- il y a 7 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur l'effondrement du niveau de la France dans le classement PISA.
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00:00Tout le monde titre sur l'affaire Pisa, qui est, comme le dit très justement M. Jeffrey, préoccupant,
00:06mais ce n'est pas une surprise, puisqu'on le dit depuis la fabrique des crétins.
00:09En fait, tout ça écrit. Ce qui est fou, c'est que tout ça écrit depuis 30 ans.
00:13Les gens nous disaient « ça n'existe pas », etc. La fabrique des crétins, c'est Jean-Paul Brighelli.
00:18Je vais vous lire le tweet d'Éric Zemmour. Tout est dit.
00:21Éric Zemmour a merveilleusement résumé ce qui se passe dans l'école.
00:26Il fut un temps où l'école de la République française apprenait Clovis.
00:28La règle de Troie est l'accord du participe passé.
00:31Elle transmettait des savoirs à nos enfants et leur apprenait à aimer la France.
00:35Cette école d'aujourd'hui n'est qu'un lointain souvenir.
00:37On nous avait promis l'épanouissement. Nous avons obtenu l'ignorance malheureuse.
00:41On a expliqué à nos maîtres que le savoir était une violence.
00:43La note, une humiliation. L'orthographe, un privilège de classe.
00:46Ils ont obéi. Ils ont supprimé la dictée, le redoublement, l'histoire, le latin, la grammaire.
00:52Ils ont mis l'élève au centre et le professeur au fond de la salle.
00:56Ils délivrent le baccalauréat à 9 candidats sur 10 pour que nul ne pleure.
01:00Et ils s'étonnent aujourd'hui que nos enfants ne lisent plus.
01:03Et puis il y a ce chiffre que 30 ans de bonne conscience nous ont interdit de prononcer.
01:0757 points d'écart de niveau entre les élèves autochtones et les élèves immigrés.
01:11Une école qui n'instruit plus, ne peut plus assimiler.
01:14Un pays qui accueille sans limite, fabrique méthodiquement ses propres fractures.
01:18Les deux mots ne font qu'un.
01:20Bon, c'est un pays qui s'effondre.
01:22Alors, il n'y a pas que la France, il y a l'Occident.
01:23C'est toute la chute de l'Occident.
01:25C'est-à-dire que la Chine, Taïwan, Singapour est premier.
01:28Donc ça aussi dit quelque chose de cet Occident tel qu'il est aujourd'hui,
01:32qui a dominé le monde.
01:33Et c'est la fin.
01:34Vous disiez tout.
01:36Olivier Delagarde.
01:37On ne baisse pas sous l'assaut de ces pays qui réussissent.
01:40On baisse par volonté d'abaissement.
01:43C'est un demi-siècle de pédagogisme,
01:45de prise en otage de l'éducation nationale par l'idéologie,
01:49par les syndicats, par le déni, etc.
01:52Et pourquoi on ne s'inspire pas de ce qui marche ailleurs ?
01:55C'est ça qui est quand même étonnant.
01:56Mais oui, et ce qui est drôle, alors évidemment,
01:58ça renvoie à Emmanuel Macron, je l'ai dit.
01:59Il n'est pas responsable de tout.
02:01Il n'a rien fait.
02:02Il a parlé.
02:03Il n'a rien fait.
02:04Il a parlé dans tous les domaines.
02:06Il n'a rien fait.
02:07Dix ans de Macron, champ de ruines.
02:10Terrible.
02:10En fait, le bilan est terrible.
02:12Je vous assure.
02:13C'est rare.
02:14Et évidemment, c'est le pire bilan d'un président
02:16sous la Ve République.
02:18C'est le pire bilan.
02:19Je voulais vous faire écouter, par exemple,
02:20ce qu'il avait dit en 2000.
02:22Et après, je vous donne la parole, Olivier.
02:24Parce qu'effectivement, ce président
02:25qui n'est responsable de rien,
02:28je le dis pour Marine Lançon,
02:29c'est un son d'avril 2023 ou 2024.
02:33C'est le dernier son qu'on voulait écouter
02:35d'Emmanuel Macron.
02:36On l'interroge sur le classement PISA il y a trois ans.
02:38Il dit, mais ce n'est pas de ma faute.
02:39Non, puisque les réformes n'ont pas été mises en place.
02:41Là, les réformes, elles ont été mises en place.
02:43Et c'est pire.
02:44Et c'est pire.
02:45C'est-à-dire qu'il n'a rien fait.
02:47C'est ça le reproche que tu peux faire à un président.
02:49Il n'a rien fait.
02:51C'est incroyable de ne rien faire, quand même.
02:53C'est incroyable de ne pas prendre de décision.
02:55Écoutez ce que disait Emmanuel Macron,
02:57c'est en janvier 2024.
03:00Pourquoi les résultats PISA sont mauvais ?
03:03Parce que les résultats PISA sont faits sur des classes
03:05qui n'ont pas été touchées par les réformes qu'on a conduites au premier quinquennat.
03:08Attendons ceux qui ont eu à suivre.
03:10Donc moi j'assume, vous me parlez de résultats qui ne sont pas liés aux réformes qu'on a faites.
03:14Ben attendons, j'assume.
03:15Ben non, il n'assume pas.
03:16Il n'assume pas.
03:17Il n'a rien fait.
03:19C'est un président qui n'aura fait que parler.
03:22Mais avec un talent extraordinaire.
03:24Vous disiez que tout le monde est d'accord sur le constat.
03:26C'est vrai, ce matin dans la presse, finalement, ça fait la une de tous les journaux.
03:29Mais ensuite, sur les raisons de cet échec,
03:34là il y a une grosse différence, si vous voulez.
03:36Il y a ceux qui disent, c'est la faute des écrans,
03:38c'est la faute des parents,
03:40c'est la faute à pas de chance,
03:42et puis finalement il faut relativiser.
03:44Et puis ce matin, il y a quand même ceux qui disent,
03:47et si l'éducation nationale était responsable ?
03:49Et si les profs, vos chers profs,
03:51avaient également leur part de responsabilité
03:54dans ce naufrage véritablement de l'éducation ?
03:59Mais c'est toute une génération.
04:00Qu'est-ce qu'on peut faire ?
04:02Quand je dis solution radicale,
04:04il y a des solutions radicales que tu peux prendre en économie.
04:06Mais là, c'est toute une génération.
04:07Tu fais comment pour reformer les profs ?
04:09Il y a une chose que vous pouvez faire, à mon avis,
04:10c'est faire exposer l'éducation nationale
04:13et confier l'éducation aux régions.
04:15Ça sera probablement la seule façon de faire,
04:18et encore là, bon courage,
04:19peut-être revenir sur l'emploi à vie dans l'éducation nationale.
04:22Peut-être revenir sur l'emploi à vie dans l'éducation nationale,
04:25faire des contrats de profs de 5 ans,
04:27comme en Suisse, pourquoi pas.
04:30Voilà.
04:30En tout cas, les solutions doivent être vraiment radicales,
04:32mais c'est toute une génération.
04:33Et qu'est-ce qui incarne ça ?
04:35On a écouté hier Marine Tondelier.
04:37Elle incarne la chute, évidemment, intellectuelle,
04:40culturelle, de connaissance de ce pays.
04:41C'est-à-dire que vous avez quelqu'un
04:42qui se présente à la présidence de la République
04:43qui ne sait même pas qui est Georges Pompidou.
04:45Non, mais c'est effrayant.
04:45C'est effrayant.
04:46En fait, c'est un pays qui est devenu effrayant.
04:48Il paraît qu'elle a fait Sciences Po au Lille.
04:50Oui.
04:51Et elle n'a jamais entendu parler de Pompidou.
04:53Oui.
04:54C'est quand même inquiétant.
04:55Éric Nolo.
04:55Mais moi, je voudrais prendre une comparaison
04:57avec le football.
04:58La filière de formation française est excellente,
05:01exemplaire.
05:02C'est-à-dire qu'on sort chaque année
05:03pour le plus grand bonheur
05:04des championnats étrangers,
05:05des champions.
05:06Si tout d'un coup,
05:07au bout de cinq ans de formation,
05:08on ne sortait que des joueurs
05:10qui ne mettent pas un pied devant l'autre,
05:11on dirait qu'il y a quelque chose
05:12qui ne va pas, il faut changer.
05:13C'est ce qui se passe
05:13dans l'éducation nationale.
05:15Un lycéen sur trois
05:16ne comprend pas un texte de 400 mots.
05:18C'est-à-dire qu'un lycéen sur trois
05:19n'a rien compris,
05:20à votre éditorial tout à l'heure,
05:21il avait l'impression d'entendre
05:22du Heidegger dans le texte.
05:24Moi, je dis,
05:24devant un pareil constat d'échec,
05:26il faut tout reprendre à zéro.
05:27Ce n'est plus des réformes,
05:29ce n'est plus des réformettes,
05:30il faut tout changer.
05:31Donc, les réformes
05:32ne servent plus à rien.
05:33Le mot radicalité
05:35s'applique à l'éducation nationale
05:36comme à beaucoup de...
05:37À tout.
05:38C'est-à-dire que tu as attendu
05:39tellement longtemps en tout,
05:41je ne suis même pas sûr
05:41qu'on y arrive.
05:42Parce que je ne suis même pas sûr
05:43que quelqu'un veuille le faire.
05:45Parce que l'insécurité,
05:46la dette, le chômage,
05:48la retraite, tout ça,
05:50seules des mesures radicales
05:53pourront changer ce pays.
05:55Autrement, on continue.
05:56Et on s'enfoncera,
05:57c'est le Titanic.
05:58Et ça va un peu plus lentement
06:00que le Titanic.
06:01Vous voulez qu'on voit
06:02le peu ce sujet ?
06:03Peut-être l'effondrement
06:05de le niveau scolaire.
06:05Et puis, alors,
06:06ce monsieur Jeffrey,
06:07il est génial.
06:08Tiens, on va l'écouter, là.
06:10Il dit, c'est une alerte.
06:11Non, mais ils sont déconnectés.
06:13Mais, franchement...
06:14Attendez, tous ces prédéces
06:14qui font que c'est la réalité.
06:16Moi, ils me mettent en colère.
06:18Ils ne sortent pas de rien, Jeffrey.
06:19Parce qu'il était directeur
06:20des programmes avant,
06:21de l'éducation nationale.
06:22Certes, il est ministre
06:23depuis peu de temps.
06:24Il le sera pour peu de temps encore.
06:25Mais, en fait,
06:26c'est vraiment un apparat chic
06:28de l'éducation nationale.
06:29Mais comment on peut...
06:30Ces gens qui se disent intelligents,
06:33mais c'est quoi l'intelligence ?
06:34C'est voir.
06:35Et voir, c'est quoi ?
06:36C'est agir.
06:37Qu'est-ce qu'ils font ?
06:38Rien.
06:39Mais ils ne peuvent pas agir.
06:40Rien.
06:40Rien.
06:41On nous dit que le président Macron
06:43est intelligent,
06:43mais il n'a rien fait.
06:44Je vais me faire l'avocat
06:45d'Edouard Jeffrey un instant.
06:47Charlotte a raison.
06:48C'est-à-dire qu'avant lui,
06:49il y avait un déni.
06:49Au moins, il affronte la réalité.
06:51Et moi, de ce que j'ai entendu
06:52de sa part,
06:52c'est le retour de l'orthographe.
06:54Je vous avoue
06:54que c'est élémentaire.
06:56Mais c'est le retour
06:56de l'exigence de l'orthographe
06:57dans les évaluations.
06:59Il n'est pas défavorable
07:00au groupe de niveau.
07:01Honnêtement,
07:02ce n'est pas le pire
07:02des ministres de l'Éducation nationale
07:03que nous avons eu.
07:04Il dit,
07:05je veux le retour de l'orthographe.
07:06Et puis,
07:06les correcteurs du bac
07:07disent non, non,
07:08nous, on s'en fout.
07:08Après, qu'ils ne soient pas suivis,
07:09c'est autre chose.
07:10Non, mais qu'ils ne sont pas suivis.
07:11Qu'il est de l'autorité
07:12dans son ministère.
07:12Pour moi, dans les intentions,
07:13je trouve que...
07:13Écoutons juste Edouard Geffray
07:15sur l'alerte.
07:17Il trouve que c'est une alerte.
07:19Résultat qui constitue
07:21une alerte collective,
07:22plus qu'une alerte même.
07:24Il y a une dimension
07:24un peu alarmante collectivement.
07:27Parce qu'en réalité,
07:27on est sur un point de rupture
07:28universel dans l'éducation.
07:30Ce qui est en train de se passer,
07:31c'est que partout dans le monde,
07:32et dans tous les pays développés,
07:33on est en train de déléguer,
07:34en fait.
07:35On a délégué,
07:35c'est-à-dire,
07:35l'éducation,
07:36le savoir, etc.,
07:37aux réseaux sociaux,
07:38aux numériques.
07:40Et ce que dit très bien Pisa,
07:41c'est qu'il y a un impact
07:43des réseaux sociaux,
07:44de la consommation
07:44des réseaux sociaux,
07:45de la surexposition aux écrans
07:46qui est démesurée.
07:48Et dans le même temps,
07:49les parents
07:51ont pris une distance
07:52par rapport à la scolarité
07:53de leur enfant
07:53et s'y impliquent beaucoup moins.
07:55C'est de la faute des parents.
07:57Ce qui n'est pas faux, d'ailleurs.
07:58Non, mais il n'a pas tort.
08:00Il n'a pas tort.
08:01Jamais il ne dira
08:02que c'est la faute des profs.
08:03Voilà.
08:03Non, mais il pourrait surtout dire
08:04que c'est de notre faute
08:05à nous, l'administration.
08:06Autrement, il ne sert à rien.
08:07En fait, il devrait prendre
08:08sa propre responsabilité.
08:10Évidemment que les parents
08:11déconnent complètement.
08:13Parce que parfois,
08:14ils sont perdus, d'ailleurs,
08:14les pauvres.
08:15Et il n'y a plus de...
08:17Bon, c'est vrai.
08:18Mais quand les parents
08:19font ce qu'il faut faire,
08:21c'est-à-dire pas de portable,
08:22etc.,
08:22croyez-moi,
08:23l'autorité,
08:24là, ça marche avec les enfants.
08:25Et la réussite des enfants,
08:26c'est la volonté des parents.
08:27Il n'y a pas de souci.
08:28Les parents déconnent, c'est sûr.
08:29Mais ils pourraient simplement dire
08:30« L'État déconne ».
08:32Charlotte Dornela.
08:33Non, mais il y a plusieurs choses.
08:34Déjà, les profs,
08:34je pense qu'on peut régler
08:36le problème de la bureaucratie
08:37avant celui des profs
08:38qui sont factuellement
08:39tous les jours
08:40devant des élèves.
08:41Et honnêtement,
08:42moi, j'en croise
08:42toute la journée
08:43des profs qui sont
08:44dans l'alerte maximum
08:46depuis des années et des années
08:47et qui continuent
08:48à faire le job.
08:48Donc, il y en a peut-être
08:49qui posent problème.
08:50Mais honnêtement,
08:51c'est surtout le ratio.
08:52Et comme dans beaucoup
08:52d'autres endroits,
08:55administratifs de l'éducation nationale
08:56qui ne voient jamais un élève
08:57et qui peuvent être loin
09:01et idéologues,
09:01évidemment, loin des élèves
09:02et les professeurs
09:03qui sont encore sur le terrain.
09:05Déjà, il faut peut-être
09:05distinguer ça
09:06et commencer par le début.
09:07La deuxième chose
09:07sur les parents.
09:09Moi, je veux bien
09:09qu'on reproche tout aux parents.
09:10Mais j'aimerais bien savoir
09:11exactement ce qu'on leur reproche.
09:12De ne pas s'occuper
09:13de leurs enfants.
09:13Non, non.
09:14Ce matin...
09:14Oui, mais alors ça...
09:15C'est assez simple, d'ailleurs.
09:17Par rapport à l'école.
09:17Non, non, mais par rapport à l'école.
09:19Bon, déjà, les parents...
09:19De faire des enfants
09:20et de ne pas s'en occuper.
09:21Mais eux-mêmes sont démunis.
09:22Déjà, les parents, aujourd'hui,
09:23sont les élèves d'hier,
09:24du même système.
09:25Oui.
09:26Au bout d'un moment,
09:27ça a des conséquences,
09:27ça, c'est sûr.
09:28Ce n'est pas juste des élèves
09:29pour toujours, les gens.
09:30Ils deviennent parents, eux aussi,
09:32en fait.
09:33Donc, eux, ils ont des lacunes
09:34et ils n'arrivent pas
09:35à accompagner leurs enfants.
09:36Mais je note que ce matin,
09:38on leur reproche
09:38de se tenir trop loin de l'école
09:40et tout le reste de l'année,
09:41on explique qu'ils sont
09:41en permanence dans l'école
09:42et qu'ils empêchent
09:43les profs de travailler.
09:44C'est un peu vrai aussi.
09:45Oui, mais alors du coup,
09:46je ne sais plus.
09:47Mais il y a une chose.
09:48C'est un peu vrai aussi.
09:49Il y a une chose.
09:49Parce qu'ils viennent contester
09:50l'autorité du maître.
09:51Oui.
09:51C'est un peu vrai.
09:53Et donc, comment les remettre,
09:56remettre les parents à leur place ?
09:57Certes, on peut leur demander
09:57sur le terrain de l'éducation
09:59de faire leur boulot
10:00et de le réclamer.
10:01Et ça, ça appartient aux politiques.
10:03Et à l'école,
10:03de laisser l'école faire.
10:05Mais pour ça,
10:05par quoi faut-il commencer ?
10:07Peut-être par arrêter
10:08de défier les parents
10:09sur le terrain éducatif à l'école.
10:11Quand vous avez un ministre,
10:13Vincent Payon,
10:14qui vous dit
10:15le rôle de l'école
10:15est d'arracher les enfants
10:17à leurs déterminismes familiaux,
10:19moi, je suis la mère de famille.
10:20Oui, je viens dans l'école.
10:21Et puis, à toutes les heures,
10:23pour savoir exactement
10:23ce qu'on explique à mon enfant,
10:25sur le terrain,
10:26tous les débats sociétaux
10:27s'invitent à l'école.
10:28Toute l'année,
10:29vous avez remarqué d'ailleurs,
10:29on dit en permanence
10:30tel ministre,
10:31il est opposé à tel,
10:32il n'y a aucune cohérence
10:33entre les ministres
10:33de l'Éducation nationale.
10:35Aucune cohérence
10:35sur des débats de société.
10:37Ce n'est pas sur la méthode de lecture.
10:39On n'en a jamais entendu parler,
10:40en fait.
10:40Donc, c'est savoir
10:41quel débat de société
10:42on installe à l'école,
10:43à quelle heure,
10:44est-ce que l'éducation sexuelle,
10:45c'est le matin ou le soir
10:46et par quelle association
10:47et laquelle on subventionne
10:48et laquelle on fait venir
10:49sur le racisme,
10:50la sexualité,
10:52l'écologie,
10:53tout ça.
10:53On fait de la com.
10:54On fait de la com pour les médias,
10:55on fait de la com pour France Inter,
10:57pour ses émissions.
10:58C'est pire que de la com,
10:59parce que quand vous défiez ainsi
11:00les parents sur le terrain,
11:01éducatifs et même idéologiques,
11:03vous les invitez
11:04à s'inviter dans l'école.
11:06Or, si vous recentrez
11:07sur l'instruction,
11:08vous dites, écoutez,
11:08chacun son job.
11:09On est co-éducateur,
11:10factuellement,
11:11donc on doit bien s'entendre,
11:13mais sur le terrain
11:14de l'instruction,
11:14on va vous demander
11:15de rester à l'écart
11:16du commentaire sur les notes.
11:17Mais vous ne pouvez le faire
11:18que si vous restez
11:19à votre place
11:20en tant qu'instructeur,
11:22instructeur et non pas éducateur,
11:23à la place des parents
11:24et surtout avec la volonté
11:26revendiquée de les défier
11:27sur le terrain de l'éducation.
11:29Donc, peut-être
11:29qu'on pourrait commencer par ça.
11:30Par ailleurs,
11:31ça aiderait aussi
11:32à recentrer sur les heures
11:33de maths, de lecture,
11:34parce que,
11:35et je termine avec ça,
11:37le rôle de l'école.
11:38Quand on vous dit,
11:39on va mettre tous les débats
11:40qui nous agitent en permanence,
11:41nous, adultes,
11:42on va les intégrer à l'école
11:43parce qu'il faut ouvrir
11:44les enfants sur le monde,
11:45il faut les aider
11:47à sauver la planète,
11:47etc.
11:49Mais le rôle de l'école,
11:50c'est de leur apprendre
11:51à lire, à compter,
11:52à comprendre un texte
11:53de 400 mots
11:54pour qu'ensuite
11:55ils soient suffisamment
11:56libres et intelligents
11:57pour participer
11:58à ces débats de société.
11:59Là, ça s'appelle
12:00de la pure manipulation.
12:02Quand l'intelligence
12:03n'est pas encore formée
12:04et qu'on leur impose...
12:05une expulsion qui n'a pas été donnée
12:06par celui qui gouverne le pays,
12:08qui préside le pays.
12:10Quand vous avez...
12:11Combien de ministres
12:12de l'éducation nationale ?
12:14En 8 ans.
12:15Quand vous avez Blanquer
12:16et Papendiaï,
12:17quand vous n'avez aucune cohérence
12:19comme toujours
12:19chez Emmanuel Macron,
12:21quand il n'aura fait
12:21que parler, parler, parler
12:23et ne rien faire
12:25et ne jamais être cohérent
12:26et ne jamais mettre les mains
12:28dans le cambouis
12:29pour faire,
12:30agir, agir...
12:32Mais il faut réfléchir
12:33avant d'agir.
12:34Vous savez,
12:34on apprend ça à l'âge.
12:36Et on me dit
12:37que cet homme est intelligent.
12:38Mais si tu es très intelligent
12:39et que tu ne fais que des bêtises...
12:42Je veux dire...
12:44Ou alors...
12:45Qu'est-ce que ça veut dire ?
12:46Il n'aura jamais
12:47pris les taureaux...
12:48En fait,
12:49c'est la mère des batailles,
12:51l'éducation nationale.
12:52Et il y a 3 ans,
12:53il est dans la négation.
12:55Il aurait dû être à l'école
12:56tous les jours
12:57depuis 10 ans.
12:58Tous les jours !
12:59Et mettre les mains dans le cambouis,
13:01c'est la mère de toutes les batailles.
13:03Il ne l'a pas fait.
13:04Et c'est pire.
13:05Et c'est un drame.
13:07Donc,
13:08qu'est-ce que vous voulez
13:08que je vous dise ?
13:09Il y a bien un moment
13:10où il y a bien des responsabilités
13:11dans ce pays.
13:11Et il te dit
13:12on a tenu.
13:13On a tenu.
13:14Mais enfin,
13:14c'est un drame.
13:15Le pays est un drame.
13:16Non,
13:16mais il faut virer des gens.
13:18Il faut virer des gens.
13:19Il faut faire.
13:20Mais au moins,
13:20faire quelque chose.
13:21Non, mais idéologiquement,
13:22c'est une évidence.
13:23Enfin,
13:23je veux dire,
13:23quand on a le débat
13:24sur la méthode syllabique
13:26et que vous avez
13:27certains syndicats
13:29ou formateurs de profs...
13:31tu imposes.
13:31Tu imposes,
13:32tu prends le pays à tes...
13:33Mais vous ne pouvez rien imposer.
13:35Mais alors,
13:35on peut rien faire.
13:36Eh bien,
13:36c'est le problème.
13:37C'est-à-dire que chaque prof
13:39se considère comme maître
13:40dans sa classe.
13:41Mais c'est ça,
13:42la réalité.
13:42C'est pas une question de prof.
13:43C'est pas une question de prof.
13:45On leur impose.
13:45Enfin,
13:46quand tu es un patron,
13:46tu donnes une impulsion
13:48sur le sujet.
13:48Rien,
13:49les profs ne sont pas du tout
13:49livres dans leur classe.
13:50Ça ne marche pas comme ça,
13:51Monsieur Geffray,
13:52ministre de l'éducation nationale,
13:53un jour voit la Vierge
13:54et dit tiens,
13:55il faudrait remettre
13:56l'orthographe à l'école
13:57après avoir fait le contraire
13:58en tant que numéro 2
13:59de l'éducation nationale
14:00pendant des années.
14:01Des inspecteurs d'académie
14:02lui ont fait un bras d'honneur
14:03en lui disant
14:03on n'en a rien à foutre.
14:04Eh bien,
14:05tu les vires !
14:05On n'en a rien à foutre
14:06de vos instructions.
14:07On va continuer à corriger
14:08sans tenir compte de l'ordre.
14:09tu les vires à ce moment-là.
14:11Qu'est-ce que tu veux
14:11que je te dise ?
14:12Tu prends des solutions
14:13radicales.
14:14Bon courage !
14:17Bon courage !
14:18Eh bien,
14:18mais en fait,
14:18on ne peut rien faire avec vous.
14:20Mais je n'ai pas dit avec moi.
14:21Écoutez,
14:23c'est pas nous.
14:24Vous me fascinez en fait.
14:26C'est pas nous.
14:26C'est pas le rien.
14:27Je vous dis simplement
14:28le système.
14:29On vous explique
14:29que vous ne pouvez pas
14:29renverser la table
14:30à être en béton armé,
14:31que c'est une bastille
14:32à démanteler,
14:33que ça va être.
14:35Mais non,
14:35on peut faire des choses,
14:36mais il ne suffit pas
14:37de faire des phrases.
14:38Il ne suffit pas
14:39de faire des phrases.
14:40Effectivement,
14:41la révolution,
14:41ce serait d'arraser peut-être,
14:43je ne sais pas,
14:43transformer le ministère
14:47on en est très, très loin.
14:48Non, mais la régionalisation,
14:49c'est une bonne crise.
14:50Il faut arrêter.
14:51Bon, écoutez ce que dit Bruno Le Maire.
14:53Bruno Le Maire,
14:53qui a été au pouvoir,
14:54évidemment,
14:54qui explique aujourd'hui
14:55ce qu'il faut faire
14:56quand il y était.
14:57Manifestement,
14:57il ne le disait pas.
14:58Bruno Le Maire,
14:59qui se présentera peut-être
15:00à la présidentielle.
15:03Ça prouve une chose,
15:04c'est que la multiplication
15:05des réformes,
15:06des circulaires,
15:06des instructions
15:07données aux enseignants,
15:08ça ne marche pas.
15:09Et ça ne marchera pas davantage
15:11de multiplier les réformes.
15:12Il faut véritablement
15:14repenser notre modèle éducatif.
15:16Première chose,
15:17on voit bien
15:18que le langage
15:18n'est plus maîtrisé.
15:19Pour moi,
15:20il faut avancer
15:20la maternelle
15:21de trois ans
15:21à un an.
15:22Vous assurez comme ça
15:24à tous les enfants de France
15:25la capacité
15:26d'être dans un lieu collectif
15:27où ils vont commencer
15:28à apprendre des mots
15:29et vous n'aurez pas
15:30cette inégalité fondamentale
15:31dont on ne sort jamais
15:32où des enfants
15:33à l'âge de trois ans
15:34vont pour certains
15:34maîtriser 500 mots,
15:36d'autres 700,
15:36d'autres 1500
15:37et c'est irratrapable.
15:39Donc dès un an,
15:40la maternelle,
15:40l'apprentissage du langage,
15:42l'apprentissage des mots.
15:43Non mais on est chez les fous là.
15:45La maternelle maintenant
15:46à un an.
15:46Ça s'appelle la crèche,
15:47il faut lui dire ça.
15:48L'école à un an.
15:49Non mais monsieur le maire,
15:50la maternelle à un an.
15:51Avant la naissance,
15:52pourquoi pas ?
15:53La maternelle,
15:54non mais enfin,
15:55on est rondeuré.
15:56Il n'y avait pas que ça
15:57dans l'intervention
15:57de Bruno Le Maire.
15:58Il y avait notamment
15:58la régionalisation,
16:00l'autonomie des établissements.
16:01Moi j'y crois beaucoup.
16:02Il faut casser le monopole
16:04de l'éducation nationale
16:05qui est un bastion.
16:06Mais ça fait 40 ans
16:07qu'on le dit.
16:07Oui,
16:08mais ça n'est pas arrivé.
16:10Ça n'est pas arrivé.
16:11Mais il faut le redire.
16:12Il n'y a pas 40 ans
16:12que 50 ans.
16:13Non, non.
16:14Bruno Le Maire
16:15était un bon élève.
16:17Il a fait Normale-Sup,
16:18puis il a fait Léna,
16:19il a fait la filière
16:20d'excellence.
16:21Et c'est remarquable.
16:22Mais franchement,
16:23l'école à un an,
16:24il est fou.
16:25L'école à un an,
16:26puis l'usine à 10 ans,
16:27puis la retraite à 70 ans.
16:29Mais il est tombé
16:30sur la tête.
16:31Tout le monde devient fou.
16:33Il faut leur apprendre
16:33la vie collective,
16:34aux enfants,
16:35et qui va les changer,
16:37qui va les caliner,
16:39etc.
16:39C'est à la fois
16:40une idée
16:41de technocrate démente
16:43qui mobiliserait
16:45un monde infini
16:46et qui ne produirait
16:47que des catastrophes.
16:48Ce n'est pas l'école
16:49à un an.
16:50Ici,
16:50l'école doit
16:52aplanir
16:52les différences sociales
16:54et résorber,
16:55effectivement,
16:56les disparités
16:57que les enfants
16:57des classes populaires
16:59acquièrent.
17:00En fait,
17:00je ne sais même pas
17:00pourquoi je parle
17:01des classes populaires.
17:02Ce n'est même pas ça.
17:02C'est les enfants
17:02de l'immigration
17:03qui s'apprennent
17:04à parler français.
17:04C'est ça,
17:04la réalité.
17:06On se dit
17:07c'est la faute
17:07des réseaux sociaux.
17:08Non,
17:09on est sur
17:09des réseaux sociaux.
17:10Ce n'est pas mal
17:10parce que pour les voix,
17:11ce n'est pas les russes.
17:12Non,
17:12mais il n'y a pas
17:12que les enfants
17:12de l'immigration
17:16ne sont pas
17:17plus en difficulté
17:18où ils peuvent l'être.
17:19bien évidemment que si.
17:21Et logiquement,
17:21on ne parle pas
17:22français à la maison.
17:23Ce n'est pas
17:24exactement...
17:24Oui,
17:25c'est pas la troisième
17:27ou quatrième génération.
17:28Tout le monde
17:28parle français à la maison.
17:29Arrêtez,
17:29Vincent Herouet.
17:30Ne disons pas non plus...
17:31On ne parle pas
17:31de la troisième
17:31ou de la quatrième génération.
17:33Allez dans les écoles.
17:33La quatrième ou cinquième génération.
17:34Mais interrogez les profs
17:35qui ont des...
17:36Mais interrogez les profs
17:37qui vivent effectivement
17:39cette question,
17:40cette vraie fracture
17:42qui existe
17:43dans un certain nombre
17:43de régions en France
17:44où il y a des enfants
17:45qui arrivent
17:46de tas de nationalités
17:48différentes,
17:48tas d'origines différentes
17:49et qui n'en sont pas
17:51élevés pareils,
17:52qui ne regardent pas
17:53la même télé,
17:54qui ne regardent pas
17:55les mêmes...
17:56qui ne parlent pas
17:56de la même langue
17:57à la maison.
17:57La cinquième génération.
17:58Il y a à nouveau
17:59des nouvelles générations
18:00avec des allophones
18:01comme on les appelle
18:01qui posent un problème
18:02particulier.
18:03Mais là,
18:04sur les réseaux sociaux,
18:04vous êtes dans le déni.
18:06Il a raison,
18:07le ministre de l'Éducation nationale.
18:08C'est une arme
18:09de destruction massive.
18:10Sauf que l'Éducation nationale
18:11pendant 20 ans
18:12a tout misé sur le numérique.
18:13et maintenant dit
18:14« Ah non, marche arrière ! »
18:15Bon, ben non.
18:16Non, mais on peut
18:16miser sur les réseaux sociaux.
18:20Et là,
18:21pour le coup,
18:21je vais dédouaner
18:22Emmanuel Macron.
18:23C'est une des rares fois
18:23dans cette émission
18:25sur ce sujet.
18:26Mais il souhaitait interdire
18:27les réseaux sociaux
18:28à l'école
18:29pour les moins de 15 ans,
18:30je crois.
18:31Et le Conseil constitutionnel
18:32a refusé.
18:33Comme toujours.
18:34Donc ça, c'est...
18:35Comment ?
18:36Il a voulu interdire
18:37les réseaux sociaux
18:38pour les moins de 15 ans,
18:39ce qui pose
18:40de multiples questions
18:41hors de l'école.
18:42Et ils ont interdit
18:43les portables à l'école.
18:44En effet.
18:45Mais c'est vrai
18:46qu'il avait une volonté
18:48de pointer la réponse.
18:50Mais ça, c'est les parents.
18:51Bon, on va marquer une pause.
18:52Non, non, justement.
18:53Mais non.
18:54Non, quand vous dites
18:55vous-même
18:55que pendant 20 ans,
18:57l'école a tout misé
18:59sur le numérique.
18:59On a collé des écrans partout.
19:01Donc vous avez des parents
19:03qui se retrouvent
19:04avec des gamins
19:04qui rentrent de l'école
19:05avec une tablette.
19:06Tous les cours
19:06sont donnés sur WhatsApp.
19:08Pour demain,
19:09vous me ferez ça.
19:09Vous faites comment
19:10quand vous êtes parent ?
19:11Et puis, il y a autre chose
19:13dans ce classement PISA,
19:14le drame absolu.
19:15Mais pour moi,
19:16c'est le problème
19:17numéro un
19:18d'Emmanuel Macron.
19:18C'est le Covid.
19:20L'enfermement,
19:20ça, c'est les conséquences.
19:21Moi, je vous l'ai dit
19:22dès le début,
19:23si j'ose dire.
19:24Intuitivement.
19:25Non, oui.
19:25On a fermé ce pays.
19:28Ça a aggravé, je veux dire.
19:30Ça a collé les enfants
19:32sur des écrans.
19:32Il ne fallait pas
19:33fermer ce pays.
19:34Voilà.
19:35Il ne fallait pas le fermer.
19:36Ils l'ont fermé
19:37parce qu'effectivement,
19:38tout le monde entier fermait.
19:40Bon, on voit
19:41les conséquences aujourd'hui.
19:42En fait, il fallait dire
19:43très simplement
19:45les gens qui sont en difficulté,
19:47vous vous protégez,
19:48vous ne sortez plus
19:49et c'est dur pour vous
19:51et les autres,
19:51vous allez bosser.
19:52Et effectivement,
19:54il fallait beaucoup de courage
19:55pour faire ça.
19:55parce que les gens,
19:56les Français...
19:57Là, vous connaissez
19:58la fin de l'histoire.
19:59Les Français,
20:00ils voulaient rester chez eux.
20:01Ils ont été très contents
20:03parce qu'ils sont aussi
20:03responsables de ça.
20:04Ils étaient très contents
20:05de ce qui se passait.
20:06Ça dépend lesquels.
20:07Et là, évidemment,
20:08Emmanuel Macron,
20:09qui n'est pas l'homme
20:09le plus courageux du monde,
20:11dans ces cas-là,
20:12il a entendu
20:12ce que voulaient les Français
20:14et il a répondu favorablement.
20:15Donc là,
20:16la responsabilité
20:17allait, si j'ose dire,
20:17conjointe.