00:00On va revenir sur des choses plus prosaïques et ce qui s'est passé hier dans Paris avec ces manifestations.
00:05On sera d'ailleurs bien sûr régulièrement avec les équipes de CNews pour savoir ce qui se passe sur le
00:11terrain.
00:12Je l'ai dit hier soir, je l'ai dit hier matin, il faut le redire, c'est rien en
00:17fait ce qui se passe.
00:18Et nous, nous sommes piégés, nous chaînes d'information, réseaux sociaux, il y avait moins de monde, il y a
00:23100 000 personnes dans la rue.
00:24Quand j'entends la jeunesse, tout ça est faux, c'est évidemment, il y avait 97% des lycées qui
00:30étaient ouverts hier.
00:3497%. Il y a des parents qui élèvent leurs enfants.
00:36Les gens que vous voyez dans la rue ne représentent souvent qu'eux-mêmes.
00:40C'est une jeunesse en colère, qui est une partie, ce n'est même pas une infime partie de la
00:46jeunesse.
00:46Il y avait un sondage qui avait été donné par la Fondation Jean Jaurès, je crois, il y a deux
00:51ans, 95% des lycéens étaient contents de leur collège.
00:54De quoi on parle ?
00:55Donc tout ce tam-tam médiatique est déconnecté de la réalité, une nouvelle fois, l'espace médiatique est déconnecté de
01:01la réalité.
01:02Il y avait moins de monde hier.
01:03C'est artificiel, ce qui se passe, c'est monté par l'extrême gauche.
01:07Les revendications, elles existent, mais elles ne nécessitent pas d'être dans la rue pour des profs en plus ou
01:13en moins.
01:14Et c'est un problème, alors je le répète tous les jours, c'est un problème pour les journalistes que
01:19nous sommes de traiter cela.
01:20C'est loin des revendications du départ. Quand Greta Thunberg se greffe au mouvement, quand vous avez désormais le drapeau
01:25de la Palestine dans chaque cortège, on a du mal à comprendre aujourd'hui quel est le rapport entre toutes
01:29ces causes.
01:29Mais là aussi, Greta Thunberg, elle ne représente personne. En fait, c'est bien le problème des journalistes.
01:36Il parle de gens qui ne représentent personne. Elle représente elle-même, ce qui est déjà bien d'ailleurs dans
01:41la vie.
01:43La presse de gauche, elle est comme icône du militantisme. C'est son travail. C'est un travail d'être
01:48icône du militantisme.
01:49Non, parce que c'est déjà ce qu'en 68, on disait de Daniel Kolbendit. C'est-à-dire que
01:55c'était l'Allemand qui venait foutre le bazar en France.
01:58Mathias Leboeuf.
01:59Qui est une internationalisation du mouvement. D'ailleurs, au passage, en Espagne, en Allemagne, en Belgique, les lycéens, pareil, ils
02:09descendent dans la rue.
02:10Pas les lycéens. Pas les lycéens. Il y a 97% des lycéens qui étaient en cours hier arrêtés. En
02:17fait, ce n'est pas les lycéens. C'est 50 000 personnes.
02:21Je suis entièrement d'accord avec vous. Dès le départ du mouvement, il y avait grosso modo 12% des
02:27lycées qui étaient bloqués.
02:30Mais après, les médias, vous êtes aux manettes des médias.
02:34On est piégés.
02:37Piégés ?
02:37On est piégés. Je veux dire pourquoi ? Parce que c'est tellement violent qu'on est piégés.
02:41Alors, on montre, on a raison d'ailleurs de montrer ces images. D'ailleurs, je vais vous les montrer, les
02:45séquences de violence hier.
02:46Alors, je vais les commenter parce que pour Europe 1, évidemment, on ne peut pas simplement les entendre.
02:53Donc là, c'était, par exemple, hier dans le quartier des Invalides.
02:58Donc, ces images sont tellement violentes.
03:00On voit des policiers qui sont en difficulté toute la journée, qui sont obligés.
03:05Vous avez cette voiture qui brûle.
03:07Bon, c'est une revendication lycéenne de faire brûler des voitures.
03:12Là, on est place Vauban.
03:13Maintenant, regardez ces policiers, ce qu'ils sont contraints de faire avec des black blocs, avec des extrêmes gauches, avec
03:19des gens qui mettent le feu, qui veulent le chaos.
03:21Voilà, c'est toujours les mêmes, qui veulent le chaos.
03:24Et comme il n'y a pas de réponse très forte qui est donnée à cela, le canon à eau
03:28a été utilisé.
03:29C'est bien le canon à eau parce que c'est inoffensif et ça disperse les gens.
03:32Donc, c'est plutôt bien.
03:34Je suis d'accord avec vous sur le fait que les manifestants d'hiernes...
03:37Joachim Le Ploquimade.
03:38Maintenant, ce qu'il faut bien avoir à l'esprit, c'est qu'il y a une tentation croissante de
03:41la violence, non pas dans toute la jeunesse, mais dans une partie de celle-ci.
03:44C'est 44% des jeunes aujourd'hui sur les études d'opinion qui disent que la violence est un
03:48mode opératoire comme un autre pour faire avancer ses idées.
03:51Et moi, ce qui m'inquiète, c'est que cette jeunesse n'a aucun vis-à-vis face à elle,
03:54que les adultes sont aux abonnés absents et que ces jeunes-là ne sont jamais comparés à personne ni confrontés
04:00à rien.
04:01Et la question de la réponse de l'État doit se poser.
04:05Vous savez, j'ai le sentiment qu'on a créé, en acceptant le dialogue, en acceptant la démocratie scolaire, quitte
04:10à suspendre les cours,
04:12qu'on a créé une énième capitulation qui en justifiera d'autres demain et qu'on a envoyé le message
04:15que la violence payait.
04:16Moi, je voulais vous faire passer une séquence qui m'a beaucoup choqué.
04:19Je voulais que vous me disiez ce que vous en pensez.
04:20Et je trouve que...
Commentaires