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  • il y a 2 mois

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00:00:07Bonjour à tous, il est 11h03, nous sommes en direct sur Europe 1, mais quel plaisir, quel plaisir de vous
00:00:12retrouver avec une demi-heure de plus en cette rentrée, n'est-ce pas ma chère Géraldine, Gabrielle, on les
00:00:19trouve plus tôt, et voilà, moi je suis contente, et tout, 2h jusqu'à 13h, bonjour à tous,
00:00:25Nous sommes ensemble donc avec Arthur Devintrigan également, qui est avec nous, directeur de la rédaction du magazine L'Incorrect,
00:00:31à quelques mois de la présidentielle, la France parle déjà, candidats qui se multiplient, sondages, stratégies, mais dans les foyers,
00:00:40on fait surtout les comptes, restaurants, vacances, viandes, voitures, chauffage, vêtements, loisirs, santé, carburant, plus de 2,20 euros le
00:00:49litre de diesel, les produits frais sont en hausse, près de 6%, et ainsi des français, un français sur deux,
00:00:55redoutent encore de perdre du pouvoir d'achat, alors dites-nous aujourd'hui aux standards d'Europe 1, dans votre
00:01:00vie, qu'est-ce que vous avez déjà commencé à sacrifier pour continuer à payer l'essentiel ?
00:01:06Appelez-nous pour témoigner aux standards d'Europe 1.
00:01:08Au 01 80 20 39 21, vous appelez Christine Kelly.
00:01:11Le voile islamique, simple liberté individuelle ou symbole qui dépasse celle qui le porte, l'anthropologue Florence Bergeau-Blaclair affirme
00:01:18que ce n'est pas un simple bout de tissu,
00:01:21et elle invite à regarder l'idéologie et les stratégies qui peuvent se cacher derrière son développement.
00:01:27Au même moment, 60% des français se disent favorables à son interdiction dans l'espace public, un sondage qui
00:01:33vient de tomber.
00:01:34Alors jusqu'où une démocratie peut-elle aller pour combattre une idéologie sans finir par restreindre la liberté des femmes
00:01:40qu'elles prétendent défendre ?
00:01:42On va débattre avec vous, appelez-nous.
00:01:44Appelez Christine Kelly au 01 80 20 39 21, le numéro est non surtaxé.
00:01:48Léon Marchand, héros des jeux, se retrouve aujourd'hui au cœur d'une tempête parce qu'il refuse de prendre
00:01:53position politiquement.
00:01:55Le champion est insulté sur les réseaux sociaux jusqu'à subir des attaques sur sa couleur de peau.
00:02:00La célébrité oblige-t-elle à avoir une opinion sur tout ? Peut-on encore choisir de se taire sans
00:02:05devenir une cible ?
00:02:06Nous en parlerons avec vous, bien sûr, au 01 80 20 39 21, et nous accueillerons François Bousquet,
00:02:13qui a publié récemment une grande enquête sur le racisme anti-blanc.
00:02:16Il est 11h05, bienvenue, vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
00:02:22Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:02:25Oui, il est 11h05 sur Europe 1, quel plaisir de vous retrouver.
00:02:28Alors, c'est vrai qu'on va commencer par ces prix à l'inconsommation qui ont augmenté.
00:02:33L'inflation est au plus haut depuis la guerre en Ukraine, le gaz a augmenté de 5,6% depuis
00:02:38hier.
00:02:38Les prix de l'énergie ont bondi de 60% depuis 2021.
00:02:42Attention, je dis bien de 60% depuis 2021.
00:02:45Que dire des prix de l'alimentation qui atteignent des sommets ?
00:02:49Alors malheureusement, l'inflation va encore progresser.
00:02:52Jusqu'où les Français peuvent-ils encore se serrer la ceinture ?
00:02:55Quel est votre état d'esprit ? Appelez-nous au standard d'Europe 1.
00:02:57D'abord, Gabriel Cluzel, vous avez passé l'été, vous avez fait la rentrée.
00:03:00Vous aussi, vous avez une famille.
00:03:01Quel est votre état d'esprit ?
00:03:02Quel regard vous portez justement sur cette économie, ce pouvoir d'achat qui est corseté ?
00:03:09Le pouvoir d'achat des Français.
00:03:10Moi, j'ai été spécialement marquée par le prix de l'alimentaire.
00:03:14C'est vrai que j'ai une famille nombreuse et nourrir une famille nombreuse, c'est devenu compliqué.
00:03:20Mais même sans parler d'une famille nombreuse, du reste.
00:03:23Mais nourrir simplement ses enfants, c'est devenu compliqué.
00:03:26Alors tentation est forte parce qu'en plus, c'est le cas.
00:03:29D'acheter des légumes espagnols ou étrangers, marocains, je ne sais.
00:03:34Des melons charentais marocains, j'ai cherché l'erreur.
00:03:37Parce que, évidemment, ils coûtent moins cher.
00:03:40Donc, c'est un peu un cercle vicieux parce que nous n'aidons pas les agriculteurs français,
00:03:45les producteurs français quand nous achetons ailleurs, évidemment.
00:03:49Et puis, on peut parler de tout ce qui est viande,
00:03:53tous ces morceaux de viande qui étaient autrefois dans l'assiette des Français.
00:03:57Je pense au foie, vous voyez le foie de veau.
00:03:59Ma grand-mère me disait, mais c'était un plat très commun.
00:04:02On le donnait aux enfants parce qu'on pensait qu'il y avait du fer.
00:04:05Aujourd'hui, c'est devenu un luxe.
00:04:07La brandade de mori, c'était autrefois le plat du pauvre.
00:04:11C'est terminé tout cela.
00:04:12Donc, c'est vrai qu'il y a ce sujet de l'alimentation qui me paraît spécialement prégnant,
00:04:18mais pas que.
00:04:19Évidemment, il y a toutes les courses de la rentrée qui pèsent lourdement.
00:04:23Alors, moi, je ne comprends pas parce qu'au moment de l'euro,
00:04:24vous nous avez expliqué que l'euro nous permettrait de lutter contre l'inflation,
00:04:29que c'était ce qui nous permettrait de lutter contre l'inflation.
00:04:32Et par ailleurs, je crois que le problème de cette inflation,
00:04:35si j'ai bien compris, mais je vais demander à mon voisin d'avoir confirmation,
00:04:38c'est que d'une certaine façon, nos parents,
00:04:41quand ils achetaient avec l'inflation, ils ont un peu profité de l'inflation
00:04:44parce qu'ils achetaient à un certain prix,
00:04:47puis finalement, comme ça se dévaluait,
00:04:48ils se retrouvaient à la tête de biens immobiliers relativement conséquents
00:04:52du fait de l'inflation.
00:04:53Mais c'était une inflation accompagnée de croissance.
00:04:56Alors que là, si j'ai bien compris, le sujet, c'est que c'est une inflation
00:04:59accompagnée d'une récession, en tout cas d'une possibilité de récession assez inquiétante.
00:05:04Vous parlez du voisin.
00:05:06Le voisin, c'est Benoît Perrin.
00:05:07Il est le directeur de Contribuyables Associés pour les éditeurs de l'Ontario.
00:05:11Je me crois à la télé.
00:05:13On va lui donner la parole dans un instant.
00:05:16On va d'abord écouter Arthur de Vintrigan.
00:05:19Vous aussi, vous êtes sans doute un père.
00:05:21Je ne connais pas encore votre vie privée, mais j'espère bien la connaître.
00:05:25Vous faites vos courses aussi.
00:05:27Alors moi, je vous dis, j'étais en Guadeloupe pendant l'été.
00:05:29J'ai déjà plus de 40% de vie chère.
00:05:31C'est un truc incroyable.
00:05:32C'est-à-dire que tu vas acheter une tomate.
00:05:34Tu réfléchis avant d'acheter ta tomate.
00:05:37Tu vas au McDo en Guadeloupe.
00:05:38Tenez-vous bien, je dis, je voudrais une salade.
00:05:41Oh, il n'y a plus de salade parce que ça coûte trop cher.
00:05:44Au McDo en Guadeloupe.
00:05:46Vous voyez ce que je veux dire ?
00:05:47Même les fruits et les légumes, les gens font attention.
00:05:49Elles ne peuvent plus dépenser comme ils veulent.
00:05:52On en est là.
00:05:54Donc, à quelques mois de la présidentielle,
00:05:57c'est important de savoir comment se comportent les Français
00:05:59et quel est l'état d'esprit des Français.
00:06:01Arthur Devintrigan, directeur de Contribut.
00:06:03Non, directeur de...
00:06:04Magazine Incorrect.
00:06:05Magazine Incorrect.
00:06:06Pour l'économie, je laisse ça à Benoît Perrin qui est bien meilleur.
00:06:09L'inflation ne touche pas tout le monde de la même façon.
00:06:12On prend un exemple.
00:06:14Vous habitiez à Paris ou dans une grande métropole.
00:06:18Dans un appartement.
00:06:19Le chauffage ne coûte pas le même prix
00:06:21parce que vous chauffez par les voisins du haut, par les voisins du bas.
00:06:23Quand vous vous déplacez, c'est transparent en commun
00:06:25ou si vous êtes courageux, vous vous pédalez.
00:06:27Si vous habitez en zone rurale ou en zone périurbaine
00:06:30et que vous êtes par exemple une aise soignante,
00:06:31vous chauffez votre maison au gaz.
00:06:33Pour la chauffer, ça prend plus de temps, ça coûte plus cher
00:06:35et pour vous déplacer, c'est en voiture, donc ça coûte de l'essence.
00:06:38Donc l'inflation, elle ne touche pas les gens de la même manière.
00:06:40Ensuite, ce qu'on voit là, c'est surtout que ça touche
00:06:42malheureusement les biens de première nécessité.
00:06:44C'est-à-dire le logement, se loger, se chauffer,
00:06:47c'est-à-dire ne pas attraper la crève et se nourrir.
00:06:49Et que vous soyez riche, si vous êtes riche,
00:06:52vous dites, bon, moi je vais mettre de côté des loisirs,
00:06:54je vais mettre de côté des voyages, je vais me recentrer là-dessus.
00:06:56Si vous êtes pauvre, il y a l'État qui met en place des mécanismes
00:06:59parce qu'à chaque fois que vous avez un problème, une crise,
00:07:00l'État dit, je vais payer.
00:07:02Et si vous êtes la classe moyenne qui correspond à la majorité des gens,
00:07:04vous êtes trop riche pour bénéficier d'aide,
00:07:07par contre, vous êtes trop pauvre pour pouvoir payer tout.
00:07:09Donc le problème, c'est que vous avez une inégalité dans l'inflation.
00:07:12Et la réponse de l'État, c'est quoi ?
00:07:13On a un problème, je fais un chèque.
00:07:16Le chèque, je fais quoi ?
00:07:17Soit j'augmente les prélèvements, soit je fais une dette.
00:07:20Or, les prélèvements et les dettes, ça va augmenter la crise suivante.
00:07:22On est content du chèque.
00:07:23Donc on est dans un cercle vicieux depuis des décennies,
00:07:25ce qui fait que c'est toujours la même chose.
00:07:26Et on a, particulièrement où un président ne remettra pas en cause,
00:07:30un candidat ne remettra pas en cause le modèle économique français,
00:07:33le modèle, pas ce qu'on a décidé de faire,
00:07:36c'est-à-dire une économie de consommation et pas une économie de production,
00:07:40tous les ans, ça recommencera.
00:07:41L'été, on ne pourra pas payer les tomates,
00:07:42et l'hiver, on ne pourra pas chauffer.
00:07:44L'hiver, on ne pourra pas chauffer.
00:07:45André, vous nous appelez des Hauts-de-France.
00:07:49Comment vous voyez votre quotidien au niveau de l'inflation ?
00:07:53Bonjour à vos invités.
00:07:54Merci d'avoir accepté mon témoignage.
00:07:59Oui, écoutez, je suis toujours très circonspecté
00:08:03par rapport à tout ce qui peut se dire
00:08:06de la part de nos politiques sur les problèmes d'inflation et la maîtrise
00:08:11et comment l'État peut intervenir là-dessus.
00:08:13Sur l'énergie, par exemple, aujourd'hui,
00:08:17on voit bien que les taxes sur le carburant,
00:08:20c'est 60% que les prend l'État.
00:08:22Ce n'est pas Total qui fait les prix.
00:08:26On est bien d'accord.
00:08:27On montre du doigt Total, mais ce n'est pas Total.
00:08:31Le premier rap-tout dans l'affaire, c'est l'État, 60%.
00:08:35C'est un levier sur lequel on pourrait quand même quelque part agir,
00:08:40mais l'État ne le fera pas.
00:08:42Pourquoi ?
00:08:42Parce que, de l'autre côté, c'est une manne qui rentre
00:08:45et qui est non négligeable.
00:08:47Et derrière, il y a une volonté politique
00:08:49d'électrifier entièrement le parc
00:08:51pour ensuite de ça faire d'autres choses.
00:08:54Mais ça, c'est un autre sujet.
00:08:55Au niveau de l'énergie,
00:08:57par rapport à ce qui est du gaz, de l'électricité,
00:09:00est-ce que vous trouvez normal
00:09:01qu'EDF envoie son électricité parfois à un prix zéro
00:09:09et quand on doit rapatrier,
00:09:11quand on a racheté de l'électricité,
00:09:12on achète de l'électricité en plus de sa produite
00:09:14avec du charbon qui vient d'Allemagne
00:09:16et on le paye à un prix complètement exorbitant.
00:09:22Ce sont des mécanismes, de toute façon,
00:09:24qui ont un impact également sur les prix,
00:09:28le prix final que le consommateur paye.
00:09:31Donc, tous ces sujets-là,
00:09:33idem pour tout ce qui est denrées, usage,
00:09:38enfin, tout ce qui est de notre quotidien,
00:09:41on met ça sur le dos des conflits.
00:09:45Ukraine, Golf,
00:09:47à croire qu'aujourd'hui,
00:09:49tout ce qui est produit dans le monde
00:09:51sort de l'Ukraine et sort du golf.
00:09:54Il faut arrêter aussi de nous prendre pour des pimpins.
00:09:56Arrêtez de nous prendre pour des pimpins.
00:09:57On marque une pause.
00:09:58Restez avec nous, mon cher André.
00:10:00On donnera la parole à Benoît Perrin,
00:10:03directeur de Contribuables Associés,
00:10:05pour parler de l'inflation et cette augmentation des prix.
00:10:09A tout de suite sur Europe 1.
00:10:10Et vous aussi, vous pouvez réagir.
00:10:11Vous avez la parole avec Christine Kelly sur Europe 1.
00:10:14Vous appelez Christine Kelly au standard Europe 1.
00:10:16C'est le 0-1-80-20-39-21.
00:10:19Et c'est un numéro non surtaxé.
00:10:22Excellente journée avec Christine Kelly sur Europe 6.
00:10:25Europe 1.
00:10:26Christine Kelly et vous.
00:10:27Christine Kelly et vous.
00:10:29Vous l'avez compris,
00:10:29c'est désormais de 11h à 13h.
00:10:31Sur Europe 1,
00:10:32on parle des prix à la consommation
00:10:34qui ont augmenté les lindres.
00:10:35L'inflation au plus haut depuis la guerre en Ukraine.
00:10:38On attend vos réactions,
00:10:40chers auditeurs d'Europe 1.
00:10:40On en débat avec Gabriel Cluzel,
00:10:42Arthur de Vatrigan,
00:10:43notre invité,
00:10:44Benoît Perrin,
00:10:44directeur de Contribuables Associés
00:10:46et André qui nous a appelé au 0-1-80-20-39-21.
00:10:51Christine.
00:10:51André, merci encore d'être en ligne avec nous.
00:10:54On a bien entendu comment vous dites
00:10:55que ce sont les ménages,
00:10:56les Français qui perdent.
00:10:57On en a marre.
00:10:58Benoît Perrin,
00:10:59vous êtes directeur de Contribuables Associés
00:11:00et vous êtes dans le studio d'Europe 1.
00:11:04Lorsqu'on voit ces chiffres,
00:11:05parce que c'est bien de parler effectivement
00:11:06de tout ce qui ne va pas dans la société,
00:11:09mais le pouvoir d'achat.
00:11:11On se réveille le matin pour aller travailler,
00:11:13pour manger,
00:11:13pour en vivre,
00:11:14payer son loyer,
00:11:15payer son essence,
00:11:16s'alimenter
00:11:16et on voit qu'on n'en peut plus.
00:11:18À quelques mois de la présidentielle,
00:11:20qu'est-ce que va peser le pouvoir d'achat
00:11:23sur les Français ?
00:11:24Quel est l'état d'esprit des Français ?
00:11:26Pourquoi l'inflation a-t-elle bondi au mois d'août ?
00:11:29Alors ça y est,
00:11:29la cause de l'inflation,
00:11:30il y en a plusieurs.
00:11:31Vous pouvez avoir une inflation par les coûts,
00:11:33par la demande,
00:11:34par l'augmentation de la masse monétaire,
00:11:36par des anticipations.
00:11:37Et puis il y a de l'inflation administrée,
00:11:39ça a été très bien expliqué par André.
00:11:41Là, ce qui nous concerne en ce moment,
00:11:42c'est bien sûr l'inflation par les coûts,
00:11:44c'est-à-dire qu'on voit
00:11:45l'énergie qui est un moteur majeur de l'inflation,
00:11:48l'alimentation qui est un moteur majeur de l'inflation,
00:11:51plus 25% depuis 2021,
00:11:54donc c'est absolument énorme.
00:11:55Et ce qui est assez embêtant pour les ménages français,
00:11:58c'est que ce sont ce qu'on appelle
00:11:59des dépenses contraintes,
00:12:00c'est-à-dire que vous êtes obligés de vous alimenter,
00:12:01vous êtes obligés de prendre les transports,
00:12:03vous êtes obligés d'utiliser l'électricité
00:12:05dans votre vie courante,
00:12:05donc ce sont des dépenses qui sont incontournables.
00:12:08Et ce qu'il faut rappeler aussi,
00:12:09c'est que dans ces dépenses qui sont incontournables,
00:12:12l'État a effectivement son rôle à jouer.
00:12:14On prend l'exemple de l'essence,
00:12:16on le sait maintenant tous,
00:12:17à peu près 50% de taxes.
00:12:18Prenons l'électricité,
00:12:20vous avez à peu près 30% de votre facture
00:12:21qui sont des taxes.
00:12:22Prenons le gaz, pareil,
00:12:24à peu près 30% de votre facture
00:12:26qui sont des taxes.
00:12:28L'assurance automobile,
00:12:2933% de taxes sur la responsabilité civile.
00:12:32Vous voyez ce que je veux dire ?
00:12:32Il y a quand même une inflation
00:12:33sur laquelle il est très difficile de lutter.
00:12:35Mais ça, c'est la France.
00:12:37La guerre ne peut pas faire grand-chose.
00:12:38Ça, c'est la France aussi,
00:12:39ça existait déjà.
00:12:41Vous voyez ce que je veux dire ?
00:12:42Est-ce que vous êtes en train de nous dire par là
00:12:43qu'il faut que c'est vraiment à l'État
00:12:45de baisser les taxes ?
00:12:46Ça veut dire que tout va s'écrouler après ?
00:12:48Je suis en train de vous dire deux choses.
00:12:49La première chose, effectivement,
00:12:51c'est que l'État a son rôle à jouer
00:12:52parce que dans toutes nos dépenses contraintes,
00:12:53il y a énormément de taxes.
00:12:54C'est la première chose.
00:12:56Et la deuxième chose,
00:12:57qui est la plus importante, me semble-t-il,
00:12:58c'est surtout qu'on voit
00:12:59qu'on est un pays qui s'appauvrit.
00:13:00C'est-à-dire que si on avait
00:13:01un pouvoir d'achat important,
00:13:02j'ai tendance à vous dire,
00:13:03une inflation de 2,4% sur un an,
00:13:06ça serait presque un dollar.
00:13:07Là, la difficulté,
00:13:08c'est que le pouvoir d'achat des Français
00:13:10régresse.
00:13:10Moins 0,8% au mois d'août dernier.
00:13:14Donc vous voyez,
00:13:14il y a un vrai sujet de pouvoir d'achat.
00:13:18Et là, on va voir un vrai match,
00:13:19me semble-t-il,
00:13:20à l'occasion de l'élection présentielle.
00:13:22Vous allez avoir d'un côté,
00:13:23les gens qui vont vous dire
00:13:24le pouvoir d'achat,
00:13:25ça va se régler
00:13:26par encore davantage de redistribution.
00:13:27Et ceux qui vont vous dire
00:13:29que le pouvoir d'achat
00:13:30peut s'accroître uniquement
00:13:31par la création de richesses.
00:13:32Benoît Perrin,
00:13:33direct sur Europe,
00:13:34un directeur de Contribuables Associés.
00:13:35Je vais vous poser encore
00:13:36une question dans un instant
00:13:37parce que je n'ai pas l'impression
00:13:38que ça va s'arranger.
00:13:40Non mais c'est vrai.
00:13:40Dans les mois qui viennent,
00:13:41on va en parler.
00:13:42André, vous avez aimé
00:13:44les réponses de Benoît Perrin,
00:13:45ça vous inquiète.
00:13:46Comment vous réagissez André
00:13:47qui nous a appelé de France ?
00:13:49Écoutez,
00:13:51je ne peux que rejoindre
00:13:54l'analyse qui a été faite
00:13:55par votre interlocuteur.
00:13:57Mais bon,
00:14:00les solutions miracles
00:14:01n'existent pas.
00:14:03En plus de ça,
00:14:03on est sur des marchés
00:14:04qui sont complètement mondialisés.
00:14:06Et aujourd'hui,
00:14:07on subit ce qui se passe
00:14:11sur la planète.
00:14:13Mais de l'autre côté,
00:14:14en effet,
00:14:14oui,
00:14:15il y a de la part
00:14:16de nos dirigeants
00:14:17des leviers à actionner.
00:14:21Ce qu'ils ne font pas.
00:14:23Alors,
00:14:23pour quelles raisons ?
00:14:24Ça,
00:14:25c'est à eux
00:14:25de nous expliquer
00:14:26les motifs
00:14:27de leur inaction.
00:14:29Mais en tous les cas,
00:14:29aujourd'hui,
00:14:30oui,
00:14:31on est en attente
00:14:32de la part
00:14:33de ces gens-là
00:14:34qui nous gouvernent
00:14:35des actes
00:14:36et non pas des blablas.
00:14:37On attend des actes.
00:14:39Plus de blabla.
00:14:40André qui nous a appelé
00:14:41des autres...
00:14:42Salut Xavier Bertrand
00:14:43de notre part.
00:14:46Excellente journée
00:14:46sur Europe 1.
00:14:47Merci.
00:14:48Merci beaucoup,
00:14:49mon cher André.
00:14:50Marco qui nous appelle du Var.
00:14:51Tout de suite.
00:14:52Merci.
00:14:53Bonjour.
00:14:53Bonjour, Marco.
00:14:55Il y a un déséquilibre,
00:14:57vous dites,
00:14:57entre ce qui se passait
00:14:58en 2018 et 2026.
00:15:00Je ne comprends pas
00:15:01ce que vous avez envie de dire.
00:15:02Dites-nous tout.
00:15:03Alors,
00:15:03bonjour,
00:15:04Christine qui est libre.
00:15:05Déjà,
00:15:07permettez-moi juste
00:15:08de vous féliciter
00:15:09pour la qualité
00:15:09de vos émissions
00:15:10et pour la qualité
00:15:13aussi de votre travail
00:15:15si vous voulez
00:15:15de modératrice
00:15:16qui est vraiment extraordinaire.
00:15:18On essaye,
00:15:19on essaye.
00:15:19Merci beaucoup.
00:15:20Et toutes les qui vous embrassent aussi.
00:15:21On ne fait rien tout seul.
00:15:22Merci.
00:15:23Dites-nous tout,
00:15:24mon Marco.
00:15:25Bon, cela étant dit,
00:15:26voilà.
00:15:26Moi, je constate juste une chose.
00:15:28C'est qu'en 2018,
00:15:29lors du début
00:15:30de la crise des Gilets jaunes,
00:15:31comme on se souvient,
00:15:32a été provoquée
00:15:33par l'explosion
00:15:34du prix des carburants.
00:15:36Eh bien,
00:15:36nous étions
00:15:37avec un baril de pétrole
00:15:38qui était entre 80 et 87 euros
00:15:40le baril
00:15:42qui correspondait
00:15:43à un prix du gasoil
00:15:44d'1,50 euros le litre.
00:15:47Or,
00:15:47quand on regarde aujourd'hui,
00:15:48on est grosso modo
00:15:49entre 90 et 95 dollars
00:15:52le baril.
00:15:53Donc,
00:15:53il y a une différence,
00:15:53bien sûr,
00:15:54mais pas non plus extraordinaire.
00:15:56On est de moins de 10%.
00:15:57Et par contre,
00:15:59on est avec un prix
00:16:01au litre du gasoil
00:16:02de 2,20 euros.
00:16:03Donc,
00:16:04il y a quand même
00:16:05une disproportion
00:16:06entre le prix coûtant
00:16:08et le prix à la pompe
00:16:09qui est patente
00:16:10et qui donc
00:16:11ne peut pas être justifiée
00:16:12par la crise
00:16:14que sais-je
00:16:15de la guerre
00:16:16de ceci ou de cela.
00:16:17Je crois qu'il y a surtout
00:16:19un gros problème
00:16:19des profiteurs.
00:16:21Il faut dire le mot.
00:16:22C'est qui les profiteurs ?
00:16:24Il y a déjà,
00:16:25je pense,
00:16:26les compagnies pétrolières.
00:16:27Je pense,
00:16:28il y a peut-être aussi
00:16:29des distributeurs
00:16:29qui doivent améliorer
00:16:31leurs marges
00:16:31mais surtout,
00:16:32si vous voulez,
00:16:32les taxes.
00:16:33Je pense que
00:16:35le gros pourcentage,
00:16:37la grosse part
00:16:38d'augmentation
00:16:39du prix de gasoil
00:16:40en particulier
00:16:41qui est quand même
00:16:42le carburant
00:16:42qui est le plus diffusé
00:16:43en France
00:16:45suite à toute la campagne
00:16:47de publicité
00:16:48sous le gasoil
00:16:49qui avait été faite
00:16:50par les gouvernements
00:16:51précédents,
00:16:53disons que l'État
00:16:55se gave largement
00:16:56là-dessus
00:16:56sous prétexte
00:16:57d'écologie
00:16:58toujours bien sûr
00:17:00et de sauver la planète.
00:17:01Voilà.
00:17:02Sous prétexte
00:17:02d'écologie
00:17:03et de sauver la planète.
00:17:05Marco,
00:17:05merci de nous avoir
00:17:06appelé du fort.
00:17:07Peut-être une dernière question
00:17:08Marco,
00:17:08vous,
00:17:09au quotidien,
00:17:09à quoi vous avez déjà
00:17:10dû renoncer peut-être vous ?
00:17:11Vous avez 71 ans
00:17:12à renoncer peut-être
00:17:13pour boucler
00:17:14vos fins de mois ?
00:17:16Disons,
00:17:17évidemment,
00:17:17les loisirs.
00:17:18Pardon ?
00:17:18Les loisirs.
00:17:20Ah oui,
00:17:20dites-nous,
00:17:21par exemple,
00:17:21quoi ?
00:17:22Disons qu'on réduit
00:17:24considérablement
00:17:24le nombre de sorties
00:17:25au restaurant.
00:17:27Puis,
00:17:27je veux dire,
00:17:28au niveau de voyage,
00:17:29on réduit également.
00:17:32Disons qu'on a la chance
00:17:33de pouvoir quand même
00:17:34toujours bouger un petit peu.
00:17:36Mais évidemment,
00:17:37on réduit la distance,
00:17:38on réduit la durée.
00:17:39Voilà.
00:17:39C'est ça.
00:17:40Merci beaucoup
00:17:41de nous avoir rappelé
00:17:41au standard de repas,
00:17:42mon cher,
00:17:42à Marco.
00:17:43On voit que les Français...
00:17:44Benoît Perrin,
00:17:45ensuite on aura Claude.
00:17:46Benoît.
00:17:46Pour compléter ce que vous donnez,
00:17:48un élément d'explication
00:17:49à la remarque de votre auditeur,
00:17:50c'est vrai que l'État
00:17:52prend beaucoup d'argent,
00:17:52on l'a dit,
00:17:53en termes de taxes.
00:17:53Mais ce qu'il faut rappeler
00:17:54par rapport au passé,
00:17:55notamment à 2008,
00:17:57qui était un pic
00:17:58en termes de prix du pétrole,
00:18:01c'est qu'on était avant
00:18:02avec un euro
00:18:03qui était assez fort
00:18:04et donc du coup,
00:18:05par rapport au dollar,
00:18:06et donc du coup,
00:18:07le prix d'achat du baril
00:18:08nous revenait en quelque sorte
00:18:10moins cher.
00:18:10Et là, aujourd'hui,
00:18:11malheureusement,
00:18:11on a un euro qui s'est affaibli
00:18:13et donc ça ne coûte plus cher
00:18:14d'acheter notre baril.
00:18:15Donc ce n'est pas que l'État.
00:18:16La faute à qui ?
00:18:16Non, parce que c'est des fluctuations économiques,
00:18:18c'est entre guillemets
00:18:19des jeux de monnaie
00:18:20qu'il est évidemment
00:18:21assez compliqué de maîtriser.
00:18:22Est-ce que travailler
00:18:23permet-il de vivre encore
00:18:25correctement en France ?
00:18:26Claude,
00:18:27vous nous appelez
00:18:28à l'Île de France,
00:18:29oui ou non ?
00:18:29Dites-nous.
00:18:30Oui, oui, oui,
00:18:31je suis à Paris.
00:18:35Vous êtes à Paris.
00:18:36Alors Claude,
00:18:36restez en ligne avec nous,
00:18:37on va marquer la pause
00:18:38de 11h30
00:18:39et vous allez nous dire,
00:18:40Claude qui nous appelle de Paris,
00:18:42que vous ne faites plus
00:18:43qu'un repas par jour.
00:18:45Écoutez bien,
00:18:46auditeurs d'Europe 1,
00:18:47Claude qui vit à Paris,
00:18:48qui ne fait plus
00:18:49qu'un repas par jour.
00:18:51Pourquoi ?
00:18:51Parce que je vois
00:18:52tous les prix qui augmentent.
00:18:54Restez avec nous en direct
00:18:55sur Europe 1.
00:18:56Dans un instant,
00:18:57on parlera du voile
00:18:57avec Florence Bergeau-Baclay
00:18:58qui va nous expliquer
00:19:00pourquoi le voile
00:19:01n'est pas qu'un bout de tissu.
00:19:02On parlera également
00:19:03du racisme anti-blanc.
00:19:04Pourquoi Léon Marchand
00:19:04est des victimes
00:19:05du racisme anti-blanc ?
00:19:06Et comme Claude
00:19:07appelait Christine Kelly
00:19:08au 01-80-20-39-21.
00:19:10Christine Kelly et vous,
00:19:11c'est votre émission
00:19:11de 11h30 à 13h
00:19:13sur Europe 1.
00:19:14Belle journée.
00:19:16Europe 1.
00:19:1911h-13h.
00:19:20Christine Kelly et vous.
00:19:22Il est 11h32
00:19:23sur Europe 1.
00:19:24Nous sommes en train
00:19:24de parler de l'inflation,
00:19:26des prix de ces Français
00:19:27qui n'arrivent plus
00:19:28à joindre les deux bouts.
00:19:30Les prix à la consommation
00:19:31qui ont augmenté.
00:19:32Le gaz a augmenté
00:19:33de 5,6% depuis hier.
00:19:35Les prix de l'énergie
00:19:36ont bondi de 60%
00:19:37depuis 2021.
00:19:39Dans un instant,
00:19:40on abordera
00:19:40le champion de natation.
00:19:42Léon Marchand,
00:19:43victime de racisme anti-blanc.
00:19:45Incroyable.
00:19:45On en parlera.
00:19:46Pourquoi ?
00:19:47Juste parce qu'il s'est tue.
00:19:48On attend vos appels.
00:19:49On attend vos appels
00:19:50au standard Europe 1.
00:19:51On en est là.
00:19:52On peut parler.
00:19:53On est critiqué.
00:19:54On ne dit rien.
00:19:55On est critiqué.
00:19:55On est mort.
00:19:56On est aussi critiqué.
00:19:57On parlera aussi du voile.
00:20:00On aura exceptionnellement
00:20:01Florence Bergeau-Blaclayer
00:20:02en direct sur Europe 1
00:20:03dans un instant
00:20:04pour parler du voile.
00:20:05Elle laisse un bout de tissu.
00:20:06Mais tout de suite,
00:20:07comment les Français
00:20:08s'en sortent
00:20:09sur le pouvoir d'achat ?
00:20:10Réagissez et appelez Christine Kelly
00:20:11dès maintenant.
00:20:1201-80-20-39-21
00:20:14le numéro du standard d'Europe 1
00:20:16et vous le savez,
00:20:16non surtaxé sur Europe 1.
00:20:1911h-13h
00:20:20Christine Kelly
00:20:21sur Europe 1
00:20:24Nous sommes toujours
00:20:25avec Benoît Perrin
00:20:26de Contribuyable
00:20:27et associé
00:20:27Gabriel Cluzel
00:20:28Arthur de Vintrigan
00:20:29et Claude.
00:20:29Vous nous appelez de Paris
00:20:31et vous dites
00:20:32que je ne fais plus
00:20:33qu'un repas par jour
00:20:34car je vois
00:20:36tous les prix
00:20:36qui augmentent
00:20:37avec ma petite retraite.
00:20:39Racontez-nous.
00:20:43Allô ?
00:20:44Oui, Claude,
00:20:45on vous entend.
00:20:46Oui, alors moi,
00:20:47moi, j'ai...
00:20:49Heureusement,
00:20:50je suis célibataire
00:20:51sans enfant
00:20:52parce que je ne sais pas
00:20:53comment font
00:20:54ceux qui ont des enfants.
00:20:56On peut se priver,
00:20:58se serrer la ceinture
00:21:00si on est seul.
00:21:01Moi, déjà,
00:21:02je ne mange plus de viande.
00:21:03C'est trop,
00:21:04c'est beaucoup trop cher.
00:21:05Je ne vais plus au cinéma
00:21:06avant j'allais
00:21:07au moins une fois
00:21:09par mois au cinéma
00:21:10mais à 16,40 euros,
00:21:12c'est beaucoup trop cher.
00:21:14Je ne peux pas.
00:21:15Je n'achète plus de journaux.
00:21:17Vraiment,
00:21:18je fais le minimum.
00:21:19Pas de viande,
00:21:21un repas par jour.
00:21:23Voilà.
00:21:23Donc,
00:21:24heureusement,
00:21:25j'ai la chance
00:21:26d'avoir
00:21:28mon logement
00:21:29puisque je l'ai acheté
00:21:30depuis longtemps.
00:21:32Donc,
00:21:33sinon,
00:21:34je ne sais pas
00:21:34comment je ferai.
00:21:35j'ai une retraite
00:21:36qui est de 1,005 euros.
00:21:39Donc,
00:21:41je ne peux pas.
00:21:41Là,
00:21:41je suis obligé
00:21:42de vraiment
00:21:43de regarder
00:21:44au centiprès.
00:21:45Et je vois,
00:21:46moi,
00:21:46ce qui me panique,
00:21:47c'est que je vois
00:21:48dans les supermarchés,
00:21:50je ne parle pas
00:21:51de petites boutiques,
00:21:52toutes les semaines,
00:21:55il y a 5 euros
00:21:56par-ci,
00:21:575 euros par-là.
00:21:59Tous les prix augmentent
00:22:01de même
00:22:01quelques centimes.
00:22:03c'est-à-dire
00:22:04que les distributeurs,
00:22:06ils pensent
00:22:06que le consommateur,
00:22:08il ne regarde pas.
00:22:09Ben, si,
00:22:10moi,
00:22:10je regarde
00:22:10au centime près,
00:22:11moi.
00:22:12Je suis obligé.
00:22:13Sinon,
00:22:15enfin,
00:22:15vraiment,
00:22:16là,
00:22:17l'inflation,
00:22:18c'est terrible.
00:22:19Parce que
00:22:20c'est des...
00:22:21Je veux dire
00:22:22que les distributeurs,
00:22:25ils pensent
00:22:25que le consommateur,
00:22:26et lui,
00:22:275 centimes,
00:22:28c'est rien.
00:22:29Mais c'est 5 centimes
00:22:30plus 5 centimes
00:22:31plus 5 centimes.
00:22:315 centimes multipliées
00:22:33par X jours,
00:22:35ben,
00:22:35c'est à chaque fois
00:22:36une semaine,
00:22:385 centimes,
00:22:39une autre semaine,
00:22:403 centimes par-là.
00:22:42Les fruits,
00:22:43j'ai carrément...
00:22:45Là,
00:22:45je suis obligé
00:22:46de prendre
00:22:46les fruits
00:22:47les moins chers.
00:22:48Vous voyez,
00:22:49par exemple,
00:22:50là,
00:22:50je prenais des prunes,
00:22:51ce n'était pas trop cher.
00:22:53C'est environ...
00:22:55C'était au kilo,
00:22:56c'était dans les 8-9 euros
00:23:02le kilo.
00:23:03Et maintenant,
00:23:04ça dépassait les 10 euros.
00:23:07Et c'est la base.
00:23:08Manger des fruits
00:23:08et des légumes
00:23:09pour sa santé,
00:23:09etc.
00:23:10C'est intéressant
00:23:11parce que là,
00:23:11pendant que vous me parlez,
00:23:12ma chère Claude,
00:23:13j'en ai des frissons
00:23:13parce que je me dis que...
00:23:15Bon,
00:23:16peut-être qu'il ne faut pas
00:23:16faire le parallèle,
00:23:17mais je vois Céline Dion
00:23:18qui est à Paris
00:23:18qui chante.
00:23:20Et on se dit
00:23:20« Waouh, Paris,
00:23:20c'est beau,
00:23:21c'est magnifique. »
00:23:22Et derrière cette image
00:23:23de carte postale,
00:23:24Claude,
00:23:25en plein Paris,
00:23:2578 ans,
00:23:26je ne mange qu'un repas par jour.
00:23:28Je pense aussi à une femme
00:23:30que j'ai rencontrée
00:23:30de 85 ans.
00:23:31Claude dit qu'elle a acheté
00:23:32son appartement
00:23:32en plein Paris
00:23:33et elle s'est fait virer
00:23:35de son appartement
00:23:35parce qu'elle n'arrivait plus
00:23:36à payer son loyer.
00:23:38Donc,
00:23:38je trouve que cette réalité
00:23:40des Français
00:23:40à quelques mois
00:23:41de la présidentielle
00:23:41vaut la peine
00:23:42d'être interpellée.
00:23:44Merci Claude
00:23:44de nous avoir appelés
00:23:45aux standards d'Europe 1.
00:23:47Jean-Michel,
00:23:47je vous donne la parole
00:23:48tout de suite
00:23:48de vous appeler de Lyon.
00:23:49Mais d'abord,
00:23:50Benoît Perrin
00:23:50qui veut réagir à Claude.
00:23:51Alors,
00:23:52il y a l'inflation
00:23:53puisque c'est quand même
00:23:54le sujet central.
00:23:55Il y a l'inflation affichée
00:23:56et puis il y a l'inflation vécue.
00:23:57L'inflation affichée,
00:23:59c'est donc un peu plus de...
00:24:01Donc,
00:24:02c'est 2,4%
00:24:02mais il faut comprendre
00:24:03comment il calcule l'inflation.
00:24:04C'est-à-dire,
00:24:04c'est quoi la différence ?
00:24:05Vécue et affichée.
00:24:06C'est un panier,
00:24:07en quelque sorte,
00:24:07un panier moyen
00:24:08et l'INSEE relève le prix
00:24:10d'à peu près
00:24:101 000 biens et services.
00:24:12Sauf que la difficulté,
00:24:14c'est que pour une grande partie
00:24:15des Français,
00:24:17notamment les Français
00:24:17les plus modestes,
00:24:18la part de l'alimentation
00:24:20dans leurs dépenses
00:24:21est largement supérieure
00:24:22au panier moyen
00:24:23calculé par l'INSEE.
00:24:24Donc,
00:24:25vous avez un affichage
00:24:25officiel de 2,4%
00:24:27mais pour beaucoup de Français,
00:24:28l'inflation,
00:24:29c'est le double.
00:24:29C'est 5-6%.
00:24:30Pourquoi ?
00:24:31Parce que la partie alimentation
00:24:33qui est en théorie,
00:24:34mettons,
00:24:35pardon,
00:24:36la partie,
00:24:37en l'occurrence,
00:24:38alimentation
00:24:38qui est de 15%
00:24:39lorsque l'INSEE
00:24:40calcule son prix,
00:24:43c'est de l'inflation,
00:24:43et bien en fait,
00:24:44dans beaucoup de ménages,
00:24:45elle est largement
00:24:46inférieure à 15%.
00:24:47Les transports,
00:24:48l'INSEE considère
00:24:49que c'est à peu près
00:24:4915% du budget
00:24:51moyen dans le calcul
00:24:52de l'inflation,
00:24:53mais en fait,
00:24:53pour beaucoup de Français,
00:24:54c'est plus de 14%.
00:24:55L'énergie,
00:24:56c'est 8% pour l'INSEE,
00:24:57mais dans beaucoup de ménages,
00:24:58c'est beaucoup plus.
00:24:59Donc, voyez,
00:24:59cette inflation qui est affichée,
00:25:01en fait,
00:25:01on voit le décalage
00:25:02avec ce que vivent
00:25:03beaucoup de Français.
00:25:04Le directeur
00:25:05de Contribuables Associés,
00:25:07Benoît Perrin,
00:25:08et je me rappelle,
00:25:09vous voulez me dire
00:25:09si c'est vrai ou faux,
00:25:11que pendant la guerre
00:25:11en Ukraine,
00:25:12en 2023,
00:25:1517%, oui ou non ?
00:25:16Benoît Perrin,
00:25:17vous le direz.
00:25:17Alors, le pic,
00:25:18c'est 6,3% en 2023.
00:25:19Bon, c'est pareil.
00:25:20Jean-Michel,
00:25:21vous nous appelez de Lyon.
00:25:23Tous les gouvernements
00:25:23successifs font l'erreur
00:25:25de ne pas baisser les taxes,
00:25:26vous voulez dire,
00:25:27au micro d'Europe 1,
00:25:28c'est ça ?
00:25:28Bonjour, Christine.
00:25:30Oui, effectivement,
00:25:31c'est exactement ça.
00:25:31Il faut baisser des sages
00:25:32de partout
00:25:33pour redonner du pouvoir
00:25:34d'achat aux gens
00:25:35et surtout arrêter
00:25:36de nous prendre
00:25:37pour des lapins.
00:25:38Je vois le prix
00:25:39du fil d'eau de tomate
00:25:41en France
00:25:41qui est à 5 euros,
00:25:42le prix du petit Batavia
00:25:44qui est à 2 euros
00:25:45alors que je la paye
00:25:47en Bulgarie
00:25:47puisque je voyage beaucoup.
00:25:49Je la paye
00:25:49à 30 centimes en Bulgarie
00:25:51et les tomates,
00:25:52je les paye 90 centimes.
00:25:54Expliquez-moi comment on fait
00:25:55pour passer de 90 centimes
00:25:56à 5 euros
00:25:57le kilo de tomate
00:25:58en France.
00:25:59Alors, on est en Europe aussi
00:26:00et la Bulgarie,
00:26:01c'est également la France.
00:26:03L'Europe,
00:26:03c'est du n'importe quoi.
00:26:07Deux seuls gagnants
00:26:08dans le passage à l'euro,
00:26:10d'accord ?
00:26:10Ça a été la banque
00:26:11et ça a été l'État.
00:26:12L'État pour la TVA
00:26:13et les banques
00:26:14pour les taux de change.
00:26:15Tout simplement,
00:26:16tous les pays en Europe
00:26:17qui ont gardé leur monnaie
00:26:18style la République tchèque
00:26:19ont un pouvoir d'achat
00:26:21nettement supérieur au nôtre.
00:26:23Voilà.
00:26:25C'est très intéressant
00:26:26ce que vous dites,
00:26:26Jean-Michel.
00:26:27Benoît Perrin,
00:26:28Gamriel,
00:26:28Arthur,
00:26:29est-ce qu'on a la France
00:26:30à les moyens
00:26:31de baisser les taxes ?
00:26:32Je ne sais pas.
00:26:32On revient souvent à ça.
00:26:34Est-ce qu'on se heurte
00:26:35à un mur ?
00:26:36Est-ce qu'il y a une vraie...
00:26:37On va relancer
00:26:37la consommation.
00:26:39Oui, c'est ça.
00:26:40Est-ce qu'on a une possibilité,
00:26:41vraiment une décision politique
00:26:42possible à ce niveau-là ?
00:26:43Arthur Devintrig
00:26:44en pourrait prendre à Jean-Michel.
00:26:45En fait,
00:26:45le problème,
00:26:45c'est que si on fait
00:26:46la France taxe autant
00:26:47et redistribuer autant,
00:26:49ce n'est pas anodin,
00:26:49ce n'est pas un hasard,
00:26:50c'est un choix de modèle.
00:26:51Avant,
00:26:52la France,
00:26:52c'était un modèle économique
00:26:54de production.
00:26:54On produisait partout,
00:26:55on était fort partout.
00:26:57Vous avez vu le tournant
00:26:58dans les années 80
00:26:59qui s'accélère après.
00:27:00Nos élites ont dit
00:27:01que la France ne va plus être
00:27:02un modèle de production,
00:27:04ça va être un modèle
00:27:04de consommation.
00:27:05Et le maître étalon de l'économie,
00:27:07ce n'est pas la production,
00:27:08c'est la consommation.
00:27:09Et donc,
00:27:09vous avez deux conséquences,
00:27:10c'est qu'on consomme
00:27:11des biens pas chers,
00:27:12donc on fait quoi ?
00:27:13On les importe.
00:27:14Et il faut permettre
00:27:16que cette consommation
00:27:17ne s'arrête jamais,
00:27:17donc on finance.
00:27:18Donc vous avez deux déficits,
00:27:20un déficit commercial
00:27:21parce qu'on apporte
00:27:22deux tiers des biens apportés
00:27:23et un déficit public
00:27:24parce qu'il faut
00:27:25qu'on solvabilise des gens
00:27:26qui n'ont pas les moyens
00:27:27pour qu'on continue
00:27:28à consommer.
00:27:29Donc on achète des produits
00:27:30qu'on ne fabrique pas
00:27:31avec de l'argent
00:27:32qu'on n'a pas.
00:27:33Donc la taxe,
00:27:34elle est volontaire,
00:27:35la redistribution,
00:27:35elle est volontaire
00:27:36parce que c'est un choix
00:27:37de modèle économique
00:27:38et tant qu'on ne changera pas
00:27:39ce modèle-là,
00:27:40ça continuera.
00:27:41Gabriel Closel sur Europe 1.
00:27:43Moi, je suis très frappée
00:27:44par le témoignage
00:27:45de cet auditeur
00:27:46qui montre
00:27:48que dans certains pays européens,
00:27:51les légumes sont évidemment
00:27:52beaucoup moins chers,
00:27:53ce qui est lié aussi,
00:27:54mais c'est une forme d'impôt,
00:27:57au prix de la main-d'oeuvre.
00:27:58Parce que ramasser
00:27:59des tomates en France
00:28:00et ramasser des tomates
00:28:01en Bulgarie,
00:28:02ce n'est pas du tout
00:28:03le même coût,
00:28:04donc ce sont des taxes sociales.
00:28:06Et c'est vrai que
00:28:07sur cela, néanmoins,
00:28:09l'État a de la prise,
00:28:11même s'il est pris
00:28:11dans le cercle vicieux
00:28:12que Arthur a décrit.
00:28:14Mais comment voulez-vous,
00:28:15alors on parle beaucoup
00:28:16de la concurrence
00:28:16avec le Mercosur,
00:28:17mais même à l'intérieur
00:28:18de l'Europe,
00:28:18comment voulez-vous
00:28:19que nous rivalisions ?
00:28:20Parce que le jour
00:28:22où quelqu'un,
00:28:23un distributeur,
00:28:24se dira
00:28:24je vais faire venir
00:28:25mes tomates de Bulgarie,
00:28:26il les vendra plus cher
00:28:27qu'en Bulgarie,
00:28:28mais néanmoins moins cher
00:28:29que les tomates
00:28:30françaises.
00:28:31Et notamment,
00:28:31je trouve que l'exemple
00:28:32est bien choisi
00:28:33parce que le marché
00:28:33de la tomate en France
00:28:35est extrêmement compliqué.
00:28:36Vous savez qu'il essaie
00:28:37de se repositionner
00:28:38sur des tomates
00:28:38un peu de qualité,
00:28:40ancienne,
00:28:41mais c'est quand même
00:28:42un marché de niche.
00:28:43Et de fait,
00:28:44c'est horriblement cher.
00:28:45Donc,
00:28:47même à l'intérieur
00:28:48de l'Europe,
00:28:48on voit qu'il y a
00:28:49des situations
00:28:50extrêmement disparates.
00:28:51Alors,
00:28:51on harmonise tout,
00:28:52mais apparemment,
00:28:53il y a des pays
00:28:54qui peuvent se permettre
00:28:55d'avoir des taxes sociales,
00:28:57un coût social
00:28:58bien moins faible.
00:28:59Merci beaucoup,
00:29:00Gabriel Cluzel.
00:29:01On va marquer une pause.
00:29:02Benoît Perrin
00:29:02va nous donner
00:29:03le mot de la fin
00:29:04sur ce sujet.
00:29:05Qu'est-ce qui va se passer
00:29:05dans les mois qui viennent ?
00:29:06J'ai vraiment envie
00:29:07de vous entendre là-dessus.
00:29:08Jean-Michel,
00:29:08merci infiniment
00:29:09de nous avoir appelé
00:29:10au Standard d'Europe 1,
00:29:11mon cher Jean-Michel,
00:29:12qui a dit que tous
00:29:13les gouvernements successifs
00:29:14font l'erreur
00:29:15de ne pas baisser les taxes.
00:29:16On marque une pause
00:29:17sur Europe 1.
00:29:1811h-13h,
00:29:18vous écoutez Christine Kelly
00:29:19et vous sur Europe 1
00:29:21et vous avez la parole.
00:29:22Vous appelez Christine Kelly
00:29:23pour réagir au 01-80-20-39-21.
00:29:27A tout de suite sur
00:29:28www.fr.
00:29:30Europe 1,
00:29:31Christine Kelly et vous.
00:29:32Avec vous,
00:29:33oui,
00:29:33chers auditeurs d'Europe 1,
00:29:34vous appelez,
00:29:35vous réagissez en un plan
00:29:35Christine Kelly
00:29:36au 01-80-20-39-21.
00:29:38Nous parlons toujours
00:29:39de l'inflation
00:29:41avec vos débatteurs,
00:29:42Gabriel Cluzel,
00:29:43Arthur de Vatrigan
00:29:44et notre invité,
00:29:45Benoît Perrin,
00:29:45directeur de Contribuables
00:29:47Associés.
00:29:47Oui,
00:29:48Benoît Perrin
00:29:48qui va nous faire
00:29:49peut-être la conclusion
00:29:50ce matin sur ce sujet.
00:29:52On vient d'avoir Jean-Michel
00:29:53qui nous a appelé de Lyon
00:29:54et qui nous disait
00:29:54comment tous les gouvernements
00:29:56successifs font l'erreur
00:29:57de ne pas baisser les taxes.
00:29:59Et s'il y a deux,
00:30:01trois pistes,
00:30:01je ne sais pas moi,
00:30:02pour aider les Français
00:30:04à quelques mois
00:30:05de la présidentielle,
00:30:06tout le monde se la pose.
00:30:07Benoît Perrin,
00:30:08peut-être que je vous pose
00:30:09un peu dans vos retranchements,
00:30:10mais quelles seraient
00:30:11les mesures phares
00:30:12pour aider les Français
00:30:14sur la route de la présidentielle ?
00:30:15Bon d'abord,
00:30:16ce qu'il faut rappeler quand même,
00:30:17c'est que la France,
00:30:18a de nombreux atouts.
00:30:19Le premier atout,
00:30:20c'est que d'abord,
00:30:21elle a de belles entreprises.
00:30:22Elle a un peuple
00:30:22qui est travailleur,
00:30:23qui est ingénieux,
00:30:25qui est créatif.
00:30:26On a une énergie
00:30:27sur le papier
00:30:27qui est en tout cas
00:30:28en termes de production
00:30:29pas cher.
00:30:30On a des infrastructures
00:30:31solides.
00:30:33Effectivement,
00:30:33on est le premier
00:30:34pays touristique au monde.
00:30:35Donc je veux dire,
00:30:35on a quand même des atouts.
00:30:36Et c'est ça qui est un peu vexant,
00:30:37c'est qu'on voit
00:30:38que des décisions politiques
00:30:39sont prises depuis des années,
00:30:40notamment en accroissant
00:30:41malheureusement la dépense publique,
00:30:43ce qui justement
00:30:44plombe notre économie,
00:30:45alors qu'en fait,
00:30:46on a des atouts
00:30:46très importants.
00:30:47Et je pense qu'on est
00:30:47tous en droit d'attendre
00:30:48qu'un responsable politique
00:30:52libère enfin la France,
00:30:53notamment en faisant en sorte
00:30:55qu'on paie moins cher
00:30:56notre électricité,
00:30:57en faisant en sorte
00:30:58qu'il y ait moins
00:30:59de dépenses publiques,
00:30:59moins de taxes.
00:31:00Mais c'est tout à fait possible.
00:31:02Et donc,
00:31:02il faut peu en quelque sorte
00:31:03pour que la France
00:31:04soit relancée.
00:31:04Quoi concrètement ?
00:31:05Et très concrètement,
00:31:06il faut absolument baisser
00:31:07la dépense publique
00:31:08parce qu'aujourd'hui,
00:31:09ça pèse trop lourdement
00:31:11chez ceux qui travaillent.
00:31:12Deux,
00:31:13il faut repenser
00:31:13notre modèle social
00:31:14parce qu'on a un modèle social
00:31:15qui a été bâti
00:31:16à une période
00:31:17où on avait beaucoup
00:31:17de croissance.
00:31:18Donc,
00:31:18il faut absolument revoir
00:31:19ligne par ligne
00:31:20le coût de notre modèle social.
00:31:21Il faut absolument
00:31:23libérer d'une manière générale
00:31:24les entrepreneurs,
00:31:25c'est-à-dire ceux
00:31:25qui veulent créer de la richesse
00:31:26parce qu'aujourd'hui,
00:31:27on leur tape dessus
00:31:28alors que malheureusement,
00:31:30enfin,
00:31:30heureusement,
00:31:31pardon,
00:31:31ils ont un rôle primordial
00:31:33dans la société.
00:31:34Il faut absolument
00:31:34remettre la France au travail.
00:31:36Il faut gagner en productivité.
00:31:38Bref,
00:31:38il faut absolument
00:31:39que nos responsables politiques
00:31:40soient obnumilés
00:31:41par la création de richesse,
00:31:42donc par la croissance.
00:31:43Merci,
00:31:44Benoît Perrin,
00:31:45directeur de Contribuables
00:31:46Associés en Direct
00:31:47sur Europe 1,
00:31:48baisser la dépense publique,
00:31:50repenser le modèle social,
00:31:52libérer les entrepreneurs.
00:31:54Merci infiniment.
00:31:56On va parler
00:31:57d'un autre sujet,
00:31:58le voile.
00:31:59Pourquoi on en reparle
00:32:00encore ce matin ?
00:32:00Parce qu'il y a
00:32:01un nouveau sondage
00:32:02qui est sorti
00:32:03et qui dit que 60%
00:32:04des Français
00:32:04est pour l'interdiction
00:32:06du voile.
00:32:07On a aussi
00:32:07Florence Berger-Blac
00:32:08qui va s'exprimer
00:32:10dans un instant.
00:32:11On va lui demander
00:32:11est-ce que le voile
00:32:13c'est un bout de tissu ?
00:32:14Oui,
00:32:14non,
00:32:14on ne comprend pas.
00:32:15Certains disent oui,
00:32:16d'autres non.
00:32:16Pourquoi est-ce que
00:32:17cette polémique
00:32:18prend autant
00:32:19alors que ça fait des années
00:32:20que le RN
00:32:21propose l'interdiction
00:32:22du voile ?
00:32:23D'abord,
00:32:23écoutez Sébastien Chenu,
00:32:25vice-président du RN
00:32:26de l'Assemblée nationale
00:32:27qui était l'invité
00:32:28de Laurence Ferrari
00:32:28sur un seigne aux repas.
00:32:30Ce débat que nous posons,
00:32:32il est un révélateur,
00:32:34les masques tombent
00:32:34de ce que sont
00:32:35les uns et les autres.
00:32:36Moi, il y a quelques semaines,
00:32:38j'entendais M. Retailleau
00:32:39nous dire
00:32:40« abat le voile »,
00:32:41je l'entendais dire ça.
00:32:42Alors quand on lui dit
00:32:43« d'accord,
00:32:43alors abat le voile »,
00:32:44nous, on va le faire tomber
00:32:45en Rassemblement national,
00:32:46on va faire tomber,
00:32:47reculer cet étendard islamiste,
00:32:49il n'y a plus une personne.
00:32:50M. Retailleau,
00:32:51là, il se carapate.
00:32:51Là, il n'y a plus personne.
00:32:52M. Philippe,
00:32:53lui, il trouve que c'est très bien.
00:32:54M. Attal, il dit
00:32:55« juste pour les petites filles,
00:32:56mais il ne faut surtout pas
00:32:56aller au-delà ».
00:32:57Mais pour les filles,
00:32:58si c'est pour les mineurs,
00:32:59il faut étendre le combat
00:33:00qu'on a contre le voile islamiste.
00:33:02Ce débat est un révélateur
00:33:04des positions des uns et des autres
00:33:06et des reculades
00:33:06des uns et des autres.
00:33:08On est les derniers,
00:33:08en réalité,
00:33:09à vouloir, évidemment,
00:33:11lutter contre cette idéologie.
00:33:14On a Florence Bergeau-Blacler,
00:33:17anthropologue,
00:33:17présidente du Sérif,
00:33:18Centre européen de recherche
00:33:20et d'information
00:33:20sur le frérisme.
00:33:21Florence Bergeau-Blacler,
00:33:23bonjour.
00:33:24Merci infiniment
00:33:24d'être en direct
00:33:25avec nous sur Europe 1.
00:33:26Vous êtes une spécialiste,
00:33:28vous êtes une chercheure,
00:33:29vous êtes quelqu'un
00:33:30d'exceptionnel.
00:33:32Je dis ça pourquoi ?
00:33:33Parce que vous connaissez
00:33:35tous les rouages,
00:33:36vous avez tout étudié
00:33:37et vous avez déjà démontré
00:33:40à travers des livres,
00:33:41à travers des études,
00:33:41à travers des recherches
00:33:42à quel point un voile
00:33:44n'est pas qu'un bout de tissu.
00:33:46Dites-nous pourquoi.
00:33:48D'abord, merci beaucoup
00:33:49de votre invitation.
00:33:53D'abord, je voudrais dire
00:33:54que pour moi,
00:33:55cette mesure n'est pas illégitime.
00:33:57Si 60% des Français
00:33:59la plébiscitent,
00:34:00ça peut se comprendre.
00:34:01Donc, pas illégitime.
00:34:02Parce qu'en effet,
00:34:03les Français savent
00:34:04que s'en prendre
00:34:05au port du hijab,
00:34:07donc ce voilement obligatoire
00:34:09pour les femmes musulmanes,
00:34:10c'est s'en prendre à l'islamisme.
00:34:12Le problème,
00:34:13c'est qu'on ne peut plus procéder
00:34:14par une interdiction systématique.
00:34:16C'est trop tard.
00:34:17Il aurait fallu le faire
00:34:18il y a quelques décennies.
00:34:20Et aujourd'hui,
00:34:20on n'en a plus les moyens.
00:34:22Donc, il y a d'autres choses à faire.
00:34:25Il y a autre chose à faire.
00:34:28Autre chose à faire, c'est-à-dire ?
00:34:30C'est-à-dire que, déjà,
00:34:32il faut comprendre
00:34:33ce à quoi on a affaire.
00:34:34On n'a pas affaire
00:34:35à un signe religieux,
00:34:36pas plus qu'à un symbole.
00:34:37Je voyais qu'un cadre du RN
00:34:40disait que c'est un symbole,
00:34:42il faut s'attaquer au symbole.
00:34:43Non, alors ça,
00:34:44ça veut dire
00:34:45qu'on n'a rien compris du tout.
00:34:46Le voile, ce n'est pas un symbole.
00:34:48C'est pour ceux
00:34:49qui l'ont imposé en France,
00:34:51les fondations
00:34:52de la société islamique
00:34:53qui s'installent
00:34:54peu à peu
00:34:55dans certains quartiers
00:34:56de notre pays.
00:34:58L'arraisonnement des femmes
00:35:00sous le voile,
00:35:01c'est un élément essentiel
00:35:02dans le programme
00:35:03de ré-islamisation
00:35:04des frères musulmans.
00:35:05Et ce programme
00:35:06de ré-islamisation,
00:35:08il s'adresse avant tout
00:35:10aux musulmans eux-mêmes
00:35:11qui sont considérés
00:35:13comme des mauvais musulmans
00:35:15ou des musulmans
00:35:16pas assez pieux
00:35:17ou qui ne suivent pas
00:35:18l'islam authentique.
00:35:20Donc,
00:35:20les frères musulmans
00:35:21se sont mis en tête
00:35:22dès les années 80
00:35:24de ré-islamiser
00:35:26les enfants
00:35:27de l'immigration
00:35:28afin qu'ils ne s'assimulent pas
00:35:30à la République française.
00:35:31Et c'est dans ce cadre-là
00:35:32qu'on peut commencer
00:35:34à porter le fer,
00:35:35disons,
00:35:36contre le voile
00:35:38en commençant
00:35:39par les enfants.
00:35:41Souvenez-vous,
00:35:42il y a 40 ans,
00:35:43presque 40 ans,
00:35:45avec les foulards de Creil,
00:35:46quand ces trois collégiennes
00:35:48ont refusé d'enlever
00:35:49ce qu'on appelait
00:35:50un foulard,
00:35:52qui c'est qu'il y avait derrière ?
00:35:53Il y avait la pression
00:35:54des frères musulmans
00:35:54qui venaient d'arriver.
00:35:56Ils ont porté
00:35:57un projet
00:35:57de ré-islamisation
00:35:59aidé ensuite
00:36:00par Tariq Ramadan,
00:36:01les écoles coraniques,
00:36:02le halal, etc.
00:36:03Ils se sont développés
00:36:06partout sans frein.
00:36:08Personne ne les a arrêtés
00:36:09et on se retrouve
00:36:10avec deux générations
00:36:11ré-islamisées
00:36:12par les frères
00:36:13qui,
00:36:15les statistiques
00:36:16parlent de 45%
00:36:18des jeunes filles musulmanes
00:36:20de moins de 25 ans
00:36:21qui portent le voile.
00:36:22Donc,
00:36:22il faut arrêter,
00:36:24bien sûr,
00:36:24ce mouvement
00:36:25et il faut d'abord,
00:36:26je crois,
00:36:27l'arrêter,
00:36:29l'interdire aux mineurs.
00:36:30Florence Berger-Laclair
00:36:31en direct
00:36:32sur Repin,
00:36:32présidente du Sérif
00:36:34et spécialiste
00:36:36du Sérif
00:36:37qui est le Centre Européen
00:36:38de Recherche
00:36:38et d'Information
00:36:39du Frérisme.
00:36:40J'ai beaucoup de questions
00:36:41encore à vous poser.
00:36:42Est-ce que c'est trop tard ?
00:36:42On en parlera.
00:36:43Pourquoi l'interdire aux mineurs ?
00:36:45Vous allez en parler.
00:36:46Je vais vous poser la question.
00:36:47Vous dites que c'est donc
00:36:47une fondation.
00:36:49Le voile,
00:36:49c'est une fondation
00:36:50de la société islamique.
00:36:51Vous dites aussi
00:36:51que c'est un programme
00:36:52de ré-islamisation
00:36:54des frères musulmans.
00:36:55Question,
00:36:56Florence Berger-Laclair,
00:36:57en quoi,
00:36:58moi,
00:36:59je suis peut-être,
00:37:01par exemple,
00:37:01je vais vous dire,
00:37:02ma chère Florence,
00:37:03j'ai une association
00:37:03qui aide les familles
00:37:04monoparentales
00:37:05depuis bientôt 17 ans.
00:37:06Dans mon association,
00:37:07je vois de tout.
00:37:08Je vois la France.
00:37:09Je vois celles
00:37:10qui ont le voile,
00:37:11celles qui n'ont pas le voile,
00:37:12celles qui n'avaient pas
00:37:13le voile avant,
00:37:14qui l'ont aujourd'hui.
00:37:15Je vois celles
00:37:16qui le portent
00:37:18alors qu'elles ont
00:37:19à peine 17 ans.
00:37:20Et je discutais
00:37:22avec une jeune fille
00:37:22et elle me disait,
00:37:23mais qu'est-ce que ça
00:37:24peut bien faire
00:37:25un voile sur la tête ?
00:37:26Pourquoi vous parlez
00:37:27des frères musulmans ?
00:37:27C'est juste
00:37:28ma conviction personnelle.
00:37:29Que lui répondez-vous,
00:37:30Florence Berger-Laclair ?
00:37:32Alors, c'est vrai
00:37:33qu'il y a des personnes
00:37:34pour qui l'endoctrinement
00:37:37a été tellement bien fait
00:37:38qu'elles ont l'impression
00:37:40d'en avoir fait le choix.
00:37:41C'est peut-être
00:37:41la définition même
00:37:42de l'endoctrinement.
00:37:44Est-ce qu'on peut
00:37:45véritablement faire le choix
00:37:47d'un vêtement
00:37:49qui vous couvre
00:37:50en permanence les cheveux ?
00:37:52Vous devez en permanence
00:37:54vérifier que le cheveu
00:37:56ne dépasse pas du voile.
00:37:58L'été, c'est insupportable.
00:37:59En fait, vous n'avez envie
00:38:01que d'une chose,
00:38:02c'est de rentrer chez vous.
00:38:04Il y a un autre élément
00:38:05aussi dont elle ne parle pas
00:38:06mais qui est très important
00:38:07et que j'avais noté
00:38:08dans de nombreuses enquêtes,
00:38:10c'est la peur de l'enfer.
00:38:12C'est-à-dire que
00:38:12pour vous convaincre
00:38:14qu'il est nécessaire
00:38:15que vous portiez le voile
00:38:16dès l'enfance,
00:38:17on vous explique
00:38:18que si vous ne le portez pas
00:38:20à partir de la puberté,
00:38:21vous pourrez aller en enfer,
00:38:24vous serez tiré par les cheveux.
00:38:25Il y a des histoires abominables.
00:38:27abominables
00:38:28et les supplices
00:38:29de l'enfer.
00:38:30C'est une réalité.
00:38:31C'est une réalité,
00:38:32malheureusement,
00:38:33dont elle ne parle pas.
00:38:35C'est une réalité
00:38:35dont elle ne parle pas.
00:38:36Ensuite, il y a aussi les militantes.
00:38:37Il y a aussi, pardon ?
00:38:39Les militantes,
00:38:40c'est-à-dire celles
00:38:41des sœurs musulmanes
00:38:42parce que,
00:38:43c'est vrai,
00:38:43je parle souvent
00:38:44des frères musulmans
00:38:44mais il y a aussi
00:38:45les sœurs musulmanes
00:38:46qui sont envers.
00:38:46On va en parler dans un instant.
00:38:48Florence Bérgeau-Balquet
00:38:48restait en ligne avec nous.
00:38:50C'est capital.
00:38:50Ce que vous dites,
00:38:51votre expertise est très précieuse.
00:38:53On va parler des enfants mineurs,
00:38:54on va parler des militantes.
00:38:56On marque une pause.
00:38:56On donnera la parole
00:38:57à Gabriel Cluzel,
00:38:58à Arthur de Vintrigan
00:38:59pour s'exprimer sur ce sujet.
00:39:01En quoi le voile
00:39:02est-il un bout de tissu ou pas ?
00:39:03Alors qu'un nouveau sondage
00:39:09Florence Bérgeau-Balquet
00:39:10anthropologue,
00:39:11présidente du Sérif
00:39:12nous donne un éclairage
00:39:14très pointu ce matin
00:39:15en direct sur Europe 1.
00:39:16Et vous aussi,
00:39:17vous avez la parole
00:39:17en appelant Christine Kelly
00:39:18dès maintenant au 01-80-20-39-21.
00:39:22Très bonne matinée.
00:39:22A tout de suite sur Europe 1.
00:39:25Europe 1.
00:39:2811h-13h.
00:39:29Christine Kelly et vous.
00:39:31Il est 12h04 sur Europe 1.
00:39:33Si vous nous rejoignez à l'instant,
00:39:34nous sommes avec la fine équipe
00:39:36Géraldina Mouillet,
00:39:37Cluzel,
00:39:38Arthur de Vintrigan
00:39:39et nous sommes en ligne
00:39:40avec Florence Bérgeau-Blaclère
00:39:42qu'on aura dans un instant
00:39:43pour parler du voile.
00:39:45On a aussi nos auditeurs
00:39:46qui nous appellent
00:39:47au standard Europe 1.
00:39:48Dans un instant,
00:39:49on abordera un sujet
00:39:50qui fait beaucoup parler.
00:39:52Le champion de natation,
00:39:54Léon Marchand,
00:39:55victime de racisme anti-blanc.
00:39:56Mais que comprendre,
00:39:57les sportifs ne sont plus épargnés.
00:39:59On se souvient de Lucas Digne
00:40:01pendant la Coupe du Monde.
00:40:02On aura Fonsoin Bousquet,
00:40:03séilliste,
00:40:04auteur de l'ouvrage
00:40:04Sale Blanc,
00:40:05le racisme qu'on ne veut pas voir.
00:40:06Pourquoi est-il critiqué ?
00:40:08Parce qu'il ne prend pas position
00:40:09dans la vie politique et publique.
00:40:12Mais pourquoi ?
00:40:12Tout le monde doit faire
00:40:13comme il y a la Mbappé ?
00:40:14Mais laissez-le tranquille.
00:40:16Et de là,
00:40:16à se prendre à lui
00:40:17par rapport à sa couleur de peau.
00:40:18Oh non,
00:40:19on ne comprend plus rien.
00:40:21On revient d'abord
00:40:23sur le sujet du voile.
00:40:25Est-ce un bout de tissu ?
00:40:26Florence Bérgeau-Blaclère
00:40:27nous disait
00:40:28qu'il s'agit
00:40:29de la fondation
00:40:33des islamistes.
00:40:34Elle raconte aussi
00:40:35que c'est le problème
00:40:36de la ré-islamisation
00:40:37des frères musulmans.
00:40:39Je lui demanderai
00:40:40dans un instant
00:40:41est-ce que c'est trop tard ?
00:40:42Parce que,
00:40:42tenez-vous bien,
00:40:43pour des politiques
00:40:44comme Jean-François Copé,
00:40:45eh bien c'est trop tard.
00:40:47C'est trop tard,
00:40:48donc on va l'assumer,
00:40:49de dire
00:40:50on va interdire le voile
00:40:50dans l'espace public.
00:40:52À l'école,
00:40:53les signes religieux,
00:40:53à l'école,
00:40:54on maintient bien sûr.
00:40:55Mais dans l'espace public,
00:40:56il aurait fallu peut-être
00:40:57le décider et encore
00:40:58il y a 25 ans ou 30 ans.
00:41:00Mais aujourd'hui,
00:41:00ce n'est pas réaliste.
00:41:02Bon,
00:41:02et je note
00:41:03que le RN,
00:41:04qui n'en est plus
00:41:05à une contradiction près,
00:41:07est empêtré
00:41:08dans des contradictions
00:41:09gigantesques
00:41:10parce qu'au fond d'eux,
00:41:11les gens du RN,
00:41:12ils savent très bien
00:41:13que c'est impraticable.
00:41:15Donc on ne va pas envoyer
00:41:16les carabiniers
00:41:16pour arracher les voiles.
00:41:17Il y a un moment,
00:41:18c'est absurde.
00:41:19Voilà.
00:41:19Et donc,
00:41:19en réalité,
00:41:21et en plus c'est contraire
00:41:21à la Constitution
00:41:22puisque ça veut dire
00:41:23une mesure sur les uns
00:41:24et pas sur les autres.
00:41:25tout ça ne tient pas la route.
00:41:26Tout ça ne tient pas la route.
00:41:28Jean-François Copé
00:41:28qui était sur France 2,
00:41:30on est bien avec des politiques
00:41:31qui disent que c'est trop tard.
00:41:32Ça ne tient pas la route.
00:41:33Gabrielle Cluzel ?
00:41:34Il faut se rendre compte
00:41:36de cette phrase
00:41:36et de l'effet délétère
00:41:38qu'elle peut faire
00:41:40sur les Français.
00:41:41C'est-à-dire que vous avez
00:41:4260% de Français
00:41:43qui expriment le souhait
00:41:45de cette contradiction
00:41:45et lui dit
00:41:46mais c'est trop tard.
00:41:47Sauf qu'il fait partie
00:41:50de gens,
00:41:51enfin,
00:41:51de partis de gouvernement.
00:41:52Vous voyez ce que je veux dire ?
00:41:53Donc il est en train de dire
00:41:54qu'on n'a pas fait
00:41:55ce qu'il fallait faire
00:41:56au bon moment
00:41:56donc maintenant
00:41:57on ne peut plus le faire.
00:41:59C'est un constat
00:42:00d'impuissance absolue
00:42:01qui fait très mal
00:42:02à ces partis.
00:42:03Là, je me place
00:42:04sur un plan purement politique
00:42:05et c'est pour ça
00:42:06qu'aujourd'hui
00:42:07les partis de gouvernement,
00:42:08c'est exactement pour ça
00:42:09que les partis de gouvernement
00:42:10sont boudés
00:42:11parce qu'il dit
00:42:12finalement
00:42:13que comprend-on en filigrane ?
00:42:15Il faudrait le faire
00:42:16mais on ne peut plus le faire
00:42:18voilà,
00:42:18point final.
00:42:19Donc nous sommes impuissants.
00:42:20Donc ça,
00:42:21il faut comprendre
00:42:21à quel point ces phrases,
00:42:24l'effet de ces phrases
00:42:25sur l'électorat.
00:42:27Moi, j'ai entendu aussi
00:42:28M. Attal dire
00:42:30ah oui, non,
00:42:31quand les femmes sont voilées
00:42:33adultes
00:42:33et de leur propre chef,
00:42:35c'est-à-dire
00:42:36avec leur consentement,
00:42:38ça ne pose pas de problème.
00:42:39Mais les femmes aussi,
00:42:41elles peuvent contribuer
00:42:42de leur propre chef
00:42:44à islamiser visuellement
00:42:45l'espace public.
00:42:47Quand bien même
00:42:47toutes les femmes
00:42:49seraient consentantes,
00:42:50ça ne changerait rien
00:42:51si j'ose dire
00:42:54aux problèmes
00:42:55posés par le voile islamique.
00:42:57Donc tout ça
00:42:57sont à mon avis
00:42:58des arguments
00:42:58qui ne tiennent pas la route.
00:43:00Par ailleurs,
00:43:01est-ce que je peux dire
00:43:02une toute petite chose
00:43:02à Florence Berger-Backer ?
00:43:03Bien sûr, bien sûr.
00:43:04J'aime bien beaucoup
00:43:04son travail.
00:43:05Elle va vous répondre tout à l'heure.
00:43:06Elle a posé la question.
00:43:07Voilà.
00:43:07C'est simplement que
00:43:08j'ai lu avec intérêt
00:43:10son édito
00:43:11dans le Figaro
00:43:13où elle dit
00:43:14mais finalement
00:43:14ce n'est pas applicable
00:43:16et ce sera même
00:43:16contre-productif
00:43:18parce qu'on aura droit
00:43:19à des séquences
00:43:19instagrammables
00:43:20où on va voir
00:43:22des jeunes femmes
00:43:23surtout s'il y a une altercation
00:43:25avec des policiers
00:43:27se victimiser.
00:43:28Bon, mais
00:43:28donc elle dit
00:43:29il faut simplement
00:43:31empêcher le voilement
00:43:32des mineurs.
00:43:33Mais vous savez,
00:43:33à 17 ans
00:43:34c'est aussi très instagrammable.
00:43:36À 16 ans
00:43:37c'est très instagrammable.
00:43:38Je ne vois pas très bien
00:43:39ce que cela change.
00:43:41Ce que je veux dire
00:43:41simplement pour conclure
00:43:42c'est sûr que ce ne sera pas simple
00:43:43mais en réalité
00:43:44c'est impossible
00:43:45de dire qu'on ne peut pas le faire
00:43:47et en même temps
00:43:48ça va être très difficile
00:43:49de le faire
00:43:50donc c'est vrai
00:43:50que c'est une sorte
00:43:51de tenaille
00:43:52qui s'est installée
00:43:54pour le Rassemblement National.
00:43:55Gabriel Cluzel
00:43:56en direct sur Europe 1
00:43:57c'est très intéressant.
00:43:59On va en revenir
00:43:59effectivement avec
00:44:00Laurence Bergeau-Baclair
00:44:01lui poser cette question
00:44:01sur les militantes
00:44:02dont elle parlait
00:44:03les militantes pour le voile
00:44:04effectivement sur cette proposition
00:44:07d'interdire pour les mineurs.
00:44:09On aura Karine
00:44:10qui nous appelle
00:44:10d'Île-de-France
00:44:11qui dit
00:44:12que tant qu'on n'aura pas
00:44:13inscrit
00:44:14les racines chrétiennes
00:44:15de la France
00:44:15et de l'Europe
00:44:16dans la Constitution
00:44:16on ne s'en sortira pas
00:44:18on la prend dans un instant.
00:44:19Mais d'abord
00:44:19Arthur de Vatrigan
00:44:21comment vous réagissez
00:44:22par rapport à ce que disait
00:44:23notre éminente
00:44:25Florence Bergeau-Baclair
00:44:26qui disait
00:44:27que ce n'est pas
00:44:28qu'un bout de tissu
00:44:29c'est le programme
00:44:30de ré-islamisation
00:44:31des frères musulmans.
00:44:33Moi j'écoute
00:44:34Madame Bergeau-Baclair
00:44:35avec intention
00:44:36elle connaît le sujet
00:44:36elle a enquêté
00:44:37et donc si elle dit
00:44:39que c'est une institutionnalisation
00:44:41de la culture islamique
00:44:43dans l'espace français
00:44:44je la crois.
00:44:45Alors pour revenir
00:44:46à Jean-François Copé
00:44:47c'est vrai que c'est toujours
00:44:48agaçant
00:44:48d'entendre un responsable
00:44:49politique
00:44:50dire qu'on ne peut pas faire
00:44:51ce que une majorité
00:44:52de français
00:44:53souhaite faire
00:44:54surtout quand on a vécu
00:44:55le Covid
00:44:55et qu'on a eu des amendes
00:44:56pour des plages dynamiques
00:44:57parce qu'on prenait
00:44:57un café assis
00:44:59et pas debout
00:44:59et qu'on marchait
00:45:00dans une rue
00:45:01paire et pas un paire.
00:45:02Disons que je ne pense pas
00:45:03que ces mesures
00:45:03étaient constitutionnelles
00:45:04et je ne pensais pas
00:45:05qu'elles étaient applicables
00:45:06elles l'ont été.
00:45:07Des amendes
00:45:08pour prendre
00:45:09parce qu'on prend
00:45:09un café debout ?
00:45:10C'était les règles
00:45:11parce qu'il y a eu
00:45:11l'auto-attestation
00:45:12le chien
00:45:12c'était 1,5 km
00:45:14les enfants c'était 500 mètres
00:45:16mais il faut se rappeler aussi
00:45:18qu'une majorité de français
00:45:19était d'accord
00:45:19et quand une majorité
00:45:20est d'accord
00:45:21on peut appliquer
00:45:21or en France
00:45:22il y a des territoires
00:45:23où des majorités de français
00:45:2460% sont d'accord
00:45:26mais ça dépend des territoires
00:45:27je pense que si vous allez
00:45:28à Roubaix
00:45:28la majorité des habitants
00:45:30ne seront pas d'accord
00:45:30si vous allez
00:45:31dans le Périgord
00:45:32la majorité des habitants
00:45:33seront d'accord
00:45:33le problème il est là
00:45:34mais ensuite
00:45:35c'est foutu
00:45:36dans certains endroits
00:45:37mais il faut l'accepter
00:45:38ensuite on entend
00:45:39oui mais ça dépend du choix
00:45:40il faudrait savoir
00:45:41si la personne
00:45:42le souhaite
00:45:43ou le souhaite pas
00:45:43mais ça ça veut dire
00:45:45qu'en fait la France
00:45:45c'est plus une réalité historique
00:45:46ça veut dire que la France
00:45:47va devenir un territoire administratif
00:45:49mais le problème c'est que
00:45:50encore une fois
00:45:51ça rajoute d'un choix politique
00:45:52parce que l'islam
00:45:53n'est pas né dans la creuse
00:45:54vous me l'accorderez
00:45:54l'islam a été importé
00:45:56dans les bagages
00:45:56d'une immigration
00:45:57et donc quand cette immigration
00:45:59est arrivée
00:46:00on leur a dit
00:46:00vous n'allez pas vous assimiler
00:46:01à des mœurs
00:46:02vous n'allez pas vous assimiler
00:46:03à des cultures
00:46:04vous allez vous assimiler
00:46:05à des lois
00:46:05voilà c'est ça
00:46:06à des lois
00:46:07et donc à des droits
00:46:08donc on est devenu
00:46:09un territoire administratif
00:46:10sauf qu'un territoire administratif
00:46:11ça n'existe pas dans les faits
00:46:12donc on a transformé la France
00:46:14en terrain vague
00:46:14et la culture islamique
00:46:16ils ne sont pas plus bêtes
00:46:17qu'une autre
00:46:17l'espace est disponible
00:46:19en plus les français sont sympas
00:46:21ils ont enlevé
00:46:21l'étoile des murs
00:46:22et tondu la plouce
00:46:23pour nous accueillir
00:46:23on arrive avec notre culture
00:46:25on l'impose
00:46:25et c'est ça la réalité aujourd'hui
00:46:27on arrive avec notre culture
00:46:28on l'impose
00:46:28c'est ça la réalité
00:46:29Karine vous nous afflète Paris
00:46:30je vous donne la parole
00:46:31dans un instant
00:46:31je reviens vers Florence Berbeau
00:46:32Blacklair
00:46:33avant de marquer une petite pause
00:46:35sur deux questions
00:46:36vous parliez des militantes
00:46:37et vous parliez aussi
00:46:38de l'interdiction
00:46:39vous visiez l'interdiction
00:46:42du voile pour les mineurs
00:46:43dites-nous pourquoi
00:46:44sur ces deux questions
00:46:46Florence Bergeau Blacklair
00:46:47en direction Europe
00:46:49Christine Kelly
00:46:50si vous me permettez
00:46:50une petite réaction personnelle
00:46:52parce que quand j'entends
00:46:53M. Copé
00:46:54comme les autres
00:46:55les autres femmes
00:46:58et hommes politiques
00:46:58qu'on voit aujourd'hui
00:47:00qui critiquent la mesure
00:47:01parce qu'elles viennent
00:47:01du RN
00:47:02venir nous dire
00:47:03que c'est impossible
00:47:04alors qu'ils ont été sourds
00:47:06pendant 30 ans
00:47:07ça fait 30 ans
00:47:08qu'on leur dit
00:47:09ce qu'il faut faire
00:47:09je trouve ça vraiment
00:47:11tout à fait désolant
00:47:12pour revenir à votre question
00:47:14je pense en effet
00:47:15que la mesure
00:47:16n'est pas applicable
00:47:18dans l'état
00:47:19compte tenu du climat
00:47:20et il faut tenir compte
00:47:21du contexte
00:47:22il faut être
00:47:23beaucoup plus pédagogue
00:47:24beaucoup plus fin
00:47:25beaucoup plus patient
00:47:25parce qu'on a en face de nous
00:47:27des ennemis
00:47:28qui font preuve de patience
00:47:29et qui ont pris
00:47:30une avance
00:47:31de quasiment
00:47:32un demi-siècle
00:47:33pour rendre compte de ça
00:47:34et aujourd'hui
00:47:36nous avons des militantes
00:47:37islamistes
00:47:38qui sont vraiment aguerris
00:47:40qui passent sur les plateaux télé
00:47:41on les invite
00:47:42comme de pauvres
00:47:43sœurs musulmanes
00:47:44brimées
00:47:45ça c'est toute la stratégie
00:47:47victimaire
00:47:47alors qu'elles font partie
00:47:49véritablement
00:47:50du problème
00:47:51elles sont
00:47:51alors c'est un problème
00:47:53pas pour elles
00:47:54elles veulent une théocratie
00:47:55à la limite
00:47:56elles ont le droit
00:47:57en démocratie
00:47:58de vouloir une théocratie
00:47:59mais la démocratie
00:48:00a le droit
00:48:01de se défendre
00:48:02de ne pas
00:48:04être transformée
00:48:06donc on est
00:48:07véritablement
00:48:08dans une guerre
00:48:10de valeurs
00:48:11de principes
00:48:12de normes
00:48:13et il faut
00:48:14prendre la mesure
00:48:16en fait
00:48:16de tout cela
00:48:17et il faut insérer
00:48:18en fait cette question
00:48:19du voilement
00:48:20dans la problématique
00:48:22plus générale
00:48:23de la réislamisation
00:48:24et de ce projet
00:48:26théocratique
00:48:28qui veut instaurer
00:48:30d'autres civilités
00:48:31c'est pour ça
00:48:32qu'on parle
00:48:32de guerre
00:48:32de civilisation
00:48:33et un autre
00:48:34ordre social
00:48:35restez en ligne
00:48:36avec nous
00:48:36Florence Berger
00:48:37on va marquer
00:48:38une pause
00:48:38c'est passionnant
00:48:39vous êtes anthropologue
00:48:40présidente du Sérif
00:48:41et vous dites
00:48:42qu'on est dans une guerre
00:48:43une guerre de principes
00:48:45une guerre de valeurs
00:48:45vous dites
00:48:46qu'il faut être patient
00:48:47et vous dites
00:48:47que la démocratie
00:48:48a le droit
00:48:49de se défendre
00:48:50on marque une pause
00:48:51on revient
00:48:51avec Karine
00:48:52qui nous appelle
00:48:53d'Ile-de-France
00:48:54et qui dit
00:48:55inscrivez
00:48:55les racines chrétiennes
00:48:57de la France
00:48:57et de l'Europe
00:48:58dans la constitution
00:48:59est-ce une solution
00:49:00on en parle avec elle
00:49:01et comme Karine
00:49:02vous pouvez réagir
00:49:03en appelant Christine Kelly
00:49:04au standard d'Europe 1
00:49:05je vous rappelle
00:49:05le numéro
00:49:06il est non surtaxé
00:49:07le 01
00:49:0880 20
00:49:0939 21
00:49:1011h 13h
00:49:11désormais
00:49:11vous écoutez Christine Kelly
00:49:12et vous
00:49:12sur le site
00:49:14Europe 1
00:49:15Christine Kelly
00:49:16et vous
00:49:16il est 12h18
00:49:17vous écoutez Christine Kelly
00:49:18et vous
00:49:19de 11h à 13h
00:49:20sur Europe 1
00:49:21nous parlons
00:49:22du port du voile
00:49:23avec votre invité
00:49:24Florent Bergeau-Blackler
00:49:25anthropologue
00:49:26présidente du
00:49:27Sérif
00:49:27Centre Européen de Recherche
00:49:29et d'Information
00:49:30sur le friérisme
00:49:31nos auditeurs aussi
00:49:3201 80 20
00:49:3339 21
00:49:33c'est le numéro
00:49:34qui a composé Karine
00:49:35allo Karine
00:49:37bonjour
00:49:37vous êtes sur Europe 1
00:49:39vous dites que
00:49:39si on escrit
00:49:41les racines chrétiennes
00:49:43de la France
00:49:43et de l'Europe
00:49:44dans la constitution
00:49:45on peut s'en sortir
00:49:47comme ça
00:49:47on demandera
00:49:48Florence Bergeau-Blackler
00:49:49dans un instant
00:49:49mais dites nous tout Karine
00:49:51bonjour Christine
00:49:52bonjour à tous
00:49:53c'est toujours un plaisir
00:49:54de vous avoir
00:49:57comme ça
00:49:58sur Europe 1
00:49:58merci beaucoup
00:49:59de nous donner la parole
00:50:00merci
00:50:01c'est un plaisir
00:50:01un plaisir de vous avoir
00:50:02ma belle Karine
00:50:04je voulais intervenir
00:50:06pour dire que
00:50:07ce qui je pense
00:50:09gêne beaucoup de Français
00:50:10c'est justement
00:50:12le fait
00:50:12qu'on sait tous
00:50:13que si vous voulez
00:50:15l'accueil de l'autre
00:50:18l'accueil de l'autre
00:50:20est une valeur chrétienne
00:50:21et il faut
00:50:22il faut
00:50:24que
00:50:24cette idée
00:50:26de racines chrétiennes
00:50:29qui sont inscrites
00:50:30dans la constitution
00:50:31permettrait
00:50:32déjà de répondre
00:50:34à tous ces
00:50:35musulmans
00:50:36qui
00:50:36ne reconnaissent pas
00:50:38le fait
00:50:40qu'ils sont
00:50:41sur le sol
00:50:43européen
00:50:44sur le sol français
00:50:45parce que nous
00:50:46pratiquons
00:50:47l'accueil de l'autre
00:50:48qui n'a pas lieu
00:50:50dans des pays musulmans
00:50:51les pays musulmans
00:50:52ne sont absolument
00:50:53pas obligés
00:50:54d'accueillir
00:50:55la misère du monde
00:50:57même quand
00:50:57ils en ont
00:50:58les moyens
00:50:58parce que
00:50:59leur culture
00:51:00ne les oblige pas
00:51:02à accueillir
00:51:03l'autre
00:51:03tout simplement
00:51:03et
00:51:05ça permettrait
00:51:06déjà
00:51:06de pouvoir
00:51:07lutter
00:51:07pour
00:51:08expliquer
00:51:09pourquoi
00:51:10est-ce que
00:51:10nous tenons
00:51:11à nos racines
00:51:11chrétiennes
00:51:13oui
00:51:13la faiblesse
00:51:14de la France
00:51:15la faiblesse
00:51:15de la France
00:51:16qui s'est découverte
00:51:18finalement
00:51:18au fil
00:51:19et derrière
00:51:19cette liberté
00:51:20de la France
00:51:21derrière
00:51:21cet accueil
00:51:22de l'autre
00:51:22effectivement
00:51:23se révèle
00:51:24contre-productif
00:51:25c'est ce que
00:51:25vous êtes en train
00:51:25de nous expliquer
00:51:27en fait
00:51:28c'est comme si
00:51:29on
00:51:30demain
00:51:31deux Français
00:51:32en appuyant
00:51:33donc sur
00:51:34leur culpabilité
00:51:35de chrétien
00:51:36même lorsqu'ils
00:51:37ne sont pas chrétiens
00:51:38de dire
00:51:38vous ne pouvez pas
00:51:38laisser
00:51:39ces gens
00:51:40dans le besoin
00:51:41pour une meilleure vie
00:51:42vous devez
00:51:43les accueillir
00:51:44et on est toujours
00:51:45frappé
00:51:45de se dire
00:51:46mais pourquoi
00:51:46les pays musulmans
00:51:47ne ressentent absolument
00:51:49aucune culpabilité
00:51:50aucune culpabilité
00:51:51par rapport
00:51:52même à leurs
00:51:54co-religionnaires
00:51:55qui sont dans des situations
00:51:56économiques
00:51:57extrêmement difficiles
00:51:58l'Algérie
00:51:59ne sera absolument pas
00:52:01obligé
00:52:01d'accueillir
00:52:02qui que ce soit
00:52:03le Maroc non plus
00:52:04la Tunisie
00:52:05par contre
00:52:05il se trouve tout à fait
00:52:07normal de venir
00:52:08sur des terres chrétiennes
00:52:09et de solliciter
00:52:11donc une prise en charge
00:52:13totale, globale
00:52:14au nom
00:52:15de l'accueil
00:52:16de l'autre
00:52:16qui est une valeur
00:52:17en fait chrétienne
00:52:18et pas du tout musulmane
00:52:19et j'irais même plus loin
00:52:20des terres chrétiennes
00:52:21et puis des terres
00:52:23sur des terrains
00:52:24démocratiques
00:52:25mais Florence Bergeau-Baclaire
00:52:27nous disait
00:52:27que la démocratie
00:52:28a le droit
00:52:29de se défendre
00:52:29merci ma chère Karine
00:52:30pour votre regard
00:52:31effectivement
00:52:32je vais poser la question
00:52:33tout de suite
00:52:34à Florence Bergeau-Baclaire
00:52:35que répondez-vous
00:52:37Florence Bergeau-Baclaire
00:52:38anthropologue
00:52:38présidente du Sérif
00:52:39Centre Européen
00:52:40de Recherche
00:52:41et d'Information
00:52:42sur le frérisme
00:52:42c'est passionnant
00:52:43de vous avoir
00:52:44c'est capital
00:52:45de vous avoir
00:52:45parce que vous avez étudié
00:52:47depuis des années
00:52:49scientifiquement
00:52:50pointilleusement
00:52:51précisément
00:52:52la stratégie
00:52:53des frères musulmans
00:52:54tout ce qui se cache
00:52:55derrière le voile
00:52:56et c'est important
00:52:57de vous avoir
00:52:58en ligne
00:52:58en direct
00:52:59sur Europe 1
00:52:59sur ce sujet
00:53:00vous disiez tout à l'heure
00:53:01qu'il faut être patient
00:53:02comme les frères musulmans
00:53:03vous disiez que
00:53:04nous sommes dans une guerre
00:53:06une guerre de principes
00:53:07une guerre de valeurs
00:53:08et vous disiez
00:53:09que la démocratie
00:53:10a le droit
00:53:11de se défendre
00:53:12est-ce que
00:53:13Florence Bergeau-Blaclaire
00:53:14comme le dit
00:53:14Karine
00:53:15si on inscrit
00:53:16les racines chrétiennes
00:53:17de la France
00:53:18et de l'Europe
00:53:18dans la constitution
00:53:19on pourrait s'en sortir ?
00:53:22Alors je ne crois pas
00:53:24que ça puisse
00:53:25changer les choses
00:53:26je ne sais pas
00:53:27si c'est vraiment
00:53:28une bonne idée
00:53:29en tout cas
00:53:30ça ne serait pas
00:53:31efficace
00:53:33disons applicable
00:53:34ça ne se traduirait pas
00:53:36de façon concrète
00:53:38on a en face de nous
00:53:40une idéologie
00:53:40politico-religieuse
00:53:42ultra prosélite
00:53:43qui est profondément
00:53:45subversive
00:53:46et donc la solution
00:53:48passe d'abord
00:53:49par la responsabilité
00:53:51des politiques
00:53:51de s'informer
00:53:53on a de très nombreux
00:53:54travaux
00:53:55sur l'évolution
00:53:56des frères
00:53:57et des sœurs musulmanes
00:53:59je ne les oublie pas
00:54:00sur la façon
00:54:01dont ils s'y prennent
00:54:02l'entrisme
00:54:04le noyautage
00:54:05toutes leurs stratégies
00:54:07et on a des rapports
00:54:08du ministère de l'intérieur
00:54:10bien sûr
00:54:10on a le livre
00:54:12sur lequel il s'est d'ailleurs
00:54:13appuyé
00:54:13mon livre
00:54:14le frérisme
00:54:15et ses réseaux
00:54:16tout ça
00:54:17est assez bien connu
00:54:18les stratégies fréristes
00:54:20donc
00:54:20on doit cesser
00:54:21de pactiser
00:54:22avec le Qatar
00:54:23qui les finance
00:54:23on doit cesser
00:54:24de financer
00:54:25les frères musulmans
00:54:26à Bruxelles
00:54:27il y aura
00:54:28prochainement
00:54:29donc la FEMISO
00:54:30qui organisera
00:54:31payée par
00:54:32apparemment subventionnée
00:54:34par la commission européenne
00:54:35le parlement
00:54:35je ne sais pas
00:54:36donc à Bruxelles
00:54:37qui va organiser
00:54:38un meeting
00:54:39il y a de très
00:54:40nombreuses mesures
00:54:41qu'on peut prendre
00:54:42immédiatement
00:54:43en plus
00:54:44d'une mesure
00:54:45qui me paraît
00:54:45tout à fait urgente
00:54:46qui est celle
00:54:47de l'interduction
00:54:48du voilement
00:54:49des mineurs
00:54:49parce que
00:54:50pour moi
00:54:50c'est la meilleure façon
00:54:53la façon la plus immédiate
00:54:54de stopper
00:54:55l'endoctrinement
00:54:56des femmes
00:54:57et là ça c'est applicable
00:54:58selon vous ?
00:54:59oui c'est applicable
00:55:01au nom de la protection
00:55:02de l'enfance
00:55:04oui mais
00:55:05on prend ce qu'est
00:55:06le voilement
00:55:06le voilement
00:55:08ça pose des problèmes
00:55:08de santé
00:55:10psychique
00:55:10mentale
00:55:11corporelle
00:55:12si vous posez
00:55:13la question
00:55:14à des femmes
00:55:14qui l'ont enlevé
00:55:16lorsqu'après
00:55:17y avoir été
00:55:18obligé
00:55:19ou y avoir consenti
00:55:20elles font des cauchemars
00:55:21pendant des années
00:55:22donc ce n'est pas
00:55:23anodin
00:55:23il faut stopper
00:55:25Florence
00:55:25on a une minute
00:55:26avant la pause
00:55:26Gabriel Cluzel
00:55:27oui non
00:55:28parce que j'ai lu
00:55:29avec intérêt
00:55:29votre édito
00:55:30dans le Figaro
00:55:31vous parlez
00:55:31de l'interdiction
00:55:32du voilement
00:55:33des millers
00:55:33qui vous paraît
00:55:34plus pertinente
00:55:34moins contre-productive
00:55:36et vous parlez
00:55:36de ces petites vidéos
00:55:37de ces séquences
00:55:38instagramables
00:55:39qui auraient lieu
00:55:40victimisant
00:55:41les femmes
00:55:42si d'aventure
00:55:44on venait
00:55:45à interdire
00:55:46le voile islamique
00:55:47mais c'est pareil
00:55:47pour les mineurs
00:55:48évidemment une enfant
00:55:48de 4 ou 5 ans
00:55:51bon voilà
00:55:51ça peut être admis
00:55:52par la population générale
00:55:53mais une jeune fille
00:55:54de 15, 16, 17 ans
00:55:56elle peut faire
00:55:56exactement la même
00:55:57séquence instagram
00:55:58avec
00:55:59s'il y a une petite
00:56:00altercation
00:56:00avec un policier
00:56:02qu'une jeune femme
00:56:03donc je ne vois pas
00:56:04très bien la différence
00:56:05entre les deux
00:56:07je vois la différence
00:56:07philosophique
00:56:08évidemment peut-être juridique
00:56:10mais sur le plan
00:56:11de l'image
00:56:11je ne vois pas
00:56:12alors réponse rapide
00:56:13de Florence Bergeau-Bacler
00:56:14en direct sur Europe
00:56:14ce n'est pas moi
00:56:15qui ai parlé
00:56:16des séquences instagram
00:56:17pas du tout
00:56:17je n'étais pas du tout
00:56:18là-dedans
00:56:19donc je ne sais pas
00:56:19à quoi vous pensez
00:56:20en tout cas
00:56:21il me semble que
00:56:21vous l'avez dit
00:56:22vous aviez dit
00:56:22que dans votre article
00:56:23s'il y avait une altercation
00:56:25avec des policiers
00:56:26ça pourrait être
00:56:27contre-productif
00:56:28voilà
00:56:28mais je n'ai pas
00:56:31prolongé cette réflexion
00:56:32je disais simplement
00:56:33qu'il faut arrêter
00:56:35enfin qu'il faut faire en sorte
00:56:36qu'on n'ait pas
00:56:36ces espèces de théâtre
00:56:39de je me voile
00:56:40je me dévoile
00:56:41à la sortie du collège
00:56:42ou du lycée
00:56:43parce que ça effectivement
00:56:44ce sont des moments
00:56:45de prosélytisme
00:56:47c'est tout ce que j'ai dit
00:56:48mais je pense qu'il ne faut pas
00:56:48s'en trouver
00:56:49alors Florence Bergeau-Bacler
00:56:50je n'ai pas envie
00:56:51de vous couper
00:56:51comme ça
00:56:52pour le JT
00:56:53on est obligé
00:56:53et je vous laisse
00:56:55le mot de la fin
00:56:56restez en ligne avec nous
00:56:57encore un instant
00:56:58parce que beaucoup de questions
00:56:58se posent effectivement
00:56:59ce que disait Gabriel Cluzel
00:57:01tout ça ça interpelle
00:57:02on marque une pause
00:57:03on marque le JT
00:57:03Florence Bergeau-Bacler
00:57:04je vous donne le mot de la fin
00:57:06dans un instant
00:57:07j'aime bien ce que vous avez dit
00:57:08tout à l'heure
00:57:09on a de nombreux travaux
00:57:11on a votre livre
00:57:12Le Frérisme et ses réseaux
00:57:14lisez
00:57:14il faut s'informer
00:57:15on marque une pause
00:57:16on revient sur Europe 1
00:57:17et on revient avec vous
00:57:1801-90-20-39-21
00:57:20vous appelez Christine Kelly
00:57:21au standard
00:57:22Europe 1
00:57:22le numéro est non surtaxé
00:57:24bon début d'après-midi
00:57:26à l'écoute de Mathias
00:57:29Europe 1
00:57:3111h-13h
00:57:32Christine Kelly et vous
00:57:34il est 12h33
00:57:35dans un instant
00:57:36le racisme anti-blanc
00:57:37on ne comprend pas
00:57:38ce qui s'est passé
00:57:38avec Léon Marchand
00:57:40on ne comprend pas
00:57:41il est interrogé
00:57:42sur l'engagement politique
00:57:43des grands sportifs
00:57:44il assume sa prudence
00:57:45et là tout de suite
00:57:46il est traité de facho
00:57:47on va analyser tout ça
00:57:49appeler nos standards
00:57:49d'Europe 1
00:57:50pour savoir
00:57:50si vous trouvez
00:57:52que le racisme anti-blanc
00:57:53va vraiment trop loin
00:57:54si vous trouvez
00:57:55qu'aujourd'hui
00:57:55on peut encore parler
00:57:56on peut encore
00:57:57donner son avis
00:57:58ou on doit se taire
00:57:59mais d'abord
00:58:00Florence Bergeau-Blaclaire
00:58:01nous avons la chance
00:58:02de l'avoir en ligne
00:58:03avec nous
00:58:03merci d'avoir joué
00:58:04en direct sur Europe 1
00:58:06les prolongations
00:58:07au standard
00:58:09au téléphone
00:58:10avec nous
00:58:10sur Europe 1
00:58:11pour parler du voile
00:58:13et Florence Bergeau-Blaclaire
00:58:14vous étiez en train
00:58:14de nous dire
00:58:15on va mettre le mot de la fin
00:58:17sur ce sujet
00:58:18que les frères musulmans
00:58:19c'est l'idéologie
00:58:21prosélite
00:58:22c'est une idéologie
00:58:24subversive
00:58:24vous disiez
00:58:25qu'on a de nombreux travaux
00:58:26et qu'il y a
00:58:27notamment votre livre
00:58:28entre autres
00:58:28il y a les travaux
00:58:29du ministère de l'intérieur
00:58:30également
00:58:31mais aussi votre livre
00:58:31le frérisme
00:58:32et ses réseaux
00:58:33quel serait votre mot de la fin
00:58:35Florence Bergeau-Blaclaire
00:58:36sur Europe 1
00:58:37juste avant de l'interruption
00:58:39je disais à Gabriel Cluzel
00:58:40que ma préoccupation
00:58:41c'était surtout
00:58:42la pédagogie
00:58:43et l'efficacité
00:58:44c'est la raison pour laquelle
00:58:45si vous me permettez
00:58:47je voudrais attirer l'attention
00:58:48sur le CERIF
00:58:49que j'ai créé
00:58:50le Centre Européen de Recherche
00:58:51et d'Information
00:58:52sur le frérisme
00:58:53qui est le seul centre
00:58:55de recherche privé
00:58:56en France
00:58:56qui est exclusivement
00:58:58consacré à ce sujet
00:58:59et voilà
00:59:00tout le monde
00:59:01peut le visiter
00:59:02le site
00:59:02sur
00:59:03cerif.eu
00:59:05et si vous pouvez nous soutenir
00:59:07évidemment
00:59:08c'est très bienvenu
00:59:09voilà
00:59:09merci encore
00:59:10pour votre invitation
00:59:12Christine
00:59:12merci infiniment
00:59:14Florence Bergeau-Blaclaire
00:59:15d'avoir éclairé
00:59:16notre émission
00:59:17avec votre expertise
00:59:19votre expérience
00:59:20vous êtes anthropologue
00:59:21et on le disait
00:59:22présidente du CERIF
00:59:23Centre Européen de Recherche
00:59:24et d'Information
00:59:25sur le frérisme
00:59:26et lisez son livre
00:59:27merci infiniment
00:59:28on continue tout de suite
00:59:30avec cette histoire
00:59:31de Léon Marchand
00:59:32ce champion
00:59:33d'annatation
00:59:34victime de racisme
00:59:36anti-blanc
00:59:37alors on va se poser
00:59:38les bonnes questions
00:59:39parce que
00:59:40et on aura d'ailleurs
00:59:40dans un instant
00:59:41François Bousquet
00:59:42auteur du racisme anti-blanc
00:59:43auteur de Salles Blanc
00:59:44à l'édition
00:59:46La Nouvelle Librairie
00:59:47alors tout part
00:59:48du JT de France 2
00:59:50dimanche 30 août
00:59:51Gabriel Cluzel
00:59:52vous me direz
00:59:52si je me trompe
00:59:53Léon Marchand
00:59:54est interrogé
00:59:55sur l'engagement politique
00:59:55des grands sportifs
00:59:56il assume sa prudence
00:59:58il explique
00:59:59qu'il préfère
01:00:00rester à distance
01:00:00de la politique
01:00:01et qu'il ne veut pas
01:00:02parler de sujets
01:00:02sur lesquels
01:00:03il ne se sent pas
01:00:03suffisamment légitime
01:00:05mais il reconnaît aussi
01:00:06le poids de sa notoriété
01:00:07selon lui
01:00:08les sportifs
01:00:08pourraient avoir
01:00:09un rôle déterminant
01:00:11dans les prochaines années
01:00:12grâce à leur influence
01:00:13la comparaison
01:00:14est immédiate
01:00:15avec Kylian Mbappé
01:00:16avec Victor Wambanyama
01:00:18qui ont
01:00:19eux
01:00:20récemment
01:00:21pris publiquement
01:00:22clairement
01:00:22position sur des sujets
01:00:24politiques
01:00:25et des sujets
01:00:26de société
01:00:27les réseaux sociaux
01:00:28s'enflamment
01:00:29immédiatement
01:00:30certains internautes
01:00:31lui reprochent
01:00:32de ne pas
01:00:33je cite
01:00:33se mouiller
01:00:34voire le qualifie
01:00:35de lâche
01:00:36le qualifie
01:00:37de facho
01:00:38plus grave
01:00:38des messages
01:00:39à caractère racial
01:00:40apparaissent
01:00:41des publications
01:00:42relayées
01:00:42aujourd'hui
01:00:43rapportent
01:00:44notamment
01:00:44l'insulte
01:00:45sale blanc
01:00:46sale blanc
01:00:47à l'encontre
01:00:47de Léon Marchand
01:00:49êtes-vous choqué
01:00:50Gabriel Cluzel
01:00:50sur Europe 1
01:00:51non mais
01:00:52il faut voir
01:00:53quand même
01:00:53le niveau
01:00:55de ce qui se passe
01:00:56dans notre pays
01:00:56c'est-à-dire
01:00:57que nous avons
01:00:57un sportif
01:00:59un nageur
01:01:00de très haut niveau
01:01:01un champion
01:01:02qui a été notre star
01:01:03pendant les Jeux Olympiques
01:01:04qui a encore brillé
01:01:06cet été
01:01:06au mois d'août
01:01:08et en réalité
01:01:10il est sommé
01:01:11il est sommé
01:01:11de prendre
01:01:12des positions politiques
01:01:13et de prendre
01:01:13évidemment
01:01:14des positions politiques
01:01:14de gauche
01:01:15parce que s'il en avait
01:01:16pris de droite
01:01:17ne vous inquiétez pas
01:01:18qu'il y aurait eu
01:01:18une bronca
01:01:19le véritable sujet
01:01:21il est là
01:01:22il se contente
01:01:22de dire
01:01:22écoutez
01:01:23moi je ne me sens pas
01:01:24légitime
01:01:24vous l'avez dit
01:01:26il dit
01:01:27je pense que
01:01:27de fait
01:01:28notre notoriété
01:01:29nous autres sportifs
01:01:30connus
01:01:31nous pouvons sans doute
01:01:32avoir une influence
01:01:33et donc
01:01:33il veut être prudent
01:01:34parce qu'il se dit
01:01:35j'ai pas étudié la question
01:01:36j'ai pas envie
01:01:38de le faire
01:01:38et bien ce silence
01:01:40lui est reproché
01:01:41aujourd'hui
01:01:41être neutre
01:01:42c'est déjà être facho
01:01:43vous voyez
01:01:43donc le silence
01:01:45qui est dans
01:01:45la justice française
01:01:48est précisément
01:01:51permis
01:01:52c'est un droit de l'homme
01:01:53même la CEDH
01:01:55le reconnait
01:01:55et bien on l'interdit
01:01:57à ces sportifs
01:02:00qui sont encore une fois
01:02:01sommés de s'exprimer
01:02:02donc c'est extrêmement choquant
01:02:04il faut voir aussi
01:02:05et ça rejoint
01:02:08ce racisme anti-blonde
01:02:09dont il fait l'objet
01:02:10que Léon Marchand
01:02:11fait l'objet de suspicions
01:02:12depuis le début de sa carrière
01:02:13peut-être son nom
01:02:14ça fait un peu
01:02:15Jean Dujardin
01:02:16Amélie Poulin
01:02:17il y a quelque chose
01:02:18de suspect
01:02:23on l'avait accusé
01:02:24d'avoir des fleurs de lys
01:02:25vous savez
01:02:25sur son profil X
01:02:26avant qu'on se rende compte
01:02:27que c'était en fait
01:02:28simplement
01:02:28le blason de Toulouse
01:02:30qu'il avait pris
01:02:31il a été obligé
01:02:31de le changer
01:02:32par la tour Eiffel
01:02:32parce que ça faisait dangereux
01:02:34je ne sais pas
01:02:34militant d'action française
01:02:35j'en sais rien
01:02:36royaliste
01:02:37on le poursuit avec ça
01:02:38il y avait un chroniqueur
01:02:39sur RMC
01:02:40qui avait dit
01:02:40ah oui bah voilà
01:02:41les gens l'aiment bien
01:02:42parce que c'est un
01:02:42c'est un bon petit blanc
01:02:44il a une tête de bon petit blanc
01:02:46il avait dit ça
01:02:46avec beaucoup de mépris
01:02:47avec beaucoup de
01:02:49suspicions
01:02:50donc c'est vrai qu'il est
01:02:50poursuivi par cela
01:02:51Libé avait dit
01:02:52oh mais finalement
01:02:53lui c'est un héritier
01:02:54au sens bourdieux
01:02:55ses deux parents étaient majeurs
01:02:56étaient nageurs
01:02:58donc c'est pour ça
01:02:58qu'il est nageur
01:02:59c'est à peine
01:02:59si on lui attribue
01:03:00un petit mérite personnel
01:03:01donc il est poursuivi
01:03:03par ça
01:03:03et c'est vrai que
01:03:05on craint malheureusement
01:03:06que ça s'élargisse
01:03:07parce qu'on avait vu
01:03:09avec Griezmann
01:03:10Antoine Griezmann
01:03:11au législatif
01:03:11qui avait refusé
01:03:12de s'exprimer
01:03:13pareil
01:03:13on avait dit
01:03:14bah pourquoi tu ne t'exprimes pas
01:03:15voilà
01:03:15donc si vous ne dites pas
01:03:17exactement la même chose
01:03:18et bien vous êtes
01:03:20aussitôt condamné
01:03:21alors François Bousquet
01:03:22je vous donne la parole
01:03:22dans un instant
01:03:23parce que je veux tout savoir
01:03:24je veux qu'on s'installe
01:03:25avec vous
01:03:26pour décrypter
01:03:27le racisme anti-blanc
01:03:28à travers tout ça
01:03:29mais d'abord
01:03:29peut-être
01:03:31Arthur de Vatrigan
01:03:32les réseaux sociaux
01:03:33rendent-ils désormais
01:03:34impossible toute neutralité
01:03:35est-ce que vous trouvez
01:03:36vous aussi
01:03:37qu'il s'agit de racisme anti-blanc
01:03:38Léon Marchand
01:03:39avait-il simplement le droit
01:03:40de ne pas prendre position
01:03:41un grand sportif
01:03:42doit-il forcément
01:03:43devenir un porte-parole politique
01:03:45non
01:03:45un grand sportif
01:03:46ne doit pas forcément
01:03:47devenir un porte-parole politique
01:03:49et la vie de Kylian Mbappé
01:03:51et d'autres
01:03:51m'apporte autant
01:03:52que la vie de mon pote Robert
01:03:53au bistrot
01:03:54mais néanmoins
01:03:54c'est vrai que ça fait réagir
01:03:55sur les réseaux sociaux
01:03:56et ils ont quand même
01:03:57une aura
01:03:58et donc de l'influence
01:03:59et là c'est vrai
01:04:00que la prudence
01:04:01devient une insuffisance morale
01:04:03donc forcément
01:04:03c'est suspect
01:04:04mais notre pauvre Léon
01:04:06il faudra lui donner
01:04:06quelques conseils
01:04:07déjà que tu n'as pas
01:04:08la bonne tête
01:04:09tu n'as pas le bon prénom
01:04:09tu n'as pas la bonne couleur de peau
01:04:11la prochaine fois
01:04:11il faut faire comme moi
01:04:12tu écoutes France Inter le matin
01:04:13comme ça tu vois
01:04:14quelle ligne il faut dépasser
01:04:15quelle ligne il ne faut pas dépasser
01:04:16qu'est-ce qu'il faut faire
01:04:17comme communiquer
01:04:17et tout sera très bien
01:04:19non mais franchement
01:04:20on est en train de se dire
01:04:21qu'il faut se
01:04:23en plus
01:04:23je ne sais pas
01:04:24il faut se grimer
01:04:25il faut avoir honte
01:04:26de sa couleur de peau
01:04:27il faut se cacher
01:04:28il faut changer de prénom
01:04:28quand on est blanc
01:04:29il vaut mieux être d'extrême gauche
01:04:30parce que sinon
01:04:30ça devient suspect
01:04:31et quand on est noir
01:04:32il vaut mieux être d'extrême gauche
01:04:33sinon ça devient suspect
01:04:34sinon on a un bon dit
01:04:35sinon on a un bon dit
01:04:36on a vendu
01:04:37on a tout ça
01:04:38on marque une pause
01:04:38on revient sur Europe 1
01:04:40et effectivement
01:04:40on a envie de vous entendre
01:04:41François Bousquet
01:04:45c'est racisme anti-blanc
01:04:46on ne comprend pas
01:04:47il fait des efforts
01:04:48c'est insportif
01:04:49derrière ce champ
01:04:50concession près de chez vous
01:04:51pour les portes ouvertes
01:04:52du 11 au 15 septembre
01:04:54LLD 36 mois
01:04:54à 30 000 km
01:04:55prime certes énergie
01:04:56350 euros déduites
01:04:57pour une T039 hors option
01:04:58réservée aux particuliers
01:05:00dans le réseau participant
01:05:00valable jusqu'au 30 septembre
01:05:02aussi acceptation crédit par
01:05:03pensez à covoiturer
01:05:06écoutez Europe 2
01:05:07partout sur l'appli Europe 2
01:05:09Carrefour
01:05:10quand vous me dites
01:05:11l'été en maillot
01:05:12vous pouvez faire
01:05:14Europe 1
01:05:15Christine Kelly et vous
01:05:1612h43
01:05:17la suite de Christine Kelly et vous
01:05:19sur Europe 1
01:05:20nous parlons du champion de natation
01:05:22Léon Marchand
01:05:23victime de racisme anti-blanc
01:05:25et pour en parler avec nous
01:05:26nos chroniqueurs
01:05:27bien sûr
01:05:27Gabriel Cluzel
01:05:28Arthur de Vatrigan
01:05:28vous auditeurs d'Europe 1
01:05:3001 80 20 39 21
01:05:32et notre invité
01:05:33François Bousquet
01:05:33essayiste et auteur de l'ouvrage
01:05:35Salle Blanc
01:05:35le racisme qu'on ne veut pas voir
01:05:37paru aux éditions
01:05:38la nouvelle librairie
01:05:40Christine
01:05:40oui ma chère Géraldine
01:05:41François Bousquet
01:05:42je ne comprends
01:05:44comment on peut passer
01:05:45d'un champion de natation
01:05:48applaudi
01:05:49vénéré
01:05:50à facho
01:05:51oui oui
01:05:52alors il le reste
01:05:53champion de natation
01:05:53la preuve en est
01:05:54c'est que l'extrait
01:05:55l'extrait du JT
01:05:56de France Télévisions
01:05:57dimanche soir
01:05:57a été visionné
01:05:58ce matin
01:05:59par plus de 2 millions de personnes
01:06:01ah bon ?
01:06:01oui donc c'est colossal
01:06:03ça ne veut pas dire
01:06:03qu'il reste champion
01:06:04c'est peut-être pas ça
01:06:05moi je pense
01:06:06qu'il y a une emprise
01:06:06vraiment il y a une emprise
01:06:07de la gauche
01:06:08du progressisme
01:06:08voire même de l'extrême gauche
01:06:09dans les réseaux sociaux
01:06:11qui fait que
01:06:12immédiatement
01:06:12il prend des rafales
01:06:14d'insultes
01:06:15en permanence
01:06:16depuis 48 heures
01:06:17tout ça parce que
01:06:17Gabriel Cluzel
01:06:18l'a parfaitement évoqué
01:06:19parce qu'il a refusé
01:06:20de prendre partie
01:06:22c'est au-delà d'un champion
01:06:23c'est plus qu'un champion
01:06:24de natation
01:06:25c'est un champion français
01:06:26c'est un symbole français
01:06:27rappelez-vous
01:06:28il y avait une lot
01:06:29où il y a eu une vague
01:06:29de Lyon mania
01:06:30en Légio
01:06:314 médailles d'or
01:06:323 records du monde
01:06:33à côté de ça
01:06:34le dit
01:06:35mention très bien
01:06:35au baccalauréat
01:06:36il est déjà ingénieur
01:06:37c'est sidérant
01:06:39le procès qu'on lui fait
01:06:40moi je pense que c'est
01:06:41un procès en patriotisme
01:06:41il est très attaché
01:06:42à la France
01:06:43très attaché
01:06:43à sa ville de Toulouse
01:06:44il le dit en permanence
01:06:45mais là il n'a pas dit
01:06:46justement
01:06:47là il a dit
01:06:47qu'il y avait des fiertés
01:06:48il me semble que
01:06:48il était fier de la Marseillaise
01:06:50il l'a dit
01:06:51quand on l'a interrogé
01:06:52mais il n'a pas donné
01:06:53son opinion politique
01:06:54parce qu'il est fier de la Marseillaise
01:06:55je pense que
01:06:55Kian Mbappé peut l'être aussi
01:06:58alors simplement
01:06:58sous réserve
01:06:59que parallèlement à ça
01:07:00vous assortissez
01:07:01votre amour de la Marseillaise
01:07:03qui est le cas
01:07:03de Mbappé
01:07:04et de Wemby
01:07:05qui est encore plus phénoménal
01:07:06de Victor Wendanyama
01:07:07encore plus phénoménal
01:07:09potentiellement
01:07:09le plus grand joueur de basket
01:07:10de l'histoire du monde
01:07:11potentiellement
01:07:13donc eux
01:07:13aiment sincèrement la Marseillaise
01:07:14on voit qu'ils la prennent
01:07:15avec en train
01:07:16qu'ils la chantent avec en train
01:07:17simplement
01:07:18ils remplissent la bonne case
01:07:20c'est qu'ils sont
01:07:21ils se sont des perroquiers
01:07:22je m'en déplaise
01:07:22Kian Mbappé
01:07:23que j'adore par ailleurs
01:07:24c'est un magnifique footballeur
01:07:25mais ça n'est jamais
01:07:26qu'un perroquier
01:07:26qui récite
01:07:27le credo
01:07:28qui récite le catéchisme officiel
01:07:29qui récite la ligne officielle
01:07:31la ligne orwellienne
01:07:32si jamais
01:07:33la ligne orwellienne
01:07:34c'est
01:07:34méfions-nous des extrêmes
01:07:36et comme Léon Marchand
01:07:38ne dit rien
01:07:38alors que
01:07:39c'est un magnifique cerveau
01:07:40je découvre
01:07:41en préparant le sujet
01:07:42qu'il fait des Rubik's Cube
01:07:44les six faces
01:07:44en 15 secondes
01:07:45qu'il a participé
01:07:47quand il avait 14-15 ans
01:07:48à des championnats de France
01:07:49de Rubik's Cube
01:07:49donc je dis
01:07:50putain
01:07:50il est un beau cerveau
01:07:51en plus il est modeste
01:07:52il n'a pas le melon
01:07:53donc les gens peuvent se projeter
01:07:54à travers lui
01:07:55il ressemble
01:07:57à une partie de la France
01:07:58donc je ne pense pas
01:07:59que son statut de star
01:08:01soit écorné
01:08:01sinon à la marge
01:08:02par l'extrême gauche
01:08:03et il y a
01:08:04un hiatus
01:08:05entre la puissance
01:08:05de l'extrême gauche
01:08:06ou les réseaux sociaux
01:08:07et sa réalité électorale
01:08:08sa réalité sociologique
01:08:09elle est marginale
01:08:10pour autant
01:08:11vous n'avez pas le droit
01:08:11d'aimer la France
01:08:12quand vous aimez la France
01:08:13c'est pas compliqué
01:08:14les antifas
01:08:14arrachent les drapeaux
01:08:15dans les manifs
01:08:16et il se trouve que
01:08:18Léon Marchand aime la France
01:08:19il a redit récemment
01:08:20qu'il vit aux Etats-Unis
01:08:21où il s'entraîne
01:08:22où il a passé son diplôme
01:08:23d'ingénieur
01:08:24ingénieur déjà à 24 ans
01:08:25le gars
01:08:26en plus de son entraînement
01:08:28qu'il avait la nostalgie
01:08:29de la France
01:08:30qu'elle lui manquait
01:08:31donc ça c'est interdit
01:08:32c'est comme Jean Dujardin
01:08:33qui met en scène
01:08:34qui laisse faire des gens
01:08:35qui sont brillants
01:08:36qui sont intelligents
01:08:38qui aiment la France
01:08:39aimer son pays
01:08:40c'est la base
01:08:40non je sais bien
01:08:42simplement
01:08:43Christine Alistre
01:08:43vous n'avez le droit
01:08:44d'aimer la France
01:08:45que si c'est la nouvelle France
01:08:46mais ce n'est pas
01:08:47l'extrême gauche
01:08:47qui fait la loi en France
01:08:48sur les réseaux sociaux
01:08:49il y a une emprise culturelle
01:08:50vraiment il y a
01:08:51une emprise culturelle
01:08:51je pense que le combat culturel
01:08:53est tout à fait asymétrique
01:08:55dans les médias centraux
01:08:56exception faite
01:08:57de CNews
01:08:58du GD d'Europe
01:09:00il y a une emprise
01:09:01plutôt du progressisme
01:09:02à Sciences Po
01:09:03on l'avait vu
01:09:03à Sciences Po
01:09:04en 2022
01:09:04il y a plus de 50%
01:09:05des élèves
01:09:06qui votent Mélenchon
01:09:06au premier tour
01:09:07vous le retrouvez
01:09:08dans la magistrature
01:09:09vous le retrouvez
01:09:10à l'université
01:09:10donc cette emprise
01:09:12n'a pas de traduction électorale
01:09:13mais elle a une emprise
01:09:14sur les esprits
01:09:15qui fait que
01:09:16Léon Marchand
01:09:16a dû retirer
01:09:18les fleurs de lisse
01:09:19qui encadraient
01:09:19son profil
01:09:21sur X
01:09:22alors que ce sont
01:09:22comme Gabriel le rappelait
01:09:24ce sont les armoiries
01:09:24de Toulouse
01:09:25réaction Gabriel Cluzel
01:09:26et ensuite on a Denise
01:09:27qui est outrée
01:09:28ce qu'il nous a appelé
01:09:29au standard de repas
01:09:30Gabriel Cluzel
01:09:31Non mais moi je crois
01:09:32que c'est très inquiétant
01:09:33parce que
01:09:34ces accusations
01:09:35dont fait l'objet
01:09:36Léon Marchand
01:09:37sont aussi
01:09:38une forme d'avertissement
01:09:39pour les autres
01:09:40je vous rappelle
01:09:41que se préparent
01:09:41les élections
01:09:42c'est difficile de l'oublier
01:09:44mais l'élection présidentielle
01:09:45et que s'était-il passé
01:09:47je crois que c'était
01:09:48au dernier législatif
01:09:49et bien l'équipe
01:09:50vous savez
01:09:51l'équipe
01:09:51ça aurait pu être
01:09:52un journal neutre
01:09:53à mon oeil
01:09:55l'équipe avait passé
01:09:57une tribune
01:09:58de sportifs
01:09:59qui demandaient
01:10:00à faire barrage
01:10:01à l'extrême droite
01:10:02donc on sait très bien
01:10:02qu'aujourd'hui
01:10:03s'il y a une prochaine tribune
01:10:05et si les sportifs
01:10:06ne la signent pas
01:10:07ces pro-sportifs là
01:10:09et bien
01:10:09ils vont avoir
01:10:10de sérieux problèmes
01:10:12c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas seulement
01:10:13de ne pas donner
01:10:15d'opinion
01:10:16de droite
01:10:17on n'a plus le droit
01:10:18de se taire
01:10:19vous vous rendez compte
01:10:21de se taire
01:10:21on est obligé de faire
01:10:22une génuflexion
01:10:22et se taire
01:10:23c'est faire le jeu
01:10:24de l'extrême droite
01:10:25c'est incroyable
01:10:26je vous donne la parole
01:10:28à Arthur
01:10:28dans un ensemble
01:10:29on a Denise
01:10:29ensuite on a Alain
01:10:30aussi qui nous a appelé
01:10:31Denise
01:10:31vous êtes outré
01:10:32vous avez 75 ans
01:10:33vous dites que vous vous trouvez
01:10:36terriblement
01:10:37honteux
01:10:37dites-nous pourquoi
01:10:38oui oui oui
01:10:39bonjour
01:10:40bonjour Denise
01:10:41oui
01:10:42oui bonjour Kelly
01:10:43et toute l'équipe
01:10:44alors moi
01:10:45d'abord que je vous dise
01:10:47que je suis une
01:10:48vieille française gauloise
01:10:49ma France
01:10:50c'est ma France
01:10:51et aujourd'hui
01:10:52comme je ne reconnais plus
01:10:53je suis très triste
01:10:53alors ce matin
01:10:54j'entendais
01:10:55que certaines personnes
01:10:57pour ne pas les nommer
01:10:58on pense que
01:10:59moi je pense que
01:10:59le message vient du LFI
01:11:00bien entendu
01:11:01ils ont menacé
01:11:02notre petit Léon Marchand
01:11:04je trouve ça inadmissible
01:11:05j'espère qu'il ne va pas
01:11:07se laisser faire
01:11:07parce qu'aujourd'hui
01:11:08on est dans un pays
01:11:09où on n'a plus le droit
01:11:10de penser
01:11:11il faut se cacher
01:11:12de ce qu'on pense
01:11:13c'est très très grave
01:11:15moi je dis à la population
01:11:16mais réveillez-vous
01:11:17ce petit jeune homme
01:11:18il est
01:11:19je ne sais pas
01:11:20il nous apporte des médailles
01:11:22il représente la France
01:11:23partout
01:11:23aux Etats-Unis
01:11:24et parce qu'il a le malheur
01:11:26de ne pas penser
01:11:27comme certaines personnes
01:11:29et bien voilà
01:11:29il est enlevé
01:11:30et de ne pas dire
01:11:30ce qu'il pense
01:11:32il n'a pas le droit
01:11:32de dire ce qu'il pense
01:11:33mais c'est grave
01:11:34et s'il le dit
01:11:35vous verrez
01:11:35comme autre personne
01:11:36parce que
01:11:37moi le sujet
01:11:38serait très loin
01:11:39trop loin
01:11:39mais je vais vous dire
01:11:40pourquoi aujourd'hui
01:11:41les gens du showbiz
01:11:43ne disent pas
01:11:44ce qu'ils votent vraiment
01:11:45parce que sinon
01:11:46ils vont se retrouver
01:11:46sans travail
01:11:47sinon ils vont être agressés
01:11:49comme les maires
01:11:49des communes
01:11:50qui sont agressés
01:11:51aujourd'hui
01:11:51mais vous voyez
01:11:52ça va loin
01:11:53alors moi je vais vous dire
01:11:54quelque chose
01:11:55que je ne sais pas
01:11:55si je peux dire
01:11:56à la télévision
01:11:57je vous arrêterai
01:11:58si vous dépassez les bords
01:12:00parce que là
01:12:00comme vous écoutez
01:12:01aussi Denise
01:12:01je veux juste dire
01:12:03que pour moi
01:12:03aujourd'hui
01:12:04le LSI
01:12:05c'est une secte
01:12:06ce n'est pas un parti
01:12:08je fais partie
01:12:09d'une génération
01:12:09où il y avait
01:12:10le centre
01:12:12le gauche
01:12:13avec les communistes
01:12:14le centre
01:12:15avec plutôt
01:12:16les socialistes
01:12:16et la droite
01:12:17et le pays
01:12:18fonctionnait très bien
01:12:19les gens avaient
01:12:20le choix de dire
01:12:21j'ai voté communiste
01:12:22ou j'ai voté autre chose
01:12:23aujourd'hui
01:12:24on ne peut plus
01:12:25sinon on est menacé
01:12:26c'est très grave
01:12:27merci beaucoup
01:12:28ma chère Denise
01:12:29merci pour ce coup de gueule
01:12:31LFI
01:12:31pour vous c'est une secte
01:12:33et pour vous
01:12:33voilà on ne peut plus
01:12:34dire ce qu'on veut
01:12:35on sent cette pression
01:12:36de l'extrême gauche
01:12:37comme disait François Bousquet
01:12:38à qui on redonnera la parole
01:12:39merci infiniment
01:12:40d'avoir appelé
01:12:40au standard
01:12:41d'Europe 1 marché
01:12:41Denise
01:12:42Alain vous nous appelez
01:12:43de Normandie
01:12:44et vous dites que
01:12:45dans l'interview
01:12:45dans laquelle
01:12:46on a interrogé
01:12:46Léon Marchand
01:12:47on a ce sujet
01:12:48il a été forcé
01:12:49à prendre position
01:12:50comme les autres sportifs
01:12:52et ça ça vous a choqué
01:12:53vous dites que la journée
01:12:54c'est la série
01:12:55qui a insisté
01:12:56oui oui tout à fait
01:12:57j'ai suivi
01:12:58il se trouve que
01:12:59j'étais devant l'émission
01:13:00au moment où
01:13:01il a été interviewé
01:13:02j'ai très bien compris
01:13:04la manipulation
01:13:06de la journaliste
01:13:07qu'il l'a poussé
01:13:08alors qu'il avait parlé
01:13:09pendant plusieurs
01:13:10plusieurs minutes
01:13:11de ses médailles
01:13:12de son entraînement
01:13:13de son combat
01:13:14et puis bon
01:13:15il lui a dit
01:13:16alors est-ce que
01:13:17vous pourriez pas
01:13:18prendre position
01:13:18un petit peu
01:13:19dans les débats politiques
01:13:21actuels
01:13:21comme
01:13:22le basqueteur
01:13:24Wembaïa
01:13:25ou Kylian Mbappé
01:13:26et peut-être
01:13:27d'ailleurs aussi
01:13:28une troisième personne
01:13:29et là
01:13:30il s'est trouvé
01:13:30un peu quoi
01:13:31il est resté
01:13:32bon à bouche bée
01:13:32il a dit
01:13:33ben oui
01:13:33mais pourquoi
01:13:34vous vous posez
01:13:34cette question
01:13:35ça venait vraiment
01:13:36comme des cheveux
01:13:37sur la soupe
01:13:37j'ai compris tout de suite
01:13:39la manipulation
01:13:40de la journaliste
01:13:41et je me suis dit
01:13:42oula
01:13:42ça va faire du buzz
01:13:43ça m'a manqué
01:13:45et puis voilà
01:13:47c'est vraiment
01:13:48terrible
01:13:49de voir
01:13:49comment une journaliste
01:13:51peut créer
01:13:52l'événement
01:13:54en embêtant
01:13:55ce pauvre champion
01:13:56du monde
01:13:57avec des questions
01:13:59totalement stupides
01:14:00mais les français
01:14:01sont témoins
01:14:02mon cher Alain
01:14:03comme vous
01:14:03justement
01:14:04merci de votre appel
01:14:04vous que nous avez appelé
01:14:06Alain de Normandie
01:14:07vous soulignez
01:14:08ce qu'on avait pas encore
01:14:09souligné
01:14:09la complicité
01:14:11médiatique
01:14:11Arnaud Matrigban
01:14:12le mot de la fin
01:14:13sur ce sujet
01:14:14sur le racisme anti-blanc
01:14:17avec Léon Marchand
01:14:18ensuite François Bousquet
01:14:19essayiste
01:14:20auteur de l'ouvrage
01:14:21Sale Blanc
01:14:22à la Nouvelle Librie
01:14:23qui nous donnera
01:14:24le mot de la fin
01:14:25sur Léon Marchand
01:14:26victime
01:14:26traité de facho
01:14:27parce qu'il n'a pas donné
01:14:28une opinion politique
01:14:29François Bousquet
01:14:30l'a très bien résumé
01:14:31la gauche hier
01:14:32l'extrême gauche aujourd'hui
01:14:33a le monopole
01:14:34de la représentation
01:14:35donc sur les réseaux
01:14:37mais dans l'espace
01:14:38médiatique
01:14:38dès qu'il y a une tribune
01:14:39il faut dire
01:14:40réciter le catéchisme
01:14:41le problème c'est que
01:14:42plus elle perd du terrain
01:14:44sur le réel
01:14:45plus elle se radicalise
01:14:46alors ça ressemble
01:14:47au champ du signe
01:14:48mais le champ du signe
01:14:48ça peut être long
01:14:49ça peut être violent
01:14:50et ça me fait penser
01:14:51vous savez à ce qui s'est passé
01:14:52au festival de Cannes
01:14:53cet été
01:14:53lorsque Gilles Lelouch
01:14:54qui présentait le film
01:14:55Moulin
01:14:55donc sur Jean Moulin
01:14:56a été interrogé
01:14:57par une indigéniste
01:14:58déguisée en journaliste
01:14:59qui lui dit
01:15:00en gros je résume
01:15:01est-ce qu'il y a une présidentielle
01:15:02qui arrive
01:15:03est-ce que vous allez appeler
01:15:04à voter contre un parti
01:15:05qui a été fondé
01:15:06par les WFNSS
01:15:07ou contre le seul parti
01:15:08qui a repris
01:15:09le programme de la résistance
01:15:11il répond
01:15:12votre question est un peu orientée
01:15:13je ne vais pas répondre
01:15:15logique
01:15:15ce n'est pas le lieu
01:15:16ce n'est pas l'endroit
01:15:17c'est pas l'endroit
01:15:18il a dû faire marche arrière
01:15:20c'était incroyable
01:15:21donc ça annonce
01:15:22ce qui va se passer
01:15:22pendant 8 mois
01:15:23ça va être un peu violent
01:15:24et une question qui a été posée
01:15:25tout en sachant
01:15:26qu'on connaissait déjà
01:15:27encore une fois la position
01:15:27entre la WFNSS
01:15:28et la résistance
01:15:29même moi je vais répondre
01:15:30la résistance
01:15:32c'est quand même
01:15:33assez incroyable
01:15:34Arthur Devintrigan
01:15:35qui était en direct
01:15:35avec nous sur
01:15:36François Bousquet
01:15:38peut-être le mot de la fin
01:15:39qu'est-ce que ça dit
01:15:40par exemple
01:15:41on entend Arthur Devintrigan
01:15:42qui dit voilà
01:15:42ça annonce quand même
01:15:43une campagne
01:15:44au niveau de la liberté d'expression
01:15:46qui va être violente
01:15:47oui avec un rapport de force
01:15:48et une crispation
01:15:49de part et d'autre
01:15:50deux camps qui sont très polarisés
01:15:51qui n'ont plus rien à se dire
01:15:54néanmoins
01:15:54sur cette affaire
01:15:55de Léon Marchand
01:15:56c'est que
01:15:56c'est la récurrence
01:15:57de ce genre d'affaires
01:15:58sur les réseaux sociaux
01:15:59toujours
01:16:00toujours
01:16:00dans le sens
01:16:01du racisme anti-blanc
01:16:02il y a deux mois à peine
01:16:03c'était Luc Adigne
01:16:05arrière de l'équipe de France
01:16:06qui ont la demi-finale
01:16:07contre l'Espagne
01:16:08parce qu'il a provoqué
01:16:08un pénalty
01:16:09de la mini-amale
01:16:10qui s'est pris
01:16:11sur les réseaux sociaux
01:16:12il s'est fait massacrer
01:16:13deux ans plus tôt
01:16:14c'était Hugo Lloris
01:16:16rappelez-vous
01:16:16la finale de la coupe du monde
01:16:18c'est le seul blanc de l'équipe
01:16:19alors juste avant de terminer
01:16:20peut-être
01:16:21je suis en train de penser
01:16:21à Kylian Mbappé
01:16:22qui s'en est pris aussi
01:16:23des vertes et des pas mûres
01:16:24alors Kylian
01:16:24s'en est pris
01:16:25beaucoup énormément
01:16:26mais de la part
01:16:26de personnalités publiques
01:16:27et c'est scandaleux
01:16:28mais Macron s'est solidarisé
01:16:29rappelez-vous
01:16:30la sénatrice uruguayenne
01:16:31ou paraguayenne
01:16:34l'ex-premier ministre espagnol
01:16:35Mariano Raroy
01:16:36qui n'a fait que dire
01:16:37ce qu'avait dit
01:16:38l'ex-premier ministre
01:16:39du Sénégal
01:16:39ce qui avait dit
01:16:40que si la France gagne
01:16:42ce serait l'Afrique
01:16:42et battrait l'Afrique
01:16:44c'est vrai qu'il y a ça
01:16:45simplement
01:16:45c'est pas sur les réseaux sociaux
01:16:46qu'il y a de Mbappé
01:16:47merci infiniment
01:16:48François Bousquet
01:16:49d'avoir été en direct
01:16:50sur Europe 1
01:16:50merci Gabrielle Cusel
01:16:51merci Arthur de Vatrigan
01:16:53c'était génial
01:16:53merci à Zira Dinamo
01:16:55merci à toute l'équipe
01:16:56en régie Fabrice Laffitte
01:16:57bonjour ma chère Clélie
01:16:58bonjour Christine
01:16:59bonjour à tous
01:16:59Europe 1 Info
01:17:00dans quelques instants
01:17:01minute
01:17:01les LFI
01:17:03les écolo
01:17:03qui préparent la désobéissance
01:17:05en cas d'élection du RN
01:17:06en 2027
01:17:07et bien on en parle
01:17:08Europe 1 Info
01:17:09on en est où
01:17:10on en est où
01:17:10désobéissance
01:17:11c'est fou quand même
01:17:13excellente émission
01:17:13merci
01:17:14un bisou ma belle
01:17:15belle émission
01:17:15merci Christine
01:17:16c'était Christine
01:17:16Christine Kelly
01:17:17de retour demain
01:17:17dans 11h à 13h
01:17:18sur Europe 1

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