00:00me semble-t-il, et nous sommes... Alors, est-ce des images en direct ? Est-ce que nous sommes
00:05en direct ?
00:06Là, on est dans le 15e arrondissement. Ça, ce sont des images d'il y a 30 minutes, toujours pour
00:10cette raison de flouter.
00:12Dans le 15e arrondissement, on reconnaît la tour Eiffel au loin. Je ne sais pas quel lycée est-ce.
00:18Je ne le reconnais pas, c'est le lycée Beaugrenell. Donc, on est dans un, effectivement, un lycée parisien,
00:25plutôt dans un quartier, oui, un quartier protégé, j'ai envie de dire, le 15e arrondissement.
00:31Qui est avec nous ? Est-ce que vous avez des informations à nous donner sur ce qui se passe
00:34dans Paris ?
00:41Oui, bonjour Pascal. On est devant un lycée dans le... Oui, on est devant un lycée, pardon, dans le 15e
00:48arrondissement.
00:49On vient d'arriver et il y a eu un important feu devant la porte d'entrée.
00:55Vous le voyez sur les images, on voit des vélos brûlés, plusieurs vélos qui ont brûlé.
01:00Quand on est arrivé, il y a eu aussi des tirs de feux d'artifice.
01:05Et il y avait une scène assez hallucinante.
01:07Un père de famille qui a un enfant dans l'école maternelle d'à côté,
01:12qui s'interposait entre les jeunes et qui leur demandait d'arrêter,
01:16d'arrêter de lancer des feux d'artifice,
01:20et parfois qui étaient lancés en direction de la porte.
01:23Ils pouvaient aussi être lancés en direction de différentes personnes,
01:26parfois vers le ciel.
01:27Il leur demandait d'arrêter, que c'était très dangereux.
01:30Il s'est même énervé.
01:31Il y a eu un début d'intercassion entre les élèves et le père de famille.
01:37En tout cas, la situation maintenant est retournée un petit peu au calme.
01:41Mais c'était très tendu ce matin.
01:42Il y a eu deux départs de feu avec des pompiers qui sont venus éteindre.
01:45Les élèves nous ont dit très rapidement,
01:47quelques minutes après, les pompiers étaient déjà sur place pour éteindre le feu.
01:51Nous étions aussi dans d'autres lycées ce matin,
01:54dans le cinquième arrondissement, le lycée Louis-le-Grand,
01:57qui eux aussi manifestaient.
01:59Ils étaient très nombreux.
02:00Ils étaient à peu près 200 élèves à manifester avec des pancartes, des slogans.
02:05Beaucoup de pancartes qu'on voit maintenant depuis trois jours.
02:09On ne veut pas la BAC, on veut le BAC.
02:12Des pancartes aussi avec des drapeaux palestiniens.
02:16On sent que les revendications sont multiples.
02:19Il ne s'agit pas que de revendications autour des lycées et de l'état des lycées.
02:24On voit vraiment qu'il y a des revendications plus larges à gauche.
02:28Il y a des slogans aussi contre l'état, contre la police,
02:32contre les personnes qui représentent l'état.
02:37On parle aussi de lycées qui peuvent être en mauvais état en banlieue.
02:42Et les lycées à l'intérieur de Paris disent soutenir les autres lycées.
02:46On parle d'une solidarité entre tous les lycées de France.
02:50Donc même les lycées à l'intérieur de Paris sont concernés.
02:54On a vu aussi des images dans le 16e arrondissement avec des feux devant les lycées.
02:59Là, on est dans le 15e, donc on est vraiment juste à côté.
03:02On est dans le haut du 15e, on est vraiment juste à côté de la tour Eiffel.
03:04Et pourtant, ces lycées sont eux aussi concernés dans les manifestations.
03:09Voilà, pour l'instant, il y a un retour au calme.
03:11On verra, Pascal, on reste disponible.
03:13On verra comment les choses avancent.
03:17Sur le terrain, donc je remercie notre journaliste.
03:22Beaucoup d'informations, évidemment, nous parviennent des journalistes qui sont sur place.
03:27Et notamment, par exemple, je lisais à Lyon, il y a des tensions devant le lycée Édouard Hériot à Lyon.
03:38Tensions également à Aubervilliers.
03:40Et cette fois-ci, nous partons pour Rennes, à Rennes, et nous surveillons cela avec beaucoup d'intérêt.
03:46Que se passe-t-il à Rennes ?
03:49Depuis une quinzaine de minutes que nous nous sommes parlé, il y a eu des forces de l'ordre, des
03:54charges de forces de l'ordre
03:55pour essayer de pousser les élèves vers une sortie, une rue qui est perpendiculaire à l'établissement.
04:01Essayer de les éloigner le plus loin possible.
04:03Mais les élèves résistent, notamment en leur faisant face.
04:07Le camion à eau a pourtant jeté de l'eau.
04:10Les forces de l'ordre ont lancé du gaz lacrymogène.
04:15Mais les étudiants sont toujours là pour ce qui est des interpellations.
04:18Il y a eu des interpellations autour de l'établissement.
04:22Il y a un établissement aussi non loin d'ici, où il y a eu le feu à l'intérieur
04:27seulement des poubelles.
04:28L'établissement lui-même n'a pas brûlé, mais c'était dans l'enceinte de l'établissement.
04:31D'autre part, les policiers ont tenté de faire évacuer les manifestants pacifistes
04:37via le métro, la bouche de métro qui est juste à côté de cet établissement.
04:42Ce que je vois à l'heure actuelle, c'est que les policiers sont en train de reculer
04:45pour que les étudiants regagnent peut-être un peu de temps.
04:51Je crois que ça s'est arrêté.
04:54Merci et vraiment, je le redis une nouvelle fois pour tous ces journalistes qui sont sur place.
05:00D'abord, qu'ils fassent attention à eux et il faut saluer la qualité de leur travail.
05:04Alors, la responsabilité, le gouvernement a pointé la responsabilité de LFI.
05:09Mais il a utilisé un terme qui est extraordinaire, qui est le terme de proxy.
05:12C'est les faunés, en fait.
05:13Oui, mais proxy, pardonnez-moi, j'entends ça.
05:18C'est l'Iran, oui, c'est ça.
05:20C'est l'Iran et ses proxy.
05:21La géopolitique internationale gagne.
05:23C'est une espèce de...
05:24C'est le gouvernement.
05:26Ce sont des filiales, en réalité.
05:27Mais j'entends bien, mais on en est là.
05:29Ou des faunés.
05:29Ou des faunés, je dirais.
05:31Tout en disant qu'il ne faut pas importer les conflits.
05:34Ils utilisent ce mot-là.
05:34Peut-être qu'ils considèrent qu'il y a des ingérences étrangères.
05:37C'est vrai que c'est ridicule.
05:38Jacques, que dites-vous ?
05:39Peut-être qu'ils considèrent qu'il y a des ingérences étrangères dans ce mot.
05:42Non, je crois que c'est les proxys d'Elefi, c'est-à-dire Elefi avec ses faunés sur le
05:46terrain.
05:47Alors, voyez le sujet de Elliot Jams.
05:54Le gouvernement est très clair.
05:55Les violences urbaines de ce jeudi sont une manœuvre organisée par Elefi et les proxys de l'ultra-gauche.
06:01Matignon dit s'appuyer sur un rapport des renseignements, un constat partagé par l'ancien Premier ministre.
06:06Il est évident qu'un certain nombre de militants ou de cadres de la France insoumise ont engagé, encouragé, mobilisé
06:17les lycéens à s'exprimer ou à pratiquer les violences qui sont en train d'être commises.
06:26Même indignation du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen accuse elle directement Jean-Luc Mélenchon.
06:32En appelant ses militants à l'insurrection, en envoyant ses députés devant les établissements,
06:37Jean-Luc Mélenchon porte une lourde responsabilité dans la situation que connaît aujourd'hui notre pays.
06:42L'ordre doit être rétabli et l'accès au lycée assuré.
06:45Et à droite, Bruno Rotaillot va encore plus loin.
06:48On a un parti qui est fasciné par la violence, qui appelle à la sédition et même qui essaie d
06:53'organiser l'insurrection.
06:54Ce qui se passe aujourd'hui devant les lycées, c'est la répétition générale de ce qui pourrait se passer
06:59en 2027 si Madame Le Pen gagnait.
07:00Et les filles se défendent, Manuel Bompard appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l
07:06'infantilisation des lycéens.
07:08Écoutez justement ce que disait Manuel Bompard, qui est une figure importante de la France insoumise, précisément sur ce sujet.
07:15Vous savez d'habitude on parle de proxy pour parler par exemple de l'Iran, etc.
07:19Donc là franchement c'est un vocabulaire qui n'a absolument rien à voir avec ce qui se passe dans
07:23la scène politique nationale.
07:24Et puis surtout je veux juste dire quelque chose au gouvernement et à Monsieur Lecornu en particulier.
07:30Ce mouvement lycéen il est né d'une contestation dans un lycée dans le Val-de-Marne à Créteil qui
07:36s'appelle le lycée Saint-Exupéry.
07:39Et dans ce lycée il manquait trois professeurs, il manquait une proviseur adjointe.
07:43Il doit y avoir un proxy puisque manifestement il faut parler comme ça.
07:46Et il est à Matignon, il s'appelle Monsieur Lecornu.
07:48Et nous on est venus en appui, on est venus y compris pour essayer d'apaiser un certain nombre de
07:51situations qui étaient tendues.
07:52Ce que vous m'avez dit c'est que les profs ne veulent plus aller dans ces quartiers.
07:56C'est ce que nous a dit une jeune femme qu'on a reçue qui s'appelle Ève Wagerland, que
08:01j'ai reçue, que nous avons reçue et qui dit une réalité.
08:04Pourquoi ? Parce que hostilité à l'enseignement, hostilité parfois à la France, impossibilité de faire cours, discipline.
08:11Surtout Samuel Paty et Dominique Bernard.
08:13Insécurité physique.
08:15Oui mais surtout hostilité à l'enseignement.
08:18C'est-à-dire qu'elle dit je passais 80% de mon temps à faire la discipline.
08:22Et souvent même il y a des primes dans les quartiers prioritaires pour les enseignants et même les primes ne
08:25suffisent pas.
08:26Mais qui veut y aller ?
08:28Qui veut aller ? Et les mêmes demandent plus de moyens ou demandent aux professeurs ?
08:33Donc tout ça effectivement, tout ça n'est pas une revendication légitime.
08:38Emmanuel Bompard il explique que les élus et les filles vont sur place pour apaiser.
08:42Mais pardon, c'est pas du tout ce qu'on a vu.
08:43On n'a pas vu des élus qui tentent de calmer les jeunes.
08:45Ils attisent, ils soufflent sur les braises ou sur la vue ?
08:48Mathilde Panot, Bali Bagayoko...
08:50Alors justement, et les filles et les manifestants ?
08:52Et les filles et les manifestants ?
08:54Eliott Jamois, regardons ce sujet puisqu'il va exactement dans le sens de ce que vous disiez.
09:04On a un problème.
09:05Donc on va peut-être écouter Rayad Rani.
09:07Écoutons d'abord Rayad Rani qui est celui qui mène le syndicat lycéen.
09:14Et il se trouve qu'il était tête de liste.
09:17Pas tête de liste d'ailleurs, il était en troisième position sur une liste municipale il y a quelques mois.
09:21Exactement.
09:22Donc on voit bien la proximité.
09:24La proximité, exactement.
09:27La France Insoumise est un partenaire mais comme les écologistes, le parti socialiste ou bien la CGT et plein d
09:33'autres organisations.
09:35Alors non, il n'y a pas de lien particulier avec la France Insoumise.
09:39Vous étiez candidat en troisième position sur une liste bâtissée solidaire et citoyenne emmenée par un leader de la France
09:45Insoumise.
09:45Écoutez, vous deviez préciser quelque chose, M. Laffey, c'est que c'est une liste, et comme tous vos confrères
09:49et consœurs depuis maintenant 48 heures,
09:51c'est que c'était une liste soutenue du parti socialiste jusqu'à la France Insoumise,
09:55qui était une liste ouverte sur la société civile.
09:58Ils nous prennent vraiment pour des investissements.
10:00Je vous assure, ils nous prennent vraiment pour des investissements.
10:03Ce monsieur était aux universités d'été, à l'université d'été de la France Insoumise il y a deux
10:07mois.
10:08Il n'était pas en tant que spectateur.
10:10Il animait une conférence à côté de Louis Boyard.
10:14C'est un dissimulation.
10:15Mais évidemment, et regardez, en fait c'est des menteurs.
10:18C'est un dissimule en fait.
10:20C'est des menteurs.
10:21Ils mentent.
10:22Donc quand on va chercher la politique que telle personne du Rassemblement National pourrait mentir,
10:28aurait mentir et tout ça, c'est le travail que devraient faire les journalistes.
10:31Mais vous mentez monsieur.
10:33Parce que vous étiez...
10:34Mais on ne lui pose pas la question.
10:36Parce que l'information que vous avez donnée là, elle n'est pas donnée.
10:39Elle n'était pas donnée hier à RTL, elle n'est pas donnée à France Inter.
10:42Pourtant c'est public, c'est tout à fait documenté.
10:44Donc c'est bien sûr.
10:46Mais c'est son droit d'ailleurs.
10:47Mais ils avancent masqués.
10:49C'est son droit.
10:50Il a le droit d'être de la France Insoumise.
10:53Mais qu'il ne vienne pas de nous raconter de salade.
10:56La France Insoumise et les manifestants.
10:58Est-ce qu'on peut voir à présent ce sujet que j'annonçais ?
11:00Eliott Jamois.
11:04Écharpe tricolore au milieu des lycéens.
11:06Thomas Porte, député de Seine-Saint-Denis, s'oppose aux forces de l'ordre dans un contexte tendu.
11:12Depuis plusieurs jours, les images de députés de la France Insoumise sur les blocages se multiplient.
11:17À Argenteuil, Paul Vannier vient soutenir les bloqueurs.
11:20Vous avez raison de vous battre pour demander du moyen.
11:24Vous devez être mieux traité.
11:27Même soutien du côté du député Emmerick Caron devant un lycée parisien.
11:32Bravo de vous mobiliser comme vous le faites ce matin.
11:35Et comme beaucoup d'autres jeunes, beaucoup d'autres lycéens, lycéens le font actuellement en France.
11:40C'est extrêmement important que vous vous fassiez entendre votre voix.
11:44Matignon, en s'appuyant sur les services de renseignement, dénonce une manœuvre organisée par LFI et les proxys de l
11:50'ultra-gauche.
11:51Les membres de la France Insoumise, eux, se défendent.
11:53À quel moment pensez-vous que la présence de députés insoumis ou d'élus de la France Insoumise participe de
12:01quelque manière que ce soit à l'augmentation des violences ?
12:04C'est plutôt l'inverse.
12:04Manuel Bompard, lui, dénonce le complotisme du gouvernement et assure que la mobilisation est spontanée, née de la dégradation des
12:12conditions d'éducation.