25:45ne vous attendez pas à ça.
25:46Il n'y a pas de grand horloger.
25:48Ça n'est pas un complot,
25:50le casque du siècle
25:50que je décris.
25:51Personne ne s'est réuni
25:52autour d'une table
25:53en se disant
25:53comment est-ce que nous allons
25:55tous ensemble
25:55extorquer les Français ?
25:56Non.
25:56Ce n'est pas un livre complotiste
25:58comme pourrait parfois
25:59le dire France Inter,
26:00par exemple.
26:01Au contraire,
26:02c'est un enchaînement
26:03de mauvaises décisions.
26:04Tous ont été coupables.
26:06Les majorités
26:06comme les oppositions.
26:08Tous les présidents
26:08de la République
26:09depuis les années 70
26:10qui ont tous voté
26:11des budgets en déséquilibre.
26:13Si on cherche des coupables,
26:14on peut regarder
26:15tous les noms des députés
26:16qui ont voté
26:17pour toutes les lois de finances
26:18depuis 1974.
26:18Ils sont tous coupables.
26:20Mais je vais même
26:20aller plus loin.
26:21Tous ces petits bureaucrates
26:22dont on ne connaît pas le nom
26:24et qui ont rédigé
26:25des normes
26:25et des décrets
26:26qui ont parfois poussé
26:27des agriculteurs au suicide,
26:29des entrepreneurs à la faillite.
26:30Eux aussi sont coupables.
26:32Je ne donne pas de nom,
26:33mais je nomme ces systèmes.
26:35Et à la fin du livre,
26:36on découvre
26:36qui est coupable.
26:37Comme vous l'avez dit,
26:38c'est une instruction ce livre.
26:40Ça commence par une scène de crime.
26:41La scène de crime,
26:42c'est la fiche de paye.
26:44C'est là que tout commence.
26:45Quand on gagne
26:462000 euros net
26:47par mois
26:48dans notre pays,
26:49ça veut dire que notre patron
26:50a dû débourser pour nous
26:514000 euros.
26:52Donc, il y a 2000 euros,
26:53la moitié,
26:54qui a disparu
26:55sans même qu'on s'en aperçoive.
26:57Si encore,
26:57en face,
26:58on avait les meilleurs
26:59services publics du monde,
27:00je n'appellerais pas ça un casse,
27:02on appellerait ça
27:02un prélèvement.
27:04Si encore,
27:04un jour,
27:04on nous les rendait,
27:06autant qu'on le devait,
27:07on pourrait appeler ça
27:07l'erreur du siècle,
27:08à la rigueur.
27:09Mais une erreur,
27:10ça se corrige.
27:11Ça fait 40 ans
27:11qu'on ne la corrige pas.
27:12Donc ça,
27:13c'est la scène de crime.
27:14De cette scène de crime,
27:15je continue en disant
27:16et maintenant,
27:16quel est le préjudice ?
27:17Qu'est-ce qu'on attend
27:18de notre État ?
27:19Quelles sont les preuves
27:20qu'il y a eu effectivement
27:21un casse ?
27:22J'en cite quatre,
27:24je ne vais pas tout développer.
27:25J'attends 8 heures aux urgences.
27:26Je vis dans un pays
27:27qui n'a plus de frontières.
27:29Voilà une preuve.
27:30On a un niveau de mathématiques
27:32qui est inférieur
27:32à celui de l'Albanie.
27:34Et le classement PISA hier
27:35est venu le rappeler
27:36à tous ceux qui oubliaient
27:37que le niveau scolaire
27:38était en chute libre.
27:39Je donne ces preuves.
27:40Et puis ensuite,
27:41je dis maintenant,
27:41il y a des suspects
27:42que la droite comme la gauche
27:44nous resservent habituellement.
27:45C'est les milliardaires.
27:47Le marché.
27:48Est-ce que c'est de la faute
27:49uniquement de la mondialisation ?
27:51Je prends ces suspects.
27:52Et là,
27:53on arrive au sujet
27:54que je crois être principal.
27:56Est-ce que les Français
27:57sont coupables de ce casse ?
27:58On dit souvent,
28:00ah mais finalement,
28:01les Français ont le casse
28:02qu'ils méritent.
28:02Ils ont voté pour ça,
28:03ils l'ont bien voulu.
28:05Alors,
28:05je vais divulguer le livre
28:06pour ceux qui ne l'ont pas lu.
28:08Mais je disculpe
28:08les Français dans cette enquête.
28:09Alors,
28:10on a dit,
28:11ça sera la dernière partie.
28:12Mais c'est vrai que la fiche de paye
28:13de Nicolas Durand,
28:14elle est marrante
28:15parce que vous avez votre brut
28:16et puis le net.
28:18Mais ce qu'on pourrait appeler
28:19le super brut,
28:19c'est ce que paye
28:21votre patron de cotisation.
28:22Et en fait,
28:23c'est encore 50% de plus.
28:25Donc effectivement,
28:26quand vous avez 2000 euros
28:27dans la poche,
28:28ça a 4000 euros
28:29en fait qui partent.
28:30Et c'est vrai.
28:30Sur l'ensemble de vie,
28:31ça équivaut à 1 million d'euros
28:33de prélèvement obligatoire.
28:34Alors,
28:34vous,
28:35vous publiez la fiche.
28:36C'est ce que vous dites.
28:36En fait,
28:36ils nous prennent pour des blin-blins
28:37et ils n'ont jamais mis
28:38une fiche de paye comme ça
28:39parce qu'on ne comprend rien.
28:40Mais quand on te met
28:41ton salaire brut à 4000 euros
28:43et qu'effectivement,
28:44on te dit,
28:44pour la retraite,
28:45tu donnes 876 euros
28:48qui vont évidemment,
28:49ce n'est pas ta retraite,
28:50ce n'est pas par capitalisation,
28:51c'est que tu payes la retraite
28:52de ceux qui sont en retraite.
28:53Nous sommes d'accord.
28:54Donc tu payes.
28:54Donc la santé,
28:55tu donnes 439 euros.
28:57Si tu prends une...
28:58On dit que c'est gratuit.
28:59Ben non,
28:59ce n'est pas gratuit.
29:00Si on prend tous
29:01des mutuelles privées,
29:02on paiera peut-être moins
29:03de 439 euros par mois
29:05sur un salaire de 2000
29:06et on sera peut-être
29:07mieux assurés.
29:08En tout cas,
29:08on peut penser
29:09renverser la table,
29:10c'est aussi ces choses-là.
29:12Donc c'est vraiment
29:12très intéressant
29:13et très didactique.
29:14Mais on ne peut pas
29:15parler de tout.
29:16Donc on peut parler...
29:17Moi, j'ai imaginé
29:18qu'on prenne
29:19un ou deux sujets forts
29:20et notamment
29:21les droits de succession.
29:22Parce que ça,
29:23ça me passionne
29:24les droits de succession
29:24parce que c'est une honte.
29:25Une honte.
29:26C'est-à-dire de payer
29:27sur vos parents.
29:29On payait des impôts
29:30et c'est un impôt
29:32sur la mort
29:33et c'est très important.
29:34C'est 30%
29:35très rapidement.
29:36Entre 100 000
29:37et 500 000 euros,
29:38je crois,
29:38c'est 30%.
29:39Et je trouve
29:40que ça,
29:41c'est intéressant.
29:41Avec ce sujet,
29:42on sort des chiffres
29:43et on arrive vraiment
29:44dans la philosophie
29:45et dans la morale.
29:46Il faut d'abord
29:47savoir d'où viennent
29:48les droits de succession.
29:49Ils ont été créés
29:49en 1791
29:50par Mirabeau
29:51pendant la Révolution française
29:53à un moment
29:53où l'objectif
29:54de la Révolution française
29:55c'était de combattre
29:56l'autorité de la famille.
29:58Vous savez,
29:58comme dans tous
29:58les totalitarismes,
29:59on a essayé de séparer
30:00les liens familiaux
30:01pour pouvoir ensuite
30:02imposer une idéologie.
30:03À ce moment-là,
30:04souvenons-nous
30:05que Mirabeau
30:06était un homme
30:06qui était en guerre
30:07ouverte contre son père.
30:09Son père le haïssait
30:09et il haïssait son père.
30:11Quand il invente
30:12ses droits de succession,
30:13il a une formule
30:13qui est extrêmement forte,
30:15il dit
30:15les droits de succession
30:17serviront à briser
30:18l'autorité du père.
30:21Incroyable.
30:21Pourtant,
30:22malgré la violence
30:23de cet objectif,
30:24à l'époque où il les invente,
30:25il ne pèse que 1%
30:26de l'héritage.
30:27Aujourd'hui,
30:27on monte jusqu'à 45%.
30:28Quand le général de Gaulle
30:30arrive au pouvoir,
30:31en 1958,
30:31quand il revient,
30:32il les trouve tellement abusifs
30:34qu'ils ramènent leur taux
30:35à 15%
30:36par une loi de 1959.
30:38Aujourd'hui,
30:38c'est trois fois ça.
30:39Pourquoi est-ce que
30:40c'est immoral ?
30:41Pourquoi est-ce que,
30:42le mot est fort,
30:43philosophiquement,
30:44je combats les droits de succession.
30:45Ce n'est pas seulement
30:46les alléger,
30:47les baisser,
30:47il faut abolir
30:48les droits de succession,
30:49les supprimer.
30:50Pourquoi ?
30:51On sait combien ça rapporte
30:52d'ailleurs les droits de succession
30:53par an ?
30:53Ça rapporte 16 milliards,
30:54tout confondu,
30:55c'est-à-dire pour les enfants,
30:56en ligne indirecte,
30:57etc.
30:57Mais vous avez le pacte du treil,
30:59le pacte du treil qui est
31:005 milliards et demi,
31:01et abolir les droits de succession
31:02revient en même temps
31:03à abolir de fait
31:04le pacte du treil,
31:05puisque si vous les abolissez,
31:06il n'y a plus besoin
31:07de ce pacte et de détournement.
31:09Donc,
31:10vous avez ces droits de succession
31:12qui pèsent sur un argent
31:13qui a déjà été taxé
31:15tout au long de la vie.
31:16Quand vous travaillez,
31:17vous avez déjà,
31:17on vient de le voir,
31:18payé 50%
31:19de charges de cotisation
31:21et d'hier sur votre salaire.
31:22Ensuite,
31:23vous allez payer 20%
31:24sur tous vos achats.
31:25Quand vous allez acheter
31:26votre maison,
31:26vous allez payer
31:27des droits de mutation.
31:28Puis chaque année,
31:29une taxe foncière
31:30sur cette maison.
31:30L'État,
31:31à la fin de cette vie,
31:32pourra vous avoir pris
31:33jusqu'à 60%
31:35de ce que vous avez créé.
31:36Et là,
31:36le jour de votre mort,
31:38il arrive sur le seuil
31:39de votre tombe
31:40demander à vos enfants
31:42encore la moitié
31:43de ce qu'il reste.
31:45Est-ce que c'est moral ?
31:46Et peut-être que vous savez
31:47que les enfants
31:48doivent les payer
31:48dans les 6 mois.
31:49Donc imaginez,
31:50aujourd'hui,
31:51le seuil de l'abattement,
31:52c'est 100 000 euros.
31:52Il n'a jamais été relevé
31:54depuis 2012.
31:54Ça veut dire que des gens
31:55dont le niveau de vie
31:56n'a pas augmenté
31:57sont désormais assujettis
31:59aux droits de succession
31:59alors qu'ils ne se sont pas enrichis.
32:01C'est une catastrophe
32:02pour les classes moyennes,
32:03cet impôt,
32:04qui doivent payer cet impôt
32:06sur une maison
32:07dont ils veulent hériter.
32:07Parfois,
32:08vous avez dans les familles
32:09des gens qui refusent l'héritage
32:10parce qu'ils n'ont pas
32:11les moyens
32:12de payer les droits de succession.
32:13Je finis en vous disant
32:14que ce n'est pas
32:15une de mes lubies personnelles.
32:16Il y a 10 pays de l'OCDE
32:18qui ont déjà aboli
32:19les droits de succession
32:19ces dernières années,
32:21dont,
32:21excellent exemple,
32:22la Suède sociale-démocrate
32:24en 2004,
32:25à l'unanimité du Parlement,
32:27main dans la main
32:27avec les communistes.
32:28Bon,
32:29je vous interromps
32:30parce que vous savez
32:30que le temps de parole
32:31est limité
32:32et on a envie
32:34de vous garder
32:34jusqu'à 21h,
32:36mais si vous parlez
32:37et que nous intervenons pas,
32:40forcément,
32:41vous serez obligés
32:42de nous quitter
32:43plus rapidement.
32:44Alors,
32:44je me tourne vers
32:45André Valigny
32:47sur l'aspect,
32:47effectivement,
32:49des impôts
32:50sur ce pays
32:51qui est surtaxé,
32:53sur cet exemple
32:55des droits de succession
32:58et vous étiez proche
32:59de François Hollande
33:00qui a augmenté
33:00les impôts
33:01comme peu de gens
33:01les ont augmentés
33:03pour les particuliers.
33:05C'était en 2012
33:07et je voulais avoir
33:08votre sentiment.
33:09Sur les droits de succession,
33:11en écoutant Sarah
33:12avec ta info,
33:12je pensais
33:13à un ancien collègue député
33:15radical de gauche
33:16du Calvados,
33:17Alain Touré,
33:17avocat,
33:18que tu connais peut-être,
33:20qui, lui,
33:20était partisan
33:21du système totalement inversé,
33:22c'est-à-dire qu'il voulait
33:23prendre tout
33:24à la mort du défunt,
33:26on prenait tout.
33:26Un Robespierre,
33:27révolutionnaire,
33:28on connaît cette tradition.
33:29Parce qu'il considérait
33:30que c'était une façon
33:31de régénérer la société,
33:32de redonner des chances
33:33à chacun,
33:33de remettre un peu
33:34d'égalité des chances
33:35au départ.
33:36Donc c'est une conception
33:36diamétralement opposée
33:37à la vôtre.
33:38Diamétralement opposée
33:39et à mes yeux,
33:41philosophiquement condamnable.
33:42C'est-à-dire qu'il n'y a
33:43rien de plus noble
33:43que de s'enrichir
33:45pour vouloir transmettre
33:45à ses enfants.
33:46Sinon, l'enrichissement
33:47n'est que pure vanité,
33:48n'a plus aucun sens.
33:49Si vous voulez vous enrichir
33:51pour transmettre,
33:52alors vous pouvez construire
33:53un pays prospère.
33:54Un pays qui ne peut plus
33:55rien léguer,
33:56ne construit plus.
33:56Non mais je suis d'accord
33:57qu'on doit pouvoir
33:58transmettre à ses enfants
33:59et j'espère bien,
34:00moi qui ai un fils,
34:01pouvoir lui transmettre
34:01quelque chose.
34:03Il n'empêche quand même
34:04que les droits de succession
34:04à partir d'un certain niveau
34:05me semblent une mesure
34:07assez morale.
34:08Parce que l'argent accumulé,
34:10les gens les plus riches
34:11ont accumulé beaucoup d'argent
34:12parce que la société
34:13leur a permis
34:14d'accumuler cet argent.
34:15Non.
34:16Non, non, non, non, non, non, non.
34:17Non, non, ils ont un peu
34:18de talent parfois.
34:19Le travail et le...
34:20Voilà, c'est comme...
34:23C'est un temps où le travail
34:24et le mérite
34:24étaient des valeurs de gauche.
34:26Oui, bien sûr.
34:27André, ils ont un peu de talent.
34:28Je veux dire,
34:29c'est pas la société...
34:30Ils ont travaillé,
34:30ils ont eu du mérite,
34:31mais la société leur a
34:32globalement permis
34:33quand même de réussir.
34:34Vous savez que ceux
34:35qui ont le plus gagné leur vie
34:36sont ceux qui ont le plus
34:36payé d'impôts aussi.
34:38Encore 30 secondes,
34:3830 secondes.
34:40Si on veut éviter
34:41une société de caste,
34:43une société d'héritocratie
34:44où ce sont les héritiers
34:46qui vont finalement
34:48cumuler toutes les richesses
34:49et souvent tous les pouvoirs,
34:51il faut éviter
34:52de supprimer
34:52les droits de succession.
34:53On ne parle pas de ça.
34:55Mais si elle veut supprimer
34:56tous les droits de succession.
34:57J'ai une réponse, monsieur.
34:58On ne parle pas de ça.
34:59C'est ce qu'elle dit.
35:01Quelqu'un qui va...
35:02On va prendre des Français
35:04moyens,
35:05mais un peu plus, disons.
35:07Voilà, une famille,
35:08des gens qui ont 80 ans,
35:09qui ont 800 000 euros
35:11et 1 million d'euros
35:12de patrimoine.
35:13Bon, c'est pas...
35:14Et on a quand même
35:15quelques-uns.
35:16Bon, ils ont été
35:17quatre supérieurs,
35:18ils ont 80 ans,
35:19ils vont mourir,
35:19ils ont une jolie petite maison.
35:20Ils l'avaient acheté
35:21200 000 euros il y a 40 ans
35:22et puis cette maison
35:23avait aujourd'hui 800 000 euros.
35:24C'est la vérité.
35:25Bon, ils vont mourir.
35:27Vous trouvez normal
35:28que sur les 800 000 euros,
35:29tu donnes 300 000 euros
35:30à l'État ?
35:31Mais c'est juste scandaleux,
35:33en fait.
35:33Pardonnez-moi de le dire
35:34comme ça,
35:35c'est juste scandaleux.
35:36Vous posez d'ailleurs
35:36une autre question.
35:37Vous posez la question
35:38de l'enrichissement
35:38dans la société.
35:39Vous dites,
35:40ça n'est pas normal
35:40que ceux qui sont déjà riches
35:41transmettent que leurs enfants
35:42soient riches à leur tour.
35:43Mais il y a une solution,
35:44monsieur.
35:45Que chacun puisse s'enrichir.
35:46D'où le plan
35:47d'enrichissement
35:48que je propose.
35:52C'est exactement le programme
35:53que nous proposons.
35:54Et pour ça, il faut des services publics,
35:55il faut des impôts.
35:55A savoir, ne pas démunir
35:56ceux qui ont déjà payé
35:58beaucoup d'impôts,
35:59ne pas les démunir
36:00de leur richesse,
36:00mais au contraire,
36:01permettre aux autres
36:02de créer leur propre richesse.
36:03C'est ainsi qu'on créera
36:04à la fois la prospérité commune
36:06et l'émancipation individuelle
36:08en leur donnant les moyens
36:09de s'enrichir.
36:10Donc, typiquement,
36:11en comprenant que le pouvoir d'achat,
36:13ce n'est pas l'argent
36:14que l'État donne,
36:15mais celui qu'il ne prend pas.
36:16Et pour cela,
36:17baisser les impôts.
36:17Alors, on va un peu aller vite,
36:19forcément,
36:20parce qu'on a peu de temps.
36:21Il y a quelque chose
36:22qui revient régulièrement
36:23dans ce livre,
36:24c'est que ce n'est pas,
36:25dites-vous,
36:25une question de moyens.
36:27Absolument.
36:27Pourquoi ?
36:29On dit souvent,
36:30si tel secteur va mal,
36:31c'est qu'il manque de l'argent.
36:33Si la justice va mal,
36:34il manque de l'argent.
36:35Si l'école va mal,
36:36il manque de l'argent.
36:36C'est ce que disent d'ailleurs
36:38ceux qui sont fonctionnaires
36:40dans la justice,
36:41dans l'école, etc.
36:41Les pompiers, par exemple,
36:42la seule chose qu'ils disent,
36:43on manque de moyens.
36:44Exactement.
36:45Et donc, moi,
36:45c'est ce sur quoi
36:46j'ai essayé d'enquêter.
36:47Je me suis dit,
36:48est-ce que cette axiome
36:48est toujours vraie ?
36:49Et donc,
36:50le principe de cette enquête,
36:52c'est de suivre l'argent.
36:53Et je suis l'argent
36:54dans les circuits
36:54dans lesquels il pénètre.
36:56Comment est-ce qu'il est
36:56dilapidé par la bureaucratie ?
36:58Par exemple,
37:00au niveau de la santé,
37:01en disant,
37:01voilà,
37:01le salarié à 2000 euros
37:02donne 439 euros
37:03pour sa santé.
37:04À la fin,
37:05il n'arrive aux soins
37:05que 135 euros.
37:06Parce qu'entre-temps,
37:07il est passé par l'URSSAF,
37:09il est passé par l'ACNAM,
37:10il est passé par des fonctions
37:11administratives support.
37:12La Cour des comptes nous dit
37:13que même les personnels soignants
37:15passent la moitié de leur temps
37:17à des tâches administratives.
37:18Pour la police,
37:19on retrouve désormais
37:20la même chose.
37:21Vous avez 2500 policiers
37:22qui sont formés au tir,
37:25qui sont formés
37:25au maintien du terrain
37:26et qui sont aujourd'hui
37:27affectés à des tâches
37:28non administratives.
37:29L'argent est mal employé.
37:30Exactement.
37:31Et plus on augmente,
37:32il faut bien comprendre
37:33que ce n'est pas
37:34parce qu'on met plus de moyens
37:35que les Français
37:36obtiendront davantage.
37:37Je vais vous donner
37:37un chiffre qui,
37:38personnellement,
37:39me choque.
37:40Aujourd'hui,
37:40nous dépensons
37:42234 milliards d'euros
37:43de plus
37:43que l'année du Covid,
37:45que l'année du quoi
37:46qu'il en coûte.
37:47Il faut quand même
37:47se le figurer.
37:48L'État dépensait énormément
37:49parce que Macron
37:50avait dit quoi qu'il en coûte.
37:51On sait ce que ça nous a coûté.
37:53Les gens étaient chez eux,
37:54ils étaient payés
37:55en chômage partiel,
37:55etc.
37:56Et aujourd'hui,
37:56nous dépensons
37:57234 milliards d'euros
37:58de plus.
37:59Quel Français peut dire
38:00que les services publics
38:01vont mieux ?
38:02Depuis 1997,
38:03nous avons 1,3 million
38:05de fonctionnaires en plus.
38:07Qui peut dire
38:08qu'ils nous rendent
38:09des services tellement magnifiques
38:10que notre pays va mieux ?
38:12On a augmenté le budget
38:13de l'éducation nationale
38:14de 20%,
38:15alors que sur la même période,
38:17on avait 300 000 élèves en moins.
38:19Je vous donne un dernier chiffre.
38:20Le nombre de nos agriculteurs
38:22a été divisé par 3
38:23depuis les années 80.
38:25Au ministère de l'Agriculture,
38:26on a deux fois plus.
38:27Donc, il faut virer des fonctionnaires.
38:29Il y en a 6 millions aujourd'hui.
38:30Vous pensez qu'il ne faut pas
38:31les remplacer en tout cas ?
38:32Il faut qu'il y en ait moins.
38:33Il faut qu'ils soient mieux formés.
38:34Il faut que l'argent
38:35soit mieux utilisé.
38:36Mais bon,
38:37j'ai envie de dire,
38:37c'est le B.A.B.
38:38tout cela par définition.
38:40Vous allez plus loin là-dessus.
38:41Pour les gens de bon sens,
38:42moi je vais plus loin,
38:42je vais à 800 000 fonctionnaires
38:43de moins.
38:44Vous dites dans votre livre
38:45que deux tiers des fonctionnaires
38:47ne sont pas vraiment utiles.
38:48C'est ce que vous dites
38:48dans le livre.
38:49C'est un peu vague,
38:50pas vraiment utile.
38:51Soit on est utile,
38:58combien est-ce que vous voulez
39:00licencier de fonctionnaires
39:01entre guillemets ?
39:01Alors, 800 000.
39:02Donc ça, c'est ce qui est écrit
39:03dans mon livre.
39:04Il n'y a pas la mention
39:04de pas vraiment utile.
39:05J'essaye de plutôt parler
39:06en termes précis.
39:07Ce que je dis,
39:08c'est que quand on dit
39:08qu'il faut baisser le nombre
39:09de fonctionnaires,
39:10on nous répond souvent
39:11« Ah, donc vous voulez moins de profs,
39:12vous voulez moins de soignants,
39:13vous voulez moins de pompiers. »
39:14Donc moi, qui aime les chiffres,
39:15je me suis dit
39:16« On va quand même regarder. »
39:17Donc on a 5,9 millions
39:18de fonctionnaires en France.
39:19Si on regarde les pompiers,
39:21les enseignants, les soignants,
39:22les militaires, les policiers
39:23et les gendarmes,
39:24on arrive à 2,2 millions
39:26de fonctionnaires.
39:27Donc, on a manifestement
39:29un tiers de ces fonctions
39:32essentielles et régaliennes
39:33dont on nous dit à chaque fois
39:35« On ne peut pas baisser
39:35le nombre de fonctionnaires
39:36parce que sinon,
39:37on n'aura plus de policiers. »
39:38Et vous voulez les redistribuer
39:38ces fonctionnaires
39:39là où on en a besoin.
39:40Non, mais à la PHP, par exemple,
39:41il y a un tiers des gens
39:42qui n'ont jamais vu un malade.
39:44Donc il y a trop d'administration.
39:45Mais ça, c'est quelque chose
39:46que j'entends depuis des années
39:48et personne ne fait rien.
39:49Bon, ça, c'était la deuxième chose.
39:51Vous voulez dire quelque chose
39:52Non, mais il y a une partie
39:54un peu philosophique
39:55que vous abordez quand même.
39:56Il n'y a pas que des chiffres.
39:58Il y a un côté un peu suicide français
39:59sur le côté économique des choses.
40:02Comme je disais hier,
40:03les Français ont été décérébrés.
40:05Sarah Knafo explique
40:06que quand elle faisait
40:09ses études d'économie,
40:10on lui expliquait
40:11que les impôts et les dépenses,
40:12c'était une vertu.
40:13Vous avez été formé comme ça.
40:15Et ça, c'est une spécificité française.
40:17Exactement.
40:18C'est ça aussi qu'il faut...
40:19C'est la troisième partie
40:20qu'on voulait aborder.
40:21Est-ce qu'on ne peut pas parler de tout ?
40:23Et je pense que la faiblesse
40:25entre guillemets de votre livre,
40:27c'est que les Français
40:28sont coupables, en fait.
40:29Ils ne veulent rien entendre.
40:31C'est-à-dire que quand on leur dit
40:32qu'il faut bosser plus,
40:33ils disent non.
40:34Quand on leur dit
40:34qu'il faut allonger la durée du travail,
40:36ils disent non.
40:37Quand une dépense publique
40:39a été engagée,
40:40on peut revenir
40:42sur cette dépense publique.
40:43on a parlé l'autre jour
40:46de, comment dire,
40:48par exemple,
40:49de l'allocation de rentrée.
40:51400 euros,
40:52l'allocation de rentrée.
40:53Elle date de 1974.
40:55Si vous supprimez
40:56une allocation de rentrée
40:57de 400 euros
40:58pour 5 millions d'enfants,
41:013 millions de familles modestes,
41:02ce n'est même pas tracé.
41:03Mais vous avez des gens,
41:04vous les avez dans la rue.
41:05Donc comment...
41:06Voilà, ils sont...
41:07On leur a infusé
41:09l'argent public
41:10depuis des années
41:11et puis ils ne veulent pas bouger.
41:13Ben écoutez,
41:13je vais vous dire monsieur...
41:14Allez leur dire
41:14de bosser 40 heures
41:15et qu'on va bosser,
41:16par exemple,
41:17dans notre métier.
41:18C'est intéressant,
41:18dans notre métier.
41:19Le Parisien,
41:2012 semaines de congés payés,
41:2213 semaines de congés payés
41:23avec des RTT.
41:23Allez dire aux journalistes
41:25qu'ils vont bosser
41:263 semaines de moins.
41:27Mais vous allez avoir une grève.
41:28Je vais vous répondre.
41:28Et tout est comme ça.
41:29Je vais commencer par vous dire
41:30que je connais cette théorie,
41:32monsieur Pro,
41:34puisque je l'expose
41:35en disant
41:36un des arguments des casseurs,
41:38je ne vous mets pas
41:38dans ce lot-là,
41:40un des arguments des casseurs,
41:41ça va souvent être de nous dire
41:42que finalement,
41:42les victimes sont les coupables.
41:44Les victimes de ce casse
41:45sont les Français.
41:46Ce que je propose avec ce livre,
41:47c'est qu'à la fin,
41:47ils en deviennent les juges,
41:48qu'ils puissent rendre
41:49le verdict final.
41:51Maintenant,
41:51je vais vous dire
41:51pourquoi je les disculpe
41:52de ce casse.
41:54Premièrement,
41:55regardez l'endoctrinement
41:57dont ils sont victimes.
41:58Quand on regarde
41:59par qui les Français
42:00sont instruits,
42:01par qui ils sont jugés,
42:02par qui ils sont divertis,
42:04voilà un peuple
42:04qui devrait être
42:05à 90% de gauche.
42:07Mesurer le miracle
42:08d'avoir des Français
42:09qui sont à plus de 60%
42:11de droite.
42:12Voilà ce peuple
42:13miraculeux
42:14qui devrait voter
42:15à l'extrême-gauche.
42:16Regardez notre éducation nationale,
42:17puis notre université,
42:18puis nos cours de justice.
42:20C'est Gilles-William Goldnada,
42:21on sait quelque chose.
42:22Deuxième élément,
42:23quand vous avez un peuple
42:23à qui on prend la moitié
42:24de ce qu'il a créé,
42:26est-ce que vous ne pensez pas
42:27qu'il y a une forme,
42:28est-ce que ce n'est pas humain finalement,
42:30d'essayer de retrouver
42:31cet argent
42:32par tous les moyens ?
42:33Si on vous dit
42:34qu'on va capter
42:34tout ce que vous avez créé
42:35et ensuite on va créer
42:36une myriade d'aides,
42:38les gens vont se dire
42:38comment récupérer
42:39ce que je dois.
42:40Vous savez,
42:40dans le communisme,
42:41on disait qu'il y avait même
42:42une rupture anthropologique
42:44parce que quand les gens
42:45se sentent abusés
42:45par un système,
42:46ils essaient ensuite
42:47d'en abuser
42:48pour survivre
42:48à l'intérieur de ce système.
42:50J'ajoute un dernier élément.
42:51Les Français sont historiquement
42:53un peuple de travailleurs.
42:55Si on relie Ariès,
42:56si on relie Peggy,
42:57ils disent que les Français
42:58trouvent leur honneur au travail,
43:00que c'est un peuple
43:00qui refuse la charité
43:01par fierté,
43:02par orgueil.
43:03Quand on voit ce peuple
43:04qui a bâti des cathédrales,
43:06qui a travaillé dans des mines,
43:07qui a été une vieille nation
43:08paysanne comme on disait,
43:10un peuple encore industriel
43:11pendant tout le début
43:12du XXe siècle
43:13et même pendant
43:14la seconde moitié,
43:15comment ce peuple
43:16a-t-il pu être transformé ?
43:18Moi, ce que je dis,
43:19c'est qu'il n'y a pas
43:20de Français
43:20qui sont des assistés
43:21par nature.
43:22C'est un peuple travailleur.
43:23Mais il y a un système
43:25vicier qui crée du vice
43:27chez des gens
43:28qui n'en avaient pas.
43:29Il faut regarder
43:29la calculette.
43:30Les gens sont rationnels.
43:32Quand on compare
43:33ce qu'on gagne
43:33à aller travailler
43:34versus ce que le système
43:36d'assistance
43:37et d'assistanat
43:38permet d'avoir,
43:39les gens sont rationnels
43:40et font le calcul.
43:41Je propose
43:42de briser ce système.
43:44Et on retrouvera
43:45notre peuple
43:45magnifique,
43:46croyez-moi,
43:46c'est déjà miraculeux
43:47qu'ils soient d'accord
43:48avec nous sur tant de sujets.
43:50Il y a 70% des Français
43:51qui disent qu'ils sont partisans
43:52d'une thérapie de choc.
43:53Baisser massivement
43:54les dépenses
43:55pour baisser massivement
43:56les impôts,
43:56ça tombe bien.
43:57C'est exactement
43:58ce que le livre propose.
43:59Bon, il nous reste 5 minutes.
44:00On a parlé du livre.
44:01Oui.
44:01On a le droit
44:02de parler d'autre chose.
44:03Mais vous avez tous les droits.
44:04Vous êtes chez vous,
44:05monsieur Pro.
44:06La moindre des choses
44:06si on vous invite
44:07pour parler du livre,
44:08c'est de parler du livre.
44:09Absolument.
44:10Mais on a le droit
44:10mais on a le droit aussi
44:10de parler d'autre chose.
44:11JD News.
44:12Vous avez vu le JD News ?
44:13J'ai vu.
44:14J'ai vu.
44:15Et s'ils travaillaient ensemble ?
44:19Alors, je vais vous dire les noms.
44:20Pourquoi cette couverture ?
44:21Parce que c'est une aspiration
44:24que j'entends
44:24de beaucoup de gens
44:26qui pensent comme vous
44:27mais qui peuvent se retrouver
44:28dans ce que dit Laurent Wauquiez,
44:30qui peuvent se retrouver
44:31dans ce que dit Eric Ciotti,
44:32qui peuvent se retrouver
44:33dans ce que dit Gérald Darmanin.
44:34C'est une famille.
44:35Voilà, ce sont des gens.
44:36Évidemment, il y a des différences.
44:3750 nuances de droite,
44:38sans doute.
44:39Marine Le Pen.
44:40Il y a des passerelles.
44:42Et les gens peuvent regretter
44:44que tous ces gens
44:46ne se mettent pas ensemble
44:49pour des raisons parfois d'égo,
44:50disons-le,
44:51pour des raisons de personnalité,
44:52etc.
44:53Et ils aimeraient peut-être,
44:55me semble-t-il en tout cas,
44:57que se retrouver
44:58dans une sorte de dream team
44:59où il y aurait les meilleurs.
45:01Voilà, les meilleurs
45:02de chaque formation.
45:04Bon.
45:05Est-ce que vous,
45:05vous pouvez travailler
45:07par exemple avec Marine Le Pen ?
45:09Moi, je pense avoir déjà répondu
45:11en long en large
45:12à cette question,
45:13à savoir que si on prend
45:14toutes ces photos
45:15que vous avez montrées,
45:16il y a uniquement deux personnes
45:17que vous pouvez inviter
45:18et qui vous diront oui,
45:20c'est Éric Zemmour et moi.
45:21Parce qu'on a répondu oui
45:22sur la question
45:23de l'union des droites
45:23à chaque fois,
45:24parce qu'on a tendu la main
45:25et qu'on l'a proposée
45:26à chaque fois,
45:27qu'on a refusé
45:28les contrefaçons
45:29de l'union des droites
45:30parce que les ralliements
45:32sans dialogue sur les mesures,
45:33sans accord sur les programmes,
45:35sans respecter les convictions,
45:36ça ne s'appelle plus
45:37l'union des droites
45:38mais le ralliement,
45:39parfois pour des postes
45:40mais pas pour des idées.
45:41Je pense que personne
45:41autour de cette table
45:42ne souhaite que cette union
45:44ne se fasse pas
45:44sur un projet fort pour la France.
45:46C'est quand même l'objectif.
45:48À la fin des fins,
45:48l'objectif.
45:49Donc vous êtes le cas
45:50mais c'est eux qui ne veulent pas.
45:51Donc moi je dis oui
45:52à l'union des droites
45:53et je dis malheureusement
45:54quand on l'a proposé
45:55de part et d'autre,
45:56je n'accuse pas uniquement
45:57le Rassemblement National,
45:58vous vous souvenez M. Pro
45:59puisque c'était à votre plateau
46:01le jour où je suis venu dire
46:02j'ai souhaité une alliance
46:04pour faire gagner
46:05la droite à Paris
46:06contre Emmanuel Grégoire.
46:08Vous vous souvenez
46:08de ce qui s'est produit ?
46:09Je pense avoir fait la preuve
46:11que nous étions sincères
46:12jusqu'au bout
46:13et même jusqu'au sacrifice
46:14ce soir-là.
46:15Manifestement,
46:16chacun s'imagine
46:17pouvoir gagner tout seul.
46:18avec beaucoup d'égo
46:19comme vous l'avez dit.
46:20Ils se disent...
46:21Et vous trouvez
46:21qu'il y a beaucoup de différences
46:22entre les uns et les autres ?
46:23Est-ce que vous trouvez
46:23qu'il y a un programme commun possible ?
46:25Je crois que Mitterrand
46:26avait fait le programme commun
46:26en 71 ou 72
46:29et c'est une analogie
46:30qu'on peut avoir.
46:30Il y avait évidemment
46:31des différences
46:32entre Georges Marchais
46:33et François Mitterrand
46:34mais est-ce que vous diriez
46:35qu'il y a un programme commun
46:36sur l'immigration,
46:37sur l'économie ?
46:38Alors sur l'économie
46:39avec Marine Le Pen
46:39il peut y avoir
46:40des petites différences
46:41vous êtes beaucoup plus libéral
46:42qu'elle à reconquête
46:43mais est-ce qu'il y a possibilité
46:45d'un programme commun
46:45sur le fond selon vous ?
46:47Si on est honnête
46:47il y a des différences
46:48qui sont très claires
46:49entre chacun d'entre nous.
46:50Chacun porte un programme
46:51chacun porte des idées
46:52et moi je ne dirais jamais
46:53que les gens sont illégitimes
46:55à venir se présenter.
46:56Par exemple
46:57certains sur ces images
46:58sont hauts ou faibles
46:59bas dans les sondages
47:00ça fluctue etc.
47:01Je ne vous dirais pas
47:02qu'ils sont illégitimes
47:03à se présenter.
47:04Chacun porte quelque chose
47:05chacun porte une ligne
47:05et c'est la beauté
47:06de la démocratie.
47:07Il y a des passerelles
47:07selon vous ?
47:08Je pense qu'on peut trouver
47:09un dénominateur commun
47:10et je pense que
47:11la seule personne
47:12qui peut trouver
47:13ce dénominateur commun
47:14en réalité
47:14c'est le peuple français.
47:15Celui qui va dire
47:17voici quel est le projet
47:19majoritaire
47:19s'il choisit
47:20celui du Rassemblement National
47:22je dirais vraiment dommage
47:24en termes économiques
47:25pour la France
47:25on va se battre
47:26pour qu'il choisisse
47:27plutôt le nôtre
47:28et ensuite là je dis
47:29au second tour
47:30chacun devra se retrouver
47:31et faire primer
47:32les intérêts du pays
47:33avant les intérêts partisans.
47:34Il nous reste une minute
47:35vous êtes insolente
47:37Vous avez écrit
47:38au président Macron
47:40c'était insolent
47:42insolent
47:43C'est ce qu'il mérite ?
47:44J'en en dis
47:45ce qu'on vient pas
47:46parfois on est insolents
47:47nous-mêmes
47:47Il a le droit à la vérité
47:48lui aussi ?
47:49Il vous est impertinente
47:50donc on va voir
47:52comment dire
47:55la dédicace
47:56que vous lui aviez fait
47:56vous aviez mis
47:57un peu
47:58une petite formule
48:00vous l'avez envoyée
48:01à l'Élysée
48:01vous aviez dit
48:02quoi qu'il en coûte
48:03je vous envoie la facture
48:056 juin
48:05la facture
48:07vous aviez dit
48:08quoi qu'il en coûte
48:08voici combien ça nous a coûté
48:106 juin
48:10la facture
48:11Vous avez mis en scène
48:13parce que vous êtes doué
48:15pour la com
48:16bien sûr
48:16mais est-ce qu'il vous a répondu ?
48:18Écoutez non
48:18peut-être qu'il est en train
48:19de le lire
48:20ça lui prend du temps
48:21ça doit être douloureux
48:22de voir tout ce qu'il nous a coûté
48:24Il ne nous a pas répondu
48:25Les entrées mises à part
48:26il nous a valu
48:27plus de 1300 milliards
48:29d'euros de dettes
48:29donc s'il voulait
48:30s'il y avait un minimum
48:31de responsabilité
48:32dans ce pays
48:33qu'il voulait rembourser
48:34ce qu'il nous a coûté
48:34il devrait faire la plonge
48:35pendant 62 millions d'années
48:37c'est dire
48:38la responsabilité
48:39qui est la sienne
48:39Bon on va recevoir
48:41notre ami Gauthier Lebret
48:42l'émission va se terminer
48:43dans une seconde
48:44vous avez vu
48:44je n'ai même pas parlé
48:47de monsieur Zemmour
48:48un grand oubli
48:49Je ne sais même pas
48:50qui va se présenter
48:51à Reconquête
48:52je n'ai même pas posé
48:54la question
48:54Quelle délicatesse
48:55Je ne veux pas vous mettre
48:57Vous avez raison
48:58de parler de l'argent
48:59des Français
48:59On peut aussi
49:01parler d'Éric Zemmour
49:02avec plaisir
49:03pour que je puisse
49:04vous dire qu'à mes yeux
49:05il est le candidat naturel
49:06de Reconquête
49:07que je pense qu'il a
49:08énormément de choses
49:09à dire au pays
49:10qu'en 2022
49:11il a prouvé
49:12que grâce à son courage
49:14au courage de la vérité
49:15il avait réussi
49:16à faire avancer
49:17énormément le sujet
49:17Je me disais
49:18mais parfois
49:18je suis naïf
49:19vous savez
49:19je me disais
49:20il aurait tout à gagner
49:21à vous laisser passer devant
49:23il aurait tout à gagner
49:24parce qu'il apparaîtrait
49:26d'abord
49:26ça surprendrait les gens
49:28par définition
49:29il ferait le contraire
49:30de Raphaël Glucksmann
49:32qui lui
49:34s'est imposé
49:35et son épouse
49:36Léa Salabé
49:37a été obligée
49:38de se retirer
49:38et puis
49:39comme il a fait lui-même
49:41une campagne
49:41vous c'est un nouveau visage
49:43donc il y a autour de vous
49:45forcément
49:46une certaine attente
49:48je dirais
49:48Je serai là Pascal
49:49je ne compte pas du tout
49:50me retirer
49:51je ne suis pas toujours
49:52dans la même situation
49:52que Mme Salabé
49:53Je me dis
49:54alors évidemment
49:55je ne vais pas rentrer
49:55dans le secret
49:56de votre couple
49:56mais je dis
49:57est-ce que vous en parlez
49:58est-ce que vous lui dites
49:59mais en fait
49:59ça serait formidable
50:00pour toi Eric
50:01tu te retirerais
50:02tu laisserais passer
50:03la femme devant
50:04l'homme moderne
50:05que tu serais
50:06en fait c'est vous
50:07le grand communiquant
50:08vous êtes une sorte
50:08d'anmeo de la télévision
50:10en réel
50:11écoutez
50:11sachez en tout cas
50:12qu'on parle de tout
50:12moi si ma femme
50:13se présentait à l'élection
50:13présidentielle
50:14bon de toute façon
50:14elle a pris le pouvoir
50:15déjà
50:15mais je la laisserais passer
50:17largement devant
50:19je lui dirais
50:19ma chérie
50:20mais vas-y
50:20au contraire
50:21peut-être qu'elle est meilleure
50:22que vous
50:22je vais être le prince Philippe
50:23je vais être le derrière
50:24je dirais
50:25que nous sommes très complémentaires
50:26et que je serais là
50:27il n'y a pas de notion
50:28de puisque c'est Eric Zemmour
50:30Sarah Knafo disparaît
50:31est-ce qu'elle pouvait apporter
50:36donc on va se battre
50:37corps et âme
50:38dans la campagne
50:39qui va venir
50:40écoutez tant qu'il n'a pas
50:41annoncé sa candidature
50:41moi je ne vais pas l'annoncer
50:42à sa place
50:43il sera libre de le faire
50:45et en tout cas
50:45on aborde cette campagne
50:46avec enthousiasme
50:47et bien merci en tout cas
50:48et c'était un plaisir
50:50de vous écouter
50:51et j'imagine que vous allez
50:52monsieur Lebrette
50:53débriefer
50:54j'ai le droit de reprendre
50:55aucun son de Sarah Knafo
50:57mais oui c'est ça
50:57tant de parole
50:58je ne peux faire aucun débrief
50:59je vous assure
51:00je peux faire du débrief
51:00mais Sarah Knafo
51:01on ne peut pas l'entendre
51:02merci je l'ai déjà
51:05je ne sais pas ce qui va se passer
51:07ces prochaines années
51:08mais cette affaire
51:09de temps de parole
51:10qui interdit
51:11je ne sais pas ce que vous en pensez
51:12André Valini
51:13qui interdit aux journalistes
51:14d'inviter qui ils veulent
51:16il y a 300 chaînes
51:17vous invitez qui vous voulez
51:18non
51:19mais non
51:20il y a un contingent
51:21par parti politique
51:22mais pourquoi
51:23mais pourquoi
51:24au nom du pluralisme
51:25mais au nom du pluralisme
51:26de quoi il y a 300 chaînes
51:28ça s'appelle la démocratie
51:29ça s'appelle la démocratie
51:31le temps de parole
51:31et oui
51:32non mais vous êtes sérieux
51:33il n'y a pas de démocratie
51:35sous de Gaulle
51:36il y a eu un temps de parole
51:37sous Giscard
51:37vous pensez que c'était
51:38très démocratique sous de Gaulle
51:40ah oui je pense
51:40avec un ministre de l'information
51:42qui s'appelait Alain Perfitte
51:43qui faisait le sommaire
51:44du journal de 20 heures
51:45tous les jours dans son bureau
51:46écoutez
51:46mais il n'y avait pas
51:48il n'y avait pas
51:48il n'y avait pas de temps de parole
51:50en 80 avec François Mitterrand
51:51on n'était pas en dictature
51:53il voulait même
51:55qu'on écoute beaucoup
51:56Jean-Marie Le Pen
51:56François Mitterrand
51:56voilà
51:57non non je vous assure
51:58le temps de parole
51:58ça a quoi
51:5920 ans 25 ans
52:00il y avait le CSA
52:01non il me semble
52:02que toutes ces normes
52:05nuisent à la qualité
52:07chacun invite qui il veut
52:08si France Inter
52:09veut inviter qui il veut
52:11nous on invite tout le monde
52:12c'est des gens
52:12qui ne veulent pas venir parfois
52:13bon
52:13surtout lorsque les normes
52:15sont déséquilibrées
52:17merci en tout cas
52:17il est 21h05
52:18on est allé un petit peu
52:20au-delà du temps réglementaire
52:22comme disent les sportifs
52:24Henri Demerrand
52:25nous avons aussi la facture
52:27vous avez vu
52:27il est très taquin
52:31Gauthier Le Brèche
52:31le jour de votre anniversaire
52:32impertinent et insolent
52:34beaucoup les gens
52:34impertinent et insolent
52:35mais il faut de l'insolence
52:37c'est bien l'insolence
52:38pas la goujaterie
52:39mais l'insolence
52:39non jamais
52:40c'est bien
52:41Henri Demerrand
52:42était à la réalisation
52:43Jules Bertin
52:44était à la vision
52:45merci à Guillaume Marceau
52:46qui était au son
52:46merci à Julien Duroux
52:47à Marie-Liès-Souliès
52:48toutes ces émissions
52:49sont à retrouver
52:50sur cnews.fr
52:51passez une excellente soirée
52:53et rendez-vous
52:54demain matin
52:55et à l'instant
52:55donc avec Gauthier
52:56bonne soirée
52:57et rendez-vous
52:59– Sous-titrage FR 2021