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  • il y a 2 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 31 août 2026.

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00:0512h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:08Avec Amandine Bégaud.
00:11Les auditeurs ont la parole en direct aujourd'hui de la foire de Chalon en Champagne,
00:15deuxième foire de France après le salon de l'agriculture.
00:18L'occasion de nous pencher, je vous le disais, sur cette crise que traversent nos agriculteurs
00:22après l'été qu'on a connue, comment peuvent-ils s'en sortir,
00:25faut-il ou non revoir notre façon de faire, comment s'adapter, cultiver autre chose, autrement.
00:30Vous nous appelez au 3210 pour réagir, pour nous donner vos solutions.
00:33Et puis si vous êtes agriculteur, racontez-nous aussi quelles sont les conséquences très concrètes
00:38pour votre exploitation, perte de revenus, de récoltes.
00:40Là encore, je vous attends, 3210.
00:42Donc vous pouvez aussi nous laisser un message vocal ou écrit sur l'application RTL,
00:47une appli qui est gratuite, téléchargeable très facilement.
00:51Vous cliquez sur l'onglet « Laissez un message ».
00:54L'actualité, c'est aussi la rentrée des profs, 850 000 enseignants
00:58qui ont fait leur rentrée ce matin, avant les élèves.
01:01Ça, ce sera pour demain.
01:04Et puis je voudrais aussi qu'on parle de ce coup de gueule des médecins libéraux.
01:09Ils en ont marre de ces avis laissés sur Internet,
01:13avis notamment sur les consultations, l'accueil par les patients.
01:18Ils dénoncent même pour certains la dictature des avis Google.
01:22Alors si vous êtes médecin, appelez-nous pour nous dire ce que vous en pensez.
01:24Et puis si vous êtes patient, dites-nous si vous vous servez ou pas de ces avis,
01:29si vous en avez déjà écrit, des bons ou des mauvais.
01:32Là encore, je vous attends au 3210.
01:34Il est 13h02.
01:44Et pour commencer donc cette séquence autour de l'agriculture,
01:48je voudrais qu'on rejoigne tout de suite Michel.
01:50Michel, bonjour.
01:52Bonjour.
01:53Michel ?
01:53Oui.
01:54Oui, bonjour.
01:55On vous a appelé, les auditeurs qui ont écouté le journal ont sans doute entendu votre histoire.
02:02C'est vous qui, donc agriculteur, dans une ferme près de Douai,
02:06avez lancé cette cagnotte pour essayer tout simplement de vous en sortir.
02:12Pourquoi ?
02:13J'avais eu envie d'échanger un peu plus longuement avec vous.
02:16Pourquoi est-ce que c'était d'après vous la seule solution cette cagnotte ?
02:20Alors, ce n'est pas la seule solution.
02:21On a d'abord, avant tout ça, rencontré notre banquier.
02:25On a fait des reports d'emprunts.
02:27On a ouvert des lignes de crédit.
02:29Et en fait, avec des amis, à un moment, on s'est posé.
02:32On s'est dit, voilà, qu'est-ce qu'on peut faire de plus ?
02:35Jusqu'où on peut aller ?
02:37Mon mari aussi était là.
02:38Et on a essayé de chercher, enfin, un peu brainstorming,
02:42quoi qu'on pourrait dire aujourd'hui.
02:44Et sur la table, un moment est venu de dire, bon, on fait une cagnotte.
02:46Bon, mon mari a fait acheter un ordinateur.
02:48Elle a dit, allez, tiens, on va essayer de faire ça.
02:51Ça marche, ça marche, ça marche pas, ça marche pas.
02:53Réellement, moi, je me disais, on va peut-être faire 1 000 euros.
02:55Et puis, c'est tout, quoi.
02:59La cagnotte a été lancée.
03:01J'ai contacté un local de la Vaudu Nord en me disant, tiens, allez,
03:05on va faire connaître un petit peu tout ça.
03:08Et tout d'un coup, là, ça a été l'enchaînement, quoi.
03:09On ne s'en est pas rendu compte de ce qui se passait, quoi.
03:13Ça vous touche que les Français répondent à votre appel, j'imagine ?
03:19Je crois que ça s'entend, désolé.
03:23Effectivement, votre émotion.
03:25Et en même temps, je disais tout à l'heure à Édouard Philippe,
03:27est-ce qu'on ne marche pas sur la tête quand on voit qu'un agriculteur,
03:30en 2026, est obligé de faire appel à une cagnotte pour tenter de s'en sortir ?
03:36C'est ce que je disais dans le reportage, c'est qu'en fait, je suis heureux que les gens
03:41mettent.
03:42C'est une reconnaissance qui est énorme.
03:43Enfin, on ne peut pas leur dire assez merci, parce qu'il y a des gens qui donnent juste un
03:47euro.
03:47Je suis sûr que cet euro-là, il pourrait servir à autre chose, quoi.
03:50C'est vraiment, les gens font.
03:51Il y a des gens qui font des efforts, je pense, pour eux, c'est sur les mains.
03:54Et juste merci.
03:56Mais voilà, on en est arrivé à un point, on est obligé de faire des gagnottes.
03:59Là, ici, on vient de recevoir un mail de la Fédération des Cuma comme quoi on a une facture de
04:04retard.
04:04Ben oui, on a une facture de retard, désolé, c'est pas qu'on ne veut pas.
04:07C'est juste, là, il y a un moment, on ne peut plus, quoi.
04:10On ne sait plus comment faire.
04:11Pourtant, on essaie de s'en sortir.
04:12On a une ferme, on a de la grande culture.
04:14On n'est pas une petite ferme, on n'est pas une grosse ferme.
04:16On a 80 hectares, un petit peu plus que 80 hectares, 100% bio.
04:21On a une dizaine de cultures différentes.
04:23On a essayé de diversifier pour limiter les risques au maximum.
04:25On a des cultures qui sont un peu plus sensibles à la sécheresse.
04:29Des cultures comme le pois chiche, la lentille, le tournesol, qui ne sont absolument pas sensibles à la sécheresse.
04:33On a essayé vraiment de s'adapter pour que le changement climatique ait le moins d'impact possible.
04:38Bon, là, j'avoue que des pannes de matériel en début d'année, la hausse du prix des carburants,
04:43les charges qui ont augmenté, parce que la hausse du prix des carburants a fait aussi augmenter les charges générales.
04:48Enfin, l'ensemble de choses, plus la sécheresse, plus cette maladie de la carie du blé qui est une maladie
04:54d'année sèche.
04:55Bon, c'est une horreur, quoi.
04:56Voilà, je pense qu'on ne peut pas cumuler.
04:59Enfin, voilà.
04:59Et j'ai appris que dans le centre de la France, il y a des agriculteurs qui sont aussi touchés
05:02que ce soit des bioconventionnels par cette maladie-là.
05:04On n'en parle peut-être pas assez, mais voilà.
05:07Oui, effectivement, on en parle le peu, mais c'est aussi l'une des conséquences, sans doute, de cet été
05:12qu'on a vécu.
05:13Michel, merci pour votre témoignage.
05:15Restez avec nous, si vous le pouvez, on est en direct, je le disais, de la foire de Chalon en
05:19Champagne, foire agricole.
05:21Et j'ai réuni autour de la table des agriculteurs qui sont aussi chacun porte-parole ou président de syndicats
05:30à l'échelle ici du département.
05:32Adrien Lefebvre, bonjour.
05:34Vous êtes vos producteurs laitiers, c'est ça ?
05:3760 vaches.
05:38Jonathan Bouton, porte-parole Grand Est de la Confédération Paysanne.
05:42Bonjour.
05:43Et bienvenue, Thibaut Limal, président de la Coordination Rurale de la Marne.
05:48Bonjour.
05:48Bonjour à vous, Laurent Champenois, président de la FDSEA de la Marne.
05:52Merci beaucoup à tous les quatre.
05:53Je voudrais qu'on essaye, un, de faire le constat qu'on voit dans différentes exploitations, quelles sont les conséquences
06:02très concrètes.
06:03Et puis on parlera dans un deuxième temps des solutions.
06:05Adrien Lefebvre, producteur laitier, quelles conséquences pour vous sur votre exploitation ?
06:11Alors, les conséquences sont directes.
06:13On l'a vu surtout au mois de juin, quand la température a dépassé les 40 degrés.
06:19C'est clair que là, il y a eu une grosse baisse de la production.
06:22Moi, je dirais entre 20 et 25% du cheptel à ce moment-là, qui, voilà, enfin, 20 à 25
06:28% de la production journalière.
06:30Donc, ça a été le cas pendant une bonne quinzaine de jours, parce que, comme tout le monde, on en
06:36a souffert, les vaches aussi.
06:38Et les vaches sont des mammifères, mais qui, en plus, vont souffrir plus que l'humain.
06:45Parce que, voilà, nous, on est bien à 20 degrés.
06:47Une vache, elle est plutôt bien entre 5 et 10 degrés.
06:50Donc, quand on est à 40, voilà, c'est comme si nous, on était dans un univers avec 10 degrés
06:54de plus, donc autour des 50, 50.
06:55Oui, nous, on est au ralenti, la vache aussi, elle est au ralenti.
06:57Mais, pour nous, ça serait comme si c'était 50, vous voyez.
07:00Et c'est vrai qu'on l'a vu, elles étaient en souffrance, nous, on les a arrosées, voilà, on
07:07a fait tout un tas de choses.
07:09Moi, une chose que je ne faisais pas avant et que je refais maintenant, c'est que les vaches, je
07:13les laisse aussi revenir sous mon bâtiment et je remets de la paille
07:16pour qu'elles puissent se coucher sous le bâtiment, pour être bien à l'ombre et pas en plein soleil.
07:21Et puis, voilà, comme tout le monde, on observe aussi d'autres phénomènes.
07:24Vous avez pu chiffrer ce que ça va représenter en moins à la fin de l'année ou pas encore
07:28?
07:29Sur l'été, je dirais une perte d'une quinzaine de pourcents sur juin, juillet, août.
07:35Jonathan Bouton, vous êtes, vous, je le disais, porte-parole de la Confédération Paysaine.
07:38Vous êtes maraîcher installé depuis 9 ans.
07:42Vous, vous estimez la perte de votre chiffre d'affaires à 30% ?
07:45Oui, c'est ça aujourd'hui.
07:45Souvent les légumes, quoi.
07:46On a des légumes, c'est 100%, d'autres, c'est 10%.
07:49Mais alors quoi, par exemple ?
07:50Les courges, aujourd'hui, c'est 100% de perte.
07:53Les courges qui ont été plantées tôt, il y a des coups de soleil.
07:55Les fruits sont là, mais il y a des coups de soleil.
07:57Ça veut dire qu'il n'y aura pas de courge, là ?
07:58Nous, sur notre exploitation, on n'aura pas de courge.
08:00Des endroits en France où il y aura de la courge, heureusement.
08:02C'est ce qui fait aussi notre force française, aujourd'hui, qui nous permet d'avoir une alimentation.
08:06C'est qu'il y a plusieurs producteurs de courge.
08:07Mais nous, sur notre ferme, on n'aura pas de courge.
08:08Qu'est-ce qui a résisté ?
08:10Les aubergines ont bien résisté.
08:11Les céleries graves ont bien résisté.
08:13Les salades sont toutes montées à graines.
08:15Pendant l'été, on a 100% de perte sur les salades.
08:18Les carottes, ça s'est plutôt bien passé après trois semis.
08:21Il y a des charges qui ont été créées.
08:23On a aussi empêché des cultures de se mettre en place parce qu'on ne voulait pas créer des charges.
08:29Vous avez entendu le témoignage de Michel qui a lancé cette cagnotte ?
08:32Ça vous fait bondir, ça ?
08:33Bien sûr, ça me fait bondir.
08:34Parce qu'aujourd'hui, si jamais on doit rentrer dans le vif du sujet, c'est l'assurance récolte.
08:38Concrètement, l'assurance récolte, il n'y a que 18% des fermes qui ont accès en France.
08:42Et quand on voit que c'est un agriculteur bio aujourd'hui qui est dans la souffrance
08:45et qu'on a gardé 247 millions de subventions pour l'agriculture bio
08:52et qu'aujourd'hui, ils vont repartir dans l'ISN pour aller aider des fermes qui sont déjà...
08:57C'est quoi l'ISN ?
08:57L'ISN, c'est l'indice de sûreté...
08:59Non, je ne l'ai plus en tête.
09:02Comment aussi ? C'est l'indice de sûreté...
09:04Indemnité de solidarité nationale.
09:06Laurent Champenois, merci.
09:07Laurent Champenois, merci.
09:08Voilà, donc c'est ce qui permet aujourd'hui aux agriculteurs d'être indemnisés,
09:14même si jamais ils n'ont pas d'assurance récolte.
09:16Thibault Limal, vous, président de la coordination rurale de la Marne,
09:21vous êtes éleveur, vous ?
09:23Oui.
09:24Des conséquences comme pour votre collègue producteur laitier ou pas ?
09:28Moi, je suis un producteur de vaches et viande.
09:30Viande, oui.
09:31Donc, on a des problèmes de croissance, parce que moi, je suis producteur de broutards.
09:35On a eu des problèmes de croissance sur les broutards suite à la chaleur, oui.
09:39Effectivement, oui.
09:40Beaucoup et un manque de froid.
09:41Des animaux qui se développent moins ?
09:42Oui, qui ont moins de croissance.
09:45Et puis, aujourd'hui, on a payé les conséquences, parce qu'aujourd'hui, on les a rentrés sous les bâtiments,
09:49on les nourrit et ça va nous coûter très cher.
09:52Et Laurent Champenois, vous, concrètement, sur votre exploitation, vous produisez quoi ?
09:55Moi, je produis de la grande culture et de l'élevage.
09:58J'ai le même constat que mes collègues sur le plateau.
10:00Moi, je voulais faire plutôt un panorama de l'agriculture marnaise, parce que l'enjeu, il est quand même bien
10:05là.
10:05On avait tous en tête la dernière sécheresse.
10:08Dans notre tête, c'est 76, c'est 2003.
10:10Là, il faut se dire qu'on est passé un palier qui est au-delà de tout ce qu'on
10:13avait connu depuis 50 ans, en fait.
10:16Nos aînés n'ont jamais connu...
10:17Moi, j'ai trois rivières dans un périmètre assez restreint autour de chez moi.
10:20Il n'y a plus une goutte d'eau dans les rivières.
10:22L'assèchement des sols est là.
10:24Et donc, on a finalement toutes les productions qui sont touchées.
10:27Tout ce qui reste à récolter à l'automne, les betteraves, les maïs, les sojas, les tournesols,
10:31ça va être des rendements de 30 à 40% de moins.
10:34La viticulture a énormément souffert.
10:36Le témoignage du maraîchage, le maraîchage, c'est une situation qui est très compliquée pour le maraîchage.
10:42Et le sujet, c'est comment on arrive à accompagner finalement tous ces producteurs qui sont en difficulté
10:47pour les tenir à flot, pour réensemencer la campagne prochaine.
10:51Parce que le monde agricole, ça va mal une année, mais on a à peine fini de récolter l'année,
10:55qu'on est déjà en train d'enclencher la récolte d'après.
10:57Et là, on est dans les semis de Colza, on est dans les semis de Luzerne.
11:00Et donc, l'enjeu, il est d'accompagner les agriculteurs pour aller sur les semis et se semer pour la
11:04campagne prochaine.
11:05On est aussi en ligne avec Gilles. Bonjour, Gilles.
11:09Gilles, bonjour.
11:11Alors, Gilles, visiblement, ne m'entend pas. Cyril est là ?
11:15Oui.
11:15Cyril, bonjour.
11:16Oui, vous êtes en Haute-Marne, vous.
11:18Oui.
11:18C'est ça, vous confirmez ce que nous disent les agriculteurs ici autour de la table à la foire de
11:23Chalon ?
11:24Bien sûr, et c'est encore bien plus grave que ça. Aujourd'hui, les trésoreries sont à plat. On ne
11:30sait pas comment faire pour payer nos charges. On nous annonce des aides de 50 à 70 euros sur la
11:39zote. Alors qu'on n'a pas de trésorerie pour pouvoir les payer. Il faut des factures à quitter. Donc,
11:44comment qu'on fait ?
11:47Gilles, restez avec nous. On va marquer une toute petite pause. On se retrouve dans un instant direct de la
11:51foire de Chalon. A tout de suite.
12:07Les auditeurs ont la parole en direct de la foire de Chalon en Champagne, deuxième foire agricole. Je vous le
12:14rappelle après le salon de l'agriculture.
12:16Et on revient bien sûr sur cet été bien particulier et bien compliqué pour nos agriculteurs. On continue à adresser
12:24un panorama un peu de ce qui s'est passé. Cyril, je reviens vers vous.
12:29Vous êtes en Haute-Marne, vous. Qu'est-ce que vous cultivez et qu'est-ce que ça a donné
12:35très concrètement cet été ?
12:37Eh bien, moi, je suis céréalier, arboriculteur et maraîcher. Je suis sur 90 hectares. En céréales, ça a été plus
12:45que moyen. En maréchal, il n'y a pas 30% de ce qu'on va récolter.
12:51Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, je suis obligé de travailler à l'extérieur.
12:58Ah, vous allez travailler à l'extérieur pour...
13:00Oui, oui. Je vais attaquer au moment de temps. J'allais travailler à l'extérieur pour pouvoir vivre.
13:09Mais où ça ?
13:10Je l'ai déjà dit à la précédente émission, quoi.
13:14Mais vous allez travailler où, pardon, Cyril ?
13:16Personne ne s'alarme de ma situation.
13:19Oui, mais vous allez travailler dans une autre exploitation ou dans une entreprise ?
13:23Ah non, dans une usine.
13:25Non, non. Le monde agricole, aujourd'hui, moi, j'y vois plus d'avenir.
13:31Donc, ça signe...
13:34J'entends M. Édouard Philippe dire, le monde politique, ils sont bien rigolos, tous ces gens-là.
13:41Mais nous, si on ne travaille pas, on n'a pas de paye à la fin du mois.
13:44Eux, ils font quoi ?
13:46Ils viennent à votre radio, puis ils causent, et puis on fait quoi derrière ?
13:50Qu'est-ce que vous attendez ?
13:52Il y a un plan sécheresse qui doit être annoncé jeudi par la ministre de l'Agriculture.
13:57Vous, vous en attendez quoi, Cyril ?
14:00L'État n'a plus d'argent.
14:02Qu'est-ce que vous voulez qu'on attende ?
14:05Donc, vous n'en attendez rien, Cyril ?
14:07Rien du tout.
14:08Et donc, vous irez travailler à l'usine et votre exploitation, du coup ?
14:12Eh bien, j'essaye de trouver un travail qui me permettra de faire les deux.
14:19Donc, vous allez cumuler les deux ?
14:21Oui. Malheureusement, oui.
14:24Est-ce qu'un homme politique qui cumule ?
14:26Il va cumuler les mandats, mais il cumulera l'argent, c'est tout.
14:33Adrien Lefebvre, quand vous entendez le témoignage de Cyril, obligé d'aller prendre un boulot à l'usine ?
14:39Malheureusement, aujourd'hui, c'est fréquent.
14:41C'est fréquent.
14:42Moi, j'en connais.
14:43Vous êtes producteur laitier, je le rappelle.
14:44Des copains producteurs dans mon département.
14:47Moi, je suis dans les Ardennes, donc on est à quelques centaines de kilomètres de la Haute-Marne.
14:52Mais c'est pareil.
14:53C'est pareil.
14:53On a beaucoup de connaissances qui, malheureusement, l'hiver, pour les céréaliers, ou même avant ou après, vont bosser à
15:03l'usine pour pouvoir garder leur métier passion.
15:07Et je suis désolé, ce n'est pas normal.
15:09Ce n'est pas normal.
15:09Et c'est pour ça qu'on se bat.
15:11Parce qu'à un moment donné, ce n'est pas juste vouloir sortir des tracteurs à chaque hiver qui montrent
15:17une détresse.
15:17Non, c'est parce que c'est un problème profond.
15:19Alors, bien sûr, la sécheresse amène les lumières sur les problématiques du monde agricole.
15:25Mais ça ajoute à des problèmes qui existaient déjà.
15:27La réalité, c'est qu'on arrive à une moisson 2026, donc en juin, quand la sécheresse commence, avec des
15:34trésoreries qui sont alors catastrophiques.
15:36Moi, depuis 2010, je travaille sur la ferme.
15:38Je n'ai jamais eu une trésorerie aussi faible que cette année.
15:42Donc, ça fait quand même 15 ans.
15:43J'ai 36 ans.
15:45Mais vous l'expliquez comment ?
15:46Et je me dis, peut-être que dans quelques années, je vais devoir penser comme ce monsieur.
15:49Donc, ça me fout les jetons.
15:50Mais pourquoi vous avez pu trésorer ?
15:52Qu'est-ce qui a changé au-delà de cet été ?
15:54Ce qui a changé, c'est qu'en amont, il y a notamment le carburant.
15:58Alors, le carburant, c'est un poste de charge qui est important.
16:01Sans l'être sur une ferme, je veux dire, moi, c'est 20 000 euros par an.
16:05Cette année, ça va être entre 30 et 35.
16:08Parce qu'en plus, quand les terres sont difficiles et sèches, on en consomme plus.
16:12Donc, plus, c'est plus cher.
16:14Mais au-delà de ça, le carburant, en fait, ça a un impact partout.
16:18C'est-à-dire que les transporteurs qui viennent nous livrer, c'est plus cher.
16:22On vend du blé qui n'est pas très cher et pas assez cher à nos yeux.
16:26Il y a eu des annonces de fait, pardon.
16:27Mais de l'autre côté, en fait, quand on va recevoir de l'aliment pour les animaux,
16:30les transports et tout ça, tout a augmenté.
16:32Il y a eu des annonces de fait par le gouvernement avec des mesures de soutien, notamment sur...
16:37Il n'y a pas d'annonce réalisée.
16:38Les annonces seront portées par la ministre de l'Agriculture jeudi.
16:43Les seules annonces qu'on a eues, c'est sur le EGNR.
16:45Voilà, sur le EGNR, ça a existé.
16:47Depuis le mois d'avril, on a des remises de 5 centimes et ensuite 15 centimes sur le EGNR.
16:52Ça se termine ce soir.
16:53Et ça, ça ne suffit pas ?
16:54Il y aura de la rallonge.
16:55Aujourd'hui, on achète du EGNR autour d'1,20, 1,25 le litre, hors taxe.
17:00Et on a 15 centimes de retour, ce qui nous fait un EGNR à 1,10, 1,15.
17:05Contre 0,70 l'année dernière.
17:07Pour être très clair.
17:08Donc, il y a un différentiel assez important.
17:11C'est une charge qui est assez lourde à supporter pour les exploitations.
17:15Il y a le carburant, mais il n'y a pas que le carburant.
17:17L'ensemble des charges de nos exploitations a énormément augmenté.
17:21Le Covid a été assez fatal.
17:22On a eu une progression de toutes les charges.
17:24Ce qui fait qu'on a, depuis 3 ans, sur les exploitations de grandes cultures, entre autres, mais pas que,
17:30un niveau de résultat qui est proche de zéro, qui est très mauvais.
17:33Et ce qui fait qu'on a des gradations de trésorerie qui sont catastrophiques.
17:36Et donc, la troisième année qui est cette année, c'est un peu le coup de grâce pour certains.
17:40Nous, dans le département de la Marne, on a trois quarts des exploitations qui vont être dans le Grand Rouge.
17:45Trois quarts ? C'est énorme.
17:47Vous confirmez tous les syndicats confondus ?
17:49Seuls un quart de nos exploitations vont avoir un résultat entre 0 et 50 euros l'hectare.
17:54Le reste, ça sera négatif.
17:55Donc, vous imaginez la situation de l'agriculture marnaise, mais pas que, l'agriculture française.
17:59Je rappelle le GNR, c'est le gazole non routier que vous utilisez tous, notamment dans votre acteur.
18:03Enfin, je schématise, c'est la parisienne qui parle, mais c'est ça.
18:08Antoine, bonjour.
18:10Bonjour.
18:11Antoine, vous êtes agriculteur, vous aussi, dans le Pas-de-Calais, je crois.
18:16Tout à fait, oui. Dans une petite commune à Dourges, à côté des Nimbomont.
18:21Vous aussi, vous avez été directement impacté par la météo de cet été ?
18:27Oui, je pense que c'est une année qui sera au même titre que nos parents, qui nous parlaient de
18:31l'année 1976, au niveau de la sécheresse.
18:35Je pense que ça sera marqué dans les annales.
18:39Moi, je me suis installé en 2008 sur l'exploitation familiale, et on a fini la moisson de cette année
18:46le jour du 14 juillet.
18:48Alors qu'habituellement, j'allais dire, peut-être depuis 4-5 ans, on commence à cette époque-là, mais j
18:55'allais dire, historiquement, on ne finissait jamais avant fin juillet, quoi.
18:59Et en termes de rendement, vous avez déjà chiffré la perte en chiffre d'affaires ?
19:04Aujourd'hui, on est à 20% de volume en moins sur l'exploitation.
19:08En termes de... Je ne fais quasiment que du blé tendre d'hiver, donc tout ce qui est pain, biscuits,
19:15farine et compagnie.
19:16Et aujourd'hui, on a quasiment 20% de volume de moins par rapport à la moyenne des 5 dernières
19:22années.
19:23Et je crois que vous produisez aussi de la pomme de terre ?
19:26Oui, alors là, c'est encore autre chose.
19:27Et là aussi, on a beaucoup parlé, mais...
19:29En fait, il faut savoir qu'une pomme de terre est constituée à 80% d'eau.
19:36Et aujourd'hui, enfin, je veux dire, cette année, on a eu un gros, gros déficit hydrique sur l'ensemble
19:42de nos parcelles.
19:44Donc moi, je suis en partie épargné, car j'ai la chance de pouvoir irriguer,
19:48donc c'est-à-dire d'arroser mes petits méchants, mais pas sur toute la surface.
19:52Et aujourd'hui, une parcelle de pommes de terre, j'ai fait des prélèvements il y a moins d'une
19:56semaine
19:58entre une parcelle qui est non irriguée et une parcelle qui est irriguée.
20:02Et on va à peu près à un différentiel de 15 tonnes à l'hectare,
20:08ce qui veut dire qu'aujourd'hui, une parcelle non irriguée, on est dans les 25-30 tonnes,
20:12alors qu'une parcelle irriguée, elle va aller grosso modo entre 35, je vais dire plutôt 40 et 50 tonnes.
20:20Ce qui est énorme.
20:21Des pommes de terre, on l'a dit, moins nombreuses, plus petites.
20:27Jonathan Bouton, vous voulez dire ?
20:28Oui, le rejumelage aussi. Nous, on a commencé les prélèvements, on fait de la pomme de terre nouvelle,
20:32il y a des pommes de terre qui ont déjà re-germé.
20:34Et on voit que les pommes de terre ont déjà refait des pommes de terre, ce qu'on appelle le
20:36rejumelage.
20:37Et du coup, ce n'est pas très bon pour la conservation.
20:39Donc nous, on est petits maraîchers, entre guillemets, on va dire.
20:41On s'imagine les gros patatiers qui ont toute leur récolte là-dessus, qui misent tout là-dessus.
20:46Comment ils vont faire ?
20:48Antoine, la grande distribution, on avait notamment le patron de Carrefour la semaine dernière sur RTL,
20:53s'est engagé à vous prendre vos pommes de terre, même si elles n'étaient pas forcément dans les bons
20:57calibres, etc.
20:58Vous avez déjà un retour de ça ou pas ?
21:00J'allais dire, de toute façon, cette année, tout le monde va aller prendre les pommes de terre.
21:04Il n'y a pas de possibilité autre, parce qu'il n'y en aura pas assez, de toute façon.
21:11Donc, ils n'auront pas le choix.
21:12Donc, j'allais dire, aujourd'hui, on va devoir s'adapter en termes de calibre.
21:16Parce qu'aujourd'hui, ce que vous disiez en nombre, en nombre, il y a de la pomme de terre,
21:20il n'y a pas de souci.
21:21Mais le problème, c'est que comme on n'a pas eu d'eau, on n'a pas de calibre.
21:24Et qui dit pas de calibre, dit, pour la pomme de terre industrielle, une longueur des frites diminuée.
21:32Donc, les gens qui vont manger des frites chez McDo, Burger King, pas les cités,
21:38ne seront pas forcément la même longueur que l'année dernière.
21:41Oui, mais peut-être que consommateur, on peut essayer de s'adapter, non ?
21:44Ah, ben, je vous pose la question.
21:46C'est ça aussi que vous dites aux...
21:48Moi, je suis consommateur aussi, avant tout.
21:51Et vous ne les mangez pas si elles sont plus petites, Antoine ?
21:54Moi, mon fils, il va aller tous les deux fois par semaine au Burger King.
21:58Donc, bien sûr, j'en mange.
22:00Mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, il faut bien se mettre quelque chose dans la
22:03tête
22:04que, malgré tout ce que les gens ont l'habitude de consommer,
22:11fast-food, supermarché, frites surgelées ou autres,
22:16la météo est là, elle s'impose à nous.
22:18Donc, quelque part, si aujourd'hui, en termes de calibre,
22:21on n'a pas ce qu'attendent les consommateurs,
22:25bien sûr que les consommateurs devront s'adapter.
22:28Et j'allais dire, c'est que le début.
22:30Parce qu'aujourd'hui, moi, je suis agriculteur dans les Hauts-de-France,
22:34enfin, dans le Pas-de-Calais.
22:35On a un climat à tendance océanique, tempéré.
22:39Vous prenez des producteurs de pommes de terre dans la Bosse,
22:43ou en Alsace, etc.,
22:45ou un climat continental,
22:47et je pense qu'ils subissent beaucoup plus que nous
22:51cette année au niveau de la météo.
22:54Je vous laisse imaginer que ce n'est pas simple pour eux non plus.
22:58Donc, j'allais dire, quelque part,
23:00certes, le consommateur devra s'adapter,
23:03c'est une certitude,
23:05mais aussi, on attend que nos partenaires historiques,
23:09industriels, grandes distributions, etc.,
23:12puissent nous accompagner dans des années comme celle-ci,
23:15qui s'annoncent très difficiles.
23:18Merci beaucoup, Antoine.
23:19Laurent, Jean-Penoy, vous voulez dire un mot ?
23:20Oui, je voulais dire un mot par rapport à la difficulté.
23:24Là, on voit bien que sur une production comme la pomme de terre,
23:26sans irrigation, on n'est pas en mesure de produire
23:29une pomme de terre de qualité.
23:30Donc là, effectivement, dans la crise où on est,
23:32il faudra gérer ces lots qui sont de qualité différente.
23:35Mais il n'y a pas un modèle de production
23:36qu'on soit en bio, en agriculture conventionnelle ou autre.
23:38Il nous faut de l'eau, il nous faut de l'eau.
23:40Et c'était bien l'enjeu de la loi d'urgence
23:43qu'on a travaillée dans notre réseau FNSEA,
23:45avoir la capacité de stocker l'eau,
23:47stocker l'eau parce que c'est essentiel.
23:48Et on va en parler dans un instant des solutions
23:50et notamment de l'eau.
23:51Et là, je crois que vous n'allez pas être tout à fait d'accord.
23:53Ah, c'est pas qu'on n'est pas d'accord.
23:55A tout de suite sur RTL.
23:57Bonne journée sur RTL.
24:07RTL.
24:09Notre avenir, économisons-la.
24:12Amandine Bégaud.
24:13RTL midi, les auditeurs ont la parole.
24:17Mon père est agriculteur et élève des bovins.
24:19Le foin s'est fait très rare dans les champs.
24:22Il n'y a pas d'herbe.
24:24Donc, produire du foin quand il n'y a pas d'herbe,
24:25c'est un peu compliqué.
24:26Je pense que la fin d'année va être très difficile
24:28pour beaucoup d'entre nous.
24:31Le message de Cédric au 32 décembre.
24:33On a essayé de dresser un panorama, un peu en tout cas,
24:37des conséquences de cet été caniculaire de la sécheresse
24:41ici en Haute-Marne, puisqu'on est, je vous le rappelle,
24:43en direct de la foire de Châlons-en-Champagne
24:45et puis avec les auditeurs, là où...
24:47Dans la Marne, pardon.
24:48Oui, vous faites une grimace.
24:49Non, parce que j'ai sous les yeux Cyril qui, lui, est en Haute-Marne.
24:54Donc, du coup, c'est...
24:54Voilà.
24:55Donc, ici, nous sommes dans la Marne.
24:57On a été en Haute-Marne.
24:59On a eu un témoignage aussi dans le nord, près des Nimbomont.
25:02Bon, voilà une partie, en tout cas, des difficultés
25:05auxquelles vous êtes directement confrontés.
25:07Je voudrais qu'on parle des solutions,
25:08de ce qu'il faudrait faire à moyen terme
25:12pour éviter de connaître une nouvelle saison comme ça.
25:16On a autour de la table des agriculteurs,
25:18représentants syndicaux également.
25:19Jonathan Bouton, vous êtes porte-parole
25:21de la Confédération Paysanne dans le Grand Est.
25:23Thibaut Limal, président de la Coordination Rurale de la Marne.
25:26Laurent Champenois, président de la FDSEA de la Marne.
25:30Et Adrien Lefebvre, qui est producteur laitier.
25:32On le disait, la question cruciale, c'est la question de l'eau.
25:35Et Laurent Champenois de la FDSEA disait,
25:37il va falloir régler le problème.
25:39Et vite, tout le monde a besoin d'eau.
25:41Ça, je pense que vous êtes tous d'accord.
25:43C'est sur les moyens d'y arriver.
25:46Jonathan Bouton.
25:48Aujourd'hui, si jamais on prend le stockage de l'eau,
25:50c'est le problème de la désertification des sols.
25:52C'est que nos sols sont pauvres en matière organique.
25:54Et en fait, l'humus, c'est un peu complexe.
25:57C'est le complexe agilomique.
25:58Il permet de retenir l'humidité par les éléments,
26:01par ce qu'on va mettre sur notre sol.
26:02Et aujourd'hui, l'agriculture intensive a détruit nos sols.
26:06Donc aujourd'hui, c'est avant d'aller stocker de l'eau
26:09qu'on va aller puiser dans les nappes phréatiques.
26:11Parce que c'est bien de celles-ci qu'on parle, nous.
26:12De celles qu'on parle puiser dans les nappes phréatiques.
26:15Où il ne faut pas le faire.
26:16Après, l'eau de ruissellement, qui est l'eau de pluie d'hiver.
26:19Celle qui tombe.
26:20Qui va passer juste l'hiver.
26:22Il faut se dire qu'aujourd'hui, ce n'est pas en faisant des méga bassines
26:24qu'on va réussir à réintégrer l'eau dans nos sols.
26:27Il y a ce qu'on appelle les fascinages.
26:28Les fascinages de berges, ça a été fait depuis des années par les anciens.
26:31Les retenues collinaires ont été faites.
26:32Le fascinage, c'est qu'au lieu de mettre des morceaux de ferraille
26:35sur le bord des canales, on met des morceaux de bois.
26:37On fait un peu comme le castan.
26:38Vous voyez, il y a certains endroits où on a réussi à réintégrer l'eau
26:42dans notre modèle agricole.
26:43Et où ça se passe très bien.
26:44Parce qu'en fait, la disponibilité en eau est là,
26:46est présente quand on en a besoin.
26:48Laurent Champenois.
26:49Alors, il faut se dire d'abord, pour démarrer le débat,
26:52qu'il n'y a aucune plante qui pousse sans eau.
26:54Mais ça, vous êtes tous d'accord ?
26:56Parfois, il y en a dans les discours où on peut s'imaginer
26:58que des plantes pousseront sans eau.
26:59Donc, des alternatives, il peut y en avoir.
27:02Nous, on considère que le stockage d'eau,
27:03c'est un élément intéressant.
27:05Il faut se dire qu'on a les plus grands stockages d'Europe
27:07dans notre département.
27:09On a le lac du Der, qui permet finalement de restituer l'eau
27:11pour avoir des niveaux de la Marne et de la Seine.
27:13Sinon, on traverserait la Seine aujourd'hui à pied.
27:15Nous, notre vision, c'est de se dire, à un moment donné,
27:17le volume d'irrigation dans le département de la Marne,
27:19c'est autour de 18 millions de mètres cubes d'eau qu'on prélève.
27:22Ça représente la Marne en crue sur le site de Frigny-Cours.
27:2512 heures de Marne en crue.
27:27Donc, si ce volume d'eau-là, tous les ans,
27:29on était en mesure de le stocker,
27:31on puiserait 0 mètres cubes d'eau dans la nappe
27:33au moment d'irriguer les pommes de terre,
27:35les carottes et les oignons tout au long de la saison.
27:37Donc, le sujet, il est là.
27:38Il est en mesure de créer des stockages
27:42qui ne peuvent pas servir qu'à l'agriculture.
27:44On peut les réfléchir en local, pour l'industrie,
27:47pour les collectivités.
27:47On est d'accord de l'eau qui tombe du ciel.
27:51Aujourd'hui, l'eau qu'on capte,
27:52ça représente 3 millimètres d'eau
27:54sur tout le territoire de la Marne
27:56qui tombe tous les ans.
27:57Il en tombe 700 millimètres.
27:59On en prend 3 pour l'agriculture.
28:013 pour l'agriculture.
28:02Vous vous rendez compte ?
28:02Donc, on peut largement envisager de stocker l'eau
28:04et prendre l'eau qui tombe
28:05et l'eau qui sort de nos rivières.
28:07On peut faire plein, plein de choses sur le territoire.
28:09Et là, pour le coup,
28:10nous, on est en travail.
28:12On travaille avec la Chambre d'agriculture.
28:14On est en mode,
28:15découvrons les projets et allons-y
28:16pour trouver des solutions pour nos agriculteurs.
28:18Thibault Limal de la coordination rurale.
28:20Pour ou compte ?
28:21Finalement, vous êtes plutôt dans quel...
28:23Moi, je serais plutôt sur un autre sujet
28:25qui est l'abreuvement des bêtes.
28:28Aujourd'hui, on a subi...
28:31Depuis 20 ans,
28:32on a subi un fonctionnement de gestion
28:34des cours d'eau qui est catastrophique.
28:36On s'en aperçoit cette année.
28:37C'est chapeauté par des gens
28:38qui sont pour moi hors sol.
28:41Je ne vais pas dire que c'est surveillé par l'OFB,
28:43mais je vais le dire quand même.
28:44Et aujourd'hui, on en a subi des conséquences.
28:47Pourquoi ?
28:47Parce que nos parents et nos grands-parents,
28:53en 1976,
28:54avaient fait des barrages dans les rivières,
28:55par exemple,
28:56nettoyer les cours d'eau.
28:57Ça, aujourd'hui,
28:58on nous a imposé le démontage des barrages.
29:02Les cours d'eau restent comme ça à l'embandon.
29:04On n'a plus le droit d'y toucher.
29:05Aujourd'hui, c'est une catastrophe.
29:07Aujourd'hui, on a été obligé
29:08d'emmener de l'eau dans des pâtures
29:10à cause de ce fonctionnement-là.
29:11Ça, on ne peut plus.
29:12On ne peut plus subir ça.
29:13Aujourd'hui, on devrait refaire un retour en arrière
29:19pour qu'on puisse avoir un peu de bon sens.
29:21Il nous manque du bon sens complet.
29:23Adrien Lefebvre, vous n'êtes pas syndiqué,
29:25sauf erreur de ma part.
29:26Je suis quand même dans une association,
29:28mais ce n'est pas un syndicat.
29:29Oui, non, non.
29:29C'est l'association des producteurs de l'air indépendant.
29:31Vous pouvez se dire que c'est un peu moins politisé ?
29:33Oui, et puis, il n'y a pas vocation à être élu.
29:36C'est déjà un peu plus neutre.
29:39Je rejoins Thibault sur le fait qu'aujourd'hui,
29:42ce n'est pas normal que pour abreuver des bêtes,
29:44on doive prendre sur l'adduction d'eau.
29:47Et moi, depuis le mois de juin, c'est ce qu'on fait.
29:50Des fois, ça arrive vraiment pendant une quinzaine de jours
29:53au mois d'août.
29:53Là, ça fait deux mois et demi qu'on est en route
29:55et on ne voit pas que ça va s'arrêter
29:57parce qu'il n'y a plus un petit peu, certes,
29:58mais c'est encore loin d'être nécessaire.
30:01Donc, c'est vrai que le sujet de l'eau, c'est un vrai sujet.
30:04Moi, à échelle de ma ferme et même de ma maison,
30:08parce que je suis concerné aussi par des rétractations d'argile
30:13et puis, du coup, des maisons qui se fissurent
30:14à titre plus personnel,
30:16on observe que l'eau, c'est un vrai sujet.
30:19Et c'est vrai que ce soit tout l'hiver
30:21de voir l'eau qui passe par les gouttières
30:24et qui va directement et même trop vite
30:27avec la bétonisation dans les cours d'eau,
30:29c'est un problème.
30:30Et c'est vrai qu'il faudrait qu'on trouve des solutions
30:31de ce côté-là, mais des solutions de bon sens
30:33et j'ai envie de dire de bon sens paysan, des fois.
30:36Donc, il faut un peu nous laisser faire.
30:37Et vous relaissez la main là-dessus.
30:39Absolument, on a les moyens de le faire.
30:41Ce qu'on constate, c'est que 50 ans plus tard,
30:44on n'est pas meilleurs que les gens qui étaient avant nous.
30:47Il y a la question de l'eau et puis, il y a certains aussi
30:49qui s'interrogent.
30:50Est-ce qu'il ne faut pas changer de culture,
30:54cultiver autrement d'autres produits ?
30:56Isabelle, bonjour.
30:59Isabelle, bonjour.
31:00Oui, oui, je vous entends.
31:00Bonjour, bonjour, bonjour.
31:01Oui, pardon, moi, je ne vous entendais pas.
31:03Dolioul, dans le sud.
31:06Alors, racontez-moi, vous faisiez quoi avant ?
31:09Des tomates, c'est ça ?
31:10Eh oui, nous, avant, on était en agriculture biologique
31:12sur du maraîchage traditionnel.
31:14Donc, tout ce que le maraîchage peut compter hiver, été.
31:18Et 2022, nous avons commencé à subir,
31:21dans le sud littoral barrois, des successions de canicules.
31:25Ce qui était pour nous une grande première,
31:27puisqu'avant, nous avions simplement une canicule dans l'été.
31:31Et là, en 2022, on s'est pris des successions de 5-6 canicules.
31:35Moi, j'ai perdu mon champ.
31:36Mais du coup, vous avez...
31:37Oui, pardon.
31:38Voilà, moi, j'ai perdu mon champ.
31:39Mon champ a brûlé.
31:41Je me suis retrouvée face à un champ jaune,
31:43avec plus rien, plus rien à vendre.
31:45Et là, je n'avais pas de possibilité.
31:47Soit je ne me relevais pas, soit je me relevais.
31:49Mais me relevais avec quoi ?
31:51Et c'est là que j'ai commencé à réfléchir
31:53sur d'autres productions, en fait.
31:55Mais donc, vous produisez désormais des fruits exotiques,
31:57de la banane, notamment ?
31:59Exactement.
32:00Et en fait, on est allé chercher des modèles
32:02qui n'existaient pas en France.
32:03On est allé chercher du subtropical avec les agrumes.
32:06On est allé chercher aussi de la banane,
32:08de la papaye, du fruit de la passion,
32:10de la stronelle de Madagascar.
32:12On a commencé petit.
32:13Et puis aujourd'hui, maintenant, on a 4 hectares.
32:16On a plus de centaines, une centaine de bananiers
32:18qui produisent.
32:19La banane du Var, elle est excellente,
32:21je peux vous l'assurer.
32:22Et aujourd'hui, non seulement, on a réussi une production
32:25en conversion exotique,
32:26mais j'entendais les discours sur l'eau.
32:29Aujourd'hui, ma production de banane consomme
32:314 fois moins d'eau que ma production en maraîchage.
32:354 fois moins.
32:36Voilà, oui.
32:37Donc, j'imagine, aucun regret 4 ans après, quoi.
32:40On n'a absolument aucun regret.
32:43Et j'entendais aussi la discussion
32:44sur toutes les plantes ont besoin d'eau.
32:46Et non, il y en a deux que l'on fait, nous,
32:49sous notre champ, qui n'ont besoin absolument pas
32:51d'une goutte d'eau.
32:52C'est le figuier de Barbary et c'est le pitaya.
32:54Et en fait, tout réside dans la vision
32:56que l'on a de notre agriculture.
32:58Est-ce qu'on veut rester accrochée ?
32:58Oui, mais on ne va pas sourire entièrement.
33:00Isabelle, je vais me faire l'avocat du diable de figues.
33:02Enfin, moi, j'adore ça.
33:05Mais comme un agriculteur l'a dit,
33:08heureusement, c'est réparti sur l'ensemble
33:09du territoire national.
33:10Et ce que nous faisons chez nous,
33:12d'autres ne le font pas.
33:13Il faut pouvoir arriver à sectoriser
33:16une agriculture qui, suivant le climat,
33:17suivant le sol, peut se développer ou pas
33:19et changer de modèle.
33:21Merci beaucoup, en tout cas, Isabelle,
33:22pour ce témoignage.
33:24Laurent, bonjour.
33:26Bonjour, Mandine.
33:27Vous nous appelez d'où, Laurent ?
33:29Alors, moi, je suis situé à Fitou.
33:31C'est entre Narbonne et Perpignan
33:33et au bord de la mer.
33:35Et vous aussi, vous êtes reconverti.
33:38Racontez-nous.
33:39Alors, on se diversifie.
33:40C'est différent.
33:40Nous, on est vignerons avec Marie et mon épouse.
33:43On est installés depuis 1995
33:45et avant nous, il y a plusieurs générations
33:46de vignerons.
33:48Mais depuis 10 ans,
33:50on voit le réchauffement climatique
33:52déjà impacter nos cultures.
33:54Il y a maintenant 10 ans,
33:55on a commencé à vendanger fin juillet.
33:59Cette année, on a vendangé le 15 juillet.
34:02Donc, c'est vraiment un impact climatique important
34:07avec une montée en température.
34:09Au mois de mai, cette année,
34:11quand en France, on avait ces vagues de canicule,
34:14on a franchi le palier des 40 degrés à Fitou.
34:18Donc, on est vraiment impacté.
34:20Et contrairement à Isabelle,
34:21qui a une pluviométrie assez importante,
34:24malgré tout,
34:25plus que nous, en tout cas,
34:26on peut être parfois à 250 mm par an.
34:29Ça a été le cas il y a 2 ans et 3 ans.
34:31Et on est à moins de 300 mm,
34:33ce qui signifie un climat aride,
34:35un climat désertique.
34:37Mais alors, vous êtes lancé quoi ?
34:38Donc, dans la production de figues
34:40et d'aloe vera.
34:41Voilà.
34:42Nous, on a toujours de la vigne.
34:44On a divisé par deux notre surface.
34:45On avait 18 hectares de vignes.
34:47Tout est vendu en bouteille sur le domaine.
34:49On est au bord de la mer.
34:50Donc, il y a du monde qui passe.
34:51Mais on a souhaité se diversifier
34:53avec de l'aloe vera.
34:54Et maintenant, aussi,
34:55avec de la figue de barbari.
34:58Et d'un point de vue purement économique,
35:00Laurent, aujourd'hui,
35:01votre exploitation, du coup,
35:02elle s'en sort ?
35:03Elle va bien ?
35:04Alors, sur la partie figue et aloe vera,
35:09on est encore en développement.
35:11On a mis en place des cultures.
35:12On est en train de transformer.
35:15Puisqu'on est vignerons
35:16et on transforme le raisin en vin.
35:19On veut faire la même chose
35:20avec ces cultures.
35:21Donc, transformer l'aloe en boisson
35:26et puis aussi en ingrédients
35:28pour les cosmétiques.
35:29Donc, oui, ce sera rentable.
35:30Mais pour le moment,
35:31on est sur une phase d'investissement.
35:34Merci beaucoup, Laurent,
35:35pour votre témoignage.
35:36Autour de la table, ici,
35:37à la foire de Chalon,
35:38juste un mot,
35:39une petite réaction.
35:41Laurent Champenois, d'abord.
35:42FDSEA.
35:42De toute façon,
35:43les modèles, ils évoluent,
35:44bien évidemment.
35:45On voit bien les exemples
35:46qui sont donnés.
35:47Après, ce sont des exemples
35:48quand même très atypiques.
35:49Bien sûr, et encore une fois,
35:50on ne peut pas se poser
35:50que des bananes et des figues.
35:52On est d'accord.
35:52Exactement.
35:52Donc, nous, nos exploitations,
35:54si on se rapporte à notre département,
35:55on est sur une plaine
35:56où il y a 450 000 hectares
35:58de grandes cultures.
35:59Donc, les modèles
35:59tels qu'ils viennent d'être présentés
36:01ne sont pas adaptables.
36:01Maintenant, ce qu'il faut qu'on adapte,
36:02c'est effectivement peut-être
36:04la méthode de production,
36:06les cultures.
36:06On a déjà des évolutions
36:07dans certaines cultures.
36:08Plutôt plus de cultures d'automne,
36:10un peu moins de cultures de printemps
36:11qui sont plus sensibles
36:12à la sécheresse.
36:13Et puis après,
36:13on aura tout le travail
36:15autour de la génétique
36:15parce que c'est nécessaire
36:16d'avoir des cultures
36:17qui soient finalement
36:18moins gourmandes en eau.
36:19Et ça, c'est la recherche.
36:20On compte sur la recherche
36:21pour avoir des cultures
36:21qui s'adaptent plus
36:22à notre climat qui évolue.
36:24Et Thibaut Limal,
36:24d'un mot,
36:25président de la coordination
36:26rurale de la Marne.
36:27Moi, je pense qu'en termes
36:29d'élevage,
36:29il va falloir aussi
36:30qu'on trouve
36:32une adaptation
36:32au niveau des stocks.
36:34Enfin, moi,
36:34je travaille comme ça
36:35déjà depuis une dizaine d'années.
36:37J'ai moitié d'une année
36:38de stock.
36:39Et ça me permet
36:40de pallier à des années
36:41comme cette année
36:41de sécheresse
36:42ou même des années humides
36:44comme 2024
36:44parce que 2024,
36:46dans notre zone d'Argonne,
36:47on n'a pas récolté de fourrage,
36:48il faut quand même le savoir.
36:48Il y a seulement 10%
36:50des fourrages qui ont été faits.
36:51Donc moi,
36:51j'étais content d'avoir
36:52mes 6 mois,
36:527 mois de stock d'avance.
36:54Je pense que,
36:55et ça, c'est un conseil
36:55que je donne aux éleveurs,
36:56je ne sais pas si c'est Laurent,
36:57on va me rejoindre là-dessus.
36:59Ça, c'est quelque chose
37:00qui est primordial aujourd'hui
37:01pour faire face
37:02à des années comme cette année.
37:03Jonathan Bouton
37:04de la Confédération Paysanne.
37:06Il faudrait penser
37:07à un fonds mutuel
37:08et solidaire
37:09avec une contribution
37:10de l'amont et de l'aval
37:11et des prix couvrant
37:12nos prix de production.
37:13C'est-à-dire que tous les aliments
37:14qui rentrent sur notre territoire,
37:15ils ne rentrent pas
37:16en deçà de notre coût
37:17de prix de production.
37:18Et à ce moment-là,
37:19peut-être qu'on arrêterait
37:20de parler de l'eau,
37:20qu'on arrêterait de parler de normes
37:21et peut-être que tout le monde
37:22serait rémunéré.
37:22Bon, idée qu'on peut lancer
37:24dans le débat
37:24de la campagne présidentielle.
37:27Adrien Lefebvre ?
37:29Alors rapidement,
37:30je rejoins un petit peu
37:31la dernière prise de parole.
37:32C'est-à-dire que je trouve
37:33que dans les solutions,
37:34il y a aussi...
37:35Voilà, un agriculteur,
37:36il doit observer
37:37et s'adapter
37:38à son environnement climatique
37:40mais aussi
37:40à son environnement économique.
37:42Et c'est pour ça que nous,
37:43d'ailleurs,
37:43on s'est organisé
37:44depuis plus de 14 ans
37:45avec une marque collective
37:47qui appartient aux agriculteurs
37:48pour aller chercher
37:49beaucoup plus de plus-value
37:50pour le producteur
37:51dans le produit fini
37:52qui est vendu aux consommateurs.
37:54Et c'est aussi pour ça
37:54que je suis sur cette foire
37:56et ça permet quand même
37:58d'anticiper les problèmes.
38:00Alors d'anticiper...
38:00Faire France,
38:01c'est ça, ça s'appelle ?
38:01Voilà, c'est ça,
38:02avec une vache bleu-blanc-rouge
38:04mais dans le but
38:04de mieux rémunérer.
38:05Et c'est aujourd'hui
38:06cette brique-là,
38:06la brique qui rémunère le mieux
38:07les paysans
38:08sur le territoire français
38:10donc qui est vendue
38:10en grande surface.
38:12Et nous,
38:12ça nous permet d'anticiper
38:13justement ces problèmes-là
38:14climatiques,
38:15ces problèmes-là économiques
38:16qui des fois sont pas liés
38:18vraiment à nous
38:19et liés à des choses
38:20qui se passent
38:22et on va aussi falloir
38:23qu'on fasse quelques efforts
38:25sans doute,
38:25qu'on s'adapte.
38:27On parlait des patates
38:28tout à l'heure
38:28avec les frites plus petites.
38:30Bah oui,
38:30elles seront plus petites
38:31mais si vous voulez
38:31des pommes de terre,
38:32ce sera comme ça
38:33en tout cas pour cette année.
38:34Un grand merci
38:34à tous les quatre
38:35d'être venus échanger
38:37ici en direct
38:38de la foire de Chalon.
38:39Dans un instant,
38:40on va se retrouver
38:41parler de ce coup de gueule
38:42des médecins.
38:43Ils sont contre les avis
38:44vous savez qu'on trouve
38:45sur Internet.
38:46Vous n'avez pas aimé
38:47la consultation,
38:48le médecin pas trop sympa
38:49et tout.
38:49Ça les fait bondir.
38:50On va en débattre
38:50dans un instant.
38:52Et puis à 14h,
38:53comme chaque jour sur RTL,
38:54vous avez rendez-vous
38:54avec Jean-Alphonse Richard,
38:55l'heure du crime.
38:56Bonjour Jean-Alphonse.
38:57Bonjour Amandine.
38:58Et aujourd'hui,
38:59l'affaire Jubilard
39:00et cette question
39:01est si le mari de Delphine
39:03avait tout prémédité.
39:04Ah oui,
39:05meurtre ou assassinat,
39:06c'est bien la question
39:07qui se pose aujourd'hui
39:07après les aveux spectaculaires
39:09de Cédric Jubilard.
39:09C'était au début
39:10du mois de juillet
39:11après cinq ans et demi
39:12de mensonges,
39:13il reconnaissait avoir
39:14étranglé Delphine.
39:16Le problème,
39:16c'est qu'il est le seul
39:17témoin de son crime.
39:18Alors ses aveux,
39:19ils sont vérifiés aujourd'hui
39:20par les enquêteurs.
39:21Un procès reporté
39:22au premier semestre 2027
39:24et avec cette interrogation
39:26très très importante.
39:27Et si le mari de Delphine
39:29Jubilard
39:30avait tout préparé,
39:31tout orchestré,
39:32c'est pas impossible
39:33parce qu'on a des aveux
39:34mais on n'a toujours
39:35pas la vérité.
39:36Jubilard,
39:36des aveux trop parfaits.
39:3814h,
39:39à tout à l'heure
39:39lors du crime.
39:40À tout à l'heure
39:41et avant cela,
39:42on parle donc
39:42des avis médicaux
39:44notamment sur Google.
39:46Si vous êtes patient
39:47que vous avez déjà
39:48laissé des avis
39:49ou qui vous servent
39:50ces avis,
39:50appelez-nous
39:513210
39:52parce que pour l'instant
39:52j'ai plutôt des médecins.
39:53J'aimerais bien
39:54entendre les patients.
39:54À tout de suite sur RTL.
39:56Contactez-nous gratuitement
39:57via l'appli RTL
39:59ou au 3210
40:00sur groupama.fr
40:02RTL
40:06Pour l'anniversaire
40:07des magasins U,
40:07coopérative U et RTL,
40:09vous invite à retrouver
40:10la célèbre valise RTL.
40:12Du 8 au 25 septembre,
40:13la valise RTL
40:14se cachera chaque jour
40:15dans un magasin U différent
40:17partout en France.
40:18Écoutez les indices
40:19diffusés sur RTL
40:20pour tenter de la retrouver
40:21et de gagner des produits
40:23pour la rentrée
40:24et 500 euros
40:25en carte cadeau U.
40:26Jeux gratuits,
40:27sans obligation d'achat,
40:28organisés par RTL
40:29et coopérative U.
40:30Règlement complet
40:31sur RTL.fr
40:3412h30,
40:3514h
40:35RTL midi,
40:36les auditeurs ont la parole.
40:38Avec Amandine Bégaud.
40:39Bonjour Amandine,
40:41bonjour à toute l'équipe
40:41des auditeurs ont la parole.
40:42Moi, je voudrais réagir
40:44en disant que je soutiens
40:44les médecins,
40:45que je suis de leur côté.
40:47Alors certes,
40:47il y a des médecins
40:48malheureusement peu scrupuleux.
40:49Par contre,
40:50il y a aussi des médecins
40:51qui se dévouent corps et âme.
40:52S'il existe un litige
40:53entre un patient
40:54et un soignant,
40:55on écrit à l'organisme
40:57qui dirige
40:58la maison de santé
40:59ou soit,
40:59on écrit directement
41:01au conseil de l'ordre.
41:03Le message d'Alexandre
41:04au 3210
41:05qui réagit
41:06à la colère
41:07des médecins
41:08très remonté
41:09contre ces avis
41:10qu'on trouve
41:11sur Internet.
41:12Ça peut être des avis
41:13sur la consultation,
41:15sur le temps d'attente,
41:16le médecin était-il
41:17ou non sympathique.
41:19Ça les fait bondir,
41:20certains dénoncent même
41:20la dictature
41:21des avis Google.
41:23On va en débattre
41:23avec vous
41:24et je voudrais d'abord
41:25qu'on accueille Frédéric.
41:25Bonjour Frédéric.
41:27Oui, bonjour Amandine.
41:28Vous êtes médecin généraliste,
41:30vous, en Normandie,
41:31c'est ça ?
41:32Oui, tout à fait.
41:33Oui, ça vous agace
41:36vous aussi ces avis ?
41:38Évidemment,
41:38c'est agaçant
41:40parce que ça ne fait
41:41jamais plaisir
41:42de se voir mettre
41:44mis en cause
41:45publiquement
41:46et sans possibilité
41:47de répondre
41:48et de se défendre
41:49puisque si les patients,
41:52c'est difficile
41:53d'argumenter
41:54sur les consultations
41:54par rapport
41:55au secret médical,
41:56on ne peut pas
41:56leur répondre
41:56parce que,
41:57après, il faut...
41:58Il faut bien préciser
41:59en fait
41:59que ce qui vous agace
42:00vous, médecin,
42:01c'est que contrairement
42:02aux restaurateurs
42:03par exemple
42:04ou aux hôteliers,
42:05vous ne pouvez pas répondre
42:06et ce à cause
42:07du secret médical.
42:09Oui, à cause
42:09du secret médical.
42:10Bon, après,
42:11je pense que de toute façon,
42:12il faut quand même
42:13malgré tout relativiser.
42:15Les médecins généralistes
42:16font 4000, 5000, 6000
42:18consultations par an
42:19et quand on regarde,
42:22il y a quelques avis.
42:23Chaque médecin,
42:24je ne sais pas
42:24dans les grandes villes
42:25mais dans la ville
42:26où je suis,
42:26la plupart des médecins,
42:28ils ont entre 4 et 20 avis
42:29dont 80% sont plutôt
42:32très bienveillants.
42:33Donc, en fait...
42:33Vous avez déjà eu
42:34des avis négatifs, vous ?
42:36Oui.
42:37On vous reprochait quoi,
42:39Frédéric ?
42:39Il y en a trois.
42:41Il y en a deux,
42:42c'est des patients
42:42que je n'ai jamais vus.
42:45Donc, ils se sont trompés
42:46de médecin peut-être, non ?
42:47Non, non, je ne crois pas.
42:49Il y a des gens...
42:50Bon, il y a...
42:51Ou alors,
42:51ils n'ont pas utilisé
42:53le nom qu'il fallait.
42:55reprocher que la consultation
42:56était trop rapide.
42:58Il y en a un qui reprochait
42:59que j'avais refusé
43:00de voir les trois personnes
43:02parce qu'en fait,
43:02ils avaient pris rendez-vous
43:03pour une urgence
43:04que j'ai vue.
43:06Et puis,
43:06puisque je suis là,
43:07vous allez voir mon enfant
43:08et aussi le deuxième.
43:10Et puis,
43:10j'ai refusé
43:11parce que ce n'était pas
43:11des choses urgentes.
43:12Et ça...
43:13Voilà,
43:13que ça allait mettre
43:14tout le monde en retard
43:15et les patients derrière.
43:16Donc, ça n'a pas plu.
43:17Et puis, voilà.
43:18Bon, après,
43:19on a accusé de tous les maux.
43:20C'est très désagréable,
43:22quand même,
43:22d'être mis publiquement
43:23en accusation.
43:24Après, il faut relativiser.
43:25Il y a aussi plein de gens
43:26qui mettent des avis bienveillants.
43:28Il faut relativiser aussi
43:29parce que des fois,
43:30c'est un peu trop
43:30d'y tir en vie
43:31qu'il faut garder la mesure
43:32dans tout.
43:33Mais ça reste quand même
43:34très, très, très peu de personnes
43:36sur le nombre de consultations
43:37qu'on fait
43:37qui donnent des avis
43:38positifs ou négatifs.
43:41Frédéric, restez avec nous.
43:42On est avec Philippe,
43:43fidèle auditeur de Bar-le-Duc.
43:45Bonjour, Philippe.
43:46Bonjour, Amandine.
43:46Vous êtes ici avec nous
43:48en studio
43:49à la foire de Chalon-en-Champagne,
43:51ancien agent du SMUR,
43:52c'est ça ?
43:53Voilà.
43:53Vous portez quel regard
43:55sur ces avis ?
43:56Alors, moi,
43:57je porte un regard
43:58sur ces avis
43:58qu'il n'y a pas la place.
44:00Ça ne devrait même pas paraître.
44:01Et là,
44:02j'incite les médecins généralistes
44:04à faire remonter
44:04ces affaires-là
44:05au Conseil de l'Ordre
44:06et à transmettre au parquet
44:07pour qu'il y ait une suite pénale
44:08parce que,
44:08quand on va chez un médecin,
44:10on y va
44:10pour se faire soigner,
44:11on doit y aller en confiance.
44:12Et la plupart du temps,
44:13ce sont des avis agressifs
44:15et puis verbales.
44:16Donc, ces gens-là
44:17n'ont pas leur place.
44:18Vous dites qu'il faut les supprimer ?
44:19Il faut supprimer.
44:20Supprimer les avis
44:21ou les mauvais avis ?
44:21Supprimer les avis,
44:22ça n'a pas lieu d'être
44:24sur les réseaux sociaux
44:25que tout le monde peut lire.
44:26Ça met une mauvaise image
44:27du médecin
44:28et quand on va chez le médecin,
44:29on y va
44:29pour se faire soigner
44:30en toute conscience.
44:33Interdire complètement
44:34ces avis, Frédéric,
44:34ça ne vous gênerait pas ?
44:39Alors, je n'entends pas Frédéric.
44:40Oui.
44:41Oui, ça sera difficile.
44:42Oui, je vous entends.
44:43Ça sera difficile à réaliser.
44:45Les interdire, évidemment,
44:46ça serait bien,
44:47mais ça sera très difficile
44:49à mettre en œuvre,
44:50à mon avis.
44:51Après, effectivement,
44:52on peut faire remonter
44:53au Conseil de l'Ordre,
44:54mais il faut savoir
44:54que les Conseils de l'Ordre
44:55sont déjà envahis
44:57de courriers,
44:58de plaintes,
44:59de patients
45:00pour des motifs
45:01en très grande majorité futiles.
45:03Alors, je ne dis pas
45:04qu'il n'y a pas
45:04des choses justifiées,
45:05mais je sais
45:05que les Conseils de l'Ordre
45:06sont débordés
45:08de courriers de patients
45:09qui se plaignent
45:10juste parce que
45:10le médecin était en retard.
45:11On écrit au Conseil de l'Ordre
45:13et il faut savoir
45:14que le Conseil de l'Ordre
45:14après est tenu
45:15de demander
45:15des explications de médecins
45:17quel que soit le motif
45:18aussi futile soit-il.
45:21Xavier, bonjour.
45:22Bonjour.
45:23Vous nous appelez d'où, vous, Xavier ?
45:25De la Tremblade.
45:28Ça se trouve où, pardon ?
45:29En Charente-Maritime,
45:31entre Royan et Rochefort.
45:32En Charente-Maritime.
45:33Vous, vous êtes plutôt
45:34pour ces avis.
45:36Vous les regardez même.
45:37Vous allez nous expliquer ça
45:38dans un tout petit instant.
45:40Frédéric et Philippe,
45:41vous restez bien sûr avec nous.
45:41A tout de suite sur RTL.
45:42Quand soudain, elle croit
45:44de regarder celui qu'elle aime
45:45Merci d'écouter RTL.
45:47Ce n'est pas la vraie vie
45:48qu'on apprend dans ces soirs.
45:50...positif de l'assurance manette.
45:52Jusqu'à 14h.
45:54Les auditeurs ont la parole.
45:56Amandine Bégaud sur RTL.
45:59Heureux soit le patient
46:00qui puisse laisser un avis
46:01s'il a trouvé un médecin
46:03à côté de chez lui.
46:05Quant aux avis,
46:06et là, je m'indigne,
46:07parce qu'on peut laisser
46:09un avis défavorable
46:10quant à un médecin actueux,
46:13quant à une mauvaise signalisation,
46:15quant à un mauvais accueil.
46:17Mais lorsqu'on fait appel
46:19à un médecin, non.
46:21Le message de Caroline
46:23au 3210
46:24qui réagissait donc
46:25à cette colère des médecins
46:28dénonce la dictature
46:30des avis sur Google.
46:31Alors, le mot dictature
46:33est peut-être un peu fort,
46:34toujours est-il,
46:34qu'en effet,
46:34il y en a un certain nombre
46:36que ça agace
46:37de voir des avis comme ça,
46:38alors même qu'ils ne peuvent pas
46:40y répondre
46:40en raison du secret médical.
46:43Xavier, vous, je le disais,
46:46vous vous servez, vous,
46:47de ces commentaires.
46:47Racontez-moi.
46:49Oui, donc, je crois
46:50que c'est Frédéric
46:51qu'on a eu en l'équipe
46:52qui est là aussi
46:52et qui disait
46:53qu'il y a souvent
46:55des bons avis
46:56et peu de mauvais avis.
46:58Mais dans ces cas-là,
46:59on voit que c'est un bon médecin.
47:00On ne peut pas avoir
47:01tous des patients heureux.
47:03Mais par contre,
47:04au contrario,
47:05quand on entend Ludovic,
47:07je pense,
47:09ou l'autre personne
47:10qui disait
47:10qu'on devrait interdire.
47:11Donc, ça veut dire
47:12qu'en fait...
47:12C'est Philippe.
47:13Philippe, voilà.
47:14Qu'on doit tous se taire,
47:15on ne doit rien dire.
47:16Moi, j'ai vécu, malheureusement,
47:17des situations
47:18où des médecins
47:20se prenaient...
47:21Enfin, ils avaient
47:21le syndrome de Dieu
47:23parce que, bon,
47:24ma femme a été malade
47:24pendant des années.
47:26On n'avait pas le droit
47:26de poser des questions.
47:28Et il y a des médecins
47:28qui, quand ils n'ont plus
47:29envie d'être médecin,
47:30parce qu'au début,
47:30c'est des médecins
47:31qui sont motivés,
47:33ils ont la passion,
47:34ils ont...
47:34Voilà.
47:35Mais quand ils n'ont plus envie,
47:36dans d'autres métiers,
47:37on fait une formation
47:38pour faire un autre métier.
47:39Mais là, ils restent.
47:40Et donc, de passion,
47:41on devient client.
47:42Et ça, ça se voit
47:43dans les commentaires.
47:44Quand il y a
47:44plus d'avis négatifs
47:47que d'autres,
47:48c'est qu'il y a
47:48un vrai souci.
47:49Mais il ne faut pas
47:50laisser les médecins
47:52dans le tour d'argent.
47:53Ça vous est arrivé
47:54avec l'avis
47:55de laisser un avis négatif
47:57ou pas ?
47:57Non, je ne l'ai jamais fait.
47:59Non, non.
48:00Par contre,
48:01quand on...
48:03Je suis dans une région
48:04où ce n'est pas énorme,
48:05enfin,
48:05ce n'est pas très grand.
48:08Entre nous,
48:09on se parle.
48:10Et il y a souvent
48:11les mêmes réflexions
48:12qui viennent
48:12sur les mêmes lieux.
48:14Mais malgré tout,
48:15comme il y a
48:15un manque de médecins,
48:16ben voilà.
48:17Est-ce que l'ordre
48:18fait vraiment quelque chose
48:19quand il y a une plainte
48:20ou c'est mis sous le tapis ?
48:21Vous voyez,
48:22ce n'est pas méchant.
48:23Les avis,
48:24ils ne sont pas toujours bons
48:25et c'est dans tous les domaines.
48:27Mais pourquoi les médecins
48:28ne pourraient pas
48:29avoir un avis ?
48:30Ça leur donne aussi,
48:31parfois...
48:32Parce que j'avais envie
48:32de vous dire,
48:32ce n'est pas une marchandise
48:33non plus
48:34et surtout,
48:34ils ne peuvent pas
48:35vous répondre.
48:36Ben si,
48:37ce n'est pas médical,
48:37pourquoi ne peuvent-ils
48:38pas répondre ?
48:40Ben parce que c'est médical.
48:41ils ne peuvent pas dire
48:42ben non,
48:43moi je suis le médecin
48:43d'un tel,
48:44c'est le secret médical.
48:45Aujourd'hui,
48:46un médecin,
48:46n'importe quel...
48:47Écoutez-moi juste,
48:48David,
48:48n'importe quel médecin
48:49que je croise
48:50ne peut pas me dire
48:51je soigne Xavier.
48:52Ce n'est pas possible.
48:54Sinon,
48:54il offre un
48:55le secret médical.
48:56Je comprends.
48:57Mais en même temps,
48:58des mauvais avis,
48:59on aura toujours.
49:00Mais un médecin
49:00qui n'a que des mauvais avis,
49:02il y a un souci.
49:03Oui,
49:04mais je suis d'accord
49:04avec vous.
49:04Ça,
49:05c'est sûr.
49:05C'est là-dessus
49:06que je dis
49:06que je gère,
49:07mais si je vois
49:08que le médecin
49:09est toujours en retard
49:10quand on est
49:11entrepreneur ou salarié,
49:12on doit déposer
49:13des jours d'RTT ou autre.
49:14On ne peut pas
49:15se permettre
49:16d'avoir trop non plus.
49:18Voilà.
49:19Moi,
49:19je trouve que
49:20ce n'est pas mauvais,
49:20mais naturellement,
49:22comme Philippe disait,
49:23quand il y a des abus,
49:24il faut demander
49:25au conseil de l'ordre
49:28de trancher.
49:29De réagir.
49:29Voilà.
49:31Florence,
49:31bonjour.
49:32Vous aussi,
49:32vous êtes d'accord
49:33avec ce que dit Xavier,
49:34je crois.
49:34Vous êtes infirmière.
49:36En gros,
49:37oui,
49:37parce que
49:39je pense que
49:40cette histoire
49:40de secret médical,
49:41ça n'a rien à voir
49:43avec le problème
49:43dont on parle aujourd'hui.
49:46On ne conteste pas,
49:47quand on n'est pas d'accord
49:48avec le médecin,
49:49on ne conteste pas forcément
49:51le diagnostic
49:52ni ses capacités
49:54de prescription,
49:55etc.
49:56Ce qu'on conteste souvent,
49:57c'est de nous avoir
49:58fait poireauter
49:59pendant des plombes
50:00dans la salle d'attente,
50:01c'est d'être désagréable,
50:03c'est de ne pas expliquer,
50:04c'est de ne pas parler.
50:07Quand on pose des questions,
50:08on se fait renvoyer
50:09dans les cordes
50:10et si on insiste,
50:12alors là,
50:13on cause leur honnêteté,
50:17ils le prennent mal,
50:18c'est eux qui ont le savoir,
50:20qui ont le pouvoir.
50:21Mais j'allais vous dire,
50:22Florence,
50:22il y a des gens pas sympas
50:23dans tout domaine,
50:24des imbéciles.
50:25Ça, je suis d'accord avec vous.
50:27Mais ça n'a rien à voir
50:28avec le secret médical.
50:29Quelqu'un qui ne vous dit pas bonjour,
50:31c'est quelqu'un qui est grossier,
50:32qui est mal élevé.
50:33Et ça,
50:33on peut le mettre
50:34dans un avis Google.
50:35Le docteur machin
50:36est désagréable,
50:38il vous prend en retard,
50:41il ne vous répond pas
50:42quand vous posez une question,
50:44etc.
50:44Ça, ça n'a rien à voir
50:45avec le secret médical.
50:47C'est ça que je veux dire,
50:48c'est qu'ils ont une position
50:49tellement haute
50:50par rapport au commun des mortels
50:52que nous sommes
50:53que pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas dire
50:56sur Google
50:57ou sur une autre plateforme
50:59« Eh bien, il est drôlement désagréable,
51:01moi, je ne reviendrai plus le voir
51:02parce que ceci ou cela,
51:04pourquoi pas ? »
51:05En tout cas,
51:06on a ouvert le débat.
51:07On a ouvert le débat
51:09et bon,
51:10je n'arriverai pas à vous mettre d'accord,
51:11mais ce n'est pas l'objectif
51:12de cette émission,
51:13c'est de vous entendre,
51:14merci beaucoup Florence,
51:15David et Frédéric,
51:16merci à vous.
51:17Philippe, merci beaucoup
51:18d'être passé nous faire un petit coucou
51:20sur le stand RTL
51:22ici à Châlons en Champagne.
51:24On est sur la foire de Châlons
51:26et on a un autre fidèle auditeur,
51:28Sohené,
51:28qui est venu nous voir,
51:29qui rentre en CE2
51:30avec sa maman Isabelle.
51:32Bonjour Isabelle.
51:32Bonjour Amandine.
51:33Il n'a pas envie, Sohené,
51:34de venir nous faire un petit coucou
51:35à l'entête.
51:35Il est un peu impressionné, je pense.
51:36Mais je le comprends
51:37et je ne vais pas l'obliger.
51:39Il rentre en CE2
51:40et on est à la veille de la rentrée.
51:42Oui.
51:42Ça va vous ?
51:43Oui, on va reprendre
51:44une vie quotidienne
51:45rythmée différemment
51:46avec l'école
51:47et les activités sportives.
51:50Tout est prêt ?
51:50Le cartable ?
51:52Presque.
51:53Oui.
51:53On va tout vérifier ça ce soir.
51:55Et une petite inquiétude ou pas ?
51:56Oh non.
51:57Non, non, c'est une bonne école.
51:59Il reste à Prieur de la Marne,
52:00à Châlons.
52:01Oui.
52:02De petite section jusqu'à CM2.
52:04Donc impeccable.
52:05Ce soir,
52:05nous allons nous rendre à l'école
52:07pour voir la liste des classes.
52:08Avant la rentrée,
52:09vous allez connaître la liste ?
52:10Oui, voilà.
52:11Donc c'est pas mal.
52:12Il saura quelle maîtresse
52:13il va voir
52:14ou quel maître.
52:15Et quel copain ?
52:16Voilà, c'est ça
52:17qui l'intéresse surtout.
52:18Savoir s'il va être
52:19avec ses copains ou pas.
52:21Il ira bien.
52:22Comme tous les enfants.
52:23En tout cas,
52:23Soanné,
52:23je te souhaite
52:24une très très belle rentrée
52:25comme aux quelques 12 millions d'élèves
52:28qui feront leur rentrée demain.
52:29C'est toujours un moment important
52:32dans les familles,
52:32pour les papas,
52:33pour les mamans,
52:34pour les enfants bien sûr,
52:35pour les grands-parents aussi.
52:36On aura l'occasion d'ailleurs
52:37d'en parler demain
52:39dans les auditeurs
52:40où on a la parole.
52:41Appelez-nous.
52:41Tiens, d'ores et déjà,
52:42ou laissez-nous un petit message
52:43à la fois sur l'application RTL,
52:45sur la page Instagram,
52:46pour nous dire
52:47comment ça s'est passé demain,
52:50si vous avez un premier aperçu
52:52déjà à la mi-journée,
52:53si vous les récupérez ou pas
52:54à la cantine,
52:55pas à la cantine justement,
52:56s'ils n'y vont pas,
52:57vous me racontez...

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