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David Lisnard, maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie et candidat à la présidentielle était l'invité de BFMTV ce samedi 10 octobre
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00:00Je le salue, bonsoir.
00:01Monsieur Lysnard, on va vous demander vos solutions dans un instant face à la colère des lycéens.
00:06Mais d'abord les images du jour avec Hélène Lecomte.
00:08Ces images, elles nous viennent de Nantes.
00:10Hélène, je vous laisse le temps évidemment de nous rejoindre.
00:14Nantes, où l'université a été saccagée par des personnes qui bloquaient les lieux depuis plusieurs jours.
00:21Les dégâts sont considérables.
00:22Oui, à l'université de Nantes.
00:23Une université qui était occupée depuis mercredi, donc depuis plusieurs jours.
00:27Et c'est la présidente de l'université qui, au bout de plusieurs jours donc, a sollicité le préfet pour
00:35lui demander que les forces de l'ordre interviennent pour débloquer ce bâtiment.
00:39Et les forces de l'ordre sont donc intervenues ce matin.
00:42Et d'ailleurs, il y a eu quatre interpellations.
00:44C'est ce que dit également la préfecture.
00:45La préfecture, et on voit ces images, mais la préfecture a posté un certain nombre de photos aussi lorsqu'elle
00:50a annoncé ces interpellations.
00:52Et on voit en effet que les murs ont été tagués, que des ordinateurs ont été dégradés.
00:57Il y avait un couloir rempli, par exemple, de tas de pavés.
01:00Des bureaux ont été renversés.
01:02Il y avait des déchets.
01:03Et la présidente de l'université dit, j'ai demandé cette intervention des forces de l'ordre au préfet,
01:09parce que la situation, dit-elle, s'était dégradée et qu'elle a considéré qu'elle devenait inquiétante.
01:14Je vous propose qu'on l'écoute, puisqu'elle a parlé aujourd'hui au micro de BFM.
01:19Il faut vraiment dissocier ce qui s'est passé dans ce bâtiment du mouvement de la jeunesse sur des revendications,
01:25me semble-t-il, qui peuvent être légitimes à bien des égards.
01:28Mais là, ce qu'on a vécu, c'est autre chose.
01:30Il faut prendre la mesure quand même de ce qui s'est passé.
01:32Il y a un étudiant, par exemple, un élu étudiant qui a été menacé de mort avec un couteau.
01:36On a eu des comportements à risque, les secours ont dû venir, des collègues ont dû venir sur les lieux
01:40pour voir ce qui se passait.
01:42Moi, j'étais extrêmement inquiète.
01:45Un bâtiment, en fait, qui est sur plusieurs étages, par sa configuration, il pouvait y avoir des chutes.
01:49Il y aurait pu y avoir des blessés, il y aurait pu y avoir des morts.
01:52Voilà, on précise, lorsqu'il y a ce type de blocus, en effet, c'est le responsable de l'établissement
01:57qui passe par le préfet pour obtenir l'intervention des forces de l'ordre et le déblocage.
02:01Ce bâtiment, il ne pourra rouvrir qu'en janvier.
02:03Alors, c'est un bâtiment au sein de l'université qui, elle, reste fermé jusqu'à lundi.
02:07Et déjà, en 2018, il y avait eu des dégradations et une occupation.
02:12À l'époque, les dégâts avaient été chiffrés à un million d'euros.
02:15David Listin, votre réaction ?
02:17Des menaces de mort, un bâtiment qui va fermer jusqu'en début d'année prochaine,
02:20des centaines de milliers d'euros de dégâts.
02:23Votre réaction, tout simplement, à ces images ?
02:25Si ça se passait chez vous, à Cannes, vous diriez quoi ?
02:30Que ça se passe chez moi ou pas, ma réaction est la même, c'est que c'est insupportable.
02:33C'est inadmissible.
02:34Vous vous rendez compte ?
02:35Les dégâts matériels, mais aussi les dégâts financiers.
02:38C'est-à-dire que, mettez-vous à la place de tous les Français qui rament, qui galèrent, qui payent
02:42des impôts.
02:43Ils vont payer de la TVA, ils vont payer de la fiscalité pour réparer des actes d'abrutis destructeurs.
02:50Et puis, il y a une réalité morale derrière cela.
02:51L'université, elle porte bien son nom, c'est l'accès au savoir.
02:55De quel droit, déjà, on peut bloquer une université ?
02:58Il n'y a pas le droit de bloquer une université.
03:00Alors, la présidente de l'université, je l'ai entendu, je viens de l'entendre.
03:03Très bien, OK, je comprends sa réaction de dépit.
03:07Mais, pardon, c'est aussi cette présidente qui avait pris des positions politiques.
03:12Il y en a assez de tout ça.
03:14L'université, elle doit être impartiale, elle doit être neutre.
03:17Parce que, finalement, tous ces gens-là, ils récoltent ce qu'ils ont semé, c'est-à-dire la chandille.
03:22Donc, c'est inacceptable et c'est insupportable.
03:25Et face à cela, évidemment, il faut retrouver des choses qui me paraissent évidentes et de bon sens.
03:31On a le droit de manifester, on a le droit de revendiquer.
03:33On n'a pas le droit d'empêcher les autres d'étudier.
03:36On n'a pas le droit de dégrader des bâtiments.
03:38On n'a pas le droit de faire un blocus.
03:40Je pose la question aussi, parce que je le vois dans ma ville, sur les mouvements de lycéens.
03:44La police municipale a interpellé plusieurs dizaines de casseurs.
03:49On essaie de le faire le plus vite possible.
03:51Et c'est comme ça qu'on arrive un peu à calmer la situation.
03:53Je pense qu'il va falloir, outre le fait de soutenir la police,
03:57poser la question quand même des protocoles d'emploi et à la prise de décision
04:01pour qu'on intervienne au tout début de la crise.
04:04Jamais cette université n'aurait dû être occupée pendant plusieurs jours.
04:07Jamais on devrait laisser bloquer et incendier des lycées.
04:12C'est comme dans toute crise majeure.
04:14Moi je l'ai vécu, y compris sur les incendies.
04:16Plus on intervient vite, et plus on intervient vite de façon ciblée
04:20auprès des éléments violents et perturbateurs,
04:23moins on laisse s'embraser une situation.
04:25Donc c'est tout cela qu'il faut revoir, et je pense qu'il y a urgence.
04:29Est-ce que vous dites, David Lissnard aujourd'hui comme certains,
04:32il faut faire payer les casseurs, ce qui est déjà théoriquement le cas dans la loi,
04:36mais aussi leurs parents s'il le faut ?
04:40Oui, il y a longtemps que je le dis,
04:42parce que je ne crois qu'à la responsabilité individuelle.
04:46Et là, s'il s'agit de majeurs, la loi permet déjà, en tout cas,
04:51la réparation civile existe.
04:53Je pense qu'il faut y ajouter une disposition pénale sévère, évidemment,
04:56mais il n'est pas normal que les contribuables,
04:59que l'immense majorité des gens qui font leur vie,
05:02assument des actes, je le répète, je ne veux pas me laisser aller,
05:06mais d'abrutis, je ne vois pas d'autres mots.
05:08Donc oui, il le faut, et lorsqu'ils sont mineurs,
05:11soit on revoit l'excuse de minorité,
05:13comme on le propose depuis 4 ans avec Alexandra Martin,
05:16et soit les parents assument pour leurs enfants.
05:19Et ensuite, soit les parents sont solvables,
05:22et dans ce cas-là, ils payent,
05:23soit ils ne sont pas solvables,
05:24et on déduit des aides sociales, les réparations.
05:27Parce que c'est comme cela qu'on retrouvera de la justice
05:30et de l'efficacité,
05:33c'est à la fois moral et efficace.
05:36Mais vous savez que certains parents disent,
05:37je n'y arrive pas,
05:38je n'ai plus de contrôle aujourd'hui sur mes enfants.
05:41Ceux-là aussi, il faut les punir ?
05:44Alors, deux choses.
05:47Je ne suis pas sûr qu'on soit avec des enfants
05:49dans le cas de l'université de Nantes,
05:50je n'en sais rien.
05:52Université, pour moi, ça me semble renvoyer
05:55à des individus plutôt majeurs.
05:57Mais pour revenir à votre question,
05:59j'ai des enfants, évidemment.
06:01Les enfants peuvent faire des bêtises,
06:02ils en font tous, on en a fait nous-mêmes.
06:04Mais quand je faisais une bêtise,
06:06c'était mes parents qui devaient assumer,
06:07je venais d'un milieu très simple.
06:08Et chez moi, j'assumais vis-à-vis de mes parents,
06:10croyez-moi.
06:11Et je vous assure que ça ne marchait pas si mal que cela.
06:13Donc, ça me paraît tellement évident.
06:15C'est-à-dire, je ne comprends pas l'autre argument.
06:17Pourquoi, malgré toute la difficulté qu'il y a dans la vie,
06:21parce qu'on dit que c'est la société qui doit assumer,
06:24c'est nous tous.
06:25Donc, si mes enfants font des bêtises,
06:27j'ai un lycéen, et ça peut arriver,
06:29j'en serais extrêmement désolé,
06:31mais je ferais tout pour assumer.
06:32Mais en revanche, pourquoi vous, moi, et nous tous,
06:35nous payerions pour des personnes
06:37qui n'assument pas leurs enfants ?
06:40Et si on rétablissait une vraie responsabilité individuelle,
06:43je pense objectivement qu'on aurait des évolutions
06:46de comportementales assez rapides.
06:49Hélène Lecomte a une question pour vous.
06:50Bonsoir, David Lysnard.
06:51Je reviens à ce que vous disiez au début.
06:53Vous dites qu'il faut intervenir dès le début.
06:55Est-ce que ça veut dire que dans votre ville de Cannes,
06:57il n'y a pas eu de blocage de lycée,
06:59ou qu'il y a eu des blocages,
07:00mais que, par anticipation peut-être,
07:03en voyant le mouvement qui était en train de naître,
07:04vous aviez discuté avec les chefs d'établissement,
07:06et que vous avez demandé aux chefs d'établissement,
07:08alors libre à eux de le faire ou non,
07:09de faire débloquer tout de suite.
07:11Et puis, on a aussi vu, il y a ces dégradations à Nantes
07:15et qui rendent effectivement les cours impossibles,
07:17mais notamment à Paris,
07:19on a aussi vu sur des blocus,
07:21des jeunes gens qui mettaient des poubelles
07:23et puis qui allaient les ramener là où ils les avaient prises.
07:25On en a même vu qu'ils balayaient pour nettoyer
07:27lorsque le blocage était terminé en fin de journée.
07:32Oui, c'est une très bonne question.
07:34Après, tout dépend des rapports de force.
07:36Et justement, il faut que le rapport de force,
07:38il soit beaucoup plus favorable à la police.
07:40Donc, c'est pour ça qu'il faut intervenir très vite.
07:41C'est exactement le même phénomène lorsqu'il y a des émeutes urbaines
07:44ou lorsqu'on a eu les victoires du PSG.
07:47Moi, je pense qu'il y a un vrai problème,
07:49surtout dans les zones comme chez nous,
07:50on a très peu de police nationale en réalité sur le terrain.
07:53Paris, c'est différent.
07:54Il y a beaucoup de police nationale.
07:56Mais on l'a vu.
07:57Moi, je l'ai vu devant les lycées.
07:58Enfin, les policiers nationaux sont très bien.
08:00C'est des gens extrêmement bien formés.
08:01Ils étaient très peu nombreux.
08:02Ils restaient à 100 mètres du portail du lycée qui était bloqué.
08:05La police municipale, il n'y avait pas d'ordre d'intervention.
08:10Et donc, quand la police nationale intervient,
08:11c'est très souvent après de longues minutes
08:15où les jeunes s'agrègent.
08:17Et c'est souvent avec des bombes lacrymaux
08:19et des moyens extrêmement violents.
08:21Alors que lorsque l'on arrive à cibler tout de suite
08:24les malveillants, ceux qui détruisent,
08:26on les extrait du groupe et on libère l'accès.
08:29Nous, les lycées ont été fermés.
08:31Ils ont été rouverts il y a trois jours.
08:32On a fait dans les deux lycées,
08:33il y a huit lycées,
08:35mais il y avait deux lycées particulièrement concernés.
08:37Comme on a créé un rapport de force d'emblée, très tôt,
08:40on a réussi à faire un couloir
08:41qui permettait à une majorité de lycéens
08:44d'entrer dans le lycée et d'aller étudier.
08:47Et on le fait effectivement en lien avec les proviseurs
08:49ou les principaux quant à l'agriculture collège
08:51parce qu'on a eu des dégradations aussi sur des collèges.
08:53Il faut qu'on se rende compte du délitement
08:56dans lequel est notre pays quand même.
08:57De voir des gamins qui sont en troisième et en quatrième
08:59et qui se permettent de faire grève.
09:00Le concept de grève pour recevoir du savoir,
09:03c'est déjà un drôle de concept.
09:06David Listin, on voulait aussi recueillir votre réaction
09:09sur ce qui s'est passé ces derniers jours à Paris.
09:11Hélène Lecomte, c'est-à-dire cette image
09:13qui a fait le tour des réseaux sociaux
09:14de ce policier qui donne un coup de genou
09:16dans la tête d'un manifestant.
09:19Il y a une enquête qui a été confiée à la police des polices.
09:22Est-ce qu'on y voit un peu plus clair, Hélène,
09:23sur ce qui s'est passé précisément ?
09:25Il y a plusieurs choses.
09:26Il y a en effet cette enquête qui a été confiée à l'IGPN
09:28et puis ce jeune homme, il a aussi été placé en garde à vue
09:31pour participation à un attroupement
09:33et il sera jugé ultérieurement.
09:35Donc il y a plusieurs enquêtes en parallèle
09:37et par ailleurs, il a lui-même porté plainte.
09:39Ce qu'il dit, on sait ce qu'il dit, lui, dans sa plainte.
09:42Il dit qu'il a reçu plusieurs coups de matraque,
09:45notamment sur le crâne,
09:46et ensuite, effectivement, ce coup de genou.
09:48Il a été examiné par un médecin
09:49et il porte deux plaies au cuir chevelu,
09:52des plaies de 4 cm.
09:53Il a vu un médecin précisément dans le cadre de cette garde à vue.
09:56Il y a des douleurs au tibia et au genou droit.
09:59Ce que l'on a, c'est qu'on a cette image.
10:01Il y a une enquête qui est ouverte.
10:03Hier, le préfet de police de Paris a dit,
10:05attention, il faudra regarder au-delà de cette image
10:10le contexte dans lequel ces faits se sont déroulés.
10:14Ce qui est intéressant, c'est que, tout à l'heure,
10:16Marc, l'ancienne patronne de la police des polices de l'IGPN,
10:19était avec nous.
10:20Et elle, ce qu'elle dit, c'est quand même très intéressant.
10:22Elle dit, ce coup de genou, ce n'est pas un geste technique.
10:25Ça ne s'apprend pas à l'école de police.
10:27Et ce n'est pas ce qu'on apprend à l'école de police.
10:29Elle dit, le contexte est important,
10:32mais le contexte, ça ne change pas non plus ce qui s'est passé.
10:34Cette image, David Lissnard,
10:36que beaucoup de manifestants ont vue
10:38et relaient en ce moment sur les réseaux sociaux,
10:40est-ce que vous diriez, ce coup de genou dans la tête,
10:42est-ce que vous diriez que c'est une image qui fait mal à la police ?
10:47Bien sûr que ça fait mal, évidemment,
10:49à tous les sens du terme, d'ailleurs.
10:51Mais ce qu'il faut quand même regarder aussi,
10:54c'est ce qui s'est passé avant.
10:55Ça n'excuse pas si le geste n'est pas un geste,
10:58j'allais dire, académique,
10:59et c'est ce qui semble être le cas.
11:00Mais moi, je ne vais pas rendre jugement comme cela.
11:03Vous comprenez ?
11:04Juste deux ou trois choses qui me paraissent être du bon sens.
11:07D'abord, quand la police intervient,
11:09ce n'est pas en primo-intervention,
11:10c'est qu'elle est en réaction à des phénomènes de violence.
11:13Premier élément.
11:14Deuxième élément,
11:16on est dans un état droit,
11:18il doit y avoir de la proportionnalité,
11:19donc il faut qu'une enquête interne,
11:20et qu'on ne puisse pas se laisser aller à ses instincts
11:25lorsqu'on est dépositaire de l'autorité publique,
11:26c'est une évidence.
11:27Et il faut penser à ces centaines et ces milliers de policiers
11:30et de gendarmes qui ont été blessés ces dernières semaines
11:32et qui ne se sont pas laissés aller.
11:34Troisième élément,
11:35quand on s'attaque à un policier,
11:36parce que j'ai vu d'autres images,
11:37où on voyait les fins d'intervention et qui étaient violentes
11:40effectivement contre les manifestants,
11:42qui sont des casseurs,
11:43qui ne sont pas des lycéens,
11:45ils sont là en tant que casseurs manifestement,
11:46qu'ils soient lycéens, étudiants,
11:48ou qu'ils fassent autre chose dans la vie.
11:50Et en l'occurrence,
11:51pareil,
11:52je veux dire,
11:52il ne faut pas excuser la bavure,
11:54on est heureusement une démocratie,
11:56un état de droit.
11:56Mais quand vous vous attaquez à un policier,
11:58quand vous vous attaquez à un policier,
12:00vous devez vous attendre à avoir mal au tibia ou au genou.
12:03C'est quand même des choses
12:05qui me paraissent là aussi évidentes.
12:07Donc il ne s'agit pas d'excuser
12:08d'éventuelles déviances
12:09si elles sont confirmées de policiers.
12:11Il s'agit de rappeler effectivement le contexte
12:14et de dire qu'on ne s'attaque jamais
12:16à un représentant des forces de l'ordre,
12:18même s'il nous exaspère.
12:19Ce qui nous est arrivé à tous,
12:20en voiture ou autre chose.
12:22On ne s'attaque pas à un représentant des forces de l'ordre,
12:24de même qu'on ne s'attaque pas à un professeur
12:25ou à un proviseur.
12:26J'ai vu ce professeur
12:27qui a été aspergé d'essence
12:28à côté d'un incendie.
12:29J'ai vu ces 40 proviseurs
12:30qui ont été secoués.
12:33Je ne veux pas dire
12:34qu'il ne faut pas analyser ces faits-là
12:35et qu'ils ne doivent pas être jugés
12:36par la police et police.
12:37Je ne me permettrai pas de tomber là-dedans.
12:39Mais objectivement,
12:40on doit aussi apporter un soutien
12:42aux représentants de l'ordre.
12:44Il en doit apporter un soutien
12:45à tous nos enseignants
12:46qui sont dans des situations infernales aujourd'hui.
12:49David Lissnard,
12:50Laurent Nunez,
12:51le ministre de l'Intérieur
12:51est sous le feu des critiques.
12:53Certains lui reprochent
12:54d'être trop laxiste.
12:55D'autres au contraire
12:57de donner des consignes trop fermes,
12:59trop dures,
12:59y compris quand il s'agit de jeunes
13:02et de lycéens.
13:03Question très simple,
13:04est-ce que vous considérez
13:05qu'il fait le job,
13:06qu'il fait bien son travail aujourd'hui ?
13:14Je répète,
13:15moi je pense qu'il fait
13:16ce qu'il pense devoir faire.
13:17C'est sûr que ça ne va pas être facile pour lui
13:19quand il y a un président de la République
13:20qui n'a rien dit
13:20sur le mal-être des lycéens
13:22et des manifestants
13:23et qui s'est contenté
13:24de dire depuis l'étranger
13:25qu'il faut que la police
13:26fasse preuve d'empathie.
13:28C'est formidable l'empathie,
13:29mais quand vous êtes en maintien de l'ordre,
13:30c'est une notion
13:31assez étrange
13:32et assez relative,
13:32si vous voulez,
13:33que vous avez des black box
13:34en face de vous.
13:35Donc je vous imagine
13:35que ce n'est pas facile
13:36pour le ministre de l'Intérieur.
13:38Je répète ce que j'avais déjà dit
13:39moi à d'autres occasions,
13:40c'est que je crois
13:41qu'il faut revoir
13:43totalement la doctrine
13:44d'intervention de la police
13:46et en particulier
13:47la capacité d'intervenir
13:48vite et fort
13:49et très rapidement
13:50au début des événements.
13:51Parce que plus on laisse
13:52pourrir les situations,
13:53plus la répression
13:56elle est massive
13:57et moins elle est efficace
13:59et plus elle peut créer
14:00ce type de problème.
14:02Donc l'urgence
14:03c'est de rétablir l'ordre
14:04et sans du tout nier
14:07les difficultés
14:08qu'il peut y avoir,
14:09les mal-être
14:09de certains lycéens,
14:10le manque de projection
14:12qu'on leur donne.
14:12J'aimerais qu'on parle,
14:13il y a besoin de leur donner
14:14de l'espoir aussi aux jeunes.
14:15Alors justement,
14:15aujourd'hui on leur dit
14:16que la planète s'écroule,
14:17se casse la gueule.
14:18Ils ont un classement PISA
14:19qui fait qu'on est
14:20les cancres de l'Europe.
14:22Oui, je vous écoute.
14:23Justement,
14:24vous dites qu'il faut donner
14:25de l'espoir aux lycéens.
14:25Il y a beaucoup de revendications
14:27aujourd'hui.
14:28Les principales,
14:29on veut de l'argent en plus,
14:30certains demandent
14:31la modification
14:31ou même la suppression
14:32de Parcoursup.
14:34Vous, président David Lissnard,
14:36vous faites quoi demain
14:37pour éteindre cette colère ?
14:39Sur quelles mesures concrètes
14:40vous agissez ?
14:43D'abord,
14:44ce n'est pas un manque de moyens.
14:46C'est une mauvaise affectation
14:47des moyens.
14:48L'affectation de 3000 professeurs
14:51en urgence
14:53devrait occuper
14:54tous nos débats.
14:56Dans un pays sur-endetté
14:58comme la France
14:58et un pays sur-fiscalisé,
15:00on se permet d'avoir,
15:01et 3000,
15:02c'est-à-dire qu'il y en a
15:02beaucoup d'autres,
15:03de payer des gens
15:04qui sont certainement très bien
15:05mais à rester chez eux
15:06sans travailler.
15:07Et parce qu'il y a
15:08des mouvements de la rue,
15:08tout d'un coup,
15:09on trouve 3000 professeurs.
15:10Je précise qu'ils ont des heures
15:12à faire dans les établissements
15:13à côté de chez eux
15:14quand ils ne sont pas appelés
15:15en renfort,
15:15David Lyssen.
15:16Oui, bien sûr.
15:18Vous n'y croyez pas.
15:19Bien sûr.
15:20Mais bien sûr que non
15:22parce que je le sais
15:23de l'intérieur
15:23parce qu'il n'y a même pas
15:24de DRH.
15:25Il y a une direction
15:25des ressources humaines
15:26mais qui commande
15:27et qui manage
15:27et qui donne du sens
15:28à toutes les missions
15:29qui sont faites.
15:31et puis je rappelle
15:32et puis je rappelle
15:32qu'une des revendications
15:33de certains lycéens
15:34c'était de dire
15:34on n'a pas de prof
15:35dans la classe
15:36et moi je le vis,
15:37je le sais.
15:38Il y a beaucoup
15:39d'absentéisme,
15:39il y a beaucoup de manque
15:40dans le pays
15:41qui dépense le plus.
15:42On dépense 40% de plus
15:44dans l'éducation
15:45qu'il y a 25 ans.
15:46Donc le problème
15:46c'est un problème
15:46d'efficacité.
15:48C'est un problème
15:48comment on a pu dépenser
15:49plus d'argent
15:50et devenir les cancres
15:51de l'Europe
15:52donc on doit redevenir
15:52une superpuissance éducative
15:54et c'est ce que j'exposerai
15:56que j'ai déjà commencé
15:56à exposer depuis plusieurs mois
15:57notamment par évidemment
16:00de revoir les programmes
16:01et de libérer les programmes
16:03de toutes les idéologies
16:04qui perturbent tout
16:06dans les programmes
16:07de faire en sorte
16:08que le finance
16:08de créer de la liberté scolaire
16:10et que le financement public
16:11suive le choix des parents
16:12pour créer de l'émulation
16:13entre établissements
16:13que les enseignants
16:14puissent choisir un statut
16:16que les chefs d'établissement
16:17il faut
16:18tout ça montre l'échec
16:19de la centralisation
16:20du centralisme
16:21dont l'éducation nationale
16:23est une des expressions
16:23les plus tragiques
16:25on fait des cancres
16:27et on dépense plus qu'ailleurs
16:28et on a une désorganisation totale
16:29donc il faut que les chefs
16:30d'établissement
16:31aient un vrai pouvoir
16:31de management
16:32de commandement
16:33de recrutement
16:34et c'est tout cela
16:35qui doit être remis en place
16:37parce que
16:38les gamins là
16:39il va falloir vraiment
16:40qu'on les forme
16:43intellectuellement
16:44à s'élever
16:45à résister
16:46et à dominer
16:48la montée de la machine
16:49de la robotique
16:50de l'IA
16:50parce qu'on va être
16:52encore plus dans la fabrique
16:52des crétins
16:53or nos gamins
16:54ils sont intelligents
16:54nos gamins
16:55évidemment
16:56et c'est la première
16:57des missions que l'on a
16:58c'est de donner
16:59une espérance éducative
17:01on va parler politique
17:02dans un instant
17:02même si évidemment
17:03tout ça est très très politique
17:04mais on va parler
17:04de votre candidature
17:05on n'est pas obligé
17:07si si on va le faire
17:08quand vous dites
17:09c'est pas une question de moyens
17:10la crise actuelle
17:10dans les lycées
17:12et dans les facs
17:13est-ce qu'il faut comprendre
17:14que si vous êtes élu président
17:17il y aura moins d'enseignants
17:18et qu'on pourra faire mieux
17:19selon vous
17:19avec moins de profs
17:23c'est pas du tout ce que j'ai dit
17:24j'ai dit que les enseignants
17:25c'est une question
17:26qu'il y aura des vrais plans
17:29de rémunération
17:30des vrais plans de management
17:31enfin vous savez moi
17:32à la mairie de Cannes
17:33c'est ce que l'on fait
17:34qui est une ville
17:36qui a ses grosses difficultés
17:37on a baissé la dette
17:38de 83 millions d'euros
17:39chaque année
17:40on a baissé la dette
17:41on a augmenté l'investissement
17:42et parce qu'on a modernisé
17:44les services
17:45on essaie de donner
17:45des missions
17:46et du sens au travail
17:48des agents
17:48il y en a moins
17:49et mieux payés
17:50bref
17:51enfin un vrai
17:53du vrai management participatif
17:54dans tous les services de l'Etat
17:55le problème aujourd'hui
17:57c'est qu'il y a eu
17:58un affaiblissement
17:59des contenus
18:01des agendas
18:02et je trouve que c'est
18:03une des revendications
18:03d'ailleurs très compréhensibles
18:04de certains lycéens
18:05où on voit qu'il y a parfois
18:064 heures
18:07de trous
18:08entre des cours
18:08ce qui n'est pas normal
18:10et ça
18:11ça vient de la réforme
18:13des lycées de 2019
18:14avec toutes ces options
18:15qui ont créé
18:16des trous énormes
18:17dans les plannings
18:19qui étaient la réforme
18:20de Jean-Michel Blanquer
18:21qui sont totalement abandonnées
18:22comme le sport
18:23à l'époque
18:24est-ce que pour vous
18:24la question de la démission
18:25d'Edouard Geffray
18:26c'était à l'époque
18:28David Listin
18:29est-ce que pour vous
18:29la question de la démission
18:30d'Edouard Geffray
18:31se pose ?
18:34non
18:35j'allais dire
18:35qu'importe
18:36il y a eu
18:36je ne sais pas combien de ministres
18:37il y en a tous les 6 mois
18:39c'est le système
18:39qu'il faut changer
18:40c'est la gouvernance du système
18:41et c'est l'organisation
18:43de l'éducation nationale
18:44donc
18:45l'enjeu
18:46il est évidemment
18:48on voit bien
18:48qu'on a un gouvernement
18:51dont la seule mission
18:52est de durer
18:53de faire durer
18:53la fin du quinquennat
18:55d'Emmanuel Macron
18:55donc que ce soit
18:56monsieur Geffray
18:57qui a des qualités
18:58comme d'autres
18:58enfin c'est pas
18:59c'est pas le sujet
19:00le sujet c'est que l'on doit
19:02revoir totalement
19:03l'organisation de l'éducation
19:05analyser ce qui a fonctionné ailleurs
19:06comme en Finlande
19:07comme dans les états baltes
19:08et dans d'autres états
19:09et dire que la France
19:11n'a pas
19:13on n'a pas une vocation
19:15à être
19:15les plus mauvais de l'Europe
19:17à mettre toujours plus d'argent
19:18et moins de moyens
19:20sur le terrain
19:20parce que la bureaucratie
19:21a tout bouffé
19:22mais c'est pareil dans l'hôpital
19:23c'est pareil dans la police
19:24c'est pareil
19:25à l'hôpital
19:26on dépense plus d'argent
19:27qu'avant
19:27il y a eu le Ségur
19:28et on attend
19:29aux urgences
19:29plus qu'avant
19:30donc c'est véritablement
19:32un énorme changement
19:34organisationnel
19:35et rationnel
19:35qu'il faut proposer
19:37et moi c'est le sens
19:37de ma démarche
19:38David Lissner
19:39on dit parfois
19:39que dans une campagne présidentielle
19:41il y a toujours un moment
19:42où le candidat
19:42ou la candidate
19:43fend l'armure
19:44je vais tenter
19:46la question
19:46est-ce qu'il vous est arrivé
19:47vous
19:48de faire grève
19:49de bloquer
19:51votre collège
19:51votre lycée
19:52est-ce qu'il y a eu des moments
19:53où David Lissner
19:54s'est rebellé
19:54pour obtenir quelque chose
19:59moi j'ai passé ma vie
20:00à me rebeller
20:01pour obtenir quelque chose
20:03mais pas au collège
20:05ou pas au lycée
20:05mais d'ailleurs
20:06je suis en train de me rebeller
20:07pour que
20:08si je vous dirai
20:09si vous voulez
20:09mais qu'importe
20:10peut-être que mes enfants m'écoutent
20:11donc ça m'embête un peu
20:12si vous voulez
20:14mais j'avais un esprit
20:15de contradiction
20:16quand il y avait
20:18les grèves
20:18moi j'étais uniquement
20:20peut-être par esprit
20:21de contradiction
20:22second degré
20:22j'étais le seul
20:23à ne pas faire grève
20:23alors qu'il m'est arrivé
20:24de sécher les cours
20:25le reste du temps
20:25mais je n'aurais pas dû le dire
20:30mais aujourd'hui
20:30je me rebelle
20:31et j'ai très très envie
20:32de faire gagner
20:35tous les gens
20:36qui veulent s'en sortir
20:37et qui veulent que la France
20:37s'en sorte
20:38je me rebelle
20:40alors que je suis
20:41un élu local
20:42je viens du monde
20:43du petit commerce
20:44pour gagner
20:45la présidentielle
20:46et les législatives
20:46que nous préparons aussi
20:47à Nouvelle Énergie
20:48alors la présidentielle
20:50justement
20:50on espère que chez vous
20:51on a coupé le son de la télé
20:52je ne voudrais pas être à l'origine
20:53d'un problème familial
20:55David Lissard
20:55Thierry Arnaud
20:56est là pour vous interroger
20:57sur l'élection présidentielle
20:58bonsoir David Lissard
20:59vous êtes donc candidat
21:00à cette élection présidentielle
21:01depuis le mois de mars dernier
21:02crédité de 3 à 5%
21:04des intentions de vote
21:05dans les sondages
21:05vous êtes aussi favorable
21:07et vous le dites très clairement
21:08à une grande primaire
21:09de la droite
21:10et du centre
21:11le problème est que jusqu'ici
21:13plusieurs des participants
21:14potentiels
21:15et en particulier
21:15Edouard Philippe
21:17et Bruno Retailleau
21:18y sont opposés
21:20est-ce que vous continuez
21:22à penser ce soir
21:23qu'une primaire
21:24comme celle-là
21:24est possible
21:25et si Edouard Philippe
21:26et Bruno Retailleau
21:27vous écoutent ce soir
21:28qu'avez-vous envie
21:29de leur dire
21:30pour les convaincre ?
21:33ce que je dis depuis deux ans
21:35et on en est dans la situation
21:36que j'évoquais
21:36d'ailleurs Marc Fauvel le sait
21:37parce que je l'avais évoqué
21:38sur son plateau
21:39c'est-à-dire que
21:41la primaire est encore organisable
21:43et je crois qu'elle est souhaitable
21:45parce qu'elle permet
21:46d'éviter deux choses
21:47elle permet d'éviter
21:48la division
21:49qui peut faire perdre
21:50et elle permet d'éviter aussi
21:52les compromissions
21:53et les arrangements
21:53de notables
21:54moi si vous voulez
21:55j'ai envie
21:55de faire gagner mon projet
21:58j'ai envie
21:58que les gens puissent
21:59le découvrir
22:00et au-delà du projet
22:01de la personnalité
22:03enfin bref
22:03ce que l'on peut faire
22:03pour redresser notre pays
22:05et rien n'est mieux
22:06que la démocratie
22:08donc vu qu'il n'y a pas
22:09de leader naturel
22:10vu que je pense
22:11qu'il faut que
22:12ceux qui nous ont gouverné
22:13ne gouvernent plus
22:14c'est aussi simple que ça
22:16et notamment depuis dix ans
22:17et ceux qui étaient
22:18dans les gouvernements
22:18de monsieur Macron
22:20vu que je pense
22:21qu'il faut proposer
22:22un autre changement
22:23un changement très fort
22:24et une autre alternative
22:25que ce que propose
22:26le RN
22:27qui est très ambiguë
22:28sur beaucoup de sujets
22:30et ce que propose
22:30l'extrême gauche
22:31qui prendra le dessus
22:32sur la gauche
22:32et avec les néofascistes
22:34de LFI
22:35qui sont extrêmement dangereux
22:36pour notre pays
22:37et bien que
22:38cette radicalité raisonnable
22:39la radicalité
22:40c'est la racine des choses
22:41et le meilleur antidote
22:42à l'extrémisme
22:43et elle est surtout
22:44la meilleure façon
22:45de faire gagner notre pays
22:46il faut gagner les élections
22:47mais ce n'est plus modifié
22:48pardon néofasciste
22:49néofasciste de LFI
22:50donc je pense qu'on peut
22:50encore matériellement
22:53oui je le pense profondément
22:53pardon je vous ai coupé
22:54néofasciste de LFI
22:55ça veut dire quoi
22:56David Sina
22:59ça veut dire que
23:00le fascisme
23:00vous savez c'est quand
23:01vous êtes très étatiste
23:02d'ailleurs historiquement
23:03c'était le cas
23:03c'est des mouvements
23:04qui venaient souvent
23:05de la gauche
23:06et contrairement à ce
23:07qu'on nous a raconté
23:07pendant des décennies
23:08et lorsque vous prenez
23:09la violence
23:10et que vous opposez
23:11les personnes
23:12selon des origines
23:12par exemple
23:13quand j'entends
23:15LFI qui théorise
23:17et son leader
23:18qui dit
23:19tout blanc tout moche
23:20pour moi c'est une forme
23:21de racisme
23:21lorsque je vois
23:22l'antisémitisme débridé
23:24qu'il y a dans ces mouvements là
23:26je lui dis qu'il y a des dérives
23:27oui néofascistes
23:29et je pense qu'il voit
23:30des fascistes partout
23:31il traite tout le monde
23:31fasciste
23:32mais il ne voit pas
23:32le premier des fascistes
23:33qui est Jean-Luc Mélenchon
23:35mais au delà de cela
23:37on ne peut plus gouverner
23:38avec ceux qui nous ont dirigés
23:40et dont de la Macronie
23:41et donc je propose
23:44un changement puissant
23:45par un projet puissant
23:46et avec des personnes nouvelles
23:48si cette primaire n'a pas lieu
23:49quand et comment
23:50est-ce que la droite
23:52et le centre
23:52désignent leurs champions
23:54est-ce que c'est uniquement
23:55en fonction des sondages
23:57jusqu'à quand la compétition interne
23:59peut se prolonger
24:00sans risquer
24:02une destruction mutuelle
24:03de ces candidatures
24:05quel est le calendrier
24:06quelles sont les modalités
24:07que vous avez en tête
24:08est-ce qu'il s'agit simplement
24:09de désigner à un moment donné
24:10de reconnaître
24:11que c'est celui
24:12qui est le plus haut
24:12dans les sondages
24:13qui doit être le candidat
24:14et porter les couleurs
24:15de la droite et du centre
24:16et à quel moment
24:17selon vous
24:18ce choix doit-il se faire
24:21si c'était
24:22les sondages
24:24Jacques Delors
24:25Edouard Balladur
24:27et Raymond Barr
24:28à l'époque
24:29auraient été élus
24:29ça ne marche pas comme ça
24:31alors si c'est ni les sondages
24:33ni la primaire
24:33qu'est-ce que c'est
24:34qu'ils refusent la primaire
24:36quels sont
24:36les bons arguments
24:37qui s'opposeraient
24:39à cette compétition
24:40qui je le répète
24:42visent
24:43à faire une présélection
24:44c'est-à-dire
24:45un quart de finale
24:45avant la demi-finale
24:46parce que tout le reste
24:48ce ne serait que des arrangements
24:49et le problème des arrangements
24:51c'est qu'ils génèrent
24:54du en même temps
24:55ils génèrent un projet
24:56qui ne peut pas redresser le pays
24:58le pays
24:58c'est comme une mairie
24:59c'est comme une entreprise
25:00moi je viens de mon entreprise
25:01il faut être cohérent
25:02dans l'action
25:02on sait que tout est difficile
25:04on sait que les choses
25:05sont toujours plus compliquées
25:06mais il n'empêche que
25:07on doit avoir de la cohérence
25:08et avec de la constance
25:09on peut redresser le pays
25:11quand faut-il trancher
25:12quand faut-il trancher
25:14avant que ça ne devienne
25:14trop dangereux
25:15et trop tard
25:16on verra
25:17on verra
25:18on verra
25:18on verra
25:19on verra
25:19où on en est
25:20mais
25:21non mais pardonnez-moi
25:22mais je me permets de dire
25:24qu'il se passe quelque chose
25:25aujourd'hui
25:26au temps de ma candidature
25:27et que je vais continuer
25:28je vais encore accélérer
25:30à moi d'être meilleur
25:30dans les sondages
25:31à moi de faire les efforts
25:32qu'il faut
25:32et je veux faire gagner ce projet
25:34donc je propose une primaire
25:36si les autres refusent la primaire
25:37ils nous diront
25:37ce qu'ils proposent eux
25:38mais moi je n'irai pas
25:39vers des arrangements
25:40et ma rupture
25:41elle est non seulement
25:43avec les propositions
25:45que j'évoquais tout à l'heure
25:46de l'extrême gauche
25:46et du RN
25:47mais elle est aussi
25:48avec tous les conformistes
25:50technocrates
25:50qui nous expliquent la vie
25:52tout le temps
25:52qui nous disent
25:53qu'ils sont le corps de la sagesse
25:54mais qui ont planté le pays
25:54donc je veux proposer
25:56je souhaite
25:57aller jusqu'au bout
25:58de cette proposition
25:59et aujourd'hui
26:00je suis dans la course moi
26:01donc quand vous êtes dans la course
26:03vous courez
26:03donc je cours
26:04voilà quand on est dans la course
26:06merci beaucoup
26:07David Lissnard
26:08on verra ce que devient
26:08cette proposition de primaire
26:09qui aujourd'hui
26:10ne semble pas faire l'unanimité
26:12chez les autres candidats
26:13merci beaucoup
26:13David Lissnard