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  • il y a 2 mois
Le président de Nouvelle énergie et candidat à l'élection présidentielle David Lisnard était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce jeudi. Au micro de Laurence Ferrari, il réaffirme la nécessité de faire une grande primaire de la droite et du centre, et juge qu'Edouard Philippe "a peur" de la primaire.

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Transcription
00:00Arrêtez d'embêter les Français, comme vous le disiez.
00:01Laissez-nous travailler. Laissez-nous faire.
00:04On sait faire. On sait mieux faire
00:06que l'État
00:08pour affecter les moyens de nos entreprises
00:10à la performance des entreprises.
00:11On sait faire du dialogue social.
00:13Aujourd'hui, on enferme les gens
00:15dans des trappes à pauvreté. 60% des salariés
00:18gagnent moins de 1,6 SMIC.
00:20On crée un système égalitariste.
00:22On les met dans des écoles ghettos,
00:24obligatoires par la planification.
00:25Il faut oxygéner la société. Il faut libérer
00:28la société. C'est ce projet que je propose.
00:30Je souhaite que un maximum de personnes
00:32me rejoignent et me soutiennent. Les plus proches
00:34de moi dans l'emprise, évidemment, des François-Xavier
00:36Bellamy, des Bruno Tariy,
00:37il n'y a pas de souci. Mais ce qu'il faut, c'est une
00:40grande compétition. Je ne suis pas là pour dire
00:42qui a une honorabilité républicaine
00:44ou qui a une compatibilité droitière.
00:46Est-ce qu'il faut exclure
00:47Éric Zemmour de ce champ-là ?
00:49Je n'exclus bien qui veut
00:51et qui dit, ok, je veux
00:54dans la compétition. Je n'ai pas peur
00:55de la compétition. Qui a peur de la compétition ?
00:58Je ne dis pas que
00:59Éric Zemmour doit soutenir M. Philippe
01:01ou inversement. Je dis que celui qui perd,
01:04de toute façon, il vaut mieux perdre au quart de finale
01:06qu'en demi-finale parce qu'autrement, on fait gagner,
01:08on prend le risque de ce deuxième tour
01:10Mélenchon-Le Pen, etc. Et que
01:12ensuite, soit
01:13il y a des alliances, soit il se tait jusqu'au bout.
01:16Moi, je ne cherche pas de poste. Je n'irai pas avec les
01:18macronistes. Je ne gouvernerai pas avec des gens
01:20qui nous ont conduits dans le mur. C'est aussi simple que cela.
01:22Donc, je souhaite faire entendre
01:23le projet du terrain, la voix du terrain,
01:26la voix d'une France,
01:28du pays réel. Qui a peur de la primaire,
01:29David Lissner ? Ceux qui la refusent.
01:32Édouard Philippe, notamment.
01:33Édouard Philippe a peur de la compétition ? Je le pense, oui.
01:35Pourquoi ? Parce qu'il se rappelle de ce qui s'est passé pour Alain Juppé à l'époque ?
01:37Je ne sais pas. Il faut lui demander. Ce n'est pas à moi qui...
01:39Non. Mais est-ce que cette compétition, à la loyale,
01:42elle fait peur à un certain nombre
01:43de candidats qui se disent, tout peut arriver
01:45dans une primaire ? C'est une machine à perdre.
01:47C'est aussi la petite musique qu'on entend.
01:49Sauf que ça, c'est faux.
01:50Moi, j'ai connu celle de François Fillon
01:52qui a failli gagner malgré tout
01:53ce qui s'est passé.
01:56Et qu'il a fait plus de 20 %,
01:58c'est-à-dire plus que les 4 premiers tours
01:59de Jacques Chirac. Il ne faut jamais
02:01oublier ça. Et ce n'est pas ça.
02:04La machine à perdre, c'est d'arriver
02:06totalement éparpillée et
02:08de laisser un boulevard aux autres.
02:09La gauche s'organise. On n'est pas capable de s'organiser à droite ?
02:12La gauche va faire une primaire, effectivement, socialiste.
02:14Et ouverte à d'autres.
02:15La place publique, etc.

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