- il y a 7 semaines
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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NewsTranscription
00:00Bonsoir à tous et bienvenue à l'heure des pros avec Véronique Jacques qui est ce soir, avec Amine Elkatmi,
00:04avec Geoffroy Lejeune, avec Yoann Ouzahi et avec André Valini.
00:07Oui, bonsoir Pascal.
00:08Mais qu'on est content de revoir.
00:10Oui, plaisir partagé.
00:11Mais c'est la première fois que vous revenez sur ces news de l'été ?
00:14Et bien ça nous fait plaisir.
00:15Moi aussi.
00:15Vous avez traversé la saison avec nous.
00:17Oui.
00:17Vous êtes bien ?
00:18Oui.
00:18Avec nous.
00:19Oui.
00:19Ça vous fait plaisir.
00:20Je dis ce que j'ai envie de dire.
00:21Et vous connaissez quelqu'un qui dit...
00:23Oui, c'est un plateau qui...
00:25Non, mais vous aussi.
00:26Nous aussi.
00:27Oui, bien sûr, mais j'exprime une tonalité, une sensibilité un peu isolée ici.
00:34Mais pas du tout, mais isolée, mais pourquoi ?
00:37La gauche, voilà, il faut de la gauche sur ces news et je suis là.
00:41Et en tout cas, toutes les sensibilités sont intéressantes et au nom de la liberté d'expression, il faut écouter
00:48toutes les voix.
00:49Et je le dis à tous ceux qui veulent venir sur ce plateau, ils sont les bienvenus.
00:52On n'est pas sûr qu'on répasse la saison entière parce qu'il y a une présidentielle qui arrive,
00:55il pourrait être appelé à deux...
00:56Ah oui !
00:57Une très grande responsabilité.
00:58Ah oui, c'est vrai que vous, vous êtes proche de François Hollande.
01:00Après, c'est sûr, mais même pendant.
01:02Vous êtes proche, oui, c'est vrai que vous êtes proche de François Hollande.
01:04Très proche, oui.
01:05Mais il va se déclarer ?
01:07Il attend un peu, que les choses se décantent.
01:10Oui, mais il va se déclarer ?
01:11En décembre, si les choses vont mal pour la gauche, il pourrait être un recours, oui.
01:15Oui, donc il va se déclarer.
01:16On verra.
01:19On verra.
01:19Et dans ces cas-là, vous serez...
01:21Vous êtes impatients.
01:22Ah ben, on est impatients, on est curieux, vous savez, les journalistes, on pose des questions.
01:25Bon, vous avez passé un bon été, vous êtes beau, vous êtes bronzé.
01:28Comme vous.
01:30Patrick Bruel, mis en examen pour violences sexuelles, il a annoncé ce mardi soir l'annulation de sa tournée
01:35qui devait commencer le 2 octobre prochain.
01:38Le chanteur indique que cette tournée est devenue l'incarnation d'un débat qui le dépasse.
01:42C'est un tweet post qui a été posté sur Instagram en fin d'après-midi.
01:48Bonjour à tous et à toutes et à tous, dit-il.
01:51J'ai profondément souhaité que cette tournée prévue à partir d'octobre puisse avoir lieu.
01:55Si j'ai voulu jusqu'ici la maintenir, ce n'était ni un défi ni une provocation.
01:59C'est simplement la volonté de monter sur scène, de faire mon métier.
02:02Mais au-delà de mon métier, c'est ma vie depuis toujours.
02:04Et aussi parce qu'une tournée, ce n'est jamais seulement un artiste.
02:08Ce sont des centaines de personnes, des femmes, des hommes qui travaillent depuis des mois
02:10à la réussite de ces concerts.
02:12Et puis, et surtout, vous, plus de 150 000 personnes qui attendiez,
02:17avec tant d'impatience, ce rendez-vous des 35 ans.
02:20Mais je constate aujourd'hui que cette tournée est devenue autre chose.
02:22Elle est devenue l'incarnation d'un débat qui la dépasse.
02:24J'ai donc pris la décision d'annuler ces concerts.
02:27Il y avait des maires qui...
02:29Serge Grouard, le maire d'Orléans, qui par exemple souhaitait,
02:33en tout cas, n'interdisait pas sa venue.
02:35Et d'autres maires qui l'interdisaient.
02:38Alors, c'est un événement important parce que Patrick Bruel est sans doute
02:42la plus grande vedette sur scène française depuis 30 ou 40 ans,
02:47avec Jean-Jacques Goldman.
02:49Mais ils sont vraiment très, très peu à ce niveau-là de réussite.
02:53Et Jean-Jacques Goldman ne chante plus, n'est plus sur scène depuis bien longtemps.
02:56Donc, c'est un événement.
02:57Et puis, c'est forcément quelque chose qui fera réagir.
03:02Parce que c'est peut-être la fin de sa carrière.
03:04Il a 67 ans.
03:05Peut-être que jamais il ne remontera sur scène.
03:09C'est une possibilité, en tout cas.
03:11C'est même probable.
03:15Johan Ozaï.
03:16C'est même probable, puisqu'on sait que même s'il était reconnu innocent,
03:19les féministes, entre guillemets, continueraient à aller manifester.
03:22Ce ne serait pas la même chose.
03:23Ce ne serait pas la même chose.
03:24Ce ne serait pas la même chose.
03:25Parce que là, il ne se mettrait pas en retrait, j'imagine.
03:27Oui, mais ce serait toujours difficile.
03:28Quoi qu'il arrive pour lui, il y aura jusqu'à la fin de sa vie
03:31une pression de la part des pseudo-féministes,
03:33qui, même si son innocence était reconnue,
03:35et on l'a vu à différentes reprises,
03:38continueraient à exercer sur lui une pression.
03:40Ne mélangeons pas à réhabitants, il y a un non-lieu,
03:43il y a un témoignage,
03:45et il n'y a rien sur le plan judiciaire qui est mis en...
03:51Il y a eu, mais il n'y en a plus.
03:54Mais donc, ça n'a rien à voir.
03:55Mais voyez le sujet d'abord,
03:57parce que le sujet qui a été fait par Mathilde Ibanez,
04:00et après je donne la parole évidemment à Geoffroy,
04:03qui rappelle la chronologie de ce qui s'est passé ces dernières semaines.
04:06C'est sur ces réseaux sociaux
04:08que Patrick Bruel vient d'annoncer l'annulation de sa tournée.
04:11Je constate qu'aujourd'hui, cette tournée est devenue autre chose.
04:15Elle est devenue l'incarnation d'un débat qui la dépasse.
04:18J'ai donc pris la décision d'annuler ces concerts.
04:20Des concerts pourtant prévus à partir du mois d'octobre.
04:24En tout, 35 dates.
04:25Mais depuis plusieurs mois,
04:27les accusations et les plaintes se succèdent contre le chanteur.
04:30Tout commence notamment avec la plainte déposée
04:33par la journaliste Flavie Flamand en mai dernier.
04:35Elle accuse Patrie Bruel de faits qui auraient été commis
04:38alors qu'elle était mineure au moment des faits.
04:41Avant moi, il y a des femmes qui pendant des mois,
04:43pendant des années, ont essayé de se faire entendre.
04:46Et il a fallu la médiatisation de ma plainte
04:49pour que les choses avancent.
04:50Et je trouve que c'est particulièrement injuste.
04:52La journaliste ne serait pas la seule à dénoncer des violences.
04:55Plus de 30 femmes ont témoigné dans cette affaire.
04:58Elles évoquent des faits présumés de viol,
05:00de tentatives de viol, d'agressions sexuelles
05:03ou encore d'exhibitions qui se seraient déroulées
05:05entre 1991 et 2019 en France, en Belgique,
05:10en Suisse ou encore au Canada.
05:12Certaines affirment qu'elles étaient mineures
05:14au moment des faits.
05:15Aujourd'hui, au moins 30 plaintes sont entre les mains
05:18de la justice.
05:19Depuis le 10 juin, Patrie Bruel est mise en examen
05:21dans quatre affaires.
05:23Il bénéficie également du statut de témoin assisté
05:26dans quatre autres dossiers.
05:27Le chanteur, lui, conteste toujours les accusations
05:30portées contre lui. Il assure n'avoir jamais forcé
05:34aucune femme.
05:35J'ai lu tout à l'heure la première partie de son Instagram.
05:38C'est un Instagram qui fait trois pages.
05:40Je ne vais pas le lire entièrement,
05:42mais il dit également
05:43« Cette décision ne signifie en aucun cas
05:46que je ne renonce à me défendre.
05:47Je ne suis pas l'homme que certains imaginent
05:49ou décrivent aujourd'hui.
05:51Je ne laisserai pas dire certaines choses
05:52sans les contester.
05:53Pour une raison simple, elles sont fausses.
05:55Je me défendrai, je me battrai
05:57pour que mon innocence soit reconnue. »
06:01En fait, c'est très compliqué de parler de ça
06:03parce qu'on n'en sait rien.
06:06Personne n'en sait rien.
06:07Tout le monde a un avis.
06:08Les gens qui manifestent contre lui
06:09ont un avis sans savoir grand-chose
06:11de plus que nous.
06:11D'ailleurs, ils ne savent souvent rien.
06:13Et la justice met beaucoup de temps
06:14à faire la vérité sur ses affaires.
06:16On a parlé juste avant le sujet
06:18de Harry Habitant.
06:19Vous dites que ça n'a rien à voir.
06:20Il y a un point commun,
06:21c'est que sa carrière a été morte
06:23pendant toute la période de l'instruction
06:26puis du fameux non-lieu.
06:28En tout cas, il a été témoin,
06:29insisté dans un premier temps
06:30puis après, il y a eu non-lieu.
06:31Et aujourd'hui, elle peine à reprendre.
06:33Mais elle a eu des difficultés.
06:34C'est pour ça que pour Harry Habitant,
06:36c'est parfaitement scandaleux.
06:37Bien sûr.
06:38C'est-à-dire que les réalisateurs
06:39qui n'ont aucun courage
06:40ou le monde du cinéma
06:41qui n'a aucun courage
06:42ne lui propose rien.
06:43Comme disait Yoann,
06:44les féministes ne lâchent rien
06:45et elles viennent perturber
06:49ces spectacles.
06:49Et heureusement,
06:50et je l'ai dit plusieurs fois,
06:52il a un producteur qui est formidable,
06:53qui s'appelle Gilbert Coulier,
06:55qui le défend,
06:57qui le programme
06:57et qui l'aide.
07:01Et heureusement,
07:02Gilbert Coulier est avec Harry Habitant.
07:04Mais ce n'est pas le même cas
07:07du tout que Patrick Bruel.
07:09Patrick Bruel,
07:09il y a effectivement
07:10une instruction qui est en cours.
07:12Il y a des témoignages
07:13qui sont...
07:15Rien ne dit pas si on entend.
07:16Mais vous avez raison.
07:17Le problème, c'est que peut-être
07:18qu'un jour, il sera lui aussi...
07:19Mais vous avez parfaitement raison.
07:21Peut-être que ce ne sera pas le cas.
07:22Et dans ce cas-là,
07:22il n'y a pas de problème.
07:23Mais en attendant de savoir
07:24quelle est la vérité judiciaire
07:25dans ce genre d'affaires,
07:27sincèrement,
07:27moi, je préférerais
07:28que ce soit le public qui tranche.
07:30Mais moi, je peux être
07:31sur cette ligne-là
07:32et j'entends ce que vous dites.
07:34Si la moitié de ces spectateurs,
07:35par exemple,
07:36veulent annuler leur billet
07:36pour la tournée
07:37et se faire rembourser,
07:38cette tournée n'aura pas lieu.
07:39Personne n'avait annulé.
07:40Voilà, justement.
07:42Personne n'avait annulé.
07:43C'était d'ailleurs,
07:43on l'avait dit plusieurs fois.
07:45Mais c'est pour ça
07:45qu'il fallait rester sur la loi.
07:47La loi, c'est la présomption d'innocence
07:48et la justice ne l'a pas interdite.
07:50Aujourd'hui,
07:50ce n'est pas la loi qui a gagné.
07:54Aurore Berger a pris la parole aussi
07:56ou elle avait pris la parole.
07:58Interrogée sur le maintien
07:58de la tournée de Patrick Bouel,
07:59j'avais répondu
08:00que les conditions n'étaient pas réunies
08:01pour que celle-ci
08:03puisse être maintenue.
08:05Elle l'avait appelée à y renoncer.
08:06Je prends acte de la décision
08:07qu'il a prise de l'annuler.
08:08Je le redis avec clarté.
08:09Écoutez et respectez
08:10la parole des victimes.
08:11Ce qui m'ennuie,
08:12c'est que ce n'est pas des victimes.
08:13Pas encore.
08:14Ce sont des plaignantes.
08:15Voilà, c'est des plaignantes.
08:16C'est pour ça que tous les mots
08:17ont un sens.
08:18Donc écoutez et respectez
08:19la parole des victimes.
08:20Ce sont des plaignantes.
08:22C'est-à-dire qu'on n'en sort pas
08:23si on commence à dire
08:23que les plaignantes sont des victimes
08:24et ce n'est pas défendre Patrick Bouel
08:26que de dire cela.
08:28Pascal, je ne suis pas...
08:28Véronique Jacquet.
08:29Et en même temps,
08:30je le dis à chaque fois,
08:31un témoignage,
08:32ce n'est pas 30 témoignages.
08:33Il faut aussi le dire comme ça.
08:35Oui, non mais il faut se mettre
08:36à la place de ces femmes.
08:37Elles sont plaignantes
08:38mais elles se considèrent
08:39comme victimes.
08:40Elles considèrent
08:41qu'elles n'ont pas été entendues
08:42pendant des années.
08:43Donc moi,
08:44je ne juge pas Patrick Bouel.
08:45Effectivement,
08:46je pense qu'il faut que la justice
08:47fasse son travail.
08:48Je constate que les fans
08:49font le distinguo
08:50entre le chanteur,
08:51l'artiste et l'homme,
08:53ce qu'il est peut-être capable
08:54de faire dans l'intimité.
08:55Et ça,
08:56ça regarde effectivement la justice.
08:58Mais il y a des femmes
08:59qui se sentent
08:59terriblement blessées quand même.
09:01Donc là,
09:02je pense que vous allez
09:02un petit peu vite
09:04en musique
09:05en disant
09:05que ce sont des plaignantes
09:06et puis que ce ne sont pas
09:07des victimes.
09:07Elles,
09:08elles se considèrent comme telles.
09:09Et on est à l'époque...
09:10J'espère que vous êtes
09:11la seule à interpréter
09:12mes propos comme cela.
09:13Je ne sais pas
09:14parce que je suis une femme.
09:15Alors c'est peut-être
09:15pour ça que je sursaute
09:16sur ce plateau.
09:17Parce que j'essaye simplement
09:18d'être le plus factuel
09:21et le plus juridique.
09:24Au lieu de la justice,
09:24elles sont plaignantes
09:25et pas victimes.
09:26Oui, d'accord.
09:26Mais vous savez qu'on est
09:27dans l'époque de l'émotion,
09:29dans l'époque du soupçon,
09:31donc dans l'époque du poison.
09:32Mais c'est pour ça
09:33que je vous dis aussi
09:34qu'un témoignage,
09:36ce n'est pas 30 témoignages.
09:37Dire cela,
09:38c'est assez clair.
09:39Un témoignage,
09:40ce n'est pas 30 témoignages.
09:41Oui, oui, oui.
09:42Ça, je sais bien.
09:43Je sais bien.
09:44Mais je vous dis
09:45que là, malheureusement,
09:47on vit une espèce
09:48de dictature de l'émotion
09:50et ce sont leurs paroles,
09:52finalement,
09:52qui distillent
09:53une espèce de poison.
09:54Mais c'est incohérent
09:55avec ce que vous venez
09:56de dire avant.
09:57Non.
09:58Vous dites que c'est vous-même ?
10:00C'est quoi votre position ?
10:03Ma position,
10:04ça rejoint la vôtre.
10:05C'est-à-dire qu'elle,
10:06elle se considère
10:07comme victime.
10:09Je n'avais pas vu vraiment
10:10ce que vous me permettez.
10:13Je n'avais pas perçu
10:14de cette manière-là.
10:16Mais ma position,
10:17c'est quoi ma position ?
10:19Vous vous dites
10:20que ce sont des plaignantes.
10:21Non, je dis la loi
10:22avec la loi.
10:23Oui, mais comme nous sommes
10:24à l'ère de la dictature
10:25de l'émotion,
10:26elle se considère
10:27comme victime.
10:28C'est ça en ce moment
10:29qui l'emporte.
10:30On dit à Patrick Bruel
10:31que ta tournée
10:32est empoisonnée
10:33par l'ère du soupçon.
10:34On est dans l'ère du soupçon.
10:35On n'est pas dans
10:36quelque chose de factuel
10:37où on dit que la justice
10:38doit faire son oeuvre.
10:39Elle se considère aussi
10:40comme victime
10:40parce qu'on est dans une époque
10:41où on a introduit
10:42la notion de
10:43« je te crois ».
10:45Les mouvements néoféministes
10:47ont porté cette idée
10:48de lorsqu'une femme parle,
10:50quoi qu'il arrive,
10:51et par principe,
10:52par définition,
10:53par avance,
10:53quelle que soit l'issue
10:54de la procédure,
10:55je te crois.
10:56Et donc,
10:56effectivement,
10:57toute femme qui parle
10:58se considère
10:58par définition
10:59comme victime.
11:00Mais il faut entendre aussi...
11:01Mais je ne porte pas
11:01de jugement là-dessus,
11:02c'est une évolution
11:03qui est peut-être positive.
11:04C'est très important
11:05parce que les hommes
11:05se sont parfois
11:06tellement comportés
11:08pendant des années,
11:09et notamment
11:10dans l'univers professionnel,
11:11qu'effectivement,
11:13je peux comprendre
11:14qu'il y ait
11:15un retour du bâton,
11:16comme on dit,
11:17parce que souvent,
11:19c'était assez scandaleux
11:21et ça se passait
11:21de l'autre côté.
11:24Monsieur Valénique
11:25n'a pas parlé.
11:26Je pense que Patrick Brel
11:27a pris la bonne décision
11:28parce que sa tournée
11:29allait être impossible.
11:31Même dans les communes
11:32où les maires
11:32n'allaient pas interdire
11:34son spectacle,
11:35il y aurait eu
11:35des manifestations,
11:36ça allait gâcher sa tournée.
11:38Donc,
11:38il n'avait pas
11:39d'autre solution,
11:39me semble-t-il,
11:40que d'annuler sa tournée.
11:42Il faut maintenant
11:42laisser la justice travailler.
11:43Mais l'avocat que je suis,
11:45et je suis souvent d'accord
11:46avec Golnadel là-dessus,
11:48la présomption d'innocence
11:49ne cesse de reculer.
11:50Dans ces affaires
11:51très médiatisées,
11:52il n'y a plus
11:53de présomption d'innocence.
11:54Le fait qu'il annule sa tournée
11:55bafoue la présomption d'innocence.
11:57Et effectivement,
11:59Patrick Brel,
12:00ce qui un jour
12:01il remontera sur scène
12:02avec la longueur
12:03des procédures judiciaires.
12:06Alors,
12:06vous dites la justice
12:07allantement,
12:07mais comment voulez-vous
12:08apporter des éléments
12:11Flavie Flamand
12:12dit j'ai été violé
12:14par Patrick Brel
12:15il y a 35 ans ?
12:17Oui.
12:18Et j'ai été drogué
12:19par Patrick Brel
12:20il y a 30 ou 35 ans ?
12:22D'abord,
12:23je pense que c'est prescrit
12:23visiblement,
12:24mais comment voulez-vous
12:27apporter un élément
12:29ou prouver ?
12:30C'est techniquement impossible.
12:32Déjà,
12:32quand ça se passe
12:33deux jours avant,
12:33c'est compliqué de prouver un viol,
12:35alors 35 ans avant,
12:36bon courage.
12:39Voilà ce qu'on pouvait dire
12:41ce soir sur ce sujet,
12:42pas tout à fait quand même
12:43puisque nous avons interrogé,
12:45alors évidemment,
12:46ce n'est que quelques personnes
12:48qui ont été interrogées,
12:49mais la question leur a été posée,
12:51est-ce que vous trouvez
12:52que Patrick Brel a raison ?
12:54En ce moment,
12:55c'est un peu un personnage
12:56un peu controversé,
12:57donc je pense que
12:58ce n'est pas forcément
12:59une mauvaise décision
13:00de sa part
13:00d'avoir arrêté,
13:01enfin d'avoir décidé
13:02d'arrêter la tournée.
13:03Quand justement,
13:04on fait ce genre de choses,
13:05en tout cas,
13:05on est accusé de ce genre de choses
13:07et qu'on est quelqu'un
13:08qui s'expose,
13:09on ne devrait pas pouvoir
13:10continuer à s'exposer
13:11et à être un exemple
13:11pour les autres
13:12alors que tout ce qu'on fait
13:13et tout ce qu'on procure
13:14est absolument horrible.
13:15C'est très bien
13:15qu'il arrête sa tournée
13:17et qu'on laisse la justice
13:19suivre son cours.
13:21Je pense que c'est
13:21une très bonne décision.
13:23Il doit mener
13:24tous ses concerts
13:25parce que je pense
13:25qu'il est condamnable
13:26et que pour l'instant,
13:27on n'a pas justifié
13:28qu'il n'avait rien fait.
13:32Rendez compte,
13:32ce qu'elle dit cette jeune femme,
13:33on n'a pas justifié
13:34qu'il n'avait rien fait.
13:35C'est épouvantable.
13:37La dame
13:37qui est sûrement
13:38très charmante,
13:39elle dit
13:39qu'on n'a pas justifié
13:40qu'il n'avait rien fait.
13:41Oui, c'est effrayé.
13:43Et il est condamnable.
13:46Donc cette dame
13:47que je ne connais pas,
13:48qui est sûrement charmante,
13:49elle, elle le sait.
13:51Elle sait ce qui s'est passé.
13:53Vous vous rendez compte
13:53maintenant,
13:54ça devient très facile
13:55de briser la carrière
13:57d'une star.
13:58Ah oui.
13:59C'est parce qu'on a parlé
14:00d'Ari Abidjan.
14:01Je ne dirais pas ça.
14:02Ah bah excusez-moi,
14:03c'est déjà arrivé.
14:04Je prends un autre exemple.
14:05Vous vous rappelez
14:05de Kevin Spacey,
14:07l'acteur américain.
14:08Immense acteur
14:09qui jouait dans
14:10Usual Suspect,
14:11qui jouait dans
14:11House of Cair.
14:12Bien sûr.
14:12Tout le monde disait
14:14que c'était un des plus
14:14grands acteurs américains.
14:16Lui, je crois que c'est
14:16une affaire,
14:17une accusation.
14:18Oui.
14:19Il a été,
14:19alors en plus,
14:20ce qui est fascinant,
14:21il a été effacé
14:22d'un film qui avait déjà
14:23été tourné,
14:24remplacé par un autre acteur
14:25qui a rejoué les scènes
14:26dans lesquelles
14:27on le voyait.
14:28Et il a été innocenté
14:29au bout de quelques années
14:30et sa carrière
14:30n'a pas redémarré.
14:32Alors que c'est
14:32un des plus grands
14:33acteurs américains.
14:34Bon, c'est une trajectoire
14:35particulière.
14:36Quand les dieux grecs
14:37voulaient te punir,
14:38ils te donnaient tout,
14:39ils te reprenaient tout.
14:41Et de tomber comme cela,
14:43et c'était vrai aussi
14:44pour DSK,
14:45c'est vrai pour PPDA.
14:46DSK, c'est différent.
14:47Oui, je suis d'accord avec vous,
14:48mais ce sont des gens,
14:49en fait,
14:50depuis quelques années,
14:51vous avez des gens
14:52qui sont au sommet
14:53et qui chutent.
14:55J'ai cité Patrick Poirot d'Arvor,
14:56Gérard Depardieu,
14:57c'est des gens
14:57qui ne peuvent même plus sortir.
14:59C'est-à-dire que Patrick Bruel,
15:01il ne va pas sortir dans Paris.
15:03Ça, c'est un progrès, ça.
15:04Non, je vous dis,
15:05c'est factuel, là encore.
15:06C'est un progrès.
15:09On vit dans cette époque-là,
15:10je suis d'accord avec vous.
15:11Ça plaît à beaucoup de gens,
15:13ça plaît à beaucoup de médias.
15:15Est-ce que c'est très sain ?
15:16Je ne suis pas sûr.
15:16Mais je partage,
15:18j'entends ce que vous dites.
15:19J'entends et c'est pour cela
15:22que nous avons essayé
15:22de garder, me semble-t-il,
15:26une nuance dans le débat
15:27que nous avons eu à l'instant.
15:29Jusqu'où France Inter peut-il
15:31ou peut-elle aller ?
15:33Parce que ça,
15:34la nuance à France Inter,
15:35c'est formidable.
15:37Lors d'une chronique sur France Inter,
15:39l'humoriste,
15:40moi je récuse ce terme,
15:41M. Améziane,
15:43que je ne connaissais pas,
15:43comparé le député
15:44du Rassemblement National,
15:45Jean-Philippe Tanguy,
15:46qui a un rat.
15:47Alors il y a quand même
15:47beaucoup de réactions.
15:48Oui.
15:49Beaucoup, beaucoup de réactions.
15:50Sauf, manifestement,
15:52à la direction de France Inter
15:53qui ferme les yeux.
15:56Donc, voyez la séquence
15:58où M. Tanguy
15:59du Rassemblement National
16:01est comparé à un rat
16:02et c'est de l'argent public.
16:03C'est toujours pareil.
16:04Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
16:06Il faut interdire ce type de...
16:08Parce que ce n'est pas de l'humour,
16:09en fait.
16:10L'Arcom ne peut rien dire
16:12parce qu'on va dire
16:13que c'est de l'humour.
16:13Non.
16:14C'est une manière de...
16:15D'ailleurs, sur France Inter,
16:19l'information, c'est une chose,
16:20mais c'est surtout
16:21ce qui pose problème,
16:22c'est bien souvent
16:24le traitement dit humoristique
16:26de ces gens-là.
16:27Donc, écoutez cette séquence.
16:29Vous ne trouvez pas
16:30qu'il a la tête d'un rat ?
16:31Pardon, j'arrête, j'arrête.
16:33Je suis d'accord, je suis d'accord.
16:35Les blagues sur le physique,
16:36ce n'est pas bien,
16:36ce n'est pas bien.
16:37D'habitude, c'est les fachos
16:38qui les font.
16:39Mais bon, s'il n'est pas content,
16:41il n'avait qu'à se cacher
16:42sous un voile.
16:43Jean-Philippe Tanguy a réagi.
16:45Je découvre cette séquence ignoble.
16:46C'est l'attaque indigne sur le physique
16:48et cette animalisation
16:49sont des méthodes dignes
16:50des pires idéologies haineuses
16:51sans aucune trace d'humour.
16:53Dominique Rény a dit par exemple,
16:55et ça, ça m'intéresse,
16:56ce que s'autorise France Inter
16:58comme écart,
16:59pluralisme, neutralité, décence
17:00et en pleine campagne électorale
17:02ne peut qu'encourager en réaction
17:04les propositions les plus radicales
17:05de réforme de ce service public,
17:07statut, budget, etc.
17:08Les personnes qui travaillent
17:09dans cette radio
17:10et n'approuvent pas
17:10un tel dévoiement
17:11devraient s'en préoccuper
17:13au plus vite.
17:14Brice Couturier
17:15sont des gens
17:16qui sont de la société civile
17:18et qui sont des gens
17:19nuancés.
17:20A dit, je le dis,
17:21en tant que journaliste
17:22ayant travaillé pendant 25 ans
17:23dans une radio de service public,
17:24la dérive politique actuelle
17:26des chaînes publiques
17:26est sans précédent
17:27et elle est inadmissible.
17:29Qu'est-ce qu'on fait,
17:30André Valigny ?
17:31Qu'est-ce qu'on fait ?
17:33On n'en parle pas.
17:34On n'en parle pas.
17:35On leur fait de la publicité.
17:37C'est vrai que ce qu'il a fait
17:38est totalement nul.
17:39Ce n'est pas drôle du tout.
17:41Et pourquoi on leur fait
17:42cette publicité ?
17:43Il faut les dire...
17:43Ponce Filat.
17:44Non !
17:44Ah si,
17:45on s'appelle Ponce Filat.
17:46Je viens de dire
17:47que c'est nul,
17:47que ce n'est pas drôle.
17:48Mais vous dites
17:48qu'on n'en parle pas.
17:49Et que c'est choquant.
17:50Donc, il ne faut pas en parler.
17:51Donc, c'est pour Filat.
17:52Non, mais si on n'en parle pas,
17:53ça va continuer.
17:55Écoutez,
17:56ils ont un public.
17:57France Inter
17:58a des audiences records.
17:59Il faut croire
18:00qu'il y a un public pour ça.
18:00Moi, j'en suis désolé.
18:01Vous savez pourquoi
18:01il y a un public
18:02à France Inter ?
18:03Parce qu'il n'y a pas de pub.
18:05Parce qu'il y a plus d'émetteurs
18:09que pour les autres radios.
18:10Pas seulement.
18:11Mais si.
18:12Mais si.
18:14Mais si.
18:14Il y a de la publicité
18:15en plus maintenant.
18:16Ah, il y a de la publicité ?
18:17Oui.
18:19Pour la France Insoumise ?
18:20Non, non, non.
18:21De la publicité commerciale
18:22sur France Insoumise aussi.
18:23J'en suis désolé d'ailleurs.
18:24Non, il n'y a plus
18:25d'émetteurs arrêtés.
18:26Mais il y a eu Guillaume Meurice
18:27avant.
18:28C'était la même chose.
18:28C'est nul.
18:29C'est bas de gamme.
18:30Ce n'est pas drôle.
18:30C'est moins nul Guillaume Meurice.
18:31C'est consternant.
18:32Non mais ce n'est pas nul.
18:33C'est insultant et homophobe.
18:35Ce n'est pas nul.
18:35Oui, en plus.
18:36C'est insultant et homophobe.
18:37C'est bien plus grave que ça.
18:38Si c'était simplement nul,
18:39effectivement,
18:40ce ne serait pas un problème.
18:41Bien que le fait que ce soit nul
18:42est payé par l'argent public,
18:43c'est un problème en soi.
18:45Non seulement c'est nul,
18:46mais c'est insultant
18:46et c'est homophobe.
18:49Il subit un torrent
18:49d'injures homophobes,
18:50Jean-Philippe Tanguy.
18:51C'est gravissime
19:00à en parler.
19:00Imaginez si sur ce plateau,
19:02l'un d'entre nous,
19:02ou même un humoriste,
19:03s'était avisé
19:04à traiter un élu
19:05de la France insoumise
19:06de rat.
19:07J'imagine le tollé
19:08que ça aurait provoqué.
19:09J'imagine que l'ARCOM
19:10aurait été rapide.
19:11L'ARCOM qui a infligé
19:12une amende absolument astronomique
19:14parce que M. Hanouna
19:15avait traité M. Boyard
19:16d'abruti,
19:17ce qui est quand même
19:18moins insultant
19:19que de traiter quelqu'un de rat.
19:20Vous vous souvenez
19:21lorsqu'on a fait le procès
19:23à Michel Onfray
19:24d'avoir parlé de M. Bagayoko
19:26comme il n'avait jamais parlé d'ailleurs.
19:27Jamais il n'en avait parlé
19:29comme cela.
19:29Donc il y a eu
19:31instrumentalisation
19:31des propos de Michel Onfray.
19:34Toute la caisse médiatique
19:36s'est mise en branle
19:37pour attaquer Michel Onfray
19:39et évidemment notre chaîne.
19:41Alors que quand vous écoutiez
19:42ce que disait Michel Onfray,
19:43évidemment,
19:44il n'y avait pas
19:47ce qui lui était reproché.
19:49Nous connaissons Michel Onfray.
19:51Il n'est évidemment pas...
19:53Voilà, il est incapable
19:54même de penser cela.
19:56Vous dites bien sûr.
19:57Oui, c'est que des Michel Onfray.
19:59Oui, mais peu l'ont soutenu.
20:01Et là,
20:02France Inter,
20:03Service Public,
20:03nous c'était sur CNews,
20:05chaîne privée,
20:06France Inter,
20:06Service Public,
20:07ça passe crème.
20:08Et pardon Pascal,
20:09j'ajoute que la société
20:10des journalistes
20:11qui a fait un communiqué
20:12pour s'indigner
20:14de la présence
20:14deux minutes par semaine
20:16d'un journaliste
20:17classé à droite
20:17parce que
20:18ex-Dupont
20:19et nouveau
20:20de Valeurs Actuelles
20:21a fait un communiqué.
20:22Par contre là,
20:23sur cette affaire
20:23qui est gravissime,
20:24pas un mot.
20:25Et lorsque l'humoriste
20:26Merwan Benlazar
20:27qui tient des propos
20:28salafistes
20:28est lui-même recruté,
20:29la société des journalistes
20:31n'a pas un mot
20:31et ne trouve rien
20:32à dire.
20:33Je crois que ça s'appelle
20:34le privilège rouge.
20:35Charles,
20:35le privilège rouge,
20:36il reviendra la semaine dernière.
20:38La semaine dernière,
20:39non.
20:39La semaine prochaine,
20:40de William Goldnadel.
20:41Les gens doivent se dire
20:42où il est.
20:43Il revient.
20:44Le privilège rouge.
20:45Je veux quand même rappeler
20:47que Guillaume Meurice
20:47a été évincé
20:48de France Inter.
20:49Oui.
20:50Et alors ?
20:52Ça montre que France Inter,
20:53quand ça va trop loin,
20:54c'est prendre des sanctions.
20:56Guillaume Meurice
20:56est maintenant sur Radio Neva.
20:58C'est ça ?
20:58C'est des blagues antisémites.
21:00C'est des blagues antisémites.
21:01Je me demande
21:01si c'est lui
21:02qui n'est pas parti tout seul.
21:03Je vous assure.
21:03Je me demande
21:04s'il avait été mis
21:08à l'index.
21:09Non,
21:10il avait été mis
21:10en retrait peut-être
21:11ou il avait été sanctionné.
21:13Mais je ne pensais pas
21:13qu'il ait été...
21:14Il a été convoqué
21:15à un entretien
21:15et il est parti avant.
21:16Je demande effectivement
21:17à Julien Duroux.
21:19Et puis parallèlement
21:20à cela,
21:21vous avez Charles Sapin
21:21qui est donc directeur
21:22adjoint de la rédaction
21:23de l'hebdomadaire
21:23Valeurs actuelles.
21:24C'est pour ça
21:24la question
21:25jusqu'où ira France Inter ?
21:27Depuis le 30 août,
21:27il intervient sur France Inter
21:31Franchement,
21:31dans sa chronique
21:32sur la dette dimanche,
21:33il n'y a pas de...
21:33Bon,
21:35ce n'est pas une chronique
21:36effectivement de fasciste.
21:39Alors,
21:39Jean-Luc Mélenchon,
21:40lui, a réagi.
21:41Un éditorialiste
21:41de Valeurs actuelles
21:42fait un édito politique
21:43sur France Inter.
21:43Ben voyons,
21:44dit-il.
21:45Après les trucages
21:46de France Culture,
21:46le service public
21:47s'aligne à son tour.
21:48Matinal Traquenard,
21:49édito ultra-droite-art.
21:51On est presque contraints
21:52à l'exil radiophonique.
21:53Vous savez,
21:54ils sont très malins
21:54la France insommise.
21:55Ils se victimaient.
21:56Ils tapent, ils tapent.
21:57Plus c'est gros,
21:57plus ça passe.
21:58Exactement.
21:59C'est leur maison.
22:00Exactement.
22:03Et ce que vous disiez...
22:05On est contraints
22:05à l'exil radiophonique.
22:07Non, mais ça veut dire
22:07quelque chose.
22:08Nous sommes contraints
22:09à l'exil radiophonique.
22:10Je trouve cette phrase
22:11la plus dingue.
22:12Guillaume Maurice
22:12avait été licencié
22:13pour faute grave.
22:15Voilà, précisément.
22:16Ce qui est étonnant,
22:16pardon Pascal,
22:17c'est qu'avant l'été,
22:18on était un certain nombre
22:19à dire que la commission
22:20Charles Lalon
22:21avait pour effet
22:22que manifestement,
22:24France Inter
22:24et Radio France
22:25faisaient un peu attention.
22:27Visiblement,
22:27l'été est passé
22:28et l'attention
22:29qui était la leur,
22:30c'est bien réduite.
22:33Non, parce que Charles Sapin
22:34a été recruté.
22:34Moi, j'ai lu un papier
22:35aujourd'hui dans Libération.
22:37C'est un portrait
22:37de Madame Pigalle,
22:38la nouvelle directrice
22:39de France Inter.
22:40Elle est déjà en difficulté
22:41en interne
22:41parce qu'elle est autoritaire,
22:43qu'elle veut élargir
22:44le panel d'intervenants
22:45sur France Inter
22:46avec un peu plus de droite.
22:47Donc, il ne faut pas dire
22:48que France Inter
22:49n'a pas évolué.
22:50France Inter change.
22:51Ah bon ?
22:52Oui, oui.
22:53Pour combien de temps ?
22:55C'est un dérapage
22:56d'un missile, oui.
22:57Bon, mais c'est une pigalle.
22:58C'est un humoriste.
22:59Il va encore...
22:59Eh oui, mais on peut aussi
23:01parler de la liberté d'expression.
23:02Mais il devrait déjà être mis à pied,
23:03franchement,
23:04avec ce qu'il a dit.
23:05C'est pas un dérapage.
23:05Non, mais vous avez raison.
23:06Non, moi, vous avez raison,
23:09la liberté d'expression.
23:09Je veux bien, mais dans le même sens,
23:11je citais tout à l'heure Michel Onfray,
23:14c'est juste un scandale
23:15ce qui a été fait à Michel Onfray
23:17dans l'affaire Bagayoko.
23:18D'avoir prêté les intentions
23:21qu'on a prêtées à Michel Onfray,
23:23c'est juste un scandale.
23:24Donc, voilà, il faut le dire.
23:27Le JD News qui sort demain
23:29à la une du JD News,
23:31justement, c'est Jean-Luc Mélenchon.
23:33Le danger Mélenchon.
23:35Et on va voir, je pense, la une,
23:37les équipes de Laurence Ferrari,
23:39de Geoffroy, de Louis Dragnel,
23:41avec un papier intéressant
23:43de Jacques Serret,
23:44que j'ai lu.
23:45Le nouveau maire et les filles
23:46de Saint-Denis,
23:47Bali Bagayoko,
23:47lui aussi prévient
23:48qu'une insurrection populaire
23:50se produirait
23:50si le RN l'emportait.
23:52Des prédictions aux allures de menaces
23:53qui font écho à cette phrase
23:54de Jean-Luc Mélenchon
23:55rapportée dans le livre
23:55Enquête de la Meute.
23:56J'ai peut-être déjà perdu,
23:58mais je veux être le héros
23:59de la révolte contre Marine Le Pen.
24:01Dans la pensée mélenchoniste,
24:03celui-ci ne se confond pas
24:04avec le seul corps électoral.
24:06Il est un sujet politique
24:07à construire.
24:07Jean-Luc Mélenchon
24:08l'écrivait lui-même en 2018.
24:10Notre but est de constituer
24:11un peuple révolutionnaire.
24:13C'est écrit dans vos colonnes,
24:15Geoffroy Lejeune,
24:16et vous allez pouvoir
24:17peut-être étayer
24:19une du JD News
24:21qui sort demain
24:22avec le danger Mélenchon.
24:24Il faut lire l'article de Jacques Serret
24:26qui a bossé le sujet
24:28et qui a les infos.
24:29Mais ce qui est intéressant,
24:30c'est qu'en fait,
24:30on voit venir depuis très longtemps
24:32cette espèce de décorrélation
24:35entre ce qui nous intéresse nous,
24:37c'est-à-dire les moments,
24:37les rendez-vous électoraux
24:38où on a l'impression
24:39que tout se joue
24:40et la stratégie de la France insoumise
24:41qui en fait travaille
24:42sur autre chose
24:42du temps beaucoup plus long.
24:44Le meeting par exemple
24:45de Saint-Denis
24:45de Jean-Luc Mélenchon
24:46était un avant-goût
24:47de ce qui allait se passer.
24:48C'était très impressionnant.
24:49Il y avait beaucoup de monde,
24:50etc.
24:50le meeting de la Nouvelle-France
24:51et on comprend qu'en fait,
24:52il se fiche un peu
24:53de gagner les élections
24:54ou pas.
24:55Il préfère les gagner
24:56mais il est dans quelque chose d'autre
24:57et en l'occurrence,
24:58c'est s'il souhaite presque même
25:00la victoire du RN
25:00pour que derrière,
25:02le peuple révolutionnaire
25:03qu'il a essayé de construire
25:04depuis quelques années,
25:05quelques mois,
25:07mette le chaos dans les rues,
25:09l'insurrection
25:11et que cette stratégie-là
25:12l'amènerait au pouvoir.
25:14C'est marrant parce que
25:14moi je ne vois pas ça comme ça.
25:16Je pense que Mélenchon
25:16il y croit
25:17et qu'il y a beaucoup
25:18de gens de gauche
25:19et que l'hypothèse Mélenchon
25:21elle est à prendre au sérieux.
25:23Disons qu'il joue
25:24sur les deux tableaux
25:25mais le fait de jouer
25:26sur le deuxième tableau
25:26qui est celui de l'insurrection
25:27est quelque chose de gravissime.
25:29On l'accuse de beaucoup de choses
25:30à juste titre,
25:30l'antisémitisme,
25:31évidemment,
25:32tous les dérapages,
25:33la violence politique,
25:33etc.
25:34Et là il y a quelque chose
25:34de nouveau qui est
25:36en fait les urnes
25:37on peut s'en passer
25:38parce qu'on peut gagner autrement.
25:39Mais que fera le peuple de gauche
25:41André Valigny
25:42et je ne vous pose pas
25:43la question à vous
25:44puisque vous n'allez pas
25:44répondre directement
25:46mais que fera votre avis
25:47le peuple de gauche
25:49entre
25:50lorsqu'il faudra choisir
25:52entre Jean-Luc Mélenchon
25:53et Marine Le Pen ?
25:56Une partie des gens de gauche
25:57voteront Mélenchon
25:58une partie des gens de gauche
26:00s'abstiendra
26:02ou votera blanc.
26:03Il n'y aura pas des gens de gauche
26:05qui voteront Marine Le Pen ?
26:07Non, non.
26:08On ne pense pas, non.
26:09Non, il y aura du vote blanc
26:10beaucoup
26:10et puis du vote Mélenchon
26:11bien sûr.
26:12C'est-à-dire que
26:14le peuple de gauche
26:16considère que
26:16Jean-Luc Mélenchon
26:18n'est pas dangereux
26:20comme Marine Le Pen
26:21peut l'être
26:21pour le peuple de gauche.
26:23Pour ceux qui s'abstiendront
26:24ou qui voteront blanc,
26:25si,
26:25ils mettront un signe égal
26:27entre les deux.
26:27Ils ne voudront ni de l'un
26:28ni de l'autre.
26:29Mais on n'en est pas là.
26:30Moi je ne crois pas
26:31un deuxième tour
26:31Mélenchon-Le Pen.
26:32Oui, mais vous ne croyez pas
26:33parce qu'on dit toujours
26:36les choses telles
26:37qu'on aimerait qu'elles soient.
26:39Non, moi je pense
26:40qu'on va vers
26:41hélas Marine Le Pen
26:42au deuxième tour
26:43et puis quelqu'un
26:43du centre-droit
26:44ou de la droite
26:45ou du centre-gauche
26:46plutôt du centre-droit
26:47a priori
26:48mais rien n'est joué.
26:49Je ne crois pas
26:50à ce deuxième tour.
26:51Les deuxièmes tours
26:52annoncés longtemps
26:53temps à l'avance
26:53ne se produisent jamais.
26:54Justement, on parlera
26:55d'Edouard Balladur
26:56tout à l'heure
26:57puisqu'il était annoncé
26:57président de la République
26:58et vous avez travaillé
27:00avec lui.
27:00Donc vous nous direz
27:01tout à l'heure
27:01le souvenir que vous en avez.
27:03Tout à l'heure,
27:05je vous propose peut-être
27:06d'écouter Manon Aubry
27:08qui était ce matin
27:09sur CNews
27:10avec Laurence Ferrari
27:11et c'est vrai
27:11que le numéro
27:12est bien rodé.
27:13Disons-le,
27:15c'est argumenté,
27:15c'est travaillé.
27:16Donc écoutez
27:17ce que disait Manon Aubry
27:18sur les milliardaires.
27:20J'assume de dire
27:21que oui,
27:23ils sont susceptibles
27:24de causer des torts
27:25par leur comportement
27:25à notre société.
27:27Ils causent des torts
27:27d'un point de vue climatique,
27:28ils causent des torts
27:29d'un point de vue démocratique,
27:30ils causent des torts
27:31d'un point de vue économique.
27:34Je vous l'ai dit,
27:3490% des médias
27:35qui sont détenus
27:36par 9 milliardaires.
27:37Oui, c'est un problème
27:38démocratique dans notre société.
27:40Alors c'est évidemment
27:41la chasse des milliardaires.
27:42Je prendrais juste un exemple.
27:43Le Parisien
27:44est détenu par Bernard Arnault.
27:46C'est 75 millions d'euros
27:47de pertes,
27:48le Parisien,
27:49je crois, cette année.
27:50Donc si vous n'avez pas
27:51Bernard Arnault,
27:52tous ces gens sont au chômage.
27:54Et le journaliste n'existe plus.
27:55Tous ces journalistes
27:56sont au chômage
27:57puisqu'il y a 75 millions d'euros
27:59de pertes.
28:00Alors je veux,
28:01le monde,
28:02alors évidemment,
28:02je connais le monde
28:03de Mme Aubry.
28:05Elle souhaiterait
28:06que ce soit la Pravda.
28:07Bon,
28:08et que ce soit
28:09effectivement
28:09le,
28:11comment dire,
28:12le pays qui paye,
28:13la Pravda.
28:14Bon, là,
28:15il n'y a pas de milliardaires.
28:16Tout le monde était pauvre.
28:17Mais la France ne souffre pas
28:18du fait que nous ayons
28:20des milliardaires.
28:20La France souffre du fait
28:21que nous n'ayons pas
28:22assez de milliardaires.
28:24Vous vous rendez compte
28:24quand même que
28:25quand un jeune veut monter
28:26une entreprise,
28:26c'était un sondage
28:28donné par le MEDEF,
28:3039% des chefs d'entreprise
28:31disaient à un jeune,
28:32oui,
28:32monte ton entreprise,
28:33mais surtout pas en France,
28:34à l'étranger.
28:35Ça veut dire quand même
28:36qu'on considère
28:37que ce pays est foutu,
28:38notamment avec des idées
28:39comme celles véhiculées
28:40par la France insoumise.
28:42En tout cas,
28:43Manon Aubry et d'autres
28:46ont cette haine,
28:48disons-le,
28:48de l'argent
28:49et notamment
28:50des milliardaires
28:52qui sont une cible pour eux.
28:54Tout à l'heure,
28:54Sarah Knafow
28:55était chez Christine Kelly.
28:57Elle sera le 9 septembre
28:58sur ce plateau.
28:59C'est le casse du siècle.
29:01C'est un livre
29:02qui sort demain.
29:04Elle est sur le devant
29:05de la scène d'ailleurs
29:06depuis plusieurs mois.
29:08Désormais,
29:08Sarah Knafow,
29:09son livre,
29:10c'est un livre-enquête
29:11dans laquelle
29:12la députée européenne
29:13dénonce ce qu'elle qualifie
29:14de crise économique,
29:16de crime, pardon,
29:17économique de masse
29:18commis par l'État français.
29:20Le livre
29:21rôle les 300 pages.
29:22Il a été édité
29:23à plus de 100 000 exemplaires.
29:24Il y a beaucoup de demandes.
29:26Il est édité par Fayard
29:28et c'est vrai
29:29que de son côté,
29:29Éric Zemmour
29:30est un peu plus en retrait
29:31ces temps-ci.
29:32Mais c'est d'ailleurs
29:33une bonne question
29:34pour la présidentielle
29:35parce qu'on ne sait pas
29:35qui va représenter
29:36encore Reconquête.
29:37A priori,
29:37c'est Éric Zemmour.
29:38Mais est-ce que
29:39le meilleur candidat
29:41pour Reconquête
29:42est Éric Zemmour
29:42ou est-ce que c'est
29:43aujourd'hui Sarah Knafow ?
29:45Voilà une question délicate.
29:47C'est à moi
29:47que vous la posez, évidemment.
29:48Je vous la pose.
29:50Merci,
29:51parce que c'est super sympa.
29:52Alors,
29:53vous voulez que je dise ?
29:54Vous en pensez quoi,
29:55vous, d'ailleurs ?
29:56Vous voulez que je sois à franc ?
29:57Vous voulez vraiment
29:58que je sois à franc ?
29:59Moi, je n'ai pas de problème.
30:00Je suis toujours plus près
30:00de ce que je pense.
30:01La vie est simple.
30:03Si j'étais Éric Zemmour,
30:05je trouve que j'aurais
30:06tout à gagner
30:06à me retirer
30:07au profit de Sarah Knafow.
30:10Pourquoi ?
30:10Parce que les gens
30:11n'attendent pas cela.
30:12Donc, je les surprendrai.
30:13Première chose,
30:14je ferai le contraire
30:15du couple Glucksmann-Salamet.
30:18Je dirai, moi,
30:19je me retire.
30:20Bon.
30:21Je mettrai en avant,
30:22effectivement,
30:22en l'occurrence,
30:23c'est ma compagne,
30:24Sarah Knafow,
30:24qui est plus jeune,
30:25peut-être plus moderne.
30:27J'ai fait une campagne,
30:28je l'aiderai
30:29et je ferai en sorte
30:31de rassembler
30:32les énergies
30:33de droite,
30:35en l'occurrence,
30:36libérales,
30:37qui pourraient favoriser
30:40une sorte,
30:40je ne sais pas si c'est
30:41une dream team.
30:43Voilà.
30:46C'est un schéma possible.
30:48Et on peut considérer
30:50qu'elle peut être
30:52un meilleur candidat
30:53ou on peut considérer
30:54qu'elle peut être
30:55un meilleur candidat que lui.
30:56C'est une question
30:56qu'on peut poser.
30:57Mais il y a plein d'écueils
30:58dans votre raisonnement.
30:58Vous raisonnez comme les journalistes
30:59et ils se trompent tout le temps,
31:00comme vous le savez.
31:02Ce qui est très compliqué,
31:03c'est que déjà,
31:04on ne sait pas du tout
31:04s'il serait une meilleure candidate.
31:06C'est un phénomène médiatique.
31:07C'est indéniable.
31:09Son livre, je crois,
31:09dans les précommandes,
31:10puisqu'il n'est pas encore paru,
31:11est en train d'exploser
31:12tous les chiffres de précommandes
31:13qu'on n'a jamais vus.
31:14Donc, évidemment,
31:15moi, je suis bien placé pour le...
31:16On voit bien les audiences
31:17qu'elle fait quand elle fait
31:17de la télévision.
31:18Moi, je vois les ventes
31:19qu'elle fait quand elle est
31:20en une des journaux.
31:21Évidemment, il y a un énorme phénomène
31:23autour de Sarah Knafou.
31:24Mais Éric Zemmour,
31:25il a maintenant une expérience
31:26de plus qu'elle,
31:26à savoir la présidentielle.
31:28Ils ne sont pas exactement
31:28sur les mêmes thèmes.
31:30Par exemple, lui,
31:31quand il s'est déclaré en 2022,
31:33il a voulu mettre l'immigration
31:33au cœur de l'élection présidentielle.
31:35Je pense que sa défaite
31:36bien plus que l'Ukraine,
31:37c'est parce qu'en fait,
31:38le sujet n'a plus été l'immigration.
31:39Tant qu'on parlait d'immigration
31:40et des sujets identitaires,
31:41il faisait une très bonne campagne
31:42et il était porté par les sondages.
31:44On ne sait pas demain
31:44si le sujet de la présidentielle,
31:46ce sera le casse du siècle,
31:47le livre de Sarah Knafou
31:48ou des sujets plus régaliens
31:49qui sont plus ceux d'Éric Zemmour.
31:51Ça fait beaucoup,
31:51beaucoup d'inconnus.
31:54Véronique Jacquet.
31:55Moi, je pense que la carte Sarah Knafou
31:58peut être payante.
32:00Elle est brillante.
32:01Elle a l'intelligence
32:02de ne pas,
32:04comme elle le fait avec son livre,
32:05de ne pas confronter
32:06la droite et la gauche,
32:07mais des faits,
32:08des chiffres.
32:09Qu'est-ce qui marche ?
32:10Qu'est-ce qui ne marche pas ?
32:11Donc ça, déjà,
32:11c'est rassembleur.
32:12On peut être de gauche
32:13et lire son livre
32:14et dire qu'elle n'a pas
32:15complètement tort.
32:16Et d'autre part,
32:17moi, j'ai toujours pensé...
32:18Non, mais c'est pas fou,
32:19excusez-moi.
32:21André Valigny a failli avoir...
32:22Vous avez failli mettre
32:23André Valigny dans les pommes.
32:26Et ensuite,
32:26non, non, mais ensuite,
32:28Éric Zemmour,
32:29je le trouve extrêmement pertinent,
32:31mais il m'a toujours fait penser
32:32à cet adage biblique
32:34« Nul n'est prophète en son pays ».
32:35C'est-à-dire que c'est un prophète,
32:37il dit la vérité,
32:38mais il dit une telle vérité,
32:39est-ce que les Français
32:40ont envie de l'entendre
32:41et est-ce qu'ils ont envie
32:41de voter pour quelqu'un
32:43qui dit la vérité
32:43à ce point-là ?
32:44Voilà.
32:45Et Sarah Knafo
32:45peut peut-être apporter
32:46une touche de glamour
32:47qui fait qu'on arrive
32:49à faire passer autrement
32:50des messages de vérité.
32:53Écoutez,
32:53je ne vous pose pas la question
32:55parce que ça ne vous intéresse
32:56pas forcément
32:57de savoir
32:57quel est le meilleur candidat.
32:59Mais...
33:00Non, mais...
33:00Je vais placer
33:02sur la forme
33:03parce qu'effectivement
33:03c'est quand même
33:04sur le fond
33:05je pense que leurs idées
33:05sont proches
33:06mais sur la forme
33:07il y aurait quelque chose
33:10de surprenant
33:11et qui pourrait être intéressant
33:13et pour lui
33:14et pour lui
33:16et pour elle.
33:17Oui, oui.
33:19Oui, non, non,
33:19mais le côté panache
33:21je cède ma place
33:22je ne suis pas là
33:22pour l'ego, etc.
33:24Vous avez raison,
33:25ça peut marcher.
33:26Bon, le port du voile
33:27voilà un sujet
33:27qui divise
33:29et finalement pas tant que ça
33:30parce qu'à part
33:31le Rassemblement National
33:32j'ai l'impression
33:33que même Bruno Retailleau
33:34et alors si Éric Zemmour
33:36justement a fait un tweet
33:37aujourd'hui
33:38pour dire qu'il est
33:39contre le port du voile
33:40après l'annonce
33:41du Rassemblement National
33:42de vouloir interdire
33:42le port du voile
33:43dans l'espace public
33:43les réactions politiques
33:44se sont donc multipliées
33:47et je vous propose
33:48de voir peut-être
33:48le sujet
33:49de Mathilde Ibanez.
33:51Une amende
33:52pour les femmes
33:53qui porteraient le voile
33:54dans l'espace public
33:55c'est la proposition
33:56du Rassemblement National
33:57pour 2027.
33:58S'il ne s'agit pas
34:00selon Jordan Bardella
34:01d'une police du vêtement
34:02la mesure serait d'abord
34:04soumise aux français
34:05par référendum.
34:06Il y aura en tout cas
34:07un débat de société
34:08sur la place de l'islamisme.
34:09Dans un premier temps
34:11je souhaite que l'interdiction
34:12de signes religieux
34:13ostentatoires
34:14comme le voile
34:14qui s'applique à l'école
34:15depuis 2004
34:16parce qu'il est devenu
34:18une revendication
34:18de l'islam politique
34:19puisse s'appliquer
34:21dans les bâtiments
34:21de la sphère publique.
34:22A gauche
34:23Jean-Luc Mélenchon
34:24dénonce une proposition
34:25ignoble.
34:26Le Rassemblement National
34:27fait une fois de plus
34:28la démonstration
34:28qu'il n'a pas changé
34:29et déverse ses obsessions
34:31sexistes et islamophobes
34:32avec un unique objectif
34:33diviser notre peuple
34:34et fracturer la république
34:35pour mieux dominer.
34:36Du côté du gouvernement
34:38Maude Bréjon
34:38émet elle
34:39des réserves évidentes
34:40sur la constitutionnalité
34:42et l'application
34:43d'une telle mesure.
34:44Si la question
34:45devait être posée
34:46elle devrait se poser
34:47pour l'ensemble
34:47des signes religieux
34:48visibles dans l'espace public
34:50pas uniquement
34:51pour le voile.
34:52Une proposition
34:53qui fait exploser
34:54le débat politique
34:55et qui pourrait devenir
34:56l'un des nouveaux marqueurs
34:57de la campagne
34:58présidentielle de 2027.
35:00Les réactions à gauche
35:01elles sont attendues
35:02les réactions à droite
35:04c'est différent.
35:05Éric Zemmour dit
35:06je suis totalement d'accord
35:07avec la volonté
35:07de Marine Le Pen
35:08d'interdire le voile
35:08dans l'espace public
35:09elle me permet de rappeler
35:10la raison fondamentale
35:11de cette mesure
35:11le voile n'est pas l'arme
35:13de prétendus militants
35:14islamistes
35:15mais la preuve
35:15d'une islamisation profonde
35:17et galopante
35:17de nos rues
35:18et de notre pays.
35:19Derrière la question du voile
35:20il y a celle du nombre
35:21et de la démographie
35:22celle-ci ne se règle
35:23que par leur remigration
35:25nous sommes les seuls
35:26à le proposer.
35:27Mais Bruno Retailleau
35:28dit ce n'est pas
35:29une proposition
35:29c'est un slogan
35:30le Rassemblement National
35:32brandit des slogans
35:33dont il sait très bien
35:34qu'ils sont inapplicables
35:35c'est du populisme
35:36et c'est de la démagogie.
35:37Alors ça c'est intéressant
35:39parce que si
35:40le seul argument
35:41à opposer
35:43au Rassemblement National
35:43c'est que c'est inapplicable
35:45ça veut dire quoi ?
35:46Ça veut dire que
35:48avant c'est trop tôt
35:49après c'est trop tard
35:51et parce qu'on ne peut pas
35:53l'interdire
35:54on l'autorise.
35:56Ça c'est un raisonnement
35:57moi qui ne me convient pas.
35:58Je suis d'accord.
35:59C'est un raisonnement
35:59qui ne convient pas.
36:00Je suis désolé.
36:02Bruno Retailleau
36:02ne peut pas dire
36:04où on va sur le fond.
36:06Il me semble.
36:07Non mais ce débat
36:08pardon
36:08ce débat
36:09au moins est absolument insensé
36:11parce que
36:11si on considère
36:12qu'on ne peut pas
36:12et qu'on ne peut rien faire
36:13on fait autre chose
36:14que de la politique
36:15parce que si on choisit
36:16de s'engager en politique
36:17c'est pour faire
36:18et faire en sorte
36:18que même ce qui est impossible
36:19on parvienne
36:20à le mettre en oeuvre.
36:22Mais je crois que
36:22face à l'islamisme
36:23il y a ceux
36:24qui ont abdiqué
36:25qui ont renoncé
36:26qui considèrent peut-être
36:26qu'il est trop tard
36:27pour changer quelque chose
36:28parce que l'islamisme
36:29est en train de gangréner le pays
36:30et puis il y a ceux
36:31qui veulent tenter des choses
36:32et je suis surpris
36:33de voir que tous les démocrates
36:35Jean-Luc Mélenchon
36:35dit qu'il est un grand démocrate
36:37il veut la sixième république
36:38il veut redonner le pouvoir au peuple
36:39mais alors
36:40il ne devrait pas s'insurger
36:42que le rassemblement national
36:43veuille convoquer
36:44un référendum
36:45c'est-à-dire
36:45donner la parole au peuple
36:47sur la manière
36:47de lutter contre l'islamisme
36:49c'est sain
36:50dans une démocratie
36:51de donner la parole
36:51je ne comprends pas
36:52pourquoi ce petit monde-là
36:54s'oppose
36:54à ce que les franchés
36:55tranchent une question
36:57qui encore une fois
36:57est existentielle
36:59désormais pour nous.
37:00Êtes-vous pour ou contre
37:01une amende pour sanctionner
37:02le port du voile
37:02dans l'espace public ?
37:0353% des gens sont pour
37:05et 47% des gens sont contre
37:08Qu'en pensez-vous André Valigny ?
37:10D'abord sur le référendum
37:12cette question n'entre pas
37:13dans le champ du référendum
37:14de l'article 11
37:15je rappelle la constitution
37:18il y a une constitution
37:19c'est important une constitution
37:20donc ça n'entre pas
37:22dans le champ du référendum
37:23premièrement
37:23deuxièmement
37:24je suis comme vous sans doute
37:25affligé de voir
37:27des femmes avec le voile islamique
37:30quand on peut penser
37:31qu'elles sont obligées
37:32de le porter
37:32ce qui n'est pas le cas
37:33de toutes
37:34mais pour celles
37:34qui sont obligées
37:35de le porter
37:35par leur père
37:36leur mari
37:36leur frère
37:37c'est attristant
37:39affligeant
37:40révoltant
37:41mais comment savoir
37:42si elles sont obligées
37:42ou pas ?
37:43On va aller
37:44dans les familles
37:45faire de l'intrusion
37:46familiale
37:47pour demander
37:47à la femme
37:48si c'est son père
37:49son mari
37:49son frère
37:50qui l'a obligé
37:50impossible
37:52donc
37:53troisième élément
37:54la police du vêtement
37:55d'ailleurs Bardella
37:56est un peu gênée
37:56avec cette mesure
37:57Bardella dit
37:57on ne fera pas
37:58la police du vêtement
37:59parce que la police du vêtement
38:00en démocratie
38:01dans l'espace public
38:02ça n'existe pas
38:03ça n'existe pas
38:04ça n'est pas possible
38:05d'interdire aux gens
38:06de s'habiller
38:06comme ils ont envie
38:07de s'habiller
38:07sauf attentat
38:08à la pudeur
38:08évidemment
38:09pour ceux
38:09qui se déshabillent
38:10en public
38:11mais pour ce qui est
38:12du voile
38:13quatrième élément
38:14il y a des femmes
38:15juives orthodoxes
38:16qui ont un voile
38:17il y a des femmes
38:19qui ont envie
38:20d'avoir un foulard
38:21parce qu'elles trouvent
38:22ça joli
38:22il y a les religieuses
38:23catholiques
38:23et il y a des musulmanes
38:25qui ont un voile
38:25comment on va faire
38:26comment les policiers
38:27vont faire
38:27pour savoir
38:28celle qui est musulmane
38:29celle qui ne l'est pas
38:30c'est impossible
38:31c'est infaisable
38:33vous avez déclenché
38:33la guerre civile
38:35dans les rues
38:35et puis enfin
38:36cinquième élément
38:37le plus important
38:38est-ce que la France
38:39n'a pas d'autres sujets
38:40à régler
38:41à l'occasion
38:41de cette présidentielle
38:43que d'aller embêter
38:44les femmes
38:44qui portent un foulard
38:45dans la rue
38:45l'endettement
38:48l'immigration
38:49vous voyez
38:49l'immigration
38:50est un sujet
38:50l'immigration
38:51est un sujet
38:52l'endettement
38:52est un sujet
38:53la géostratégie
38:54est un sujet
38:54la guerre en Ukraine
38:57le voile
38:58dans l'espace public
38:59les femmes
38:59qui portent le foulard
39:00l'islamisme
39:01oui
39:01et il faut lutter
39:02contre l'islamisme
39:03il faut fermer
39:04les mosquées
39:04qui pratiquent l'islamisme
39:05dans mon département
39:06à Saint-Simeon-de-Brécieux
39:08la préfète
39:09Catherine Séguin
39:10la fille de Philippe Séguin
39:11la préfète
39:12a fermé une mosquée
39:13à Saint-Simeon-de-Brécieux
39:14en Isère
39:15parce que l'imam
39:17tenait des propos islamistes
39:18donc il faut lutter
39:19contre l'islamisme
39:20c'est pas parce que
39:21vous allez arracher
39:21le foulard
39:22à quelques femmes
39:22dans la rue
39:23que vous lutterez
39:24contre l'islamisme
39:24bon je vous écoute
39:25avec intérêt
39:27et je partage pas votre avis
39:28et je trouve que
39:31j'étais à la boule
39:32cet été
39:32bon
39:34et je voyais passer
39:35à 10h du matin
39:36des jeunes femmes
39:37dans l'avenue
39:38du général de Gaulle
39:39qui est l'artère principale
39:41qui arrivait tout proche
39:43de la gare SNCS
39:45qui venait de Nantes
39:46ou de Saint-Nazaire
39:46et qui venait passer
39:48la journée à la boule
39:48et qui allait directement
39:49sur la plage
39:50et elle passait
39:52dans cette artère
39:53principale
39:55c'est pas la France
39:57pardonnez-moi
39:57de le dire comme ça
39:58elles vivent en France
39:59et elles sont sans doute
40:00françaises
40:00pardonnez-moi
40:01de le dire comme ça
40:01je termine
40:02c'est pas nos mœurs
40:04c'est pas notre histoire
40:05ce n'est pas notre culture
40:08quand j'étais enfant
40:09dans les rues de la boule
40:09je voyais des mini-jupes
40:11des robes légères
40:12et pourquoi pas
40:13des bikinis
40:13et cet été
40:14je voyais passer
40:15des femmes voilées
40:16de pieds jusqu'à la tête
40:17combien ?
40:18la France a évolué
40:21oui je vous le concède
40:22depuis 40 ans
40:23la France a évolué
40:24mais moi
40:25ce n'est pas l'image
40:26que j'ai de la femme
40:28moi non plus
40:28mais moi je suis
40:29profondément révolté
40:31par le foulard
40:32quand on leur impose
40:32le foulard
40:33bien sûr
40:33mais comment savoir
40:35si on leur l'impose
40:35pardonnez-moi
40:36pas qu'on leur impose
40:37même si elles le portent
40:38d'elles-mêmes
40:38je dis que c'est
40:39un vrai semblable
40:40ce n'est pas l'image
40:42que j'ai ni de la France
40:44ni de la femme
40:45donc si vous ça
40:46ne vous choque pas
40:46vous voulez que je vous dise
40:47moi ça me fait de la peine
40:49mais moi aussi
40:49je l'ai dit
40:50ça m'attriste
40:50les femmes à qui on impose
40:52un foulard
40:52ça m'attriste
40:53ça m'attriste
40:53mais si c'est de leur
40:54propre initiative
40:55ça me fait de la peine
40:56ma mère quand elle
40:57est entrée à l'église
40:58mettez un foulard
40:58ma mère mettez un foulard
40:59quand elle est entrée
41:00à l'église
41:00mais oui
41:01mais oui
41:02ma mère mettez un foulard
41:03pour entrer à l'église
41:04mais enfin
41:05vous avez raison
41:06mais le sujet c'est
41:06pourquoi a-t-on
41:08fait venir des millions
41:09de gens
41:10qui n'ont pas les mêmes
41:11mœurs
41:11qui n'ont pas les mêmes
41:12traditions
41:13donc on les a fait venir
41:14on leur a dit
41:15venez
41:15installez-vous
41:16comme vous êtes
41:17et puis des années plus tard
41:18quand on a vu
41:19que l'insécurité culturelle
41:21explosait
41:21et qu'on n'arrivait pas
41:23à les intégrer
41:23on leur dit
41:23vous ne pouvez plus vivre
41:24comme ça
41:25c'est ça qui est gênant
41:26je suis 100% d'accord avec lui
41:28le foulard de votre maman
41:29pardonnez-moi
41:30c'était pas une norme religieuse
41:32c'était pas un signe religieux
41:34le foulard islamique
41:35non plus
41:35quand on a aussi
41:37le poncif bien connu
41:38de les religieuses
41:39elles ont le droit
41:40de mettre un voile
41:40mais quelque part
41:41c'est le métier
41:42des religieuses
41:43que de porter un voile
41:44c'est pas un étendard islamique
41:46écoutez Emmanuel Macron
41:47qui a dit tout
41:48et son contraire
41:49sur tous les sujets
41:50mais en 2018
41:51il dit exactement
41:52ce que je viens de dire là
41:53on est en 2018
41:55écoutez Emmanuel Macron
41:58cela nous insécurise
42:00cela nous insécurise
42:00ce voile
42:02c'est que ça n'est pas conforme
42:03à la civilité
42:05qu'il y a dans notre pays
42:06c'est-à-dire
42:07au rapport qu'il y a
42:08entre les hommes et les femmes
42:09dans notre pays
42:09nous sommes attachés
42:10à cette égalité
42:11entre l'homme et la femme
42:12il dit exactement
42:13ce que je viens de dire
42:14c'est en 2018
42:15en 2019
42:16écoutez ce qu'il dit
42:18le port du voile
42:19dans l'espace public
42:20n'est pas mon affaire
42:23c'est ça la laïcité
42:24et après ce qui se passe
42:25dans l'espace public
42:27c'est pas l'affaire de l'état
42:28et du président de la république
42:29et en 2022
42:30il va pire
42:31si j'ose dire
42:32il va aller plus loin encore
42:33à Strasbourg
42:34au nom de la démagogie
42:35et d'un cynisme
42:36le plus total
42:37il va expliquer que
42:38la femme qui porte le voile
42:39c'est formidable
42:40écoutez
42:41Vous êtes féministe ?
42:42Oui moi je suis féministe
42:43Vous êtes pour l'égalité femmes-hommes ?
42:44Je suis pour l'égalité femmes-hommes
42:44Je peux me permettre
42:45d'être indiscret ?
42:46Oui
42:46Vous portez un voile par choix
42:48ou vous êtes imposé ?
42:49C'est par choix
42:49Avoir une jeune fille
42:50qui porte le voile
42:51à Strasbourg
42:51qui dit
42:52est-ce que vous êtes féministe ?
42:54C'est la meilleure des réponses
42:55à toutes les bêtises que j'entends
42:56Toutes les bêtises que j'entends
42:58Vous connaissez une femme
42:59qui dirait
43:00on m'impose le voile ?
43:02Elle ne le dirait pas
43:02C'est une pression
43:04Chacun s'accorde là-dessus
43:06Comment le savoir ?
43:08Comment le savoir ?
43:09On ne devrait même pas
43:10se poser la question
43:11Vous allez entrer dans les familles
43:13pour aller enquêter
43:14pour savoir si le père
43:15a obligé sa fille
43:15à mettre un poulet
43:16Vous avez parfaitement raison
43:17Parmi les convertis
43:18Non mais vous avez raison
43:19C'est un point de vue
43:21que j'ai donné
43:21Je ne suis pas sûr
43:22qu'il faille interdire le voile
43:23Je vous ai dit moi aussi
43:23Pascal
43:24que ça m'attriste énormément
43:25Je suis d'accord avec vous
43:26Ça m'attriste
43:26de voir ces jeunes filles
43:28parfois très jeunes
43:28Leur grand-mère
43:29ne portait pas de voile
43:29Non ?
43:30Bien sûr
43:31En Tunisie, en Égypte
43:33En Syrie
43:34C'est un problème de nombre
43:35et c'est un problème de démographie
43:36S'il y en avait moins à la boule
43:37ça vous choquerait moins Pascal
43:39Moi ça me fait de la peine
43:42pour les raisons
43:42que je vous ai dites tout à l'heure
43:43Il ne faut pas minorer
43:44le phénomène
43:45des françaises converties
43:46qui réclament
43:48de porter le voile
43:49Édouard Balladur
43:50Édouard Balladur
43:51Vous l'avez bien connu
43:53Nicolas Sarkozy
43:54l'a évoqué
43:54avec beaucoup d'émotion
43:57et je vous propose
43:58d'écouter
43:58le président de la République
44:01qui était cet après-midi
44:04sur l'antenne de LCI
44:05Pour les français
44:06c'est un personnage
44:07de leur quotidien
44:08qui a disparu
44:10Pour moi
44:12c'est vraiment
44:14une blessure
44:15et un chagrin
44:17C'est un homme
44:18que j'aimais beaucoup
44:20qui ne correspondait pas
44:22à l'image extérieure
44:24qui était sensible
44:27sentimental
44:28et affectif
44:31Vous l'avez connu ?
44:32Dans quelles conditions ?
44:34Dans quelles circonstances ?
44:34Il avait
44:36Nicolas Sarkozy
44:37en 2007
44:37quand il a été élu
44:38a créé un comité
44:39Balladur
44:39sur la réforme
44:40des institutions
44:41C'était le premier
44:42Et puis il a fait
44:43un deuxième comité
44:44Balladur en 2008
44:45sur la réforme
44:46des collectivités locales
44:47Et Nicolas Sarkozy
44:48m'a proposé
44:49d'en faire partie
44:49avec des universitaires
44:51des sociologues
44:52des hauts fonctionnaires
44:534 parlementaires
44:542 de droite
44:542 de gauche
44:56Longuet et Perben
44:57pour la droite
44:57un sénateur
44:58un député
44:59le président
45:00de la région Lorraine
45:00le maire de Chalon-sur-Saône
45:02et pour la gauche
45:03Pierre Moroy
45:04ancien maire de Lille
45:05et moi
45:05président du département
45:06de l'Isère
45:062 députés
45:072 sénateurs
45:08gauche-droite
45:09équilibre parfait
45:10Donc je dis à Nicolas Sarkozy
45:12que ça m'intéresse
45:12j'accepte
45:13même si Martine Aubry
45:14n'était pas tout à fait d'accord
45:15mais peu importe
45:16de toute façon
45:17Hollande m'encourage
45:18à accepter
45:19et Sarkozy me fait savoir
45:20que Edouard Balladur
45:22C'est définir à droite
45:23Oui
45:25Nicolas Sarkozy
45:25me fait savoir
45:27Nicolas Sarkozy
45:28me fait savoir
45:28par Alain Marlex
45:29que Balladur
45:31voulait me voir
45:31parce qu'il avait entendu
45:32parler de moi
45:33comme ça vaguement
45:33mais il voulait me connaître
45:34donc je prends rendez-vous
45:35avec lui
45:36rue Saint-Dominique
45:36il avait son bureau
45:37j'arrive à 9h du matin
45:39un peu avant
45:39toujours à l'heure
45:40à 9h pile
45:41la secrétaire vient me chercher
45:43on commence à discuter
45:44et puis
45:45ça se passe bien
45:46au bout de 20-25 minutes
45:47la conversation
45:48déborde largement
45:49le thème
45:50des collectivités locales
45:52et je me risque
45:53à lui dire
45:53monsieur le premier ministre
45:54vous n'auriez pas pu être
45:55président de la république
45:56ah bon
45:57cher ami
45:58mais pourquoi dites-vous
45:58c'est disant
45:59cher ami
46:00je dis parce que
46:01en remontant au plus grand
46:03premier ministre
46:03de l'histoire de France
46:05Richelieu
46:06Colbert
46:07Turgot
46:07et plus proche de nous
46:10Pierre Mendes France
46:11Lionel Jospin
46:12Alain Juppé
46:13Raymond Barr
46:13vous avez été un grand
46:15premier ministre
46:15mais vous n'étiez pas
46:17assez menteur
46:17pour être élu
46:18président de la république
46:19parce qu'avec l'élection
46:19au suffrage universel
46:20il faut beaucoup mentir
46:22pour être élu
46:22regardez les trois derniers
46:24présidents
46:25Chirac
46:26Mitterrand
46:27Sarkozy
46:27des grands menteurs
46:28à Hollande
46:29et il me dit
46:29mon cher ami
46:30pour les deux premiers
46:31je suis d'accord
46:32pour le troisième
46:33je réserve au jugement
46:35et Hollande
46:36il mentait ?
46:38Hollande non
46:38il a fait une politique
46:39courageuse au contraire
46:41il a jamais menti
46:42il a fait une politique courageuse
46:43plus près de toi
46:47mon dieu
46:48plus près de toi
46:51on l'a mal compris
46:52non mais François Hollande
46:53c'est votre dieu
46:53il peut faire n'importe quoi
46:55quand il a dit
46:55mon ennemi c'est la finance
46:57c'est le plus grand
46:57mensonge politique
46:58il voulait parler
46:59de l'économie financière
47:00des bourses
47:02il a juste fait au pouvoir
47:05le contraire
47:06de ce qu'il avait promis
47:07pendant la campagne
47:08la tranche d'un point 45
47:09ça s'appelle mentir
47:10au pouvoir
47:11il a fait une politique courageuse
47:12une politique de l'offre
47:14que Macron a continué d'ailleurs
47:15à rebours de son électorat
47:17dites moi
47:17là c'est intéressant
47:19parce que dans le point
47:20votre ami Hollande
47:21je disais que
47:22vous vous allez finir à droite
47:23mais François Hollande
47:24peut-être aussi
47:25il fait des propositions courageuses
47:26dans le point
47:28sur la retraite
47:29à 63 ans
47:31avec une part de capitalisation
47:32et l'allongement
47:33de la durée de cotisation
47:34l'allongement
47:34de la durée de cotisation
47:35ça c'est sur la retraite
47:36sur l'immigration
47:37avec un quota
47:39voté chaque année
47:39par le parlement
47:40immigration de travail
47:41un resserrement
47:43du regroupement familial
47:44c'est très important
47:46donc immigration
47:47retraite
47:48sur la sécurité
47:49non il fait une politique courageuse
47:51bon il annonce
47:53une politique courageuse
47:54une TVA à 24%
47:56et la TVA à 24%
47:57oui enfin
47:58les produits
47:59qui sont taxés à 20%
48:00une TVA à 0%
48:02sur le carburant
48:03et l'alimentation
48:03je salue
48:040% sur l'alimentation
48:05et le carburant
48:06et oui il faut tout dire
48:07je salue notre ami
48:08l'excellent Gauthier Lebreth
48:09d'abord je vais féliciter Gauthier
48:11parce que
48:11100% frontière
48:13première chaîne info
48:14hier
48:15et hier soir
48:16vous étiez également en tête
48:17merci
48:17c'est à dire quand même
48:18que C News
48:20est première chaîne info
48:21lundi
48:22parce que comme
48:23beaucoup de gens
48:24nous ont enterrés
48:25j'ai même vu
48:25certains anciens confrères
48:27largement en plus
48:28voilà
48:29largement
48:30très largement
48:30ils avaient posé la tombe
48:31j'ai vu un
48:32je ne vais pas le citer
48:33par charité chrétienne
48:34mais il y a un ancien confrère
48:36qui expliquait
48:36qu'il n'y aurait plus que
48:37deux chaînes
48:39infos
48:39dans le visage
48:41ah c'est les vieux et gris
48:42là sur Twitter
48:42moi je l'aime beaucoup
48:43les vieux et gris
48:45sur Twitter
48:45les vieilles gloires
48:46sur Twitter
48:46étonnant
48:48j'ai oublié
48:50caster gâte
48:51ridendo
48:52voilà je ne sais plus
48:54rions de tout cela
48:55bien sûr
48:55on le fait
48:56ça c'est pas très grave
48:57bon
48:58et puis l'important
48:58c'est que
48:59c'est été spectateur
49:00bien sûr
49:00hier on était
49:01première chaîne info
49:02donc voilà
49:03on est de retour
49:05c'est News
49:06est de retour
49:06voilà
49:07et ça ennuie
49:08effectivement
49:09les uns et les autres
49:10peut-être
49:10mais
49:10et largement
49:11donc bravo à vous
49:12merci Pascal
49:13bravo à vous aussi
49:14vous faites une très belle rentrée
49:14c'est gentil
49:15vous en êtes un autre
49:17on va vous laisser
49:18entre nous
49:19embrassons-nous
49:19folville
49:20avec plaisir
49:21reprenons-nous dans les bras
49:23en brasse pour nous
49:24saluer Eric Tegner
49:25Laurence Ferrari
49:26Romain Desarbres
49:27voilà Christine
49:29évidemment Christine
49:30qui a très bien marché
49:32hier
49:32donc c'est
49:33le chroniqueur
49:34exactement
49:35c'est une équipe
49:36bon
49:36en revanche
49:37je voulais vous faire écouter
49:38parce que ça
49:39ça m'a intéressé
49:40beaucoup
49:41ce qu'a dit Nicolas Sarkozy
49:42sur la droite de gouvernement
49:44parce qu'il était interrogé
49:45et écoutez ce qu'il dit
49:47parce que comme toujours
49:48ça manque un peu
49:49cette campagne politique
49:51d'une certaine hauteur de vue
49:53et Nicolas Sarkozy
49:54lorsqu'il parle
49:55peut en apporter
49:56donc écoutez ce qu'il a dit
49:58cet après-midi
49:59la droite de gouvernement
50:00souffre aujourd'hui
50:02de quantité de choses
50:04et de quantité de problèmes
50:05il ne faut pas réduire
50:06les choses
50:08à des problèmes de personnes
50:10même si les personnes
50:11ça compte
50:12la vérité
50:14c'est qu'avec les réseaux sociaux
50:17l'accumulation des chaînes
50:18d'information
50:19l'accumulation des rendez-vous
50:21politiques
50:23on s'aperçoit
50:24que le théâtre politique
50:25fait tout
50:26sauf de la politique
50:28la politique
50:29ça doit être en grand
50:30une vision
50:31une forme d'épisme
50:33au fond
50:34peut-être que
50:35je suis resté bonapartiste
50:37alors ça c'est vraiment intéressant
50:40parce qu'effectivement
50:41bonapartiste
50:42c'est l'homme
50:43providentiel
50:44donc
50:45la France aime
50:46l'homme providentiel
50:47elle l'a eu avec
50:48Charles de Gaulle
50:48elle l'a eu avec
50:49Bonaparte
50:50elle l'a eu parfois
50:51dans son histoire
50:52et c'est vrai que
50:54la France aime ça
50:55bon
50:55c'est comme ça
50:56et puis quand
50:57il dit qu'il faut faire
50:58de la politique
50:58et avoir une vision
50:59moi j'ai pensé
50:59à la baraque afrite
51:01forcément d'Edouard Philippe
51:03parce que quand il dit
51:04qu'ils font plus de politique
51:04il dit qu'ils font de la communication
51:05c'est ça que je comprends
51:06oui bien sûr
51:07il n'y a pas de vision
51:08il n'y a pas de vision
51:09il n'y a pas de récit
51:10il n'y a pas de hauteur de vue
51:11qu'est-ce qu'il veut
51:12qu'est-ce qu'il veut
51:13Edouard Philippe
51:13vous êtes capable
51:14de le dire
51:15il veut gagner déjà
51:15il veut administrer
51:17il ne veut pas gouverner
51:19on aime ou on n'aime pas
51:20Mélenchon
51:21mais il a un récit
51:22qu'est-ce qu'il veut
51:23on sait ce qu'il veut
51:24bon
51:25on parle de Lysnard
51:26ou de Sarah Knafow
51:27on sait ce qu'ils veulent
51:28c'est une politique libérale
51:29ça
51:30c'est précis
51:31bon
51:31qu'est-ce qu'il veut
51:34Edouard Philippe
51:34il veut que le cercle
51:35de la raison
51:35garde le pouvoir
51:36c'est un projet
51:38en soi
51:39juste disons que ça dure
51:40mais c'est un projet
51:42et ça marche
51:43parfois
51:44ça vient de marcher
51:45deux fois
51:46bon
51:46moi
51:47la droite de gouvernement
51:48moi je vous ai proposé
51:49quelques petites images
51:51et vous allez me dire
51:51qui fait de la politique
51:52qui en fait
51:53ou qui n'en fait pas
51:53vous allez voir défiler
51:55par exemple
51:55ces photos
51:55et vous allez me dire
51:56est-ce que lui
51:57fait des
51:59Bruno Retailleau
51:59Edouard Philippe
52:00Marine Le Pen
52:00Laurent Wauquiez
52:01Xavier Bertrand
52:02David Lysnard
52:02Sarah Knafow
52:03Eric Zemmour
52:03Bruno Retailleau
52:04il fait de la politique
52:05oui
52:05il a été étonnant
52:06là quand même
52:07c'est-à-dire que c'est
52:08le ministre de l'Intérieur
52:08qui a dit
52:10et qui critique
52:10le Rassemblement National
52:11quand le Rassemblement National
52:13propose son interdiction
52:14en disant que c'était
52:14du populisme
52:15et que c'était inapplicable
52:16quand on a dit
52:17abat le voile
52:17ça peut paraître surprenant
52:19Edouard Philippe
52:20Véronique Jacquet
52:21il fait de la politique
52:21ou il fait de la com ?
52:23il fait de la com ?
52:25mais non
52:25il n'a pas de vision
52:25il veut administrer la France
52:27il ne veut pas la gouverner
52:28là on manque justement
52:29de gens qui veulent
52:30vraiment gouverner
52:31et il n'y a pas de récit
52:32il n'y a pas d'amour
52:32avec les français
52:34Marine Le Pen
52:36Marine Le Pen
52:37elle fait de la politique
52:38il y a une vision
52:40il y a une vision
52:41oui quand même
52:41elle a un projet
52:42qui est clair
52:43et on sait
52:43où elle veut aller
52:44on peut aimer
52:45ou ne pas aimer
52:45mais elle a un projet
52:46qui est clair
52:48Laurent Roquet
52:48il dit tout
52:49et le contraire
52:50il s'apprête
52:51à rejoindre
52:52un Macroniste
52:53vous croyez ?
52:54il va rejoindre
52:55Edouard Philippe
52:55j'en suis convaincu
52:56vous croyez ?
52:57j'en suis convaincu
52:59peut-être que
53:00il le prépare en tout cas
53:01vous pensez pas
53:03que s'il y avait
53:03un candidat
53:04justement
53:05qui sortait
53:08des limbes
53:09de la droite
53:09un candidat libéral
53:10qui pouvait s'imposer
53:11il pourrait aller
53:13auprès de lui
53:13je pense qu'il soutiendra
53:15le plus à même
53:16de l'emporter
53:16Xavier Bertrand
53:17qu'est-ce qu'il fait ?
53:19de la politique à gauche
53:23c'est pas tout à fait vaut
53:25il finira peut-être
53:26chez Mélenchon
53:27David Lissnard
53:27il fait de la politique
53:28il a une vision ?
53:30incontestablement
53:31oui
53:32il a une vision
53:33on est d'accord ou pas
53:34mais il défend un projet
53:36et Sarah Knafou
53:36Eric Zemmour
53:39vous ne parlez plus
53:40André Valigny
53:41vous avez le droit
53:42de donner votre avis ?
53:43non je vous écoute
53:44ils font tous
53:45de la politique
53:46comme on l'a fait aujourd'hui
53:46c'est pas toujours
53:47très reluisant
53:48on a tous la nostalgie
53:49de Giscard, Mitterrand, Pompidou
53:51des grands présidents
53:53Giscard faisait aussi
53:54de l'accordéon
53:55il allait dîner
53:56chez les gens
53:57pour pas être trop injuste
53:58avec eux
53:58Pascal il y a quelque chose
53:59André connaissait mieux que moi
54:00mais c'est que dans le trombinoscope
54:02qu'on vient de voir
54:03il y en a beaucoup
54:04qui sont élus locaux
54:04et qui sont des bons élus locaux
54:05par exemple de Wauquiez
54:08il a un bon bilan
54:09dans sa région
54:10dans sa région
54:10dans sa ville
54:11c'est vrai qu'il a très bon bilan
54:12il a un très bon bilan
54:13exactement
54:13et ça c'est quelque chose
54:14qu'on voit mal nous à Paris
54:15mais en fait
54:16vous avez
54:17vous avez parfaitement raison
54:20que Laurent Wauquiez
54:21fait du bon travail
54:21dans sa région
54:22il faut le dire
54:23mais même Bertrand
54:24est réélu dans le Nord
54:25alors il est réélu
54:26parce qu'il se fait élire
54:27par les voix de gauche
54:27ça c'est vrai
54:29c'est pas personne
54:30bon ben voilà
54:32ce qu'on pouvait dire ce soir
54:34autour de la table
54:35et on va vous laisser
54:36les clés de la maison
54:38cher Gauthier Lebrette
54:39on va parler évidemment
54:40de Patrick Bruel
54:41l'annulation de sa tournée
54:42est un fait politique majeur
54:43avec des
54:44politique ?
54:45c'est un fait politique
54:46pour les maires
54:46vous vous souvenez
54:47qui s'étaient déchirés
54:49sur
54:49faut-il laisser Patrick Bruel
54:52chanter dans ma ville
54:52alors il y avait le maire d'Orléans
54:54qui avait dit
54:54c'est pas à moi de décider
54:55et puis vous aviez le maire de Chartres
54:56qui avait rompu un contrat
54:58avant même qu'il ne soit signé
54:59mais enfin il avait déchiré le contrat
55:01avant la signature avec Patrick Bruel
55:02parce qu'il ne voulait pas
55:03que ça soit là
55:03donc oui c'est aussi politique
55:05l'annulation de la tournée
55:06de Patrick Bruel
55:06me semble-t-il
55:07j'ai une petite dictée
55:08des CM2 en 87
55:09et parait-il que les jeunes français
55:11font 20 fautes maintenant
55:12le soir tombait
55:13papa et maman inquiets
55:14se demandaient pourquoi
55:15leurs 4 garçons
55:16n'étaient pas rentrés
55:16les gamins se sont
55:17certainement perdus
55:18dit maman
55:19s'ils n'ont pas encore
55:20retrouvé leur chemin
55:20nous les verrons arriver
55:22très fatigués à la maison
55:23pourquoi ne pas téléphoner à Martine
55:24elle les a peut-être vus
55:26aussitôt dit
55:26aussitôt fait
55:27à ce moment le chien
55:28se met à aboyer
55:2920 fautes en moyenne
55:30à ça ?
55:31oui
55:33à quel âge pardon ?
55:34dictée des CM2
55:36CM2
55:3720 fautes
55:38quelle horreur
55:39quelle horreur des deux ?
55:40bah oui
55:40bah écoutez
55:41c'est quand même pas du Proust
55:43il n'y a pas de piège
55:46il n'y a pas de piège
55:47c'est drôle
55:51bon écoutez
55:52voilà ce qu'on pouvait dire
55:53ce soir
55:53Michael Thomas était à la réalisation
55:55Nicolas Laporte était à la vision
55:56merci à Jean-François Kouvlar
55:58qui était au son
55:59Julien Duroux était avec nous
56:00Valentin Polidori
56:02était là également
56:04toutes ces émissions
56:04sont retrouvées sur cnews.fr
56:06Gauthier Le Brette
56:07et ses invités
56:07dans une seconde
56:08passez une excellente soirée
56:09merci
56:10rendez-vous demain
56:11voilà