Passer au playerPasser au contenu principal
Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:0117h, bonsoir, merci de nous accueillir. 17h, 19h, c'est votre punchline de ce dimanche.
00:00:05Je vous présente l'équipe dans quelques instants, mais elle a eu un seul titre, évidemment, un seul titre.
00:00:09Florence qui a rendu hommage cet après-midi à Liana au cours d'une marche blanche.
00:00:13Vous voyez sur ces images beaucoup de monde et surtout beaucoup d'émotions dans cette commune du Gers.
00:00:17Les parents de Liana étaient présents, le papa de Liana tenant une banderole sur laquelle était écrit.
00:00:21Plus jamais ça, des parents qui ont refusé la présence de toute personnalité politique.
00:00:26On retrouvera toutes nos équipes sur place, nos spécialistes à mes côtés.
00:00:29Et puis, en toute fin de nos deux heures, on parlera aussi de la visite du pape en Espagne.
00:00:32Plus de 1,2 million de personnes se sont rassemblées ce dimanche dans les rues du centre de Madrid pour
00:00:37suivre une messe.
00:00:38On y reviendra avec Emeric Pourbet qui sera à mes côtés.
00:00:41On va donc commencer, je vous le disais, ce punchline en prenant la direction de Florence.
00:00:45Mais tout d'abord, mes invités, Rachel Kahn est avec nous. Bonjour Rachel.
00:00:48Bonjour Thierry.
00:00:49Merci d'être avec nous. Jean-Christophe Couville, secrétaire national d'unité d'avec nous. Bonsoir.
00:00:53Maître Kathleen Tailleb doit nous rejoindre et elle arrive, avocate des familles de victimes sur le périscolaire.
00:01:01Bonsoir ma chère Kathleen.
00:01:02Tanguy Hamon, notre spécialiste police-justice, est avec nous.
00:01:05Sans oublier également Samuel Depastier, pédopsychiatre.
00:01:09On aura bien besoin également de votre regard.
00:01:11Bonsoir.
00:01:11Merci d'être avec nous.
00:01:12On va donc prendre la direction de Florence avec cette marche blanche en hommage à Liana tout au long de
00:01:18notre émission.
00:01:19Donc on va retrouver nos équipes, les témoignages.
00:01:21La marche qui s'est terminée il y a quelques instants et qui s'est terminée par une prise de
00:01:27parole.
00:01:27Et je vous propose d'écouter tout d'abord la prise de parole de la tante de Liana.
00:01:33Nous tenions tout d'abord à vous adresser ces quelques mots pour vous remercier d'être là à notre côté
00:01:38aujourd'hui.
00:01:38Il n'y a pas de mots pour décrypter le soutien que vous nous apportez depuis ce vendredi 29 mai,
00:01:45ou en nous a enlevé la petite Liana.
00:01:49Mille merci pour tout.
00:01:50Je tiens personnellement à remercier M. le maire, son adjoint et ses collaborateurs
00:01:55pour tout ce qui a été mis en place, ainsi que pour leur soutien.
00:02:03Aujourd'hui, ma fille Liana doit être tellement émue de voir tout là-haut,
00:02:09tout ce monde rassemblé spécialement pour elle.
00:02:12Les mots manquent.
00:02:14Personne ne, je pense, n'est préavis pour une disparition aussi brutale que celle que nous vivons depuis vendredi.
00:02:19Notre petit monde tout entier s'est écroulé.
00:02:22Une fois de plus, je nourris les mots pour décrire ce drama abominable qui touche notre famille.
00:02:27Nous tenir devant vous tous et de tous aujourd'hui et parler de Liana est surréaliste.
00:02:35Une dernière fois, mille merci du fond du cœur.
00:02:39Et au nom de toute notre famille, merci infiniment pour elle.
00:02:43Liana, pardon, pardon pour ce que tu as vécu.
00:02:46Nous t'aimons tellement.
00:02:47Merci.
00:02:50Applaudissements
00:03:00Voilà le discours très touchant de l'attente de Liana.
00:03:05On reviendra sur les mots prononcés par l'attente de Liana.
00:03:10S'en est suivie également une chanson en hommage à Liana.
00:03:14Je vous propose de l'écouter.
00:03:17Applaudissements
00:03:21Dans mes bras, tu es arrivé
00:03:24Un souffle doux, un ciel enchanté
00:03:27Ton sourire éclaire mes jours
00:03:30Petit trésor, mon plus bel amour
00:03:34Quand tes yeux sourent sur le matin
00:03:37Je sens le monde devenir serein
00:03:41Ta voix résonne comme une chanson
00:03:44Et je t'accompagne à chaque saison
00:03:49Liana
00:03:50Tu peux m'en détoile qui blé
00:03:54Dans mon cœur, tu danses
00:03:59Tu sentis
00:04:01Chaque instant
00:04:04Voilà, notre petit monde tout entier s'est effondré, a dit l'attente de Liana.
00:04:10Mais je vous propose également d'écouter le maire de Florence qui s'est exprimé, puisque vous le savez, au
00:04:16cours de cette marche blanche, la famille de Liana ne voulait absolument pas qu'il y ait de présence de
00:04:22politique.
00:04:23Cormier les politiques locaux et ça veut dire sans doute beaucoup de choses.
00:04:26Mais écoutez d'abord le message du maire de Florence, il est excessivement limpide et ferme.
00:04:33Depuis une semaine, nous vivons dans la sidération, sous les lumières des caméras, à espérer que l'innommable n'ait
00:04:43pas lieu.
00:04:44Et pourtant, il a eu lieu.
00:04:49Et on veut nous faire croire que cette tragédie qui frappe la famille de Liana n'est qu'un dysfonctionnement
00:04:54au milieu d'un système qui, lui, marcherait bien.
00:04:58La réalité, c'est que Liana est le dernier acte d'une tragédie qui se joue depuis bien trop longtemps.
00:05:07Celle de nier la parole des enfants.
00:05:11Alors même qu'elle devrait avoir toute notre attention, comme d'autres pays européens savent, eux, le faire depuis des
00:05:19années.
00:05:20C'est une faillite dans notre mission la plus importante en tant qu'élu, en tant que nation, en tant
00:05:27qu'humain, protéger les enfants.
00:05:34C'est bien nous, en tant qu'État, en tant que société, en tant qu'adultes, qui avons le pouvoir
00:05:44de présider à leur destinée, en étant soit leur protecteur, soit leur bourreau.
00:05:51Aujourd'hui, nous sommes une ville en colère, un territoire en colère, un pays en colère.
00:06:01Depuis trop longtemps, nous tolérons un système qui étouffe, au lieu d'entendre, qui dissuade, au lieu d'encourager, en
00:06:10demandant aux enfants d'avoir une parole d'adulte, dans des lieux d'adultes, avant d'être adultes.
00:06:19Rappelons-nous toujours qu'avant d'être adultes, l'enfant est humain.
00:06:26Depuis quelques jours, certains tentent de protéger le système en faisant de l'IANA, de Florence, de la procureure d
00:06:32'Auches, des gendarmes de Lectours, la somme de défaillances individuelles.
00:06:36Ne nous y trompons pas.
00:06:38Il s'agit d'une défaillance sociétale.
00:06:42Rien de moins.
00:06:45L'IANA ne doit pas être la goutte d'eau qui fait déborder le vase, mais elle doit être la
00:06:54goutte d'eau qui renverse ce vase.
00:06:57Au-delà de toute considération politique, je vous pose la question.
00:07:03Combien de marches blanches, combien de minutes de silence encore, nous faudra-t-il vivre ?
00:07:12Plus jamais, les enfants victimes ne doivent se retrouver avec une accumulation de plaintes sans suite, faute de preuves caractérisées.
00:07:19Plus jamais, les enfants ne doivent être des proies qui s'accumulent pour des prédateurs qui rodent en toute impunité.
00:07:25Plus jamais, nous ne devons garder le silence.
00:07:28Que la honte change de camp.
00:07:32La famille de l'IANA, cette famille derrière moi, unie et digne.
00:07:39Cette famille vaut mieux qu'une énième enquête administrative, qu'une énième circulaire.
00:07:47Ces circulaires qui ne sont rien plus ni moins que des notes d'intention politique.
00:07:53Elle vaut mieux qu'une énième indignation de façade.
00:07:57Il s'agit de plus.
00:08:01Il s'agit de plus que de s'en vouloir.
00:08:04Il s'agit d'agir.
00:08:06Aujourd'hui, nous attendons des actes, au-delà des formules chocs.
00:08:13Nous attendons des lois, au-delà de multiples commissions.
00:08:17Nous attendons une volonté d'État, au-delà d'un palable ministériel.
00:08:23Nous sommes tous ici, Estelle Mouzin.
00:08:26Nous sommes tous ici, Maëlys.
00:08:29Nous sommes tous ici, Liana.
00:08:33Il est enfin venu le temps de mettre un terme définitif à un système qui broie, au lieu de relever
00:08:39et d'accompagner.
00:08:41Le 7 juin 2026 ne sera pas le jour le plus triste de l'histoire de Florence, non.
00:08:47Ce jour-là, ce jour, ce jour-là sera le jour où la famille de Liana, ses proches,
00:08:55et tous les citoyens, auront décidé de se lever pour protéger tous les enfants.
00:09:04Ce n'est pas, comme je l'ai entendu ces derniers jours dans la presse nationale,
00:09:09un petit village de province qui pleure la disparition d'une jeune fille.
00:09:16Non, je le dis à la France entière, c'est la ville de Florence qui pleure la disparition d'une
00:09:24enfant,
00:09:24qui pleure l'assassinat d'une enfant.
00:09:27Ce n'était pas une jeune fille, c'était une enfant.
00:09:34Alors, mesdames et messieurs, avec vous tous, avec toutes les personnes qui partagent la peine des parents de Liana,
00:09:42je vous invite à respecter une humide de silence et à vous recueillir en pensant à elle,
00:09:48en pensant à la souffrance que ses parents traversent actuellement.
00:09:51Je vous remercie.
00:09:53Une minute de silence qui sera rompue par une chanson,
00:09:59Les Anges, choisi par la famille.
00:10:02Et par la suite, mesdames et messieurs, je vous demanderai dans ma plus grande dignité
00:10:06de conserver le silence,
00:10:08de nous laisser quitter cette place avec la famille
00:10:11pour rejoindre les lieux qui sont prévus par la suite
00:10:16et de respecter la mémoire de Liana.
00:10:19Merci à tous.
00:10:21On va revenir avec mes invités sur ce discours avec des mots très très forts,
00:10:26je trouve très touchants, du main de cette petite commune de Florence.
00:10:30Il y a beaucoup à dire, beaucoup à commenter.
00:10:33et puis quelques messages envoyés à ceux qui nous gouvernent.
00:10:36Mais avant d'ouvrir le débat avec mes invités,
00:10:39on va trouver l'une de nos équipes sur le terrain,
00:10:41Mathilde Ibanez et Timothée Forger.
00:10:43Vous avez suivi de très près cette marche.
00:10:46Et le maire de Florence, je le disais, a tenu un discours très touchant
00:10:49et a rappelé l'unité, la dignité de la famille de Liana.
00:10:57Exactement, cette dignité, cette unité, c'est vraiment ce qu'on a vécu,
00:11:01ce qu'on a ressenti tout au long de cette marche des parents extrêmement dignes,
00:11:06soudés face à l'horreur.
00:11:08Nous sommes justement avec Laurent.
00:11:10Bonjour.
00:11:11Vous avez fait plusieurs kilomètres pour venir ici.
00:11:13Qu'est-ce qu'on retient des mots de cette attaque ?
00:11:16Ce qu'on sent, c'est terrible.
00:11:19C'est quelque chose de grandiose.
00:11:22C'est une tristesse qu'on ne peut pas qualifier.
00:11:27Ces mots, cette marche blanche qui a été quand même une marche,
00:11:32une très très grande marche.
00:11:34Et puis avec beaucoup d'émotion,
00:11:36M. le maire, comme la famille, qui a parlé pour Liana,
00:11:40pour dire tous ces mots, toutes ces choses
00:11:44qui ont fait que cette petite n'est pas au ciel toute seule.
00:11:51On l'accompagnait quand même.
00:11:52Mais ça a été quand même vraiment quelque chose de très émotionnel.
00:11:56Et justement, les mots de cette tata,
00:11:58ce sont les mots des parents qui disent
00:12:01« Pardon pour ce que tu as vécu, nous t'aimons. »
00:12:05Cette dignité, cette force de ses parents.
00:12:07Mais bien sûr que de toute façon, on ne peut que l'aimer.
00:12:09Parce que c'est une petite fille qui ne demandait rien,
00:12:12qui voulait simplement béjouer, s'amuser,
00:12:16être avec ses copines, ses copains,
00:12:19continuer sa vie.
00:12:21Et puis malheureusement, elle a été arrachée par un monsieur qui...
00:12:26Je ne sais même pas si on peut le qualifier.
00:12:29Et voilà.
00:12:29Enfin, je préfère ne pas dire...
00:12:33Et justement aussi, les mots de ce maire qui dit
00:12:35« Liana est le dernier acte de tragédie qui dure depuis trop longtemps. »
00:12:39C'est une faille de la nation.
00:12:41Protégez nos enfants.
00:12:42Oui, tout à fait.
00:12:43Il faut protéger dorénavant nos enfants.
00:12:45Il faut faire attention.
00:12:46Parce qu'un jour ou l'autre, je pense que le peuple va se retourner.
00:12:49Je pense qu'on va faire justice soi-même.
00:12:52Moi, je suis papi.
00:12:54Je suis papa.
00:12:54Et je peux dire une chose, c'est que si ça devait m'arriver à moi,
00:12:59je ne sais pas vraiment comment j'aurais à gérer.
00:13:01J'ai la colère, c'est vrai.
00:13:02Parce que bon, enlever la vie à un enfant, c'est terrible.
00:13:08Mais moi, je pense que...
00:13:09Je ne sais pas comment j'aurais à gérer.
00:13:11Mais je pense que peut-être que je ferais justice moi-même.
00:13:15En tout cas, merci beaucoup pour votre témoignage.
00:13:18Les prises de parole ont été forcément un moment extrêmement fort
00:13:22de cette marche blanche.
00:13:23Un autre moment extrêmement fort, c'était devant l'établissement de Liana
00:13:27où le papa et la maman ont retiré ensemble le t-shirt qu'ils portaient
00:13:31avec le portrait de leur enfant pour le déposer sur la porte de cet établissement
00:13:36devant des milliers de personnes.
00:13:38Merci beaucoup Mathilde Ibanez avec Timothée Forger.
00:13:40On va vous retrouver tout au long de notre punchline
00:13:42avec bien sûr d'autres témoignages.
00:13:45On va retrouver notre équipe sur place.
00:13:47Pauline Trevzer et Naomi Hardy.
00:13:49Pauline, merci d'être avec nous.
00:13:51Vous avez suivi, vous aussi, cette marche blanche.
00:13:55Je le disais, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'émotions, un silence, une humilité.
00:14:01Qu'est-ce qui vous a le plus marqué, Pauline, à travers tous les témoignages
00:14:04que vous avez pu recueillir tout au long de cette marche ?
00:14:11Oui Thierry, alors le moment le plus marquant, c'est quand la famille de Liana, ses proches,
00:14:17sont arrivés ici sur cet estrade accompagnés du maire de Florence et de leur avocat.
00:14:24Vous voyez toutes ces fleurs qui ont été déposées par les habitants,
00:14:27les personnes présentes lors de cette marche blanche pour soutenir la famille de Liana.
00:14:34Et ce qui était vraiment marquant, c'est lorsqu'une musique a été diffusée,
00:14:39la musique de Kenji Jira, qui a été réécrite spécialement pour la petite Liana,
00:14:45Dans mes bras, c'est le titre de cette musique.
00:14:47Et bien à ce moment-là, nous avons vraiment vu toute cette foule vêtue de blancs
00:14:52qui étaient extrêmement émues.
00:14:55Nous avons vu des enfants pleurer, des personnes âgées,
00:14:58et également les policiers qui assuraient cette marche blanche qui était extrêmement émue.
00:15:05Alors le maire a commencé à prendre la parole.
00:15:08Ensuite, la marraine de la petite Liana s'est également exprimée,
00:15:12une prise de parole assez courte.
00:15:14Nous avons vu également ses parents bouleversés par cette tragédie
00:15:18qui touche cette petite ville de Florence dans le Gers.
00:15:21Merci Pauline, Pauline Trevzer avec Noémie Hardy.
00:15:24Et on va vous retrouver, vous aussi, tout comme Valentin Rouillon et Emma Loro,
00:15:29dans le courant de cette émission.
00:15:31Rachel Kahn, je me tourne vers vous.
00:15:33On a écouté beaucoup de témoignages, en longueur des témoignages poignants.
00:15:38Mais j'aimerais qu'on vienne sur le discours du maire,
00:15:40qui a fait passer très clairement un grand nombre d'informations,
00:15:44et notamment à ceux qui nous gouvernent.
00:15:46Dernier acte d'une tragédie qui se joue depuis bien longtemps.
00:15:49Il faut protéger les enfants, défaillance sociétale, rien de moins.
00:15:54Ça ne doit pas être la goutte d'eau qui renverse,
00:15:56ça doit être la goutte d'eau qui renverse le vase, a-t-il précisé.
00:15:59Il y a beaucoup de messages à travers cet élu local.
00:16:02Oui, il y a beaucoup de messages.
00:16:03En fait, il a souligné finalement un abandon.
00:16:07Un abandon, une nouvelle fois, un abandon de cette petite.
00:16:11Et puis c'est vrai qu'il y a certains élus dont la parole est presque violente.
00:16:16C'est-à-dire tellement elle n'est pas en phase avec la réalité.
00:16:20Et puis il y a aussi d'autres élus qui alimentent aussi le dysfonctionnement de la police.
00:16:25Moi, j'aimerais simplement rappeler quelque chose de...
00:16:29Pardon, je suis un peu émue, mais quelque chose de personnel.
00:16:32Oui, parce que c'est un cauchemar.
00:16:34Et puis parce qu'on sait à quel point la police, la justice est engorgée.
00:16:38Et quand je pense que pour avoir exprimé le fait de ce qu'est le palestinisme en plateau de télé,
00:16:43ici, Sandrine Rousseau a fait un article 40, il mord chez moi, a fait un article 40 contre moi
00:16:51et que dans les deux mois, j'ai été rue du Bastion à la police judiciaire.
00:16:56Cinq heures d'audience, cinq heures d'audience.
00:16:58On a pris mes empreintes.
00:17:00On a pris une photo de face de profil.
00:17:03J'étais considérée comme une délinquante, comme une criminelle,
00:17:06pendant que des prédateurs sexuels sont dans la rue.
00:17:09On a aussi certains élus qui engorgent la justice avec des procédures bâillons.
00:17:13Et ça, c'est aussi irresponsable politiquement.
00:17:17Irresponsable parce qu'un homme politique, une femme politique,
00:17:20doit protéger l'ensemble des citoyens
00:17:23et ne pas engorger les services de police pour faire taire les gens.
00:17:27On reviendra également, parce qu'on a beaucoup, beaucoup de témoignages,
00:17:30vous l'imaginez bien, recueillis par nos équipes.
00:17:33Je me tourne vers vous, mon cher Jean-Christophe.
00:17:37Lorsque vous avez cette personne interrogée par notre journaliste qui dit
00:17:41« Si ça continue, on va se faire justice nous-mêmes. »
00:17:45Moi, je l'entends à tous les repas, y compris dans ma famille, je le dis.
00:17:49Quand vous êtes grand-père et que vous avez 80 ans et qu'on peut toucher à vos enfants,
00:17:55vous dites à un moment donné « Je n'ai plus rien à perdre, ma vie, elle est derrière moi.
00:17:58»
00:17:58Quand vous êtes policier, vous, justement, votre job, c'est d'éviter ces drames.
00:18:02Et on se bat souvent contre courant pour éviter ces drames.
00:18:07Mais en fait, on se bat avec les armes qu'on nous donne.
00:18:10Les armes, c'est la loi, c'est les moyens financiers, les moyens humains.
00:18:14Il n'y a pas si longtemps que ça, en octobre, on allait distribuer, nous, notre syndicat,
00:18:18des flyers aux citoyens pour leur dire qu'il y avait 3 millions de procédures
00:18:21qui n'étaient pas encore traitées.
00:18:24Justement, il nous manquait 2 000 officiers de police judiciaire.
00:18:28On s'est appuyé sur un audit aussi de l'IGA, de l'Inspection Générale d'Administration,
00:18:35l'Inspection Générale de la Justice, qui, en 2023, a dit qu'il y avait un gros problème
00:18:40de stock et de flux de dossiers.
00:18:42Et depuis, en fait, il n'y a rien eu.
00:18:43C'est-à-dire qu'il y a eu zéro directive.
00:18:46Donc nous, ça nous rend, bien sûr, tristes aussi,
00:18:50parce qu'en fait, on sait qu'on n'arrivera pas, malheureusement, à lutter contre ça.
00:18:53Après, je vois cette souffrance de tout un peuple.
00:18:59Et en fait, ça vient vous percuter votre quotidien.
00:19:02Parce que cette petite fille, c'est peut-être votre fille.
00:19:04J'ai écouté ce matin, il y avait un chauffeur de bus qui l'emmenait tout le temps.
00:19:08Moi, mes filles, elles prennent le bus pour aller à l'école.
00:19:10Et donc, à un moment donné, on peut comprendre que ce soit touchant.
00:19:14Donc, effectivement, et en fait, ça touche aussi la France rurale.
00:19:18Là, ça ne touche pas les grosses agglos avec tous les bobos qui vont nous faire la leçon.
00:19:22Là, ça touche la France rurale, des gens qui n'ont rien à faire de la délinquance au quotidien,
00:19:27parce que c'est quand même des endroits calmes.
00:19:28Et d'un seul coup, il y a cette réalité, cette horreur qui vient vous percuter dans votre quotidien.
00:19:32Alors oui, c'est un choc.
00:19:33Et d'ailleurs, on va le voir, et peut-être que monsieur le pédopsychiat nous expliquera,
00:19:36mais il y a déjà une culpabilité collective.
00:19:38C'est-à-dire, il y a des choses que j'ai vues.
00:19:40Pourquoi je n'ai pas fait ça ? Pourquoi le mec, je ne l'ai pas interpellé ?
00:19:42Il y a un sentiment de culpabilité de la part des habitants.
00:19:46On n'en fait jamais.
00:19:46Exactement.
00:19:47On va continuer nos échanges.
00:19:48Je vous donnerai la parole, évidemment, à maître Kathleen Tailleb et Samuel Lepassime.
00:19:53On va retrouver l'une de nos équipes, Pauline Trevzer, avec Noémie Hardy.
00:19:57Pauline, vous avez un témoignage à vos côtés, me semble-t-il.
00:20:00Me dit-on.
00:20:04Oui, tout à fait Thierry, je suis avec Jacques, un habitant de Toulouse,
00:20:08qui est venu spécialement aujourd'hui à Florence pour témoigner son soutien à la famille de la petite Liana.
00:20:15C'est un moment extrêmement émouvant auquel on a assisté.
00:20:19Oui, absolument, un moment très émouvant.
00:20:22On ne pouvait pas, quand on est père et grand-père de petite fille,
00:20:26on ne peut pas être là pour témoigner le soutien à cette famille-là,
00:20:30qui est accompagnée à tout ce cortège dans une grande dignité.
00:20:35C'est un moment très fort.
00:20:36C'était le premier point pour lequel, en tout cas, je voulais être là, je voulais être présent.
00:20:41Et puis, un autre point qui me paraît important, c'est que je suis sensible à la pédo-criminalité.
00:20:48Et ce que je trouve dommage, c'est qu'on a des promesses qui nous ont été faites en 2022,
00:20:54ou dans les 40 dernières secondes d'un débat, j'ai entendu qu'on allait protéger les enfants.
00:20:58Et en fait, je m'aperçois que tous les jours, on voit...
00:21:00Alors, on ne parle pas de Philippines, on pourrait parler de Thomas, on pourrait...
00:21:03Et là encore, une autre fois.
00:21:05On en a marre des marches blanches.
00:21:06Je pense qu'on en a marre, on en a très marre, c'est les marches blanches.
00:21:09J'ai fait une photo avec l'image de Liana, où il est marqué dessus, ça suffit.
00:21:13Ça suffit quoi ?
00:21:14Et ça suffit qu'on nous prenne pour des imbéciles.
00:21:16Je pense qu'on est arrivé à un moment où les Français aiment.
00:21:19Et vous l'avez vu, d'ailleurs, sur La Place, aujourd'hui, il y a beaucoup, beaucoup de monde.
00:21:23Mais je peux vous dire aussi que je pense avoir la parole aussi de beaucoup, beaucoup de monde et de
00:21:27Français.
00:21:28Vous savez, je pense qu'il y a d'un assez.
00:21:30Il faut que ça s'arrête à un moment.
00:21:32Ça suffit.
00:21:33Ce n'est pas que ça suffit.
00:21:34Il faut que ça s'arrête là.
00:21:35Il faut que ça s'arrête vite.
00:21:37Je crains qu'à un moment...
00:21:38J'ai entendu une autre personne que vous avez interviewée qui disait...
00:21:43Il y en a marre, je ne sais pas comment je réagirais.
00:21:45Moi aussi, si on touche un dessus de filles, je ne suis pas sûr d'être aussi gentil que ça.
00:21:49Ce n'est pas possible, ça.
00:21:50À un moment, il faut que ça s'arrête.
00:21:51Et on a quand même les moyens de faire arrêter cela.
00:21:54On peut quand même agir là-dessus.
00:21:58Merci beaucoup, Jacques, pour votre témoignage.
00:22:00Vous l'avez entendu, Thierry, c'était un moment de recueillement aujourd'hui.
00:22:04Mais ces habitants ne peuvent pas cacher cette colère.
00:22:07Il y a une grande incompréhension ici à Florence, mais également aux alentours.
00:22:12Et finalement, dans toute la France, à savoir qu'il y avait environ 6 000 personnes présentes ici à Florence
00:22:18lors de cette marche blanche cet après-midi.
00:22:21Et je mesure au combien, Pauline Trevzer, avec Noémie Hardy, tous ces témoignages que vous recueillez.
00:22:25On est passé du stade de l'émotion à la colère.
00:22:29Et je le vois sur les messages que je reçois sur mon portable.
00:22:32Tous les ressentis sont le reflet des gens que vous vous interrogez.
00:22:36Et les gens en ont assez.
00:22:37Et ça suffit.
00:22:39On va poursuivre le tour de table dans quelques instants.
00:22:40On va retrouver Mathilde Ibanaise et Timothée Forger.
00:22:43Mathilde, autre témoignage sans doute ?
00:22:45Racontez-moi.
00:22:50Exactement, Thierry.
00:22:50Je me trouve avec Annie.
00:22:52Et Annie, qu'elles viennent de Hoche.
00:22:53C'est à quelques kilomètres seulement d'ici.
00:22:56Merci, mesdames, de répondre à nos questions.
00:22:59Ma première question, c'est qu'est-ce qu'on ressent quand on entend les mots de cette tata ?
00:23:04Moi, je trouve que c'était très émouvant.
00:23:06Parce qu'elle a parlé dignement.
00:23:10Avec des mots simples.
00:23:12Et représenter la famille.
00:23:15Et parler quand même de ce drame qui est arrivé.
00:23:20C'est touchant.
00:23:21Moi, je suis une maman, une mamie.
00:23:24Je pense à mes propres petits-enfants.
00:23:27Et perdre un enfant dramatiquement, c'est insupportable.
00:23:34Annick, vous, vous me parliez des chants qui vous ont bouleversé.
00:23:38Les chants, vraiment, m'ont bouleversé.
00:23:40C'était des chants qui portaient de l'espoir.
00:23:43C'était très, très beau.
00:23:44Je crois que c'est Luan qui en chantait un, là, qui était beau.
00:23:47Et vraiment, j'ai été émue à ce moment-là.
00:23:50Les yeux remplis de larmes.
00:23:53Mais c'était des chants avec espoir.
00:23:56La vie n'est pas finie.
00:23:57Voilà, on continue.
00:23:59Mais ils ont été très, très dignes.
00:24:01Et les mots également du maire de la commune,
00:24:04qui a tenu à rappeler que ce n'est pas que Florence qui est bouleversée,
00:24:09mais finalement, c'est toute une nation.
00:24:11Oui, oui, oui, c'est vrai.
00:24:12Toute une nation a été bouleversée.
00:24:14C'est normal.
00:24:16C'est une jeune fille de 11 ans.
00:24:19Ça se passe chez nous.
00:24:21Ça se passe chez nous.
00:24:23C'est notre département.
00:24:25On est au plus près.
00:24:25Voilà, exactement.
00:24:27Donc, on ne pouvait pas faire autrement que de venir soutenir la famille.
00:24:32Justement, cette famille, on les a vues unies, dignes,
00:24:35se tenir debout face à cette foule immense,
00:24:37se tenir par les bras.
00:24:40Qu'est-ce qu'on peut, enfin, qu'est-ce qu'on ressent
00:24:42quand on voit le courage de ces parents aujourd'hui
00:24:44qui affrontent le drame absolu ?
00:24:47Oui, mais disons que c'est un tout,
00:24:50tout ce rassemblement qui les porte justement aussi.
00:24:53Et ils se soutiennent avec ça.
00:24:55Oui, mais on sent que c'est une famille unie.
00:24:58Voilà, ils se tiennent, ils se tiennent.
00:25:00Oui, parce que sortir de ce malheur, c'est difficile quand même.
00:25:06Et c'est une famille unie qui s'entend.
00:25:08Et c'est important, je crois.
00:25:10On leur souhaite beaucoup de courage,
00:25:11beaucoup de bonnes choses quand même.
00:25:14Très bien.
00:25:15En tout cas, merci beaucoup, mesdames, d'avoir participé,
00:25:17d'avoir répondu à quelques questions.
00:25:19Une famille, en tout cas, extrêmement unie
00:25:20qui a fait un acte aussi bouleversant
00:25:23devant l'établissement de Liana,
00:25:25leur fillette de 11 ans.
00:25:27Ils ont décidé d'enlever leur t-shirt
00:25:29avec le portrait de leur fillette
00:25:31et de le poser devant l'établissement scolaire
00:25:34où la jeune Liana était scolarisée.
00:25:36Merci beaucoup pour ces témoignages très forts,
00:25:38Mathilde Ibanez avec Timothée Forger.
00:25:40On va marquer une première pause dans ce Punchline,
00:25:42édition spéciale évidemment consacrée à cette marche blanche.
00:25:46On se retrouve avec d'autres témoignages,
00:25:48nos invités, nos spécialistes sur ce plateau.
00:25:51Je donnerai notamment la parole à Samuel Lepastier,
00:25:53pédopsychiatre.
00:25:53C'est important, les mots qui se libèrent.
00:25:55Et maître Kathleen Tailleb,
00:25:57avocate des familles des victimes dans le périscolaire.
00:26:00Plus jamais les enfants doivent être des proies.
00:26:03C'est ce que disait le maire de la commune de Florence
00:26:05et je pense que ça va vous faire agir.
00:26:07Restez nos fidèles.
00:26:08On se retrouve le temps d'une petite pause.
00:26:10A tout de suite.
00:26:1417h, un peu plus de 17h30.
00:26:15Merci de nous rejoindre.
00:26:17Prenez place.
00:26:17C'est cette édition spéciale consacrée à cette marche
00:26:20en hommage à Liana
00:26:23avec des témoignages très forts,
00:26:26très émouvants.
00:26:27Vous vous en doutez, vous l'imaginez bien.
00:26:28On va retrouver l'une de nos équipes,
00:26:30Pauline Trevzer et Noémie Hardy
00:26:32depuis Florence
00:26:33avec encore et encore des témoignages, Pauline.
00:26:40Oui, car l'émotion, la tristesse est énorme,
00:26:44immense bien sûr,
00:26:45depuis la découverte du corps de la petite Liana.
00:26:48Mais ce jour, ce dimanche,
00:26:50où s'est déroulée cette marche blanche,
00:26:52il y a maintenant quelques minutes,
00:26:54était particulièrement difficile
00:26:56pour cette foule, pour ses habitants.
00:26:59C'est le cas de Jessica
00:27:00que nous avons vue,
00:27:02qui était très émue.
00:27:04C'est très difficile pour vous d'être là aujourd'hui ?
00:27:06C'est très compliqué,
00:27:07mais c'était aussi très important à la fois.
00:27:10Et pourquoi c'était si important pour vous ?
00:27:12Besoin de témoigner votre soutien
00:27:14à cette famille endeuillée
00:27:15d'une petite collégienne de 11 ans ?
00:27:17Alors déjà, parce que c'est Florence
00:27:19et que je n'habite pas loin,
00:27:20donc forcément, ça nous touche plus
00:27:22que dans une autre ville.
00:27:24Et d'autant plus parce que c'est une enfant
00:27:26et qu'elle ne méritait clairement pas ça.
00:27:30C'était également très touchant
00:27:32de voir sa famille endeuillée aujourd'hui
00:27:34sur cette estrade,
00:27:35avec ses musiques qui ont défilé,
00:27:38ses discours,
00:27:38notamment le discours de sa marraine.
00:27:40C'était très dur,
00:27:42mais à la fois très beau.
00:27:43On sent vraiment l'amour qu'il y avait
00:27:45dans cette famille et l'unité.
00:27:47Et on a pu aussi voir l'unité
00:27:49entre tous les habitants de Florence
00:27:51et toutes les personnes
00:27:52qui se sont déplacées ici
00:27:53pour cette marche blanche.
00:27:55Merci beaucoup, Jessica,
00:27:57pour vos mots.
00:27:57Vous le voyez, Thierry,
00:27:58l'émotion est immense.
00:28:00Ici à Florence,
00:28:01il est maintenant le temps du deuil.
00:28:04C'est ce que nous disent
00:28:04ces habitants aujourd'hui.
00:28:07Merci Pauline,
00:28:08avec Pauline Trevzard,
00:28:09avec Noémi Hardy.
00:28:10On vous retrouve tout au long
00:28:11de cette émission,
00:28:12évidemment avec d'autres témoignages.
00:28:14Un autre témoignage très important.
00:28:16J'aimerais vous faire agir là-dessus,
00:28:18Kathleen Taïeb.
00:28:19Je rappelle que vous êtes avocate
00:28:20des familles de victimes
00:28:21dans le péri-scolaire.
00:28:22Je vous interrogerai également
00:28:23Samuel Depastier.
00:28:24On viendra avec vous
00:28:25sur ce témoignage,
00:28:26mon cher Tanguy Hamon.
00:28:27Écoutez, c'est le père d'une fille
00:28:28qui a participé, vous savez,
00:28:30à ces fameuses soirées pyjama
00:28:33dont on a beaucoup parlé
00:28:34depuis le début de cette affaire.
00:28:36Écoutez le témoignage
00:28:38et vous réagirez juste après.
00:28:40Ma fille a parlé
00:28:42avec ses attentes sociales
00:28:43de cette soirée pyjama
00:28:44où elle a été invitée
00:28:45au mois de novembre.
00:28:47Et ça a été le même protocole,
00:28:49soirée pyjama,
00:28:50avec pizza offerte pour elle,
00:28:53achetée pour elle,
00:28:53et ainsi de suite.
00:28:55Et voilà, il a eu,
00:28:56il a fait des attouchements
00:28:57sur ma fille.
00:29:00Et du coup,
00:29:01nous avons porté plainte
00:29:02à la gendarmerie de Florence.
00:29:03Il y a une petite fille, Rosa,
00:29:05qui a été violée au mois d'août.
00:29:08Il y a eu une plainte
00:29:08qui a été déposée
00:29:09au parquet de Toulouse,
00:29:11qui a été renvoyée
00:29:11au parquet de Roche.
00:29:13Et suite à ça,
00:29:13il n'y a jamais eu une audition
00:29:14à ce monsieur Jérôme Barrella.
00:29:16Donc je ne pense pas
00:29:17que c'est injuste,
00:29:20peut-être que cette histoire
00:29:21ne serait pas passée
00:29:21au jour d'aujourd'hui.
00:29:23Voilà, témoignage très fort,
00:29:24je vais vous faire réagir
00:29:25dans quelques instants.
00:29:26Là aussi,
00:29:27on voit qu'il y a eu
00:29:27des dysfonctionnements
00:29:30incontestablement.
00:29:30Mais on va retrouver
00:29:31l'une de nos équipes encore,
00:29:33Mathilde Ibanaise,
00:29:33avec Timothée Forger.
00:29:34Priorité au témoignage
00:29:35et on le comprend aisément.
00:29:41Écoutez Thierry,
00:29:41moi je me trouve
00:29:42avec Valérie.
00:29:42Valérie qui vient de Toulouse.
00:29:45Pourquoi c'est important
00:29:45pour vous
00:29:46d'être présente aujourd'hui ?
00:29:48Donc moi,
00:29:49c'est ma première marche
00:29:50que je fais.
00:29:52J'étais à une heure
00:29:52de Toulouse
00:29:53et je pense que maintenant
00:29:55c'est terminé.
00:29:56Il ne faut plus avoir
00:29:57d'enfant sur des pancartes.
00:29:59C'est inadmissible.
00:30:02Des plaintes ont été déposées
00:30:04qui n'ont pas été
00:30:04prises en compte
00:30:06et c'est une honte.
00:30:08Voilà.
00:30:09Quand on entend aussi
00:30:09les mots de cette tati
00:30:10qui demande pardon
00:30:12à Liana...
00:30:13Elle n'a pas à dire pardon.
00:30:15Ce n'est pas à elle
00:30:15à dire pardon.
00:30:16C'est à la justice
00:30:17à dire pardon, madame.
00:30:19Pardon à la famille.
00:30:20Les amis de Liana
00:30:20qui n'ont rien fait.
00:30:23Moi, je suis passée
00:30:23devant le collège
00:30:24voir sa pancarte,
00:30:26voir des noms.
00:30:27Liana, Marion, Maëlys.
00:30:29Vous croyez que c'est normal ?
00:30:31Non, ce n'est pas normal.
00:30:32On voit également aussi
00:30:33le maire qui a réagi
00:30:34comme quoi ce n'était pas normal
00:30:35de ne pas protéger
00:30:36les enfants aujourd'hui.
00:30:38Alors là,
00:30:38entièrement d'accord.
00:30:40Il a fait un discours
00:30:40mais très, très émouvant.
00:30:43Effectivement,
00:30:44il faut protéger nos enfants
00:30:45mais il faut que
00:30:47le gouvernement
00:30:48protège nos enfants.
00:30:49nous, on les protège
00:30:50mais on ne peut pas
00:30:51les laisser dans un cocon
00:30:52et ne pas sortir.
00:30:53Ce n'est pas possible.
00:30:54Il faut que les enfants
00:30:55vivent.
00:30:56Et pour ça,
00:30:57il faut des moyens.
00:30:58Il faut écouter les enfants.
00:31:00C'est fini d'écouter
00:31:01les adultes.
00:31:02Il faut écouter les enfants.
00:31:03On entend en tout cas
00:31:03votre colère.
00:31:04Quand on entend aussi
00:31:05certains discours
00:31:06qui disent que finalement
00:31:06l'enfant peut mentir,
00:31:08l'adulte non,
00:31:09ça vous fait réagir comment ?
00:31:10Non mais écoutez,
00:31:12moi je travaille avec des enfants.
00:31:14Les enfants,
00:31:14c'est les plus vrais,
00:31:16c'est les plus nature.
00:31:17Il y a eux qui disent la vérité.
00:31:19Donc il faut entendre les enfants,
00:31:20quel que soit l'âge,
00:31:21même à trois ans,
00:31:22quand ils commencent à parler,
00:31:23quand ils commencent à faire des gestes.
00:31:24Il y a des moyens maintenant.
00:31:25Il faut les écouter.
00:31:27Et cette faille de la justice,
00:31:28on a pu parler avec énormément de personnes
00:31:30qui nous disaient
00:31:31que ça aurait pu être évité.
00:31:32Cette marche blanche
00:31:33n'aurait pu ne jamais voir le jour.
00:31:35On est entièrement d'accord.
00:31:37Les témoignages qui ont été faits
00:31:38n'ont même pas été entendus,
00:31:39n'ont même pas été écoutés.
00:31:41Et ça, c'est une honte.
00:31:42Voilà.
00:31:43En tout cas,
00:31:43merci beaucoup
00:31:44d'avoir témoigné votre colère,
00:31:46votre chagrin.
00:31:47Ici, il faut savoir une chose également,
00:31:49c'est qu'il y avait
00:31:50beaucoup d'émotions,
00:31:51beaucoup de colère
00:31:52de la part de nombreuses personnes
00:31:53qui ont tenu à venir ici.
00:31:56On parle quand même
00:31:56de 6 000 personnes
00:31:57qui ont participé
00:31:59à cette marche blanche
00:32:00à Florence.
00:32:01Merci beaucoup Mathilde Ibanez
00:32:03et à tout à l'heure
00:32:03avec Timothée Forger,
00:32:04évidemment,
00:32:05avec d'autres témoignages.
00:32:06Je vais vers vous,
00:32:07Kathleen Tailleb.
00:32:08Les propos tenus par cette femme,
00:32:10je pense,
00:32:11résonnent.
00:32:12Je rappelle que vous êtes
00:32:13avocate des familles
00:32:13de victimes dans le périscolaire
00:32:15et j'aimerais également
00:32:16vous faire agir
00:32:16sur le témoignage
00:32:17de ce papa,
00:32:18de cette fille
00:32:18qui a participé
00:32:20à ces fameuses soirées pyjama.
00:32:23Quelle est votre réaction
00:32:24face à tout cela ?
00:32:25Oui, je suis avocate
00:32:26de famille de mineurs
00:32:27dans le périscolaire.
00:32:28Je suis aussi avocate pénaliste
00:32:29et membre de l'antenne
00:32:30des mineurs de Paris.
00:32:31C'est la raison pour laquelle
00:32:31j'ai souhaité
00:32:32que vous soyez avec nous ce soir.
00:32:33Exactement,
00:32:34je défends de nombreux enfants
00:32:37et c'est vrai que,
00:32:39avant toute chose,
00:32:40je l'entends,
00:32:40cette femme,
00:32:41quand elle dit
00:32:41que ce n'est pas de la faute
00:32:41de la famille
00:32:42qui ne l'a pas protégée,
00:32:43c'est de la faute de la justice
00:32:44et plus encore que la justice,
00:32:46c'est de la faute de l'État.
00:32:47C'est une défaillance
00:32:48de la classe politique
00:32:49en termes de moyens.
00:32:50On ne va pas revenir
00:32:51sur les chiffres,
00:32:52mais on le sait
00:32:52que la France
00:32:53est extrêmement mal lotie,
00:32:55dramatiquement mal lotie
00:32:56en termes de budget
00:32:57pour la justice.
00:32:58Et je pense que,
00:32:59si on interroge
00:32:59des procureurs aujourd'hui,
00:33:00ça ne leur fait pas plaisir
00:33:01de travailler avec 150 dossiers
00:33:03comme les juges d'instruction
00:33:04par jour
00:33:05à devoir traiter des dossiers
00:33:06par-dessus le bras
00:33:08parce qu'ils n'ont pas le temps,
00:33:09parce qu'ils n'ont pas de moyens.
00:33:10Ça, c'est une première chose.
00:33:11La deuxième,
00:33:12c'est aussi ce que j'entends,
00:33:13c'est une perte
00:33:14de confiance dramatique
00:33:15des citoyens
00:33:16et des justiciables
00:33:17dans la justice.
00:33:18C'est flagrant, là.
00:33:19Évidemment,
00:33:20le désir de se faire
00:33:21justice à soi-même,
00:33:22ce que toute société de droit
00:33:24souhaite empêcher,
00:33:26puisque l'objectif
00:33:27d'une justice,
00:33:27c'est qu'elle inspire
00:33:28suffisamment confiance
00:33:29à ses citoyens
00:33:29pour qu'on s'en remette à elle.
00:33:31Aujourd'hui,
00:33:32on se rend bien compte
00:33:33et je me rends compte
00:33:34moi-même sur le terrain
00:33:35que la justice
00:33:36n'a plus le moyen
00:33:36de ses ambitions.
00:33:37Aujourd'hui,
00:33:38elle n'a plus le moyen
00:33:39et c'est vrai,
00:33:40ça me fait mal de le dire,
00:33:41étant moi-même
00:33:42auxiliaire de justice,
00:33:44mais d'être témoin
00:33:44tous les jours
00:33:45d'une défaillance grave
00:33:47de la défense
00:33:48des enfants,
00:33:49alors de tout le monde,
00:33:50des femmes,
00:33:51des adultes,
00:33:51mais a fortiori des enfants
00:33:53dans ces dossiers
00:33:53du périscolaire notamment.
00:33:55Leur parole est entendue mal,
00:33:57quand elle est entendue,
00:33:58elle l'est tardivement,
00:33:59elle est mal retranscrite,
00:34:01elle n'est pas crue
00:34:03et effectivement,
00:34:04beaucoup de choses
00:34:05dans ce dossier,
00:34:06de ce qu'on en voit,
00:34:06auraient pu en tout cas
00:34:08être prises à temps
00:34:08pour éviter
00:34:09cet enchaînement dramatique.
00:34:11Mais après,
00:34:12a posteriori,
00:34:13c'est toujours un peu facile
00:34:14de refaire l'histoire,
00:34:15ça,
00:34:16il faut le savoir aussi,
00:34:16mais c'est vrai
00:34:17qu'au quotidien,
00:34:18je me heurte
00:34:19malheureusement énormément
00:34:21à des,
00:34:22vous voyez là,
00:34:23dans mon cabinet,
00:34:24j'ai une bonne quinzaine
00:34:26de plaintes
00:34:27de jeunes enfants
00:34:27entre 3 et 5 ans
00:34:29pour viol,
00:34:30pour attouchement sexuel
00:34:31qui ne sont non attribuées,
00:34:33c'est-à-dire qu'elles sont déposées,
00:34:34ça fait plusieurs mois
00:34:36et elles ne sont non attribuées,
00:34:37j'ai des mails
00:34:38de la BPM
00:34:39qui me disent
00:34:40faute de moyens,
00:34:41nous ne sommes pas en mesure
00:34:42d'attribuer à un enquêteur
00:34:43à votre dossier.
00:34:44Alors vous imaginez
00:34:45qu'on relance...
00:34:46J'imagine.
00:34:47Rachel Ken,
00:34:48qui est souvent à nos côtés
00:34:49dans ces émissions,
00:34:50je le disais hier
00:34:50et je me tourne vers vous,
00:34:51Samuel Passier,
00:34:52mais il y a tout
00:34:52dans ce dossier,
00:34:54Liana.
00:34:54Il y a tous les mots
00:34:55que nous dénonçons
00:34:56sur l'antenne
00:34:57à travers tous nos débats.
00:34:58Il y a le dysfonctionnement,
00:35:00il y a les erreurs,
00:35:02on peut pointer les erreurs
00:35:03peut-être de l'éducation nationale
00:35:04puisqu'on a appris
00:35:06que le suspect numéro
00:35:08a apporté tous les matins
00:35:10un petit frichetis
00:35:11à Liana
00:35:12ou à d'autres gamines
00:35:13ces soirées pyjamas
00:35:17et personne n'a rien dit
00:35:18ou personne n'a rien vu
00:35:19ces plaintes
00:35:20qui n'ont pas été
00:35:20prises en compte.
00:35:22Il y a tout
00:35:23pour que
00:35:24la situation explose.
00:35:25Et lorsqu'on écoute
00:35:26tous ces témoignages
00:35:27avec ces personnes
00:35:29qui le disent
00:35:29à tout âge confondu
00:35:30mais on va faire justice
00:35:32nous-mêmes,
00:35:32on en est là,
00:35:33on parlera peut-être
00:35:34de ce qui s'est passé
00:35:35dans le cours de notre émission
00:35:36en Belgique
00:35:37dans les années 96
00:35:38avec la fameuse affaire
00:35:39du coup
00:35:39qui a été un scandale
00:35:40littéralement mondial.
00:35:41On fera peut-être
00:35:42un point avec l'Aude Moniquet
00:35:43entre ce qui s'est passé
00:35:44à l'époque
00:35:45et ce qui se passe aujourd'hui.
00:35:47En tous les cas
00:35:47ce qu'on constate
00:35:49c'est que la parole
00:35:50se libère.
00:35:53Il ne m'appartient pas
00:35:54de juger la parole
00:35:55des personnes.
00:35:57Mon rôle est d'aider
00:35:57les enfants
00:35:58quand ils se présentent à moi
00:36:01et il faut bien voir
00:36:02qu'on le fait
00:36:02dans des conditions
00:36:03extrêmement difficiles
00:36:04pour deux raisons.
00:36:06D'une part
00:36:06par manque de moyens
00:36:07je dirige
00:36:08d'institution pour enfants
00:36:09dans le 11e rendissement
00:36:11de Paris
00:36:12et nous avons
00:36:13un délai d'attente
00:36:14avant les premières consultations
00:36:15d'un an environ.
00:36:17Ce qui veut dire
00:36:17que beaucoup de situations
00:36:19nous échappent
00:36:20et cela n'est pas
00:36:21C'est terrible ce constat.
00:36:22Pardon ?
00:36:22C'est terrible ce constat.
00:36:23Oui, et cela n'est pas
00:36:24tout à fait
00:36:25l'effet d'un hasard
00:36:26parce qu'il y a
00:36:26toute une tendance
00:36:27de la pédopsychiatrie
00:36:29et de la psychiatrie angiale
00:36:31qui veut évoluer
00:36:32uniquement
00:36:33sur des modèles
00:36:34neurobiologiques
00:36:35prétendument scientifiques
00:36:36et l'aspect social
00:36:38que je représente
00:36:39dans mon CMPP
00:36:40est laissé de côté
00:36:41et on nous enjoint
00:36:43de retourner
00:36:43vers une dimension
00:36:44strictement biologique.
00:36:46Or, manifestement,
00:36:47nous devons intervenir
00:36:48près des écoles,
00:36:49nous devons voir
00:36:50effectivement
00:36:50les enfants
00:36:51et ça implique
00:36:52une formation
00:36:53qui n'est pas
00:36:54uniquement
00:36:54une formation biologique.
00:36:56L'autre aspect
00:36:57qu'il faut bien souligner
00:36:59c'est que
00:37:00les prédateurs
00:37:01d'enfants
00:37:02en particulier
00:37:02sont des gens
00:37:03vachement sympas.
00:37:04C'est-à-dire
00:37:05qu'ils abusent
00:37:06en permanence
00:37:06des personnes
00:37:07avec qui ils sont
00:37:09en conscience.
00:37:10Je vais raconter
00:37:10une histoire personnelle.
00:37:11C'est comme ça
00:37:12que je me suis intéressé
00:37:13au problème.
00:37:15Dans mes débuts,
00:37:15je vois un homme
00:37:16respectable,
00:37:18d'âge mûr,
00:37:19ayant une position
00:37:19sociale élevée,
00:37:21pratiquant,
00:37:22croyant,
00:37:23le mettant en avant.
00:37:24Il vient m'expliquer
00:37:25qu'il a été déçu
00:37:26par sa carrière,
00:37:28que ses supérieurs
00:37:28l'ont trahi
00:37:29et qu'il a eu
00:37:31une éducation
00:37:31trop rigide
00:37:32et qu'il est
00:37:34malheureusement
00:37:35attiré
00:37:35par des enfants
00:37:36et qu'il se demande
00:37:37comment faire.
00:37:38On le condamne
00:37:39alors qu'il faudrait
00:37:40le plaindre,
00:37:41qu'il faudrait l'écouter.
00:37:43Et bon,
00:37:44je l'écoute
00:37:44et puis il vient
00:37:46me revoir
00:37:4615 jours après
00:37:47en me disant
00:37:47docteur,
00:37:48vous m'avez guéri.
00:37:48Et je dois dire
00:37:49que je l'ai cru.
00:37:50Il m'a dit
00:37:51qu'il avait retrouvé
00:37:51la foi de son enfance
00:37:52quand il était tenté
00:37:53et il priait
00:37:53que tout allait
00:37:54pour le mieux
00:37:54dans les mers
00:37:55et les morts aussi.
00:37:55Mais un mois après
00:37:57il revient encore
00:37:57alors que je ne l'attendais pas
00:37:58en me disant
00:37:59il me faut un papier.
00:38:00Un papier ?
00:38:01Pourquoi un papier ?
00:38:02Parce que c'est la preuve
00:38:04que vous me suivez.
00:38:04Je suis malade
00:38:05et il faut enterrer
00:38:06à l'affaire
00:38:07donc il me faut un papier
00:38:08disant que je ne suis pas responsable.
00:38:10J'étais très étonné
00:38:11que j'ai refusé
00:38:11de faire ce papier.
00:38:12Voilà.
00:38:13Et donc je m'en suis
00:38:14beaucoup voulu
00:38:14de l'avoir cru
00:38:15la deuxième fois.
00:38:16Du coup,
00:38:16j'en reste là.
00:38:18Tanguy Amon,
00:38:18je me tourne vers vous
00:38:19quand on voit
00:38:21le sort qui était réservé
00:38:22à Rachel Kahn
00:38:23dans le sort personnel
00:38:24comment elle a été traitée
00:38:25et quand on voit
00:38:26le témoignage
00:38:27de ce papa
00:38:28de cette fille
00:38:29qui témoignait
00:38:29tout à l'heure
00:38:30qui participait
00:38:31à ces fameuses
00:38:33soirées pyjamas
00:38:34on se dit
00:38:34il y a un truc
00:38:35qui ne marche pas quoi
00:38:36indiscutablement
00:38:36c'est le moins
00:38:37qu'on puisse dire.
00:38:37On se dit
00:38:38qu'il faudrait déjà
00:38:39prioriser les affaires
00:38:41notamment les affaires
00:38:42dès qu'il y a des violences
00:38:43que ce soit sexuelles
00:38:44ou physiques
00:38:45devraient passer
00:38:45avant certaines autres
00:38:47et moi le témoignage
00:38:48du papa
00:38:48me pose une question
00:38:50je me dis
00:38:51est-ce qu'on ne serait pas
00:38:52face à un serial violeur
00:38:53un violeur en série
00:38:54puisque là
00:38:56il nous dit
00:38:56qu'il a déposé plainte
00:38:58puisque sa fille
00:38:59elle aussi
00:38:59a subi des attouchements
00:39:00on sait qu'il y a eu
00:39:01d'autres plaintes
00:39:02qui ont été déposées
00:39:03parce que des jeunes victimes
00:39:04auraient reconnu
00:39:05cet individu
00:39:06on se doute
00:39:07que l'enquête
00:39:07va continuer
00:39:08on va regarder de très près
00:39:09toutes les relations
00:39:10qu'il avait eues
00:39:10est-ce qu'on ne va pas
00:39:11trouver d'autres victimes
00:39:12à ce moment-là
00:39:13on imagine aussi
00:39:15que tous les parents
00:39:15des jeunes filles
00:39:17de ce village
00:39:17ou des jeunes filles
00:39:18qui ont pu côtoyer
00:39:19cet individu
00:39:20voire côtoyer ses filles
00:39:22ils vont leur demander
00:39:23et toi
00:39:23est-ce que tu as eu
00:39:24à faire avec cet homme
00:39:25qu'est-ce qu'il t'a fait
00:39:26donc c'est vrai
00:39:27que la crainte
00:39:28c'est de se dire
00:39:29que malheureusement
00:39:30Liana
00:39:30et les quelques jeunes filles
00:39:31dont les familles
00:39:33ont déposé plainte
00:39:33ne seraient que
00:39:34les premières victimes
00:39:35de ce suspect
00:39:37et qu'il en aurait
00:39:39tout un tas
00:39:40malheureusement
00:39:41alors qu'on aurait pu
00:39:42l'arrêter
00:39:42beaucoup plus vite
00:39:43dès les premiers signalements
00:39:45et c'est terrible
00:39:46ce que vous venez de dire
00:39:47évidemment
00:39:47et on comprend
00:39:48la révolte
00:39:50des habitants
00:39:51du Gers
00:39:51de Florence
00:39:52mais des français
00:39:53qui nous regardent
00:39:54et qui nous écoutent
00:39:55on va retrouver
00:39:56à Florence
00:39:57Pauline Trevzner
00:39:58avec Noemi Hardy
00:40:00oui
00:40:00Pauline
00:40:01vous avez également
00:40:02d'autres témoins
00:40:03qui ont participé
00:40:04à cette marche blanche
00:40:07très digne
00:40:08à Florence
00:40:08qu'on a vécu
00:40:09sur notre antenne
00:40:13oui alors il y a eu
00:40:14environ 6000 personnes
00:40:16présentes
00:40:17à cette marche blanche
00:40:18à Florence
00:40:19dans une ville
00:40:20de 6000 habitants
00:40:21pour vous dire
00:40:22que bon nombre
00:40:23d'habitants
00:40:24de cette petite ville
00:40:25du Gers
00:40:26se sont déplacés
00:40:27et justement
00:40:27c'est le cas
00:40:28de Christian
00:40:29qui est avec moi
00:40:30pourquoi c'était
00:40:30si important
00:40:32de venir soutenir
00:40:33la famille de Liana
00:40:34vous ne connaissiez pas
00:40:35cette famille
00:40:35non je ne connaissais pas
00:40:36cette famille
00:40:37c'était important
00:40:38comme je vous l'ai dit
00:40:39tout à l'heure
00:40:40pour rendre hommage
00:40:41à Liana
00:40:42parce que c'est une petite fille
00:40:43qui n'a pas sa place
00:40:44là où elle est
00:40:44bien évidemment
00:40:46pour lui rendre hommage
00:40:47lui dire
00:40:48nos sentiments
00:40:49d'amitié
00:40:50d'amour fraternel
00:40:52et dire également
00:40:54toute notre compassion
00:40:55à la famille
00:40:57c'était un moment
00:40:58extrêmement émouvant
00:40:59c'est ce que vous m'avez dit
00:41:00vous étiez très touché
00:41:01quand vous avez vu la famille
00:41:02je suis très touché
00:41:03bien sûr
00:41:03parce que j'ai une fille
00:41:06et c'est des événements
00:41:08qui nous touchent
00:41:08cette affaire-là
00:41:09depuis une semaine
00:41:11les médias
00:41:12vous la reliez
00:41:14cette affaire
00:41:15depuis une semaine
00:41:15on est sensibilisés
00:41:17par l'affaire
00:41:18la mort même
00:41:19de cette fille
00:41:20Liana
00:41:21et par
00:41:22on est indigné
00:41:24par rapport
00:41:24à
00:41:25le
00:41:26probable
00:41:26dysfonctionnement
00:41:27de la justice
00:41:29mais ça
00:41:29l'enquête le dira
00:41:30s'il y en a eu ou pas
00:41:31mais aujourd'hui
00:41:32moi
00:41:33j'étais là
00:41:33pour
00:41:34pas pour
00:41:37protester
00:41:37contre
00:41:38des éventuels
00:41:39manquements
00:41:41mais surtout
00:41:41pour rendre hommage
00:41:42à cette petite fille
00:41:44parce que
00:41:44je discutais
00:41:45avec des Florentins
00:41:46tout à l'heure
00:41:46j'échangeais avec eux
00:41:48et il y a vraiment
00:41:49une prise de conscience
00:41:50une sensibilisation
00:41:52au niveau de cette affaire
00:41:54qui nous touche
00:41:55profondément
00:41:56parce que
00:41:56comme je vous disais
00:41:57j'ai l'impression
00:41:58que
00:41:58c'est plus qu'une impression
00:41:59c'est une certitude
00:42:01que la société
00:42:01a du mal
00:42:03et ne sait pas
00:42:04forcément protéger
00:42:05les enfants
00:42:05protéger
00:42:06les gens vulnérables
00:42:08mais je pense
00:42:10qu'il ne faut pas
00:42:10attendre
00:42:12d'un ministère
00:42:13du niveau national
00:42:14que cette affaire là
00:42:16soit résolue
00:42:17ou que ça s'arrange
00:42:18c'est à nous
00:42:19comme je le disais
00:42:20nous parents
00:42:21proches
00:42:23amis
00:42:24famille
00:42:24les éducateurs
00:42:26les éducateurs sportifs
00:42:27tous les gens
00:42:28c'est à nous
00:42:29à protéger
00:42:32des potentiels
00:42:33victimes
00:42:34vulnérables
00:42:35et encore plus
00:42:35des enfants
00:42:36des femmes
00:42:36etc
00:42:38merci beaucoup
00:42:39monsieur
00:42:39pour vos mots
00:42:40alors aujourd'hui
00:42:41c'était un moment
00:42:42de recueillement
00:42:43de dignité
00:42:44mais il pourrait y avoir
00:42:45dans les prochains jours
00:42:46Thierry
00:42:46d'autres manifestations
00:42:47cette fois
00:42:48devant des préfectures
00:42:50ou des institutions judiciaires
00:42:52merci Pauline
00:42:53à traverser
00:42:54avec Noémie Hardy
00:42:55c'est terrible
00:42:56tous les témoignages
00:42:57sont dans le même sens
00:42:58Jean-Christophe Couvier
00:42:59notre société
00:43:00ne sait pas protéger
00:43:01nos enfants
00:43:01vous êtes policier
00:43:02oui et puis on ne peut pas dire
00:43:03que nos dirigeants ne savent pas
00:43:04parce que moi j'appelle ça
00:43:06l'ignorance volontaire
00:43:06c'est à dire que nous policiers
00:43:07on leur fait des notes
00:43:09ils sont au courant de tout
00:43:10ils savent très bien
00:43:12où est-ce qu'on en est
00:43:13encore une fois
00:43:13il y a des audits
00:43:14qui sont faits
00:43:15par des corps d'inspection
00:43:16donc on ne peut pas dire
00:43:16je ne savais pas
00:43:17quand on nous dit
00:43:18on a donné
00:43:19effectivement
00:43:19on a multiplié le budget
00:43:21de la justice qui est vrai
00:43:22sur le papier
00:43:23là ça ne vous a pas échappé
00:43:24il y a quelques jours
00:43:25on va geler des crédits
00:43:26il y a moins de 370 millions d'euros
00:43:28pour la justice
00:43:28moins 600 millions d'euros
00:43:30pour le ministère de l'Intérieur
00:43:31d'un côté on donne
00:43:32de l'autre côté on reprend
00:43:33en catimini
00:43:34je l'explique
00:43:35et donc ça encore une fois
00:43:37pour nous c'est dramatique
00:43:38quand j'ai mes collègues
00:43:39qui nous appellent au secours
00:43:41en nous disant
00:43:41moi je vous citais
00:43:42le commissariat de Metz
00:43:43il y a 2200 dossiers
00:43:45en stock
00:43:46pour des affaires
00:43:47sur les mineurs
00:43:47il y a 7 fonctionnaires de police
00:43:49pour les traités
00:43:49et on a une hiérarchie
00:43:50qui demande de sortir des affaires
00:43:52parce que les procureurs le demandent
00:43:53il faut aller vite etc
00:43:54mais comment on voulait aller vite
00:43:56parce que c'est des procédures
00:43:57qui sont très complexes
00:43:57avec des personnels
00:43:58qui sont spécialement formés
00:44:00moi-même
00:44:00j'ai fait 3 jours de stage
00:44:02chez les mineurs à Toulouse
00:44:03quand je suis rentré dans la police
00:44:04c'était pas fait pour moi
00:44:05parce que moi les mecs en phase
00:44:06on faisait des carpaccio
00:44:07donc j'ai pas cette capacité
00:44:09de pouvoir les auditionner
00:44:10d'avoir la patience
00:44:11donc il faut quand même aussi
00:44:13du personnel
00:44:13et des agents
00:44:14qui soient vraiment formés
00:44:15et qui aient une appétence pour ça
00:44:16parce que c'est très complexe
00:44:18et puis après derrière
00:44:19encore une fois
00:44:19c'est se poser la question
00:44:20en France
00:44:21c'est quels moyens on met
00:44:23et surtout
00:44:23dans quelles sociétés on vit
00:44:25moi quand je regarde un petit peu
00:44:26donc il y a l'office
00:44:27l'office des mineurs
00:44:28qui a été créé il y a deux ans
00:44:30et en fait
00:44:31la France
00:44:32elle héberge des contenus
00:44:33pédocriminels
00:44:33il faut savoir
00:44:34que c'est le cinquième pays européen
00:44:36hébergé des contenus
00:44:37pédocriminels
00:44:38et le neuvième mondial
00:44:39donc en fait
00:44:40on est dans une société
00:44:41je suis désolé de le dire
00:44:42de pédocriminels
00:44:43voilà
00:44:43il faut se remettre en question
00:44:44dans notre société
00:44:46et quand il y a l'office
00:44:47des mineurs
00:44:48qui ont 164 000 signalements
00:44:51par an
00:44:52en 2024
00:44:52ils ont pu en prioriser
00:44:542200
00:44:55et interpeller
00:44:56199 individus
00:44:57imaginez un petit peu
00:44:58la somme
00:44:58que l'on a devant nous
00:44:59la montagne
00:45:00l'Everest
00:45:01qu'il faut
00:45:01pour les forces de police
00:45:03merci Jean-Christophe Couvier
00:45:04on marque une première pause
00:45:05dans ce punchline
00:45:07on se retrouve dans quelques instants
00:45:08évidemment
00:45:09on va revenir très longuement
00:45:11sur cette marche
00:45:12très digne
00:45:13en hommage à Liana
00:45:15avec un grand nombre
00:45:16de témoignages
00:45:17et d'invités
00:45:17et restez-nous fidèles
00:45:19on a beaucoup de choses
00:45:19à vous raconter
00:45:21et à vous montrer également
00:45:22à tout de suite
00:45:26il est carrément
00:45:2718h sur CNews
00:45:29merci de nous retrouver
00:45:30c'est la deuxième partie
00:45:31de votre punchline
00:45:32et ce soir
00:45:33un titre principal
00:45:34dans notre émission
00:45:35la marche blanche
00:45:36en hommage à Liana
00:45:37derrière une banderole
00:45:38à l'inscription
00:45:39plus jamais ça
00:45:39les parents ont été
00:45:40accompagnés par des milliers
00:45:41de personnes
00:45:42en t-shirt blanc
00:45:43on évoquera également
00:45:44un autre titre
00:45:44en toute fin d'émission
00:45:46le voyage du pape
00:45:48en Espagne
00:45:49avec Émeric Pourbet
00:45:50qui nous rejoindra
00:45:51qui nous parlera
00:45:51des enjeux de ce voyage
00:45:54enjeux très importants aussi
00:45:56mais c'est le moment
00:45:57de faire un tour complet
00:45:58de l'information
00:45:58avec Augustin Donadieu
00:46:00qui nous accompagne ce soir
00:46:01bonsoir
00:46:01bonsoir Augustin
00:46:04bonsoir Thierry
00:46:05bonsoir à tous
00:46:06un assaillant a ouvert le feu
00:46:07dans une station service
00:46:08du centre d'Israël
00:46:09ce matin
00:46:10les faits se sont passés
00:46:11à Korafiaïr
00:46:12localité israélienne
00:46:13accolée à la Cisjordanie
00:46:14occupée
00:46:15la police indique
00:46:16avoir neutralisé
00:46:17l'individu
00:46:18le magen David Adam
00:46:19a fait état
00:46:20de 5 victimes
00:46:21un homme âgé
00:46:22de 35 ans
00:46:23décédé
00:46:23deux autres hospitalisés
00:46:25dans un état grave
00:46:25et enfin
00:46:26deux derniers
00:46:27blessés
00:46:27plus légèrement
00:46:28toujours à l'étranger
00:46:30en Espagne
00:46:31plus d'1,2 millions
00:46:32d'Espagnols
00:46:33ont accueilli
00:46:33le pape Léon
00:46:3414 dans les rues
00:46:35de Madrid
00:46:36ce matin
00:46:36le souverain pontife
00:46:37est arrivé hier
00:46:38en Espagne
00:46:39pour une visite
00:46:40d'une semaine
00:46:40il a célébré
00:46:41une messe
00:46:42en présence
00:46:42du roi
00:46:43Philippe VI
00:46:43et la reine
00:46:44Laetitia
00:46:45le pape Léon
00:46:46y a appelé
00:46:46les Espagnols
00:46:47à ne pas considérer
00:46:48la religion
00:46:48comme un musée
00:46:49du passé
00:46:50mais comme une école
00:46:51de foi
00:46:51où on peut encore
00:46:52s'abreuver
00:46:52après l'office
00:46:53le pape a conduit
00:46:54une procession
00:46:55traditionnelle
00:46:56sur quelques centaines
00:46:56de mètres
00:46:57à proximité
00:46:58de la grande artère
00:46:59commerciale
00:46:59de la Grande Via
00:47:00le long d'un parcours
00:47:00bordé d'œillets blancs
00:47:02et jaunes
00:47:02les couleurs
00:47:02du drapeau
00:47:03du Vatican
00:47:04les arméniens
00:47:06appelés aujourd'hui
00:47:07à voter pour des élections
00:47:08législatives déterminantes
00:47:09pour l'avenir du pays
00:47:10et la paix dans la région
00:47:12ce scrutin fait figure
00:47:13de référendum
00:47:14sur le rapprochement
00:47:15avec l'Union européenne
00:47:16et les Etats-Unis
00:47:17au détriment de la Russie
00:47:18cette réorientation politique
00:47:20est portée par le premier ministre
00:47:21Nicole Pachignan
00:47:22au pouvoir depuis 2018
00:47:24et favori
00:47:24dans les sondages
00:47:26et en France
00:47:27la Free Party
00:47:28dans l'Hérault
00:47:29se poursuit ce dimanche
00:47:30plusieurs centaines
00:47:31de personnes
00:47:31sont toujours sur place
00:47:33malgré un arrêté
00:47:33interdisant ce type
00:47:34de rassemblement
00:47:35une cinquantaine
00:47:36de voitures
00:47:37ont quitté la zone
00:47:38160 gendarmes
00:47:39sont mobilisés sur place
00:47:40pour sécuriser le site
00:47:41et procéder à des contrôles
00:47:43la préfecture précise
00:47:45qu'une centaine
00:47:45d'amendes forfaitaires
00:47:46délictuelles
00:47:46ont été délivrées
00:47:47pour des usages
00:47:48et détentions de stupéfiants
00:47:49et détentions
00:47:51d'armes blanches
00:47:51merci beaucoup
00:47:53Augustin
00:47:53Donadieu
00:47:54je représente l'équipe
00:47:55qui m'entoure ce soir
00:47:56pour ce punchline
00:47:58spécifique
00:47:59Rachel Kahn
00:47:59est avec nous
00:48:00bonsoir
00:48:01mon cher Rachel
00:48:01Jean-Christophe Couvies
00:48:02au Code National Unité
00:48:03est avec nous
00:48:04bonsoir Jean-Christophe
00:48:05Maître Kathleen Tailleb
00:48:06avocate des familles
00:48:07de victimes
00:48:08dans le pays scolaire
00:48:09bonsoir Kathleen
00:48:10Tanguy Amon
00:48:11notre spécialiste
00:48:12police-justice
00:48:12est avec nous
00:48:13sans oublier
00:48:14Samuel Depastier
00:48:14pédopsychiatre
00:48:15qui est avec nous
00:48:16bonsoir
00:48:16on va donc commencer
00:48:17cette deuxième heure
00:48:18en prenant évidemment
00:48:19la direction de Florence
00:48:21avec cette marche blanche
00:48:23en hommage à Liana
00:48:24avec beaucoup de témoignages
00:48:26très forts
00:48:26que vous avez pu entendre
00:48:27au cours de notre première partie
00:48:29cette marche blanche
00:48:29qui s'est conclue
00:48:30par une prise de parole
00:48:32que vous avez pu entendre
00:48:32sur notre antenne
00:48:33ça a commencé par
00:48:34le maire de Florence
00:48:35et puis la tante de Liana
00:48:36et puis
00:48:37il y a une chanson
00:48:39en hommage à Liana
00:48:40une chanson
00:48:41très touchante
00:48:42que je propose
00:48:43de réécouter
00:48:50dans mes bras
00:48:51tu es arrivé
00:48:52un souffle doux
00:48:55un ciel enchanté
00:48:56ton sourire
00:48:58éclaire mes jours
00:48:59petit trésor
00:49:01mon plus bel amour
00:49:03quand tes yeux
00:49:04s'ouvrent sur le matin
00:49:06je sens le monde
00:49:08devenir serein
00:49:10ta voix résonne
00:49:11comme une chanson
00:49:13et je t'accompagne
00:49:15à chaque saison
00:49:18Liana
00:49:18tu fais mon étoile
00:49:21qui blique
00:49:22dans mon coeur
00:49:24chanson
00:49:25très touchante
00:49:27évidemment
00:49:28en hommage
00:49:29à Liana
00:49:30je vous ferai écouter
00:49:31d'autres témoignages
00:49:32dans quelques instants
00:49:34évidemment
00:49:34des témoignages très forts
00:49:35mais nous sommes avec
00:49:36Jean-Pierre Bouchard
00:49:36psychologue et criminologue
00:49:38bonsoir Jean-Pierre Bouchard
00:49:39merci
00:49:40merci d'avoir accepté
00:49:41de témoigner
00:49:42ce soir
00:49:43il y a eu cette marche
00:49:44cette émotion
00:49:45cette colère
00:49:47on voit qu'on passe
00:49:48de l'émotion
00:49:49à la colère
00:49:49avec certains témoignages
00:49:51de personnes
00:49:51qui disent
00:49:52on a envie de se faire justice
00:49:54par rapport à ce qui s'est passé
00:49:56on a l'impression
00:49:57qu'il y a une cocotte minute
00:49:58qui est prête
00:49:59à exploser
00:50:00Jean-Pierre Bouchard
00:50:00et vous comprenez tout cela
00:50:01en tant que psychologue
00:50:03criminologue
00:50:04oui c'était d'abord
00:50:06la consternation
00:50:07le choc émotionnel total
00:50:09le suspense
00:50:10pour savoir
00:50:11l'issue
00:50:12sur la vie
00:50:14ou la mort
00:50:15de la petite fille
00:50:16et puis finalement
00:50:18cette découverte
00:50:19qui a choqué
00:50:20profondément
00:50:21tout le monde
00:50:22notamment cette France
00:50:23rurale
00:50:24où tout cela
00:50:24n'existe pas
00:50:26et donc
00:50:27c'est à la fois
00:50:28l'émotion
00:50:29la compassion
00:50:30la colère
00:50:31qui sont mêlées
00:50:31et cette colère
00:50:32a largement gagné
00:50:34tout le pays
00:50:35Je l'évoquais
00:50:36avec Samuel
00:50:37Lepastier
00:50:38qui est pédoptique
00:50:39qui m'accompagne
00:50:40ce soir
00:50:40on voit que la parole
00:50:42se libère
00:50:43les gens
00:50:44ont envie de connaître
00:50:45la vérité
00:50:47que les choses
00:50:48changent
00:50:49indiscutablement
00:50:49c'est ce qui est
00:50:50très frappant
00:50:51ce soir
00:50:52Oui
00:50:53c'est absolument
00:50:53indispensable
00:50:54qu'un audit
00:50:55soit fait
00:50:55sur cette affaire
00:50:56et sur d'autres
00:50:57d'ailleurs
00:50:57de façon à savoir
00:51:00ce qui s'est réellement passé
00:51:02s'il y a eu
00:51:02des dysfonctionnements
00:51:04à quel niveau
00:51:05et surtout
00:51:06que cette audite
00:51:08soit transparent
00:51:09c'est-à-dire
00:51:09que tout soit
00:51:11donné à la connaissance publique
00:51:12aux médias
00:51:13etc
00:51:13et que des solutions
00:51:15soient apportées
00:51:16voire des sanctions
00:51:17soient apportées
00:51:17parce qu'après tout
00:51:18chaque professionnel
00:51:20est responsable pénalement
00:51:21et ça ne gêne pas
00:51:23les enquêteurs
00:51:24de faire des enquêtes
00:51:24sur des professionnels
00:51:25ça ne gêne pas
00:51:26des magistrats
00:51:27de condamner
00:51:28des professionnels
00:51:29quand ils ont fauté
00:51:29donc
00:51:30comme beaucoup
00:51:32je pense
00:51:33qu'il ne doit pas
00:51:34y avoir l'exception
00:51:35que tout le monde
00:51:36s'il y a des responsabilités
00:51:37doit assumer
00:51:39ces responsabilités
00:51:40avec toutes leurs conséquences
00:51:42Jean-Pierre Bouchard
00:51:44le maire de Florence
00:51:45a tenu
00:51:46un discours
00:51:47très ferme
00:51:49vraiment très ferme
00:51:50en envoyant
00:51:50des avertissements
00:51:52en parlant
00:51:53d'un système
00:51:54qui broie
00:51:54plus jamais ça
00:51:56un message
00:51:57très clair
00:51:59oui bien sûr
00:52:00un message
00:52:00très clair
00:52:02évidemment
00:52:02d'un maire
00:52:03qui lui aussi
00:52:04est choqué
00:52:05par ce qui est arrivé
00:52:07on a vu
00:52:08que c'est un message
00:52:08qui était transpartisan
00:52:10le maire lui-même
00:52:11et sans étiquette
00:52:12d'ailleurs
00:52:14symbolise
00:52:14en fait
00:52:15la réaction populaire
00:52:18la plus saine
00:52:20et la plus logique
00:52:21qui soit
00:52:21alors vous êtes
00:52:22psychologue
00:52:23et criminologue
00:52:24je vois qu'on en revienne
00:52:26au principal suspect
00:52:28on est dans l'attente
00:52:29des résultats précis
00:52:30de l'autopsie
00:52:33on en sait un peu plus
00:52:34sur le profil
00:52:35on a entendu
00:52:35différents témoignages
00:52:36très forts
00:52:37on se posait
00:52:38beaucoup de questions
00:52:39avec Tanguy Amon
00:52:39qui m'accompagne ce soir
00:52:40notre spécialiste
00:52:41police-justice
00:52:42est-ce que ce type
00:52:43d'événement
00:52:43est-ce que
00:52:44cette mobilisation
00:52:45est-ce que
00:52:46très concrètement
00:52:47ça peut
00:52:48éventuellement
00:52:49faire flancher
00:52:50le suspect
00:52:52tout en sachant
00:52:53que Samuel Depastier
00:52:54le disait
00:52:55ce type de suspect
00:52:56sont des gens
00:52:56souvent très malins
00:52:59alors
00:53:00à mon avis
00:53:01ce qui le fera
00:53:02le plus flancher
00:53:03s'il flanche
00:53:04c'est l'apport
00:53:06de preuves
00:53:07notamment matérielles
00:53:08irréfutables
00:53:09ça moi je l'ai vu
00:53:09à de multiples reprises
00:53:11c'est-à-dire que
00:53:11ça commence par la
00:53:13négation des faits
00:53:14ou la minimisation
00:53:15des faits
00:53:16avec l'adaptation
00:53:18de la défense
00:53:19mais quand les preuves
00:53:20tombent
00:53:21de type ADN
00:53:22ou d'autres types
00:53:23de preuves
00:53:24et là on voit
00:53:25qu'il y a déjà
00:53:25un faisceau d'indices
00:53:27concordant
00:53:28on va dire
00:53:28qui est assez important
00:53:30en général
00:53:32le suspect
00:53:33ou les suspects
00:53:34ne peuvent plus
00:53:35nier les faits
00:53:37qui leur sont
00:53:37directement reliés
00:53:39et si les preuves
00:53:40sont là
00:53:40de toute façon
00:53:41c'est suffisant
00:53:42pour entrer
00:53:43en voie de condamnation
00:53:44évidemment
00:53:45merci Jean-Pierre Bouchard
00:53:46pour votre regard
00:53:47je rappelle que vous êtes
00:53:47psychologue
00:53:48et criminologue
00:53:49autre témoignage
00:53:51recueilli
00:53:52et je vous ferai réagir
00:53:53sur ce témoignage
00:53:54écoutez ce que dit
00:53:55Frédéric
00:53:56c'est un cri du coeur
00:53:57il est participant
00:53:58il a participé
00:53:59à cette marche blanche
00:54:01écoutez bien
00:54:02à un moment donné
00:54:03il va falloir
00:54:04revoir notre justice
00:54:05dans ce pays
00:54:06parce que même
00:54:07s'il est condamné
00:54:08à 20, 25 ans
00:54:10ou 30 ans
00:54:10à un moment donné
00:54:11il va ressortir
00:54:12et qui dit
00:54:13que quand il va ressortir
00:54:15à 60 ans
00:54:16il recommencera
00:54:17une nouvelle fois
00:54:18donc il va falloir
00:54:20réformer cette justice
00:54:22tant pour ce genre
00:54:23de prédateur
00:54:24que pour d'autres
00:54:26personnes
00:54:27sur des infractions diverses
00:54:29notamment je pense
00:54:30à la justice des mineurs
00:54:34chaque politique
00:54:34qui passe
00:54:35doit réformer
00:54:35la justice des mineurs
00:54:36et on est toujours
00:54:37sur l'ordonnance
00:54:38de 1945
00:54:39et on se rend compte
00:54:40que les problèmes
00:54:41sont récurrents
00:54:42et qu'on ressasse
00:54:43en permanence
00:54:43les mêmes choses
00:54:44donc il serait
00:54:45temps une bonne fois
00:54:46pour toutes
00:54:47de prendre
00:54:47des bonnes décisions
00:54:49à chaque drame
00:54:50il y a des marches blanches
00:54:51à chaque drame
00:54:52on doit faire
00:54:53et à chaque drame
00:54:54on est toujours présent
00:54:55voilà
00:54:56c'est vrai ce qu'il dit
00:54:57ce monsieur
00:54:59et vous en 2023
00:55:00votre syndicat
00:55:01avait alerté
00:55:02c'est en 2025
00:55:03en 2025
00:55:03on a distribué
00:55:05des flyers
00:55:05à la population
00:55:06parce qu'en fait
00:55:07en 2023
00:55:08là où vous vous confondez
00:55:09c'est qu'en 2023
00:55:10il y avait un rapport
00:55:10oui il y avait un rapport
00:55:11en 2025
00:55:12l'inspection générale
00:55:14de la justice
00:55:14et de la gendarmerie
00:55:15donc cette inspection
00:55:16avait d'ailleurs
00:55:17alerté
00:55:18sur le stock
00:55:19de dossiers
00:55:21j'allais dire
00:55:23qui n'étaient pas
00:55:24qui n'étaient toujours
00:55:24qui n'étaient toujours pas
00:55:26instruits
00:55:26et sur le flux
00:55:27qui arrivait
00:55:27et donc il y avait
00:55:28un gros problème
00:55:29depuis
00:55:30il n'y a eu
00:55:30aucune réponse
00:55:31donc il y a une réponse pénale
00:55:32qui est dégradée
00:55:33donc du coup
00:55:34nous on a fait le constat
00:55:35qu'il manquait
00:55:352000 enquêteurs
00:55:37que la procédure pénale
00:55:38c'est un labyrinthe
00:55:39sans issue
00:55:40on le voit bien aujourd'hui
00:55:41tout est compliqué
00:55:42les policiers
00:55:43en tant qu'officier
00:55:43de police judiciaire
00:55:44maintenant vous faites greffier
00:55:45vous faites secrétaire d'avocat
00:55:47enfin je veux dire
00:55:48ça devient l'enfer
00:55:48et je suis désolé
00:55:49mais on ne fait plus
00:55:50un métier d'enquêteur
00:55:51on fait un métier
00:55:52de procédurier
00:55:52qu'à écrire
00:55:53on ne fait plus d'initiatives
00:55:55on ne va plus sur le terrain
00:55:57c'est même compliqué
00:55:57d'aller faire des perquisitions
00:55:58donc en fait
00:55:59on voit qu'il y a une procédure pénale
00:56:00qui s'alourdit
00:56:01un système d'enquête
00:56:02qui s'alourdit
00:56:03et donc du coup
00:56:04derrière
00:56:04les citoyens
00:56:05on ne peut pas leur rendre
00:56:07ce qu'ils attendent de nous
00:56:08en fait
00:56:08ils payent des impôts
00:56:09et quand vous voyez
00:56:10comment est dépensé
00:56:11l'argent des impôts
00:56:11vous regardez aujourd'hui
00:56:12vous tapez sur
00:56:13impots.gouv.fr
00:56:14vous regardez comment
00:56:15sont dépensés
00:56:161000 euros d'impôts
00:56:17vous verrez
00:56:17il y a 4 euros d'impôts
00:56:19qui vont à la justice
00:56:205 euros l'année dernière
00:56:21cette année c'est 4 euros
00:56:2225 euros pour la police
00:56:23voilà
00:56:24Kathleen Tailleb
00:56:25vous êtes avocate
00:56:26je rappelle des familles
00:56:27de victimes
00:56:27dans le périscolaire
00:56:28il est urgent
00:56:28de renverser les meubles
00:56:30oui et non
00:56:31c'est à dire que
00:56:32pourquoi oui et non
00:56:33alors j'allais l'expliquer
00:56:34l'édifice légal
00:56:37et comme on l'a dit
00:56:38il existe
00:56:38et il existe vraiment beaucoup
00:56:39c'est à dire qu'on a
00:56:40une surenchère de loi
00:56:41on a eu
00:56:42j'entendais que la réforme
00:56:43que la justice des mineurs
00:56:45doit être réformée
00:56:45et mon dieu
00:56:46elle l'est
00:56:46elle l'a été
00:56:48beaucoup trop
00:56:48il y a eu plus de 30 réformes
00:56:49on est en 2021
00:56:51il y a eu une dernière réforme encore
00:56:52je suis avocate de mineurs
00:56:54je peux vous dire que
00:56:55l'arsenal légal
00:56:57est prêt
00:56:57le problème
00:56:58c'est son application
00:56:59une volonté politique
00:57:00l'application
00:57:01la mise en application
00:57:03de ces lois
00:57:03parce qu'en réalité
00:57:04quand il y a
00:57:04en réalité
00:57:05notre droit est bon
00:57:06le problème
00:57:07c'est que personne
00:57:08ne l'applique
00:57:08personne
00:57:09les délais légaux
00:57:10les délais de notre code
00:57:11de procédure pénale
00:57:12ne sont appliqués
00:57:13que pour les personnes
00:57:14en détention
00:57:14mais sinon
00:57:15personne n'a les moyens
00:57:16c'est ce que je disais
00:57:17la France n'a plus
00:57:17le moyen de ses ambitions
00:57:18et de respecter
00:57:19son propre code
00:57:20de procédure pénale
00:57:21ou de justice pénale
00:57:22des mineurs
00:57:22les délais ne sont pas
00:57:24appliqués
00:57:24ils ne sont pas respectés
00:57:25c'est une question de moyens
00:57:26bien sûr
00:57:28puisque c'est une question
00:57:29de moyens
00:57:29effectivement
00:57:304 euros alloués
00:57:31à la justice
00:57:33et une grande partie
00:57:34d'entre eux
00:57:34ces 4 euros
00:57:35c'est de l'administration
00:57:36pénitentiaire
00:57:36si je peux me permettre
00:57:37donc la grosse partie
00:57:39c'est pour les prisons
00:57:40donc en réalité
00:57:41quand on nous dit
00:57:42et quand on entend
00:57:43que le budget
00:57:44a été réévalué
00:57:45etc
00:57:45en réalité
00:57:45je doute
00:57:46qu'il y ait
00:57:47beaucoup d'argent
00:57:48supplémentaire
00:57:48qui était alloué
00:57:49à la justice
00:57:49en tout cas
00:57:50si c'est le cas
00:57:51on n'en ressent pas
00:57:511 euro
00:57:52nous sur le terrain
00:57:54et je pense que
00:57:56chaque acteur
00:57:56de cette chaîne judiciaire
00:57:57de l'enquêteur
00:57:58à l'avocat
00:57:59au procureur
00:58:00au magistrat
00:58:00à juges
00:58:01est désolé de cette situation
00:58:03et la subit
00:58:05je veux dire
00:58:05nous sommes que des rouages
00:58:07qui subissent au quotidien
00:58:08une situation intenable
00:58:10n'importe quel pénaliste
00:58:11vous dira
00:58:12que ce qui se passe
00:58:13est insupportable
00:58:14alors malheureusement
00:58:15l'affaire Liana
00:58:16vient mettre en lumière
00:58:17et éclabousser
00:58:18et porter à la connaissance
00:58:19du grand public
00:58:20ces manquements
00:58:21mais ça fait partie
00:58:22de notre quotidien
00:58:22et donc oui
00:58:23renverser la table
00:58:24mais surtout rajouter
00:58:25faire un gros chèque
00:58:26si je peux me permettre
00:58:27et faire changer
00:58:29les choses comme ça
00:58:30je vous propose
00:58:31de regarder ce sujet
00:58:32puisque Bruno Retailleau
00:58:33lui veut bouger les choses
00:58:35indiscutablement
00:58:36chez nos confrères du Parisien
00:58:37il en parle
00:58:37il veut sanctionner
00:58:38les magistrats
00:58:39qui commettent
00:58:40des fautes professionnelles
00:58:41écoutez le sujet
00:58:41de Nicolas Roger
00:58:42on poursuit nos échanges
00:58:43et nos débats
00:58:43je donne la parole Rachel
00:58:46Bruno Retailleau
00:58:47appelle à une révolution pénale
00:58:48le président des républicains
00:58:50dénonce des fautes graves
00:58:51dans plusieurs affaires
00:58:53et un laxisme judiciaire ambiant
00:58:55il appelle l'état
00:58:57à remplir ses devoirs
00:58:58je considère que l'état
00:59:00doit rendre des comptes
00:59:01quand il a failli
00:59:02à ses devoirs élémentaires
00:59:03et le premier d'entre eux
00:59:04est la protection des français
00:59:06pour Bruno Retailleau
00:59:07l'une des causes
00:59:08de la mort de Liana
00:59:09c'est l'administration française
00:59:11beaucoup trop lourde
00:59:12selon le président
00:59:13des républicains
00:59:14ce drame est révélateur
00:59:16de la bureaucratie française
00:59:17l'état est devenu
00:59:18une machine totalement grippée
00:59:20dont les commandes
00:59:21ne répondent plus
00:59:21Bruno Retailleau
00:59:23revient également
00:59:24sur la circulaire
00:59:25adressée en janvier 2025
00:59:26par Gérald Darmanin
00:59:28au magistrat
00:59:29concernant la priorisation
00:59:30des enfants victimes
00:59:31de violences
00:59:31l'ancien ministre de l'intérieur
00:59:33interpelle ceux
00:59:34qui mettent en avant
00:59:35l'indépendance
00:59:36de la justice française
00:59:37ce n'est pas d'indépendance
00:59:38du parquet
00:59:39dont nous avons besoin
00:59:40mais d'un parquet
00:59:41qui respecte
00:59:41les circulaires
00:59:42du ministre de la justice
00:59:43aujourd'hui
00:59:44les sanctions
00:59:45les sanctions à l'égard
00:59:45des magistrats
00:59:46dépendent du conseil
00:59:47de la magistrature
00:59:48jugé trop corporatiste
00:59:50par Bruno Retailleau
00:59:51ce dernier souhaite créer
00:59:53une cour disciplinaire
00:59:55de la magistrature
00:59:56à la place
00:59:56avec en son sein
00:59:58un collège de citoyens
00:59:59tiré au sort
01:00:00aux côtés de magistrats
01:00:01et de personnalités qualifiées
01:00:03cette cour ne sera pas
01:00:04présidée par un magistrat
01:00:05mais par l'un des autres membres
01:00:07élus par ses pairs
01:00:08candidat à l'élection présidentielle
01:00:10Bruno Retailleau
01:00:11souhaite une révision
01:00:13constitutionnelle
01:00:13avec entre autres
01:00:15la réhabilitation
01:00:16du référendum
01:00:17avec ce souhait
01:00:18il ne va pas se faire
01:00:19que des amis
01:00:20Bruno Retailleau
01:00:20Rachel Kahn
01:00:21c'est moi que l'on puisse dire
01:00:22oui alors
01:00:23il a eu sa parole
01:00:24sur la magistrature
01:00:25mais juste pour revenir
01:00:26sur la parole politique aussi
01:00:28c'est à dire que
01:00:28un il faut du courage politique
01:00:30deux je partage
01:00:31ce que disait
01:00:32maître Tailleb
01:00:33sur l'inflation législative
01:00:34aujourd'hui on a des députés
01:00:36au sein de l'assemblée
01:00:37qui trouvent joli
01:00:39d'avoir leur nom
01:00:40à côté d'une loi
01:00:41alors même qu'on est déjà
01:00:42dans une inflation législative
01:00:44et que le code pénal
01:00:46est suffisant
01:00:47pour justement
01:00:48punir
01:00:50ce genre de personnes
01:00:52ces délinquants
01:00:53et ces criminels
01:00:54par ailleurs
01:00:56je trouve que Bruno Retailleau
01:00:58parle d'or
01:00:59parce qu'en réalité
01:01:01il s'agit d'un abandon
01:01:02de ce qui se passe
01:01:03il s'agit du fait
01:01:04que la justice
01:01:05est censée
01:01:08traiter des dossiers
01:01:09au nom du peuple français
01:01:10et que certains citoyens
01:01:12se sentent complètement
01:01:14la majorité
01:01:14se sentent abandonnés
01:01:16et dans les cas
01:01:17que nous avons eu
01:01:17aujourd'hui en France
01:01:18nous avons eu aussi
01:01:19le harcèlement
01:01:20de Nicolas
01:01:21qui a été
01:01:21qui s'est suicidé
01:01:23la famille avait demandé
01:01:24justement
01:01:25au lycée
01:01:26la famille a eu
01:01:27une lettre
01:01:28du rectorat
01:01:28de Versailles
01:01:29qui lui disait
01:01:30si vous continuez
01:01:30à nous harceler
01:01:31on va porter plainte
01:01:32contre vous
01:01:33chère famille
01:01:33il y a eu l'abandon
01:01:34de Samuel Paty
01:01:35et aujourd'hui
01:01:36cet abandon
01:01:37des familles
01:01:37victimes
01:01:38de ce prédateur
01:01:39donc oui
01:01:40il faut à un moment donné
01:01:41trouver le juste milieu
01:01:42entre indépendance
01:01:44de la justice
01:01:44et responsabilité
01:01:45de la justice
01:01:47Tanguy
01:01:48que risquent les magistrats
01:01:50si jamais il y a sanction
01:01:51ou pas ?
01:01:52c'est vrai qu'actuellement
01:01:53on peut se poser la question
01:01:55Gérald Darmanin a dit
01:01:55que s'il y avait
01:01:56des responsabilités établies
01:01:57il fallait à tout prix
01:01:59qu'il y ait des sanctions
01:02:00la sanction
01:02:01la plus forte
01:02:02c'est la révocation
01:02:03mais il faut savoir
01:02:03que c'est une sanction
01:02:05qui est extrêmement rare
01:02:06le ministère de la justice
01:02:09parle de 1 à 2 cas par an
01:02:11et à chaque fois
01:02:11ce n'est pas directement
01:02:13lié à la profession
01:02:14mais directement
01:02:15lié à des comportements
01:02:16personnels
01:02:17donc c'est vrai
01:02:18que le plus souvent
01:02:19on l'avait vu
01:02:20d'ailleurs dans l'affaire
01:02:20Outreau
01:02:21le juge n'avait pas
01:02:23du tout été révoqué
01:02:24mais il avait été
01:02:25muté
01:02:26déplacé
01:02:27vers un autre pôle
01:02:28une autre juridiction
01:02:29donc c'est vrai
01:02:31que des sanctions
01:02:32oui
01:02:32encore faut-elle
01:02:33qu'elles soient dissuasives
01:02:34alors on écoutera
01:02:36quelques réactions politiques
01:02:37tout à l'heure
01:02:37notamment celle de
01:02:38Mathilde Panot
01:02:39et puis on aura
01:02:41également la réaction
01:02:42d'Elisabeth Borne
01:02:42toujours entre les deux
01:02:44Elisabeth Borne
01:02:45voilà mais ça
01:02:46ça ne vous surprend pas
01:02:47et je crois que vous
01:02:48vous souvenez
01:02:48mon cher Jean-Christophe Couvi
01:02:50nous sommes avec
01:02:51Bruno Kézac
01:02:52ancien
01:02:52pardon
01:02:53c'est la politique
01:02:53c'est la politique
01:02:54oui exactement
01:02:55nous sommes avec
01:02:56Bruno Kézac
01:02:56ancien colonel de gendarmerie
01:02:58ancien colonel de la section
01:02:59de recherche de Nancy
01:03:00merci Bruno Kézac
01:03:00d'être avec nous
01:03:02très concrètement
01:03:03on a vu cette émotion
01:03:04immense
01:03:05immense
01:03:06à Florence
01:03:09avec
01:03:10de plus en plus
01:03:11de témoignages
01:03:12qui accablent
01:03:13le suspect
01:03:14numéro un
01:03:14qui se murent
01:03:16toujours dans un
01:03:17certain silence
01:03:17comment opèrent
01:03:18les enquêteurs
01:03:20très concrètement
01:03:21en ce moment même
01:03:22Bruno Kézac
01:03:23j'ai besoin de votre éclairage
01:03:26dès lors que le suspect
01:03:28a été placé
01:03:29sous mandat de dépôt
01:03:30le travail des enquêteurs
01:03:32va consister
01:03:34à récupérer
01:03:37un maximum
01:03:38de témoignages
01:03:39de traces
01:03:40et d'éléments
01:03:41de preuves
01:03:42qui vont permettre
01:03:43de constituer
01:03:44un dossier suffisamment
01:03:45solide
01:03:45pour confirmer
01:03:46ce qui malheureusement
01:03:48ne fait
01:03:49égard de doute
01:03:50c'est à dire
01:03:51la responsabilité
01:03:52de cette personne
01:03:54dans le décès de Liana
01:03:55dans la mort de Liana
01:03:56donc c'est un travail
01:03:58de fond
01:03:58de discrétion
01:03:59qui allie à la fois
01:04:00une dimension humaine
01:04:02c'est à dire
01:04:03le travail des différents témoins
01:04:04des familles
01:04:06des gens
01:04:07qui vivaient
01:04:08avec la famille
01:04:08avec cet enfant
01:04:09et puis un travail technique
01:04:11que je ne vais pas détailler
01:04:12mais qui va venir compléter
01:04:14le travail initial
01:04:15que je viens d'évoquer
01:04:17Bruno
01:04:18on a entendu
01:04:19un certain nombre
01:04:19de témoignages
01:04:20je le disais
01:04:21à travers cette marche blanche
01:04:23on entend des témoignages
01:04:24notamment d'un papa
01:04:25dont la fille
01:04:27a participé
01:04:28à ces fameuses soirées
01:04:29pyjama
01:04:30et il y a également
01:04:31les conclusions
01:04:32qui vont arriver
01:04:33de l'autopsie
01:04:34ça va permettre
01:04:35à vos collègues
01:04:37de poser des questions
01:04:38encore plus précises
01:04:39de le mettre
01:04:39face à certaines contradictions
01:04:41ou plutôt
01:04:42face à ces non-dits
01:04:43je suppose
01:04:44très techniquement parlant
01:04:46les deux
01:04:47face à ces non-dits
01:04:49face à ces contradictions
01:04:50face à
01:04:51à ces déclarations initiales
01:04:53parce que je crois savoir
01:04:54qu'il a cessé
01:04:55toute coopération
01:04:57avec les enquêteurs
01:04:59de la section de recherche
01:04:59de Toulouse
01:05:00depuis la découverte
01:05:01de la victime
01:05:02donc c'est cet ensemble
01:05:04comme vous l'avez évoqué
01:05:05des témoignages
01:05:07des proches
01:05:07de la victime
01:05:08liés aux constatations
01:05:10techniques diverses
01:05:11et variées
01:05:12qui vont permettre
01:05:13de le
01:05:15comment je pourrais dire
01:05:16de le
01:05:18coincer
01:05:18entre guillemets
01:05:19dans ces dénégations
01:05:20et dans ces
01:05:21dans ces silences
01:05:22on parle
01:05:23on le voit
01:05:24à travers tous ces témoignages
01:05:26on a entendu
01:05:27beaucoup de personnes
01:05:27à travers
01:05:28cette marche
01:05:29très digne
01:05:31disons
01:05:32ça continue
01:05:33on va se faire justice
01:05:34nous-mêmes
01:05:34alors c'est vraiment
01:05:35pas la chose à faire
01:05:35évidemment
01:05:36mais on sent
01:05:37que la colère gronde
01:05:38on passe de l'émotion
01:05:39à la colère
01:05:39et cette colère
01:05:40elle n'est pas située
01:05:41uniquement dans le Gers
01:05:42elle touche
01:05:43tous les français
01:05:45mais je
01:05:46tout le monde
01:05:47peut comprendre
01:05:48la réaction
01:05:49que je qualifierais
01:05:50de totalement affective
01:05:52des gens
01:05:53confrontés
01:05:53à une telle horreur
01:05:54les gendarmes
01:05:56sont tous
01:05:57des parents
01:05:57quasiment
01:05:58donc
01:05:59la violence
01:06:01on a un petit problème
01:06:04de connexion
01:06:05Bruno Césac
01:06:06merci
01:06:07on a entendu
01:06:08l'essentiel
01:06:09de votre
01:06:09de votre message
01:06:11Jean-Christophe Couvier
01:06:12votre réaction
01:06:14très concrètement
01:06:15quand on parle
01:06:15d'une cocotte minute
01:06:17qui peut
01:06:17qui peut exploser
01:06:18moi c'est ce qui
01:06:19c'est ce qui me marque
01:06:20à travers tous ces témoignages
01:06:21qu'on a pu recueillir
01:06:22aujourd'hui
01:06:22oui on sent
01:06:23de toute façon
01:06:23que la société
01:06:24elle a cran
01:06:24on sent qu'il y a
01:06:26une déflagration
01:06:26de plus
01:06:27dans cette société
01:06:28et les gens
01:06:29n'acceptent plus
01:06:30en fait
01:06:30parce qu'en fait
01:06:30on nous fait la leçon
01:06:32tous les jours
01:06:32tous les jours
01:06:33on a des leçons de morale
01:06:33de nos hommes politiques
01:06:34etc
01:06:35et en fait
01:06:36quand eux
01:06:36ils ont les moyens
01:06:38de faire changer les choses
01:06:38ils ne le font pas
01:06:39là j'ai effectivement
01:06:40le ministre a présenté
01:06:41M. Darmanin
01:06:42à des excuses
01:06:43au nom du ministère
01:06:44donc c'est rare déjà
01:06:45qu'un ministre le fasse
01:06:46à la rigueur
01:06:47moi j'attendrai même
01:06:48que l'Assemblée nationale
01:06:49le fasse
01:06:50c'est eux qui votent les lois
01:06:52et ceux qui sont en poste
01:06:54depuis 20 à 30 ans
01:06:55et qui ont amené
01:06:56cette justice
01:06:56aujourd'hui
01:06:57et la police
01:06:58dans la période
01:06:59où on la connait
01:07:00qui a pu clapouer les os
01:07:01sur les épaules
01:07:03je suis désolé
01:07:04eux aussi doivent donner des comptes
01:07:05et s'excuser un petit peu
01:07:06et les français
01:07:07aujourd'hui
01:07:07ne supportent plus ça en fait
01:07:08c'est à dire qu'on leur demande
01:07:09des efforts
01:07:09du sang et des larmes
01:07:11de payer des impôts
01:07:12de fermer leur bouche
01:07:13parce que sinon
01:07:14on est traité de facho
01:07:15ou autre chose
01:07:15et de l'autre côté
01:07:18quand le pouvoir politique
01:07:19peut changer les choses
01:07:20c'est jamais leur faute
01:07:21et donc ça c'est insupportable
01:07:23et je pense que les français
01:07:24à un moment donné
01:07:24effectivement
01:07:24commencent à
01:07:25on le voit d'ailleurs
01:07:26dans les urnes
01:07:27ils vont de moins en moins voter
01:07:28parce que justement
01:07:29ils ne croient plus
01:07:30aux politiques
01:07:31et quand on entend
01:07:32les ni oui ni non
01:07:33des politiques
01:07:33qui oscillent
01:07:34qui gaudillent
01:07:36effectivement
01:07:36vous perdez cette notion
01:07:38de croire
01:07:39en l'esprit politique
01:07:40il faut retrouver
01:07:41justement cette confiance
01:07:43ça va de mon avis
01:07:45prendre un peu de temps
01:07:45Rachel
01:07:46quand on sait qu'en plus
01:07:48on l'évoquait
01:07:49à travers un certain nombre
01:07:50de sondages
01:07:50la sécurité fait partie
01:07:52des priorités
01:07:53des français
01:07:54on verra
01:07:54ça ne s'est pas spécialement
01:07:56traduit
01:07:56au moment des municipales
01:07:58on verra ce qui se passera
01:07:59pour les prochaines présidentielles
01:08:00bien sûr
01:08:01mais c'est l'histoire
01:08:01en fait
01:08:02d'une trahison
01:08:02avec nos représentants
01:08:06nos représentants
01:08:06qui sont censés
01:08:07justement
01:08:08nous protéger
01:08:10anticiper
01:08:11faire preuve
01:08:12de courage aussi
01:08:12parce que s'ils sont
01:08:13élus démocratiquement
01:08:14c'est parce qu'ils sont
01:08:15censés être plus courageux
01:08:16que nous
01:08:17et donc
01:08:18nous protéger
01:08:19et puis on a aussi
01:08:20une idéologie
01:08:22que l'on voit
01:08:23bien venir
01:08:24actuellement
01:08:25c'est celle
01:08:25de l'inversion
01:08:26des valeurs
01:08:26quand on sait
01:08:27qu'il y a certaines idéologies
01:08:28qui font passer
01:08:29les bourreaux pour des victimes
01:08:30au sein même
01:08:31de l'Assemblée nationale
01:08:32ça pose question aussi
01:08:34sur cet état de droit
01:08:35et la démocratie
01:08:36la justice
01:08:37c'est protéger
01:08:38les plaignants
01:08:40les enfants
01:08:40les victimes
01:08:43contre des bourreaux
01:08:44et on va marquer
01:08:46une nouvelle pause
01:08:46avant la dernière
01:08:47une droite
01:08:47de ce Punchline
01:08:48édition spéciale
01:08:49consacrée
01:08:49à cette marche blanche
01:08:51pour Liana
01:08:51on aura quelques
01:08:52petites réactions politiques
01:08:53que je vous soumettrai
01:08:54d'abord celle d'Elisabeth Borne
01:08:55voilà
01:08:55un pas en avant
01:08:56un pas en arrière
01:08:57et puis Mathilde
01:08:59Panot
01:08:59qui a carrément demandé
01:09:01la démission
01:09:02de Gérald Darman
01:09:03on écoutera tout ça
01:09:04et puis on ira en Belgique
01:09:05et on va retrouver
01:09:06Claude Moniquet
01:09:07on fera le parallèle
01:09:08avec ce qui s'est passé
01:09:09dans les années 90
01:09:09avec l'affaire
01:09:11l'affaire Dutroux
01:09:12qui avait rassemblé
01:09:13près de 300 000 personnes
01:09:14à Bruxelles
01:09:15faut-il tirer
01:09:15des enseignements
01:09:16etc
01:09:17ça avait été un scandale mondial
01:09:18restez avec nous
01:09:19on a beaucoup de choses
01:09:20à évoquer ensemble
01:09:21et puis on parlera également
01:09:22de la visite du pape
01:09:22en toute fin d'émission
01:09:23avec notre ami
01:09:24Émeric Pourbet
01:09:25restez avec nous
01:09:26à tout de suite
01:09:31Il est presque 18h30
01:09:32c'est déjà la dernière
01:09:33lignoire de cette édition spéciale
01:09:35de ce punchline du dimanche
01:09:36consacré
01:09:37à cette marche blanche
01:09:39en hommage
01:09:40à Liana
01:09:40il y a un aspect
01:09:41on l'a un peu abordé
01:09:42un aspect de nos politiques
01:09:44alors je vous propose
01:09:45d'écouter
01:09:45quelques réactions politiques
01:09:46et notamment
01:09:47celle de Jean-Luc Mélenchon
01:09:49qui faisait son
01:09:51grand meeting
01:09:51aujourd'hui
01:09:52vous le savez
01:09:52à Sainé
01:09:53et qui a évoqué
01:09:54l'affaire Liana
01:09:55je vous propose d'écouter
01:09:56quand un crime odieux
01:10:00révoltant
01:10:00écœurant
01:10:02comme le meurtre
01:10:04de la pauvre
01:10:05petite Liana
01:10:06nous révolte
01:10:07comme aujourd'hui
01:10:09gardons-nous
01:10:11gardons-nous
01:10:13d'ignorer
01:10:14ses racines
01:10:15profondes
01:10:16car il y en a
01:10:18proposons
01:10:19une loi globale
01:10:21contre la pédocriminalité
01:10:24et les féminicides
01:10:28cela n'a guère
01:10:30intéressé
01:10:31jusqu'à présent
01:10:34les chantres
01:10:36des discours
01:10:37sécuritaires
01:10:38pas davantage
01:10:39que les crimes
01:10:40racistes
01:10:41et homophobes
01:10:42ou la mort
01:10:42au travail
01:10:43et souvenons-nous
01:10:45que les coupes
01:10:46budgétaires
01:10:47alimentent
01:10:48le crime
01:10:50action rapide
01:10:51je vous ferai écouter
01:10:53Mathilde Panot après
01:10:53je croyais qu'il ne fallait pas
01:10:54faire de récupération
01:10:55politique
01:10:56mais bon
01:10:57je vois que certains
01:10:58le font
01:10:59ils choisissent
01:11:00je ne vais pas juger
01:11:02on connait
01:11:04le personnage
01:11:06une loi globale
01:11:07j'ai l'impression
01:11:08qu'on a déjà des lois
01:11:09qui existent
01:11:10il faut les appliquer
01:11:13on a tout l'arsenal
01:11:14on a tout l'arsenal
01:11:16y compris
01:11:16le quantum de peine
01:11:17mais encore une fois
01:11:19quand le quantum de peine
01:11:20n'est jamais appliqué
01:11:21non plus
01:11:22parce qu'il y a des magistrats
01:11:23qui vu que la peine
01:11:25est individualisée
01:11:26ils choisissent
01:11:27eux-mêmes
01:11:27on leur a mis conscience
01:11:28de donner une peine
01:11:29bon ok
01:11:29elle ne convient pas aux français
01:11:31mais en même temps
01:11:31ils ne s'expliquent pas
01:11:32non plus là-dessus
01:11:33donc voilà
01:11:33on peut faire plein de lois
01:11:35déjà qu'on applique celle-là
01:11:36et je peux vous dire
01:11:37que si on se donne
01:11:37les moyens de les appliquer
01:11:38déjà on va mettre
01:11:39un coup d'arrêt
01:11:40à la délinquance
01:11:41et à certains pédocriminels
01:11:42Mathilde Panot
01:11:43tout de suite
01:11:45je trouve indigne
01:11:46d'avoir un garde des Sceaux
01:11:48qui a été aussi
01:11:49ministre de l'Intérieur
01:11:50qui est responsable
01:11:52politiquement
01:11:53de à la fois
01:11:54une clochardisation
01:11:55de la justice
01:11:56comme l'appellent
01:11:57les magistrats eux-mêmes
01:11:58c'est-à-dire
01:11:58une baisse des moyens
01:12:00année après année
01:12:00à tous les services publics
01:12:02notamment à la justice
01:12:03mais un problème
01:12:04qui n'est pas juste
01:12:04un simple dysfonctionnement
01:12:06comme on l'explique
01:12:07un peu partout
01:12:08mais qui est un problème
01:12:09systémique
01:12:10et le problème
01:12:11systémique
01:12:11c'est qu'en France
01:12:12en 2026
01:12:13on continue de mourir
01:12:15d'être un enfant
01:12:16ou une enfant
01:12:16on continue de mourir
01:12:18d'être une femme
01:12:19il doit démissionner
01:12:20surtout
01:12:21voilà il doit démissionner
01:12:22et je crois qu'il a
01:12:23pris ses responsabilités
01:12:24Rachel Kahn
01:12:25Gérald Darmanin
01:12:26on l'évoquait tout à l'heure
01:12:27avec Tom Guillamont
01:12:28il a pris ses responsabilités
01:12:29il est allé
01:12:29au Gérald de 20h de TF1
01:12:31et voilà quoi
01:12:33il a dit les choses
01:12:33il a dit les choses
01:12:34il a demandé pardon aussi
01:12:36à la famille
01:12:36ce qui est rare
01:12:37en politique
01:12:39je suis très gênée
01:12:41pour commenter
01:12:42en fait les propos
01:12:42de Mathilde Panot
01:12:43qui ne parle qu'en slogan
01:12:44et qui ne parle
01:12:45qu'en faisant du buzz
01:12:46c'est sa manière
01:12:47de faire de la politique
01:12:48elle dit toujours
01:12:50la police tue
01:12:51la police tue
01:12:51non
01:12:52la police est là
01:12:53pour protéger
01:12:54des citoyens
01:12:55la police fait ce qu'elle peut
01:12:56lorsque justement
01:12:58le commissariat
01:12:59est engorgé
01:13:00de leurs fausses plaintes
01:13:01etc
01:13:02donc après
01:13:03je laisserai le soin
01:13:04à Mathilde Panot
01:13:05de savoir
01:13:06où se situe
01:13:07le Jourdain
01:13:07avant de faire
01:13:08des commentaires
01:13:09de ce style
01:13:09surtout au ce jour
01:13:11d'émotion
01:13:11pour la France
01:13:13en fait
01:13:13et dernière réaction
01:13:15que j'aimerais vous faire
01:13:16écouter
01:13:17qui va vous faire
01:13:17sans doute réagir
01:13:19puisqu'on évoquait
01:13:20tout à l'heure
01:13:20le fait qu'il faut
01:13:21peut-être
01:13:21renverser les tables
01:13:23écoutez
01:13:24Elisabeth Borne
01:13:26chacun est en droit
01:13:27d'attendre
01:13:28qu'une plainte
01:13:30déposée
01:13:30sur des violences
01:13:32sur des enfants
01:13:33sur un viol
01:13:35potentiellement
01:13:36sur cette petite fille
01:13:38sur lequel une plainte
01:13:39a été déposée
01:13:40au mois d'août
01:13:40chacun est en droit
01:13:41d'attendre
01:13:42que la justice
01:13:42fasse preuve
01:13:43de la plus grande vigilance
01:13:45de la plus grande réactivité
01:13:46ça n'a pas été le cas
01:13:47et c'est tout l'objet
01:13:49des enquêtes
01:13:49qui sont lancées
01:13:50de comprendre
01:13:50comment une telle situation
01:13:52est possible
01:13:52je pense qu'il faut
01:13:53respecter les magistrats
01:13:54je pense que les magistrats
01:13:55sont attachés
01:13:56à rendre la justice
01:13:58à mener les enquêtes
01:13:59comme c'est nécessaire
01:14:01voilà
01:14:02moi je n'ai pas
01:14:02d'explication
01:14:03et je ne peux que
01:14:05renvoyer aux enquêtes
01:14:06qui sont en cours
01:14:07ça ne paraît
01:14:09enfin voilà
01:14:10ça paraît totalement
01:14:11inacceptable
01:14:11qu'il y ait
01:14:12plusieurs mois
01:14:13qui se passent
01:14:14sans que le suspect
01:14:15soit entendu
01:14:16dans une affaire
01:14:18de viol
01:14:18sur une petite fille
01:14:20bon alors voilà
01:14:22quand je disais
01:14:22qu'il fallait renverser
01:14:23les tables
01:14:23avec Elisabeth Borne
01:14:24on risque pas
01:14:25d'enverser les tables
01:14:26puisque là
01:14:27c'est deux poids
01:14:28deux mesures
01:14:29Kathleen
01:14:31oui après
01:14:31elle a employé
01:14:32le mot réactivité
01:14:33qui est vraiment
01:14:35un mot très important
01:14:36comme le mot priorisation
01:14:37qui a fait défaut
01:14:39et qui fait défaut
01:14:40aujourd'hui au quotidien
01:14:41dans la justice
01:14:41généralement
01:14:42mais dans la justice
01:14:43des mineurs
01:14:43et donc c'est vrai
01:14:44qu'il y a
01:14:46on déplore
01:14:47que c'est ce qui a manqué
01:14:49dans ce dossier
01:14:49s'il y a eu plus de réactivité
01:14:51je pense que
01:14:52et une priorisation
01:14:53je pense qu'on n'en serait
01:14:54malheureusement pas arrivés là
01:14:55voilà
01:14:56mais très prudente
01:14:57on n'en peut plus
01:14:58des paroles comme ça
01:14:58on n'en peut plus
01:14:59les français
01:15:00quand on entend
01:15:00les témoignages
01:15:01qu'on a pu entendre ensemble
01:15:02Rachel
01:15:03exactement
01:15:03en plus en tant que
01:15:04évidemment en tant que
01:15:05citoyen français
01:15:06mais en tant que parent
01:15:07c'est juste scandaleux
01:15:09stop
01:15:09ça suffit
01:15:10à vaincre sans péril
01:15:12on triomphe sans gloire
01:15:13exactement
01:15:13pas mieux
01:15:14je suis assez d'accord
01:15:15avec vous
01:15:15pour terminer
01:15:16cet aspect
01:15:17je voulais comprendre
01:15:18la direction de la Belgique
01:15:19et retrouver Claude Moniquet
01:15:20bonsoir Claude
01:15:21désolé je vous prends
01:15:22un petit peu tardivement
01:15:23mais l'actualité
01:15:23vous le comprenez
01:15:25est chargée
01:15:26je voulais absolument
01:15:27vous avoir Claude
01:15:28parce que je voulais
01:15:29qu'on fasse un parallèle
01:15:29avec ce qui s'est passé
01:15:31à l'époque
01:15:31chez vous en Belgique
01:15:33l'affaire Dutroux
01:15:34c'est une affaire criminelle belge
01:15:36je le rappelle
01:15:37au réauthentissement
01:15:37je le disais tout à l'heure
01:15:39mondiale
01:15:40qui a commencé en 96
01:15:42c'est devenu un véritable
01:15:43séisme politique
01:15:44et judiciaire
01:15:45avec le principal
01:15:47protagoniste
01:15:47Marc Dutroux
01:15:49pédocriminel
01:15:49on a parlé de viol
01:15:50de séquestration
01:15:51d'assassinat
01:15:51et une très forte mobilisation
01:15:53pour ceux qui s'en souviennent
01:15:54avec près de 300 000 personnes
01:15:55à Bruxelles
01:15:56est-ce que ça a changé les choses
01:15:58et je trouvais que c'était intéressant
01:15:59de faire le parallèle
01:16:00très rapidement Claude
01:16:02oui alors effectivement
01:16:03c'était très important
01:16:04300 000 personnes à Bruxelles
01:16:06ça veut dire
01:16:06plus de 300 000
01:16:07c'est comme si aujourd'hui
01:16:08on avait 2 millions de personnes
01:16:09dans les rues à Paris
01:16:11en fait ça a changé les choses
01:16:14mais pas toujours dans le bon sens
01:16:16le monde politique
01:16:17s'est senti réellement
01:16:19totalement
01:16:19et à raison
01:16:20mis en cause
01:16:21mais les décisions
01:16:22qui ont été prises
01:16:23n'ont pas été les bonnes
01:16:23ça a été la dissolution
01:16:25de la gendarmerie
01:16:26il y avait à l'époque
01:16:26la gendarmerie
01:16:27la police judiciaire
01:16:29et des polices locales
01:16:30on a dissous la gendarmerie
01:16:32on l'a fusionné
01:16:33avec la police judiciaire
01:16:35et on a créé une police fédérale
01:16:37tout en gardant les polices locales
01:16:39donc l'idée
01:16:40que
01:16:41l'idée était qu'il y avait
01:16:43une guerre des polices
01:16:43mais il y avait également
01:16:45et c'était quand même plus intéressant
01:16:46une émulation entre services
01:16:47tout ça a disparu
01:16:49ça s'est traduit par des années
01:16:51de flottement
01:16:51parce qu'il a fallu intégrer
01:16:53des gens qui avaient
01:16:53des cultures de travail
01:16:55et des méthodes de travail
01:16:56différentes
01:16:56et je ne suis pas persuadé
01:16:58que le monde judiciaire
01:17:00et policier
01:17:01fonctionne beaucoup mieux
01:17:02en Belgique aujourd'hui
01:17:03qu'il ne fonctionnait
01:17:04il y a 30 ans
01:17:05quand on voit
01:17:06par exemple
01:17:07quand on voit le fait
01:17:09les problèmes
01:17:10enfin c'est même pas les problèmes
01:17:11l'incapacité totale
01:17:13de l'état belge
01:17:14à régler les questions
01:17:15des fusillades
01:17:16liées à Bruxelles
01:17:18en pleine capitale européenne
01:17:19liées au trafic de stupéfiants
01:17:21quand on voit
01:17:22l'incapacité
01:17:23à maintenir l'ordre
01:17:24dès qu'il se passe quelque chose
01:17:26on peut réellement
01:17:27se poser la question
01:17:28est-ce que quelque chose
01:17:29a changé
01:17:29à mon avis
01:17:30non
01:17:31le politique s'est blanchi
01:17:33en prenant des mesures
01:17:34assez hâtives
01:17:35et très populistes
01:17:37en fait
01:17:38mais ça n'a rien changé
01:17:40sur le fond
01:17:40merci pour ce regard
01:17:42mais il me semblait important
01:17:43de l'avoir
01:17:44évidemment
01:17:45parce que personne
01:17:46n'a oublié
01:17:47cette affaire
01:17:47cette affaire du trou
01:17:49qui a été un scandale mondial
01:17:51mais vraiment mondial
01:17:52Jean-Christophe Couvi
01:17:52c'était un séisme
01:17:53alors effectivement
01:17:54derrière il y a eu
01:17:54une réforme de la police
01:17:56alors il faut remettre
01:17:57dans l'histoire
01:17:59il y a eu vraiment
01:18:00une guerre des chefs
01:18:00nous on n'en est pas là
01:18:02aujourd'hui
01:18:02d'ailleurs on ne fait pas
01:18:03un focus sur cette guerre des chefs
01:18:05en revanche
01:18:06les Belges
01:18:07et les Italiens
01:18:08d'ailleurs aussi
01:18:08ont fait des réformes
01:18:10aussi au sein de la justice
01:18:11notamment
01:18:12dans le conseil supérieur
01:18:13de la justice
01:18:14l'équivalent de notre
01:18:15conseil supérieur
01:18:15de la magistrature
01:18:16voilà
01:18:17donc en fait
01:18:18aujourd'hui
01:18:19le CSM
01:18:19le conseil syndicalien
01:18:21c'est un conseil supérieur
01:18:23de la magistrature
01:18:24organise la carrière
01:18:25des magistrats
01:18:26et fait effectivement
01:18:27le rôle de discipline
01:18:29sauf qu'en fait
01:18:30c'est quand même
01:18:31c'est beaucoup d'entre-soi
01:18:33et les Italiens
01:18:34et les Belges
01:18:34justement
01:18:34ont remis
01:18:36une part
01:18:36ils ont ouvert
01:18:37aux magistrats
01:18:38et non magistrats
01:18:39beaucoup plus importants
01:18:40et ont donné plus de pouvoir
01:18:41en fait
01:18:43pour donner
01:18:44j'allais dire
01:18:45une responsable
01:18:45enfin un code
01:18:47disciplinaire
01:18:49qui pourrait
01:18:50impacter les magistrats
01:18:51aujourd'hui
01:18:52il n'y a pas de code disciplinaire
01:18:52en fait
01:18:53c'est-à-dire qu'il n'y a pas
01:18:55il n'y a pas
01:18:55comment on appelle ça
01:18:56la responsabilité individuelle
01:18:58elle existe
01:18:59mais elle est rarement condamnée
01:19:02et on voit bien aujourd'hui
01:19:03qu'il y a besoin
01:19:03de réformer aussi la justice
01:19:04nous on n'arrête pas de dire
01:19:05qu'il faut réformer
01:19:06police et justice
01:19:07et toute la chaîne judiciaire
01:19:08d'ailleurs
01:19:09lisez le dernier bouquin
01:19:10de Béatrice Brugère
01:19:13est-ce que les juges
01:19:14ont-ils vraiment
01:19:14tous les droits
01:19:15ça coûte 5 euros
01:19:16vous allez tout comprendre
01:19:17et en fait
01:19:17il y a des très bonnes idées
01:19:18dedans
01:19:18et c'est très pédagogique
01:19:19et c'est très pédagogique
01:19:20et vraiment
01:19:21je pense qu'il faut profiter
01:19:22de ce moment
01:19:23pour se poser
01:19:24les bonnes questions
01:19:24et se dire
01:19:25il faut aussi
01:19:27réformer un petit peu
01:19:28tout ce système
01:19:30Rachel
01:19:30un dernier mot
01:19:31sur le sujet
01:19:32alors que je saluais
01:19:32Emric Pourbet
01:19:33qui nous a rejoint
01:19:34c'est toujours un bonheur
01:19:34de vous avoir à mes côtés
01:19:35mon cher Emric
01:19:36on va parler du pape
01:19:37on va changer de sujet
01:19:38dans quelques secondes
01:19:39un dernier mot
01:19:40il est important
01:19:40que les choses changent
01:19:41en tous les cas
01:19:41après cette marche blanche
01:19:44à Florence
01:19:44on ne peut pas laisser
01:19:45les choses dans l'état
01:19:46exactement
01:19:46surtout se rappeler
01:19:47de cette image
01:19:48de cette marche blanche
01:19:49avec des t-shirts
01:19:50écrits
01:19:51plus jamais ça
01:19:52là maintenant
01:19:53on n'en peut plus
01:19:54vraiment stop
01:19:55il faut véritablement
01:19:56que les citoyens
01:19:58reprennent en main
01:19:59aussi la justice
01:20:00c'est-à-dire que
01:20:00la justice soit rendue
01:20:02au nom des citoyens
01:20:03et dans notre contexte actuel
01:20:04extrêmement violent
01:20:05faire en sorte
01:20:06que les policiers
01:20:07et les magistrats
01:20:08puissent travailler correctement
01:20:09on va changer de sujet
01:20:10on va prendre la direction
01:20:11d'Espagne
01:20:12avec notre ami
01:20:12Emric Pourbet
01:20:13qui est avec nous
01:20:14on va parler
01:20:15de la visite du pape
01:20:16Léon XIV
01:20:17qui se poursuit
01:20:18on va prendre la direction
01:20:19de Madrid
01:20:20et puis vous allez nous parler
01:20:21des enjeux juste après
01:20:22et de toute la symbolique
01:20:24de ce voyage
01:20:24on va retrouver
01:20:25notre correspondant
01:20:26permanent en espèce
01:20:27Frédéric Traini
01:20:28bonsoir Frédéric
01:20:29merci d'être avec nous
01:20:31plus d'1,2 million d'Espagnols
01:20:35ont accueilli le pape
01:20:36Léon XIV dans la rue de Madrid
01:20:38ce matin
01:20:38avec une immense ferveur
01:20:40racontez-nous un peu
01:20:41comment les choses se sont passées
01:20:43mon cher Frédéric
01:20:45écoutez ce matin
01:20:46écoutez ce matin
01:20:46une messe en plein air
01:20:47sur la place
01:20:47Cibélès
01:20:48qui va rester comme un moment
01:20:49très fort de ce voyage
01:20:50en Espagne
01:20:51avec une organisation
01:20:52particulière
01:20:5342 écrans géants
01:20:542 000 prêtres et diacres
01:20:56pour la communion
01:20:57400 choristes
01:20:5823 000 policiers
01:21:0022 000 volontaires
01:21:02et puis effectivement
01:21:04des scènes de liesse
01:21:05et de ferveur
01:21:05dans les rues de Madrid
01:21:06avec 1,2 million
01:21:07de personnes présentes
01:21:09ferveur
01:21:09dans un pays
01:21:10où pourtant
01:21:10la pratique religieuse
01:21:12est en perte de vitesse
01:21:13au lieu des dernières enquêtes
01:21:14puisque seulement
01:21:1656% des Espagnols
01:21:17se disent catholiques
01:21:18aujourd'hui
01:21:18contre 90%
01:21:20dans les années 70
01:21:22et donc
01:21:23le pape a lancé
01:21:24un appel ce matin
01:21:25pour que la religion
01:21:26espagnole
01:21:27ne soit pas
01:21:28un musée du passé
01:21:29mais une école
01:21:30de la foi
01:21:31présente
01:21:32dans laquelle
01:21:32pouvoir s'abreuver
01:21:33autrement dit
01:21:33retrouver ses racines
01:21:35chrétiennes
01:21:35sans tomber
01:21:36dans la nostalgie
01:21:37enfin l'après-midi
01:21:38le pape doit
01:21:39se rendre
01:21:40dans un palais des sports
01:21:41de 20 000 personnes
01:21:42pour rencontrer
01:21:42des personnalités
01:21:44des arts
01:21:45de la culture
01:21:45de l'économie
01:21:46et du sport
01:21:47et puis alors
01:21:47demain
01:21:48un changement
01:21:48de registre total
01:21:49il passera
01:21:50de la religion
01:21:51au institutionnel
01:21:52puisqu'il doit rencontrer
01:21:53le premier ministre
01:21:55Pedro Sanchez
01:21:56demain matin
01:21:56puis il s'adressera
01:21:57à la Corte
01:21:58le congrès des députés
01:22:00devant les parlementaires
01:22:01espagnols
01:22:02c'est la première fois
01:22:03qu'un pape fera
01:22:04cette démarche
01:22:05et il sera accueilli
01:22:06comme un chef d'état
01:22:07qu'il est effectivement
01:22:08et puis en fin de soirée
01:22:10demain
01:22:11il est attendu
01:22:12au Santiago Bernabé
01:22:12ou le fameux stade
01:22:13du Real Madrid
01:22:14pour une rencontre
01:22:15pas une messe
01:22:15mais une rencontre
01:22:16avec des milliers
01:22:17de fidèles
01:22:19du diocèse de Madrid
01:22:20avant de s'envoler
01:22:21mardi 9
01:22:22vers Barcelone
01:22:23la capitale catalane
01:22:24qui sera
01:22:25la prochaine étape
01:22:26de son voyage en Espagne
01:22:27merci beaucoup
01:22:28Frédéric Traini
01:22:29un programme très très chargé
01:22:31pour le pape
01:22:3214
01:22:32qui me semble-t-il
01:22:33puisque vous parliez
01:22:34du stade du Real de Madrid
01:22:35a dit qu'il était plutôt
01:22:36supporter du Real de Madrid
01:22:38au départ on m'avait dit
01:22:39qu'il n'était pas prononcé
01:22:40entre Barça
01:22:41et Real de Madrid
01:22:42il dit le moment
01:22:43il a choisi son camp
01:22:44c'est ça
01:22:45c'est surtout le signe
01:22:47qu'il connaît
01:22:48extrêmement bien l'Espagne
01:22:49il est venu
01:22:50je crois 50 fois
01:22:51donc son voyage
01:22:53a une portée
01:22:54effectivement considérable
01:22:56parce qu'il sait
01:22:57sur quels aspects
01:22:58il faut appuyer
01:23:00pour réveiller
01:23:01effectivement
01:23:01comme ça a été dit
01:23:02la ferveur
01:23:04et la foi
01:23:04des Espagnols
01:23:05je rappelle quand même
01:23:06que ce pays
01:23:07c'est un des pays
01:23:08les plus catholiques au monde
01:23:09même si effectivement
01:23:10les statistiques diminuent
01:23:12il a quand même
01:23:13dans son histoire
01:23:14dans sa culture
01:23:15dans son art
01:23:16dans sa musique
01:23:17et bien
01:23:18la foi espagnole
01:23:19la foi catholique
01:23:20chevillée au corps
01:23:21et c'est ce que
01:23:22souhaite faire le pape
01:23:23il me semble en tout cas
01:23:24le premier enjeu
01:23:25bien sûr
01:23:25le premier enjeu pardon
01:23:27il y a toujours
01:23:28de multiples entrées
01:23:29dans un voyage du pape
01:23:30il y a des enjeux culturels
01:23:31des enjeux politiques
01:23:32aussi demain
01:23:33effectivement au Cortès
01:23:34quand il va s'adresser
01:23:35à la nation
01:23:36et aux députés
01:23:36mais le principal
01:23:38à mon avis
01:23:39pour le pape
01:23:40l'enjeu spirituel
01:23:41c'est comme l'avait fait
01:23:42Jean-Paul II
01:23:42en 82
01:23:43à Compostelle
01:23:44c'est de réveiller
01:23:45vieille Europe
01:23:46avait-il dit
01:23:46à cette époque
01:23:47réveille-toi toi-même
01:23:48et bien
01:23:49c'est ce que fait
01:23:49à sa manière
01:23:50Léon XIV
01:23:51en ce moment
01:23:51et puis il prend son temps
01:23:53en fait
01:23:53c'est quand même
01:23:54un séjour assez long
01:23:55au final
01:23:56six jours
01:23:56c'est pas anodin
01:23:58alors c'est vrai
01:24:13depuis Monaco
01:24:14donc c'était
01:24:14au début de l'année
01:24:15ensuite
01:24:15l'Espagne
01:24:16la France
01:24:16qu'il y a une volonté
01:24:18justement
01:24:18de réveiller l'Europe
01:24:19à ses racines chrétiennes
01:24:20à son passé chrétien
01:24:22et à sa foi actuelle
01:24:24et donc voilà
01:24:26il y a clairement
01:24:26une stratégie
01:24:27de Léon XIV
01:24:28à cet égard
01:24:29il y a un changement
01:24:30par rapport à son prédécesseur
01:24:32on l'avait évoqué
01:24:33ensemble
01:24:34dès le départ
01:24:34quand il a été choisi
01:24:37mais c'est à dire
01:24:37qu'effectivement
01:24:38le pape François
01:24:39il me semble
01:24:40ne comprenait pas bien
01:24:41pourquoi l'Europe
01:24:42s'était éloignée
01:24:43de sa foi chrétienne
01:24:45et donc
01:24:46considérant cela
01:24:46et bien
01:24:48n'ayant pas
01:24:48toutes les clés
01:24:49il a choisi
01:24:50d'aller plutôt
01:24:51au périphérique
01:24:52comme il disait
01:24:52c'est à dire
01:24:53à Marseille
01:24:54si on parle de la France
01:24:55en Corse
01:24:56sans pour autant
01:24:57de faire de visite officielle
01:24:58alors que Léon XIV
01:25:00dans sa culture
01:25:01dans sa famille
01:25:02a des racines européennes
01:25:04encore une fois
01:25:05il connaît très bien l'Espagne
01:25:06et donc
01:25:06il sait comment
01:25:08appuyer
01:25:09à sa manière
01:25:09en douceur
01:25:10mais aussi avec fermeté
01:25:11pour essayer
01:25:12de réveiller
01:25:13cette foi
01:25:14changement de style
01:25:15en tous les cas
01:25:15changement de style
01:25:16et puis
01:25:17encore une fois
01:25:18je pense qu'il faut
01:25:19la culture
01:25:20européenne
01:25:21pour justement
01:25:22essayer de
01:25:24comme il l'a fait
01:25:25d'ailleurs
01:25:25tout en douceur
01:25:26lorsqu'il est arrivé
01:25:27sur le sol espagnol
01:25:28il a rencontré
01:25:30le roi
01:25:30et la reine
01:25:31et il a fait
01:25:32un discours
01:25:32aux autorités
01:25:33on sait que l'Espagne
01:25:34est un pays fracturé
01:25:35depuis le franquisme
01:25:37et pour autant
01:25:38et bien il a montré
01:25:40que la solution
01:25:40elle était
01:25:41vers le haut
01:25:42et que c'est la foi
01:25:43qui permettait
01:25:44de dépasser
01:25:46ses antagonismes
01:25:47et je crois
01:25:48qu'on verra
01:25:49dans les jours
01:25:49qui viennent
01:25:50mais je pense
01:25:50que son discours
01:25:51a fait mouche
01:25:51Merci André Lucas
01:25:52c'est toujours un bonheur
01:25:53de vous avoir
01:25:54à mes côtés
01:25:55mon cher Emric
01:25:55Pourbet
01:25:56pour terminer
01:25:57pour revenir
01:25:57à l'actualité du jour
01:25:58et cette parche blanche
01:25:59puisque Mathilde Pannot
01:26:00demandait
01:26:01vous l'avez entendu
01:26:01tout à l'heure
01:26:02la démission
01:26:03de Gérald Darmanin
01:26:04et bien je vous donne
01:26:05cette information
01:26:05le ministre de la Justice
01:26:06donc Gérald Darmanin
01:26:07a annoncé ce dimanche
01:26:08qu'il allait demander
01:26:08au procureur généraux
01:26:10de reprendre l'intégralité
01:26:11des plaintes
01:26:11qui touchent les enfants
01:26:12soit environ 70 000 dossiers
01:26:15d'ici au 14 juillet
01:26:16dans le sillage
01:26:16de l'affaire Liana
01:26:18c'est une décision importante
01:26:19d'autant qu'il convoque
01:26:21tous les procureurs
01:26:22demain
01:26:22parce que 70 000 plaintes
01:26:24en un peu plus d'un mois
01:26:26un mois, 14 juillet
01:26:27ça va être chargé pour eux
01:26:29donc ça veut dire
01:26:30qu'il prend les choses en main
01:26:31il va nous expliquer
01:26:33comment on fait
01:26:34moi je me mets toujours
01:26:35à hauteur d'homme
01:26:35c'est facile de donner
01:26:37des directives
01:26:38donc les procureurs
01:26:39qu'est-ce qu'ils vont faire
01:26:40ils vont se retourner
01:26:41vers les services
01:26:42de police et de gendarmerie
01:26:44ils vont demander
01:26:44à sortir très vite
01:26:45des affaires
01:26:45des affaires
01:26:46des affaires
01:26:46donc soit on va
01:26:47bâcler des affaires
01:26:48soit il va y avoir
01:26:48des cas de nullité
01:26:49ou alors encore une fois
01:26:50on va passer peut-être
01:26:50à côté d'autres cas
01:26:51pour prioriser cela
01:26:52enfin je veux dire
01:26:53à un moment donné
01:26:53moi je veux bien
01:26:54on nous donne
01:26:54les moyens humains
01:26:55les moyens matériels
01:26:56on a des moyens
01:26:58informatiques obsolètes
01:26:59dans la police nationale
01:27:00de procédure
01:27:01vraiment obsolète
01:27:02c'est scandaleux
01:27:03en 2026
01:27:04et en fait
01:27:05on va nous demander
01:27:05des résultats
01:27:06bon bah écoutez
01:27:06bonne chance
01:27:08en même temps
01:27:08je trouve que sa parole
01:27:10est juste et bonne
01:27:12j'espère qu'il y aura
01:27:13des moyens en face
01:27:13alors attendez
01:27:14j'ai pas fini sa déclaration
01:27:15et l'annonce également
01:27:17je ne partirai pas en vacances
01:27:18il n'y a pas un haut magistrat
01:27:20qui va partir en vacances
01:27:21tant qu'il n'aura pas
01:27:21reçu un par un
01:27:22les procureurs généraux
01:27:24pour faire le bilan
01:27:25a-t-il prévenu ?
01:27:27Mathilde Panot
01:27:28l'a motivé pour rester
01:27:30et pour remettre à plat
01:27:31l'ensemble des dossiers
01:27:32c'est très bien
01:27:32alors je ne m'attendais pas
01:27:34à cette analyse de votre part
01:27:35Rachel Kahn
01:27:36vous me surprenez toujours
01:27:37merci Mathilde
01:27:38merci je ne le savais pas
01:27:39merci en tous les cas
01:27:40les amis de m'avoir accompagné
01:27:41merci Emeric Pourbet
01:27:43on va suivre la suite du voyage
01:27:46du pape en Espagne
01:27:48merci pour votre grande fidélité
01:27:50merci à l'équipe
01:27:51qui m'a entouré
01:27:51David Brunet
01:27:52Sébastien Cacchino
01:27:53Coralie de la Plage
01:27:54Charlotte Joyeux
01:27:55Augustin Donadieu
01:27:56pour l'information
01:27:56merci à la programmation
01:27:58gros travail
01:27:58de la programmation
01:27:59Louis Lallement
01:28:00Corentin Périni
01:28:01Lionel Anglois
01:28:02et merci également
01:28:02à toutes les équipes
01:28:04qui nous ont fait vivre
01:28:05cette marche
01:28:07Valentin Rouillon
01:28:08Emma Loro
01:28:09Pauline Trezer
01:28:10Noémie Hardy
01:28:11Mathilde Ibanez
01:28:12et Timothée
01:28:12Forger c'est important
01:28:13je pense à eux très fort aussi
01:28:14et à toute la famille
01:28:16d'Ilana
01:28:16aux proches aussi
01:28:17merci aux équipes
01:28:18on réagit tout de suite
01:28:19c'est votre face à face
01:28:20je vous souhaite
01:28:20une très belle semaine
01:28:21sur CNews
01:28:22bye bye
Commentaires

Recommandations