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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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00:00:00Il est 17h, oui il est 17h, bonsoir, soyez les bienvenus. 17h-19h, c'est votre punchline du samedi.
00:00:06Deux heures d'informations avec beaucoup d'images, vous vous en doutez, beaucoup de témoignages et de questions auxquelles nous
00:00:10essaierons d'apporter des réponses.
00:00:12Durant nos deux heures, on va largement revenir sur ces émeutes autour de nos établissements scolaires, pardonnez-moi.
00:00:19Cette semaine, indiscutablement, on ne peut plus parler de blocus des établissements, on est passé à autre chose.
00:00:26On a assisté à de véritables scènes de chaos, d'une violence inouïe, la France est sous le choc.
00:00:30À Lyon, c'est un policier qui a été agressé gratuitement à Metz.
00:00:33Une enquête est ouverte après l'incendie d'un préau d'un collège.
00:00:38On sera d'ailleurs avec le maire de Metz dans quelques instants, François Gros-Didier, qui est déjà là et
00:00:43que je salue.
00:00:44On sera également toutes nos équipes.
00:00:46On sera avec Tangrette Guillotel et Clément Lopez du côté de Meaux.
00:00:50On sera à Lyon avec Godric Bay et Manon Varaldo.
00:00:54On sera également à Paris avec Nicolas Roger et Audrey Legray.
00:00:58Voilà pour le dispositif.
00:00:59Restez avec nous.
00:01:00On a beaucoup de choses à avoir à compter, beaucoup d'images à vous montrer.
00:01:03Mais on va commencer par un tour complet de l'information avec Sandra Chumbo, que je salue.
00:01:07Bonsoir, Sandra.
00:01:11Bonsoir Thierry, bonsoir à tous.
00:01:13Trois informations principales en bref et en image.
00:01:15Un mineur de 15 ans a été interpellé hier soir après l'agression d'une femme avec un spray inflammable
00:01:21en marge du mouvement lycéen à Marseille.
00:01:23La passante a voulu s'interposer au moment où un groupe a tenté de dégrader un abribus.
00:01:28Une personne au visage masqué a alors actionné un spray imbriqué déclenchant un jet de flamme au visage de la
00:01:33victime qui souffre de brûlure.
00:01:35Une enquête a été ouverte après l'incendie hier soir du préau d'un collège de Metz et d'au
00:01:40moins deux véhicules stationnant dessous.
00:01:43À ce stade, le procureur n'est pas en mesure de confirmer ni infirmer un lien avec les incidents en
00:01:48marge des manifestations lycéennes.
00:01:49Le maire souhaite que les responsabilités civiles et pénales des casseurs et leurs parents soient engagées.
00:01:55Et puis, 735 établissements ont été perturbés après une nouvelle journée de blocage des lycées hier.
00:02:01Plus de 5000 interpellations au total ont eu lieu depuis lundi.
00:02:04Les organisations syndicales ont appelé à poursuivre la mobilisation mardi prochain,
00:02:09faute de mesures concrètes proposées par le ministre de l'Éducation, selon elle.
00:02:14Voilà Thierry pour les principales informations.
00:02:17Vous avez failli me prendre de court. Merci beaucoup.
00:02:19Allez, je vous présente l'équipe qui m'accompagne pour ce Pan-Shine de ce samedi.
00:02:22Marc Varnot, chef d'entreprise. Bonsoir. Merci d'être avec nous.
00:02:25Bonsoir Thierry, merci.
00:02:26Olivier Benkebou, une pilier de cette émission. Bonsoir.
00:02:28On évoquera la politique dans cette émission avec vous.
00:02:31Ou l'absence de politique.
00:02:33Oh oui. Stéphane Ablo, député PS. Vous avez justement un politique à vos côtés.
00:02:37Bonsoir Stéphane Ablo.
00:02:39Nelson Monfort est avec nous. Welcome Nelson. Merci d'être avec nous.
00:02:43Bonsoir Thierry.
00:02:43Caroline Pilas est également avec nous. Bonsoir. Sans oublier, Axel Ronde, porte-parole CFTC Police.
00:02:48Bonsoir.
00:02:50On va donc commencer par prendre la direction de Lyon, si vous le voulez bien, avec encore cette violence gratuite
00:02:56dont je vous parlais en introduction, totalement décomplexée.
00:02:59On va retrouver notre équipe à Lyon, Godric Bay et Manon Varaldo.
00:03:03Manon Varaldo, merci d'être avec nous.
00:03:05On va parler donc de cette nouvelle agression d'un policier en marge de ces manifestations autour des lycées lyonnais.
00:03:13Et cela s'est passé dans un tramway.
00:03:14Racontez-nous ce qui s'est passé très précisément, Manon.
00:03:19C'est un passager qui, de prime abord, ressemble à n'importe qui.
00:03:24À un détail près, il s'agit d'un policier en civil.
00:03:27Il appartient au service interdépartemental de sécurisation des transports en commun.
00:03:33Il n'a pas encore pris son poste.
00:03:35Il voyage sur cette ligne du tramway 4 où se trouvent quatre jeunes hommes.
00:03:40Il crache, insulte et bouscule des voyageurs vers l'arrêt Gédomaine d'Est France où nous nous trouvons dans le
00:03:46huitième arrondissement.
00:03:47Le policier en civil leur demande alors de se calmer et l'un des quatre jeunes hommes reconnaît alors ce
00:03:54policier en civil.
00:03:56C'est à ce moment-là que tout dégénère.
00:03:58Il se fait rouer de coups au visage, notamment à l'arcade sourcilière et au nez.
00:04:03Il est ensuite transféré à l'hôpital Jean Mendes où, justement, il s'est vu prescrire une première incapacité totale
00:04:12de travail.
00:04:13Alors, ici, l'incompréhension et la peur règnent auprès des usagers que nous avons rencontrés de cette ligne.
00:04:21Écoutez-les.
00:04:23Un policier, c'est son métier.
00:04:25Il y a des policiers qui sont vraiment là pour aider.
00:04:28Et le fait qu'ils se fassent agresser, tabasser juste pour être là, c'est ridicule.
00:04:34Personne ne devrait se faire attaquer, insulter de quoi que ce soit.
00:04:38Surtout qu'ils nous protègent.
00:04:39Je suppose que c'est dans un contexte de casse, en fait, de toutes ces manifestations de blocage des facultés,
00:04:46des lycées.
00:04:46Et moi, je trouve complètement intolérable que des policiers se fassent agresser de la sorte.
00:04:51J'ai l'impression que beaucoup de gens oublient qu'ils sont avant tout là pour nous aider, nous protéger,
00:04:56nous rendre la vie plus vivable.
00:04:57Et ce genre de cas d'agression, de manque de respect, c'est quelque chose que je trouve intolérable.
00:05:05Une enquête est ouverte pour retrouver justement ces quatre jeunes hommes.
00:05:10Les enquêteurs, justement, comptent sur les images de vidéos protection pour retrouver ces suspects.
00:05:17Merci beaucoup.
00:05:19Maintenant, Varaldo avec Godric Bay.
00:05:21Axel Ronde, je commence avec vous.
00:05:23Il y a une semaine, jour pour jour, à la même heure, je me souviens d'avoir montré une séquence
00:05:27de tous ces policiers applaudis au moment de la visite du pape.
00:05:31Une semaine après, on assiste à des scènes incroyables, une violence inouïe.
00:05:38Il s'est passé indiscutablement quelque chose.
00:05:40Il y a eu une petite parenthèse durant quatre jours et que la visite de Léon 14, mais le quotidien
00:05:47et votre quotidien est revenu très vite.
00:05:49Bien sûr.
00:05:49De toute façon, je ne pense pas que ce soit les mêmes qui étaient aux célébrations du pape et aujourd
00:05:55'hui attaqués les fonctionnaires de police.
00:05:58Je rappelle qu'il y a à peu près 400 policiers et gendarmes qui ont été blessés ces dernières 48
00:06:04heures.
00:06:04On est vraiment dans une situation extrêmement chaotique.
00:06:07Sur Lyon, encore une fois, on voit bien que le métier de policier, c'est H24.
00:06:12On est policier.
00:06:13Et alors maintenant, dès qu'on est reconnu, on nous agresse.
00:06:17On attend d'être isolé finalement.
00:06:20Et puis, c'est une force inouïe, encore une fois.
00:06:25Mais la difficulté, c'est que ce qu'on se rend compte, c'est que ces personnes ne risquent rien.
00:06:31On le voit bien, ils ne partent jamais en prison.
00:06:33Nous, ce qu'on réclame, c'est des peines planchées pour les agressions des fonctionnaires de police.
00:06:37Puisqu'on voit le déchaînement de haine et de violence qu'ont certaines personnes qui nous agressent,
00:06:43ça veut dire que ces personnes-là doivent partir en prison.
00:06:47Il faut qu'il y ait une réponse.
00:06:47À un moment donné, si l'État n'est pas capable de protéger ses policiers,
00:06:51si la justice n'est pas capable de protéger ses policiers,
00:06:54qui c'est qui va le faire ?
00:06:55Qui va protéger aussi les citoyens ?
00:06:57Comment ça va finir tout cela ?
00:06:59On est vraiment très inquiets sur les séquences que nous avons eues ces dernières 48 heures.
00:07:04On va vous en montrer d'autres.
00:07:05On parlera des armes utilisées, un tir de mortier, pistolet aussi.
00:07:09Bien sûr.
00:07:10Il y a tout, quoi.
00:07:11L'Arsenal.
00:07:11On en parlera.
00:07:12Tour de table rapide.
00:07:13Caroline.
00:07:14Vous parliez de la semaine dernière.
00:07:16C'est deux salles, deux ambiances.
00:07:17Deux salles, deux ambiances, je vous confirme.
00:07:19Pour les avoir commentées, c'est deux salles, deux ambiances.
00:07:20La venue du pape a apporté de l'apaisement, de la sérénité à la France,
00:07:24que l'on soit croyant ou non, que l'on soit catholique ou non.
00:07:27Et on revient à des images d'émeutes, de mutineries.
00:07:32Je ne vois pas en quoi cela a un rapport avec la mobilisation légitime des étudiants,
00:07:38des lycéens qui veulent revendiquer parce qu'ils ont droit de le faire,
00:07:43concernant le manque d'effectifs, concernant le manque de confort.
00:07:45Là, c'est un gloubi-boulga de haine et cette haine qui est chevillée au corps
00:07:50par rapport à ces individus, qui pour la plupart, pour moi, sont des black blocs.
00:07:54Ce sont des antifas.
00:07:55Il n'y a pas que des lycéens qui se sont infiltrés dans ces mobilisations.
00:08:00Comment on peut manquer d'empathie de la sorte ?
00:08:02Je me dis que c'est de la sociopathie à ce niveau-là.
00:08:05Ne pas transposer chez l'autre de l'humanité.
00:08:07Ne pas se dire que ça peut être son père, que ça peut être sa sœur, etc.
00:08:11Je suis sidéré à Urien en tant que citoyenne,
00:08:15extrêmement inquiète pour mon pays parce que ça va se finir en guerre civile.
00:08:17Et j'aimerais pousser un coup de gueule supplémentaire.
00:08:19Je sais très bien que ces émeutiers ne m'écouteront pas.
00:08:21Mais j'aimerais leur dire qu'ils ont la chance d'être dans un pays
00:08:24pour ceux qui sont lycéens et qui manifestent en étant haineux.
00:08:28Pas pour les autres.
00:08:29Je ne fais pas de caricature et je fais comme toujours la part des choses.
00:08:32C'est une chance d'aller à l'école, d'aller dans un pays à l'école,
00:08:37dans une école, pardon, qui est gratuite, dans un pays démocratique.
00:08:40Et que vous avez des enfants, et je vous le dis en connaissance de cause,
00:08:42qui sont en situation de handicap, qui ne peuvent pas y aller
00:08:45parce qu'ils n'ont pas assez de place.
00:08:46Parce qu'ils n'ont pas assez de place, pardon, je suis émue.
00:08:48Parce qu'il n'y a pas assez d'effectifs d'Aech et de volonté budgétaire
00:08:52et en termes de considération.
00:08:53Alors j'aimerais bien que les choses reviennent un peu à la normale
00:08:55et surtout que les politiques qui nous gouvernent,
00:08:57à un moment donné, tapent du poing sur la table
00:08:59en faisant preuve de fermeté et d'autorité.
00:09:01Parce qu'on en est là actuellement.
00:09:02On a un député, je lui donnerai la parole dans quelques instants,
00:09:04Marc Varnot, très rapidement, parce qu'on a le maire de Metz
00:09:06qui nous attend.
00:09:07Deux mots, justement, sur ce déferlement de violences
00:09:10et ces scènes inus.
00:09:11– Je vais être très bref.
00:09:1310 000 gendarmes blessés, 15 000 policiers blessés,
00:09:16ça c'était juste l'année dernière.
00:09:19Sur 250 000 policiers et gendarmes, il y a 25 000 blessés l'année dernière.
00:09:23On est dans un pays qui part complètement à la dérive.
00:09:26Et je peux dire que tout haut, ce que tous les Français pensent.
00:09:30C'est-à-dire qu'arrivait un moment, si on ne nous débarrasse pas
00:09:32de ces racailles, mais quand je dis qu'on ne nous débarrasse pas,
00:09:36je veux dire, peu importe la solution.
00:09:37Mais je veux dire, les Français ont le droit de vivre normalement
00:09:39et ce n'est pas quelques centaines de petites centaines de milliers
00:09:42de racailles qui doivent pourrir la vie des 66 millions de Français.
00:09:45Ce qui est arrivé avec ce policier, il aurait pu arriver à n'importe qui.
00:09:48Parce que, détrompez-vous, lorsque 4 voyous reconnaissent
00:09:52un policier de la brigade des transports,
00:09:54ce ne sont pas des gens qui étaient devant une école,
00:09:55ce sont des voyous qui sont habitués au fait
00:09:57pour reconnaître un policier de la brigade des transports.
00:09:59Ces gens-là, il faut les mettre hors d'état de nuire.
00:10:01La méthode, je laisse ça aux politiques, mais il faut qu'ils dégagent.
00:10:05On prend la direction de Metz après le coup de gueule de Marc Varnot.
00:10:08Metz où une enquête a été ouverte après l'incendie d'un préau d'un collège.
00:10:12Ça s'est passé hier soir.
00:10:14Nous sommes avec le maire de Metz qui nous attend, François Grodillier.
00:10:17Merci, merci d'avoir accepté de témoigner dans ce punchline sur CNews.
00:10:21Qu'est-ce que vous pouvez nous dire au moment où l'on se parle
00:10:24sur cet incendie et ses causes, très précisément, François Grodillier ?
00:10:32Écoutez, d'abord, je veux quand même exprimer ma réaction de colère et d'indignation
00:10:38dans cette ville qui a eu le pape lundi dernier
00:10:41et où on a eu des moments très forts.
00:10:43D'ailleurs, un moment de dialogue interreligieux entre toutes les religions,
00:10:48catholiques, protestants, juifs, musulmans, bouddhistes,
00:10:51appelant la paix dans cette ville qui connaît plus que tout autre
00:10:53prix de la guerre et la valeur de la paix,
00:10:55un grand discours sur l'Europe et la concorde universelle.
00:10:58Et là, nous avions des dizaines de milliers de personnes
00:11:01qui ont laissé une ville totalement propre.
00:11:04Et là, effectivement, quelques centaines d'individus,
00:11:07je dis bien quelques centaines, c'est pas les lycéens,
00:11:09c'est même pas les quartiers.
00:11:10On a 10 000 lycéens à Metz.
00:11:13Là, c'est quelques centaines, on les a comptés,
00:11:152 à 300 qui étaient hier et avant-hier très mobiles,
00:11:19mais ultra violents, avec effectivement,
00:11:23certainement pas que des lycéens et des black box.
00:11:25Donc c'est pas du tout, on pourrait le comprendre,
00:11:27une jeunesse qui est déboussolée, qui inquiète pour l'avenir,
00:11:31et ça, c'est une réalité.
00:11:32On dialogue avec cette jeunesse à Metz,
00:11:34on a des conseils de jeunes dans chaque quartier,
00:11:37on a un conseil de la vie étudiante.
00:11:38Non, là, on a des gens ultra violents,
00:11:42et totalement nihilistes, sans aucun repère,
00:11:44et manipulés, ou alors des gens idéologisés,
00:11:47quoi, clairement, d'une idéologie d'extrême-gauche,
00:11:49et qui sont là pour en découdre,
00:11:50avec les instances de la République.
00:11:52On ne défend pas la qualité de vie des lycéens ou des collégiens
00:11:58en détruisant un collège ou en incendiant un lycée,
00:12:03comme la veille à Montigny-les-Messes.
00:12:05Donc on est très loin de revendications légitimes,
00:12:09on est vraiment dans une action de déstabilisation
00:12:12de la République et rien d'autre.
00:12:14Vous faites référence à cette visite du pape,
00:12:17et j'ai commencé cette émission justement en faisant le parallèle
00:12:19entre ce qu'on a vécu il y a une semaine,
00:12:21et ce que vous vivez, vous, à Metz,
00:12:23et ce que les Français vivent aujourd'hui.
00:12:26Un point sur votre établissement,
00:12:29sera-t-il ouvert ou pas lundi ?
00:12:32On en est où ?
00:12:34Racontez-nous un petit peu.
00:12:38Alors, nous étions sur place avec le recteur,
00:12:42l'inspecteur d'académie,
00:12:43et le président du département, Patrick Weiten.
00:12:46Effectivement, il s'est engagé à ce que,
00:12:49eh bien, le collège réouvre dès lundi.
00:12:52Alors, les toilettes sont...
00:12:54Le bloc toilette, le bloc sanitaire,
00:12:56effectivement, calciné avec le préau,
00:12:59suite à l'incendie des deux voitures du concierge,
00:13:02qui était fait pour que l'incendie se propage
00:13:05au reste du collège.
00:13:07La prompte intervention des sapeurs-pompiers
00:13:10de la Moselle a empêché, effectivement,
00:13:13l'incendie total du collège.
00:13:15Il pourra être réouvert.
00:13:16Il faudra peut-être installer des toilettes de chantier.
00:13:20Voilà, on travaille,
00:13:21les services du département travaillent à ce sujet.
00:13:24Effectivement, le but, c'est que le collège soit ouvert
00:13:26demain matin à 8h.
00:13:28J'y serai avec le recteur ou l'inspecteur d'académie
00:13:32et avec le président du département
00:13:34pour bien montrer que nous ne cédons rien
00:13:36et que ce ne sont pas des casseurs
00:13:38qui vont empêcher la scolarité de se poursuivre.
00:13:41Le collège, je précise, n'ouvrira pas demain,
00:13:43parce que vous avez dit demain.
00:13:44Demain, c'est dimanche.
00:13:45À moins que vous ouvriez demain.
00:13:46Mais je pense que c'est plutôt lundi que vous vouliez dire.
00:13:48Non, pardon, lundi.
00:13:49Lundi, nous sommes d'accord.
00:13:51Qui doit payer cette casse ?
00:13:52On a un sondage qu'on évoquera tout à l'heure,
00:13:54un sondage chez News Europe 1, le JDD,
00:13:55qui dit qu'en gros, 80% pensent que les parents doivent payer.
00:13:59Quel est votre avis en tant que maire ?
00:14:03Ça me paraît assez évident.
00:14:06Alors, c'est certain qu'on ne va pas attendre
00:14:09de toucher les éventuels dommages et intérêts de parents
00:14:13pour réparer, pour remettre en place les services publics,
00:14:16pour réparer aussi le mobilier urbain,
00:14:18les abribus, les conteneurs à poubelle,
00:14:21les points d'apport volontaire qui ont été détruits.
00:14:24Bien sûr, les assurances joueront,
00:14:25nos budgets, les finances publiques aussi,
00:14:27donc les contribuables.
00:14:28Mais il est pour moi très important,
00:14:31d'abord, que les auteurs soient identifiés au maximum,
00:14:35donc que la police fasse un vrai travail d'investigation.
00:14:38Nous tenons beaucoup d'images vidéo à leur disposition
00:14:41avec notre système de vidéoprotection.
00:14:44Important que les condamnations soient fermes.
00:14:47Je suis un peu inquiet, quand je lis le communiqué
00:14:50du syndicat de la magistrature qui prend le parti,
00:14:53en fait, contre les policiers,
00:14:56elle est sans penser que l'action légitime des policiers
00:15:00serait une façon de faire taire les jeunes,
00:15:02dont je dis toujours que les casseurs ne sont pas les paroles,
00:15:05les porte-paroles.
00:15:06Et puis, j'espère bien que ce sera accompagné
00:15:10de peine civile, quoi, de dommages et intérêts
00:15:13pour les auteurs majeurs,
00:15:16parce qu'il doit quand même y en avoir quelques-uns
00:15:17dans le groupe.
00:15:18Et puis, lorsqu'ils sont mineurs,
00:15:19effectivement, engager la responsabilité civile,
00:15:23la responsabilité pécuniaire des parents,
00:15:26soit leur moyen qu'ils sachent
00:15:27qu'on engage sa responsabilité,
00:15:31qu'on n'a pas assez mis en exergue
00:15:33la responsabilité de chacun,
00:15:35la responsabilité individuelle
00:15:37et celle des parents.
00:15:38Il est temps que, dans ce pays,
00:15:39on sache qu'on est responsable de ces actes.
00:15:42Merci, François Gaudillier,
00:15:44d'avoir accepté notre invitation
00:15:45et bon courage pour la suite,
00:15:46d'autant qu'on annonce une journée assez chaude
00:15:49mardi prochain.
00:15:50Je me tourne vers vous, Stéphane Abelot.
00:15:52Quand vous voyez ce spectacle, ces scènes,
00:15:54vous avez vu, je ne parle pas de mobilisation
00:15:57autour des lycées, mais de scènes d'émeute,
00:15:58parce qu'il s'agit de tout à fait autre chose,
00:16:01indiscutablement.
00:16:02Je voudrais déjà reprendre ce qui a été dit
00:16:05par Caroline Pilastre.
00:16:07Pilastre, tout à l'heure,
00:16:08qui reconnaissait qu'il pouvait y avoir
00:16:10un mouvement lycéen avec des revendications.
00:16:13D'ailleurs, j'en ai profité
00:16:15parce que je suis député de Nancy,
00:16:17proche de Metz.
00:16:18C'est pour ça que je vous interrogeais.
00:16:20Je salue François Gaudidier
00:16:21et solidarité totale,
00:16:23malgré nos différences politiques,
00:16:24parce que la République doit se mobiliser
00:16:26face à ces personnages ignobles.
00:16:29Quelqu'un qui prend quelque chose
00:16:32avec du gaz, on a l'impression,
00:16:34des années 40, vous savez.
00:16:37On ne fait pas ça.
00:16:40On ne discute pas avec ces gens-là.
00:16:41Quand il y avait les émeutes,
00:16:42j'étais maire d'une ville
00:16:42où il y a 95 nationalités,
00:16:44à Vendeuve, où il y a 5000 logements sociaux,
00:16:46et des gens me disaient
00:16:47il y a des émeutes, ça brûle,
00:16:49quelqu'un qui a une cagoule veut vous voir.
00:16:50Mais non, je ne discute pas
00:16:51avec quelqu'un qui a une cagoule.
00:16:53Là-dessus, droite et gauche,
00:16:54on est ensemble, on se donne la main,
00:16:55on ne parle pas à ces personnes-là.
00:16:57Et d'ailleurs, je voudrais quand même le dire,
00:16:59et ça va peut-être vous choquer,
00:17:00mais ne prenez pas ça mal.
00:17:01Quand François Grédidier dit
00:17:03« Bon, attention, l'extrême-gauche
00:17:05a une responsabilité »,
00:17:06certes, j'ai vu aussi,
00:17:07mais dites-le, vous êtes journaliste,
00:17:08dites-le, parce que la République entière...
00:17:10On dit tout, on ne cache rien sur notre chaîne.
00:17:12Moi, j'ai vu des députés, par exemple,
00:17:13LFI, je leur reproche d'être allés sur place.
00:17:16Mais on en a parlé.
00:17:16Parce qu'ils n'ont pas instrumentalisé.
00:17:17Et par contre, certains ont dit aux jeunes
00:17:21« Ne faites pas ça ».
00:17:22J'en ai vu quelques-uns.
00:17:23Donc, il faut aussi le dire.
00:17:26Je veux dire, ce n'est pas possible.
00:17:27On a vu un grand nombre de députés LFI sur le terrain.
00:17:31On ne va pas tous les citer,
00:17:32mais on a vu M. Caron, le maire de Saint-Denis.
00:17:35On a vu des élus LFI dire « Mettez des cagoules ».
00:17:41Et les renseignements ont bien vu
00:17:43qu'il y avait sur les boucles Instagram et Snapchat
00:17:45où ils communiquent les lycéens entre eux
00:17:48qui étaient infiltrés par des militants LFI
00:17:51qui proposaient d'ailleurs leur service
00:17:53pour faire venir les députés.
00:17:54D'accord.
00:17:55Alors, simplement, moi, en tant que député,
00:17:57je pense que le rôle aussi d'un élu,
00:17:59c'est de dire « Il y a un mouvement.
00:18:01On est là pour écouter.
00:18:03Mais faites-le avec les règles démocratiques. »
00:18:06Et je voudrais vraiment, vraiment insister
00:18:07pour rendre hommage Est Républicain,
00:18:09le journal de ma région, Gaétan.
00:18:11Il manifeste dignement
00:18:13et il se fait rouer de coups par des casseurs.
00:18:16Donc, je veux dire, moi, je discute avec des gens
00:18:18comme Gaétan, pas avec des casseurs.
00:18:19Parce que le mouvement est légitime.
00:18:21Il peut y avoir des problèmes dans l'école.
00:18:23Sauf que quand on parle du lycée Nelson Mandela
00:18:25de Nantes, qui est un des plus beaux établissements
00:18:27dans la région Pays-la-Loire,
00:18:28et c'est ma ville aussi, je le connais,
00:18:30il n'y a aucune légitimité à brûler Nelson Mandela.
00:18:33Sincèrement, il y a beaucoup d'eux.
00:18:34Une dernière remarque avec le feu,
00:18:35qu'on a connu, la canicule, etc.
00:18:38S'amuser à brûler un endroit
00:18:40où on doit apprendre,
00:18:41où on apporte de manière républicaine
00:18:43la connaissance aux enfants, aux élèves, etc.
00:18:46C'est impossible.
00:18:48C'est une ineptie.
00:18:49Donc, on doit condamner.
00:18:50Nelson et notre ami Olivier Benke.
00:18:53Ça, ça pourrait être un véritable coup de griffe
00:18:54pour demain soir, l'émission du dimanche soir.
00:18:56Vous m'accompagnez tout dimanche soir.
00:18:58On ne va pas le dire.
00:19:00Non, non, on ne dit rien.
00:19:01Jusqu'à demain soir.
00:19:02Moi, il y a une chose qui me frappe sur ces images.
00:19:03Il y a un point commun à toutes ces images.
00:19:05C'est la lâcheté.
00:19:06La lâcheté.
00:19:07Ces gens-là n'attaquent jamais seuls.
00:19:08En revanche, ils s'attaquent à quelqu'un qui est seul.
00:19:11Ces gens-là s'attaquent à 10, 15, 20, 30, 50 peut-être,
00:19:14à une personne à terre
00:19:15et s'enfuient en détalant, en courant,
00:19:18dès qu'il y a un semblant de riposte,
00:19:20voire même pas de riposte du tout.
00:19:22Donc, ça, c'est déjà une forme de lâcheté absolument terrible.
00:19:24Et je ne sais pas si vous avez vu cette image
00:19:26de Louis Boyard, l'inénarrable Louis Boyard,
00:19:29qui, là, incite les manifestants à le suivre.
00:19:32Dès qu'il y a une riposte, il s'enfuie en courant.
00:19:35Donc, il y a une forme de lâcheté.
00:19:36Et puis, la deuxième chose,
00:19:37et là, je rebondis sur ce que vous venez de dire,
00:19:39M. le député,
00:19:40c'est l'attitude de certains députés et les filles
00:19:43où, là, on constate que c'est totalement à l'envers.
00:19:45Thomas Porte, qui, donc, fonce avec les manifestants
00:19:49contre les forces de l'ordre,
00:19:51avec son écharpe bleu en rouge.
00:19:52– Bien sûr, avec l'écharpe politique.
00:19:53– Là, les rôles sont totalement inversés.
00:19:57Ce n'est pas une calomnie de le dire,
00:19:58l'image existe.
00:19:59– Mais on a des images, on les a montrées.
00:20:00– Mais c'est une stratégie de leur part.
00:20:02– Oui, c'est une stratégie.
00:20:03– Donc, voilà, il y aura,
00:20:03enfin, je ne veux pas être trop long,
00:20:04mais il y a beaucoup, beaucoup de choses à dire.
00:20:05– Olivier de Guémoun,
00:20:06le problème, c'est que la météo est clémente,
00:20:09parce que la météo joue toujours un rôle,
00:20:11et il y a un grand rendez-vous mardi.
00:20:14Donc, ça va continuer.
00:20:15– Vous avez raison, moi, j'étais à Metz
00:20:17pour la visite du pape,
00:20:19et vraiment, on est passé de la gentillesse,
00:20:22de la bienveillance, de l'unité,
00:20:26à quelque chose d'abominable,
00:20:28et vraiment abominable.
00:20:30Et c'est comme, d'ailleurs,
00:20:31si c'était un retour de bâton anticipé,
00:20:34comme si on s'était dit,
00:20:35ah, vous avez passé un bon moment,
00:20:36vous avez passé quelque chose d'unique, etc.,
00:20:38vous allez voir.
00:20:38Mais il faut être complet.
00:20:39Moi, je suis désolé,
00:20:40les revendications lycéennes,
00:20:43je m'en contrefous, là.
00:20:44Je m'en contrefous,
00:20:45parce que ça passe complètement au deuxième plan,
00:20:48où vous avez, là, on parle des meutes,
00:20:49on parle des meutes,
00:20:50on ne parle pas de revendications.
00:20:52Sur je ne sais pas quoi,
00:20:53sur ne pas faire la queue à la cantine
00:20:55ou aux toilettes,
00:20:56ou avoir un prof dans chaque classe.
00:20:58Ce n'est pas aux lycéens, d'ailleurs,
00:21:00d'avoir ce genre de préoccupations,
00:21:01c'est aux ministres.
00:21:02On peut se demander, d'ailleurs,
00:21:03pourquoi il a attendu,
00:21:04et pourquoi, je veux dire,
00:21:05bien sûr qu'il y pense, le ministre,
00:21:07bien sûr qu'il sait la condition des lycéens,
00:21:08bien sûr que c'est le plus gros budget de l'État,
00:21:11l'éducation.
00:21:12Donc, enfin, OK.
00:21:13Ça, ça, bon, hier, on a dit plus.
00:21:14Super, super.
00:21:15Les revendications des lycéens,
00:21:17c'est super,
00:21:18elles sont au nombre de 3 ou 4,
00:21:20contre la chaleur et la canicule.
00:21:22Il faut des repas végétariens.
00:21:24Ça, c'est une revendication très, très importante
00:21:26pour complaire au bien-être animal,
00:21:29ce en quoi, évidemment, nous n'avons rien.
00:21:31Le souhait Parcoursup,
00:21:32bon, c'est compliqué.
00:21:33Ça, on peut comprendre.
00:21:34Ce Parcoursup, c'est compliqué.
00:21:34Et enfin, la souffrance mentale.
00:21:36Non, mais pardon.
00:21:36La souffrance mentale,
00:21:37comme le disait Caroline.
00:21:39Les étudiants, les lycéens
00:21:41qui ont été reçus hier par le ministre,
00:21:43c'est des associations,
00:21:45c'est des lits qui ont été créés la veille.
00:21:47Mais ça passe vraiment au deuxième plan.
00:21:50Et moi, ce qui m'intéresse,
00:21:51c'est plutôt ces voyous qu'on s'en prenne,
00:21:52ces voyous, là.
00:21:54Mais qui va foutre le feu à un préau ?
00:21:56Qui va foutre le feu à un établissement ?
00:21:58À moins que ce ne soit pas quelqu'un
00:22:00qui soit complètement téléguidé
00:22:02pour foutre le chaos, quoi.
00:22:03Marc, le mot de la frange,
00:22:04c'est avant la pause pub.
00:22:06Juste deux commentaires.
00:22:07Le premier, ça serait bien que l'État
00:22:09ait une réponse déjà qui soit uniforme.
00:22:12On a dans le 92 un préfet
00:22:13qui s'appelle Alexandre Bruguer
00:22:15qui est formidable.
00:22:17Ses collègues dans les autres départements.
00:22:21Voilà, si je vous parle de Julien Charles,
00:22:23vous ne savez pas qui c'est,
00:22:23c'est le préfet du 93.
00:22:25Personne ne le connaît, mais pour cause.
00:22:26La deuxième chose,
00:22:27c'est qu'en France,
00:22:29incité à l'émeute
00:22:30est puni de 50 prisons.
00:22:32Alors moi, j'ai juste une question.
00:22:34Comment se fait-il
00:22:35qu'aucun député LFI
00:22:36qui incite à l'émeute,
00:22:38pour certains, il y a des preuves
00:22:39et des témoignages par dizaines,
00:22:40comment se fait-il
00:22:41qu'aucun de ces députés
00:22:42n'ait été interpellé
00:22:43et qu'aucun de ces députés
00:22:44n'ait été poursuivi ?
00:22:45Je pose la question
00:22:46et j'aimerais que M. Macron,
00:22:48M. Lecornu,
00:22:48qui sont quand même les garants
00:22:50de la stabilité de ce pays,
00:22:51nous répondent.
00:22:52Pose la question aussi, Marc,
00:22:53pardon, au syndicat de la magistrature.
00:22:55Il y a eu deux articles 40,
00:22:55comme je le précise,
00:22:56deux articles 40
00:22:57qui ont été déposés
00:22:58par un député,
00:23:01précisément contre Thomas Porte
00:23:02pour s'être opposé à la police
00:23:05et contre Bally Bagayelco.
00:23:07Vous avez vu,
00:23:07j'ai commencé cette émission
00:23:08en disant qu'on va poser des questions,
00:23:10un article 40,
00:23:12c'est dénoncer un fait.
00:23:13Moi, je vous parle simplement
00:23:14d'interpellation,
00:23:15d'interpellation et d'inculpation.
00:23:17Je veux dire,
00:23:17ce n'est pas signalé.
00:23:18L'article 40, c'est signalé,
00:23:19il faut bien le préciser.
00:23:21On signale un délit.
00:23:22Mais qu'est-ce qui se passe derrière
00:23:22en général ?
00:23:23Rien.
00:23:25En commençant cette émission,
00:23:27vous l'avez remarqué,
00:23:27j'ai dit,
00:23:27on va poser des questions,
00:23:28on essaiera de vous apporter
00:23:29des réponses.
00:23:30Je ne suis pas certain
00:23:31qu'on ait les réponses à tout,
00:23:32mon cher Marc,
00:23:33mais pourtant,
00:23:34il y a des solutions.
00:23:34Il faut remettre l'église
00:23:35au milieu du village.
00:23:36Exactement.
00:23:36Si vous ou moi,
00:23:37on fait la moitié de cette infraction,
00:23:39on se rend garde à vue.
00:23:40Allez, on marque une pause,
00:23:41on poursuit nos échanges
00:23:42et nos débats.
00:23:43On a beaucoup de sujets,
00:23:44beaucoup d'images
00:23:44à vous proposer, évidemment.
00:23:46Allez, à tout de suite.
00:23:47A tout de suite.
00:23:51Merci de nous accueillir.
00:23:52Nous sommes ensemble
00:23:53jusqu'à 19h pour ce punchline
00:23:55du samedi.
00:23:56On a beaucoup de choses
00:23:56à évoquer autour
00:23:58de ces scènes de chaos
00:24:00en France.
00:24:01On évoquait juste avant
00:24:02la pause publicitaire
00:24:03les actions de certains préfets
00:24:06évoquées par Marc Varnot
00:24:08comme le préfet des Hauts-de-Seine
00:24:09avec cette question
00:24:10qui doit payer cette casse.
00:24:11On l'a un peu évoquée.
00:24:13On verra sur notre sondage
00:24:15et on verra que ce sont
00:24:17plus de 80%
00:24:18les Français pensent
00:24:20que ce sont les parents
00:24:20qui doivent payer cette casse.
00:24:22Mais on va voir également
00:24:23ces actions.
00:24:23Le préfet des Hauts-de-Seine
00:24:24qui a décidé de convoquer
00:24:26les parents de mineurs
00:24:27mis en cause ce lundi.
00:24:29Il a également adressé une lettre
00:24:30que CNews a pu consulter
00:24:32à tous les parents
00:24:33de lycéens.
00:24:34Et c'est Elodie Hichard
00:24:35qui nous raconte tout cela.
00:24:3919 policiers
00:24:40et 3 personnels
00:24:41de l'éducation nationale
00:24:42blessés dans les Hauts-de-Seine.
00:24:43Une situation inacceptable
00:24:45selon le préfet du département.
00:24:48Les premiers responsables
00:24:49des enfants,
00:24:49ce sont leurs parents.
00:24:50Alexandre Brugère,
00:24:51préfet des Hauts-de-Seine,
00:24:52a écrit ce matin
00:24:53aux parents de 55 000 lycéens
00:24:54du département
00:24:55pour les appeler
00:24:56à la vigilance
00:24:57compte tenu
00:24:57de la situation dans les lycées.
00:24:59Quant aux parents
00:24:59des jeunes auteurs
00:25:00de violences et dégradations,
00:25:01leur responsabilité
00:25:03est susceptible
00:25:03d'être engagée.
00:25:04Certains seront convoqués
00:25:05dès lundi en préfecture.
00:25:07Dans sa lettre,
00:25:08Alexandre Brugère
00:25:09rend hommage
00:25:09aux forces de l'ordre
00:25:10qui luttent sur le terrain
00:25:11contre ce qu'ils qualifient
00:25:13d'actes de violences pures.
00:25:15Les forces de l'ordre,
00:25:16policiers nationaux
00:25:17et municipaux,
00:25:18vont chaque jour
00:25:18au contact
00:25:19pour interpeller
00:25:19les individus violents
00:25:20et empêcher
00:25:21que vos enfants
00:25:22ne soient blessés
00:25:22dans des mouvements
00:25:23qui ne sont souvent
00:25:24plus des blocages
00:25:25mais des actes
00:25:25de violences pures.
00:25:27Le préfet alerte
00:25:28sur des violences
00:25:28qui s'intensifient
00:25:29et met les parents
00:25:30devant leur responsabilité.
00:25:33En aucun cas,
00:25:34dans aucune circonstance
00:25:35et à aucun moment,
00:25:36le recours à la violence
00:25:37n'est légitime
00:25:37quelles que soient
00:25:38les revendications exprimées.
00:25:40Vous êtes responsable
00:25:41de vos enfants,
00:25:42vous avez le devoir moral
00:25:43et la responsabilité juridique
00:25:45de les protéger
00:25:45en les empêchant
00:25:46par tout moyen
00:25:47de se rendre
00:25:48sur les lieux de rassemblement.
00:25:49Les parents peuvent
00:25:50encourir au maximum
00:25:51jusqu'à deux ans
00:25:52d'emprisonnement
00:25:53et 30 000 euros d'amende.
00:25:55Alors ça,
00:25:56c'est un préfet
00:25:56qui prend ses responsabilités,
00:25:58Marc Varnot,
00:25:59mais il y a également
00:25:59le préfet du Pas-de-Calais
00:26:00qui a pris
00:26:01une initiative
00:26:02plus ou moins similaire.
00:26:06Oui ?
00:26:06Oui, tout à fait.
00:26:07Ah oui, d'accord.
00:26:08Je pensais que vous vouliez
00:26:08intervenir sur le préfet.
00:26:09Je pensais que c'était
00:26:10une affirmation.
00:26:11Oui, c'est une affirmation.
00:26:12Je vais vous raconter
00:26:13une tout à l'heure.
00:26:14Vous avez dit que le préfet
00:26:15des Hauts-de-Seine
00:26:16était formidable,
00:26:17mais il va enchaîner.
00:26:19Donc, je voyais totalement...
00:26:21Ou alors,
00:26:22il était totalement impressionné
00:26:24par cette raison du préfet.
00:26:25Je vais vous raconter
00:26:25une anecdote
00:26:26sur le préfet Brugger
00:26:27qui devrait faire école
00:26:28auprès de tous les préfets.
00:26:29À Neuilly, sur Seine,
00:26:31il y a eu une agression.
00:26:32Il y a un rabbin
00:26:32qui a été agressé.
00:26:33Des témoins,
00:26:34des piétons
00:26:35sont intervenus
00:26:36et ont interpellé
00:26:37l'agresseur.
00:26:38Le préfet Brugger
00:26:39a décidé de les décorer
00:26:40de l'ordre
00:26:41de la sécurité intérieure,
00:26:42de les décorer
00:26:43un mois et demi après.
00:26:45J'ai trouvé ça génial
00:26:46parce que ce préfet
00:26:48a reconnu
00:26:49des Français anonymes
00:26:50qui font un acte
00:26:51de courage
00:26:52à un moment donné.
00:26:53Il faudrait que
00:26:54tous les préfets le fassent.
00:26:54Quand je vois
00:26:55qu'il y a un jeune
00:26:55qui se jette dans un fleuve
00:26:57pour sauver un enfant
00:26:58qui est tombé dedans,
00:26:59il devrait être décoré.
00:27:00Et ce préfet,
00:27:01il montre la voie.
00:27:03Il montre la voie
00:27:03et lorsque les parents
00:27:04vont être convoqués
00:27:05à la préfecture,
00:27:05pour ceux qui ne connaissent pas
00:27:06la préfecture des Hauts-de-Seine,
00:27:07à droite,
00:27:07vous avez le tribunal,
00:27:08à gauche,
00:27:08la préfecture.
00:27:09Donc, quand ils vont arriver,
00:27:10ça va leur faire bizarre.
00:27:11Et quand le préfet Brugger
00:27:13va leur rappeler
00:27:13qu'ils risquent deux ans
00:27:14de prison
00:27:15s'ils ne contrôlent pas
00:27:15leurs enfants,
00:27:16je pense que ça parlera
00:27:17un peu d'effet.
00:27:18Il faudrait que tous
00:27:18les préfets de France
00:27:19le fassent.
00:27:20C'est pour ça que j'évoquais
00:27:21le préfet du Pétané.
00:27:22Vous m'avez surpris.
00:27:23Monsieur Brugger,
00:27:24il ne faut pas oublier
00:27:25qu'il était directeur
00:27:26de cabinet
00:27:27au ministère de l'Intérieur
00:27:28de M. Gérald Darman.
00:27:30Donc, il était
00:27:30à très bonne école.
00:27:31Donc, il connaît bien
00:27:32les sujets sécuritaires.
00:27:35D'ailleurs, c'est une
00:27:35des plus grosses préfectures
00:27:37de France.
00:27:39Au rappel.
00:27:39Monsieur le député.
00:27:41Alors, je vais mettre
00:27:41les pieds dans le plat.
00:27:42Ça va vous faire réagir.
00:27:43Mais prenez ça
00:27:44comme quelque chose
00:27:45de positif.
00:27:47Quand M. le préfet dit
00:27:49il faut condamner
00:27:50les violences
00:27:50d'où qu'elles viennent,
00:27:51on peut comprendre.
00:27:52Et la raison,
00:27:53il faut que les policiers
00:27:55puissent protéger,
00:27:55apporter la sécurité.
00:27:56On ne doit pas attaquer
00:27:57un policier.
00:27:58On a vu cette scène filmée
00:27:59avec un policier à terre
00:28:01roué de coups.
00:28:02On va lui montrer
00:28:02cette scène.
00:28:03Il paraît.
00:28:03Et le ministère
00:28:05a aussi demandé une enquête.
00:28:06Il paraît qu'il y a
00:28:06quelques images auparavant
00:28:07où des policiers ont aussi,
00:28:09je ne sais pas,
00:28:10vous avez vu,
00:28:11vous avez entendu parler
00:28:13cette histoire,
00:28:14mettre la tête sous l'eau
00:28:15d'un jeune, etc.
00:28:16Le parquet avait démoniqué
00:28:18et avait toutes les images
00:28:21depuis le début
00:28:22et qu'il n'a absolument pas
00:28:24il a eu un maintien
00:28:26dans la rivière.
00:28:29Il y a eu une interpellation
00:28:30extrêmement mouvementée,
00:28:31difficile.
00:28:32Ils se sont retrouvés
00:28:33malheureusement
00:28:34sur cet endroit.
00:28:35mais en tous les cas
00:28:36en aucun moment
00:28:37il n'a porté.
00:28:38Moi, je peux dire une chose.
00:28:39Je suis un enfant
00:28:39de Longoui,
00:28:40capitale des Assyries.
00:28:41Dans les années 70,
00:28:42quand les usines fermaient,
00:28:44ils ont retrouvé
00:28:44des autonomes.
00:28:45Il y avait aussi
00:28:45des policiers
00:28:46qui étaient en civil
00:28:47et qui cassaient des vitrines.
00:28:48Je n'attaque pas la police.
00:28:50C'était au XXe siècle.
00:28:51On est au XXIe siècle.
00:28:52Il y a une nouvelle police,
00:28:54il y a des jeunes
00:28:54et il y a une très grande
00:28:55diversité dans la police.
00:28:57D'ailleurs,
00:28:57le ministère de l'Intérieur
00:28:58est peut-être
00:28:59le seul ministère
00:29:00qui a le label
00:29:01diversité.
00:29:02Donc, à un moment donné,
00:29:03je pense que ces anciens
00:29:05réflexes du passé
00:29:06n'existent plus
00:29:07et heureusement,
00:29:08en tous les cas,
00:29:09tout ce qu'on voit,
00:29:09c'est que c'est les policiers
00:29:10qui subissent actuellement.
00:29:11Nous subissons
00:29:12plus de 400 policiers
00:29:13et gendarmes
00:29:14sont blessés dans leur chair
00:29:15et encore une fois,
00:29:17la seule réponse
00:29:17qu'on va avoir,
00:29:18c'est sur certaines images
00:29:19qui sont à moitié trafiquées
00:29:21pour instrumentaliser
00:29:23le mouvement
00:29:23pour l'envenimer.
00:29:24On va finalement
00:29:25faire des enquêtes IGPN
00:29:27et c'est les policiers
00:29:28encore une fois
00:29:28qui vont trinquer.
00:29:29On en a marre
00:29:30d'être les punch-in-ball
00:29:30de la République,
00:29:31je peux vous le dire,
00:29:32parce que aussi
00:29:33les policiers sont
00:29:33en colère actuellement.
00:29:34Et c'est vrai,
00:29:35je peux vous le dire,
00:29:35dans les quartiers,
00:29:36quand j'étais maire,
00:29:37on avait besoin de la police
00:29:38et vous êtes
00:29:39le représentant de l'État
00:29:41et souvent,
00:29:42vous catalisez les tensions
00:29:43et je donne un tout petit exemple.
00:29:44Là, on a vu
00:29:45des policiers agressés,
00:29:46des proviseurs,
00:29:47des pompiers,
00:29:48des pompiers,
00:29:49des particuliers,
00:29:50des particuliers,
00:29:51tout le monde.
00:29:51Non mais au moment
00:29:52des gilets jaunes,
00:29:52je me souviens,
00:29:53puisque c'était quand même
00:29:54des scènes de violence
00:29:55et c'est vrai
00:29:56qu'il y avait
00:29:57beaucoup de répressions aussi.
00:29:58Il y a eu quand même
00:29:58des personnes
00:30:01qui ont été
00:30:01atteintes physiquement,
00:30:03alors parmi les policiers.
00:30:04Je crois qu'il faut...
00:30:06Pardonnez-moi.
00:30:07Alors si on parle
00:30:08des gilets jaunes,
00:30:09c'était violent.
00:30:10Parlons-en,
00:30:11mais on peut parler
00:30:11que normalement,
00:30:12c'est que la France
00:30:12a quand même un record
00:30:13qui étonne la terre entière,
00:30:15c'est de jamais avoir de morts.
00:30:17Moi, il y a des images
00:30:18dans des manifestations,
00:30:20notamment je me souviens
00:30:20de Sainte-Savine,
00:30:21où moi, il y a des gens
00:30:22qui m'ont appelé
00:30:23des Etats-Unis
00:30:23qui m'ont dit
00:30:24la police a tué
00:30:25combien de personnes aujourd'hui ?
00:30:26Il faut quand même savoir
00:30:27que dans les trois quarts
00:30:27des pays du monde,
00:30:28lorsque vous faites
00:30:29ce que vous faites en France,
00:30:30vous êtes juste morts.
00:30:31Lorsque vous avez
00:30:33188 000 délits de fuite en France,
00:30:35je veux dire,
00:30:35dans quel autre pays
00:30:36il y a 188 000 délits de fuite ?
00:30:38Aucun.
00:30:39Pourquoi ?
00:30:39Parce que quand vous faites
00:30:40un délits de fuite en France,
00:30:41la police ne vous tire pas dessus.
00:30:42Et puis on verra...
00:30:42Dans combien de pays au monde,
00:30:43la police ne vous tire pas dessus
00:30:44qu'en fait un délits de fuite ?
00:30:45Et puis on verra les peines
00:30:46avec les jeunes
00:30:47qui ont été interpellés.
00:30:47En plus.
00:30:48On pourra faire le bilan.
00:30:49Absolument.
00:30:50Je crois que...
00:30:50Donc c'est une infinité totale.
00:30:51Tout ça est totalement lié.
00:30:52C'est-à-dire que quand on a
00:30:53un discours contre la violence policière
00:30:55qui se finit à la fin...
00:30:57On part d'un exemple
00:30:58d'un policier qui outrepasse ses droits.
00:31:00Un exemple sur 250 000.
00:31:02À la fin, ça bride les policiers.
00:31:04Les policiers ne tirent plus
00:31:05lorsqu'il y a un refus d'obtempérer
00:31:06ou lorsqu'il y a une agression
00:31:07et vous incitez la récidive.
00:31:09Mais c'est le but.
00:31:14L'ultra-gauche fait tout ça
00:31:15pour nous désarmer.
00:31:16Vous savez, à chaque fois
00:31:17qu'il y a un problème
00:31:18sur une grenade par exemple,
00:31:19on va diminuer la puissance
00:31:20de cette grenade.
00:31:21Sur LBD, comme vous avez dit,
00:31:22les gilets jaunes,
00:31:22on a diminué la cartouche
00:31:24de puissance.
00:31:25Donc si vous voulez,
00:31:26au bout d'un moment,
00:31:26nous avons des armes intermédiaires
00:31:27qui ne fonctionnent plus
00:31:28et vous vous retrouvez
00:31:29avec des petits gamins
00:31:30qui sont capables
00:31:31d'être des émeutiers.
00:31:32À un moment donné,
00:31:32il faut savoir ce qu'on veut.
00:31:33On avance.
00:31:34Je vous donne la parole, Nelson.
00:31:35Le sondage que j'évoquais tout à l'heure,
00:31:37on vous a posé la question.
00:31:38Faut-il faire payer aux parents
00:31:39les dégâts causés
00:31:40par leurs enfants mineurs
00:31:41pendant le blocus des lycées ?
00:31:43Regardez la réponse.
00:31:45Sans surprise,
00:31:46à 81 %, c'est oui.
00:31:4819 %, non.
00:31:49Ce qui est intéressant de voir,
00:31:50c'est également en fonction
00:31:51de la couleur politique.
00:31:53Regardez également
00:31:53du côté de la couleur politique.
00:31:55À gauche, c'est 66 %.
00:31:57Majorité présidentielle, 84 %.
00:31:59Droite, 94 %.
00:32:01RN plus reconquête, 95 %.
00:32:03Nelson.
00:32:04Non, ce que je veux dire,
00:32:04c'est que je partage tellement
00:32:06de ce que vient dire Axel
00:32:07il y a quelques instants,
00:32:08c'est que trois des professions
00:32:09les plus aimées des Français,
00:32:11qui ont pour point commun
00:32:12de commencer par être P,
00:32:13qui sont policiers,
00:32:15professeurs et pompiers,
00:32:16sont parmi les principales victimes
00:32:17de ces scènes,
00:32:18de ces hordes de violences, etc.
00:32:20C'est-à-dire qu'on s'a...
00:32:22Attaquer un pompier...
00:32:25Quand on est gamin,
00:32:26on a tous envie d'être pompier.
00:32:27À mon époque, c'était ça.
00:32:28Oui, en plus, policier ou infirmière.
00:32:30C'était plutôt pompier.
00:32:31J'allais dire,
00:32:31il ne manque plus que les infirmières.
00:32:33C'est le vrai gagnant en règle générale
00:32:34qui est attaqué
00:32:35de toute manière depuis des années.
00:32:36Voilà, c'est...
00:32:37Olivier.
00:32:38Le sondage montre
00:32:39que les Français
00:32:40voudraient appliquer une doctrine
00:32:42qui a été édictée
00:32:43par Gabriel Attal.
00:32:45Oui, tu casses, tu paies.
00:32:47Sauf que...
00:32:47En fait, c'est les voyous qui cassent
00:32:49et c'est les Français qui cassent.
00:32:50Et les Français qui travaillent.
00:32:52On sait tous qui cassent.
00:32:54Alors, il n'y a pas grand-chose à faire
00:32:56parce qu'on sait...
00:32:57Et le maire de Metz le disait
00:33:00il y a un instant,
00:33:00on va devoir avancer.
00:33:01Je ne sais pas si on pourra
00:33:02faire payer les auteurs,
00:33:04mais on va devoir avancer l'argent
00:33:05parce que sinon,
00:33:05ça va rester quoi ?
00:33:06Comme ça, moi, je vois
00:33:08que Laurent Wauquiez,
00:33:09par exemple, réagit.
00:33:10Dans sa région,
00:33:11il y a 25 à 30 millions
00:33:12pour l'instant de dégâts
00:33:13sur les différents sites lycéens
00:33:18qui ont été attaqués, brûlés, etc.
00:33:2025 à 30 millions.
00:33:22Il a dit, dans ces conditions,
00:33:23d'abord, l'argent,
00:33:24il ne va plus servir
00:33:26à aider aux sorties, etc.
00:33:28parce que c'est la région qui paye.
00:33:30Mais il y a un truc qui est insupportable,
00:33:32c'est que nous, à la région,
00:33:33on va continuer à payer
00:33:34des passes pour le transport gratuit
00:33:37à des gens qui sont les auteurs de ça.
00:33:39Hors de question.
00:33:40Donc, on va regarder.
00:33:42Ils déposent 400 plaintes.
00:33:43Ils déposent 400 plaintes à la région.
00:33:45Il faut que ça soit suivi des faits.
00:33:46Ça sera suivi.
00:33:47Et ensuite, s'ils identifient,
00:33:49ils vont couper un certain nombre d'aides.
00:33:50Ils ne pourront pas tout couper,
00:33:52mais ils vont décider
00:33:53de prendre les choses
00:33:55quand même à bras de corps.
00:33:57Parce que sinon,
00:33:57vous ne faites rien.
00:33:58Rien de vous.
00:33:58Bien sûr.
00:33:59Marc, je voulais juste
00:34:01réagir au propos d'Axel Ronde
00:34:03sur les armes intermédiaires.
00:34:05J'ai été à une époque élue
00:34:06pendant une dizaine d'années.
00:34:07Et c'est un sujet
00:34:08dont on ne parle jamais.
00:34:09Une arme intermédiaire, c'est quoi ?
00:34:10C'est un taser.
00:34:12Alors, si ça ne vous dérange pas, Marc,
00:34:13parce qu'on va en parler tout à l'heure
00:34:15de ces armes intermédiaires.
00:34:16Donc, là, on va sur le sondage ?
00:34:17Non, non, non.
00:34:18On va enchaîner,
00:34:19mais on parlera des armes tout à l'heure
00:34:20si ça ne vous dérange pas.
00:34:20Comme vous voulez.
00:34:21Parce qu'on a un petit...
00:34:23Comme vous voulez.
00:34:23Vous savez que cette émission,
00:34:24elle est organisée.
00:34:26Il y a un conducteur.
00:34:27Il y a un conducteur.
00:34:28Je voulais simplement
00:34:30apporter un éclairage différent.
00:34:31Non, mais bien sûr.
00:34:32Je me réserve au plus tard.
00:34:33Et je vous fais confiance
00:34:35de m'y faire penser, évidemment.
00:34:36C'est le fiseur.
00:34:36Non, mais moi,
00:34:37j'aimerais juste dire quelque chose.
00:34:38Parce qu'on nous apprend dans la vie
00:34:39pour la majorité d'entre nous
00:34:40normalement constituer
00:34:41la différence entre le bien et le mal.
00:34:44Entre la moralité et l'immoralité.
00:34:46Je ne parle même pas de l'égalité.
00:34:47Parce que là, en fait,
00:34:47ce sont des images,
00:34:48comme vous le disiez,
00:34:49monsieur le député, tout à l'heure,
00:34:50qui doivent être transpartisanes.
00:34:51Il n'y a pas d'idéologie.
00:34:52Il n'y a pas de dogmatisme
00:34:54à avoir derrière tout ça.
00:34:55Il y a des individus
00:34:56qui sont jeunes ou pas jeunes.
00:34:58On dit la jeunesse.
00:34:58Pour moi, c'est protéiforme.
00:34:59Ce sont des émeutiers.
00:35:01C'est une mutinerie.
00:35:02Ce sont des gens qui,
00:35:03dès qu'ils voient des policiers
00:35:05ou des personnes représentant
00:35:06l'État, l'uniforme,
00:35:08les prennent pour des adversaires,
00:35:10voire des ennemis.
00:35:11C'est un jeu pour eux.
00:35:12Quoi qu'il se passe,
00:35:13quoi qu'il en soit,
00:35:14quelle que soit la situation
00:35:15et les circonstances,
00:35:16on l'avait pour les matchs,
00:35:17en l'occurrence du PSG,
00:35:19entre autres, dernièrement,
00:35:20vont tout casser,
00:35:21vont tout brûler.
00:35:22C'est une banalisation
00:35:23parce que dans ce pays,
00:35:24on laisse tout faire.
00:35:25Alors moi, j'aimerais savoir
00:35:26jusqu'à quand la majorité silencieuse
00:35:28dont on fait partie,
00:35:29pour la plupart d'entre nous,
00:35:30une fois de plus,
00:35:31va accepter de payer
00:35:32pour ces individus ?
00:35:33Il y en a marre.
00:35:34Je sais que je n'ai pas d'influence,
00:35:35mais ce sont les parents
00:35:37qui sont responsables
00:35:38de leurs enfants.
00:35:39Et quels que soient les revenus,
00:35:40ils doivent payer
00:35:41la main à la poche.
00:35:42Vous dites que ce sont
00:35:43les parents qui sont responsables.
00:35:44Je suis d'accord avec vous.
00:35:45Avec Tania Thoreau
00:35:46qui prépare cette émission
00:35:47à mes côtés,
00:35:48on vous a sorti
00:35:49une petite séquence
00:35:49qui mérite d'être commentée.
00:35:51Regardez,
00:35:52c'est une tante
00:35:53qui vient chercher sa nièce
00:35:54qui manifeste
00:35:55et je trouve qu'elle dit
00:35:56beaucoup de choses.
00:35:57Parfois,
00:35:57les petites séquences
00:35:58disent beaucoup de choses.
00:35:58Regardez cette séquence.
00:36:09Alors,
00:36:09en gros,
00:36:10on n'a pas très bien entendu,
00:36:12mais la tante dit à Sadiès,
00:36:13mais qu'est-ce que tu fais là ?
00:36:14Rentre,
00:36:15rentre à la maison
00:36:15et rentre chez toi.
00:36:17En gros,
00:36:18c'est ça.
00:36:18Mais c'est vrai,
00:36:19c'est la problématique,
00:36:21c'est le rôle des parents.
00:36:22On est d'accord avec ça.
00:36:24Vous savez,
00:36:24je me permets une remarque
00:36:26qui me semble être importante.
00:36:29quand j'étais maire,
00:36:30quelques-uns avaient incendié
00:36:33une école,
00:36:34le toit d'une école.
00:36:35Quand on est maire,
00:36:36on est démuni.
00:36:37On pense tout de suite
00:36:38à une réponse.
00:36:39On a besoin des services
00:36:40de justice,
00:36:41de police.
00:36:41On pense à la fermeté.
00:36:42Puis à un moment donné,
00:36:43on est dans la peur
00:36:44et on se rend compte
00:36:44des dégâts accumulés
00:36:46pendant des années
00:36:47où les gouvernements
00:36:48de droite et de gauche
00:36:49ont concentré des populations
00:36:50dans des quartiers
00:36:51qui sont devenus des ghettos.
00:36:53Alors qu'il faut que
00:36:54la République retrouve ses droits.
00:36:56Il faut que la police
00:36:57puisse être respectée.
00:36:58Là où elle intervient,
00:36:59on a besoin d'elle.
00:37:00Il faut que les pompiers
00:37:01puissent être aussi soutenus.
00:37:02On l'a vu avec les épisodes
00:37:03de la canicule.
00:37:04Eux aussi étaient en manifestation
00:37:06avant qu'il y ait ces émeutes.
00:37:07Je crois qu'on a besoin
00:37:08des uns et des autres
00:37:09pour être mobilisés
00:37:11autour des valeurs
00:37:12de la République.
00:37:13Il ne faut pas que nos quartiers
00:37:15dans les grandes villes
00:37:17continuent à être comme ça.
00:37:18Ce n'est pas bien
00:37:18d'instrumentaliser non plus
00:37:19ces quartiers-là.
00:37:21Il faut au contraire
00:37:21casser le ghetto.
00:37:22La seule solution pour nous
00:37:23c'était la sulfateuse.
00:37:25C'est-à-dire on démolit.
00:37:26On ne peut pas continuer
00:37:27à laisser concentrer
00:37:29des populations,
00:37:30du communautarisme.
00:37:32Il faut qu'on vive ensemble
00:37:33parce que la République
00:37:34doit reprendre ses droits.
00:37:35On l'a évoqué tout à l'heure,
00:37:37notamment avec le maire de Metz
00:37:38mais également avec vous,
00:37:39c'est le rôle des députés
00:37:40et les filles.
00:37:42Regardez cette réaction
00:37:43de Jean-Luc Mélenchon
00:37:44qui relaie un article
00:37:45de France Info
00:37:46sur le syndicat
00:37:47de la magistrature
00:37:49et qui appelle
00:37:50le syndicat de la magistrature
00:37:51qui appelle
00:37:52à cesser de réprimer
00:37:53la jeunesse
00:37:54pour la faire taire
00:37:55et que dit
00:37:56Jean-Luc Mélenchon
00:37:56l'alignation contre
00:37:57les violences policières
00:37:58invisibilisées
00:37:59par l'officialité médiatique
00:38:01en continu
00:38:01s'étend dans la société
00:38:02avec plus d'interpellations
00:38:04qu'au plus fort de mai 68
00:38:05le gouvernement
00:38:06a décidé
00:38:07une grossière
00:38:08et dangereuse escalade.
00:38:09Alors retour
00:38:10sur ce fameux syndicat
00:38:11de la magistrature
00:38:12qui,
00:38:13moins qu'on puisse dire,
00:38:14est très politisé.
00:38:15C'est un sujet
00:38:16de Célia Barotte
00:38:17et on poursuit
00:38:17nos débats
00:38:18juste après.
00:38:18C'est une organisation
00:38:20fondée il y a presque 60 ans
00:38:22et associée
00:38:23au mur des cons.
00:38:24Le syndicat
00:38:24de la magistrature
00:38:25représente aujourd'hui
00:38:2625% des magistrats
00:38:28et se positionne
00:38:29à gauche
00:38:29du paysage syndical.
00:38:31Il est composé
00:38:32de 16 principaux membres
00:38:33et présidé
00:38:34par Judith Allenbach,
00:38:35une juge d'instruction
00:38:36au tribunal judiciaire
00:38:37de Paris.
00:38:38Cette organisation
00:38:39dit militer
00:38:40pour une justice indépendante,
00:38:42protectrice des libertés
00:38:43et égale pour toutes.
00:38:45Mais elle est surtout connue
00:38:46pour ses prises de position.
00:38:47récemment concernant
00:38:49les émeutes lycéennes.
00:38:50Sans surprise,
00:38:51la stratégie de maintien
00:38:52de l'ordre
00:38:53n'a pas été adaptée
00:38:54à la particulière
00:38:55vulnérabilité
00:38:56de ce mouvement
00:38:56composé essentiellement
00:38:58d'enfants
00:38:58dont la protection
00:38:59ne peut être
00:39:00à géométrie variable.
00:39:01Ces usages
00:39:02manifestement disproportionnés
00:39:03de la force publique
00:39:04touchent d'abord
00:39:05et avant tout
00:39:06les jeunes racisés
00:39:06issus des quartiers populaires.
00:39:08Le syndicat
00:39:08de la magistrature
00:39:09s'est également prononcé
00:39:11contre la présomption
00:39:12de légitime défense
00:39:13des forces de l'ordre.
00:39:14Faciliter le recours
00:39:15aux armes,
00:39:16affaiblir le contrôle,
00:39:17les deux logiques
00:39:17se conjuguent
00:39:18et elles ne frappent pas
00:39:19au hasard.
00:39:20Dans un contexte
00:39:20de discrimination
00:39:22documentée
00:39:22dans les pratiques policières,
00:39:23ce sont les personnes racisées
00:39:25qui risquent d'en subir
00:39:26les premières conséquences.
00:39:27Enfin,
00:39:28cette année encore,
00:39:29pour la quatrième fois,
00:39:30le syndicat
00:39:31de la magistrature
00:39:31était présent
00:39:32à la fête de l'UMA.
00:39:34Bonsoir,
00:39:35Léonard Zarbib,
00:39:36vous êtes avocat,
00:39:37merci d'être avec nous
00:39:38et de participer
00:39:39à nos débats ce soir
00:39:40quand vous voyez
00:39:40le syndicat de la magistrature
00:39:42qui appelle
00:39:44à cesser de réprimer
00:39:45cette jeunesse
00:39:47pour la faire taire.
00:39:48Qu'est-ce que cela vous inspire ?
00:39:49Il n'y a aucune surprise,
00:39:50aucune surprise.
00:39:52Le syndicat de la magistrature
00:39:53est là où on l'attend en fait.
00:39:55Oui, tout à fait.
00:39:56Il n'y a aucune surprise.
00:39:58Ce communiqué
00:39:58est parfaitement indécent.
00:40:01Le communiqué s'intitule
00:40:02« Cessons de réprimer la jeunesse »
00:40:05mais en réalité,
00:40:06ce n'est pas toute la jeunesse
00:40:07qui a réalisé
00:40:09ce type de violence.
00:40:10Et moi,
00:40:10ce que je note
00:40:11dans ce communiqué,
00:40:12c'est qu'il n'y a pas
00:40:13une seule ligne
00:40:14pour condamner les violences.
00:40:16Pas une seule ligne
00:40:16pour parler
00:40:17du lycée Brûlé à Nantes,
00:40:19du collège Brûlé à Metz
00:40:20dont vous avez parlé tout à l'heure,
00:40:22des professeurs agressés,
00:40:23des forces de l'ordre
00:40:24lynchés,
00:40:24du camion de pompiers
00:40:26saccagés et brûlés
00:40:27à Marseille.
00:40:28Et c'est une honte.
00:40:30Alors, c'est vrai
00:40:30que ce n'est pas très surprenant
00:40:31de la part de ce syndicat
00:40:32de la magistrature
00:40:33dont vous avez rappelé
00:40:34que c'est un syndicat
00:40:36effectivement plus
00:40:37que classé à gauche.
00:40:37C'est un syndicat
00:40:40surpolitisé
00:40:40qui a participé
00:40:41à la fête de l'UMA,
00:40:42qui a participé
00:40:44également à une conférence
00:40:45de la France Insoumise
00:40:46il y a quelque temps
00:40:47sur le texte
00:40:49concernant
00:40:50la légitime défense
00:40:51des policiers
00:40:52qui avait appelé
00:40:53à faire barrage
00:40:54au Rassemblement National
00:40:55en 2022
00:40:55et en 2024.
00:40:57Et donc, je dis
00:40:57que ce syndicat
00:40:58fait beaucoup de mal
00:41:00aux magistrats.
00:41:01Vous l'avez rappelé
00:41:01dans votre sujet,
00:41:02c'est à peu près 25%
00:41:03des magistrats
00:41:04qui ont voté
00:41:05pour ce syndicat.
00:41:07Donc, il n'est pas
00:41:07représentatif
00:41:08de tous les magistrats.
00:41:09Mais il faut voir
00:41:09le mal que ça fait.
00:41:11En permanence,
00:41:12mes clients
00:41:12viennent me voir
00:41:13et me disent
00:41:14mais est-ce que vous pensez
00:41:15qu'en raison
00:41:15de nos convictions politiques
00:41:17on va être jugé
00:41:17d'une autre manière
00:41:18parce qu'on pourrait avoir
00:41:19des personnes
00:41:20qui appartiennent
00:41:20à ce syndicat
00:41:21de la magistrature ?
00:41:22Et je trouve effectivement
00:41:23qu'il faut réfléchir
00:41:24à une réforme
00:41:25du syndicalisme
00:41:26dans la magistrature.
00:41:27Axel ?
00:41:28Oui, effectivement.
00:41:29À un moment donné,
00:41:30on ne peut pas avoir
00:41:31des positions aussi tranchées
00:41:33et rendre la justice
00:41:34au nom du peuple français.
00:41:36Ça peut poser problème.
00:41:37C'est un peu
00:41:38en coup de déclinage.
00:41:39Je pense que nous
00:41:40on ne fait pas de politique.
00:41:41Par exemple,
00:41:42à la CFTC Police,
00:41:43notre syndicat,
00:41:44il faudrait que ces personnes-là
00:41:46ne fassent pas de politique.
00:41:47Qu'ils défendent des convictions
00:41:49sur leurs conditions de travail,
00:41:50bien évidemment.
00:41:51On imagine leur position
00:41:52si c'est un des jeunes
00:41:53qui est traduit
00:41:53devant le syndicat de la magistrature.
00:41:55Voilà.
00:41:56On imagine ici.
00:41:57Est-ce que finalement
00:41:58les policiers risquent
00:41:59quand ils passent devant eux
00:42:00plus de sanctions ?
00:42:01On se pose aussi la question.
00:42:03Quand vous voyez
00:42:03les litanies
00:42:04qui sont capables de dire
00:42:05contre les policiers
00:42:07en disant que les policiers
00:42:07sont violents,
00:42:09s'ils ont un policier à juger,
00:42:11est-ce que finalement
00:42:11on perd déjà perdant ?
00:42:13Nous, ça nous fait peur aussi.
00:42:14Vous savez,
00:42:15toute cette ambiance.
00:42:16C'est pour ça
00:42:16qu'on en a un petit peu marre aussi
00:42:17d'être les beaux qu'émissaires
00:42:18dans ce pays
00:42:19de tout ce qui se passe.
00:42:20Quand on veut faire
00:42:22des manifestations
00:42:23comme l'avenue
00:42:24de la visite du pape,
00:42:25on est obligé de déployer
00:42:26des effectifs de police.
00:42:28Quand on veut faire
00:42:28sécuriser un match de foot,
00:42:30c'est la même chose.
00:42:31Et là,
00:42:31on est obligé aussi
00:42:32de sécuriser par rapport...
00:42:33Sauf qu'avec le pape,
00:42:34vous étiez relativement tranquille.
00:42:35Si je puis me permettre,
00:42:37pardonnez-moi.
00:42:37Ça, il n'y a aucun problème.
00:42:38Mais on a travaillé.
00:42:39Ce n'est pas le cas
00:42:39de faire des images du PSG.
00:42:41On a rappelé
00:42:41l'ensemble des effectifs
00:42:42de police.
00:42:43On a fait monter
00:42:44des effectifs de police
00:42:45de province.
00:42:45Encore une fois,
00:42:46c'est une charge supplémentaire
00:42:48qu'on a à chaque fois
00:42:49qu'on fait un événement.
00:42:50Ce n'est pas normal
00:42:50de déployer massivement
00:42:52des fonctionnaires de police.
00:42:53C'est que notre société va mal
00:42:54et en même temps,
00:42:55nous aussi,
00:42:56on va mal
00:42:56parce qu'on n'est pas protégés.
00:42:58Mes collègues,
00:42:59ils en ont ras-le-bol.
00:43:00Pas protégés
00:43:00et pas défendus.
00:43:01Tout à fait.
00:43:02Nelson.
00:43:02Je reviens brièvement
00:43:03sur ce sondage
00:43:04qui dit que 81%
00:43:05des Français
00:43:06sont en substance
00:43:07d'accord avec tout
00:43:09ce que nous sommes
00:43:09en train de dire.
00:43:11Il y a un mot
00:43:12qu'on a beaucoup utilisé
00:43:13ces derniers jours,
00:43:14c'est le mot de légitimité.
00:43:16La violence est soi-disant légitime
00:43:17en tout cas
00:43:18pour le maire de Saint-Denis.
00:43:20Vous ne savez pas
00:43:20combien de personnes
00:43:21ont été élus
00:43:21le maire de Saint-Denis ?
00:43:22Le maire de Saint-Denis
00:43:23a été élu par 13 000 personnes
00:43:25sur une ville
00:43:25de 150 000 habitants.
00:43:26Je veux bien
00:43:27que tout le monde ne vote pas,
00:43:28que tout le monde
00:43:29n'aille pas dans le bureau.
00:43:30Quelle est exactement
00:43:31sa légitimité ?
00:43:32Deuxième chose,
00:43:34le syndicat de la magistrature,
00:43:35Axel vient de nous le dire,
00:43:36représente 25%
00:43:38des magistrats.
00:43:39Même si c'est beaucoup,
00:43:40ça veut dire
00:43:40qu'il y en a 75%
00:43:41qui n'y sont pas.
00:43:42C'est une deuxième question.
00:43:45Effectivement,
00:43:46comme Caroline parle
00:43:46de la majorité silencieuse,
00:43:48mais là,
00:43:48nous sommes totalement dedans.
00:43:49On a organisé
00:43:50en grande pompe,
00:43:51il n'y a pas très longtemps,
00:43:52un débat
00:43:53entre les candidats du PS.
00:43:55Le PS a fait 1,75%
00:43:57de voix
00:43:58à la dernière élection présidentielle.
00:44:00Je veux dire,
00:44:00il y a une telle déconnexion
00:44:03entre ce que pensent
00:44:04le public,
00:44:05le peuple
00:44:05et cette sorte
00:44:07de dobsal médiatique.
00:44:08C'est des députés PS.
00:44:09Il est juste en face de vous, Nelson.
00:44:12Encore une fois,
00:44:13ce sont des faits.
00:44:13Moi, je ne m'appuie
00:44:14que sur des faits,
00:44:14monsieur le député.
00:44:161,75%,
00:44:17madame Hidalgo,
00:44:18aux dernières élections présidentielles.
00:44:21J'ai très souvent écouté,
00:44:23regardé Nelson Monfort
00:44:25et ce qu'il dit là.
00:44:27Franchement,
00:44:28je ne devrais pas le dire,
00:44:29je vais me faire engueuler,
00:44:30mais j'ai le droit
00:44:30d'avoir mon opinion aussi.
00:44:32Vous avez le droit
00:44:32d'exposer vos positions.
00:44:34C'est le sens de nos émissions.
00:44:36J'ai soutenu Jérôme Gach
00:44:37pour qu'il participe.
00:44:38Maintenant, évidemment,
00:44:39ce sont des faits
00:44:40et Anne Hidalgo
00:44:41n'avait fait qu'un quelques pourcents.
00:44:42Et puis,
00:44:43on va même aller plus loin
00:44:44aux dernières élections législatives.
00:44:46Personne n'a gagné,
00:44:47contrairement à ce que dit
00:44:48Jean-Luc Mélenchon,
00:44:49personne n'a gagné à gauche.
00:44:51Je veux dire,
00:44:51c'est faux.
00:44:51Il n'y a pas de majorité
00:44:52à l'Assemblée nationale
00:44:53et c'est totalement
00:44:55juste ce que vous dites.
00:44:56Là,
00:44:56les seuls qui ont pu gagner,
00:44:57c'est quand la droite
00:44:58et la gauche
00:44:59se sont mises ensemble.
00:45:00Alors,
00:45:00ça peut déplaire.
00:45:01On a appelé ça
00:45:02le Front Républicain.
00:45:03Moi,
00:45:03je trouve que ce n'est pas
00:45:04intelligent dans le sens
00:45:05où il faut que les Français
00:45:07puissent travailler
00:45:08de droite et gauche
00:45:08mais pas contre quelqu'un.
00:45:10Ce n'est pas un programme
00:45:11d'être que quelqu'un.
00:45:12C'est pour les Français.
00:45:12Sauf que là,
00:45:13vu le climat ambiant,
00:45:14ça va être compliqué.
00:45:15Marc,
00:45:16le mot de la fin,
00:45:16Marc.
00:45:17Je crois,
00:45:18je vous parlais tout à l'heure
00:45:19de Saint-Denis
00:45:20et du nombre d'électeurs.
00:45:20Je pourrais vous renvoyer
00:45:21les chiffres sur une dizaine
00:45:22de communes
00:45:23de Saint-Denis.
00:45:25Il faut faire très attention
00:45:26à ça parce qu'en réalité,
00:45:27vous avez des communes
00:45:27dans lesquelles
00:45:28vous avez un taux
00:45:28d'étrangers,
00:45:30d'immigrés très important.
00:45:31Ce dont on parle,
00:45:32c'est ceux qui sont connus.
00:45:33Ce n'est pas ceux
00:45:34qui sont en situation irrégulière.
00:45:35Vous avez une modification culturelle
00:45:38parce que dès que vous avez
00:45:39plus de 30% d'étrangers,
00:45:42les autochtones fuient.
00:45:44C'est comme ça
00:45:44que vous avez 60 000 juifs
00:45:45qui ont quitté le 93.
00:45:47C'était devenu invivable pour eux.
00:45:49On n'en parle jamais.
00:45:51Et donc ensuite,
00:45:51on s'étonne d'avoir des politiques
00:45:53qui sont élus
00:45:53par les minorités agissantes.
00:45:55Mais c'est ce qui se passe
00:45:56à Saint-Denis.
00:45:57Il faut ouvrir les yeux.
00:45:58Même s'il y a 13 000 électeurs,
00:46:00Saint-Denis est un signal d'alarme.
00:46:02150 000 habitants.
00:46:03Oui, oui.
00:46:03150 000 habitants.
00:46:04C'est un signal d'alarme.
00:46:05Je vais remercier Léonard Zerbi.
00:46:07Merci pour votre éclairage.
00:46:09Léonard, c'est toujours un plaisir
00:46:10de vous avoir dans nos émissions.
00:46:11On marque une pause.
00:46:12C'est l'habitant
00:46:13de ce Punchine Weekend.
00:46:14On se retrouve.
00:46:15On a beaucoup de choses
00:46:16à vous raconter.
00:46:17Beaucoup de témoignages
00:46:18avec nos équipes
00:46:19mobilisées pour vous faire vivre
00:46:20et puis donner la parole
00:46:22aux Français.
00:46:22Voilà.
00:46:23Ceux qui n'ont rien demandé
00:46:24et qui vont payer cash
00:46:25et qui subissent
00:46:26et qui vont payer cash.
00:46:27On sera à Maudien
00:46:28pour commencer cette deuxième partie
00:46:30dans quelques instants
00:46:31avec l'une de nos équipes.
00:46:32Un mot qui a été fortement impacté
00:46:34comme d'autres villes, hélas.
00:46:35A tout de suite.
00:46:36Restez-nous fidèles.
00:46:39Et il est 18h.
00:46:41Merci de nous accueillir.
00:46:41C'est déjà la deuxième partie
00:46:42de ce Punchline de ce samedi.
00:46:44Je vous présente l'équipe
00:46:45qui m'accompagne
00:46:46dans quelques instants.
00:46:47Mais on va commencer
00:46:48par un tour complet
00:46:49de l'information
00:46:50avec Sandra Tchumbo
00:46:51que je re-salue.
00:46:52Bonsoir Sandra.
00:46:55Bonsoir Thierry.
00:46:56Bonsoir à tous.
00:46:57Ces images ont fait le tour
00:46:59des réseaux sociaux.
00:47:00Un mineur de 15 ans
00:47:01a été interpellé hier soir
00:47:03après l'agression d'une femme
00:47:04avec un spray inflammable
00:47:05en marge du mouvement lycéen
00:47:07à Marseille.
00:47:08La passante a voulu s'interposer
00:47:10au moment où un groupe
00:47:11a tenté de dégrader
00:47:12un abribus.
00:47:13Une personne au visage masqué
00:47:14a alors actionné
00:47:15un spray imbriqué
00:47:16déclenchant un jet de flamme
00:47:18au visage de la victime
00:47:19qui souffre de brûlure.
00:47:20Le parquet a fait appel
00:47:21de la relaxe
00:47:22de l'égorgeur de Feuge
00:47:24soupçonné d'apologie
00:47:25du terrorisme
00:47:26à cause du pseudonyme
00:47:27qu'il utilisait
00:47:27sur un célèbre jeu en ligne.
00:47:29Brian R, 22 ans
00:47:30avait été relaxé lundi
00:47:32par le tribunal
00:47:32de Sanlis dans l'Oise.
00:47:34Le parquet a donc contesté
00:47:35cette décision
00:47:36un appel
00:47:36dont s'est félicité
00:47:37le CRIF.
00:47:38A l'international
00:47:39les manifestations
00:47:40pour le droit au logement
00:47:41ont rassemblé
00:47:42quelques 70 000 personnes
00:47:44ce samedi à Madrid
00:47:45selon les autorités.
00:47:46Des défilés étaient également
00:47:47organisés dans d'autres
00:47:48villes espagnoles.
00:47:49au lendemain du rejet
00:47:50par les députés
00:47:51des mesures du gouvernement
00:47:52pour tenter
00:47:53de mettre un terme
00:47:54à cette crise
00:47:54exacerbée par l'expulsion
00:47:56la semaine dernière
00:47:57d'une octogénaire
00:47:58madrilène.
00:47:59Un nouveau grand pont
00:48:01de Kiev a été touché
00:48:02par des frappes russes
00:48:03ce samedi.
00:48:04Elles ont atteint
00:48:04le pont sud
00:48:05qui a ensuite été
00:48:06complètement fermé
00:48:07à la circulation.
00:48:08Une alerte au drone
00:48:09avait été déclenchée
00:48:10plus tôt dans la ville.
00:48:12Le maire de Kiev
00:48:12a accusé la Russie
00:48:13de saccager
00:48:14la capitale ukrainienne.
00:48:15Et puis retour en France
00:48:17pour terminer
00:48:17avec ces images
00:48:18de la marche des fiertés
00:48:19ce samedi à Paris.
00:48:21Des milliers de personnes
00:48:22défendant les droits
00:48:23des personnes LGBTQ
00:48:24se sont mobilisées
00:48:26pour un avenir
00:48:27basé sur la solidarité.
00:48:28La manifestation parisienne
00:48:30est partie de la place
00:48:31d'Italie
00:48:31en début d'après-midi
00:48:32pour rallier
00:48:33celle de la Bastille
00:48:35où un concert
00:48:35était prévu.
00:48:37Merci beaucoup Sandra.
00:48:38Allez, je vous présente
00:48:39l'équipe qui m'accompagne
00:48:40depuis une heure déjà.
00:48:41Marc Varnot
00:48:41est toujours avec nous.
00:48:42Rebonsoir Marc.
00:48:43Bonsoir.
00:48:43Nelson Monfort
00:48:44fidèle également
00:48:45de cette émission.
00:48:46Bonsoir.
00:48:46Caroline Pilastre.
00:48:47Bonsoir.
00:48:48Stéphane Abelot
00:48:49député
00:48:49du Parti Socialiste.
00:48:51Bonsoir Stéphane.
00:48:52Axel Ronde
00:48:52porte-parole de la CFTC Police.
00:48:54Bonsoir Axel.
00:48:55Sans oublier
00:48:55Olivier Ben Kimoun.
00:48:57On va commencer
00:48:58par prendre la direction
00:48:59de mots
00:49:00en Seine-et-Marne
00:49:01puisque nous continuons
00:49:03de commenter
00:49:03ces images
00:49:04de chaos
00:49:05qui se sont produites
00:49:06tout au long
00:49:06de cette semaine
00:49:08et je crains hélas
00:49:09que cela se poursuive
00:49:10la semaine prochaine
00:49:11avec un rendez-vous
00:49:13un point d'orgue
00:49:13le mardi 5 octobre.
00:49:15Regardez ces images
00:49:17de ce feu
00:49:18qui ravage
00:49:19le portail
00:49:20d'un lycée.
00:49:22On voit ces flammes.
00:49:23C'est le lycée
00:49:24Henri Moisson
00:49:25et on va retrouver
00:49:26Tancrede Guillotel
00:49:27et Clément Lopez.
00:49:29Tancrede,
00:49:29vous avez rencontré
00:49:30des membres
00:49:31de ce lycée
00:49:32mais également
00:49:32des habitants de Meaux
00:49:33et le moins
00:49:34que l'on puisse dire
00:49:35c'est le ras-le-bol
00:49:37qui prédomine
00:49:38et c'est important
00:49:38de le rappeler.
00:49:43Effectivement,
00:49:44bonsoir Thierry,
00:49:44bonsoir à tous.
00:49:45Vous pouvez le voir
00:49:45déjà sur les images
00:49:46de Clément Lopez
00:49:47l'entrée de ce lycée
00:49:49qui a été barricadée.
00:49:50Une palissade
00:49:51a été installée
00:49:51pour protéger
00:49:53l'entrée,
00:49:54empêcher les gens
00:49:55d'y entrer
00:49:55puisque les portes
00:49:56ont été complètement
00:49:58ravagées par les flammes.
00:49:59Vous l'avez vu
00:49:59sur les images
00:50:00juste avant
00:50:01avec cette façade
00:50:02noircie
00:50:02et puis également
00:50:03un peu plus loin
00:50:04d'autres stigmates
00:50:04des violences
00:50:05hier matin.
00:50:06Cet abribus
00:50:07notamment
00:50:07dont la vitre
00:50:08a été cassée.
00:50:10Vous l'avez dit,
00:50:10on a interrogé ici
00:50:12des habitants,
00:50:13la plupart sidérés
00:50:14qui comprennent
00:50:15les revendications
00:50:16des lycéens
00:50:16mais qui sont
00:50:18dans la consternation
00:50:19par rapport
00:50:20à l'ampleur
00:50:20des événements
00:50:21et puis on a interrogé
00:50:22plusieurs lycéens,
00:50:23pas de ce lycée-là
00:50:24mais d'un lycée voisin.
00:50:26Ils nous partagent
00:50:26leurs ressentis
00:50:27par rapport
00:50:28à ce qui s'est passé.
00:50:29Je vous propose
00:50:29de les écouter.
00:50:33Le problème
00:50:33aujourd'hui
00:50:34dans le système
00:50:35de l'éducation nationale
00:50:36c'est que les cours
00:50:36on est surchargés.
00:50:38Moi par exemple
00:50:38je fais de la tessine
00:50:39de ma côté
00:50:39j'ai des journées
00:50:40de 8h-17h
00:50:41je rentre chez moi
00:50:41il est 21h.
00:50:42Après j'ai des devoirs à faire
00:50:43je dois prendre ma douche
00:50:45je dois manger tout ça
00:50:45sachant que je me réveille
00:50:46à 6h
00:50:47parce que moi
00:50:47j'habite assez loin quand même
00:50:49j'ai environ
00:50:50une heure de transport
00:50:51enfin c'est invivable.
00:50:54En fait
00:50:54c'est pas bien
00:50:55mais entre guillemets
00:50:57c'est pour se faire entendre
00:50:58donc si ça change pas
00:51:00d'ici la semaine prochaine
00:51:01alors qu'on a fait brûler
00:51:02une entrée
00:51:02genre
00:51:04bah franchement
00:51:05oui ça va continuer
00:51:05et la mobilisation
00:51:06ça qu'on ira lundi
00:51:07mardi
00:51:07etc.
00:51:08Je sais qu'il y a aussi
00:51:09une grosse manifestation
00:51:10le 17 ou le 18
00:51:11c'est une manifestation générale
00:51:14il y a des chances
00:51:14que j'y aille
00:51:16pour revendiquer nos droits
00:51:18etc.
00:51:18Que ce soit aux travailleurs
00:51:19aux lycéens
00:51:20en général quoi.
00:51:22C'est dommage
00:51:22de péter une porte
00:51:23après bon
00:51:24ça reste que la conséquence
00:51:25de violences
00:51:25qui sont faites
00:51:26par l'état
00:51:27et comme d'habitude
00:51:28on va toujours regarder
00:51:28les violences
00:51:29de bon
00:51:29il y a quelques individus
00:51:30qui vont un peu
00:51:31s'amuser dans la foule
00:51:31à tout casser
00:51:32mais on prend jamais en compte
00:51:33la répression policière
00:51:34on prend jamais en compte
00:51:35la violence institutionnelle
00:51:38et bon bah
00:51:39il y a un moment
00:51:40quand on pousse les gens à bout
00:51:41quand on leur retire
00:51:42les services publics
00:51:43quand on leur dit
00:51:43bon bah débrouillez-vous
00:51:44chacun tout seul
00:51:45à un moment donné
00:51:46ils sont juste poussés
00:51:47à agir d'eux-mêmes
00:51:48et donc à faire ça quoi.
00:51:53Vous l'avez entendu
00:51:54des discours
00:51:55avec beaucoup de revendications
00:51:56qui tranche
00:51:57avec le discours
00:51:58de la plupart des habitants
00:51:59qu'on a pu interroger
00:52:01qui sont eux plutôt consternés
00:52:02par ces actes de violence
00:52:04et puis je voulais vous montrer
00:52:05ce panneau
00:52:06qui est juste à côté
00:52:07de l'entrée
00:52:08justement
00:52:08où la région
00:52:10indique qu'elle a investi
00:52:11600 000 euros
00:52:12dans ce lycée
00:52:13pour la rénovation
00:52:15un panneau
00:52:16qui avec une certaine ironie
00:52:17maintenant
00:52:18à quelques mètres seulement
00:52:19de l'entrée
00:52:20qui a été ravagée
00:52:20par les flammes.
00:52:22Torquette Guillotel
00:52:23et Clément Lopez
00:52:25depuis Emo
00:52:25il y a tout
00:52:26dans ces réactions
00:52:27quand on est au lycée
00:52:29c'est normal
00:52:30un peu de travail
00:52:30me semble-t-il
00:52:33vous avez bien compris
00:52:34que c'était la violence
00:52:35institutionnelle
00:52:35et la violence
00:52:38de la police
00:52:39si c'est pour entendre
00:52:41des trucs pareils
00:52:42il ne faut pas tendre
00:52:43le micro au lycéen
00:52:44il raconte n'importe quoi
00:52:46ils viennent de mettre le feu
00:52:47à quelque chose
00:52:48qui a coûté
00:52:48des centaines
00:52:49de milliers d'euros
00:52:50c'est un outil
00:52:51c'est un outil
00:52:52de savoir
00:52:52des millions
00:52:53et des millions
00:52:54et tout ça
00:52:56mais non
00:52:56mais ça ne va pas
00:52:57parce qu'on a des horaires
00:52:58qui ne vont pas
00:52:58on a des horaires
00:52:59je dois prendre ma douche
00:53:00et je dois manger
00:53:02les revendications
00:53:04des lycéens
00:53:04pardonnez-moi
00:53:05mais c'est vraiment
00:53:06c'est vraiment
00:53:07à côté de la plaque
00:53:08on les écoute
00:53:09c'est très bien
00:53:09c'est formidable
00:53:10mais la réalité
00:53:11c'est qu'il y a une violence
00:53:12et c'est là-dessus
00:53:13qu'il faut se pencher
00:53:13cette violence
00:53:14qu'est-ce qui pousse
00:53:15à cette violence
00:53:16et qu'est-ce qu'on a manqué
00:53:17on a manqué beaucoup de choses
00:53:19on a manqué beaucoup de choses
00:53:20Axel voulait répondre
00:53:21parce que vous êtes interpellé
00:53:22c'est de votre faute
00:53:22bien évidemment
00:53:23c'est toujours le même discours
00:53:25qui tienne
00:53:25la violence policière
00:53:27alors qu'on voit très bien
00:53:28que c'est les policiers
00:53:29qui sont violentés
00:53:30et de toute façon
00:53:30les chiffres le montrent
00:53:32et pas que d'ailleurs
00:53:33c'est aussi
00:53:33les professeurs
00:53:35les pompiers
00:53:37et finalement
00:53:39les passants
00:53:39qui veulent aussi
00:53:40ou les parents d'élèves
00:53:41qui veulent s'interposer
00:53:42un petit peu
00:53:43ils se retrouvent
00:53:44tout de suite
00:53:44attaqués
00:53:45donc on voit bien
00:53:46qu'il y a une société parallèle
00:53:49qui s'est créée
00:53:50et que nous
00:53:50nous avons déjà
00:53:51bien identifié
00:53:52depuis
00:53:52nombreux mois
00:53:54de nombreuses années
00:53:54où on interpelle
00:53:55tout le monde
00:53:56en disant
00:53:56que vous avez des jeunes
00:53:57qui sont dans l'ultra-violence
00:53:59et vous les voyez
00:54:00actuellement
00:54:01et tout le monde
00:54:02c'est en train de nous péter
00:54:03à la figure au final
00:54:04c'est clair
00:54:04vous aviez
00:54:05il y a aussi des cerveaux
00:54:06qui se sont ramollis
00:54:07ça se voit aussi
00:54:08dans les classements PISA
00:54:09Stéphane
00:54:10Stéphane Abloh
00:54:11alors je peux vous surprendre
00:54:12et je ne suis pas un psychologue
00:54:14mais nous les élus
00:54:15et vous l'avez été
00:54:16à Neuilly
00:54:16et vous savez
00:54:18qu'à un moment donné
00:54:19même si on n'y croit pas
00:54:20on est obligé
00:54:21de créer aussi
00:54:22un canal d'écoute
00:54:23alors regardez
00:54:24vous dites
00:54:25les jeunes
00:54:26voilà
00:54:26il y a des revendications
00:54:27on peut en rigoler
00:54:29c'est vrai
00:54:29mais derrière ça
00:54:30il y a une réalité aussi
00:54:31vous le savez
00:54:32on parle tout le temps
00:54:33de guerre
00:54:33on parle de dette
00:54:35on parle de 2,30€
00:54:36et presque 3€
00:54:37le litre d'écence
00:54:38mais qui est la faute Stéphane
00:54:39attendez attendez
00:54:40ces jeunes-là
00:54:40voient aussi leurs parents
00:54:41voient aussi leur propre avenir
00:54:43on parle d'une planète
00:54:44qui est en train de se dérégler
00:54:46on l'a vu
00:54:46c'était avec les incendies
00:54:47ce que je veux dire
00:54:48c'est qu'à un moment donné
00:54:49derrière ça
00:54:50attention
00:54:51attention
00:54:52je ne parle pas des jeunes
00:54:53qui cassent
00:54:53je parle de quelque chose
00:54:54de plus profond
00:54:55il y a une volonté
00:54:56parler de ce sondage-là
00:54:57de jeunes qui veulent changer
00:54:59ça ne veut pas dire
00:54:59qu'on doit après
00:55:00les manipuler
00:55:00pour faire un changement radical
00:55:02on peut comprendre aussi
00:55:05derrière ça
00:55:06il y a un mal-être
00:55:07d'une société
00:55:08on peut la comprendre
00:55:09parce que nous-mêmes
00:55:09tout le monde est concerné
00:55:11nous on est élus
00:55:11je suppose que vous êtes
00:55:12interpellé quand vous êtes
00:55:13dans votre transcription
00:55:14je crois qu'on a
00:55:16un vrai
00:55:17on a évidemment
00:55:18un vrai souci de société
00:55:19mais il faut quand même
00:55:21pointer du doigt
00:55:21l'origine de tout ça
00:55:22parce qu'on parle effectivement
00:55:23de la dette
00:55:24du déficit public
00:55:25les services publics
00:55:27ça vient d'où tout ça ?
00:55:28ça vient de cette idéologie
00:55:29qui date maintenant
00:55:30d'il y a 25 ans
00:55:31et ça
00:55:32l'Institut Thomas Mour
00:55:33l'a mis en avant
00:55:34il y a un mois
00:55:35où
00:55:36on ne s'est pas rendu compte
00:55:38qu'en prenant la culture
00:55:40du toujours travailler moins
00:55:41partir à la retraite
00:55:42le plus tôt possible
00:55:43on allait à la catastrophe
00:55:44aujourd'hui
00:55:45on sait que le fait
00:55:46d'avoir une retraite
00:55:48à 60 ans
00:55:49et pas à 65 ans
00:55:50et de ne pas plus travailler
00:55:5140 heures par semaine
00:55:52ça représente
00:55:531000 milliards
00:55:54sur les 3600 milliards
00:55:56de dettes
00:55:56c'est-à-dire qu'il faut
00:55:57quand même bien comprendre
00:55:58que si on est dans le pays
00:55:59le plus fiscalisé au monde
00:56:01dans lequel le pouvoir d'achat
00:56:02est très bas
00:56:03la différence
00:56:04entre les deux
00:56:05c'est
00:56:06ce que nous coûte l'Etat
00:56:07le fait de travailler
00:56:09peu
00:56:09et le fait de partir
00:56:10à la retraite
00:56:11tard
00:56:11si on voulait
00:56:12que les gens soient heureux
00:56:13et qu'ils aient un avenir
00:56:14radieux
00:56:15inspirons-nous des pays
00:56:16qui aujourd'hui vont bien
00:56:17il ne faut pas aller très loin
00:56:18la Suisse, l'Allemagne
00:56:19et vous verrez
00:56:21que en réalité
00:56:22cette culture
00:56:23de toujours bosser moins
00:56:25et partir à la retraite
00:56:26le plus tôt possible
00:56:27a été totalement suicidaire
00:56:28et c'est une des grandes raisons
00:56:29des problèmes d'aujourd'hui
00:56:30si on en est là
00:56:31c'est à cause de ça
00:56:32il y a une fuite en avant
00:56:33insupportable
00:56:33nous venons d'un peu
00:56:37pardonnez-moi
00:56:38d'emprunter
00:56:3812 milliards d'euros
00:56:40tout récemment
00:56:40avec un taux de remboursement
00:56:41à 5%
00:56:42comment
00:56:44la dette je crois
00:56:45s'élève à près de
00:56:463600 milliards
00:56:483600 milliards
00:56:48comment allons-nous faire
00:56:49pour rembourser tout ça
00:56:50comment allons-nous faire
00:56:51pour rembourser tout ça
00:56:52j'ajoute
00:56:53pour en venir
00:56:53à l'éducation
00:56:55très très brièvement
00:56:56je crois que 55%
00:56:58des diplômés
00:56:59de l'enseignement supérieur
00:57:00souhaitent quitter ce pays
00:57:01souhaitent quitter ce pays
00:57:02pour aller ailleurs
00:57:03donc ça veut dire
00:57:04que l'enseignement supérieur
00:57:05déjà
00:57:05ne garantit pas
00:57:07un métier
00:57:08est-ce que tous ces jeunes
00:57:09dont je suis d'accord
00:57:10avec Stéphane
00:57:10évidemment
00:57:11il y en a certains
00:57:11qui ne sont pas du tout
00:57:12dans cette optique
00:57:14il y en a certains
00:57:14qui souhaitent travailler
00:57:16que peut-être
00:57:18que des revendications
00:57:19soient légitimes
00:57:20est-ce que vous pensez
00:57:21que des entreprises
00:57:21vont vouloir
00:57:23engager
00:57:24recruter
00:57:26ces personnes ?
00:57:27je pense que c'est encore
00:57:27plus grave que ça
00:57:28parce que le budget
00:57:29de l'éducation nationale
00:57:30est passé de 50 milliards
00:57:32à 190 milliards
00:57:35en l'espace de 20 ans
00:57:36entre 2000 et 2020
00:57:37dans le même temps
00:57:38on continue à former
00:57:39des gens
00:57:40les matières sociales
00:57:41les matières littéraires
00:57:41200 000 par an
00:57:43qui débauchent
00:57:43sur 10 000 emplois derrière
00:57:45on continue
00:57:46à se gargariser
00:57:47sur l'hôtel
00:57:48de faites les études
00:57:49que vous voulez
00:57:50en France
00:57:50on se contrefoue
00:57:52de former des gens
00:57:53aux métiers qui existent
00:57:54résultat
00:57:55on importe
00:57:56parce qu'il n'y a pas
00:57:56d'autres termes
00:57:5750 000 informaticiens
00:57:58de l'Afrique du Nord
00:58:00tous les ans
00:58:00parce qu'on est incapable
00:58:01de les former en France
00:58:02voilà il faut dire
00:58:03les choses comme elles sont
00:58:04tout le système
00:58:05tout le système
00:58:06est à revoir
00:58:06tout le système
00:58:07est à revoir
00:58:08mais il y a aussi
00:58:09un problème
00:58:09en termes de projection
00:58:10d'avenir
00:58:11moi là je vais me faire
00:58:12l'avocat du diable
00:58:12par rapport à tout
00:58:13ce que vous dites
00:58:14et avoir de la nuance
00:58:15concernant les lycéens
00:58:17et le malaise
00:58:18et studentin
00:58:19qui existent
00:58:20avec aussi
00:58:21sous couvert
00:58:21la précarité
00:58:22je ne parle pas
00:58:23des émeutiers
00:58:24on fait la part
00:58:25des choses
00:58:25avec ceux-là
00:58:25qui sont uniquement
00:58:27présents
00:58:28pour casser
00:58:28et pour mettre
00:58:29le chaos
00:58:30la chianlit
00:58:30la révolution
00:58:31appelez ça
00:58:31comme vous voulez
00:58:32les autres
00:58:33qui veulent revendiquer
00:58:34en disant
00:58:35on a un manque de moyens
00:58:36on a un manque d'effectifs
00:58:37même s'il faut le reconnaître
00:58:38ce gouvernement
00:58:39a mis beaucoup de moyens
00:58:40à injecter des millions
00:58:42voire bien plus
00:58:43depuis 10 ans
00:58:44par rapport
00:58:45à la gauche
00:58:46et à la droite réunie
00:58:47qui ont laissé aussi
00:58:49livrer à eux-mêmes
00:58:50les professeurs
00:58:51les élèves
00:58:52l'éducation nationale
00:58:53en règle générale
00:58:54donc le problème
00:58:55remonte à
00:58:55il y a plus de 40 ans
00:58:57déjà
00:58:57et on se le prend
00:58:58vulgairement
00:58:59en pleine figure
00:58:59pour ne pas dire
00:59:00en pleine face
00:59:01donc moi je veux parler
00:59:02de ces lycéens
00:59:03qui sont honnêtes
00:59:04intellectuellement
00:59:04qui sont bienveillants
00:59:05qui ont envie de travailler
00:59:06dans de bonnes conditions
00:59:07et qui n'ont plus
00:59:08de projection d'avenir
00:59:09parce que vous avez aussi
00:59:10l'IA au niveau
00:59:12de leur génération
00:59:12qui est en train
00:59:13de prendre le pas
00:59:14et le prix
00:59:14sur beaucoup de métiers
00:59:15malgré tout
00:59:16je suis désolée Thierry
00:59:18mais ces jeunes-là
00:59:19je ne parle pas des autres
00:59:20une fois de plus
00:59:21mais ces jeunes-là
00:59:21quand ils disent
00:59:22on a un manque de confort
00:59:24parce qu'au niveau
00:59:25par exemple
00:59:26des préfabriqués
00:59:26on n'a pas dans certains cas
00:59:28le chauffage en plein hiver
00:59:29ou on n'a pas la ventilation
00:59:31c'est quelque chose
00:59:32qui existe
00:59:32on a un manque
00:59:33d'effectifs de professeurs
00:59:35il n'y a pas de moyens
00:59:36ça, ça peut s'entendre
00:59:37quand même
00:59:37et c'est le régalien
00:59:38et le général
00:59:39on a donné la parole
00:59:40aux jeunes
00:59:41de Nelson
00:59:41qui ont fait
00:59:42de Nelson Mandela
00:59:43à Nantes
00:59:43là je ne suis pas du tout d'accord
00:59:44ah non mais moi
00:59:45je suis désolé
00:59:45ce sont des casseurs
00:59:47l'éducation
00:59:47ça c'est scandaleux
00:59:48ils doivent être condamnés
00:59:49à la hauteur de leurs actes
00:59:50l'éducation en France
00:59:51c'est l'exemple typique
00:59:52typique
00:59:53de la logique
00:59:54on a un problème
00:59:56on met de l'argent
00:59:56on a mis
00:59:57des dizaines de milliards
00:59:58aujourd'hui
00:59:59presque 200 milliards
01:00:01pour arriver à un système
01:00:02qui est complètement effondré
01:00:04la logique
01:00:05de toujours plus d'argent
01:00:06sans gérer
01:00:07sans gérer
01:00:08parce que le problème
01:00:09de l'état
01:00:09en France
01:00:10c'est qu'il ne gère pas
01:00:11l'éducation nationale
01:00:12est une catastrophe
01:00:13de gestion
01:00:14on a 900 000 profs
01:00:16il y en a 10%
01:00:16qui sont gaspillés
01:00:17on est incapable
01:00:18de remplacer
01:00:19un prof absent
01:00:20sur une courte durée
01:00:21la gestion
01:00:23de l'éducation nationale
01:00:24est un scandale
01:00:25et face à ça
01:00:26quelle a été la réponse
01:00:27toujours plus de milliards
01:00:28toujours plus d'impôts
01:00:30que moi et vous
01:00:30on paye pour rien
01:00:32et j'évoquais Nelson
01:00:34à Mandela
01:00:35le lycée
01:00:35on a quand même
01:00:36aussi interrogé
01:00:37des lycéens
01:00:38qui étaient fiers
01:00:39et très heureux
01:00:40d'être dans de bonnes conditions
01:00:41c'est important aussi
01:00:42de rappeler
01:00:42de considérer les choses
01:00:43mais il n'en demeure pas moins
01:00:45que c'est un établissement
01:00:46qui a été
01:00:48enfin toute l'entrée
01:00:48a été en partie détruite
01:00:49et qui ne pourra pas
01:00:50y ouvrir ses portes
01:00:51il y a quelque chose
01:00:52qui est assez frappant
01:00:53dans les témoignages
01:00:54c'est un super établissement
01:00:55je peux vous le dire
01:00:55que nous avons entendu
01:00:56il y a quelques minutes
01:00:57c'est ceux qui souhaitent
01:00:58continuer à travailler
01:00:59ou à exercer
01:01:00du moins une activité
01:01:01à peu près
01:01:01sont masqués
01:01:02on ne les voit pas
01:01:03bien sûr
01:01:03et même nos équipes
01:01:05sont masquées
01:01:05alors qu'à l'inverse
01:01:07ceux qui disent
01:01:07voilà celui-là
01:01:08moi j'ai pété
01:01:08je ne sais pas
01:01:09j'ai pété une vitre
01:01:10lui il avance
01:01:12c'est une violence
01:01:14totalement décomplexée
01:01:15ceux qui veulent travailler
01:01:16c'est l'inversion
01:01:16des valeurs
01:01:17c'est l'inversion des valeurs
01:01:17et ceux qui souhaitent
01:01:19tout casser
01:01:20encore une fois
01:01:21ce sont des faits
01:01:22ils sont décomplexés
01:01:24Nelson
01:01:24c'est bien là
01:01:25où le bas blesse
01:01:26il s'est passé quelque chose
01:01:27je ne sais pas ce qu'on a manqué
01:01:28mais on a manqué
01:01:28beaucoup de choses
01:01:29nous non
01:01:29l'éducation
01:01:30l'éducation sans doute
01:01:31mais surtout
01:01:32le rôle des parents
01:01:33et ce n'est pas aux enseignants
01:01:34de se substituer
01:01:35au rôle des parents
01:01:36ils sont là pour l'instruction
01:01:38beaucoup d'entre eux
01:01:40manifestent
01:01:40parce qu'ils ne sont pas contents
01:01:41de Parcoursup
01:01:41Parcoursup ça ne va pas
01:01:43on peut comprendre
01:01:43Parcoursup
01:01:44c'est une usine à gaz
01:01:47c'est peut-être une usine à gaz
01:01:49mais on les a tellement
01:01:50biberonnés
01:01:51d'abord on donne le bac
01:01:51à tout le monde
01:01:52donc il faut faire le tri
01:01:53on voit le classement bizarre
01:01:55il y a des gamins
01:01:57qui réussissent le bac
01:01:58à 15 de moyenne
01:01:59et qui n'ont rien
01:02:00à Parcoursup
01:02:00je suis d'accord
01:02:01parce que le 15 de moyenne
01:02:01ne correspond à rien
01:02:02en réalité
01:02:03mais on leur dit
01:02:04à un moment donné
01:02:05voilà Parcoursup
01:02:06va faire le tri
01:02:07on ne leur a jamais dit
01:02:08qu'il y avait une compète
01:02:09on ne les a pas
01:02:09on ne les a pas éduqués
01:02:11à la compétition
01:02:12mais les gars
01:02:13c'est une compète mondiale
01:02:14c'est même pas une compète
01:02:15entre français
01:02:16c'est une compète mondiale
01:02:18Olivier ça s'appelle la vie
01:02:19pardon t'interrompre
01:02:20on gagne ou on perd
01:02:21ils ne sont pas habitués à ça
01:02:22ils ne sont pas habitués à ça
01:02:24et Parcoursup
01:02:24c'est la première chose
01:02:25on ne peut pas frustrer
01:02:26la société
01:02:27on ne peut pas frustrer les enfants
01:02:28j'ai dit qu'on avait
01:02:28beaucoup de questions à poser
01:02:29je ne suis pas sûr
01:02:29qu'on puisse répondre
01:02:30à toutes les questions
01:02:31qu'on évoque
01:02:31mais en tous les cas
01:02:32je pense qu'elle concerne
01:02:33comme le disait Nelson
01:02:34un grand nombre de français
01:02:35qui nous regardent
01:02:35si fidèlement
01:02:36cette image forte
01:02:38c'est celle de votre collègue
01:02:40je voudrais qu'on la remonte
01:02:41parce que
01:02:42voilà où on en est en France
01:02:43en 2026
01:02:44regardez cette image
01:02:46de votre collègue policier
01:02:47qui a été finalement frappé
01:02:48ce vendredi
01:02:50à Belfort
01:02:51par des voyous
01:02:52et le policier était
01:02:54volontairement ciblé
01:02:56et hospitalisé
01:02:56après avoir perdu connaissance
01:02:57et ce qui est important aussi
01:02:59c'est qu'il est revenu
01:03:00me semble-t-il
01:03:02on l'évoquait hier
01:03:03il est revenu
01:03:04après avoir été frappé
01:03:06on va écouter
01:03:07le procureur de Belfort
01:03:08qui était l'invité
01:03:09chez notre ami
01:03:10Julien Pasquet
01:03:11tout à l'heure
01:03:12la scène en question
01:03:14d'une sauvagerie inouïe
01:03:15a été filmée
01:03:17par plusieurs téléphones portables
01:03:19des vidéos
01:03:19qui ont rapidement
01:03:20circulé
01:03:22été diffusées
01:03:23via les réseaux sociaux
01:03:24des vidéos
01:03:24qui nous sont ainsi
01:03:25rapidement évidemment
01:03:27parvenues
01:03:27qui sont actuellement
01:03:28en cours d'exploitation
01:03:30sur lesquelles
01:03:31nous pouvons bien
01:03:32distinguer
01:03:33plusieurs individus
01:03:34porter des coups
01:03:35directement
01:03:36au niveau de la tête
01:03:38du commandant
01:03:38de police
01:03:39avec des propos
01:03:41qui à ce stade
01:03:42en tout état de cause
01:03:43laisse peu de doute
01:03:44sur la volonté
01:03:46d'agresser
01:03:47de faire mal
01:03:49et ce sont ces éléments
01:03:50qui en l'état
01:03:51m'ont conduit
01:03:52à retenir
01:03:53pour le début
01:03:53de l'enquête
01:03:54cette qualification
01:03:55criminelle
01:03:56et la réaction
01:03:57du ministre
01:03:58Laurent Nunez
01:04:00ces images
01:04:01d'une révélance
01:04:01sont insoutenables
01:04:02le policier
01:04:03volontairement ciblé
01:04:03a été hospitalisé
01:04:04après avoir perdu connaissance
01:04:05son état d'inspire
01:04:06heureusement
01:04:07plus d'inquiétude
01:04:07majeure à 7 heures
01:04:08toutes mes pensées
01:04:09la compagne
01:04:09une enquête
01:04:10a été ouverte
01:04:10par le procureur
01:04:11de Belfort
01:04:11pour tentative
01:04:12d'homicide volontaire
01:04:13tout sera mis en oeuvre
01:04:14pour identifier
01:04:14les auteurs
01:04:15de cet acte
01:04:16abject
01:04:16total soutien
01:04:18aux policiers
01:04:18et gendarmes
01:04:19qui interviennent
01:04:19dans les conditions
01:04:20difficiles
01:04:20et quand ils engagent
01:04:22la force
01:04:22conformément
01:04:23à mes instructions
01:04:24ils ne font pas face
01:04:25à des manifestants
01:04:27mais à des émeutiers
01:04:28c'est ça ?
01:04:29voilà
01:04:29mais encore une fois
01:04:30mon collègue
01:04:31soi-disant
01:04:31on est répressif
01:04:33c'est un
01:04:34la police
01:04:35est extrêmement violente
01:04:36pourtant mon collègue
01:04:37était en état
01:04:37de légitime défense
01:04:38il aurait pu utiliser
01:04:39son norme de service
01:04:40il aurait pu neutraliser
01:04:42un ou plusieurs individus
01:04:43il ne l'a pas fait
01:04:45donc on voit bien
01:04:46que les policiers
01:04:47ne sont pas
01:04:48des tortionnaires
01:04:49des sanguins
01:04:50et qui vont avoir
01:04:51un permis de tuer
01:04:52avec les différentes lois
01:04:54qu'on veut mettre
01:04:54pour nous protéger
01:04:56au final
01:04:56non
01:04:57nous on fait preuve
01:04:58de discernement
01:04:59quand on doit
01:05:00utiliser la violence
01:05:01c'est toujours
01:05:03en dernier recours
01:05:04il faut bien le comprendre
01:05:05et là on vous montre
01:05:05les images
01:05:06qui se passent avant
01:05:07justement
01:05:07juste avant
01:05:08qu'il se fasse
01:05:09on a été utilisé
01:05:10largement diffusé
01:05:11par LFI
01:05:11en disant
01:05:12regardez
01:05:12les salauds
01:05:13de policiers
01:05:14il a essayé
01:05:14de le noyer
01:05:16ça ça a été
01:05:18et le procureur
01:05:20a dû
01:05:20faire une mise au point
01:05:22très importante
01:05:22parce qu'en aucun cas
01:05:24mais Axel va vous le dire
01:05:25en aucun cas
01:05:25ce policier
01:05:26a essayé
01:05:27de le noyer
01:05:28évidemment
01:05:29ça n'est pas le cas
01:05:30il avait déjà été attaqué
01:05:31par ce jeune homme
01:05:33il était en rébellion
01:05:35il s'était rebellé
01:05:36à son interpellation
01:05:37donc il s'en est suivi
01:05:38malheureusement
01:05:39un peu à corps à corps
01:05:40ils se sont retrouvés
01:05:41dans cette situation
01:05:42il a tenté
01:05:43de le menotter
01:05:44il a réussi à le menotter
01:05:44sur une main
01:05:45il n'a pas pu menotter
01:05:46la deuxième main
01:05:47parce que l'individu
01:05:47ne se laissait pas faire
01:05:48il était extrêmement virulent
01:05:50et voilà
01:05:51donc c'est une interpellation
01:05:52qui a été extrêmement difficile
01:05:54mais vous avez vu
01:05:54la guerre des récits
01:05:55c'est une guerre des récits
01:05:56c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:05:57on a une utilisation
01:05:59une manipulation
01:06:00c'est Alert Info
01:06:01d'ailleurs
01:06:01qui a sorti ça
01:06:02en premier
01:06:033,5 millions de vues
01:06:05à un moment donné
01:06:06je pensais qu'on voulait
01:06:07soi-disant
01:06:08surveiller
01:06:09ou interdire
01:06:09certains réseaux sociaux
01:06:11quand vous avez
01:06:12au final
01:06:13des émeutes
01:06:14ce n'a pas du tout été le cas
01:06:16on laisse
01:06:17raconter tout
01:06:17et n'importe quoi
01:06:18à l'encontre
01:06:19des fonctionnaires de police
01:06:20et regardez
01:06:21cette autre image
01:06:21de votre collègue
01:06:22c'était à Paris
01:06:23Tania Thiolet
01:06:24me la propose
01:06:24regardez là
01:06:25c'est important
01:06:26de les montrer
01:06:27elle est coursée
01:06:28on lui fait
01:06:29un croquant jambe
01:06:30tout à fait
01:06:31et c'est une femme policière
01:06:34une jeune stagiaire lieutenant
01:06:35jeune stagiaire
01:06:36en plus
01:06:36c'est gros
01:06:37avec des voyous
01:06:39qui crient
01:06:39allez tu là
01:06:40allez tu là
01:06:41parce qu'on ne vous a pas
01:06:42mis le son
01:06:43mais on entend
01:06:44très clairement
01:06:45encore une fois
01:06:46elle a eu beaucoup de chance
01:06:48et eux
01:06:48ils ont beaucoup de chance aussi
01:06:49qu'elle n'ait pas
01:06:50sorti son arme
01:06:51donc on voit bien
01:06:52que vous avez affaire
01:06:53des professionnels
01:06:54vous avez bien
01:06:54que les policiers
01:06:55s'ils peuvent
01:06:56ne pas utiliser leur arme
01:06:57ils ne les utiliseront pas
01:06:59mais encore une fois
01:07:00il faut nous donner
01:07:00les moyens d'agir
01:07:02et je suis très inquiet
01:07:02parce que le ministre
01:07:03de l'Intérieur
01:07:04dit clairement
01:07:04qu'il a donné
01:07:05les instructions
01:07:06de la plus grande
01:07:08fermeté
01:07:09face aux émeutiers
01:07:10mais comment ça se fait
01:07:11que sur le terrain
01:07:12ces instructions
01:07:13n'ont pas été
01:07:14suivi d'effet
01:07:15est-ce qu'il y a
01:07:16un problème
01:07:17actuellement
01:07:18entre des directions
01:07:19de la police nationale
01:07:21parce qu'ils sont
01:07:22en compétition
01:07:23peut-être
01:07:23si vous posez la question
01:07:24c'est que vous avez peut-être
01:07:25un élément de réponse
01:07:26mais j'ai malheureusement
01:07:27des doutes
01:07:28j'espère que ce n'est pas
01:07:29pour les prochaines élections
01:07:30ou un prochain nouveau ministre
01:07:32qui pourrait y avoir
01:07:33ça serait très grave
01:07:34j'espère que ce n'est pas
01:07:36du tout ça
01:07:37mais quand le ministre
01:07:38nous dit
01:07:38qu'il a donné
01:07:39les instructions
01:07:40clair nette et précise
01:07:41de plus grande
01:07:42fermeté
01:07:43et qu'au final
01:07:43sur le terrain
01:07:44et tous les syndicats
01:07:45le disent clairement
01:07:46ce n'a pas eu lieu
01:07:47beaucoup d'endroits
01:07:48on nous a demandé
01:07:49justement
01:07:50de ne pas intervenir
01:07:51de ne pas prendre
01:07:51les lanceurs de balles
01:07:52de défense
01:07:53il faut des réponses
01:07:54par rapport à ça
01:07:54parce que là
01:07:54il y a les vidéos
01:07:55donc on peut regarder
01:07:56on voit bien
01:07:57on voit bien que la fermeté
01:07:58elle est entre guillemets
01:07:59comme d'habitude
01:08:00sémantique
01:08:02mais contrairement
01:08:02à ce que je disais
01:08:03avec cette ronde
01:08:03à l'instant
01:08:04moi je pense
01:08:05qu'un des gros problèmes
01:08:05que l'on a
01:08:06c'est justement
01:08:06cette absence
01:08:08de fermeté
01:08:08et de réponse armée
01:08:09de la police
01:08:10c'est-à-dire qu'il faut
01:08:10quand même être conscient
01:08:11que le fait
01:08:12de vouloir préserver
01:08:13la vie des délinquants
01:08:13à l'infini
01:08:14a quand même pour conséquence
01:08:15de créer de la récidive
01:08:16et d'impunité
01:08:18sur les armes intermédiaires
01:08:19on en parlait tout à l'heure
01:08:20juste un mot
01:08:22effectivement
01:08:23quand vous avez un policier
01:08:24qui a une arme
01:08:24une arme de service
01:08:25un pistolet automatique
01:08:27le délinquant
01:08:28qui est en face de lui
01:08:29il sait qu'éventuellement
01:08:30le policier peut le sortir
01:08:31même s'il le sort rarement
01:08:32il peut le sortir
01:08:32et éventuellement l'utiliser
01:08:33quand le policier
01:08:34a une arme intermédiaire
01:08:35un taser
01:08:36ou un LBD
01:08:37le délinquant en face
01:08:38il se dit
01:08:39un joker
01:08:39c'est-à-dire que
01:08:40dans le pire des cas
01:08:41c'est le LBD
01:08:42ou le taser
01:08:43donc en réalité
01:08:44on est arrivé aujourd'hui
01:08:44dans une logique
01:08:45de maintien de l'ordre
01:08:46dans lequel les délinquants
01:08:48ont absolument plus peur
01:08:49de la police
01:08:50et absolument plus peur
01:08:51de la police
01:08:51et dans laquelle
01:08:52la police en réalité
01:08:53est armée désarmée
01:08:54c'est-à-dire que là
01:08:55les policiers ont une arme
01:08:56de service
01:08:56mais ils ne peuvent pas
01:08:57s'en servir
01:08:58l'année dernière
01:08:59en France
01:09:00il y a 49 personnes
01:09:01qui sont mortes
01:09:02suite à une action
01:09:03de la police
01:09:03sur des centaines
01:09:05de milliers
01:09:05d'actes de délinquance
01:09:07des millions de plaintes
01:09:08si vous regardez le ratio
01:09:10je ne me suis pas fait
01:09:11mais si vous regardez le ratio
01:09:12je suis un des plus faibles
01:09:13du monde
01:09:13en France
01:09:14on a un vrai problème
01:09:15il y a 14 par mois à feu
01:09:17il y a quand même
01:09:18un gros syndrome
01:09:19Malik Ousekine
01:09:20pardon
01:09:20si dans cette séquence-là
01:09:23il y avait un gamin
01:09:24qui tombait
01:09:25qui se faisait mal
01:09:26qui se tuait
01:09:26etc
01:09:26ça serait abominable
01:09:28ça serait un martyr
01:09:29et c'est exactement
01:09:30ce que ne veulent pas
01:09:31les politiques
01:09:32c'est la raison pour laquelle
01:09:32c'est vraiment
01:09:34les deux pieds sur le frein
01:09:35on a un politique
01:09:36sur ce plateau
01:09:36qui s'appelle
01:09:37Stéphane Ablo
01:09:37député PES
01:09:38vous vouliez parler ?
01:09:39oui simplement
01:09:39non
01:09:39on parlera juste après la pub
01:09:41merci
01:09:42juste après la pub
01:09:43merci
01:09:44je vais dire
01:09:44à Nélson
01:09:45aidez-moi
01:09:46allez à tout de suite
01:09:50et il est 18h30
01:09:51c'est déjà la dernière ligne droite
01:09:53de ce Punchline Weekend
01:09:54des débats animés
01:09:55et c'est vrai qu'on évoque
01:09:56cette semaine de l'horreur
01:09:58et je crains que
01:09:59la semaine prochaine
01:10:00soit encore
01:10:01ô combien sensible
01:10:03on ira à Nantes
01:10:04dans quelques instants
01:10:05avec un témoignage très fort
01:10:07mais d'abord
01:10:07pardonnez-moi
01:10:08Stéphane Ablo
01:10:09je vous ai coupé la parole
01:10:10juste avant la publicité
01:10:11mais comme je suis quelqu'un
01:10:12qui respecte sa parole
01:10:14vous vouliez rebondir un peu
01:10:15sur les propos de Marc Varnot
01:10:16simplement
01:10:16on évoquait
01:10:18la situation
01:10:19des policiers
01:10:20notamment
01:10:20je pense aux policiers municipaux
01:10:22qui ne sont pas des policiers nationaux
01:10:24mais qui sont confrontés
01:10:24aux réalités
01:10:25dans la commune
01:10:26où j'étais maire
01:10:27quand les policiers
01:10:27se rassemblaient
01:10:28se mobilisaient
01:10:29pour nous dire
01:10:29on doit être armé
01:10:30parce qu'on arrête
01:10:31quelquefois des criminels
01:10:32et on ne peut pas
01:10:33comme ça
01:10:34dialoguer avec des gens
01:10:35qui ont tué
01:10:36moi j'étais de gauche
01:10:37on a armé
01:10:39avec des armes à feu
01:10:39notre police
01:10:40et c'est un faux problème
01:10:40il ne vous a pas échappé
01:10:41que certaines mairies
01:10:42dont Nantes
01:10:42dont Rennes
01:10:43ce n'est pas une volonté
01:10:43pourtant
01:10:45à Nantes-Rennes
01:10:45ce sont des mairies socialistes
01:10:46j'ai qu'une chose à leur dire
01:10:47c'est un faux sujet
01:10:49à partir du moment
01:10:50où ils peuvent comprendre
01:10:50qu'il y a une formation
01:10:53et que
01:10:54voilà c'est un métier
01:10:55bien sûr
01:10:55et on doit aussi
01:10:57et qu'il y a un vrai travail
01:10:58de synergie
01:10:59entre les policiers municipaux
01:11:00et la police nationale
01:11:01et qui est nécessaire
01:11:03plus que jamais
01:11:04vu les conditions
01:11:04alors je vous parlais de Nantes
01:11:05on va prendre la direction de Nantes
01:11:06où je vous le rappelle
01:11:08cette image spectaculaire
01:11:09on en a beaucoup parlé
01:11:10on en a parlé tout à l'heure
01:11:11d'ailleurs
01:11:12avec ce lycée
01:11:13qui fait partie
01:11:13des plus beaux lycées
01:11:14de la région Pays de la Loire
01:11:15et il se trouve que je connais bien
01:11:16ce lycée Nelson Mandela
01:11:19qui est un
01:11:20voilà
01:11:20qui ne manque pas de moyens
01:11:21c'est le moins que l'on puisse dire
01:11:22non Mandela
01:11:23bon fort
01:11:24bon fort
01:11:26oui bien sûr
01:11:26et nous sommes avec Didier
01:11:28de Roland
01:11:29pourquoi nous sommes avec Didier de Roland
01:11:31bonsoir
01:11:32merci d'être avec nous
01:11:33Didier de Roland
01:11:34vous êtes propriétaire
01:11:35d'un petit supermarché
01:11:37situé non loin du lycée Mandela
01:11:39c'est bien cela
01:11:39et je voulais absolument vous avoir
01:11:41parce que
01:11:41je viens vous dire
01:11:43racontez-nous
01:11:43ce qui s'est passé
01:11:44en marge
01:11:45de cet incendie
01:11:47du lycée Nelson Mandela
01:11:48racontez ce qui vous est arrivé
01:11:49à vous
01:11:49et à votre épouse
01:11:50qui je crois
01:11:51ne doit pas être très très loin de vous
01:11:52et bonsoir
01:11:53et merci d'avoir accepté de témoigner
01:11:55je vous en prie
01:11:56merci à vous
01:11:57alors d'abord
01:11:58ce n'est pas à côté
01:11:58du lycée Nelson Mandela
01:12:00nous on est à côté
01:12:00du lycée de Michelet
01:12:01qui a aussi été
01:12:03que je connais
01:12:05je peux même vous dire
01:12:06que j'ai été surveillant
01:12:07au lycée Michelet
01:12:07c'est pour vous dire
01:12:08d'accord
01:12:09donc voilà
01:12:10nous on n'est pas
01:12:11à côté de Mandela
01:12:12on est à côté de Michelet
01:12:14et donc jeudi
01:12:15en marge de la manif
01:12:19qui pour nous
01:12:20se déroulait
01:12:20comme tout
01:12:21nous on est sur un axe
01:12:22entre les facs
01:12:23et les lycées
01:12:23ou en bordure
01:12:25de la ligne de tramway
01:12:26où on a régulièrement
01:12:28les défilés
01:12:28des étudiants
01:12:29des lycéens
01:12:30et autres
01:12:31et tout se passe
01:12:32relativement bien
01:12:33la plupart du temps
01:12:34là cette fois-ci
01:12:35en fait
01:12:35jeudi matin
01:12:36on a un petit
01:12:37un petit groupe
01:12:39un petit groupe
01:12:40de jeunes
01:12:40parce que c'était des jeunes
01:12:41un groupe de jeunes
01:12:42habillés en noir
01:12:43capuche etc
01:12:44enfin un groupe de casseurs
01:12:45quoi
01:12:46qui s'est attroupé
01:12:48devant le magasin
01:12:48et puis d'un seul coup
01:12:50qui ont décidé
01:12:50d'investir le magasin
01:12:55donc en fait
01:12:56il se trouvait que
01:12:57on était attentif
01:12:58mais on s'attendait
01:12:59pas du tout à ça
01:13:02quand ils se sont lancés
01:13:04ils ont lancé un décompte
01:13:053, 2, 1
01:13:05et puis ils se sont mis
01:13:06à crier
01:13:06pour rentrer
01:13:08dans le magasin
01:13:10donc mon épouse
01:13:10par instinct
01:13:11s'est mise
01:13:12en blocage
01:13:15il y en a un qui est passé
01:13:17moi par réflexe
01:13:18également
01:13:18si je me suis jeté
01:13:19sur le lit
01:13:20pour le récupérer
01:13:20pour l'empêcher
01:13:21d'aller plus loin
01:13:22et celui qui est rentré
01:13:23il avait une barre de fer
01:13:24avec lui
01:13:25et là il a commencé
01:13:26à me frapper
01:13:27avec sa barre
01:13:28en fait
01:13:28pour continuer à avancer
01:13:31et là
01:13:32le seul réflexe
01:13:32que j'ai eu
01:13:33c'était de le repousser
01:13:34en fait
01:13:35et d'essayer d'avancer
01:13:36pour qu'il puisse
01:13:37ressortir du magasin
01:13:38chose qu'il a faite
01:13:39finalement
01:13:40puisque voyons
01:13:41qu'il ne pouvait pas avancer
01:13:42et il est ressorti
01:13:43un client l'a désarmé
01:13:45en fait en sortant
01:13:46il a chopé la barre
01:13:47de fer
01:13:48et puis
01:13:50donc ils ont bousculé
01:13:51ma femme
01:13:51en sortant
01:13:54et puis
01:13:54ils se sont éparpillés
01:13:55il y a un policier
01:13:56en civil
01:13:56qui est arrivé
01:13:57en fait
01:13:57qui nous a demandé
01:13:58de nous mettre en sécurité
01:13:59de fermer le magasin
01:14:00immédiatement
01:14:02et voilà
01:14:03bon ça s'est passé
01:14:03en 30 secondes
01:14:05et Didier
01:14:06c'était quoi le profil
01:14:07de ces jeunes
01:14:08selon vous
01:14:08c'est des étudiants
01:14:09ou des casseurs
01:14:10non
01:14:11pour moi
01:14:11c'était pas des étudiants
01:14:12comme je dis
01:14:13les étudiants
01:14:13on les voit
01:14:14on a
01:14:15nous on a une grosse
01:14:16clientèle étudiante
01:14:17que ce soit des lycéens
01:14:18même des collégiens
01:14:19qu'on a dans le magasin
01:14:21collégiens lycéens
01:14:22jusqu'à la fac
01:14:23en fait
01:14:24c'est pas du tout
01:14:25ce profil là
01:14:25en fait
01:14:26c'était vraiment
01:14:27des gens qui étaient venus
01:14:28alors pour moi
01:14:29c'était là par opportunisme
01:14:30ils sont pas venus
01:14:31pour notre magasin
01:14:32ils sont venus
01:14:32parce qu'ils étaient
01:14:33en train de casser
01:14:33à Michelet
01:14:34ils ont ensuite
01:14:35ruiné le tram
01:14:36qui était arrêté
01:14:36juste devant le magasin
01:14:38et ils se sont dit
01:14:39bah tiens
01:14:39on va tenter le coup là
01:14:40pourquoi pas
01:14:42mais c'était
01:14:43je suis quasiment certain
01:14:45que c'était pas des étudiants
01:14:46Quel est votre état d'esprit Didier ?
01:14:48Parce qu'on annonce
01:14:49une journée encore chaude
01:14:50mardi
01:14:51mardi 6
01:14:52vous êtes inquiet ?
01:14:54Ah bah oui forcément
01:14:55pour nous c'est inédit
01:14:57cette situation là
01:14:58on n'a jamais vécu ça
01:14:59je sais pas si vous avez
01:15:00vu les images
01:15:01mais
01:15:03c'est un truc
01:15:03qu'on n'a jamais vécu
01:15:04et pour mardi
01:15:05forcément
01:15:06on est inquiet
01:15:08on sait pas
01:15:09si on doit ouvrir
01:15:11on vient travailler
01:15:12avec la boule au ventre
01:15:14on est dans une situation
01:15:15qui n'est pas du tout normale
01:15:17pour un quotidien
01:15:19de chef d'entreprise
01:15:21enfin voilà
01:15:23Merci Didier
01:15:23pour ce témoignage
01:15:25je vous souhaite
01:15:25bon courage
01:15:26à vous et à votre épouse
01:15:27évidemment
01:15:27parce que ça a dû être
01:15:28un moment de panique
01:15:30et de forte inquiétude
01:15:31et on le mesure aisément
01:15:33et merci d'avoir accepté
01:15:35de témoigner
01:15:36et je connais bien
01:15:36le quartier
01:15:37où vous êtes situé
01:15:38tellement bien d'ailleurs
01:15:39merci et bon courage
01:15:41à vous Didier
01:15:41merci mille fois
01:15:43autre séquence
01:15:44que j'aimerais vous montrer
01:15:45là aussi
01:15:46puisqu'on va aborder
01:15:47les armes
01:15:48Marc Varnot
01:15:50regardez cette séquence
01:15:51ça se passe
01:15:51au lycée Condorcet
01:15:53à Saint-Quentin
01:15:53c'est complètement dingue
01:15:54je vous montre
01:15:55des images de dingue
01:15:56c'est à l'intérieur même
01:15:57d'un lycée
01:15:58regardez
01:15:58c'est un jeune
01:16:00qui est armé
01:16:00d'un couteau
01:16:01je vous dis
01:16:02il est armé d'un couteau
01:16:04carrément
01:16:04il est dans cet établissement
01:16:06et il le lance
01:16:07contre des jeunes
01:16:08regardez
01:16:08vous allez voir la séquence
01:16:09il lance le couteau
01:16:10il lance le couteau
01:16:12sur ces jeunes
01:16:13alors fort heureusement
01:16:14c'est une jeune fille
01:16:15qui est touchée
01:16:16mais fort heureusement
01:16:17selon sa maman
01:16:17qui a communiqué
01:16:19sur les réseaux sociaux
01:16:20elle s'en sort avec un bleu
01:16:21mais il lance un couteau
01:16:23oui
01:16:24mais je vous ai dit
01:16:24c'est pas un petit couteau
01:16:25c'est une lame
01:16:26on a retrouvé sur certains jeunes
01:16:29des machettes
01:16:30on a retrouvé
01:16:31des haches
01:16:32des haches
01:16:33et des marteaux
01:16:34en tous les cas
01:16:35on voit bien
01:16:35qu'ils tirent au couteau
01:16:37comme ça
01:16:38c'est vraiment
01:16:39l'ensauvagement
01:16:41d'une partie
01:16:41de notre jeunesse
01:16:42c'est un miracle
01:16:44là c'est du terrorisme
01:16:45là c'est ce qu'on appelle
01:16:46du terrorisme
01:16:46c'est de la terreur
01:16:47et du terrorisme
01:16:48il y a aussi des images
01:16:49qu'on a vues
01:16:50avec des pistolets
01:16:51dans les
01:16:53on sait pas si c'est des vrais
01:16:54des faux etc
01:16:55c'est des places de la république
01:16:56c'est délirant
01:16:58donc au milieu de tout ça
01:17:00il y a des gens
01:17:00qui sont prêts
01:17:03qu'ils sont prêts à tuer
01:17:05bien sûr
01:17:05qu'ils sont prêts à assassiner
01:17:08Stéphane
01:17:09sincèrement
01:17:09en trois secondes
01:17:11avec les images
01:17:12si on a la personne
01:17:13il n'y a même pas de discussion
01:17:14c'est interpellation
01:17:16et puis
01:17:16elle est incroyable cette image
01:17:17elle est incroyable
01:17:18sinon c'est que ça ne fonctionne pas
01:17:20vous imaginez
01:17:21on a fait 5000 interpellations
01:17:22je voudrais voir les résultats
01:17:24de ce qu'il y a
01:17:25je veux bien
01:17:26regardez le couteau
01:17:27non mais enfin je veux dire
01:17:29la criminalité
01:17:30justement
01:17:31je crois qu'il y a
01:17:31vous avez entier
01:17:32merci d'avoir ouvert le sujet
01:17:34merci
01:17:35parce que si on a vraiment
01:17:36un vrai problème
01:17:37dont on ne parle pas beaucoup
01:17:38c'est quand même
01:17:38la qualification par les juges
01:17:39parce que pardonnez-moi
01:17:40pour que la personne
01:17:41soit effectivement poursuivie
01:17:42éventuellement condamnée
01:17:43il va falloir que les juges qualifient
01:17:44or en France
01:17:46lorsque quelqu'un tire
01:17:47avec un mortier d'artifice
01:17:48sur un policier
01:17:49là théoriquement
01:17:50ces tentatives d'homicide
01:17:52contre un dépositeur
01:17:53de l'autorité publique
01:17:54c'est les assises
01:17:54et ça risque 30 ans
01:17:55et bien c'est qualifié
01:17:57comment par les juges en général
01:17:58pour ne pas dire quasiment tout le temps
01:18:00trouble à l'ordre public
01:18:01alors aujourd'hui
01:18:01vous avez la loi Riposte
01:18:02la loi Riposte
01:18:03c'est pour la simple détention
01:18:05d'un mortier d'artifice
01:18:06et 3 ans de prison
01:18:07donc moi j'ai juste une question
01:18:09on vient de voter cette loi
01:18:11le 26 juillet dernier
01:18:12vous l'avez sans doute voté
01:18:13monsieur le député
01:18:14à l'Assemblée nationale
01:18:15elle a été validée
01:18:163 ans de prison
01:18:17pas tous les points
01:18:18non non mais celle-là oui
01:18:193 ans de prison
01:18:20pour détention
01:18:21de mortier d'artifice
01:18:24combien de personnes
01:18:25sont poursuivies
01:18:25et est-ce qu'elles vont être
01:18:26condamnées ou pas
01:18:27parce que finalement
01:18:28à quoi servent les lois
01:18:29si elles ne sont pas appliquées
01:18:31évidemment
01:18:31à rien
01:18:32et là il serait intéressant
01:18:33de voir quel est le profil
01:18:34de ce jeune
01:18:34et ce qu'il risque de subir
01:18:36parce que là
01:18:37il lance le couteau
01:18:38vous imaginez
01:18:39alors on va voir
01:18:40justement
01:18:41Viviane Hervé
01:18:42nous a préparé un petit sujet
01:18:43sur toutes les armes
01:18:44qui ont été utilisées
01:18:45depuis une semaine
01:18:46à la réponse
01:18:47à la question de Marc Varnot
01:18:48puisque je vous ai promis
01:18:50qu'on allait en parler
01:18:50et c'est assez éloquent
01:18:52regardez
01:18:54des établissements incendiés
01:18:56des dégradations
01:18:57des affrontements
01:18:57avec les forces de l'ordre
01:18:59le mouvement des lycéens
01:19:00a basculé cette semaine
01:19:02vers plus de violence
01:19:03frôlant parfois
01:19:04la guérilla urbaine
01:19:05avec l'usage d'armes
01:19:06de toutes sortes
01:19:07des barrières
01:19:08des barres de fer
01:19:09des poteaux
01:19:10et puis
01:19:11de façon plus organisée
01:19:13des mortiers
01:19:14qui circulent
01:19:15en libre service
01:19:16sur généralement
01:19:17ce genre de conflit
01:19:19des cocktails Molotov
01:19:21et puis on retrouve également
01:19:23des armes qui circulent
01:19:24on le voit
01:19:25on peut retrouver
01:19:26des couteaux
01:19:26des armes blanches
01:19:27enfin tout un tas d'armes
01:19:28on le voit ici à Paris
01:19:29ce vendredi
01:19:30non loin de la place
01:19:31de la République
01:19:31un jeune cagoulé
01:19:32sort ce qui ressemble
01:19:33à une arme à feu
01:19:34ici à Alençon
01:19:36c'est une hache
01:19:36que ce jeune tient dans la main
01:19:38mais pour les autorités
01:19:39le mouvement lycéen
01:19:40a été récupéré
01:19:41par des groupuscules
01:19:41d'ultra-gauche
01:19:42très organisés
01:19:43dont le but unique
01:19:44est de créer le chaos
01:19:45on a cet ultra-gauche
01:19:47et ces groupuscules
01:19:48qui se greffent
01:19:49qui viennent eux
01:19:49de manière très organisée
01:19:50avec des armes
01:19:51et là pour le coup
01:19:53eux ne cherchent pas
01:19:54ils viennent
01:19:55c'est parce qu'il faut
01:19:56qu'ils fassent mal
01:19:56il faut éventuellement
01:19:57qu'ils tuent
01:19:58parce qu'il y a aussi
01:19:58ce genre de propos
01:19:59qui est tenu
01:20:00sur les manifestations
01:20:01et donc ils peuvent utiliser
01:20:03tout un tas de types d'armes
01:20:05Les organisations
01:20:06et syndicats lycéens
01:20:07se sont officiellement
01:20:09désolidarisés
01:20:10de toutes les exactions commises
01:20:11ils maintiennent cependant
01:20:12leur appel
01:20:13à une grande manifestation
01:20:14nationale pacifique
01:20:16mardi prochain
01:20:18sincèrement
01:20:19je ne sais pas
01:20:19si on mesure
01:20:20ce qu'on est en train
01:20:20de montrer
01:20:21quand on voit
01:20:22toutes ces armes
01:20:23cet attirail
01:20:24pistolet
01:20:25couteau
01:20:26cette scène
01:20:26qu'on vous a montré
01:20:27là on est dans autre chose
01:20:29on est vraiment
01:20:30dans autre chose
01:20:31à milieu des problématiques
01:20:33les premières réponses judiciaires
01:20:34à Belfort
01:20:35par exemple
01:20:35j'ai de projet-t-il
01:20:36rébellion et insulte
01:20:37envers les forces de l'ordre
01:20:38140 heures de TIG
01:20:41et normalement
01:20:42c'est 7 ans
01:20:43de prison en courant
01:20:44vous mettez les images
01:20:44les cocktails
01:20:45voilà
01:20:46regardez
01:20:46donc qu'est-ce que vous voulez faire
01:20:47ils n'ont rien
01:20:49ils ne sont pas punis
01:20:50par la loi
01:20:51donc ils vont continuer
01:20:52non mais comment ne pas
01:20:53avoir mal à notre pays
01:20:55on ne parle pas
01:20:56là de sensibilité politique
01:20:57ces images
01:20:58c'est la réalité
01:20:59ça n'est pas une fiction
01:21:00alors moi j'aimerais juste savoir
01:21:01si ces émeutiers
01:21:03qui s'agrègent
01:21:03à chaque mobilisation
01:21:04et manifestation
01:21:05en dehors de lycéens
01:21:07un peu demeurés
01:21:08qui font n'importe quoi
01:21:09et qui n'en prennent pas conscience
01:21:10parce que là
01:21:11c'est une mutinerie
01:21:12tu parlais de terrorisme
01:21:14mais quand on en vient
01:21:15à sortir des couteaux
01:21:16des haches
01:21:17des pistolets
01:21:17c'est pour faire du mal
01:21:18c'est pour tuer
01:21:19donc c'est pour mettre à mal
01:21:20notre démocratie
01:21:21et la république
01:21:22je me pose des questions aussi
01:21:23en termes de projection
01:21:25par la suite
01:21:25puisqu'on est dans une campagne électorale
01:21:27et qu'il y a de l'instrumentalisation
01:21:28et de la récupération
01:21:29imaginez pour le moment
01:21:30il n'y a pas eu de mort
01:21:32mais là
01:21:32mais si ça continue
01:21:34il y en aura
01:21:34clairement
01:21:35ils attendent
01:21:36ils attendent
01:21:38encore une fois
01:21:40encore une fois
01:21:42les propos
01:21:43les actes
01:21:44de certains députés
01:21:45et les filles
01:21:45sont des actes
01:21:46qui sont insurrectionnels
01:21:47la présence de ces armes
01:21:49c'est insurrectionnel
01:21:51il faut quand même
01:21:51appeler les choses
01:21:52par leur nom
01:21:52c'est à dire que
01:21:53arriver à un moment
01:21:54et ce moment
01:21:55n'est plus très loin
01:21:56il va falloir quand même
01:21:57que le pouvoir politique
01:21:58prenne des décisions
01:21:59et assume
01:22:00des décisions dures
01:22:02on ne va pas pouvoir
01:22:03continuer très longtemps
01:22:04à avoir des émeutiers
01:22:05avec des haches
01:22:06et des couteaux
01:22:06des haches et des couteaux
01:22:08et une police
01:22:09qui ne tire pas
01:22:10c'est juste
01:22:11impossible
01:22:12Nelson
01:22:12pour lire fréquemment
01:22:14la presse internationale
01:22:17ce que l'on dit
01:22:18actuellement
01:22:19sur la France
01:22:20sur la faillite morale
01:22:21économique
01:22:24c'est absolument terrible
01:22:26y compris
01:22:26la presse britannique
01:22:27dite de gauche
01:22:28a des mots
01:22:29extrêmement durs
01:22:30pour la France
01:22:31extrêmement durs
01:22:32pour la France
01:22:32pire que
01:22:33des émeutes
01:22:34de
01:22:362023
01:22:37c'est ça
01:22:38et bien pire
01:22:39que des gilets jaunes
01:22:39de 2018
01:22:40si vous avez la curiosité
01:22:42de vous pencher
01:22:43sur la presse internationale
01:22:44de toute tendance
01:22:45confondue
01:22:46l'image actuelle
01:22:47de la France
01:22:47est proche
01:22:48de la catastrophe
01:22:49et en plus
01:22:49moi je vous dis
01:22:50ça va mal finir
01:22:51ça va mal finir
01:22:52mais plus
01:22:54moi je n'ai jamais vu ça
01:22:55prochainement parlant
01:22:56je suis journaliste
01:22:56depuis très longtemps
01:22:56je n'ai jamais vu ça
01:22:57Thierry plus ça va durer
01:22:58plus il y a un risque
01:22:59de basculement
01:23:00et de faute
01:23:02simplement
01:23:02il faut dire aux parents
01:23:03mais gardez les enfants
01:23:04à la maison
01:23:05gardez vos lycéens
01:23:05à la maison
01:23:06ça fera le tri
01:23:08il restera dehors
01:23:09que des voyous
01:23:09des racailles
01:23:10ça sera plus simple
01:23:10pour la police
01:23:11d'agir
01:23:12parce que là
01:23:13le problème
01:23:14c'est qu'entre les voyous
01:23:15et la police
01:23:16les policiers
01:23:16vous avez des gamins
01:23:18qui sont là
01:23:18qui sont des lycéens
01:23:20qui peuvent prendre des coups
01:23:21c'est absolument
01:23:22ce que veulent éviter
01:23:23les policiers
01:23:23et surtout les politiques
01:23:24encore une fois
01:23:25les politiques ne veulent pas
01:23:26être responsables
01:23:27d'un martyr
01:23:28ça c'est la seule doctrine
01:23:29qui suit
01:23:30pour le moment
01:23:31et quand on voit
01:23:32toutes ces armes
01:23:32je me dis
01:23:33attention
01:23:33attention
01:23:34attention
01:23:34ça va mal finir
01:23:36allez pour terminer
01:23:36on va faire un pas de côté
01:23:37on va revenir sur le vol
01:23:38Fly Dubai
01:23:40l'enquête a établi
01:23:41un acte terroriste
01:23:42l'enquête a établi également
01:23:43que le copilote
01:23:44a bien utilisé
01:23:45l'âge de secours
01:23:46du cockpit
01:23:46pour attaquer le pilote
01:23:47et c'est Louisa Paris
01:23:48qui nous raconte tout cela
01:23:49et on sera avec
01:23:51on sera avec notre ami
01:23:52Claude Moniquet
01:23:52juste après
01:23:54depuis son lit d'hôpital
01:23:56le pilote indien
01:23:57Smith Machar
01:23:58raconte pour la première fois
01:23:59ce qu'il s'est réellement passé
01:24:01dans le cockpit
01:24:02allongé au sol
01:24:03je sentais l'appareil
01:24:04piquer du nez
01:24:05et tandis que je recevais
01:24:06des coups
01:24:07je me disais
01:24:07c'est le dernier effort
01:24:08Smith
01:24:09vas-y
01:24:09chacun a joué un rôle
01:24:11important dans le sauvetage
01:24:12j'essayais de me sauver
01:24:13mais je savais aussi
01:24:14que je ne pouvais laisser
01:24:15personne mourir
01:24:16des minutes
01:24:17qui ont failli
01:24:18lui coûter la vie
01:24:19et celles de 174 passagers
01:24:21après que le pilote
01:24:22l'est attaqué
01:24:23pour mettre à exécution
01:24:25un acte terroriste
01:24:26selon les autorités
01:24:27Mirati
01:24:27le suspect a agressé
01:24:29le commandant de bord
01:24:30dans le cockpit
01:24:30à l'aide de la hache
01:24:31de secours du cockpit
01:24:32et tenté de prendre
01:24:33les commandes de l'avion
01:24:34l'enquête se poursuit
01:24:35afin d'établir
01:24:36toutes les circonstances
01:24:37de l'accident
01:24:38et ses motivations
01:24:39selon plusieurs médias
01:24:40internationaux
01:24:41le copilote
01:24:42du nom de
01:24:43Amma Mamani
01:24:43avait été interdit
01:24:45de piloter des avions
01:24:46pour des raisons de sécurité
01:24:47par les autorités
01:24:48omanaises
01:24:49elles estimaient
01:24:50qu'il avait été
01:24:51influencé
01:24:52par des groupes
01:24:52islamistes radicaux
01:24:53lors d'un séjour
01:24:54en Syrie
01:24:56Claude Moniquet
01:24:57bonsoir Claude
01:24:58merci d'être avec nous
01:24:59que sait-on précisément
01:25:01donc
01:25:01de cette enquête
01:25:02qui se poursuit
01:25:05et bien Thierry
01:25:06la principale avancée
01:25:08de cette enquête
01:25:10ce début de week-end
01:25:11c'est la déclaration
01:25:12du procureur général
01:25:14des Émirats arabes unis
01:25:15à Abu Dhabi
01:25:16qui a admis
01:25:18qui a déclaré
01:25:20tout à fait officiellement
01:25:21ce matin
01:25:22qu'il s'agissait bien
01:25:24d'une tentative d'attentat
01:25:26donc là
01:25:26il n'y a plus aucun doute
01:25:27et qu'elle a été commise
01:25:28en fait
01:25:29qu'elle avait été préparée
01:25:30qu'elle avait été planifiée
01:25:31mais qu'elle a été commise
01:25:32en utilisant en fait
01:25:35la hache de secours
01:25:36qui était présente
01:25:38dans le cockpit
01:25:39l'individu
01:25:40le copilote
01:25:42Hamam Alamani
01:25:42voulait réellement
01:25:45cracher
01:25:45cracher l'avion
01:25:47a priori
01:25:48déjà pour tuer
01:25:49tous les passagers israéliens
01:25:50qui étaient à bord
01:25:50il y en avait plus d'une centaine
01:25:52et puis peut-être
01:25:53s'il le pouvait
01:25:54pour toucher des gens au sol
01:25:56puisqu'au moment
01:25:56où il a pris le contrôle
01:25:58de l'avion
01:25:59il était à la frontière
01:26:00jordanienne
01:26:00à quelques minutes
01:26:027 à 10 minutes
01:26:03de vol
01:26:03d'Hôtel-Aviv
01:26:05Merci Claude Moniquet
01:26:06Marc Varnot
01:26:07ça rappelle d'autres affaires
01:26:09il y a eu l'affaire
01:26:11du vol
01:26:11de Germanwings
01:26:12je ne sais pas si vous vous souvenez
01:26:13en 2015
01:26:13où ce pilote allemand
01:26:15avait profité
01:26:16de l'absence
01:26:16du copilote
01:26:17de la cabine de pilotage
01:26:18pour cracher son avion
01:26:20dans le sud de la France
01:26:21mais il y a eu aussi
01:26:22le fameux vol 93
01:26:24le 11 septembre
01:26:25qui s'était écrasé
01:26:26en Pennsylvanie
01:26:27suite à une intervention
01:26:28des passagers
01:26:28c'est vrai que
01:26:29ça ouvre la question
01:26:31de l'accès
01:26:32au cockpit
01:26:33parce que les passagers
01:26:34ont eu beaucoup de chance
01:26:35que le commandant de bord
01:26:37quasiment mourant
01:26:38ait eu suffisamment d'énergie
01:26:39pour le rouvrir
01:26:40et ça va aussi poser la question
01:26:42du profil des pilotes
01:26:44c'est-à-dire que
01:26:44très clairement
01:26:46demain
01:26:47l'association internationale
01:26:49du transport aérien
01:26:50va devoir
01:26:51sérieusement
01:26:52s'attacher au problème
01:26:53sans tabou
01:26:54c'est-à-dire
01:26:54est-ce qu'on peut continuer
01:26:55à avoir
01:26:56des gens qui pilotent
01:26:57des avions
01:26:57et qui sont des islamistes
01:26:59notoires au potentiel
01:27:00je pense que la réponse
01:27:01c'est évidemment non
01:27:02donc ça va ouvrir aussi
01:27:04beaucoup de questions
01:27:05auxquelles il va falloir
01:27:06il va falloir répondre
01:27:06il y a beaucoup de questions
01:27:07sur le profil
01:27:08effectivement
01:27:09de ce pilote
01:27:11de ce terroriste
01:27:11qui a travaillé
01:27:12à un moment
01:27:13pour la compagnie nationale
01:27:14Omanès
01:27:15qui a été interdit
01:27:16de travailler
01:27:17à cause de sa radicalisation
01:27:19qui est passée
01:27:19semble-t-il
01:27:20par la Royal Air Maroc
01:27:22qui a réussi à travailler
01:27:23depuis quelques mois
01:27:24il travaillait pour Fly Dubai
01:27:25pourquoi l'information
01:27:26n'est pas arrivée
01:27:26et surtout
01:27:27comment se fait-il
01:27:28qu'il ait conduit
01:27:28un avion qui allait en Israël
01:27:29parce que c'est le genre
01:27:30de profils
01:27:31qui sont absolument interdits
01:27:32il n'aurait pas dû
01:27:33être aux commandes
01:27:34un avion qui va vers Israël
01:27:36c'était impossible
01:27:36les pilotes
01:27:38qui ont des discours
01:27:40ou les gens
01:27:40qui sont connus
01:27:41pour leurs discours
01:27:42radicaux contre Israël
01:27:44et cet homme-là
01:27:44avait fait
01:27:45c'est maintenant documenté
01:27:47par plusieurs publications
01:27:50anti-Israël
01:27:51et probablement
01:27:52lié à l'État islamique
01:27:54et à Daesh
01:27:55on est en train
01:27:55de vérifier ça
01:27:56c'est ce que font
01:27:57les médias
01:27:58qui sont en train
01:27:58de déplucher
01:27:59tous ces comptes
01:28:00tous ces postes
01:28:02tous ces réseaux sociaux
01:28:03s'aperçoivent
01:28:03que le type
01:28:04n'aurait jamais dû
01:28:05jamais dû passer
01:28:06à travers le filet
01:28:06vous imaginez
01:28:07qu'il ait réussi son acte
01:28:09on est à quelques jours
01:28:10du 7 octobre
01:28:11Olivier
01:28:11c'était le 11 septembre
01:28:15c'était à nouveau
01:28:15le 11 septembre
01:28:16et la grande question
01:28:17qui se posait
01:28:17du côté des Israéliens
01:28:18parce que lorsqu'ils ont vu
01:28:19ce qui se passait
01:28:20ils ont envoyé
01:28:20la chasse
01:28:21les chasseurs
01:28:22est-ce que vous abattez
01:28:23un avion
01:28:24dans ces conditions
01:28:25il y a 180 personnes
01:28:26à l'intérieur
01:28:27il y a 30 enfants
01:28:27à l'intérieur
01:28:28quelle est la responsabilité
01:28:30terrible
01:28:30que vous avez
01:28:31cette décision
01:28:33à prendre
01:28:34Netanyahou
01:28:35aurait pu
01:28:35aurait peut-être dû
01:28:37se poser la question
01:28:38de savoir
01:28:39s'il fallait
01:28:39faire abattre
01:28:40par l'aviation israélienne
01:28:42un avion civil
01:28:43et ne manquez pas
01:28:44notre soir info
01:28:45tout à l'heure
01:28:45à 23h
01:28:46on aura le témoignage
01:28:47d'un membre
01:28:47d'une personne
01:28:48qui était à l'intérieur
01:28:49de l'avion
01:28:50et qui nous racontera
01:28:51un petit peu
01:28:51les circonstances
01:28:52les amis
01:28:53on arrive au terme
01:28:53de cette émission
01:28:54je trouve que ça
01:28:56le geste du commandant de bord
01:28:59réconcilié avec la nature humaine
01:29:00parce que quelquefois
01:29:00il peut y avoir
01:29:01un courage hors normes
01:29:03ça ça peut être
01:29:03un coup de coeur
01:29:04potentiel
01:29:04et le boucher
01:29:05il ne faut pas oublier
01:29:06le boucher
01:29:06l'homme qui a rétablé
01:29:08l'avion
01:29:09qui a remis tout droit
01:29:10avec sa force
01:29:10l'ombre
01:29:11je pense qu'il y aura
01:29:13peut-être un long métrage
01:29:14non non mais vraiment
01:29:16c'est bien possible
01:29:16merci de m'avoir accompagné
01:29:18l'actualité était riche
01:29:19et dense
01:29:20avec des images
01:29:21qu'on aimerait ne plus voir
01:29:22hélas
01:29:24malheureusement
01:29:24je crains que ça
01:29:25ça perdure
01:29:26je parle sous votre gouverne
01:29:27mais j'ai l'impression
01:29:28que ça va perdurer
01:29:29il ne me reste plus
01:29:30qu'à remercier
01:29:31l'équipe qui m'entourait
01:29:31pour préparer ces deux heures
01:29:33David Bouinet
01:29:33Tania Tiollet
01:29:34Abiba Elfino
01:29:35Charlotte Diri
01:29:36Sandra Tchombo
01:29:37pour l'information
01:29:37Antoine Dufoeux
01:29:39que je salue
01:29:39qui vient de faire
01:29:40son arrivée
01:29:41au sein du service
01:29:42de la programmation
01:29:42avec Stella Naville
01:29:44merci aux équipes
01:29:44en régie
01:29:45tout de suite
01:29:45c'est le trio
01:29:46de choc
01:29:47Mathieu Boccoté
01:29:47Arthur Devatrigan
01:29:48et Eliott Deval
01:29:49et moi je vous retrouve
01:29:50à 23h
01:29:51à tout à l'heure
01:29:51à tout à l'heure
01:29:51je vous retrouve