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00:00:01Europe 1, Europe 1, 11h-13h, Christine Kelly et vous ?
00:00:07Bonjour à tous, bienvenue sur Europe 1, nous sommes ensemble jusqu'à 13h avec Gabriel Cluzel, avec Géraldine Hamon.
00:00:14Bonjour Christine.
00:00:15Des lycées bloqués, des tensions, des appels à la mobilisation, des blessés parmi les manifestants, même les enseignants,
00:00:22et aussi les forces de l'ordre au cœur de la polémique, le rôle de LFI,
00:00:26et les propos de certains responsables sur la violence légitime, comme le maire de Saint-Denis par exemple.
00:00:31Alors, qui est responsable de cette situation ? Les jeunes sont-ils instrumentalisés ?
00:00:35Et puis surtout, est-ce que l'État laisse faire ?
00:00:37Puisqu'on voit que Laurent Nunez dénonce justement le rôle de LFI, pour autant, qu'est-ce qui fait concrètement
00:00:43? Rien.
00:00:44Appelez-nous pour réagir dès maintenant.
00:00:4501-80-20-39-21, vous appelez Christine Kelly au standard Europe 1, le numéro est non surtaxé.
00:00:50Gasol et essence à des sommets au niveau des prix, pouvoir d'achat sous pression, colère sociale, et débat sur
00:00:56la retraite à 65 ans.
00:00:57Le gouvernement peut-il encore demander des efforts aux Français ?
00:01:01Quelle solution pour sortir de cette spirale ?
00:01:03Nous en parlerons avec Eléonore Carrois, ministre déléguée, et chargée notamment de la francophonie et des Français de l'étranger.
00:01:10Et elle répondra bien sûr à vos questions.
00:01:11Vous pouvez l'interroger au 01-80-20-39-21, au standard Europe 1 et sur WhatsApp.
00:01:15Oui, et l'enquête de Mediapart qui met en cause Jordan Bardella et qui le conteste.
00:01:21La suite de nos révélations arrive, dit Mediapart.
00:01:24S'agit-il de travail journalistique d'intérêt public ou d'une opération visant à fragiliser politiquement le président du
00:01:30RN ?
00:01:31Cette affaire change-t-elle votre regard sur Bardella ?
00:01:33Que pensez-vous du rôle des médias dans une campagne présidentielle ?
00:01:36On se souvient notamment de l'affaire Fillon.
00:01:38Donnez-nous votre avis au 01-80-20-39-21.
00:01:41Et puis, Hubert Ménard qui est poursuivi et sera jugé à 13h30 après avoir refusé de célébrer le mariage d
00:01:48'un couple au motif que l'homme faisait l'objet d'une OQTF.
00:01:51Le couple s'est marié depuis en Algérie.
00:01:53La mère doit-il appliquer la loi sans discuter ou peut-il invoquer un principe de conscience ?
00:01:58Hubert Ménard doit-il être condamné par la justice après son refus de célébrer ce mariage ?
00:02:02Appelez-nous pour en débattre.
00:02:04Un seul numéro, le 01-80-20-39-21, un numéro non surtaxé au standard Europe 1 et sur WhatsApp.
00:02:10Vous l'avez compris, Christine Kelly et vous, c'est votre émission et c'est de 11h à 13h sur
00:02:14Europe 1.
00:02:1611h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:02:21Il est 11h05, bienvenue à tous.
00:02:23Nous allons commencer par le blocus des lycées.
00:02:26Alors évidemment, quel est le rôle de LFI ?
00:02:29On se pose la question alors qu'on voit clairement le rôle de LFI.
00:02:34Je fais un peu à la Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, qui dénonce et qui critique Gabriel Cluzel, le
00:02:41rôle de LFI.
00:02:42Et pour autant, on se dit qu'il est ministre de l'Intérieur.
00:02:44Moi, j'ai envie de demander, mais que fait le gouvernement ?
00:02:46Que font les pouvoirs publics lorsqu'on entend effectivement le discours de Bali Bagayoko sur la violence légitime,
00:02:53des propos qui sont à la fois aussi dénoncés par le gouvernement ?
00:02:56Et on voit que juridiquement, rien n'est fait.
00:02:59Politiquement, comme ça, on dénonce.
00:03:01On en voit juste la police sur le front.
00:03:04Mais est-ce que tout cela, on voit les dégâts, on voit un professeur qui a été frappé,
00:03:09on voit qu'il y a un million d'euros de dégâts en Ile-de-France, 200 000 déjà à
00:03:14Lille par exemple.
00:03:15Est-ce que l'absence de réaction des pouvoirs publics traduit un gouvernement dépassé Gabriel Cluzel ?
00:03:22Non mais regardons la scène, elle est délirante.
00:03:24C'est-à-dire qu'on a un pays qui a l'arme nucléaire,
00:03:26qui prétend tenir une place de premier choix dans l'ordre du monde,
00:03:32et on n'est pas capable de renvoyer des gamins chez eux, des lycéens.
00:03:36Mais des gamins qui se comportent comme des adultes violents.
00:03:40Je ne voudrais pas qu'on les prenne pour des petits polissons qui ont volé un malabar.
00:03:43Ce n'est pas ça le sujet, c'est grave ce qui s'est passé.
00:03:46Il y a eu des proviseurs agressés, des profs molestés.
00:03:50Il y a un pompier qui a pris feu, j'espère qu'il va bien, mais on a vu les
00:03:54images.
00:03:57Tout ce qui brûle, c'est grave.
00:03:59On sort des incendies, on sait très bien que ce n'est pas anodin.
00:04:01Il y a eu des jets d'acide chlorhydrique.
00:04:03Il s'est passé des choses gravissimes.
00:04:05Et pardon de le dire, qui n'ont rien à voir avec le manque de moyens bien réels,
00:04:09sans doute le manque de profs bien réels.
00:04:11Et encore une fois, quel prof serait tenté de venir dans ces établissements après de telles scènes ?
00:04:15Parce qu'on les voit sortir.
00:04:17Non mais quel est le rapport avec les moyens de l'éducation nationale ?
00:04:19Des drapeaux palestiniens ou algériens.
00:04:22Mais c'est quoi le rapport ?
00:04:23Moi je n'ai pas vu, ça m'a échappé.
00:04:26Donc c'est gravissime.
00:04:28On a des élus de la France insoumise.
00:04:29On a vu M. Bali Bagayoko qui ont un comportement extrêmement ambigu.
00:04:36Quand M. Bali Bagayoko parle de violence légitime et qui dit que parfois elle est autorisée.
00:04:41Oui, elle est autorisée dans un cas, c'est quand l'État l'exerce.
00:04:45Parce que c'est le fondement même de notre civilisation.
00:04:48Les citoyens ont délégué la violence légitime, le droit d'exercer la violence légitime à l'État, tout simplement.
00:04:57Donc c'est gravissime de tenir ce genre de propos.
00:05:00Et c'est vrai qu'on sent une grande impuissance.
00:05:03Alors M. Nunez, il parle de fermeté, il condamne, etc.
00:05:06Mais tout ça, ce sont des mots.
00:05:07On a l'impression que c'est vraiment grand diseur, petit faiseur.
00:05:10Et M. Retailleau, d'ailleurs, l'a interpellé.
00:05:12Bruno Retailleau, qui a été ministre de l'Intérieur, lui dit
00:05:14« Mais attendez, vous avez les outils juridiques pour faire quelque chose. »
00:05:18C'est ça, in fine, enfin, en filigrane qu'il dit.
00:05:21« L'article 133.10 du Code pénal punit la provocation directe à la rébellion.
00:05:26Qu'attend le gouvernement pour signaler ses agissements inacceptables à la justice ? »
00:05:30Je vous garantis que ça aurait été un élu RN reconquête que sais-je.
00:05:34Il y a longtemps que quelque chose aurait été fait.
00:05:37Donc c'est quoi ? De la peur ?
00:05:39Oui, on peut tous les citer, là.
00:05:41Par exemple, évidemment, il y a des gens qui se font.
00:05:44Ils font condamner pour des banderoles.
00:05:47Exactement.
00:05:47Non, mais c'est délirant.
00:05:48Vous comprenez ce deux poids de mesure, ce matin.
00:05:50Moi, je le trouve, mais insupportable, ce deux poids de mesure.
00:05:53Je vous assure, c'est quelque chose qui devient trop lourd à porter pour ce pays.
00:05:58Ah, voilà.
00:05:59Donc, Bali Bengayoko, qui dit effectivement que...
00:06:01Il encourage un peu la violence limitée, mais il ajoute
00:06:04« Mais à chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
00:06:06À chaque fois, on souffle le chaud et le froid. »
00:06:09Ah, écoutez, avant d'avoir Jean-Louis qui nous appelle d'Île-de-France,
00:06:11qui va nous parler de ses petits-enfants et nous donner son regard,
00:06:14il a appelé son ordre de report.
00:06:15Écoutez, Gabriel Attal, qui était ce matin à l'interview de Laurence Ferrari sur Europe.
00:06:19On voit que la France insoumise, à nouveau,
00:06:22se sert de notre jeunesse comme de la chair à canon politique.
00:06:26Ils encouragent des jeunes à se mettre en danger eux-mêmes,
00:06:29à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs,
00:06:33de fonctionnaires de police et puis des bâtiments publics.
00:06:36Et c'est totalement insupportable. Ça, c'est la première chose.
00:06:39Et la deuxième chose, c'est que ça montre aussi
00:06:41une forme de banalisation que je dénonce depuis plusieurs années
00:06:44de la violence chez les jeunes.
00:06:46Et le fait que notre réponse pénale n'est pas adaptée
00:06:49à ce rajeunissement de la violence et à cette banalisation de la violence.
00:06:52Pas tous les jours.
00:06:54Merci. Voilà pour Gabriel Attal.
00:06:56Je voulais vous faire écouter quand même dans l'infoulé aussi
00:06:58le ministre de l'Éducation nationale.
00:07:00Alors, il était sur RTL, il s'est exprimé à propos de ce qu'a dit
00:07:04Bali Bagayouke, qui parle de violence légitime.
00:07:07Écoutez, le ministre de l'Éducation.
00:07:09Une récupération, en tout cas, ça, je crois que c'est quand même assez manifeste,
00:07:12si j'en crois le nombre...
00:07:13Et vous accusez la France Insoumise d'attiser ces tensions aujourd'hui ?
00:07:17Vous avez des élus de la France Insoumise
00:07:20qui font le tour des lycées concernés.
00:07:23Et vous avez hier un élu, en l'occurrence le maire de Saint-Denis,
00:07:26qui a expliqué que la violence était légitime,
00:07:29pouvait être légitime, mais que, bien sûr, on cherchait à l'éviter.
00:07:32Parce que, comme toujours, vous avez toujours le côté, on pousse le même bouchon,
00:07:34et puis après ça, on dit, mais c'est pas moi.
00:07:37Bruno Rotaillot la qualifie de factieux.
00:07:39Le maire de Saint-Denis, vous reprendriez ces propos ?
00:07:41Non, moi, je ne qualifie pas les gens,
00:07:43parce que ce n'est pas dans ma nature de qualifier les autres.
00:07:46J'observe simplement que dire que la violence est légitime,
00:07:48un crime ou un délit, c'est jamais légitime.
00:07:51Par définition, en démocratie.
00:07:52On est dans un état de droit.
00:07:53Donc, la violence, elle n'est pas légitime.
00:07:56Ce qui est légitime, ce sont les revendications,
00:07:58un certain nombre de revendications,
00:08:00quand elles portent, en l'occurrence, sur la vie scolaire,
00:08:02ce qui n'est pas le cas de beaucoup de revendications, au passage.
00:08:05Mais, lorsque les revendications portent sur le fonctionnement
00:08:08de l'institution scolaire, elles sont légitimes,
00:08:09elles doivent être entendues et écoutées.
00:08:10Moi, je vois des lycéens chaque semaine depuis mon arrivée.
00:08:12Elles doivent être entendues et écoutées,
00:08:13elles doivent être travaillées avec eux.
00:08:15Ça, c'est légitime.
00:08:16Et, une fois encore, ça se résout dans un cadre organisé.
00:08:19Voilà, vous avez pu entendre le ministre de l'Éducation.
00:08:21Bonjour, Jean-Louis.
00:08:23Bonjour, Christine.
00:08:24Bonjour, vous nous appelez d'Île-de-France.
00:08:27Et vous dites que vous avez des petits-enfants.
00:08:28Vous voulez réagir, justement, à ce blocus des lycées.
00:08:31Oui. D'abord, bonjour, Christine, et bonjour à toute l'équipe.
00:08:34Bonjour, Christine.
00:08:35Oui, moi, j'ai des petits-enfants, et je me pose la question
00:08:38parce que je pense qu'il faut prendre les problèmes assez tôt.
00:08:41Alors, j'ai des petits-enfants, j'ai ma petite-fille qui est en sixième,
00:08:44qui vient d'entrer en sixième.
00:08:46Et ils sont où, en Île-de-France, vos petits-enfants ?
00:08:49Ils sont du côté d'Orsay.
00:08:52D'accord.
00:08:53Voilà.
00:08:54Et puis, j'ai un petit-fils qui est encore en CE2.
00:08:58Mais j'en parlais encore avec mon fils hier.
00:09:00Maintenant, il...
00:09:01Bon, si vous voulez, on peut se lamenter tous les jours.
00:09:04Mais pendant qu'on se lamente, on ne fait rien.
00:09:07Donc, maintenant, il faut agir.
00:09:09C'est-à-dire que, alors, c'est peut-être plus facile pour moi que pour d'autres.
00:09:13Moi, j'ai travaillé neuf ans à l'étranger.
00:09:15Alors, j'étais envoyé par une boîte française, donc je suis revenu.
00:09:19J'ai travaillé deux ans aux États-Unis, cinq ans en Belgique et deux ans au Canada.
00:09:25Maintenant, je crois qu'il faut agir.
00:09:26C'est-à-dire qu'il faut s'arranger pour que nos petits-enfants puissent quitter la France
00:09:32et aller terminer leurs études dans un pays à peu près correct.
00:09:38Alors, très intéressant, mon cher Jean-Louis, parce que là, vous touchez du doigt un point très sensible,
00:09:43Gaël, qu'elle va vous sauter à la gorge, d'ailleurs, parce qu'on en parle régulièrement.
00:09:47Ce que vous dites est tellement intéressant, puisque en douce, souvent, on envoie nos enfants à l'étranger
00:09:54pour sauver, effectivement, nos enfants et la France dans tout ça, mon cher Jean-Louis.
00:09:59Avez-vous pensé à la France si on envoie tous nos enfants à l'étranger ?
00:10:02J'ai envie de vous entendre là-dessus.
00:10:03On marque une pause où on revient, Jean-Louis, parce que ce que vous dites, beaucoup de personnes y pensent.
00:10:06Et comme Jean-Louis, vous pouvez réagir dès maintenant.
00:10:08Vous vous appelez Christine Kelly.
00:10:12Moi aussi, j'aimerais bien renvoyer ma fille plus tard à l'étranger.
00:10:17Gabrielle, comment elle me regarde ?
00:10:19Appelez-nous au standard de rente 1.
00:10:20Appelez-nous au standard de rente 1 pour réagir.
00:10:220-1-80-20-39-21, le numéro du standard de rente 1 et non surtaxé.
00:10:25WhatsApp, ça fonctionne aussi.
00:10:270-1-80-20-39-21.
00:10:29A tout de suite sur Europe 1.
00:10:30Que point comme ?
00:10:32Europe 1.
00:10:33Christine Kelly et vous.
00:10:3411h17 sur Europe 1.
00:10:35Vous êtes bien avec Christine Kelly sur Europe 1.
00:10:37Vous réagissez 0-1-80-20-39-21.
00:10:40Au standard d'Europe 1, nous avions Jean-Louis Christine.
00:10:43Oui, alors Jean-Louis, 77 ans, qui nous appelle d'Ile-de-France dans un instant, Brigitte,
00:10:48pour réagir à ce blocus des lycées.
00:10:50Alors, le rôle de LFI, les discours sur la violence légitime.
00:10:54Et pourquoi les pourvains publics ne font rien, à part envoyer la police ?
00:10:57Pourquoi est-ce qu'ils n'agissent pas au niveau juridique, etc.
00:11:00Et comme si on laisse faire.
00:11:02Alors, Jean-Louis, vous nous avez appelé, vous dites, il faut arrêter de se lamenter.
00:11:05On est d'accord avec vous.
00:11:06Et vous dites, il faut agir.
00:11:07Et il faut agir, on vous dit, en enlevant ces enfants de la France ?
00:11:10Oui.
00:11:11Oui, alors, il y a encore quelques endroits où on peut avoir une éducation tout à fait normale.
00:11:16Mais si vous voulez, faisons une analyse factuelle de l'enseignement en France aujourd'hui.
00:11:21Je vais être très court.
00:11:24Le tiers des élèves qui rentrent en 6e ne sait pas correctement lire, écrire et compter et comprendre un texte.
00:11:31Le classement PISA est assez affolant.
00:11:34Et malgré tout, vous avez 90% de ces gens qui ont le bac à la fin.
00:11:39Vous dites, mais vous ne pensez pas qu'il se passe quelque chose, là ?
00:11:43Non, il y a quand même un vrai truc.
00:11:46Donc, soit on met ces enfants dans un endroit que l'on pourra qualifier de privilégié.
00:11:52Soit on les enlève, et puis de préférence avant le bac, parce que le bac aujourd'hui, ça ne représente
00:11:58plus rien.
00:11:59D'ailleurs, certains jeunes sont quand même réalistes.
00:12:04Ils ont une expression, t'as le bac, t'as rien.
00:12:07T'as pas le bac, tu n'es rien.
00:12:09Ce qui est quand même bien la preuve de ce que les gens pensent du bac.
00:12:12Donc, si vous voulez, il y a...
00:12:14Et là, vous dites, donc j'entends bien, donc à la fois, vous quand vous voyez les violences, vous vous
00:12:18dites, moi j'ai des petits-enfants.
00:12:19Vous vous dites, on voit qu'effectivement, avec le classement PISA, avec ces notes qui sont horribles, avec ces analfabètes
00:12:29que l'on voit qui arrivent jusqu'au bac,
00:12:30et pourtant ce taux de réussite élevé au bac, moralité, vous dites qu'il faut que nos enfants, pour les
00:12:36sauver, vous dites qu'il faut quitter la France.
00:12:39Pas seulement en tant qu'enfant, mais en tant qu'adulte plus tard, parce que quand on voit ce qui
00:12:43les attend après, il n'y a pas de quoi rester en France non plus.
00:12:47Donc, vous laissez la France inquiète, alors. Je vous taquine un peu, mon cher Jean-Louis. On est en direct,
00:12:51on se dit tout.
00:12:53Non, mais, alors, vous avez raison, il y a un petit côté égoïste, c'est-à-dire, je laisse la
00:12:57France aux Français qui n'ont pas tellement les moyens de se débrouiller comme j'essaie de me débrouiller.
00:13:04Alors, restez en ligne avec moi, Jean-Louis, je donne la parole à Gabriel Cluzel dans un instant, Brigitte qui
00:13:07nous appelle dans un instant,
00:13:08mais il y a Périne qui a appelé de Compiègne et qui veut réagir. Alors, restez en ligne avec nous,
00:13:13Jean-Louis. Bonjour Périne, vous voulez réagir à Jean-Louis, c'est-à-dire ?
00:13:16Bonjour Christine Kelly, déjà, je suis très enchantée de vous avoir.
00:13:19Ah, c'est gentil ma chère Périne, vous avez appelé de Compiègne, il fait beau ou bien il pleut chez
00:13:23vous ?
00:13:23On a quelques petites gouttes, ça y est, ça arrive.
00:13:26D'accord, ça arrive. Alors, dites-nous, vous voulez réagir à Jean-Louis ?
00:13:29Tout à fait, je voulais réagir en disant que, justement, pour moi, ce qu'il faut faire, c'est ne
00:13:35surtout pas pousser nos enfants à quitter la France,
00:13:38parce que je trouve que ça serait vraiment abandonner notre mission d'éducation auprès de nos enfants, de patriotisme et
00:13:46de renier, en fait, nos racines judéo-chrétiennes.
00:13:49Non, moi, pour moi, justement, ce que j'inculte, je suis vraiment de cinq enfants, et moi, ce que j
00:13:54'inculte à mes enfants, justement,
00:13:55c'est la beauté de l'histoire de leur pays, l'amour de leur pays, et grandir avec des convictions.
00:14:01Alors, j'entends bien ce que vous dites, je me fais l'avocat du diable, peut-être à la porte
00:14:05-parole de Jean-Louis,
00:14:06je lui donnerai la parole, en disant oui, mais en même temps qu'on voyait ces blocus, qu'on voyait
00:14:10justement cette haine,
00:14:12lorsqu'on voyait cette rage, lorsqu'on voyait ces lycées qui sont cassées, vous gardez quand même, on va dire,
00:14:17la foi, si vous permettez l'expression.
00:14:19Je garde, et la foi, bien sûr, ça vous pouvez le dire, et je garde l'espérance, parce que je
00:14:24pense qu'aujourd'hui,
00:14:26il faut se réveiller dans les urnes, et il faut encore y croire.
00:14:33Je suis, en effet, fortement outrée par ce qui se passe, là, dans les lycées.
00:14:37Je ne comprends pas que notre président, que les politiques ne réagissent pas et ne fassent pas quelque chose,
00:14:43parce que, comme le disait si bien, j'ai pas retenu son nom sur votre antenne,
00:14:47il aurait fallu que ce soit le collectif Nemesis, ou alors encore une banderole de certains partis,
00:14:54il en aurait fallu beaucoup moins pour qu'il y ait interpellation.
00:14:58Bien sûr, donc, effectivement, il faut qu'il y ait quelqu'un qui siffle la récré.
00:15:04Je donne la parole à Jean-Louis, ensuite Gabriel Cusel.
00:15:06Jean-Louis, vous voulez répondre à Périne ?
00:15:07Oui, bonjour Périne, d'abord.
00:15:09Bonjour Jean-Michel.
00:15:11Que des gens viennent élevés.
00:15:12Oui, c'est vrai, ça commence bien, on vous aime.
00:15:15Non, mais, si vous voulez, je comprends Périne, parce que c'est un débat qui nous assaille à l'intérieur
00:15:22de ma famille,
00:15:23c'est-à-dire que mon fils est d'accord avec moi.
00:15:24Oui, Périne, à l'âge de votre fille et de votre fils.
00:15:26Voilà, et ma belle-fille n'est pas d'accord avec moi, donc j'entends ce langage tout le temps,
00:15:34mais si vous voulez, il y a quand même une chose.
00:15:37Devant l'impurie, la lâcheté et l'inefficacité de nos hommes politiques,
00:15:42arrive un moment où vous dites, bon, c'est pas possible, c'est pas possible.
00:15:46Alors, j'entends bien.
00:15:47Et puis on s'en va.
00:15:48C'est pas possible, on s'en va.
00:15:49Périne restait en ligne, vous nous appelez de Compiègne, Jean-Louis aussi d'Île-de-France.
00:15:52Gabriel Cusel, comment vous réagissez ?
00:15:54Ensuite, on aura Brigitte.
00:15:56La réaction de Jean-Louis est humaine et compréhensible, on a envie de protéger ses enfants.
00:16:01Mais c'est vrai que moi, je partage plutôt la vie de Périne,
00:16:05parce que je crois que nous n'avons pas le droit d'abandonner notre pays.
00:16:10Moi, d'ailleurs, je ne saurais pas où aller.
00:16:13C'est là où s'est enterré mon père, maintenant, où s'est enterré ceux qui m'ont précédé.
00:16:18Ils nous ont légué cette terre, ils se sont battus pour elle, ils sont morts pour elle.
00:16:21Je crois qu'on ne peut pas la laisser.
00:16:23Et puis, il reste quand même.
00:16:25Vous voyez, on voit cette France bruyante.
00:16:27Mais deux jours en arrière, là, si on regarde, on a vu une France silencieuse très calme.
00:16:31Et il y a des gens qui continuent de construire, il y a des écoles qui restent avec un excellent
00:16:37niveau.
00:16:37On a encore des grandes écoles avec un excellent niveau.
00:16:40On a les moyens de faire beaucoup de choses, mais il faut libérer cela.
00:16:44Il faut arriver à le libérer.
00:16:45Moi, je pense, par exemple, qu'en matière d'éducation nationale,
00:16:47il faut permettre à ceux qui savent s'occuper d'école, savent exercer l'autorité,
00:16:51savent transmettre ce qui est absolument indispensable.
00:16:54Et il y en a de le faire et pas arrêter de leur taper sur la tête toute la journée.
00:16:59Donc, moi, je pense que non, rien n'est foutu.
00:17:02Je ne fais pas une partie du camp d'Éric Nolot.
00:17:04Il faudra un jour qu'on fasse un débat avec lui.
00:17:07Et je crois au contraire que le devoir de nos enfants, c'est un devoir difficile, mais c'est beau.
00:17:12Ça va être de relever cette France.
00:17:14Vous voyez, la France, elle s'est relevée des tas de fois.
00:17:16Et Gamliel, vous dites, par exemple, quitte à se sacrifier, quitte à sacrifier nos enfants.
00:17:21Non, mais personne n'a envie de sacrifier ses enfants.
00:17:25Mais déjà, vous savez, où iront-ils ?
00:17:28Il y a un certain nombre de pays qui sont frappés plus ou moins.
00:17:30Alors, ils sont peut-être un peu plus haut dans le classement PISA,
00:17:32mais plus ou moins par les mêmes mots.
00:17:35Mais moi, j'essaie de leur inculquer des valeurs comme ne pas subir,
00:17:39vous savez, qui est une phrase célèbre, je crois, du maréchal Delade de Tassini.
00:17:44Partir, quitter, c'est un peu subir.
00:17:46Donc, évidemment, personne n'a envie de sacrifier, ce serait complètement masochiste.
00:17:53Mais néanmoins, on apprend aussi à nos enfants à être des combattants.
00:17:57Moi, ça m'a réconfortée de voir que Jeanne d'Arc, dans la veillée du pape,
00:18:00elle a été applaudie à tout rompre.
00:18:02Vous voyez, ce n'est pas une combattante qui a sauvé la France à un moment où elle était foutue
00:18:05?
00:18:05Complètement.
00:18:06Donc, vous voyez, Jean-Louis, par exemple, comment vous réagissez à ce que dit Gamliel Cusel ?
00:18:10Ne pas se laisser aveugler, peut-être par cette minorité qui bloque le pays en ce moment,
00:18:15qui bloque les lycées, par exemple.
00:18:16Oui, mais je suis absolument d'accord avec elle.
00:18:19Enfin, d'accord, sauf dans les actes sur la fin.
00:18:23Vous savez, j'ai un grand-père qui a fait Verdun.
00:18:25J'ai été éduqué dans l'histoire de France, tel qu'on peut le...
00:18:31Mais, si vous voulez, je vois des politiques qui s'en foutent complètement.
00:18:36C'est ça qui est vraiment dramatique.
00:18:38Alors, c'est vrai, on a des grandes écoles, il y a quand même moyen encore d'intégrer.
00:18:44Mais globalement parlant, sans compter ce qu'on leur laisse après,
00:18:47c'est-à-dire l'histoire de la retraite, l'histoire de la dette,
00:18:52ils vont tous se prendre en pleine figure.
00:18:55Alors, elle a raison en ce sens que, oui, il y a d'autres pays qui ont effectivement des problèmes,
00:19:01mais pas comme les nôtres.
00:19:03Alors, on va marquer une pause, mon cher Jean-Louis.
00:19:05Restez en ligne avec nous.
00:19:06Périne, je sais que vous êtes là.
00:19:07Restez en ligne avec nous.
00:19:08Brigitte, je vous prends juste après la pause, vous qui dites justement où sont les parents.
00:19:13Ce sont parents d'éduqués.
00:19:14Ah, ben ça, je suis bien d'accord.
00:19:15Et ça, on va en parler aussi avec Périne, Brigitte et Jean-Louis.
00:19:18On marque une pause, on revient sur Europe.
00:19:20J'ai d'ailleurs un message sur WhatsApp au sujet des parents.
00:19:2201-80-20-39-21, on l'ira juste après la pause.
00:19:24Avec Christine Kelly, de 11h à 13h, sur Europe 1.
00:19:27Europe 1.
00:19:29Europe 1.
00:19:3211h, 13h, Christine Kelly et vous.
00:19:35Il est 11h33 sur Europe 1.
00:19:36Dans un instant, nous aborderons le dossier Robert Ménard.
00:19:39Doit-il être condamné par la justice après son refus de marier un couple dans l'homme et sous OQTF
00:19:44?
00:19:44On va recevoir un ville plâtrée, maire d'hiver droite de Chalons-sur-Saône.
00:19:48On parlera de l'affaire Mediapart-Bardelin.
00:19:50Est-ce une révélation journalistique ou une opération pour tuer ?
00:19:53Je cite politiquement, je cite Bardella avant la présidentielle.
00:19:57On abordera dans un instant avec Madame la Ministre qui nous a rejoint,
00:20:01Léonore Carroin, des lycées, des carburants, du pouvoir d'achat, de la retraite à 65 ans.
00:20:06On en parle dans un instant, mais pour l'instant, on termine sur les blocus des lycées avec Jean-Louis
00:20:11et Brigitte.
00:20:12Et vous, au 01-80-20-39-21, au standard Europe 1.
00:20:15Pour rappeler Christine Kelly, le numéro est non surtaxé.
00:20:17Vous envoyez aussi vos réactions sur WhatsApp 01-80-20-39-21.
00:20:21Il est 11h33.
00:20:22Bienvenue sur Europe 1.
00:20:25Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:20:28Alors, il y avait un message WhatsApp sur l'obligage.
00:20:31Oui, j'ai des messages WhatsApp, exactement Christine.
00:20:32Mon fils qui est en première à 17 ans, hier soir, est revenu en me disant qu'il souhaiterait participer
00:20:37à la grève.
00:20:38Il a eu un nom catégorique et je lui ai dit que si jamais il participait et qu'il y
00:20:41avait de la casse,
00:20:42eh bien, il le paierait.
00:20:43Voilà, des parents responsables.
00:20:45Déjà, un enfant responsable.
00:20:46Bonjour, maman.
00:20:47Est-ce que je peux participer à la grève, s'il te plaît ?
00:20:49C'est excellent.
00:20:50Madame la Ministre, je vous ferai réagir dans un instant.
00:20:53Gabriel Cusel, vous parlez des parents.
00:20:54Mais oui, moi, ça me paraît hallucinant.
00:20:56Enfin, si vous voulez, que font les parents ?
00:20:59C'est des mineurs.
00:21:00Non, mais les parents sont responsables.
00:21:02Ce sont des gamins, comme dit Jean-Luc Mélenchon.
00:21:04Non, non, mais oui, c'est ça, nos gamins, il dit.
00:21:07Oui, je l'ai entendu.
00:21:09Mais la responsabilité des parents, je pense, doit être engagée.
00:21:13Et les parents doivent prendre aussi leurs responsabilités.
00:21:15Vous savez, supprimer le téléphone à un lycéen, c'est la pierre des sanctions pour lui.
00:21:18Ça se fait très vite.
00:21:19En général, c'est des parents qui paient la bonne lèche.
00:21:21C'est pas facile à faire non plus.
00:21:21Ah, mais attendez, moi, si mon fils rejoint une grève, je peux vous dire, je ne vais pas me poser
00:21:25deux fois la question.
00:21:26Alors, Jean-Louis.
00:21:27Non, mais moi, ça me dépasse.
00:21:29Jean-Louis et Brigitte.
00:21:30Alors, Jean-Louis, la responsabilité des parents, peut-être un mot là-dessus,
00:21:34parce que vous avez dit qu'il faut arrêter de se mal lamenter, il faut quitter le pays, etc.
00:21:38La responsabilité des parents, vous ne pensez pas qu'elle est aussi en cause ?
00:21:41Ah, si, absolument.
00:21:42Mais je vais vous donner un exemple très court.
00:21:44Ça m'est arrivé quand j'étais à l'école primaire.
00:21:48Deux fois, j'ai un instituteur qui m'a mis une baffe.
00:21:51Bon, je ne devais quand même pas être très, très, très gentil.
00:21:54J'en ai parlé, je ne m'en suis pas rentrant à la maison le soir.
00:21:57Mon père m'en a mis une deuxième.
00:22:00C'était l'époque, moi j'en ai pris quelques-unes.
00:22:02Non, mais ça n'a pas fait de moi un martyr, si vous voulez, c'est ça.
00:22:07Oui, aujourd'hui, il y a des façons d'éduquer, peut-être différentes, mais en sachant dire non.
00:22:13Merci, Jean-Louis, pour votre appel.
00:22:14Mais attendez, je voulais simplement ajouter une toute petite chose.
00:22:18C'est Jean-Louis à vous ce matin.
00:22:22Dites-nous.
00:22:24Je ne comprends pas pourquoi on a envoyé la police sur les manifestations des lycéens.
00:22:28S'ils veulent détruire leur lycée, ils n'auront plus cours pendant trois mois ou six mois, et puis c
00:22:32'est tout.
00:22:32Mais oui, mais il y en a qui veulent travailler, mon cher Jean-Louis.
00:22:34C'est vous et moi qui veulent reconstruire.
00:22:36Et puis, il faut les reconstruire.
00:22:38Valérie Pécresse, ce matin, elle a envoyé la facture, elle a dit qu'elle envoie la facture à Balibagayoko,
00:22:45100 000 euros, parce qu'ils ont cassé un portail,
00:22:471 million d'euros de factures dans les lycées d'Île-de-France, 200 000 euros à Lille.
00:22:51Et ça pénalise aussi les lycéens qui veulent travailler, parce que parmi ces lycéens,
00:22:56il y en a qui ont envie d'avoir leur bac et bosser, bien sûr.
00:22:59Merci beaucoup, mon cher Jean-Louis, d'avoir appelé au Standard d'Europe 1.
00:23:02Merci, au revoir, votre continuation.
00:23:04Merci pour...
00:23:05C'était Jean-Louis à vous ce matin, de 11h à 11h36.
00:23:08Bonjour à Brigitte, qui nous appelait d'Aquitaine.
00:23:10Alors, c'est vous qui avez dit aussi, mais c'est aux parents quand même d'éduquer leurs enfants.
00:23:14Vous pensez que ce sont des parents qui n'ont plus la main, des enfants qui n'ont plus de
00:23:18parents ?
00:23:18Bonjour, Christine Kelly.
00:23:20Alors, je ne suis pas de l'Aquitaine, je suis de Montpellier.
00:23:23Je vous avais appelé il y a déjà deux mois sur l'école privée.
00:23:30Je faisais du bénévolat à l'Assomption.
00:23:33Il y a deux mois, je vous avais appelé à peu près.
00:23:35En fait, moi, aujourd'hui, le gros problème,
00:23:38et pourtant, je ne suis absolument pas macroniste, mais pas du tout,
00:23:41il faut arrêter de taper sur le gouvernement quand il y a une manifestation.
00:23:48À ce jour, ce sont uniquement les parents.
00:23:52Moi, ma fille, Ségolène, il y a des années, a voulu faire une grève.
00:23:57Je lui ai dit, écoute, ma petite chérie, tu veux faire une grève ?
00:23:59Il n'y a pas de souci, tu ne sortiras pas pendant trois mois ?
00:24:02Je vais vous garantir que Ségolène a réfléchi.
00:24:06Et elle s'est dit, oh, ben non, je ne vais pas aller faire grève.
00:24:09Très intéressant.
00:24:11Très intéressant, ma chère Brigitte.
00:24:12Merci beaucoup pour votre appel au standard d'Europe 1,
00:24:15et pas d'Aquitel, mais de Montpellier.
00:24:17Je vais faire tout de suite merci beaucoup.
00:24:18Il pleut, je crois, à Montpellier, non ?
00:24:19Il pleut, par exemple.
00:24:19Oui, il pleut énormément, oui, oui.
00:24:22On est en alerte rouge, là.
00:24:24Restez bien au chaud à Montpellier.
00:24:26Appelez-nous au standard d'Europe 1 et appelez-nous.
00:24:28Merci, ma chère Brigitte.
00:24:29Merci, excellente journée sur l'Europe 1.
00:24:30Madame la ministre Eleanor Carrois,
00:24:33déléguée, ministre déléguée auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères,
00:24:37chargé de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français à l'étranger.
00:24:40Comment vous réagissez à Brigitte, qui vient d'appeler en disant,
00:24:44mais il faut arrêter de taper sur le gouvernement,
00:24:46si ce sont aux parents d'éduquer leurs enfants ?
00:24:48Moi, je vais vous répondre, en tant que mère d'un adolescent,
00:24:52bien sûr que c'est une responsabilité parentale.
00:24:55Il a 13 ans, donc peut-être encore un peu jeune.
00:24:58Non, mais c'est le début.
00:24:59Au train, on y va, il va y avoir des enfants de 13 ans.
00:25:02Et je pense que c'est aussi la responsabilité des parents,
00:25:06c'est même surtout la responsabilité des parents,
00:25:08que de savoir ce que font leurs enfants
00:25:09et que de s'assurer qu'ils sont protégés.
00:25:13Parce qu'il y a aussi un enjeu de protection de ces mineurs
00:25:15qui se retrouvent dans des mouvements de foule.
00:25:17On a vu une jeune fille qui a reçu de l'acide chlorhydrique.
00:25:21On a des proviseurs qui sont tabassés.
00:25:24C'est pour ça que ces mouvements-là,
00:25:26et moi j'en veux beaucoup à toutes celles et ceux
00:25:28qui appellent à la violence
00:25:29ou qui justifient d'une façon ou d'une autre la violence,
00:25:32ce n'est pas le rôle d'un responsable politique.
00:25:36Comprendre que des lycéens,
00:25:38que même des professeurs, même des proviseurs
00:25:40et des revendications,
00:25:41qu'ils souhaitent changer leurs conditions de travail,
00:25:43qu'ils veuillent avoir un dialogue avec la région
00:25:45pour que des travaux puissent être faits,
00:25:47qu'ils exigent que des professeurs soient devant les classes,
00:25:51tout ça, ça me semble normal et légitime.
00:25:54En revanche, qu'un responsable politique dise
00:25:56« Allez-y, cassez tout »,
00:25:57déjà ce n'est pas la solution
00:25:58et ensuite c'est tout à fait irresponsable.
00:26:00Alors comment vous expliquez,
00:26:01Léonore Carrois, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe des Affaires étrangères,
00:26:06comment vous expliquez par exemple que,
00:26:07bon, je ne vous ai pas entendu citer LFI,
00:26:09je ne vous ai pas entendu citer...
00:26:10J'aurais pu...
00:26:11Non, non, mais pour le coup, on aurait pu dire qui...
00:26:13D'accord, mais pourquoi moi vous expliquez que,
00:26:14moi j'ai l'impression que,
00:26:16j'entends bien ce que vous dites,
00:26:17qu'on condamne,
00:26:18mais que personne ne fait rien,
00:26:20que le gouvernement ne saisisse pas un article 40,
00:26:23qu'on ne siffle pas à la fin de la récréation.
00:26:26Alors d'ailleurs,
00:26:26c'est la question de Pierre,
00:26:28qui nous appelle du Var.
00:26:29Pierre qui dit que l'État et la police
00:26:31devraient faire quelque chose.
00:26:32C'est ça Pierre ?
00:26:33Tout à fait.
00:26:34Je suis tout à fait d'accord avec vous.
00:26:36Déjà bonjour à tous.
00:26:37Bonjour Pierre.
00:26:38Bonjour Pierre.
00:26:38Voilà.
00:26:39Alors moi j'ai quatre filles,
00:26:41qui se comportent normalement...
00:26:44Elles ont quel âge Pierre ?
00:26:45Ça part de 24 ans jusqu'à 11 ans.
00:26:47D'accord.
00:26:50Et je trouve que l'État,
00:26:52quand sur certains points,
00:26:54ils sont capables de...
00:26:57On va dire entre guillemets,
00:26:58je vais donner un exemple des Gilets jaunes,
00:26:59ils ont nassé les gens,
00:27:01ils ont mis des amendes
00:27:02et pris des identités.
00:27:04Moi je trouve que l'État,
00:27:06dans des manifestations
00:27:07comme il se passe en France
00:27:08à l'heure d'aujourd'hui
00:27:09au niveau des lycées,
00:27:11il devrait nasser tous ces jeunes
00:27:12qui cachent,
00:27:14prendre leur identité
00:27:16et envoyer la facture aux parents.
00:27:18Comme ça,
00:27:19ça pourrait déjà réfléchir les parents
00:27:20et puis je pense que les enfants
00:27:22ne recommenceront pas.
00:27:23Alors on va poser la question.
00:27:26Merci Madame la ministre.
00:27:27Merci beaucoup Pierre
00:27:27de nous avoir appelé du Var
00:27:29et c'est vrai qu'on se pose la question
00:27:31que font les parents,
00:27:32que fait l'État,
00:27:33que fait la police.
00:27:34Bon la police,
00:27:35c'est elle qu'on envoie au front.
00:27:36Mais justement,
00:27:37est-ce qu'il ne faut pas envoyer,
00:27:38comme dit Pierre,
00:27:39la facture aux parents ?
00:27:41Déjà, ce qu'il faut
00:27:42c'est rétablir l'ordre.
00:27:44Que fait l'État ?
00:27:44L'État rétablit l'ordre.
00:27:45L'État répond aux revendications,
00:27:47aux questions des mouvements lycéens.
00:27:48On en a vu des décennies
00:27:51à travers de l'histoire,
00:27:52plus ou moins violents d'ailleurs,
00:27:54et qui se sont soldés par...
00:27:56Il y en avait un contre la loi Fillon,
00:27:58il y a eu évidemment les CPE, etc.
00:28:00On a vu comment ça se termine.
00:28:02Si vous permettez,
00:28:02Madame la Ministre,
00:28:03j'ai l'impression,
00:28:04dites-moi si je me trompe,
00:28:06et Léonore Carrois,
00:28:06on est en direct sur Europe 1,
00:28:08que je n'ai pas vu,
00:28:09par exemple même dans les manifestations
00:28:10de François Fillon,
00:28:12des jeunes donner des coups de pieds
00:28:13dans le dos
00:28:13à des professeurs de physique chimie.
00:28:15On en a passé un cap,
00:28:16moi je suis d'accord avec Christine.
00:28:17Oui, je n'ai pas vu,
00:28:18effectivement à l'époque,
00:28:19qu'on a jeté un prof
00:28:20avec des cheveux blancs par terre frappés.
00:28:22Vous savez,
00:28:22vous voyez Madame,
00:28:23j'entends ce que vous dites,
00:28:28des manifestations lycéennes,
00:28:30mais on le voit aussi
00:28:30lorsqu'il y a des grandes manifestations sportives
00:28:33et qu'ensuite vous avez
00:28:34des supporters qui sortent dans la rue.
00:28:36En fait,
00:28:37vous avez des mouvements de liesse,
00:28:39des mouvements de colère,
00:28:39des mouvements de protestation
00:28:40qui sont normaux,
00:28:41qui ont toujours existé,
00:28:42qui sont parfois compliqués à gérer
00:28:44pour l'État,
00:28:45mais on ne remet évidemment pas en cause
00:28:47le droit de manifester
00:28:48ou d'exprimer une opinion.
00:28:50En revanche,
00:28:50ce qu'on voit,
00:28:51c'est que parmi ces lycéens,
00:28:52et y compris au sein de certains,
00:28:55peut-être même certains lycéens,
00:28:56on a des personnes
00:28:58qui sont extrêmement violentes,
00:28:59on a des black blocs
00:29:01qui se joignent
00:29:01à ces mouvements lycéens,
00:29:02et puis ce qui est plus grave
00:29:04et pour le coup
00:29:05plus facile à établir,
00:29:06parce que moi je suis assez prudente,
00:29:07je suis avocate,
00:29:07je ne veux pas accuser
00:29:09sans avoir de preuves,
00:29:10mais ce que je vois,
00:29:11c'est que des dirigeants politiques
00:29:13de la France Insoumise
00:29:14vous disent
00:29:15c'est normal,
00:29:17la violence doit pouvoir s'exprimer.
00:29:19Et c'est là où moi
00:29:19je suis profondément choquée
00:29:20et où je vous dis
00:29:22ce que j'entends,
00:29:23ce n'est pas le rôle d'un élu
00:29:25que d'appeler ou de justifier
00:29:28une quelconque forme de violence.
00:29:29Et moi je pense que
00:29:30même à l'époque de François Fillon,
00:29:31on ne voyait aucun élu
00:29:33justement jeter de l'huile sur le feu.
00:29:35On marque une pause,
00:29:35on revient à Madame la Ministre
00:29:37et l'Honneur Carrois
00:29:37dans le sud d'Europe.
00:29:38Appelez-la,
00:29:39appelez au standard d'Europe
00:29:40si vous voulez l'interpeller,
00:29:41si vous voulez réagir,
00:29:42peut-être,
00:29:42et puis on est un peu plus loin,
00:29:43peut-être,
00:29:44dans quel contexte
00:29:45justement se développe tout ça,
00:29:46la crise des carburants
00:29:47qui en font d'écran,
00:29:49on en parle là sur Europe.
00:29:51Et si vous voulez bien sûr
00:29:51échanger avec l'Honneur Carrois,
00:29:53ministre déléguée
00:29:54auprès du ministre de l'Europe
00:29:55et des Affaires étrangères,
00:29:56chargé de la francophonie
00:29:57des partenariats internationaux
00:29:58et de français à l'étranger,
00:29:59vous composez le 01-80-20-39-21.
00:30:02Le numéro est non surtaxé.
00:30:04A tout de suite
00:30:04avec Christine Kelly
00:30:05sur Europe 1.
00:30:06France.com
00:30:08Europe 1.
00:30:09Christine Kelly et vous.
00:30:1011h46 sur Europe 1.
00:30:12Vous avez la parole
00:30:13avec Christine Kelly
00:30:14de 11h à 13h
00:30:15et vous pouvez interroger
00:30:16notre invité.
00:30:17Avec nous aujourd'hui,
00:30:18Christine et Léonore Carrois,
00:30:19ministre déléguée
00:30:20auprès du ministre de l'Europe
00:30:21et des Affaires étrangères,
00:30:22chargée de la francophonie,
00:30:24des partenariats internationaux
00:30:25et des Français de l'étranger.
00:30:27Oui, Léonore Carrois,
00:30:28merci d'être dans le studio d'Europe 1.
00:30:30Tout cela,
00:30:31ce qu'on voit avec la violence
00:30:32des laissés pour vous,
00:30:34ça s'inscrit.
00:30:36Est-ce que vous voyez comme moi
00:30:38que ça s'inscrit
00:30:39dans un contexte un peu particulier
00:30:40de crise de carburant,
00:30:42de tension,
00:30:42de revendication ?
00:30:44On a envie d'en découdre,
00:30:45on sent que ça va mal.
00:30:46Même à la maison,
00:30:47les lycéens se disent
00:30:47« mes parents n'ont pas d'argent »
00:30:49ou « je ne sais pas,
00:30:50pour faire le plein, etc. »
00:30:52Il y a une crise de pouvoir d'achat.
00:30:53Est-ce qu'il n'y a pas en filigrane
00:30:54cette toile de fond ?
00:30:56En tout cas,
00:30:57c'est sûr qu'on vit
00:30:58un moment de multiplication des crises
00:31:00et pas seulement en France
00:31:01mais à l'international.
00:31:02J'étais la semaine dernière
00:31:03à l'Assemblée générale
00:31:05des Nations Unies.
00:31:06Les chiffres sont glaçants.
00:31:07On n'a jamais eu autant de guerre
00:31:09depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:31:11On a 65 conflits
00:31:13qui impliquent au moins un État.
00:31:14On a 8 conflits
00:31:15entre deux États en ce moment.
00:31:17Et on a par ailleurs,
00:31:18on parle beaucoup du détroit d'Hormuz
00:31:20pour parler de l'impact que ça a
00:31:21sur le prix de l'énergie.
00:31:23Mais en réalité,
00:31:24ça a aussi un impact
00:31:24sur la nutrition,
00:31:26sur l'alimentation.
00:31:26Vous avez 45 millions de personnes
00:31:27qui aujourd'hui sont dans un risque
00:31:29de famine aiguë
00:31:30parce que les engrais passent aussi
00:31:32par ce fameux détroit d'Hormuz.
00:31:34Je ne vais pas vous faire
00:31:35la liste de toutes les crises
00:31:36mais que l'on soit anxieux,
00:31:38que l'on se pose des questions
00:31:39sur l'avenir,
00:31:41c'est quelque part normal
00:31:42dans le contexte que nous vivons.
00:31:43Et puis on a par ailleurs,
00:31:45dans six mois,
00:31:46une élection présidentielle majeure.
00:31:48Vous savez à quel point en France,
00:31:49l'élection présidentielle
00:31:50cristallise à la fois
00:31:51tous les espoirs
00:31:52mais aussi tous les combats.
00:31:54Et je vois que chaque sujet
00:31:56est aussi extrêmement politisé.
00:31:58Alors politisé,
00:31:58ce n'est pas une mauvaise chose en soi
00:32:00mais parfois c'est dévoyé.
00:32:02On en parlait à l'instant
00:32:02sur l'instrumentalisation
00:32:05de revendications de lycéens
00:32:07qui pour certaines
00:32:08peuvent être tout à fait légitimes.
00:32:09Encore une fois,
00:32:09je pense que c'est important
00:32:10de le dire
00:32:10parce qu'il ne faut pas stigmatiser
00:32:12des jeunes qui peuvent se retrouver
00:32:14sans prof devant eux
00:32:15dans une classe.
00:32:16Il faut les entendre
00:32:17à nous faisons.
00:32:18Mais après,
00:32:19quand on voit les proportions
00:32:20que ça prend,
00:32:20la forme que ça prend,
00:32:21on voit bien
00:32:22que ce n'est pas la solution.
00:32:24Et Léonore Carrois
00:32:25sur Europe,
00:32:25un ministre auprès
00:32:27du ministre de l'Europe.
00:32:28Sandrine,
00:32:28vous nous appelez
00:32:29du Grand Est
00:32:30et vous dites
00:32:31qu'il y a effectivement
00:32:33cette toile de fond
00:32:34du pouvoir d'achat.
00:32:36Oui,
00:32:36bonjour à toute l'équipe.
00:32:37Merci de me recevoir.
00:32:39Un plaisir.
00:32:40Et félicitations,
00:32:41je suis dans la lignée
00:32:42de tous vos auditeurs.
00:32:44Félicitations pour
00:32:45votre émission
00:32:46qui est un vrai plaisir
00:32:47chaque matin.
00:32:48Merci,
00:32:48merci,
00:32:49c'est un plaisir
00:32:49de nous avoir aussi.
00:32:51Il y a ma fille
00:32:52qui vous écoute
00:32:53dans la cuisine.
00:32:53Ma fille
00:32:54qui m'écoute
00:32:55dans la cuisine,
00:32:55donc il ne faut pas
00:32:56que je fasse attention
00:32:57à ce que je dis.
00:32:58Elle a quel âge ?
00:32:59Elle n'a pas école ?
00:33:00Elle n'est pas devant
00:33:00les lycées ?
00:33:02Non,
00:33:02elle a 9 ans bientôt.
00:33:04Elle est en CM1.
00:33:06C'est vrai qu'on est mercredi.
00:33:08Alors,
00:33:09dites-nous tout.
00:33:09Alors,
00:33:11moi j'habite Strasbourg
00:33:12et c'est simple
00:33:13pour,
00:33:14comment dire,
00:33:15contrer
00:33:16ce que disent
00:33:18nos amis
00:33:19LFI
00:33:20quand ils disent
00:33:21Total se gave,
00:33:24les raffineurs,
00:33:25machin chose.
00:33:26Il faut juste savoir
00:33:26que moi personnellement
00:33:28je prends
00:33:29du E10-95,
00:33:32donc l'essence.
00:33:33Total me la propose
00:33:34à 1,99.
00:33:36Auchan,
00:33:37à côté de moi,
00:33:37me la propose
00:33:38à 2,27 euros.
00:33:40Il ne faut quand même
00:33:40pas avoir fait
00:33:41polytechnique
00:33:42pour se dire
00:33:43naturellement
00:33:44je vais me diriger
00:33:44vers Total
00:33:45plutôt qu'Auchan.
00:33:46Bien sûr,
00:33:47en bas de chez moi
00:33:48c'est 2,43 euros
00:33:49par exemple.
00:33:50Tout à fait.
00:33:51Le gasoil,
00:33:52c'est pareil.
00:33:53Mon conjoint,
00:33:53il travaille en Allemagne.
00:33:55Donc,
00:33:56c'est tous les jours
00:33:56300 kilomètres
00:33:585 jours sur 7.
00:33:59Eh oui,
00:34:00voilà.
00:34:01Donc,
00:34:02naturellement,
00:34:03l'essence coûte
00:34:03moins cher en Allemagne
00:34:05et à compter
00:34:05du 1er octobre,
00:34:06il attend
00:34:08du côté du pays
00:34:09la baisse
00:34:10des taxes
00:34:11annoncées
00:34:12et on verra bien
00:34:13ce qu'il propose.
00:34:14Mais dans l'absolu,
00:34:15il ne prend jamais
00:34:16le gazoil en France
00:34:17de notre côté.
00:34:18Ce n'est pas possible.
00:34:20Oui,
00:34:20très intéressant
00:34:21ma chère Sandrine
00:34:22qui nous a appelé
00:34:23du Grand Est.
00:34:24merci beaucoup
00:34:25d'avoir appelé
00:34:26au Standard Europe 1.
00:34:27Vous aussi,
00:34:27appelez-nous au Standard
00:34:28Europe 1 pour réagir.
00:34:29Merci ma chère Sandrine
00:34:30d'embrasser
00:34:30votre fille de 9 ans,
00:34:31ma petite beauté.
00:34:34Qu'est-ce qu'elle
00:34:34vous a tant douce
00:34:35là ?
00:34:36La fille qui me
00:34:37obsédée par
00:34:37les petits gâteaux.
00:34:39Embrassez-la.
00:34:39C'est quoi son petit prénom ?
00:34:41Sophia.
00:34:42Bisous à ma Sophia.
00:34:43Gros bisous.
00:34:44Elle est toute heureuse.
00:34:46Ma fille me dit
00:34:47mais maman,
00:34:47pourquoi tu aimes les enfants
00:34:48comme ça ?
00:34:49Arrête,
00:34:49tu aimes trop les bébés,
00:34:50tu aimes trop les enfants.
00:34:52Strasbourg est une ville
00:34:52magnifique.
00:34:54Je dois vivre à Strasbourg.
00:34:55J'aime beaucoup cette ville.
00:34:56Alors madame la ministre,
00:34:57merci beaucoup Sandrine,
00:34:58excellente journée.
00:34:59Restez sur Europe 1
00:34:59à l'écoute d'Europe 1.
00:35:00Madame la ministre
00:35:01et le honneur Carroin,
00:35:02comment vous réagissez
00:35:02effectivement au propos
00:35:03de Sandrine
00:35:04qui est aussi dans le concret.
00:35:06Ce que vous disiez
00:35:06tout à l'heure,
00:35:07effectivement,
00:35:07le quotidien,
00:35:08c'est aussi ça,
00:35:09la crise des carburants,
00:35:10le blocus des lycées,
00:35:11gérer ses enfants,
00:35:13éduquer ses enfants
00:35:13mais aussi la crise du carburant.
00:35:15Mais bien sûr.
00:35:16Et du pouvoir tachat.
00:35:17Mais c'est une réalité
00:35:18ce que décrit Sandrine.
00:35:21Des millions de Français
00:35:22le vivent.
00:35:24dans lesquels le gouvernement
00:35:25a proposé des aides
00:35:26mais des aides ciblées
00:35:27parce qu'on ne peut pas ignorer
00:35:29qu'on a aussi
00:35:30une situation budgétaire
00:35:31qu'on doit regarder
00:35:32avec énormément d'attention
00:35:34et qu'on ne peut pas
00:35:35ouvrir les vannes
00:35:35comme on a pu le faire
00:35:36à certains moments,
00:35:37notamment au moment
00:35:38de la crise du Covid
00:35:38et qu'il faut y répondre
00:35:40de manière précise.
00:35:41Maintenant,
00:35:41la vraie solution à long terme
00:35:42quand vous n'êtes pas un pays
00:35:43qui produit du pétrole,
00:35:45c'est l'électrification.
00:35:46Mais moi j'entends
00:35:47les Françaises et les Français
00:35:48qui me disent
00:35:48du jour au lendemain
00:35:49je ne peux pas changer mon véhicule,
00:35:51du jour au lendemain
00:35:52c'est un investissement
00:35:52trop important
00:35:53et c'est la raison
00:35:54pour laquelle il y a aussi
00:35:55des dispositifs
00:35:55qui permettent de changer,
00:35:57d'acquérir une voiture électrique
00:35:58par le leasing, etc.
00:36:00Donc c'est des choses
00:36:00qui prennent du temps
00:36:01et malheureusement
00:36:02on est face à l'urgence
00:36:02parce que quand vous devez
00:36:04faire votre plein
00:36:05et que ça vous coûte
00:36:06beaucoup plus cher,
00:36:07c'est des choses
00:36:08qui effectivement
00:36:08se ressentent sur le portefeuille.
00:36:10Mais ce qu'on fait,
00:36:11parce que moi je suis au Quai d'Orsay,
00:36:13ce qu'on fait nous
00:36:14et que peut-être
00:36:14les Français voient un peu moins
00:36:15mais qui est tout à fait important,
00:36:18c'est agir sur le plan diplomatique.
00:36:20Alors là aussi ça prend du temps,
00:36:21les conséquences
00:36:22ne sont pas immédiates
00:36:23mais quand vous avez
00:36:24une délégation irakienne
00:36:25qui vient à Paris,
00:36:27une énorme délégation irakienne,
00:36:28quand vous avez
00:36:29une délégation saoudienne,
00:36:30quand on discute avec le Canada
00:36:32avec qui on a
00:36:32un partenariat renforcé,
00:36:34le président était
00:36:34à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:36:35avec son homologue
00:36:37le Premier ministre canadien
00:36:38pour la première fois,
00:36:40et bien vous êtes aussi
00:36:40en train de sécuriser
00:36:42différentes sources
00:36:43d'approvisionnement,
00:36:44de réduire vos dépendances
00:36:45et donc d'agir
00:36:46sur le portefeuille des Français
00:36:47et c'est ce que nous faisons
00:36:48en plus de ces aides ciblées.
00:36:49Et Léonore Carroin,
00:36:51ministre qui est
00:36:53dans le studio d'Europe 1.
00:36:54Gabrielle Cluzel vous interroge ?
00:36:55Oui, non, moi simplement
00:36:55je veux juste
00:36:56un petit point de désaccord,
00:36:57c'est que je ne pense pas
00:36:58que les revendications
00:36:59des lycéens
00:37:00doivent être écoutées
00:37:01comme l'appétit de Delphes.
00:37:03Ces gens-là,
00:37:03ces enfants-là,
00:37:04ce sont des enfants.
00:37:05Soit on dit que ce sont des gamins,
00:37:06soit on ne dit pas
00:37:07que ce sont des gamins,
00:37:07mais si ce sont des gamins,
00:37:09ils rentrent chez eux le soir,
00:37:10ils font leur devoir.
00:37:10Me dire qu'ils sont envahis par les...
00:37:12Pardon, ça me fait rire,
00:37:13elle a tellement raison.
00:37:13Non, mais pardon,
00:37:14on m'a dit
00:37:15oui, c'est parce que
00:37:15leurs parents ont plein de problèmes
00:37:17de plein d'essence,
00:37:18alors ils vont manifester,
00:37:19mais moi je veux dire
00:37:19ils rajoutent des problèmes
00:37:20à leurs parents
00:37:21parce que quand vous avez
00:37:21votre enfant qui va mettre
00:37:22le feu aux poubelles,
00:37:24ça fait du problème sur le problème.
00:37:25Donc ça,
00:37:26soit on leur donne le droit...
00:37:27Non mais ça, on est d'accord.
00:37:28Non mais voyez ce que je veux dire,
00:37:29pour moi,
00:37:30les grèves de lycéens
00:37:30c'est inadmissible,
00:37:31je vous le dis franchement.
00:37:32Non mais ils ont le droit
00:37:32de faire gaffe quand même,
00:37:33ils ont le droit de faire
00:37:35mais non,
00:37:36ils ont un droit
00:37:37de faire leur devoir d'État
00:37:38de travailler, voilà.
00:37:38Moi je le dis tous les jours
00:37:39à ma fille,
00:37:40toi qui a une seule mission
00:37:41c'est travailler,
00:37:41je suis d'accord.
00:37:42Mais oui,
00:37:42et puis moi,
00:37:43encore une fois,
00:37:44on voit des drameaux divers
00:37:45et variés
00:37:45qui n'ont rien à voir
00:37:46avec les moyens.
00:37:47Non, le simplement,
00:37:48pour revenir sur la question
00:37:49d'essence,
00:37:49c'est la question que je vais vous poser,
00:37:52c'est...
00:37:52Ils ont peut-être le droit
00:37:53de manifester
00:37:53mais on pourrait y revenir
00:37:54sur ce droit de manifester.
00:37:55C'est pas impossible
00:37:56de dire qu'on n'est pas d'accord.
00:37:57C'est juste pour la loi
00:37:58de rappeler que c'est la loi
00:37:59d'avoir le droit de manifester
00:38:00mais c'est vrai que la logique
00:38:01voudrait quand même
00:38:02qu'il ferait mieux
00:38:03et ils peuvent manifester
00:38:04sans casser.
00:38:04C'est ce que j'allais dire,
00:38:05c'est que manifester
00:38:06c'est pas commettre des violences.
00:38:08Non mais moi,
00:38:09on a droit,
00:38:10même si c'est légal,
00:38:11le principe des lois
00:38:12c'est qu'on peut y revenir,
00:38:13on a droit de dire
00:38:13qu'on ne partage pas.
00:38:16Moi, si j'étais au gouvernement,
00:38:17je porterais une loi
00:38:17qui interdirait
00:38:18aux lycéens de manifester.
00:38:19Voilà, mais je conçois,
00:38:21c'est la loi,
00:38:22je ne reviens pas dessus.
00:38:24Non, simplement,
00:38:25sur la question de l'essence,
00:38:26c'est vrai que ce qui surprend
00:38:27beaucoup les Français
00:38:28comme vous êtes ministre
00:38:29des Français à l'étranger,
00:38:31vous connaissez tous ces sujets-là
00:38:33de l'étranger.
00:38:36Cette auditrice qui dit
00:38:37en Allemagne,
00:38:38c'est moins cher.
00:38:39Donc vous voyez,
00:38:39on voit bien que ce n'est pas seulement
00:38:40la fatalité du détroit d'Hormuz,
00:38:42il y a autre chose.
00:38:43Pourquoi c'est moins cher ailleurs ?
00:38:44Pourquoi les frontaliers
00:38:45vont chercher leur essence
00:38:46dans d'autres pays ?
00:38:48Et Léonore Carrois ?
00:38:49On n'a pas tous déjà
00:38:50le même mix énergétique,
00:38:52on n'a pas tous les mêmes dépendances
00:38:53et on n'a pas tous fait
00:38:54les mêmes choix
00:38:55par rapport à cette crise.
00:38:56Donc il y a eu des erreurs de choix ?
00:38:57Pas forcément des erreurs.
00:38:59On a fait des choix différents
00:39:00parce qu'on n'a pas
00:39:00les mêmes marges de manœuvre
00:39:01à l'instant où on se parle.
00:39:03Et moi, je trouverais
00:39:04complètement irresponsable
00:39:05d'ouvrir complètement les vannes
00:39:07et de faire des chèques généralisés
00:39:11comme on a pu le faire
00:39:12dans une certaine mesure
00:39:13au moment du Covid.
00:39:15Donc avoir des aides ciblées
00:39:16mais agir sur le long terme
00:39:18parce que de toute façon,
00:39:19on ne va pas devenir
00:39:19une nation pétrolière
00:39:20et de toute manière,
00:39:21ce n'est pas souhaitable
00:39:22parce qu'on voit bien quand même
00:39:23que les énergies fossiles,
00:39:26même si on en a encore besoin aujourd'hui,
00:39:27il faut réduire nos dépendances
00:39:29et passer vers à la fois
00:39:31du nucléaire et du renouvelable,
00:39:34c'est une vision à plus long terme.
00:39:35Alors oui, à l'instant T
00:39:36où on se parle,
00:39:36on préférait que ça soit moins cher
00:39:38et on fait tout pour l'abaisser
00:39:39pour ceux qui sont des gros rouleurs,
00:39:40etc.
00:39:41Pardon, vous me faites des signes.
00:39:42Mais en tout cas,
00:39:42l'idée, c'est vraiment
00:39:43d'avoir une vision
00:39:44à beaucoup plus long terme
00:39:45pour être davantage souverain.
00:39:46Mais Oléonard Carroin,
00:39:47vous n'êtes sûr pas resté avec nous.
00:39:50On va marquer une pause,
00:39:51on revient.
00:39:52pour parler du blocage des lycées.
00:39:54Dans un instant,
00:39:54on va parler de l'affaire
00:39:56Mediapart-Bardella.
00:39:57On abordera aussi Robert Ménard
00:39:59qui doit se présenter
00:40:00aujourd'hui devant la justice
00:40:01à 13h30.
00:40:03On va recevoir aussi
00:40:04Agile Plâtré
00:40:05qui va aborder
00:40:06effectivement cette victoire
00:40:08au tribunal administratif de Dijon.
00:40:10On en parlera avec lui
00:40:11dans un instant
00:40:12et c'est sur Europe.
00:40:12Et oui, des sujets
00:40:13auxquels vous pouvez aussi
00:40:14vous réagir
00:40:14au 01-80-20-39-21.
00:40:17Vous appelez Christine Kelly
00:40:18au standard d'Europe 1.
00:40:19Le numéro est non surtaxé.
00:40:21Réagissez aussi sur WhatsApp
00:40:22au même numéro
00:40:2301-80-20-39-21.
00:40:25Excellente fin de matinée
00:40:26sur Europe 1.
00:40:29Europe 1.
00:40:3111h-13h.
00:40:33Christine Kelly et vous.
00:40:34Il est 12h04 sur Europe 1.
00:40:36Ravi si vous nous rejoignez
00:40:37à l'instant.
00:40:38Nous sommes avec Gabriel Cluzel,
00:40:39avec Géraldine Hamon
00:40:40et avec Gilles Plâtré
00:40:41qui nous a rejoint
00:40:42et qui est le maire
00:40:43de Châlons-sur-Saône.
00:40:44Merci d'être avec nous.
00:40:45On va analyser l'actualité
00:40:47puisqu'il y en a
00:40:47des chapitres importants
00:40:49encore à aborder.
00:40:50Jusqu'à 13h,
00:40:51notamment Robert Ménard.
00:40:52Doit-il être condamné
00:40:54par la justice
00:40:54après son refus
00:40:55de marier un couple
00:40:57dont l'homme est sous QTF ?
00:40:59On en parle avec vous.
00:41:00Appelez au standard d'Europe 1.
00:41:01Et puis l'affaire Mediapart,
00:41:02Bardella,
00:41:03est-ce une révélation journalistique
00:41:05ou une opération
00:41:05pour tuer politiquement
00:41:06Jean-Dane Bardella
00:41:08avant la présidentielle ?
00:41:09Appelez-nous au standard d'Europe 1
00:41:11pour réagir.
00:41:12Et donnez-nous votre avis
00:41:13sur ces sujets d'actualité.
00:41:14Et le numéro du standard d'Europe 1
00:41:16qui est non sûr d'accès,
00:41:17c'est le 01-80-20-39-21.
00:41:19Vous envoyez aussi
00:41:20vos messages sur WhatsApp
00:41:21au même numéro.
00:41:22Bienvenue.
00:41:22Vous écoutez Christine Kelly
00:41:23sur Europe 1.
00:41:2511h-13h.
00:41:26Christine Kelly
00:41:27sur Europe 1.
00:41:29Gilles Plattray,
00:41:29merci d'être avec nous.
00:41:30On parlera aussi
00:41:31de cette affaire
00:41:32parce que j'ai vu
00:41:32que vous avez largement
00:41:34tweeté cette victoire
00:41:35au tribunal administratif
00:41:37de Dijon
00:41:37où vous venez
00:41:39d'avoir raison
00:41:40pour l'expulsion
00:41:41d'une association
00:41:42culturelle musulmane.
00:41:43Vous allez nous expliquer
00:41:44tout ça
00:41:45parce que ça nous intéresse
00:41:46et ça nous intéresse
00:41:47de savoir effectivement
00:41:48comment un maire fonctionne
00:41:49au quotidien
00:41:50et ses petites
00:41:51et grandes victoires.
00:41:52D'abord,
00:41:53nous allons parler
00:41:54de l'affaire
00:41:54Jordan Bardella
00:41:55et j'ai envie
00:41:56de vous entendre là-dessus.
00:41:57Déjà,
00:41:57première réaction,
00:41:58peut-être Gilles Plattray.
00:41:59Comment vous analysez
00:42:00cette affaire
00:42:01Jordan Bardella,
00:42:02Mediapart ?
00:42:02Alors aujourd'hui,
00:42:03on a appris
00:42:04que Mediapart a dit
00:42:05la suite des révélations arrive.
00:42:07Comment vous analysez ?
00:42:08C'est journalistique ?
00:42:09C'est pour tuer
00:42:10un parti politique ?
00:42:11Pourquoi vous souriez d'abord ?
00:42:12Je souris
00:42:12parce que quand on parle
00:42:14de Mediapart,
00:42:14on a du mal à penser
00:42:15que c'est la seule objectivité
00:42:17journalistique qui parle.
00:42:18En revanche,
00:42:19il faut aussi regarder
00:42:19les choses et les preuves surtout.
00:42:21Je pense que Mediapart
00:42:22s'engageant sur ce terrain
00:42:24dans un contexte aussi incendiaire
00:42:26que celui de la présidentielle
00:42:28peut avoir quelques preuves
00:42:29à divulguer.
00:42:30Donc j'ai l'impression
00:42:31qu'il veut feuilletonner.
00:42:32Voilà, j'ai le sentiment.
00:42:34D'un autre côté,
00:42:35j'ai entendu également
00:42:36Jordan Bardella
00:42:37et sa défense
00:42:38qui a dit qu'il allait saisir
00:42:39la justice.
00:42:40Ça sera le meilleur moyen
00:42:40finalement pour que les preuves
00:42:42soient exposées
00:42:42aux yeux de tous.
00:42:43Je suis incapable
00:42:44de vous dire aujourd'hui
00:42:45qui a raison
00:42:46et qui a tort.
00:42:46Mais je dis simplement
00:42:47une chose,
00:42:48c'est que la façon
00:42:50dont les choses sont pensées,
00:42:53le timing de ces révélations
00:42:56évidemment ne tient en rien
00:42:58au hasard.
00:42:58Personne ne peut croire ça
00:42:59une seule seconde.
00:43:00Donc on attend simplement
00:43:01et je pense que tous les citoyens
00:43:02sont en droit de le faire
00:43:03que les preuves,
00:43:05si elles existent,
00:43:06soient exposées
00:43:07et après chacun
00:43:07ne s'en fera rien à dire.
00:43:08Gilles Platré,
00:43:09maire d'hiver droite
00:43:10de Chalent-sur-Saône
00:43:11en direct sur
00:43:12vous êtes avec nous
00:43:13jusqu'à 13h.
00:43:14Beaucoup de questions
00:43:15à vous poser.
00:43:16Yann, vous nous appelez
00:43:17des Pyrénées-Orientales.
00:43:18Comment vous réagissez ?
00:43:19Vous êtes d'accord
00:43:20avec le regard
00:43:20que porte Gilles Platré
00:43:21sur cette affaire ?
00:43:22C'est-à-dire que le timing
00:43:25interpelle ?
00:43:26Yann.
00:43:28Oui, bonjour Christy.
00:43:29Bonjour Yann.
00:43:32Alors, c'est bizarre
00:43:34pour ma part
00:43:35parce que là,
00:43:36c'est la porte ouverte
00:43:37à tous les procédés.
00:43:39C'est-à-dire qu'on affirme
00:43:41quelque chose.
00:43:43On ne peut pas être payé
00:43:44parce qu'ils nous disent
00:43:46« Ah, on va les publier,
00:43:47ne vous inquiétez pas.
00:43:49S'ils continuent à nous chercher,
00:43:51on va le faire.
00:43:52S'ils nous provoquent,
00:43:52on va le faire. »
00:43:54Et moi, ce que je vois derrière,
00:43:55c'est que pour l'instant,
00:43:55c'est une accusation gratuite
00:43:58parce qu'ils n'ont toujours
00:43:59pas prouvé leur dire,
00:44:02leur propos.
00:44:03Ils ont toujours les reins
00:44:04posés sur la table.
00:44:05On sait que Mediapart
00:44:06est honnête
00:44:08puisqu'avec l'affaire Starkozy,
00:44:10ce qu'ils avaient publié,
00:44:12en fait, c'est faux.
00:44:14Mais bon, ça suffit déjà
00:44:15pour faire du mal.
00:44:16On est à deux ans
00:44:17d'une élection.
00:44:18On nous dit
00:44:19que le tribunal,
00:44:20il va falloir peut-être
00:44:21deux hommes pour analyser,
00:44:23pour faire l'enquête.
00:44:25L'élection est passée,
00:44:26mais il reste toujours
00:44:27le soutien.
00:44:29C'est-à-dire qu'ils vont devoir
00:44:30faire la campagne
00:44:33avec cette accusation.
00:44:35Vrai ou faux, ça,
00:44:36personne ne peut encore le dire.
00:44:39Et c'est la porte ouverte
00:44:41à tout.
00:44:41Demain, on peut aller voir
00:44:42un journaliste
00:44:43et dire
00:44:44une personnalité politique.
00:44:48On va prendre un exemple,
00:44:49Jean-Luc Mélenchon.
00:44:50Quand il va aux toilettes,
00:44:52il ne laisse pas la cuvette,
00:44:52il est cuvétophobe.
00:44:55On se fait accuser
00:44:56n'importe qui
00:44:57sur n'importe quoi,
00:44:59sans preuve,
00:45:00sans rien du tout.
00:45:01et le pire,
00:45:03c'est que ces gens-là,
00:45:04quand on dit une bêtise
00:45:06à la télé,
00:45:07il y a l'ARCOM.
00:45:08Bien sûr,
00:45:09et comment ?
00:45:10Si vous mettez un peu
00:45:11de la fausse
00:45:11avec le petit crocodile,
00:45:13on voit le petit crocodile,
00:45:15vous prenez un topic.
00:45:18mais pour la presse,
00:45:19on peut dire ce qu'on veut,
00:45:21mais il n'y a rien.
00:45:21Il n'y a aucun organisme
00:45:23de surveillance.
00:45:23Il n'y a rien.
00:45:24Il n'y a pas.
00:45:24Il n'y a pas d'organe,
00:45:25effectivement,
00:45:26de surveillance de la presse.
00:45:27Très belle remarque,
00:45:28mon cher Yann,
00:45:28qui a appelé des Pérénées
00:45:29à Zoriental.
00:45:31Gilles Patré,
00:45:31comment vous réagissez
00:45:32au propos de Yann,
00:45:34qui dit qu'effectivement,
00:45:35on n'a pas de preuves,
00:45:37c'est qu'une nation gratuite
00:45:38et puis surtout,
00:45:39ce qu'il dit,
00:45:40c'est que le soupçon reste.
00:45:41Alors ça, c'est évident.
00:45:43Vous savez très bien
00:45:43comment les choses se font
00:45:45et comment,
00:45:46notamment avec l'amplification
00:45:47de la dématérialisation
00:45:49de l'information,
00:45:50il est difficile,
00:45:51lorsqu'un soupçon n'est pas fondé,
00:45:52de l'effacer
00:45:53de la mémoire Internet
00:45:54et ça s'est fini
00:45:55toujours par ressortir.
00:45:56Non, moi, je pense
00:45:57qu'on est vraiment
00:45:57dans un moment intermédiaire
00:45:58dans cette affaire.
00:45:59Il faut que les preuves
00:46:00soient apportées.
00:46:01De deux choses,
00:46:02une, ou bien
00:46:03Mediapart s'est aventuré
00:46:04sur des soupçons seulement,
00:46:06il n'a pas de preuves
00:46:07et dans ce cas-là,
00:46:07il devra en répondre vraiment.
00:46:08Je pense qu'il pourrait y avoir
00:46:09des soucis devant la justice
00:46:11ou bien il en a
00:46:13qu'il y a une démarche
00:46:14quand même de feuilleton,
00:46:15je le redis,
00:46:16et en tout cas,
00:46:17dans un contexte,
00:46:18parce que l'affaire est sérieuse,
00:46:19si les propos sont avérés,
00:46:21les propos sont extrêmement condamnables.
00:46:23Oui, ce n'est pas une histoire
00:46:24de cuvette, comme disait Yann.
00:46:25Non, mais on est bien d'accord.
00:46:26On est sur des choses
00:46:27qui sont très dures,
00:46:29des propos,
00:46:30si j'en crois,
00:46:30les journalistes qui ont enquêté
00:46:32qui seraient carrément obsessionnels
00:46:33sur le plan de l'antisémitisme.
00:46:35Donc, on a juste besoin de savoir.
00:46:36On ne peut pas.
00:46:36L'affaire est trop grave,
00:46:37et Mediapart devrait le comprendre d'ailleurs,
00:46:39l'affaire est trop grave
00:46:40pour faire du feuilleton.
00:46:41Je pense qu'à quelques mois
00:46:43de la présidentielle,
00:46:44que les cartes soient mises sur la table
00:46:45et chacun se fera un avis.
00:46:46Si c'est avéré,
00:46:47c'est très grave.
00:46:48Si c'est gonflé,
00:46:50c'est très grave pour Mediapart.
00:46:51L'affaire est trop grave
00:46:52pour en faire un feuilleton,
00:46:54dit Gilles Platré
00:46:54en direct sur Europe 1.
00:46:56Éric, vous nous appelez de Ronalp
00:46:58et vous dites que vous êtes
00:46:59très étonné, effectivement,
00:47:01de Mediapart,
00:47:01qui balance, vous dites,
00:47:02une bombe atomique.
00:47:04Ah oui.
00:47:05Bonjour, Christine.
00:47:06Bonjour.
00:47:06Et bonjour à vos invités aussi.
00:47:08Oui, c'est une bombe atomique,
00:47:10mais en fait,
00:47:10je vais rebondir sur les deux témoignages,
00:47:13Gilles Platré
00:47:13et puis l'auditeur.
00:47:16Effectivement,
00:47:16d'un côté,
00:47:17vous avez Mediapart,
00:47:18un média d'extrême gauche,
00:47:19il faut le rappeler,
00:47:20c'est un média d'extrême gauche,
00:47:22avec à sa tête
00:47:23Edoui Pellenel
00:47:24qui, en 1972,
00:47:25sous un pseudonyme,
00:47:27faisait,
00:47:29comment dirais-je,
00:47:31approuver l'acte
00:47:32qui s'est passé,
00:47:34l'acte terroriste en 1972.
00:47:37Il faut le rappeler aux gens,
00:47:38il faut le rappeler.
00:47:38C'est quand même intéressant.
00:47:40Gabriel Lecluzel le disait hier.
00:47:42Oui, c'est le pyromane
00:47:44qui se prétend pompier maintenant.
00:47:46Vous avez raison,
00:47:46il faut le rappeler systématiquement
00:47:48parce que le peuple
00:47:49est dans un conformisme total.
00:47:51Maintenant,
00:47:51une fois qu'on a dit ça,
00:47:52effectivement,
00:47:52ils ont bien calculé leur coût,
00:47:54une bombe atomique.
00:47:54Pourquoi ?
00:47:55Parce qu'effectivement,
00:47:56on est dans une ère
00:47:56de surcommunication
00:47:57et en fait,
00:47:58de balancer ça,
00:47:59ils n'ont rien,
00:47:59je pense qu'ils n'ont absolument rien.
00:48:01Maintenant,
00:48:02s'ils avaient quelque chose,
00:48:03ne les inquiétaient pas,
00:48:04ils l'auraient publié.
00:48:05Pourquoi ils ne le publient pas ?
00:48:06Parce qu'ils n'ont rien.
00:48:07Ils savent très bien
00:48:07qu'une plainte va être déposée
00:48:09pour diffamation
00:48:09et pour faux
00:48:10si vraiment ils publiaient
00:48:11quelque chose qui était un faux.
00:48:12Ils ont dit qu'ils vont publier
00:48:13que ça arrive.
00:48:15Oui, mais qu'ils le publient,
00:48:16on vérifiera tout ça.
00:48:18Mais par contre,
00:48:18s'ils le publient,
00:48:19il va y avoir une plainte de déposé
00:48:20et la plainte,
00:48:21elle aboutira pendant deux ans.
00:48:22Donc le timing,
00:48:23ils ont bien calculé leur coût,
00:48:24c'est une véritable bombe atomique
00:48:26et effectivement,
00:48:27ça peut être très dangereux
00:48:28de ce que tu as là
00:48:29pour le Rassemblement National.
00:48:30Attention, moi je partage
00:48:32les idées d'une droite
00:48:33nationaliste et patriote
00:48:34mais je ne milite
00:48:35dans aucun parti.
00:48:36Je ne suis pas un électeur
00:48:37du Rassemblement National
00:48:38mais effectivement,
00:48:40ce timing-là,
00:48:41il est tout fait
00:48:42pour détruire,
00:48:44si vous voulez,
00:48:44d'une part la carapolitique
00:48:45Jordan Bardella
00:48:46et puis surtout,
00:48:47l'arrivée au pouvoir
00:48:48du Rassemblement National
00:48:48parce que c'est un parti
00:48:49qui n'a jamais été au pouvoir.
00:48:51Et donc, ce parti-là,
00:48:52s'il faisait ne serait-ce
00:48:53qu'un minimum mieux que les autres,
00:48:55eh bien,
00:48:55on verrait que ça serait beaucoup mieux.
00:48:57Maintenant,
00:48:58une fois qu'on a dit ça,
00:48:59une fois qu'on a dit tout ça,
00:49:00on en revient toujours
00:49:01à la même chose.
00:49:02Je suis intervenu
00:49:02à plusieurs reprises
00:49:03sur votre antenne
00:49:03et je le dis
00:49:04et je le prône systématiquement,
00:49:05il faut une démocratie directe.
00:49:07Il faut redonner le pouvoir
00:49:08au peuple,
00:49:09à des gens compétents,
00:49:11à arrêter avec
00:49:12ces politiciens professionnels
00:49:15qui ont un discours
00:49:15de communication.
00:49:18Ça leur revient
00:49:18comme un boomerang.
00:49:20Et donc, aujourd'hui,
00:49:20il faut des gens
00:49:21comme nous,
00:49:21comme d'autres,
00:49:22qui ont des compétences,
00:49:23qui pourraient gouverner le pays,
00:49:24qui pourraient assumer.
00:49:26La première chose à faire,
00:49:27évidemment,
00:49:27c'est sortir de l'Europe,
00:49:29réviser la Constitution,
00:49:31pourquoi pas aussi,
00:49:32alors ça va faire hérisser
00:49:34tous les juristes
00:49:36de France et de Navarre,
00:49:37il faut sortir
00:49:38de cet état de droit
00:49:38au moins un temps
00:49:40pour pouvoir rétablir
00:49:41l'ordre dans le pays,
00:49:41la sécurité,
00:49:42parce que sans sécurité,
00:49:43il ne peut pas y avoir
00:49:44d'économie.
00:49:45Tout ça, si vous voulez,
00:49:46fait qu'aujourd'hui,
00:49:47ce timing
00:49:48qui a été mis en place,
00:49:49qui est mis en place
00:49:49par des gens derrière,
00:49:50je ne sais pas qui,
00:49:51il y a certainement
00:49:53des têtes bien pensantes,
00:49:55mais ce média,
00:49:56encore une fois,
00:49:57je le rappelle,
00:49:57d'extrême gauche,
00:49:59avec sa tête.
00:50:00Merci beaucoup,
00:50:00mon cher Éric.
00:50:01Je rappelle que vous avez dit
00:50:02qu'on est dans une ère
00:50:03de communication,
00:50:04le timing interpelle.
00:50:05Pour vous,
00:50:06il faut sortir de l'Europe,
00:50:07revoir la Constitution
00:50:08et il faut une démocratie directe.
00:50:10Toutes ces questions,
00:50:10on les posera directement
00:50:11à ce politique
00:50:12qui est dans notre plateau,
00:50:13qui est dans le studio
00:50:14d'Europe 1,
00:50:15Gilles Platret,
00:50:15qui est maire d'Hiver droite.
00:50:16Est-ce qu'il est d'accord
00:50:17avec vous ?
00:50:17On lui pose la question
00:50:18juste après la pause.
00:50:19Et vous aussi,
00:50:19vous pouvez échanger
00:50:20avec notre invité,
00:50:21Gilles Platret,
00:50:21au 01 80 20 39 21.
00:50:23A tout de suite
00:50:24avec Christine Kelly,
00:50:2512h14 sur...
00:50:25Grignoter.
00:50:27Europe 1.
00:50:28Christine Kelly et vous.
00:50:29À 12h18 sur Europe 1,
00:50:31vous pouvez échanger
00:50:32et interroger
00:50:32notre invité,
00:50:33Gilles Platret.
00:50:33Merdi,
00:50:34vers droite,
00:50:34de Chalons-sur-Saône.
00:50:35Christine ?
00:50:36Oui,
00:50:36on va le faire réagir
00:50:37à cet auditeur
00:50:38qui a appelé
00:50:38il y a quelques instants
00:50:39et qui dit
00:50:40que l'affaire Jordan-Bardella,
00:50:41on est dans une ère
00:50:42de communication,
00:50:43le timing interroge,
00:50:44il faut une démocratie directe,
00:50:46il faut sortir de l'Europe,
00:50:47il faut revoir
00:50:48la Constitution.
00:50:48Gilles Platret,
00:50:49que répondez-vous
00:50:50à cet auditeur
00:50:50qui a appelé à Europe 1 ?
00:50:52Je ne suis pas sûr
00:50:52que je le suivrais partout
00:50:54sur il faut sortir de l'Europe.
00:50:55Je pense que dans
00:50:56l'état de faiblesse
00:50:57de nos finances publiques
00:50:58aujourd'hui,
00:50:58si on veut mettre
00:50:59le pays par terre
00:51:00et avoir une attaque
00:51:01en règle des marchés
00:51:02sur notre dette,
00:51:03on n'a qu'à
00:51:04effectivement sortir de l'Europe.
00:51:04Donc je pense
00:51:05que c'est le pire moment.
00:51:06C'est le pire moment.
00:51:07Par contre,
00:51:07rééquilibrer le pouvoir
00:51:08de la France en Europe,
00:51:09c'est un sujet
00:51:10sur lequel je veux bien débattre
00:51:12parce que je pense
00:51:12que nous sommes aujourd'hui
00:51:14plus mal traités
00:51:18à une sortie de l'Union Européenne.
00:51:19Je le dis très concrètement,
00:51:20je ne suis pas partisan du Frexit.
00:51:22Même si on est
00:51:23dans une situation
00:51:23pire que la Grèce ?
00:51:25En fait,
00:51:26je pense vraiment
00:51:27et ce que je crois entendre,
00:51:28comprendre
00:51:29chez cet électeur
00:51:30qui se dit patriote,
00:51:32c'est l'insatisfaction
00:51:34de voir un système politique
00:51:35à bout de souffle.
00:51:36Je crois que
00:51:37le sentiment qu'il exprime,
00:51:38c'est le sentiment
00:51:39d'une très large majorité
00:51:40de Français.
00:51:41Aujourd'hui,
00:51:42nous avons une classe politique
00:51:43qui est à bout de souffle.
00:51:45C'est déjà arrivé
00:51:45dans l'histoire.
00:51:46Je regarde toujours
00:51:47un peu les choses
00:51:47avec mon éditorien.
00:51:48Vous en faites partie,
00:51:49j'ai le plein trait.
00:51:50Vous faites partie
00:51:51de cette classe politique.
00:51:52Mettez-vous bien dedans,
00:51:52quand même.
00:51:53Je ne m'accepte pas
00:51:54du tout de cela.
00:51:55Simplement,
00:51:56on peut aussi avoir
00:51:57un regard lucide
00:51:57sur ce qui se passe.
00:51:58Et je crois très honnêtement
00:52:00que notre classe politique,
00:52:01dans son ensemble,
00:52:02ce qui ne veut pas dire
00:52:03qu'il n'y a pas
00:52:03de belles individualités
00:52:04avec des gens
00:52:05qui ont des idées intéressantes.
00:52:06Mais dans son ensemble,
00:52:07la classe politique aujourd'hui
00:52:09est frappée
00:52:10par une maladie terrible
00:52:11qui s'appelle la lâcheté.
00:52:12Les décisions importantes
00:52:13qui auraient dû être prises
00:52:14dans ce pays
00:52:15depuis longtemps
00:52:15ne l'ont pas été.
00:52:17Et surtout,
00:52:17on a cautionné
00:52:18les mauvaises décisions
00:52:19qu'on a prises
00:52:20depuis les années 70
00:52:21sur le plan budgétaire,
00:52:22sur le plan sécuritaire,
00:52:23sur le plan migratoire.
00:52:24Et en réalité,
00:52:25personne ne remet en cause ceci.
00:52:27Donc oui,
00:52:27il y a une insatisfaction
00:52:28et une volonté.
00:52:29Et je l'entends.
00:52:30Quand on dit
00:52:30pour redonner la parole au peuple,
00:52:32c'est surtout qu'on veut aussi
00:52:33changer la classe politique.
00:52:35C'est qu'on n'en peut plus.
00:52:36On étouffe en réalité.
00:52:37Donc mettez-moi dans le lot
00:52:38puisque je suis élu maintenant
00:52:39depuis 12 ans.
00:52:41Mais je l'ai fait
00:52:42avec un franc-parler
00:52:44qui m'a toujours caractérisé.
00:52:45Je le dis aujourd'hui,
00:52:46nous n'avons pas
00:52:47une classe politique
00:52:47à la hauteur de la France.
00:52:49Elle n'est pas
00:52:49à la hauteur de la France.
00:52:50Et surtout,
00:52:51c'est une classe politique
00:52:52qui par démagogie
00:52:54et lâcheté
00:52:54ne prend pas les décisions
00:52:56pour sortir le pays
00:52:57non pas de la crise
00:52:58mais des crises
00:52:59qu'il est en train
00:53:00d'affronter
00:53:01et qui sont en train
00:53:02de le submerger.
00:53:03La violence,
00:53:03l'immigration,
00:53:04l'islamisme,
00:53:06le désordre financier
00:53:07budgétaire,
00:53:08les mesures absolument
00:53:09terribles
00:53:10qui vont être annoncées
00:53:11demain
00:53:11en Conseil des ministres.
00:53:12Parce qu'évidemment,
00:53:14on ne pourra pas faire
00:53:14enfin demain,
00:53:15c'est même aujourd'hui d'ailleurs,
00:53:16on ne pourra pas faire
00:53:16autrement sur ce sujet
00:53:18parce qu'on a mis
00:53:19la France par terre.
00:53:20Voilà ce qui est
00:53:21aujourd'hui la source
00:53:22de l'insatisfaction
00:53:24légitime
00:53:25de nos concitoyens.
00:53:25Gilles Platréant,
00:53:27direct sur Europe 1,
00:53:28maire d'hiver droite
00:53:29de Châlons-sur-Saône
00:53:30avant de donner la parole
00:53:30à Gabriel Cluzel
00:53:31et Mickaël
00:53:32qui nous appellent
00:53:33de l'Ordre-Atlantique.
00:53:33J'entends bien ce que vous dites.
00:53:35Effectivement,
00:53:36qu'on a des hommes politiques
00:53:38qui sont dans une ère
00:53:39de lâcheté.
00:53:40On a par exemple,
00:53:41je me mets à la place
00:53:42par exemple des auditeurs
00:53:43qui appellent
00:53:43et celui qui nous a
00:53:44interpellé tout à l'heure
00:53:45et on est dans une époque
00:53:47où le RN
00:53:48n'a jamais été au pouvoir.
00:53:49Et les gens,
00:53:50je ne sais pas,
00:53:51on les entend tous les jours,
00:53:52les auditeurs d'Europe 1
00:53:53qui disent,
00:53:53bon, moi si je veux voter RN,
00:53:54c'est parce qu'ils n'ont jamais
00:53:55été au pouvoir.
00:53:56Justement,
00:53:57les hommes politiques
00:53:57sont tellement lâches aujourd'hui.
00:53:59Eux,
00:53:59ils ont peut-être du courage
00:54:01et on est en train de voir
00:54:02cette bombe atomique
00:54:04pour reprendre l'expression
00:54:05des auditeurs d'Europe 1
00:54:07pour tuer avant même
00:54:09qu'ils n'accèdent au pouvoir
00:54:10ceux qui pourraient avoir
00:54:11une éventuelle peut-être auréole
00:54:13de non lâcheté.
00:54:15Je ne sais pas si vous voyez
00:54:15ce que je veux dire.
00:54:15Oui, je vois bien.
00:54:17Je voudrais simplement dire une chose.
00:54:18Alors là, pour le coup,
00:54:19je peux le dire très librement
00:54:20qu'on ne fasse pas
00:54:21une confiance abeugle
00:54:22aux partis politiques.
00:54:23Je ne connais pas...
00:54:25Je n'ai pas dit ça.
00:54:25Je dis que les auditeurs
00:54:26se disent qu'ils vont
00:54:27vers le Rassemblement National
00:54:29parce qu'ils se disent,
00:54:29en reprenant vos propos,
00:54:31pardon, j'ai le plâtré,
00:54:32ils se disent qu'on a
00:54:33des politiques lâches,
00:54:34on a des politiques qui ont...
00:54:35On a eu tous les partis au pouvoir,
00:54:37on n'a pas eu
00:54:37le Rassemblement National.
00:54:38C'est ce qu'on entend.
00:54:39Ils nous appellent,
00:54:40ils nous disent ça.
00:54:40Oui, je suis d'accord.
00:54:41Mais je veux simplement dire une chose.
00:54:43Je ne connais pas
00:54:44dans l'histoire de ce pays
00:54:45un parti politique
00:54:46qui ait jamais sauvé la France,
00:54:47quel qu'il soit.
00:54:48Donc, il faut faire confiance
00:54:49à des individualités.
00:54:51Celle ou celui
00:54:52qu'on va envoyer à l'Élysée,
00:54:53ça n'est pas un parti politique.
00:54:55C'est une personnalité
00:54:56qui devra faire face
00:54:57à des crises redoublées
00:54:58qu'on n'a pas connues
00:54:59depuis 50, 60 ans.
00:55:01Donc, le parti politique,
00:55:02RN ou les autres,
00:55:03ça ne change rien.
00:55:03Et pour le coup,
00:55:04je suis sorti du mien
00:55:05et je parle d'une manière
00:55:06totalement indépendante
00:55:07sans avoir de compte
00:55:08à rendre à personne.
00:55:09Donc, je peux parler librement.
00:55:10Et c'est une...
00:55:11Oui, mais RN ou les autres,
00:55:12mais RN n'a pas été en pouvoir.
00:55:13Mais alors ça,
00:55:14personne ne vous dira la chose.
00:55:15Le contraire,
00:55:16je vous dis simplement
00:55:16que ça n'est jamais
00:55:17un parti politique
00:55:18qui trouve des solutions.
00:55:19C'est simplement
00:55:20un leader
00:55:21qui, à un moment donné,
00:55:22émerge dans le pays
00:55:23et peut proposer
00:55:24et conduire tout un peuple.
00:55:25Un parti ne conduit pas un peuple.
00:55:27Un homme ou une femme
00:55:28peut conduire un peuple.
00:55:29Vous avez raison.
00:55:30Et ça, ça change
00:55:30complètement la donne.
00:55:31Mais celui qui vient
00:55:33changer, il vient d'un parti.
00:55:34Il est porté par un parti.
00:55:35Mais il doit dépasser cela.
00:55:36En tout cas, vous savez,
00:55:39fondamentalement,
00:55:39je pense, je vis,
00:55:41je réfléchis constamment
00:55:42à la pensée du général de Gaulle.
00:55:43Ça a toujours été pour moi
00:55:44et ça n'est pas simplement
00:55:45une vue de l'esprit
00:55:46à l'heure où tout le monde
00:55:46se dit gaulliste.
00:55:47Il faut relire ce que de Gaulle
00:55:48disait sur les partis politiques
00:55:49et c'est assez clair
00:55:51pour notre situation actuelle.
00:55:52Gabriel Cluzel.
00:55:53Non mais il est évident
00:55:54que,
00:55:55et ça fait peur
00:55:56à beaucoup de monde,
00:55:57il faut le dire,
00:55:57que la personne
00:55:59qui va arriver à l'Elysée
00:56:00aura face à elle
00:56:02une situation inextricable.
00:56:04Elle l'est déjà.
00:56:04Mais en plus,
00:56:06elle se verra mettre
00:56:06des bâtons dans les roues
00:56:08de toutes les façons.
00:56:09Si d'aventure,
00:56:10c'était quelqu'un
00:56:12qui cherche vraiment
00:56:13à renverser la table,
00:56:14que ce soit l'URN,
00:56:16mais je pourrais parler
00:56:16de David Linares,
00:56:17je pourrais parler
00:56:17de Bruno Retailleau,
00:56:19et qui va se retrouver
00:56:23bloquée par le haut
00:56:23par les institutions,
00:56:24parce qu'elles ont été
00:56:25bien verrouillées
00:56:26par Emmanuel Macron
00:56:26avant de partir,
00:56:27on ne va pas se mentir,
00:56:28et bloquée par le bas
00:56:29par les manifestations.
00:56:30Vous savez,
00:56:31ce qui se passe
00:56:31avec les lycéens,
00:56:32c'est un petit galop d'essai
00:56:34et puis c'est un avertissement,
00:56:35c'est une façon de dire
00:56:36pour LFI,
00:56:37regardez,
00:56:37regardez ce qui va se passer
00:56:38si d'aventure,
00:56:40vous emmenez quelqu'un
00:56:41qui ne nous plaît pas
00:56:42à l'Elysée.
00:56:42Donc ça va être absolument
00:56:43terrible,
00:56:44et puis la presse
00:56:45qui va s'en mêler,
00:56:46là on voit
00:56:46qu'on déstocke
00:56:48des affaires
00:56:49qui datent
00:56:49des 17 ans
00:56:50de l'individu,
00:56:51de ses 18 ans.
00:56:52Donc ça va aller
00:56:55visiblement
00:56:55très très loin.
00:56:56Donc la tâche
00:56:57ne sera pas aisée.
00:56:58Je crois que déjà,
00:56:59s'il y avait moyen
00:56:59d'infléchir ce qui se passe
00:57:01et de libérer,
00:57:02vous avez raison,
00:57:02c'est des individus
00:57:03qui peuvent changer les choses,
00:57:05libérer les énergies,
00:57:07c'est peut-être l'expression
00:57:08de David Dinar,
00:57:08je n'en sais rien,
00:57:09mais c'est une réalité
00:57:10de ceux qui savent faire,
00:57:12qui veulent faire
00:57:13et qui sont de bonne volonté.
00:57:14Gabriel Cluzel sur Europe 1,
00:57:16on marque une pause,
00:57:17on revient
00:57:17pour parler toujours
00:57:18de Jordan Baradena,
00:57:19on a des appels
00:57:20au standard Europe 1,
00:57:2101, 80, 20, 39, 21,
00:57:23on va aborder
00:57:24dans un instant aussi
00:57:25l'affaire Robert Ménard.
00:57:26On a appris par exemple
00:57:27qu'Éric Ciotti
00:57:28a fait un communiqué de presse
00:57:29pour dire qu'il soutient
00:57:30Robert Ménard.
00:57:31J'ai plâtré,
00:57:32vous allez nous dire
00:57:32si vous soutenez Robert Ménard,
00:57:34quel regard vous portez ?
00:57:35Appelez-nous au standard Europe 1
00:57:36pour réagir
00:57:37et puis vous nous raconterez
00:57:38ce qui s'est passé
00:57:39dans votre ville,
00:57:40Gilles Plattré,
00:57:41c'est quand même incroyable
00:57:42cette bagarre
00:57:43avec le tribunal
00:57:44administratif de Dijon,
00:57:45on a envie de tout savoir
00:57:46sur Europe 1.
00:57:47Vous saurez tout.
00:57:4901, 80, 20, 30, 21
00:57:50pour réagir
00:57:51avec Christine Kelly
00:57:52sur Europe 1.
00:57:53Europe 1.
00:57:55Europe 1.
00:57:56Europe 1.
00:57:5811h, 13h,
00:58:00Christine Kelly et vous.
00:58:01Et les 12h33 bientôt
00:58:02sur Europe 1,
00:58:03nous sommes en train
00:58:04de parler de sujets vifs,
00:58:06chauds,
00:58:06bouillants,
00:58:06bouillonnants
00:58:07puisque c'est la France
00:58:08au fond qui est en jeu.
00:58:10La France au fond
00:58:11qui est en jeu
00:58:11lorsqu'on voit ses blocus,
00:58:13lorsqu'on voit ses lycéens,
00:58:14lorsqu'on voit cette violence,
00:58:15cette violence qu'on ne voyait pas
00:58:16il y a quelques années,
00:58:17c'est la France qui est en jeu.
00:58:18C'est la France qui est en jeu
00:58:19lorsqu'on voit
00:58:20l'affaire Mediapart-Bardella,
00:58:22c'est la France qui est en jeu.
00:58:23La France journalistique,
00:58:25la France politique
00:58:26et comme disait
00:58:27Gilles Plattré
00:58:27qui est notre invité
00:58:28dans le studio d'Europe 1,
00:58:29on est à l'ère
00:58:30des politiques
00:58:31et l'ère de la lâcheté.
00:58:32On parle de tout cela
00:58:33et on parlera peut-être
00:58:34de quelqu'un
00:58:35qui n'est pas lâche
00:58:35qui s'appelle Robert Ménard
00:58:37et qui lui a osé.
00:58:38Est-ce que vous êtes d'accord
00:58:39ou pas avec Robert Ménard ?
00:58:41Appelez-nous au Standard Europe 1
00:58:42pour réagir.
00:58:43Et ce Standard Europe 1,
00:58:44vous l'appelez au 0 1
00:58:4580 20 39 21,
00:58:46le numéro est non surtaxé.
00:58:48Sur WhatsApp,
00:58:49envoyez aussi vos réactions,
00:58:50vos questions
00:58:510 1
00:58:5180 20 39
00:58:5321.
00:58:54Bon début d'après-midi
00:58:55avec Christine Kelly
00:58:56sur Europe 1.
00:59:0112h33 sur Europe 1.
00:59:03Avant de vous donner
00:59:03la parole,
00:59:04j'ai le plâtré.
00:59:04On a Mickaël
00:59:05qui nous appelle
00:59:05de loi atlantique
00:59:06et qui dit que
00:59:07Jourdan Bardella
00:59:07il aurait dû assumer.
00:59:08C'est ce que vous dites
00:59:09en fait.
00:59:09Carrément.
00:59:10Mickaël,
00:59:10bonjour.
00:59:12Bonjour Kelly,
00:59:13bonjour à l'équipe
00:59:14de l'Europe 1.
00:59:15Bonjour Mickaël.
00:59:16Et monsieur Plattré,
00:59:17que vous ne commencez pas.
00:59:18Alors moi,
00:59:18je vais vous faire simple
00:59:19déjà pour commencer
00:59:20les débats.
00:59:20C'est que je ne suis pas
00:59:21un gauchiste au patenté.
00:59:22Donc je suis plutôt de droite.
00:59:24Mais il se trouve que
00:59:25quand on a un peu
00:59:26de culture politique
00:59:26et j'ai 39 ans,
00:59:28moi j'ai connu
00:59:29égalité et réconciliation.
00:59:30Leur objectif à l'époque
00:59:31c'était de mêler
00:59:32une droite.
00:59:32On n'entend pas très bien.
00:59:33Excusez-moi.
00:59:34En plus ça fait un moment
00:59:34que vous attendez
00:59:35et ça m'embête
00:59:35de ne pas bien vous entendre.
00:59:37Vous avez connu quoi ?
00:59:37Vous dites que vous n'êtes
00:59:38pas de gauche,
00:59:39vous dites que vous avez 39 ans
00:59:40et vous avez connu quoi ?
00:59:41Est-ce que c'est mieux là ?
00:59:42Je ne sais pas.
00:59:43Allez-y.
00:59:44Vous avez connu quoi ?
00:59:45J'ai connu égalité
00:59:47et réconciliation à l'époque
00:59:49et eux leur objectif
00:59:51c'était de lier
00:59:52si vous voulez
00:59:52la droite radicale
00:59:54et la gauche des quartiers.
00:59:55D'accord ?
00:59:56Donc il est fortement possible
00:59:57qu'il ait été intéressé
00:59:58par ses idées
00:59:59et juste il aurait pu
00:59:59l'assumer c'est tout.
01:00:00Et moi je trouve dommage
01:00:02que en fait en disant
01:00:04non c'est pas vrai
01:00:05ou arrêter de comprendre
01:00:06Michael vous êtes bien gentil
01:00:07mais si c'est faux
01:00:07pourquoi il va assumer
01:00:08mon Michael ?
01:00:09Vous verrez que
01:00:10ce n'est pas faux madame.
01:00:12Je ne dis pas que les propos
01:00:14peuvent être...
01:00:14Non non mais moi je vous le dis
01:00:17égalité et réconciliation
01:00:18c'était quelque chose
01:00:19qui intéressait la jeunesse
01:00:20à cette époque-là.
01:00:21ils étaient très malins
01:00:22très vicieux
01:00:23pour essayer d'alpaguer
01:00:23un peu tout le monde.
01:00:24C'était très référencié
01:00:26sur le net
01:00:26donc il est possible
01:00:27que sur des forums
01:00:27il ait eu ce type de discours.
01:00:29Donc vous Michael
01:00:30vous dites...
01:00:31C'est intéressant de voir
01:00:33qu'effectivement
01:00:33on n'a pas de preuve.
01:00:35Oui oui j'ai bien compris
01:00:36vous n'êtes pas de gauche
01:00:38vous êtes plutôt de droite
01:00:39vous nous l'avez dit
01:00:40mais vous dites que bon
01:00:42pour vous vous êtes persuadé
01:00:43que c'est un fait
01:00:45même sans preuve
01:00:46et qu'il aurait dû assumer.
01:00:47En fait il a le droit
01:00:48de changer.
01:00:49Dans les politiques de gauche
01:00:50il y en a aussi
01:00:51qui faisaient partie
01:00:51de ce mouvement-là
01:00:52ne croyez pas
01:00:52qu'il n'y a que lui.
01:00:53Ce qui n'est pas objectif
01:00:54chez Mediapart
01:00:55c'est qu'ils auraient pu
01:00:55cibler plus de personnes.
01:00:56Certes eux
01:00:57ils ont un objectif politique
01:00:58c'est de le briser
01:00:59mais lui ils auraient pu assumer
01:01:00en disant voilà
01:01:00j'étais jeune
01:01:01j'étais con
01:01:02politiquement
01:01:03j'étais pas construit
01:01:04je me suis pas embrigadé
01:01:05et c'est ça que les français
01:01:08vont pas apprécier
01:01:09en fait les français
01:01:09vont pas apprécier
01:01:10quand ils vont sortir les fêtes
01:01:11parce qu'il y en aura
01:01:12ne préjugez pas
01:01:13de ce qui va se passer demain
01:01:14on sait pas
01:01:15on sait pas
01:01:16c'est intéressant
01:01:16Vous me rappellerez
01:01:17si vous voulez
01:01:18comme ça
01:01:18je vous déploie un peu plus
01:01:19Alors vous nous rappellerez
01:01:20demain
01:01:21on va voir dans la journée
01:01:22puisque Mediapart
01:01:23Michael
01:01:23Mediapart
01:01:24ils ont déclaré
01:01:26aujourd'hui
01:01:26la suite de nos révélations
01:01:28arrive
01:01:28donc je vous ai bien en tête
01:01:29mon cher Michael
01:01:3039 ans de loi atlantique
01:01:32et rappelez-nous
01:01:32effectivement
01:01:33vous n'êtes pas le seul
01:01:34à dire ça
01:01:35c'est intéressant
01:01:35parce que vous n'êtes pas
01:01:36le seul à dire ça
01:01:36merci infiniment
01:01:37en tout cas
01:01:38pour votre appel
01:01:39pour votre appel
01:01:40aux standards d'Europe 1
01:01:41Gilles Plâtré
01:01:42avant de continuer
01:01:43à parler
01:01:44à la fois de l'affaire
01:01:45Bardella
01:01:45à la fois de Robert Ménard
01:01:47dans un instant
01:01:47peut-être un mot
01:01:48peut-être sur les lycées
01:01:50parce que vous
01:01:50vous êtes un maire
01:01:51vous êtes en première ligne
01:01:53je veux juste revenir un peu
01:01:54puisque c'est quand même
01:01:55l'actualité
01:01:55on a Lille
01:01:57qui est un peu en feu
01:01:58on a Lyon
01:01:59qui est en feu
01:02:00on voit des lycées
01:02:00de Saint-Denis
01:02:01et Lua
01:02:02et Luar
01:02:03qui est en feu
01:02:03comment vous réagissez
01:02:05vous lorsque vous voyez
01:02:06ces lycées
01:02:07bousculer
01:02:08et sous le signe
01:02:09de la violence
01:02:09en ce moment même
01:02:10écoutez
01:02:10j'ai l'impression que
01:02:12pardonnez-moi
01:02:12je ne veux pas être catastrophique
01:02:13je souhaiterais vraiment
01:02:14avoir tort
01:02:15mais j'ai l'impression
01:02:15que c'est le début
01:02:16d'une séquence
01:02:16qui va être particulièrement dure
01:02:18aujourd'hui
01:02:21dans un très grand nombre
01:02:22de villes
01:02:23possédant des lycées
01:02:24vous avez une minorité
01:02:25il faut toujours rappeler les choses
01:02:26et les mettre dans la bonne proportion
01:02:27une minorité d'élèves
01:02:29fanatiques
01:02:30très politisés
01:02:31très proches de LFI
01:02:33en tout cas
01:02:33c'est LFI
01:02:34et on a vu les images
01:02:35à Saint-Denis
01:02:36mais ça n'est pas qu'à Saint-Denis
01:02:37si vous voulez
01:02:37LFI est sur le terrain
01:02:39et des leaders LFI
01:02:40sont dans la galvanisation
01:02:42du mouvement
01:02:43et là
01:02:45on commence à voir
01:02:46sur certains réseaux
01:02:48TikTok
01:02:48ou autres
01:02:49des appels au rassemblement
01:02:51mais d'une manière
01:02:51ultra violente
01:02:52si vous voulez
01:02:53c'est pas simplement
01:02:54écoutez
01:02:55la cantine
01:02:55c'est pas très bon
01:02:56ce qu'on mange
01:02:56là on est sur une revendication
01:02:58de la violence
01:02:59pour la violence
01:03:00alors soyons clairs
01:03:01je vais vous embêter
01:03:02mais vous nous avez dit
01:03:05en off
01:03:05et je le dis à l'antenne
01:03:06que vous avez cru
01:03:08entendre dire
01:03:08qu'il y a des appels
01:03:09à prendre les armes
01:03:10oui bien sûr
01:03:11je peux le redire
01:03:12à l'antenne sans difficulté
01:03:13on a aujourd'hui
01:03:14sur certains réseaux sociaux
01:03:16des appels
01:03:16à venir armer
01:03:17sur des rassemblements
01:03:18de lycéens
01:03:19là sur les rassemblements
01:03:20en ce moment
01:03:21en ce moment
01:03:21voilà
01:03:22donc ces phénomènes existent
01:03:24ils sont hélas visibles
01:03:25sur un certain nombre
01:03:27de comptes TikTok
01:03:28je ne dis pas
01:03:29que c'est des appels locaux
01:03:30dans ma commune
01:03:31je vous dis simplement
01:03:31qu'ils existent
01:03:32sur les réseaux sociaux
01:03:33aujourd'hui
01:03:33la question qu'on se posait
01:03:34avant que vous n'arriviez
01:03:35j'ai le plâtré
01:03:36j'ai envie de vous la poser aussi
01:03:37c'est que fait le gouvernement
01:03:38que fait le ministre
01:03:40de l'Intérieur
01:03:40que fait l'Etat
01:03:41et que pourrait
01:03:43qu'est-ce qui pourrait être fait
01:03:44vous êtes maire
01:03:46vous êtes maire de Châlons-sur-Saône
01:03:47et vous voyez par exemple
01:03:48quelqu'un comme Bali Bagayoko
01:03:49qui a parlé
01:03:50de cette violence légitime
01:03:51que fait la police
01:03:52moi je ne connais
01:03:52qu'une seule violence légitime
01:03:53c'est celle que l'Etat
01:03:54peut exercer
01:03:55au nom de la société
01:03:56et du peuple français
01:03:57ça c'est la loi
01:03:59parler d'une violence légitime
01:04:00en dehors de celle
01:04:01que l'Etat doit exercer
01:04:02pour protéger les citoyens
01:04:03c'est appeler à la sédition
01:04:05et je suis très surpris
01:04:06de voir mon collègue
01:04:07de Saint-Denis
01:04:08qui peut
01:04:10parader
01:04:11et même être porté
01:04:12en triomphe
01:04:13par des émeutiers
01:04:14devant du mobilier urbain
01:04:16qui est incendié
01:04:17dire qu'il existe
01:04:19des violences
01:04:20qui pourraient être légitimes
01:04:21en dehors de celles de l'Etat
01:04:22même s'il amoindrit
01:04:24immédiatement la phrase
01:04:25vous l'avez entendu comment
01:04:25en disant
01:04:26c'est pas forcément
01:04:26la meilleure réponse maintenant
01:04:27mais il justifie
01:04:28la légitimité d'une violence
01:04:30qui ne soit pas
01:04:30une violence de l'Etat
01:04:31et cet élu
01:04:32de la République
01:04:33qui se sert de ses fonctions
01:04:35avec son écharpe
01:04:36pour troubler l'ordre public
01:04:38parce que
01:04:38si vous avez aujourd'hui
01:04:40des appels
01:04:40à devenir encore plus violents
01:04:42sur le mouvement
01:04:42mais il y a un point d'appui
01:04:44j'allais presque dire
01:04:45légitime
01:04:46avec un élu
01:04:47qui prononce ces phrases là
01:04:48alors qu'est-ce qu'il pourrait faire
01:04:50par exemple
01:04:50la loi est la même pour tous
01:04:53le ministre de l'Intérieur
01:04:54à un pouvoir
01:04:55lorsqu'il estime
01:04:56que le comportement
01:04:58les actes
01:04:58les propos
01:04:59d'un élu
01:05:00sont de nature
01:05:01à troubler gravement
01:05:02l'ordre public
01:05:03il peut suspendre
01:05:04cet élu
01:05:05voilà
01:05:05pour quelques semaines
01:05:06le temps que la situation
01:05:07s'apaise
01:05:08et je m'étonne
01:05:09vous êtes en train de nous dire
01:05:10effectivement
01:05:10que le ministre de l'Intérieur
01:05:11a la possibilité de suspendre
01:05:13c'est la loi
01:05:14la loi permet au ministre de l'Intérieur
01:05:16de suspendre
01:05:17Barry Bagayoko
01:05:18pour ses propos
01:05:19d'incitation à la violence
01:05:21mais ne le fait pas
01:05:23vous le consentez comme moi
01:05:24c'est un pouvoir
01:05:25qui appartient
01:05:26au ministre de l'Intérieur
01:05:27on ne parle pas de révocation
01:05:28là il faut une décision
01:05:29du conseil des ministres
01:05:30c'est beaucoup plus différent
01:05:33mais le ministre de l'Intérieur
01:05:34peut suspendre
01:05:35et d'ailleurs
01:05:35l'intéressé peut toujours
01:05:36aller au tribunal
01:05:37pour contester la décision
01:05:38du ministre de l'Intérieur
01:05:39nous sommes dans un état de droit
01:05:40et tant mieux
01:05:40mais je m'étonne tout de même
01:05:42qu'on laisse aujourd'hui
01:05:44des propos réitérés
01:05:45de surcroît
01:05:46sur la question de la violence
01:05:48émaner d'un élu
01:05:49portant une écharpe tricolore
01:05:50dans un contexte d'émeute
01:05:51ça me semble être
01:05:52un encouragement terrible
01:05:53à ce qui est en train
01:05:54de se passer dans le pays
01:05:55c'est très intéressant
01:05:55ce qu'on dit
01:05:56de le contexte d'émeute
01:05:57parce qu'il dit
01:05:58à Bali Bagayoko
01:05:59précisément
01:06:00je cite
01:06:01la violence peut être légitime
01:06:02mais chaque fois
01:06:03qu'on peut l'éviter
01:06:03c'est mieux
01:06:04c'est très habile
01:06:05mais dans un contexte
01:06:06c'est quelqu'un de très intelligent
01:06:07où il est très entouré
01:06:08redoutablement intelligent
01:06:09absolument
01:06:10mais en tout cas
01:06:11la minorisation
01:06:12n'enlève pas la phrase initiale
01:06:14je suis entièrement d'accord
01:06:14à partir du moment
01:06:15où vous reconnaissez
01:06:16la légitimité à violence
01:06:17en dehors de son usage
01:06:18par l'état
01:06:19pour la protection de la société
01:06:20vous êtes dans la sédition
01:06:23et vous êtes d'accord Gabriel
01:06:24que ça n'enlève pas
01:06:25pour autant effectivement
01:06:27la dureté de la France
01:06:28lorsqu'il dit
01:06:28que la violence peut être légitime
01:06:29mais chaque fois qu'on peut l'éviter
01:06:31c'est mieux
01:06:31ah bah oui
01:06:32si on peut ne pas
01:06:33c'est mieux
01:06:33mais c'est légitime
01:06:35bah oui
01:06:35ça revient presque au même
01:06:37j'ai envie de dire
01:06:38parce que théoriquement
01:06:39c'est un pilier fondateur
01:06:41de dire
01:06:42nous avons délégué
01:06:43les citoyens
01:06:44collectivement
01:06:45depuis des siècles
01:06:45et des siècles
01:06:46ont délégué
01:06:47la violence légitime
01:06:48à l'état
01:06:49pour ne pas l'exercer
01:06:50c'est la justification
01:06:51de l'état
01:06:52de la justice
01:06:53exactement
01:06:53la légitimité repose là-dessus
01:06:54donc là
01:06:55il ébranle
01:06:55un pilier fondateur
01:06:58de ce pays
01:06:59moi je vous montre
01:07:00simplement
01:07:00je vais peut-être
01:07:01faire la liaison
01:07:01mais on a quand même
01:07:03un maire
01:07:03qui est devant un tribunal
01:07:05parce qu'il n'a pas voulu
01:07:06marier un EQTF
01:07:07et on a un maire
01:07:09qui peut appeler
01:07:10à la sédition
01:07:10même en la minorant
01:07:11de mille façons
01:07:12mais on l'a dit
01:07:13que ça revenait au même
01:07:14sans être inquiété
01:07:15de quoi que ce soit
01:07:16donc il y a quand même
01:07:17quelque chose
01:07:17qui ne va pas dans ce pays
01:07:19elle fait les liaisons
01:07:20elle est incroyable
01:07:20on marque une pause
01:07:21on revient effectivement
01:07:22avec à la fois un maire
01:07:23qui dit que la violence
01:07:24peut être légitime
01:07:25à la fois un maire
01:07:26qui refuse
01:07:28d'appliquer la loi
01:07:29parce qu'il y a une autre loi
01:07:30qui n'est pas appliquée
01:07:31celle d'expulser un EQTF
01:07:32et un autre maire
01:07:33devant nous
01:07:34Gilles Platré
01:07:35maire de Chalons-sur-Soune
01:07:36qui vient d'avoir
01:07:37une certaine victoire
01:07:38au tribunal administratif
01:07:39de Dijon
01:07:40il va nous expliquer
01:07:41ce tribunal
01:07:43donne raison
01:07:44à l'expulsion
01:07:45d'une association
01:07:46culturelle musulmane
01:07:47il nous expliquera pourquoi
01:07:47et vous pouvez échanger
01:07:48avec notre invité
01:07:49Gilles Platré
01:07:50maire d'hiver droite
01:07:50de Chalons-sur-Soune
01:07:51au 01-82-39-20
01:07:54Europe 1
01:07:56Christine Kelly et vous
01:07:57il est 12h46
01:07:58la suite de Christine Kelly et vous
01:08:02au 01-82-39-21
01:08:05vous pouvez interroger
01:08:06notre invité
01:08:07avec nous en studio
01:08:08Gilles Platré
01:08:09maire d'hiver droite
01:08:09de Chalons-sur-Soune
01:08:10oui Gilles Platré
01:08:12vous êtes en direct
01:08:13sur Europe 1
01:08:14avant de parler
01:08:14de l'affaire Robert Ménard
01:08:15qui fait couler
01:08:16beaucoup d'encre
01:08:16parce que dans 45 minutes
01:08:18il va se présenter
01:08:20au tribunal
01:08:20parce qu'il a osé
01:08:22refuser le mariage
01:08:24d'un homme
01:08:24sous OQTF
01:08:25d'abord votre histoire
01:08:26que s'est-il passé
01:08:27le tribunal administratif
01:08:29de Dijon
01:08:29vient de vous donner
01:08:31raison
01:08:32sur l'expulsion
01:08:33d'une association
01:08:35culturelle
01:08:36musulmane
01:08:36qui occupait
01:08:37si j'ai bien compris
01:08:38illégalement
01:08:39des locaux
01:08:39dans la ville
01:08:40de Chalons-sur-Saône
01:08:41et savez-vous
01:08:42pourquoi elle occupait
01:08:42illégalement
01:08:43ses locaux ?
01:08:43non
01:08:44parce que généreusement
01:08:45en 1978
01:08:46une mairie
01:08:48à l'époque
01:08:48dirigée par le PS
01:08:50allié au Parti Communiste
01:08:52a décidé de violer
01:08:53sciemment la loi de 1905
01:08:55et d'attribuer gratuitement
01:08:57des locaux municipaux
01:08:59à une association
01:08:59cultuelle
01:09:00la loi est pourtant
01:09:01très claire
01:09:02elle considère
01:09:03que tous les bâtiments
01:09:04qui étaient des bâtiments
01:09:05de culte
01:09:06avant 1905
01:09:07et propriété des communes
01:09:08restaient propriété des communes
01:09:10et devaient donc
01:09:10être entretenus
01:09:11par les communes
01:09:12mais les bâtiments
01:09:13qui n'étaient pas
01:09:14des bâtiments de culte
01:09:15avant 1905
01:09:16ne peuvent pas
01:09:17aujourd'hui
01:09:17et c'est la loi
01:09:18être affectés
01:09:19gratuitement
01:09:20à une association
01:09:21cultuelle
01:09:21en 78
01:09:22il faut vous rappeler
01:09:23le contexte
01:09:23je ne veux pas être trop long
01:09:24mais je trouve que
01:09:25c'est tellement emblématique
01:09:26et ça s'est tellement passé
01:09:27partout en France
01:09:28et on n'en parle pas
01:09:29en 78
01:09:30vous avez deux forces
01:09:32énormes
01:09:32qui veulent absolument
01:09:34détourner
01:09:35la loi
01:09:36pour pouvoir favoriser
01:09:37les lieux de culte
01:09:38musulmans
01:09:38la première force
01:09:39elle est assez étonnante
01:09:40on n'y pense plus
01:09:42c'est cette armée
01:09:43de curés rouges
01:09:44qu'il y avait
01:09:45partout en France
01:09:46les premiers à donner
01:09:47des salles de prière
01:09:48aux musulmans
01:09:48c'est des prêtres
01:09:49dans ma commune
01:09:50ce qu'on appelait
01:09:51les curés rouges
01:09:52post 68 art
01:09:53post Vatican 2
01:09:54mais à la mode marxiste
01:09:55qui ont disparu
01:09:57il y en a encore
01:09:582-3 quand même
01:09:58mais bon
01:09:59ils sont quand même
01:09:59moins massifs
01:10:00qu'ils l'étaient à l'époque
01:10:01je suis bien d'accord
01:10:02avec lui
01:10:04mais le deuxième
01:10:05c'est les communistes
01:10:06les communistes
01:10:07qui disent
01:10:07tout anticléricaux
01:10:09qu'ils sont
01:10:09nous devons absolument
01:10:11réparer
01:10:12une offense
01:10:13faite aux musulmans
01:10:14et donc
01:10:14leur attribuer
01:10:15coûte que coûte
01:10:16des lieux de culte
01:10:17et c'est bien
01:10:19ce qui se passe
01:10:19dans la commune
01:10:20les communistes
01:10:21décident
01:10:21en faisant pression
01:10:22sur la majorité
01:10:23socialiste
01:10:23d'attribuer
01:10:24gratuitement
01:10:25et de faire
01:10:25des travaux
01:10:26de lavabo
01:10:27purificateur
01:10:28aux frais
01:10:29du contribuable
01:10:30ah oui
01:10:30donc ils ne payent pas
01:10:31de loyer
01:10:32ce qui est interdit
01:10:32par la loi
01:10:33et en plus
01:10:33juste pour vous dire
01:10:34association culturelle
01:10:35c'est une mosquée
01:10:36oui elle est
01:10:37c'est une mosquée
01:10:38c'est un bâtiment
01:10:4019ème
01:10:40qui était une ancienne
01:10:41hale
01:10:41qui était devenu
01:10:42un bâtiment associatif
01:10:43et qui a été
01:10:44transformé en mosquée
01:10:45ouverte en février
01:10:471979
01:10:48ce qui est intéressant
01:10:49quand même
01:10:49c'est de voir
01:10:50je le dis juste
01:10:51vous savez
01:10:52vous m'aviez interrogé
01:10:53sur une autre antenne
01:10:54à ce sujet
01:10:56mon appétit
01:10:57pour les questions
01:10:57iraniennes
01:10:58en particulier
01:10:59puisque nous avons
01:10:59produit un rapport
01:11:00il y a quelques mois
01:11:01sur l'influence en France
01:11:02de la république islamique
01:11:03d'Iran
01:11:03en début 1979
01:11:05c'est l'alliance
01:11:06des communistes
01:11:07et des islamistes
01:11:08en Iran
01:11:08pour renverser le chat
01:11:09et vous voyez bien
01:11:10qu'on a aussi en France
01:11:11au même moment
01:11:12des tentatives
01:11:12de la part des communistes
01:11:14pour faire alliance
01:11:15avec
01:11:15alors peut-être pas
01:11:16des islamistes à l'époque
01:11:17mais en tout cas
01:11:18des religieux
01:11:18et pour essayer
01:11:19de faire avancer
01:11:20un peu les choses
01:11:20donc depuis 1978
01:11:21la ville de Chalon
01:11:22bonne fille
01:11:24logeait gratuitement
01:11:26illégalement
01:11:27une association
01:11:28et de 10 ans
01:11:30ou 12 ans
01:11:31en 12 ans
01:11:31la convention
01:11:32se reconduisait
01:11:33tacitement
01:11:34vous êtes élevé
01:11:35contre ça
01:11:35bien sûr
01:11:36et quand la convention
01:11:37m'est arrivée
01:11:38elle devait être renouvelée
01:11:39en 2021
01:11:40et bien
01:11:41nous avons pris contact
01:11:42avec l'association
01:11:43en disant
01:11:43maintenant
01:11:43il va falloir
01:11:45réparer ce qu'il a été
01:11:46en tout cas
01:11:47rétablir le droit
01:11:47mais il faut vous battre
01:11:48et donc j'ai demandé
01:11:50à l'association
01:11:50de payer un loyer
01:11:52qui a refusé
01:11:53elle a refusé
01:11:55je lui ai donc demandé
01:11:56d'évacuer
01:11:56elle a refusé
01:11:57et donc début septembre
01:11:59j'ai saisi le tribunal
01:12:00administratif de Dijon
01:12:01pour qu'il dise le droit
01:12:02c'est à dire qu'il y avait
01:12:03une occupation
01:12:04sans droit ni titre
01:12:05une association
01:12:06dans un bâtiment communal
01:12:07une association religieuse
01:12:09logée gratuitement
01:12:11par le contribuable
01:12:11donc on était
01:12:12en contravention totale
01:12:13avec la loi de 1905
01:12:14qu'est-ce qu'il se passait
01:12:15maintenant
01:12:15puisque est-ce que
01:12:16l'association culturelle
01:12:17la mosquée
01:12:18encore là gratuitement
01:12:19va-t-elle partir
01:12:20a-t-elle décidé de régler
01:12:21qu'est-ce qu'il va se passer
01:12:22maintenant
01:12:22pour le moment
01:12:23pas de son
01:12:24pas d'image
01:12:24de la part de l'association
01:12:25mais une décision de justice
01:12:28qui dit
01:12:28il y a une semaine
01:12:29que l'association
01:12:31a exactement
01:12:3315 jours
01:12:34pour évacuer les lieux
01:12:35et que si
01:12:37les lieux
01:12:37ne sont pas évacués
01:12:38au bout de 15 jours
01:12:39nous pouvons
01:12:40en reprendre
01:12:41possession
01:12:41c'est bien mon attention
01:12:42avec
01:12:43au besoin
01:12:44s'il y avait
01:12:44un peu de résistance
01:12:46le concours
01:12:47de la force publique
01:12:48ça c'est la protection
01:12:49heureusement
01:12:49du droit de propriété
01:12:50alors vous allez revenir
01:12:51sur Europe 1
01:12:52pour nous raconter
01:12:52effectivement
01:12:53dans une dizaine de jours
01:12:54effectivement
01:12:54où on en est
01:12:55comme le temps passe
01:12:56et le temps file
01:12:57j'ai envie de vous entendre
01:12:57sur Robert Ménard
01:12:58peut-être 10 secondes
01:12:59d'abord Gabriel Cluzel
01:13:00ensuite je vous donne la parole
01:13:01comment vous réagissez
01:13:03vous Gabriel Cluzel
01:13:04par rapport à Robert Ménard
01:13:06qui là
01:13:06dans 25 minutes
01:13:07dans 20 minutes
01:13:08va se retrouver au tribunal
01:13:10parce qu'il a
01:13:11osé
01:13:11à ne pas marier
01:13:13un homme placé
01:13:13sous OQTF
01:13:14ensuite
01:13:14il se trouve
01:13:15que je connais
01:13:16un peu Robert Ménard
01:13:17et c'est bien
01:13:17une qualité
01:13:17qu'il faut lui reconnaître
01:13:18c'est celle du courage
01:13:19il l'avait déjà
01:13:20quand il était patron
01:13:21de Reporters sans frontières
01:13:22il s'était accroché
01:13:23je ne sais plus
01:13:23si c'était à la Tour Eiffel
01:13:24ou à Notre-Dame
01:13:24parce qu'il avait eu la visite
01:13:26d'un chef d'état chinois
01:13:27il est prêt à tout
01:13:28quand il considère
01:13:29que la justice
01:13:31finalement
01:13:31est en jeu
01:13:34et je crois
01:13:35qu'il ira
01:13:35jusqu'au bout de cette affaire
01:13:36moi il m'avait dit
01:13:36personnellement
01:13:37on m'avait conseillé
01:13:37oui de plaider coupable
01:13:39comme ça
01:13:40tu pourras garder
01:13:41ta place de mère
01:13:42il a dit
01:13:42non non
01:13:42je ne suis pas coupable
01:13:43moi
01:13:43donc ce n'est pas grave
01:13:44je vais la remettre en jeu
01:13:45je suis prêt à faire de la prison
01:13:46etc
01:13:46donc je crois
01:13:47que c'est vraiment
01:13:48un mère courage
01:13:49j'ai le plat
01:13:50on regarde tout
01:13:53ce qui va se passer
01:13:53parce que
01:13:54je peux vous dire
01:13:55qu'on peut tous
01:13:56à un moment donné
01:13:57être confrontés
01:13:57aux mêmes soucis
01:13:58moi je l'ai été d'ailleurs
01:13:59puisqu'on m'avait demandé
01:14:01de marier
01:14:03un individu
01:14:03en l'occurrence
01:14:04de nationalité turque
01:14:05à l'époque
01:14:06sous OQTF
01:14:07et que j'avais refusé
01:14:08donc on avait lancé
01:14:10un terrible jeu
01:14:12avec le procureur
01:14:13c'est-à-dire
01:14:14je refuse
01:14:14il me redemande
01:14:15je re-refuse
01:14:16et entre temps
01:14:17Christine Kelly
01:14:18savez-vous ce qui s'est passé ?
01:14:19la République a régularisé
01:14:20l'individu
01:14:22donc voilà
01:14:23il n'était plus sous OQTF
01:14:24il a été régularisé
01:14:25tout va bien
01:14:26oui bien sûr
01:14:27donc là
01:14:27Ménard n'a pas le même souci
01:14:29puisque l'individu
01:14:31était encore
01:14:32sous un régime
01:14:33qui devrait nécessiter
01:14:35il est parti en Algérie
01:14:36il s'est marié en Algérie
01:14:37alors je vais vous dire
01:14:38juste une chose
01:14:41si c'est un français
01:14:43en situation irrégulière
01:14:44en Algérie
01:14:45ça doit peut-être exister
01:14:46vous franchissez la frontière
01:14:47sans vous en rendre compte
01:14:48il n'aurait jamais pu se marier
01:14:50parce que le droit algérien
01:14:51interdit scrupuleusement
01:14:52à quelqu'un
01:14:53en situation d'irrégularité
01:14:54de se marier
01:14:55avec un
01:14:56à quelqu'un du pays
01:14:57voilà
01:14:57donc les algériens
01:14:59de ce côté-là
01:14:59sont beaucoup plus cohérents
01:15:00que nous
01:15:01je pense qu'ils sont
01:15:02beaucoup plus cohérents que nous
01:15:03le vrai problème dans cette affaire
01:15:05il est double
01:15:06c'est que Robert Ménard
01:15:07risque l'inégilibilité
01:15:09et donc la démission d'office
01:15:11c'est un risque
01:15:12on a des jurisprudences
01:15:14d'un cours de cassation
01:15:15qui sont très sévères
01:15:16oui il y a des peines d'amende
01:15:18etc
01:15:18je crois que la ville de Béziers
01:15:19serait très
01:15:21honnêtement
01:15:21c'est un vrai risque
01:15:22le deuxième
01:15:23et là c'est à plus long terme
01:15:24j'entends bien
01:15:25que des propositions de loi
01:15:27des travaux législatifs
01:15:28sont en train de se mener
01:15:29autour de cette question
01:15:29mais je voudrais juste rappeler
01:15:31une chose
01:15:31parce que ça me paraît
01:15:32un vrai problème
01:15:33c'est que le conseil constitutionnel
01:15:34en 2003
01:15:36a reconnu
01:15:37à la faculté
01:15:38à tout individu
01:15:39le droit inaliénable
01:15:41de pouvoir se marier
01:15:42quelle que soit sa situation
01:15:43à l'époque
01:15:44Nicolas Sarkozy
01:15:45avait essayé
01:15:46de répondre à cette difficulté
01:15:47il était ministre de l'intérieur
01:15:48et on débattait
01:15:49d'un projet de loi
01:15:50sur le contrôle de l'immigration
01:15:51et il avait introduit
01:15:53dans ce projet de loi
01:15:53la possibilité pour un maire
01:15:55confronté à la même thématique
01:15:57qu'Horbert Ménard
01:15:57ou celle qui fut la mienne
01:15:58il y a quelques années
01:15:59de dénoncer
01:16:01l'individu
01:16:02au procureur
01:16:03de saisir
01:16:05l'état
01:16:05et de dire
01:16:06nous considérons
01:16:07que parce qu'il est en siréguilière
01:16:08il n'est pas en capacité
01:16:09d'être librement consentant
01:16:11au mariage
01:16:12qu'il invoque
01:16:12pour essayer de se protéger
01:16:13et bien le conseil constitutionnel
01:16:15a rendu une décision
01:16:16qui hélas
01:16:16j'ai peur
01:16:18fait jurisprudence
01:16:19et qui dit très clairement
01:16:20qu'on ne peut pas
01:16:21et on a retoqué
01:16:22cette mesure là
01:16:23donc ça veut dire
01:16:24et on en revient
01:16:24peut-être à ce que disait
01:16:25notre auditeur tout à l'heure
01:16:26si on veut surmonter
01:16:27ces difficultés
01:16:28il n'y aura qu'une seule solution
01:16:29le référendum populaire
01:16:30très intéressant
01:16:32effectivement
01:16:32celui qui a appelé
01:16:33pour parler de la démocratie
01:16:34citoyenne
01:16:35merci beaucoup
01:16:36merci beaucoup
01:16:37maire de Chalons-sur-Saône
01:16:38maire d'hiver droite
01:16:39Chalons-sur-Saône
01:16:40d'avoir été en direct
01:16:41sur Europe 1
01:16:41on rappelle que
01:16:42Robert Ménard
01:16:43sera l'invité
01:16:44de Europe 1
01:16:45et Laurence Ferrari
01:16:46à 8h10
01:16:48demain matin
01:16:49effectivement
01:16:50il nous donnera
01:16:51la réponse
01:16:52de ce qui s'est passé
01:16:53dans une demi-heure
01:16:54au tribunal
01:16:55rappelons
01:16:56qu'il est soutenu
01:16:57par David Lissnard
01:16:59qui vient sur place
01:17:00par Bruno Rotaillot
01:17:01qui vient le soutenir
01:17:02et par Eric Ciotti
01:17:03qui a fait un communiqué
01:17:04de presse
01:17:05pour dire qu'il soutient
01:17:06Robert Ménard
01:17:07Robert Ménard
01:17:07qui est très soutenu
01:17:08on se va rester
01:17:09à l'écoute
01:17:09il y a aussi des opposants
01:17:10sur place
01:17:10je viens de le voir
01:17:11il y a des antifas
01:17:13merci à tous
01:17:14pour cette émission
01:17:14bonjour Macleli
01:17:15bonjour Christine
01:17:16bonjour à tous
01:17:17on va revenir évidemment
01:17:18sur la mobilisation
01:17:19dans les lycées
01:17:20qui se poursuit
01:17:21il y a 76 personnes
01:17:22qui ont été blessées
01:17:23que ce soit
01:17:24le personnel
01:17:25ou même des élèves
01:17:26depuis le début du mouvement
01:17:27on y reviendra
01:17:28on parlera également aussi
01:17:29du pouvoir d'achat des français
01:17:30merci Christine
01:17:31la violence
01:17:32belle émission quand même
01:17:33à demain Christine
01:17:33à demain
01:17:34on vous arrête
01:17:35réserve sur Europe

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