00:00Arrêtez d'embêter les Français, comme vous le disiez.
00:01Laissez-nous travailler. Laissez-nous faire.
00:04On sait faire. On sait mieux faire
00:06que l'État
00:08pour affecter les moyens de nos entreprises
00:10à la performance des entreprises.
00:11On sait faire du dialogue social.
00:13Aujourd'hui, on enferme les gens
00:15dans des trappes à pauvreté. 60% des salariés
00:18gagnent moins de 1,6 SMIC.
00:20On crée un système égalitariste.
00:22On les met dans des écoles ghettos,
00:24obligatoires par la planification.
00:25Il faut oxygéner la société. Il faut libérer
00:28la société. C'est ce projet que je propose.
00:30Je souhaite que un maximum de personnes
00:32me rejoignent et me soutiennent. Les plus proches
00:34de moi dans l'emprise, évidemment, des François-Xavier
00:36Bellamy, des Bruno Tariy,
00:37il n'y a pas de souci. Mais ce qu'il faut, c'est une
00:40grande compétition. Je ne suis pas là pour dire
00:42qui a une honorabilité républicaine
00:44ou qui a une compatibilité droitière.
00:46Est-ce qu'il faut exclure
00:47Éric Zemmour de ce champ-là ?
00:49Je n'exclus bien qui veut
00:51et qui dit, ok, je veux
00:54dans la compétition. Je n'ai pas peur
00:55de la compétition. Qui a peur de la compétition ?
00:58Je ne dis pas que
00:59Éric Zemmour doit soutenir M. Philippe
01:01ou inversement. Je dis que celui qui perd,
01:04de toute façon, il vaut mieux perdre au quart de finale
01:06qu'en demi-finale parce qu'autrement, on fait gagner,
01:08on prend le risque de ce deuxième tour
01:10Mélenchon-Le Pen, etc. Et que
01:12ensuite, soit
01:13il y a des alliances, soit il se tait jusqu'au bout.
01:16Moi, je ne cherche pas de poste. Je n'irai pas avec les
01:18macronistes. Je ne gouvernerai pas avec des gens
01:20qui nous ont conduits dans le mur. C'est aussi simple que cela.
01:22Donc, je souhaite faire entendre
01:23le projet du terrain, la voix du terrain,
01:26la voix d'une France,
01:28du pays réel. Qui a peur de la primaire,
01:29David Lissner ? Ceux qui la refusent.
01:32Édouard Philippe, notamment.
01:33Édouard Philippe a peur de la compétition ? Je le pense, oui.
01:35Pourquoi ? Parce qu'il se rappelle de ce qui s'est passé pour Alain Juppé à l'époque ?
01:37Je ne sais pas. Il faut lui demander. Ce n'est pas à moi qui...
01:39Non. Mais est-ce que cette compétition, à la loyale,
01:42elle fait peur à un certain nombre
01:43de candidats qui se disent, tout peut arriver
01:45dans une primaire ? C'est une machine à perdre.
01:47C'est aussi la petite musique qu'on entend.
01:49Sauf que ça, c'est faux.
01:50Moi, j'ai connu celle de François Fillon
01:52qui a failli gagner malgré tout
01:53ce qui s'est passé.
01:56Et qu'il a fait plus de 20 %,
01:58c'est-à-dire plus que les 4 premiers tours
01:59de Jacques Chirac. Il ne faut jamais
02:01oublier ça. Et ce n'est pas ça.
02:04La machine à perdre, c'est d'arriver
02:06totalement éparpillée et
02:08de laisser un boulevard aux autres.
02:09La gauche s'organise. On n'est pas capable de s'organiser à droite ?
02:12La gauche va faire une primaire, effectivement, socialiste.
02:14Et ouverte à d'autres.
02:15La place publique, etc.