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  • il y a 2 semaines

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00:00:00Pinsons le cheval !
00:00:02Europe 1
00:00:0411h-13h
00:00:05Christine Kelly et vous
00:00:07Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1
00:00:09Nous sommes ensemble jusqu'à 13h et vous pouvez
00:00:11dès à présent nous appeler au standard
00:00:14Europe 1 au 01 80 20 39
00:00:1621 pour commenter l'actualité
00:00:18Merci à tous pour vos très
00:00:19nombreux appels hier
00:00:21Le standard a été très sollicité
00:00:24preuve de l'état
00:00:25de la France et cette France qui a besoin
00:00:28de parler et de dire ce qu'elle
00:00:29vit au quotidien. N'hésitez pas
00:00:31à nous envoyer aussi vos messages
00:00:33par WhatsApp également.
00:00:35Au 01 80 20 39 21
00:00:37Après les pillages et les violences
00:00:40les premiers couvre-feux sont entrés
00:00:41en vigueur hier dans plusieurs villes de France
00:00:43à Paris, Lyon, Bordeaux, Lille
00:00:45ou Nice. Des restrictions de circulation
00:00:48ont été décidées dans certains secteurs
00:00:50alors que le gouvernement promène
00:00:51réponse pénale ferme et cherche des solutions
00:00:54pour aider les commerçants
00:00:55sinistrés. Faut-il étendre les couvre-feux
00:00:58voire décréter ? L'état d'urgence
00:00:59peut encore laisser les manifestations
00:01:02se poursuivre samedi alors que
00:01:04les organisations étudiantes appellent
00:01:05à une nouvelle mobilisation ?
00:01:07Appelez-nous.
00:01:08Au 01 80 20 39 21
00:01:10Le numéro est non surtaxe.
00:01:12Côté justice, plus de 2500
00:01:14gardes à vue et des dizaines
00:01:15d'incarcération. 123 selon
00:01:18Gérald Darmanin, les sanctions sont-elles
00:01:20à la hauteur des faits ? Comment empêcher
00:01:22la récidive ? Comment et surtout
00:01:24qui va payer la facture de ces
00:01:25milliers de commerces saccagés ?
00:01:27Les assurances ? L'état ? Les auteurs
00:01:29des pillages ? On attend vos réactions.
00:01:31Oui, vous appelez Christine Kelly au
00:01:32Standard Europe 1. Le numéro n'est pas
00:01:33surtaxé. 01 80 20 39 21
00:01:36Et puis question cruciale à l'approche
00:01:38de la présidentielle. Qui peut
00:01:41tirer profit de cette crise politique
00:01:43et sécuritaire ? Le gouvernement ?
00:01:45Le Rassemblement national ? Jean-Luc
00:01:46Mélenchon et les filles ? Appelez-nous.
00:01:4811h.
00:01:4811h.
00:01:4914 29 21, pardon.
00:01:5211h-13h, Christine Kelly et vous,
00:01:53c'est votre émission. Bienvenue sur Europe 1.
00:02:00Il est 11h05 sur Europe 1. La France
00:02:04s'est réveillée, toujours brisée,
00:02:07toujours cassée, avec beaucoup
00:02:09d'interrogations, beaucoup de
00:02:11souffrance et on a encore dans la tête
00:02:15ces commerçants qui souffrent,
00:02:18ceux qui se sont battus, ceux qui ont
00:02:20fait face à des casseurs, ceux qui
00:02:22pleurent ce matin parce qu'ils n'ont
00:02:24plus rien. Vont-ils déposer le bilan ?
00:02:26Que va-t-il se passer ? On a une pensée
00:02:28également pour les policiers qui ont
00:02:30été fracassés, blessés.
00:02:33cette femme policière notamment qui a eu la
00:02:35hanche ouverte. On en parlera
00:02:38notamment avec Marc Silvéra, fondateur de
00:02:41l'Amicale de la Police Nationale.
00:02:43D'abord, on va parler des couvre-feux.
00:02:46Gabriel Cluzel, est-ce qu'il faut étendre
00:02:48les couvre-feux ? Est-ce qu'il faut aller
00:02:49jusqu'à l'état d'urgence ? Est-ce qu'il faut
00:02:51maintenir les prochaines manifestations ?
00:02:53Peut-on encore appeler à manifester ?
00:02:55Beaucoup de questions à se poser puisqu'on
00:02:56voit que ce matin, le calme est revenu là
00:03:00où il y avait des couvre-feux.
00:03:02Alors écoutez, évidemment, je comprends que
00:03:05pour le gouvernement, la tentation soit
00:03:07force de faire des couvre-feux, voire même
00:03:10peut-être qu'il s'est un état d'urgence.
00:03:11On voit bien qu'il y a une forme d'efficacité
00:03:14parce que chacun doit rester chez soi.
00:03:16Donc de fait, il ne se passe plus rien.
00:03:18C'est plus facile d'arrêter ceux qui
00:03:20contreviennent à ces consignes.
00:03:23Mais néanmoins, ça me pose un tout petit
00:03:26problème, si je puis me permettre.
00:03:27C'est que, comme d'habitude, ces mesures
00:03:30vont toucher, y compris ceux finalement
00:03:33qui n'ont rien fait.
00:03:34Voilà, qui n'ont rien fait.
00:03:35Donc faute d'arrêter les coupables,
00:03:39eh bien, c'est couvre-feux généralisé
00:03:41pour tout le monde.
00:03:42Et comme en général, les gens bien élevés,
00:03:45ordinaires, qui respectent les règles du jeu,
00:03:48obéissent, donc ce sont eux qui vont rester
00:03:49chez eux et plutôt moins les délinquants.
00:03:52Donc c'est quelque chose qui commence
00:03:53à m'insupporter parce qu'en fait,
00:03:54vous savez, ce couvre-feux tacitement,
00:03:56il existe depuis des mois.
00:03:57Je vais vous dire pourquoi il existe.
00:03:58Et nous en avons souvent parlé ici.
00:04:00C'est qu'à chaque fois qu'il y a un match
00:04:02de foot, par exemple, c'est couvre-feux
00:04:04pour les femmes, pour les enfants.
00:04:06Nous disons tous à nos adolescents,
00:04:07ne sortez pas.
00:04:09Ah non, restez à la maison,
00:04:10ce n'est pas possible.
00:04:11Donc en réalité, il y a un confinement
00:04:14sécuritaire pour les gens
00:04:15qui ne conviennent pas à la loi.
00:04:17Ce sont eux qui sont enfermés
00:04:19parce qu'on n'arrive pas à enfermer
00:04:22les délinquants.
00:04:23Alors, comprenons-nous bien.
00:04:24Moi, je suis ravie que ça ait permis
00:04:26quand même d'arrêter
00:04:28toutes les exactions.
00:04:29Mais néanmoins, il y a une vraie question
00:04:32philosophique à se poser.
00:04:33Oui, Fabrice Laffitte me rappelait
00:04:34qu'il y a un match ce soir
00:04:35au Parc des Princes PSG Barcelone.
00:04:38Et ça peut se poser la question,
00:04:39effectivement, Gabriel Cluzel.
00:04:41Parce que beaucoup demandent
00:04:42l'état d'urgence.
00:04:43L'état d'urgence, ça va plus loin.
00:04:44L'état d'urgence, on peut aller
00:04:46faire des perquisitions administratives.
00:04:47L'état d'urgence permet d'aller plus loin
00:04:49que justement, que c'est couvre-feu.
00:04:51Et c'est la question qu'on vous pose
00:04:52aux éditeurs d'Europe 1.
00:04:54Est-ce que ce n'est pas plus facile,
00:04:55effectivement, de confiner tout le monde,
00:04:57pardonnez-moi, je reprends ce mot,
00:04:59de faire une sorte de France confinée
00:05:01au lieu de faire une France JO
00:05:03lorsqu'il y avait justement la police
00:05:05et où le pays était tenu.
00:05:07Une question que je vous pose Marc-Sylvérat,
00:05:09est-ce que je peux vous la poser cette question ?
00:05:10Vous êtes fondateur de l'Amicale
00:05:12de la police nationale.
00:05:14Écoutez, merci de me recevoir
00:05:15sur votre plateau.
00:05:16Un plaisir.
00:05:16Je tiens à saluer l'ensemble du travail
00:05:18que mes collègues font au quotidien
00:05:20et à apporter mon total soutien
00:05:22à ceux blessés, qu'ils soient policiers,
00:05:24pompiers et gendarmes.
00:05:25Parce que malheureusement,
00:05:26le constat est alarmant.
00:05:28Et comme l'a dit si bien,
00:05:31le fait de tout vouloir bloquer,
00:05:34je ne pense pas que ça soit aussi la solution.
00:05:36On est dans un pays où on peut manifester,
00:05:38où la police doit faire face,
00:05:40mais avec les moyens, les outils,
00:05:43et que le gouvernement justement
00:05:45doit soutenir aussi
00:05:48sa police nationale,
00:05:49ses gendarmes,
00:05:50ses pompiers qui se font caillasser,
00:05:52mais c'est des scènes vraiment hallucinantes
00:05:54qu'on voit en marchant la tête.
00:05:56Et aujourd'hui, d'interdire,
00:05:58je pense que c'est un message faible
00:06:00de vouloir dire, voilà,
00:06:02mais on doit réagir aussi.
00:06:04Donc cette question appartient bien évidemment
00:06:06aux instances
00:06:07qui en prendront toutes les responsabilités.
00:06:09En tout cas, nous,
00:06:10l'amicale de la police nationale
00:06:12qui effectue un travail quotidien
00:06:15sur le terrain
00:06:16auprès des policiers,
00:06:17gendarmes engagés,
00:06:18et on reçoit énormément d'appels.
00:06:21Notre association reçoit énormément d'appels.
00:06:22Nous avons rencontré certains policiers
00:06:24qui nous disent
00:06:24est-ce que réellement on va aller travailler
00:06:26si c'est pour être de la chair à canon ?
00:06:28Est-ce qu'on va sortir du domicile ?
00:06:30On est en dispute familial
00:06:31parce que les images sont tellement choquantes.
00:06:34Voilà, on ne sait plus, entre guillemets.
00:06:37On essaye de mettre des mondes,
00:06:38on essaye de trouver des solutions,
00:06:39mais avec quels moyens ?
00:06:40Avec quels outils ?
00:06:41Et est-ce que ça va être efficace ?
00:06:43Voilà la question qu'on doit se poser.
00:06:44Et notre comité d'action sociale,
00:06:46on a lancé une cagnotte sur Allodon
00:06:48justement pour soutenir
00:06:49ceux et celles qui protègent la République.
00:06:52ces policiers et pompiers
00:06:52qui sont lourdement blessés.
00:06:54Cette caisse de secours
00:06:55qui intervient pour le moral,
00:06:56pour l'écoute,
00:06:57le retentissement psychologique.
00:06:59On a des enfants de policiers
00:07:00qui nous appellent.
00:07:01En détresse, en pleurs,
00:07:02qui nous disent
00:07:03mais est-ce que papa il va revenir ?
00:07:05C'est aujourd'hui le constat.
00:07:07On est la profession la plus touchée
00:07:08par le suicide, par le divorce.
00:07:11Nous avons des horaires
00:07:12et des plans de rappel.
00:07:13Des fois, on décide de partir en vacances,
00:07:15on est rappelé.
00:07:16Des fois, les horaires sont décalés.
00:07:18Marc-Sylvérat sur Orban.
00:07:19C'est énorme.
00:07:20Vraiment, vraiment,
00:07:20la situation que traverse notre pays
00:07:22est inadmissible
00:07:24et doit être considérée en urgence
00:07:26avec une fermeté vraiment exemplaire
00:07:29face à l'agressivité qui sévit.
00:07:32Fondateur de l'Amicale de la Police Nationale.
00:07:36Bonjour Julien.
00:07:37Vous nous appelez d'Île-de-France.
00:07:39Vous avez 38 ans.
00:07:41Que pensez-vous des couvre-feux,
00:07:44de l'état d'urgence,
00:07:45des prochaines manifestations ?
00:07:46Comme le disait Gabriel Cluzel,
00:07:48on confine déjà indirectement
00:07:51les femmes à rester chez elles,
00:07:53notamment, entre autres,
00:07:54lorsqu'il y a un match de foot.
00:07:56Et est-ce que les manifestations
00:07:59doivent être interdites ?
00:08:00C'est une question que je pose.
00:08:01On est toujours entre, effectivement,
00:08:03les libertés individuelles
00:08:04et les libertés collectives.
00:08:05Qu'est-ce que vous en pensez,
00:08:06mon cher Julien ?
00:08:07Bonjour.
00:08:08Bonjour.
00:08:08Bonjour à tous.
00:08:10Alors, merci de me donner l'antenne,
00:08:11déjà, de me donner la parole.
00:08:13C'est un plaisir.
00:08:14C'est un plaisir,
00:08:15exactement, de pouvoir s'exprimer librement.
00:08:18Donc, oui, ce qui se passe,
00:08:20c'est terrible en France.
00:08:22Et on a peur que ça empire
00:08:25parce qu'on est qu'au prémis.
00:08:27Les élections, c'est dans 8 mois,
00:08:299 mois...
00:08:296 mois, mon ami.
00:08:306 mois, 6 mois seulement.
00:08:326 mois.
00:08:32Et donc, on voit qu'il y a une pression
00:08:34qui commence à monter de plus en plus.
00:08:36Et on n'est pas encore
00:08:37où dans une épocèse
00:08:39où Marine Le Pen
00:08:40ou Jordan Bardet
00:08:41la gagnent au premier tour.
00:08:42Et on imagine
00:08:44ce qu'on peut avoir
00:08:45en mécontentement
00:08:46de la part de la gauche
00:08:47si le RN
00:08:50montrait au créneau...
00:08:52Enfin, montrait au moins...
00:08:53Ça passerait le deuxième tour.
00:08:55Vous voyez ?
00:08:56La situation qu'on peut avoir.
00:08:58Oui, tout à fait.
00:08:59Julien, on marque une pause.
00:09:01On revient.
00:09:01Et effectivement,
00:09:02vous posez la question aussi
00:09:04sur la présidentielle.
00:09:05On en parlera
00:09:05dans un instant sur Europe 1
00:09:07qui a l'impact sur la présidentielle.
00:09:08À qui profite le crime ?
00:09:10Entre guillemets.
00:09:11On marque une pause.
00:09:12On revient avec vous, Julien,
00:09:13pour continuer
00:09:14de témoigner
00:09:15de ce que vous avez vécu,
00:09:16de comment vous voyez
00:09:17la France aujourd'hui.
00:09:18Une France couvre-feu,
00:09:19une France état d'urgence,
00:09:20une France qui manifeste,
00:09:22une France confinée.
00:09:23Ou bien,
00:09:23comment vous la voyez ?
00:09:25Et puis, comment effectivement ?
00:09:26Pourquoi pas envoyer la présidentielle
00:09:27en marque une pause ?
00:09:27On revient sur Europe 1.
00:09:28Oui, comme Julien,
00:09:29vous avez la parole
00:09:30de 11h à 13h avec Christine Kelly.
00:09:32Vous appelez Christine Kelly
00:09:33au standard Europe 1.
00:09:34Je vous rappelle
00:09:34que le numéro
00:09:35n'est pas surtaxé.
00:09:36C'est le 01-80-20-39-21.
00:09:40Même chose pour WhatsApp.
00:09:41Vous envoyez vos réactions
00:09:42par message.
00:09:4301-80-20-39-21.
00:09:46À tout de suite
00:09:46avec Christine Kelly.
00:09:47C'est Christine Kelly
00:09:48et vous sur Europe 1.
00:09:50Europe 1.
00:09:52Christine Kelly et vous.
00:09:53Merci de nous rejoindre à 11h17
00:09:55sur Europe 1.
00:09:55La suite de Christine Kelly
00:09:56et vous avec votre invitée
00:09:58Christine Marc-Silvera,
00:10:00fondateur de la Micale
00:10:00de la Police Nationale
00:10:01et nos auditeurs d'Europe 1 aussi
00:10:03qui nous appellent au 01-80-20-39-21.
00:10:05Nous étions avec Julien.
00:10:07Christine.
00:10:08Julien qui nous a appelé,
00:10:09qui a 38 ans,
00:10:11qui est en Ile-de-France
00:10:11et qui est choqué
00:10:13comme tous les Français
00:10:15aujourd'hui
00:10:15qui se posent des questions.
00:10:17Est-ce qu'il faut encadrer ?
00:10:18Comment encadrer ?
00:10:20Comment éviter
00:10:20que tout cela ne se reproduise ?
00:10:22Je vais vous donner un chiffre Julien
00:10:23avant de vous donner
00:10:24encore la parole.
00:10:25Écoutez d'ailleurs,
00:10:26c'est en France,
00:10:27d'ailleurs c'est un sonore,
00:10:28en France,
00:10:28en comparaison sur un an,
00:10:30la recherche sur Google
00:10:31pour achat d'armes
00:10:33a augmenté
00:10:33de plus de 5000%.
00:10:35Écoutez.
00:10:38Je voudrais aussi dire
00:10:39que nous avons eu affaire
00:10:41devant cette violence débridée
00:10:43à beaucoup de sang-froid,
00:10:45beaucoup de Français
00:10:45qui ont donné des informations
00:10:46à la police,
00:10:47à la gendarmerie,
00:10:47à la justice
00:10:48et moi je les encourage.
00:10:49Il y a eu beaucoup de photos,
00:10:50il y a eu beaucoup de vidéos
00:10:51de continuer à en donner
00:10:52aux policiers
00:10:53et aux gendarmes.
00:10:54Voilà,
00:10:55c'était Gérald Darmanin
00:10:56ce matin
00:10:57sur l'antenne d'Europe 1.
00:10:59Julien,
00:11:00comment vous réagissez
00:11:01au propos de Gérald Darmanin
00:11:02qui veut plus de fermeté
00:11:04et puis au chiffre
00:11:05que je viens de donner,
00:11:06c'est-à-dire
00:11:06ces recherches d'achats d'armes
00:11:09qui ont augmenté
00:11:09de 5000%
00:11:11sur Google ?
00:11:13Ce n'était pas étonnant.
00:11:14Ce n'était pas étonnant
00:11:15vu le climat actuel.
00:11:17Ce qu'il faut,
00:11:18c'est reprendre
00:11:19le contrôle,
00:11:20entre guillemets,
00:11:21mais encadrer,
00:11:23donner plus,
00:11:24on va dire,
00:11:24de pouvoir
00:11:25aux forces de l'ordre.
00:11:26C'est terrible
00:11:27ce qui est arrivé
00:11:27aux forces de l'ordre.
00:11:28Ils se sont un peu
00:11:29retrouvés tous seuls.
00:11:30Bien sûr.
00:11:31C'est le ressenti
00:11:32qu'on a tous
00:11:33et aujourd'hui,
00:11:34moi,
00:11:35je voudrais déjà
00:11:36leur donner
00:11:36tout mon soutien
00:11:37parce que je suis jeune,
00:11:39je suis issu
00:11:40de la génération 87,
00:11:42donc j'ai grandi
00:11:44dans les cités,
00:11:45j'ai grandi justement
00:11:46et je me suis rendu compte
00:11:48qu'en fait,
00:11:49il y a un jeu
00:11:49qui est fait.
00:11:50C'est-à-dire qu'à chaque fois,
00:11:51on provoque la police.
00:11:54C'est à chaque fois ça,
00:11:56en fait.
00:11:56C'est le jeu
00:11:56de la provocation
00:11:58et à chaque fois,
00:12:01ça engraine
00:12:02des tensions,
00:12:03des choses
00:12:03qui arrivent
00:12:03à la fin
00:12:04à des situations
00:12:06où la police
00:12:08est détestée
00:12:09parce que,
00:12:10justement,
00:12:10c'est ce qu'on continue
00:12:11d'inculquer
00:12:12dans les quartiers,
00:12:13vous comprenez ?
00:12:14Oui, c'est ça.
00:12:15Et aujourd'hui,
00:12:17la police
00:12:18est décrisibilisée
00:12:19parce que vous avez
00:12:20des politiques
00:12:21qui disent
00:12:22que la police tue,
00:12:23qui disent
00:12:23que la police
00:12:24commet des exactions
00:12:25et même là,
00:12:26on a vu des vidéos
00:12:27où on reprenait,
00:12:29où on disait
00:12:29que les casseurs,
00:12:30c'était finalement
00:12:31la police
00:12:31mais c'est...
00:12:33Où on va ?
00:12:33Où on va ?
00:12:34Le monde à l'envers.
00:12:35Inversion de valeur.
00:12:36C'est le monde à l'envers.
00:12:38Mais où on va ?
00:12:39Où on va ?
00:12:40C'est-à-dire que là,
00:12:42les informations
00:12:43et la désinformation
00:12:44qu'on a,
00:12:45elle est totale.
00:12:47Donc,
00:12:47aujourd'hui,
00:12:48comme vous dites,
00:12:49les gens,
00:12:49ils vont se faire justice
00:12:50eux-mêmes,
00:12:51ils vont s'armer,
00:12:52ils vont se protéger.
00:12:54On espère bien comment
00:12:54mais en tout cas,
00:12:55c'est...
00:12:56Qu'est-ce qu'on a dit
00:12:57qu'il fasse les gens ?
00:12:58Qu'est-ce qu'il fasse les gens ?
00:12:59Appelez-nous pour savoir,
00:13:01vous aussi,
00:13:01auditeurs d'Europe 1,
00:13:02comment vous réagirez
00:13:04par rapport à ce que vous voyez ?
00:13:06Est-ce que vous faites partie
00:13:07de ceux qui ont tapé
00:13:08achats d'armes
00:13:08peut-être sur Google ?
00:13:10C'est quand même assez stupéfiant.
00:13:11Merci beaucoup,
00:13:13pour vous dire que j'ai tapé,
00:13:14c'est comment éventuellement
00:13:17travailler à l'étranger
00:13:19parce que le climat
00:13:21est vraiment trop tendu
00:13:24en France.
00:13:25Ce qui est sûr,
00:13:25c'est que oui,
00:13:26il faut un état d'urgence,
00:13:27il faut reprendre le contrôle,
00:13:29donner du crédit à la police,
00:13:31leur montrer qu'on est avec eux
00:13:32et non,
00:13:33je vais justement dire derrière
00:13:34qu'ils commettent
00:13:35des violences policières.
00:13:38Bref,
00:13:39voilà.
00:13:39Je suis désolé,
00:13:40je suis un petit peu...
00:13:41Ça me tient à cœur
00:13:42parce que
00:13:43c'est aberrant
00:13:44vers où on va
00:13:45et ça va être de pire en pire.
00:13:46On n'est qu'au début
00:13:47et on ne parle même pas
00:13:48de premier tour encore.
00:13:49Donc,
00:13:50qu'est-ce que ça va être ?
00:13:50Qu'est-ce que ça va être ?
00:13:51Julien,
00:13:52il n'y a pas une personne
00:13:53que je croise
00:13:54depuis 48 heures
00:13:55qui n'a pas vos mots,
00:13:57qui ne dit pas
00:13:58c'est aberrant,
00:13:59qui ne dit pas
00:13:59mais où on va.
00:14:01Je veux dire,
00:14:01moi,
00:14:02j'ai mes parents
00:14:02au Wedloup
00:14:02qui sont effarés,
00:14:04j'ai des amis à Tahiti
00:14:05qui sont effarés,
00:14:07j'ai des amis au Canada
00:14:08qui m'appellent
00:14:08qui sont effarés,
00:14:10effondrés.
00:14:12Vous posez en direct là,
00:14:14peut-être avec émotion,
00:14:15tout le monde se les pose.
00:14:16Où on va ?
00:14:18Et comment faire ?
00:14:19Et qui pour nous aider ?
00:14:20Donc,
00:14:21je conclue
00:14:21en reprenant vos mots
00:14:23avec vous,
00:14:24Julien,
00:14:24vous dites
00:14:24même si ces manifestations
00:14:28causent des bruits,
00:14:29il faut les encadrer.
00:14:30Merci de nous avoir appelés
00:14:31en direct sur Europe 1.
00:14:33Nous sommes toujours
00:14:34avec ces questions.
00:14:35Est-ce qu'il faut
00:14:36maintenir
00:14:37les prochaines manifestations ?
00:14:38Peut-on encore
00:14:39appeler à manifester ?
00:14:40Faut-il étendre
00:14:40les couvre-feux ?
00:14:42Nous avons Raphaël.
00:14:43Raphaël,
00:14:43je vous donne la parole
00:14:44dans un instant,
00:14:44Marc Sylvéra,
00:14:45fondateur de l'Amicale
00:14:46de la Police Nationale,
00:14:47parce que j'ai beaucoup
00:14:48de questions à vous poser
00:14:48sur la police.
00:14:49Julien en faisait écho
00:14:51tout à l'heure.
00:14:52Raphaël,
00:14:52vous nous appelez d'Auvergne
00:14:54et quel est votre regard
00:14:55ce matin sur la France
00:14:57et sur le couvre-feu,
00:14:58l'état d'urgence
00:14:59et les prochaines manifestations
00:15:00de samedi ?
00:15:02Eh bien,
00:15:02tout d'abord,
00:15:02bonjour Christine,
00:15:03merci de vous recevoir.
00:15:04Alors,
00:15:04moi j'ai deux choses
00:15:05à préciser.
00:15:05D'abord,
00:15:06je pense que l'intervention
00:15:07de M. Macron
00:15:08a été calamiteuse.
00:15:10On attendait de lui
00:15:11une chose,
00:15:11pas deux ni trois,
00:15:12une,
00:15:12qu'il fasse comme Jacques Chirac
00:15:13en 2005,
00:15:14c'est-à-dire l'état de siège.
00:15:15C'est pas compliqué,
00:15:16ça se fait vite,
00:15:17Chirac a résolu
00:15:18le point de déboru
00:15:19en un mois et demi.
00:15:20Voilà,
00:15:20ça déjà,
00:15:21c'était pas des états de siège
00:15:22comme ça aléatoires
00:15:23qui,
00:15:24sur les préfets,
00:15:25c'est pas du tout
00:15:26ce qu'il faut faire,
00:15:26il fallait taper
00:15:27un grand coup sur la table
00:15:28et surtout rester sur le territoire
00:15:30et pas partir
00:15:31en voyage d'affaires.
00:15:32Ça,
00:15:32c'est le premier point.
00:15:33Le deuxième point,
00:15:34c'est qu'on a parlé
00:15:35d'un camp d'entraînement
00:15:37aux limites de la Courage
00:15:38et de la Creuse,
00:15:39il existe bel et bien
00:15:40puisque moi je l'ai vu
00:15:41il y a une dizaine d'années.
00:15:42On sait,
00:15:42c'est une ancienne
00:15:43communique de vacances
00:15:44d'Enedis
00:15:45qu'Enedis a quasiment abandonné
00:15:46et qui est prise depuis
00:15:48par des alistes,
00:15:49des black bloquistes,
00:15:50j'ose dire,
00:15:51David Lissnard l'a également dit,
00:15:53il est très bien situé
00:15:54et ça fait dix ans
00:15:55que les autorités
00:15:55attendent de faire quelque chose.
00:15:57Voilà,
00:15:57on le sait,
00:15:58c'est pas le seul en France
00:15:59mais là celui-là,
00:16:00il est connu,
00:16:01il est à deux pas
00:16:04ces deux points
00:16:05que je voulais souligner
00:16:06pour aussi que les autorités publiques
00:16:07fassent des choses,
00:16:08vous voyez,
00:16:08et l'état de siège
00:16:09permettrait plein de choses,
00:16:10l'état d'urgence
00:16:11permettrait plein de choses.
00:16:12L'état de siège
00:16:13c'est un régime exceptionnel
00:16:14qui est mis en place
00:16:15lorsqu'un pays
00:16:15fait face à un danger très grave
00:16:17comme une guerre,
00:16:19une insurrection armée
00:16:20et cet état de siège
00:16:21peut transférer
00:16:22certains pouvoirs
00:16:23aux autorités civiles
00:16:24à l'armée
00:16:25et restreindre
00:16:26certaines libertés.
00:16:27Mais on en est là,
00:16:28Raphaël,
00:16:28à se dire effectivement
00:16:30restreindre les libertés
00:16:31de tous,
00:16:32restreindre les libertés
00:16:33de tous,
00:16:34au lieu de cibler
00:16:35les casseurs.
00:16:36Moi ça m'embête un peu,
00:16:37vous savez Raphaël,
00:16:38je vais vous le dire
00:16:38du fond de mon cœur,
00:16:40moi ça m'embête un peu
00:16:40et j'entends bien
00:16:41ce que vous dites,
00:16:42c'est-à-dire que vous attendez
00:16:43Emmanuel Macron
00:16:44qui prenne ce genre
00:16:45de dispositions
00:16:46et l'état d'urgence,
00:16:47j'entends bien Bruno Rotaillot
00:16:48qui le dit,
00:16:49Gabriel Attal
00:16:50qui demande l'état d'urgence
00:16:50également,
00:16:51mais moi ça m'embête
00:16:52quand même
00:16:53que ça soit
00:16:54des restrictions
00:16:55pour tous les Français
00:16:56qu'on cible les casseurs.
00:16:58Vous n'êtes pas d'accord
00:16:58avec moi aussi Raphaël ?
00:16:59Ce n'est pas possible ça ?
00:17:00Parce que vous étiez
00:17:01aussi bien là
00:17:03que moi en 2005,
00:17:04est-ce que vous vous êtes senti
00:17:05agressé, oppressé
00:17:06lorsque Chirac
00:17:07a décrété cet état de siège ?
00:17:08Personne ne s'est senti oppressé
00:17:09sauf ceux
00:17:10qui ont des choses
00:17:11à se reprocher.
00:17:12Ceux qui ont peur de la police,
00:17:13quand vous êtes contrôlé,
00:17:14si vous n'êtes peur de rien,
00:17:15vous êtes contrôlé.
00:17:16Ceux qui s'échappent,
00:17:18on voit plein de gens
00:17:19qui s'échappent,
00:17:19c'est qu'ils ont des choses.
00:17:21C'est le meilleur moyen
00:17:21de faire le tri.
00:17:23Dans ce camp d'entraînement
00:17:24dont je vous parlais,
00:17:26il faut y envoyer
00:17:27un contingent de militaires.
00:17:28Et on nettoie le camp.
00:17:31Excusez-moi de parler comme ça.
00:17:32On nettoie le camp.
00:17:34Qu'est-ce que c'est
00:17:35que ces hadistes
00:17:35qui commandent
00:17:36dans ce point-là ?
00:17:37Il y a des mairies
00:17:38qui sont tenues par des hadistes,
00:17:39je vous le dis,
00:17:40dans ce point-là.
00:17:40Merci beaucoup Raphaël
00:17:41qui vous a appelé
00:17:42aux standards d'Europe.
00:17:43Merci infiniment.
00:17:44Vous avez appelé d'Auvergne,
00:17:45Marc Silvéra,
00:17:46fondateur de l'Amicale de la police.
00:17:48Comment vous réagissez ?
00:17:49Il attendait d'une chose
00:17:50d'Emmanuel Macron,
00:17:51une chose d'Emmanuel Macron,
00:17:52enfin deux.
00:17:53Mais la première,
00:17:53c'est l'état de siège.
00:17:54Écoutez,
00:17:55c'est très dur à entendre.
00:17:56Bien évidemment,
00:17:57on est face
00:17:57à des violences extrêmes,
00:17:59un chaos.
00:18:01On doit, nous,
00:18:02policiers de terrain,
00:18:02garantir justement
00:18:03la sécurité du quotidien,
00:18:04les appels d'urgence.
00:18:06Et c'est compliqué
00:18:07en cette période.
00:18:09Vraiment, vraiment,
00:18:09avec tant ce qu'on peut voir
00:18:12sur les écrans,
00:18:14ce qu'on peut entendre,
00:18:16vérifier sur les toiles du net,
00:18:18mais en même temps,
00:18:19le moral des policiers,
00:18:20des pompiers,
00:18:21gendarmes qui sont
00:18:22au plus bas et touchés
00:18:23aujourd'hui.
00:18:24Et je remercie vraiment
00:18:25l'interlocuteur
00:18:26qui a souligné justement
00:18:29son soutien.
00:18:30Vous allez nous raconter,
00:18:32nous donner quelques exemples.
00:18:33Parce que les policiers
00:18:34sont discrets.
00:18:35Ils ont un devoir de réserve.
00:18:36On a du mal à savoir,
00:18:37effectivement,
00:18:38il y en a eu mille
00:18:39uniquement pour le 18 octobre.
00:18:41Il y en a eu mille
00:18:42depuis le début des manifestations.
00:18:44Vous allez nous donner
00:18:44un peu l'état
00:18:46des troupes,
00:18:47on va dire,
00:18:47psychologiques et physiques.
00:18:48On en parle dans un instant.
00:18:50Et dans un instant,
00:18:51je vais vous faire écouter
00:18:51un son qui glace le sang.
00:18:54Ce sont des Marseillais
00:18:55qui disent,
00:18:56on a tout pillé à Marseille.
00:18:58On monte à Paris.
00:18:59On marque une pause,
00:19:00on revient.
00:19:00Restez bien avec nous
00:19:00la suite de Christine Kelly
00:19:01et vous,
00:19:02c'est juste après
00:19:02le journal permanent
00:19:03d'Emilie Dès.
00:19:04Vous pouvez bien sûr
00:19:05échanger avec notre invité
00:19:06Marc Silvira,
00:19:07fondateur de la Miquel
00:19:08de la Police Nationale
00:19:09au 01-80-20-39-21
00:19:12au Standard Europe 1.
00:19:13Le numéro pour appeler
00:19:14Christine Kelly
00:19:14n'est pas surtaxée
00:19:15et pour envoyer vos messages
00:19:17à Christine Kelly,
00:19:17c'est sur WhatsApp
00:19:1801-80-20-39-21.
00:19:20Bonne matinée
00:19:21à l'écoute d'Europe 1.
00:19:24Europe 1.
00:19:2611h-13h.
00:19:28Christine Kelly et vous.
00:19:2911h33 sur Europe 1.
00:19:31Beaucoup de questions
00:19:31se posent
00:19:32alors que la France
00:19:33est encore sonnée
00:19:34par rapport à ces saccages,
00:19:36ces pillages,
00:19:37ces rires,
00:19:38même après avoir
00:19:39violenté des commerçants.
00:19:42Que comprendre ?
00:19:42Comment analyser la situation ?
00:19:44Faut-il étendre
00:19:45les couvre-feux
00:19:46lorsqu'on voit
00:19:46qu'effectivement
00:19:47ça a permis
00:19:47de calmer les choses
00:19:48en certaines villes ?
00:19:51Le couvre-feu
00:19:52pour les mineurs
00:19:52sera instauré
00:19:54à Marseille ce soir
00:19:55entre 22h et 5h du matin.
00:19:57Marseille
00:19:57où certains appellent
00:19:59à monter à Paris.
00:20:01Je vais vous faire écouter
00:20:02un sonore glaçon
00:20:03dans quelques instants
00:20:04sur Europe 1.
00:20:04Et vous réagissez
00:20:05au 01-80-20-39-21
00:20:07dans vos témoignages
00:20:08et vos réactions
00:20:09au Standard Europe 1.
00:20:10Le numéro n'est pas surtaxé.
00:20:11Vous envoyez aussi
00:20:12vos messages
00:20:12sur WhatsApp.
00:20:1301-80-20-39-21
00:20:1511h33.
00:20:16Bienvenue sur Europe 1.
00:20:20Christine Kelly
00:20:21et vous sur Europe 1.
00:20:22Marc Silvéra,
00:20:23fondateur de l'Amicale
00:20:24de la Police Nationale
00:20:25est avec nous
00:20:26sur Europe 1.
00:20:27Je vous donne la parole
00:20:28dans un instant,
00:20:28Marc Silvéra,
00:20:29pour parler
00:20:29de l'état psychologique,
00:20:31physique des policiers
00:20:32et comment sont-ils
00:20:32et peuvent-ils faire face ?
00:20:33Est-ce qu'on peut compter
00:20:34sur eux
00:20:34pour être sauvés
00:20:36demain
00:20:36ou pas du tout ?
00:20:37Vous êtes vraiment
00:20:38au cœur
00:20:39de l'état d'esprit
00:20:41et des policiers.
00:20:43On en parle avec vous
00:20:44dans un instant.
00:20:45Gabriel Cusin,
00:20:46j'aimerais vous faire réagir
00:20:47après ce sonore.
00:20:48Écoutez bien,
00:20:49c'est glaçant,
00:20:50c'est sur les réseaux sociaux
00:20:51et souvenez-vous,
00:20:53on vous avait fait aussi
00:20:53écouter un sonore
00:20:54sur les réseaux sociaux
00:20:55d'une plateforme Twitch.
00:20:57Il était à Dubaï,
00:20:58il appelait à la guerre,
00:20:59il appelait les OQTF
00:21:00à venir tout saccager.
00:21:02On voyait ce qui s'était passé.
00:21:03Écoutez ce qui se passe
00:21:05sur les réseaux sociaux.
00:21:06Le 24,
00:21:07j'ai entendu
00:21:08que nous,
00:21:09Marseille,
00:21:09on va partir à Paris.
00:21:12Ils savaient pas
00:21:13c'est quoi les ténèbres.
00:21:15La police là
00:21:16qui regarde mes commentaires
00:21:17à chaque fois,
00:21:17on fait ça
00:21:18en toute légalité.
00:21:20Moi je dis
00:21:20Avengers en force.
00:21:22Il n'y a plus rien
00:21:23à récupérer chez nous.
00:21:24On arrive chez vous.
00:21:27J'ai entendu dire
00:21:28que le Louvre
00:21:29il y avait des trucs
00:21:29inestimables.
00:21:31J'ai entendu dire aussi
00:21:33que votre président
00:21:33il va prendre l'avion.
00:21:36l'aéroport
00:21:37on va la récupérer
00:21:37là-bas aussi alors.
00:21:40Nous ne sommes pas
00:21:41des casseurs,
00:21:41d'accord ?
00:21:42Nous allons faire ça
00:21:43pacifiquement.
00:21:44En plus,
00:21:44à ce qui paraît,
00:21:46c'est légal.
00:21:47Mais le soir,
00:21:49c'est pas moi.
00:21:51Ah s'il vous plaît,
00:21:52c'est pas moi.
00:21:53En plus,
00:21:53les contrôleurs,
00:21:54ils font grève.
00:21:57Les contrôleurs de train
00:21:58ils font grève.
00:21:59On aura des vacances
00:22:00gratuites.
00:22:01Comment ça va
00:22:02se déguiser
00:22:02pour Halloween ?
00:22:05La jouissance
00:22:06de la barbarie.
00:22:07Gabriel Cluzel,
00:22:08deux choses me frappent,
00:22:09les rires.
00:22:10Cette jouissance
00:22:11de la barbarie
00:22:12et puis votre président.
00:22:14Et puis bien sûr,
00:22:14on va tout casser,
00:22:15on va venir à Paris.
00:22:16Oui,
00:22:16on pourrait commenter
00:22:17longtemps ce son
00:22:19parce qu'il y a
00:22:19beaucoup de choses.
00:22:20Il y a une ambiance
00:22:23angoissante.
00:22:23Il parle d'Halloween,
00:22:25il y a une musique
00:22:27lancinante
00:22:28qui fait peur.
00:22:29On sent qu'il joue
00:22:29sur les registres
00:22:30de la peur.
00:22:30L'idée,
00:22:31c'est de faire peur.
00:22:33Il dit votre président,
00:22:34vous avez raison
00:22:34de le souligner,
00:22:35donc ce n'est pas le sien.
00:22:37Souvenez-vous
00:22:37de la phrase
00:22:37d'Emmanuel Macron
00:22:38qui disait
00:22:39on se demande
00:22:40comment des Français
00:22:41peuvent faire ça.
00:22:42La France se considère-t-il
00:22:44comme Français
00:22:44puisqu'il n'a pas
00:22:45comme président
00:22:47visiblement
00:22:48Emmanuel Macron.
00:22:49Donc il y a
00:22:50beaucoup de rires
00:22:51sardoniques.
00:22:52Il joue vraiment
00:22:53sur le registre
00:22:54de la peur
00:22:54parce que
00:22:55constat a été posé
00:22:56ce week-end
00:22:57que les gens
00:22:57ont eu peur.
00:22:58Et moi,
00:22:59je suis très frappée
00:23:00par ça.
00:23:00C'est la grande trouille
00:23:01et moi,
00:23:01je la partage.
00:23:02Ce n'est pas du tout
00:23:02un jugement péjoratif
00:23:04parce que
00:23:05quand vous voyez
00:23:05des gens
00:23:06qui arrivent
00:23:06à pénétrer
00:23:07dans vos logements,
00:23:08quand vous voyez
00:23:08que les forces
00:23:09de l'ordre
00:23:10peinent à venir
00:23:11tout simplement
00:23:11parce qu'ils sont
00:23:11occupés ailleurs.
00:23:12Personne n'a le nom
00:23:13d'ubiquité
00:23:14et donc
00:23:15ils n'arrivaient plus
00:23:16à faire face
00:23:18à toutes les demandes
00:23:19qu'on leur faisait,
00:23:19les cris d'angoisse.
00:23:21Donc c'est vrai
00:23:22que la peur est là.
00:23:23Donc moi,
00:23:23je crois qu'il ne faut pas,
00:23:24ça a l'air ridicule
00:23:25comme ça,
00:23:26mais il ne faut pas
00:23:27le négliger
00:23:28parce que vous avez
00:23:29raison de le dire.
00:23:30Tous les avertissements
00:23:31que nous avons eus
00:23:32avant le week-end dernier
00:23:33n'ont peut-être pas
00:23:34été pris suffisamment
00:23:35au sérieux.
00:23:36Ce n'est pas parce que
00:23:37ça a l'air grotesque
00:23:38que ça ne va pas
00:23:39se réaliser.
00:23:40Gabriel Cusin,
00:23:40sur Marc Silvéra,
00:23:42avant de prendre
00:23:42l'appel d'Anna de Florence
00:23:43qui nous appelle
00:23:44de Paris,
00:23:45de Lyon,
00:23:46comment vous réagissez
00:23:47par rapport
00:23:47à ce sonore glaçon
00:23:51qui appelle
00:23:52où les Marseillais,
00:23:53vous voyez,
00:23:54les Marseillais,
00:23:54certains disent
00:23:56qu'on va monter
00:23:57sur Paris
00:23:57pour tout casser.
00:23:57Ce n'est pas tout ça.
00:23:58Des Marseillais angoissés,
00:23:59il y en a,
00:24:00comme nous et moi.
00:24:01Ils sont la majorité,
00:24:02mais pour le moment.
00:24:03Et comme ça,
00:24:04librement,
00:24:05sur les réseaux sociaux,
00:24:06avec des rires.
00:24:07Aujourd'hui,
00:24:07c'est toute une impunité
00:24:10où carrément,
00:24:11c'est des messages
00:24:11de haine,
00:24:12de tout faute en l'air
00:24:13à la République,
00:24:15de s'en prendre
00:24:15aux policiers,
00:24:16aux commerçants,
00:24:18aux personnes
00:24:18qui n'ont rien demandé
00:24:19et ceux qui comprennent
00:24:20aussi la révolte lycéenne
00:24:22qui veulent,
00:24:22entre guillemets,
00:24:23trouver des solutions
00:24:24mais là,
00:24:25on a franchi un cap
00:24:27et il est temps de réagir.
00:24:28Vraiment,
00:24:29vraiment,
00:24:29mes collègues font
00:24:30un travail remarquable.
00:24:31Quel est l'état
00:24:31d'esprit des tropes,
00:24:32justement ?
00:24:32L'état d'esprit des collègues,
00:24:34l'état physique ?
00:24:35Écoutez,
00:24:35déjà,
00:24:35on rentre dans la police
00:24:36par vocation,
00:24:37on a ça dans les tripes,
00:24:37on a envie d'assister,
00:24:38protéger,
00:24:40servir notre pays
00:24:41parce qu'on l'aime,
00:24:42parce qu'on se doit
00:24:43de le faire.
00:24:45On ne rentre pas
00:24:45parce qu'il y a de la lumière
00:24:47et aujourd'hui,
00:24:48le constat,
00:24:49il est alarmant,
00:24:50tout simplement.
00:24:51C'est le policier,
00:24:53lorsqu'il sort de chez lui,
00:24:54tout simplement,
00:24:55on claque la porte
00:24:55en disant au revoir
00:24:57à ses proches
00:24:58et à ses enfants,
00:24:58on ne sait pas
00:24:59si on va revenir.
00:24:59Vous qui êtes au cœur
00:25:00de l'amicale
00:25:01de la police nationale,
00:25:02vous voyez des cas concrets ?
00:25:03Mais on reçoit des appels
00:25:05de policiers en détresse,
00:25:06de femmes,
00:25:07de policiers,
00:25:08de conjoints,
00:25:09de conjointes,
00:25:09d'enfants,
00:25:10de policiers,
00:25:11sur le terrain,
00:25:11ça se ressent.
00:25:12On se dit,
00:25:13quel est le cap
00:25:14qui va être franchi ?
00:25:15Est-ce qu'on aura
00:25:15les moyens,
00:25:15les outils ?
00:25:16Est-ce qu'on va être écouté ?
00:25:17Est-ce qu'on va être épaulé ?
00:25:19Écoutez,
00:25:20c'est énorme.
00:25:21Vraiment,
00:25:21vraiment,
00:25:21le constat,
00:25:22il est alarmant
00:25:22et il est temps
00:25:23de prendre des mesures
00:25:24radicales,
00:25:25strictes,
00:25:26au niveau de la justice
00:25:27et de l'accompagnement
00:25:28de ces policiers,
00:25:29justement.
00:25:29Marc Silvéra,
00:25:30fondateur de l'amicale
00:25:32de la police nationale
00:25:33sur Europe 1
00:25:33et à travers
00:25:37une associée,
00:25:38des dons
00:25:38que vous avez créés,
00:25:40un appel à dons
00:25:41aux dons
00:25:41que vous avez lancés.
00:25:42Vous voyez,
00:25:43un véritable soutien
00:25:44des forces de police.
00:25:45De quel appel aux dons
00:25:47s'agit-il ?
00:25:48Nous avons lancé
00:25:49un appel national
00:25:50à solidarité
00:25:51des Français
00:25:52qui peuvent justement
00:25:54soutenir
00:25:54la caisse de secours
00:25:55et de solidarité
00:25:56de l'amicale
00:25:56de la police nationale
00:25:57sur une cagnotte
00:25:58à l'audon.
00:25:58Que faites-vous
00:25:59avec cet argent ?
00:25:59Nous allons bien évidemment
00:26:00aider les policiers,
00:26:02pompiers et gendarmes
00:26:03qui sont lourdement blessés.
00:26:04C'est-à-dire aider
00:26:05dans quel sens ?
00:26:06Ça peut être
00:26:06un accompagnement financier
00:26:08par rapport à des soins,
00:26:09ça peut être
00:26:09un relogement d'urgence,
00:26:10ça peut être
00:26:11une reconsidération,
00:26:13le retentissement psychologique,
00:26:14partir en vacances,
00:26:15parce que ces policiers
00:26:17au-delà
00:26:18sont dans la réserve,
00:26:19justement,
00:26:19vous l'avez si bien dit,
00:26:21ils ont entre guillemets
00:26:22l'impossibilité
00:26:23de s'exprimer
00:26:24et ils souffrent en silence
00:26:26et ces familles
00:26:27qui sont touchées
00:26:27de près comme de loin,
00:26:29on doit les soutenir.
00:26:30Notre association
00:26:31forme un comité
00:26:31d'entraide d'action sociale
00:26:32qui intervient
00:26:33sur l'écoute,
00:26:35la considération,
00:26:36l'accompagnement aux soins,
00:26:37le retentissement psychologique,
00:26:39juridique aussi parfois.
00:26:41Donc c'est vrai
00:26:41qu'il est important
00:26:42justement de soutenir
00:26:43cette cagnotte.
00:26:44Merci d'exister
00:26:44en tout cas
00:26:45pour ces policiers
00:26:46en souffrance
00:26:47parce qu'ils sont
00:26:47complètement invisibilisés.
00:26:49On ne les entend pas.
00:26:50On n'entend pas
00:26:51ceux qui souffrent,
00:26:52ceux qui sont hospitalisés,
00:26:53ceux qui sont dans le coma,
00:26:54ceux qui ont des points de suture,
00:26:55ceux qui ont reçu
00:26:56un pavé sur la tête,
00:26:57ceux qui ont reçu
00:26:58un pavé sur la hanche.
00:26:59Je pense encore
00:27:00à cette policière
00:27:00qui a eu la hanche ouverte
00:27:02avec ce pavé.
00:27:03Anna, bonjour.
00:27:04Vous nous appelez de Paris.
00:27:05Bonjour.
00:27:06Comment voulez-vous réagir
00:27:08par rapport
00:27:08à ce qui se passe
00:27:10ce matin ?
00:27:11Vous dites
00:27:11les émeutes
00:27:12tout simplement
00:27:13profitent à Emmanuel Macron.
00:27:14C'est-à-dire ?
00:27:15Qui profite le crime ?
00:27:17Bonjour à toute l'équipe.
00:27:18Bonjour, Anna.
00:27:20J'en avais déjà parlé,
00:27:22mais mon appel
00:27:23n'avait pas été pris
00:27:24il y a un mois.
00:27:26Il y a un mois,
00:27:26je le disais déjà
00:27:27que ce qui s'est passé
00:27:29ce week-end,
00:27:30moi, je le prévoyais.
00:27:31Et vous me dites
00:27:33pourquoi je pense
00:27:34que ça profite
00:27:35à M. Macron
00:27:36parce que M. Macron,
00:27:38il est où, là ?
00:27:39En ce moment,
00:27:39il ne s'occupe pas
00:27:40de la France.
00:27:40Il est parti.
00:27:41Ça l'intéresse
00:27:42qu'il y ait des émeutes
00:27:44parce que ce qu'il veut,
00:27:46c'est arriver
00:27:46à passer l'article 16
00:27:48de la Constitution
00:27:50parce que ça touche
00:27:52généralement cet article
00:27:53et donné surtout
00:27:55si on est attaqué
00:27:56par l'ennemi.
00:27:58Mais alors,
00:27:59Apple,
00:27:59si vous avez fait parler
00:28:01tout à l'heure
00:28:03un auditeur
00:28:04une personne,
00:28:05voilà,
00:28:06et il n'était pas en France.
00:28:09Parce que lui,
00:28:10ce qui l'intéresse,
00:28:11c'est donc
00:28:12avec l'article 16
00:28:13et avec l'accord
00:28:15du Premier ministre
00:28:17des présidents
00:28:18des assemblées
00:28:19et ainsi que
00:28:20le Conseil constitutionnel
00:28:21et qu'a priori,
00:28:22ces personnes
00:28:23seront tout à fait
00:28:24d'accord avec lui,
00:28:26nous mettrons
00:28:28pendant 30 jours
00:28:29un pouvoir exceptionnel
00:28:31qui peut être
00:28:32reconduit
00:28:33et reconduit.
00:28:34ce qui permet
00:28:35de repousser
00:28:37les élections
00:28:38et de toute manière,
00:28:39à l'heure actuelle,
00:28:41si les élections
00:28:42se présentaient demain,
00:28:43elles ne seraient pas possibles
00:28:44avec un état d'émeute
00:28:46actuel.
00:28:47On va marquer une pause,
00:28:48Anna,
00:28:49je me rappelle de vous,
00:28:50vous aviez appelé
00:28:50à propos de l'article 16,
00:28:51effectivement,
00:28:52beaucoup d'auditeurs,
00:28:53beaucoup de Français
00:28:54s'interrogent
00:28:55à propos de l'article 16.
00:28:56On marque une pause,
00:28:58on revient en direction européen
00:28:59avec vous,
00:28:59Anna,
00:28:59avec Florence,
00:29:00avec les appels,
00:29:00les messages,
00:29:01parce qu'on en a beaucoup.
00:29:02Oui, il y en a énormément.
00:29:03On va en parler aussi,
00:29:04également,
00:29:04n'hésitez pas à nous contacter
00:29:06et on revient avec vous
00:29:07tout de suite sur En Repart.
00:29:08Et un seul numéro
00:29:08pour contacter Christine Kelly
00:29:10au standard de repeint
00:29:11et sur WhatsApp.
00:29:12Le numéro n'est pas surtaxé
00:29:1301-80-20-39-21.
00:29:16Et avant de retrouver
00:29:16la suite de Christine Kelly
00:29:17et vous,
00:29:18je vous rappelle
00:29:18qu'on de la traconte
00:29:19grâce à vous
00:29:20et le podcast
00:29:20Europe 1
00:29:21le plus écouté de France.
00:29:23Découvrez
00:29:23une nouvelle affaire criminelle
00:29:25chaque jour,
00:29:26c'est dès 5h
00:29:27en podcast
00:29:28et rien qu'en podcast
00:29:29sur toutes les plateformes
00:29:30d'écoute
00:29:31sur votre site.
00:29:32et l'application
00:29:33Europe 1.
00:29:34.com
00:29:36Europe 1
00:29:36Christine Kelly et vous.
00:29:38Il est 11h45
00:29:39sur Europe 1
00:29:39la suite de Christine Kelly
00:29:41et vous
00:29:42avec les violences
00:29:43de ce week-end.
00:29:44Nous nous posons cette question
00:29:45faut-il aller
00:29:46jusqu'à l'état d'urgence ?
00:29:47Nous sommes toujours
00:29:48avec Gabriel Cluzel
00:29:49avec votre invitée aussi
00:29:50Christine,
00:29:51Marc Silveira
00:29:52fondateur de l'Amicale
00:29:53de la Police Nationale
00:29:54et Anna de Paris
00:29:54nous a appelé
00:29:55au 01-80-20-39-21.
00:29:57Oui,
00:29:58Anna qui nous a appelé
00:29:59qui avait déjà
00:30:00appelé au standard
00:30:02de repas
00:30:03et qui souligne
00:30:04cet article 16
00:30:05que beaucoup de français
00:30:06mettent en avant
00:30:07beaucoup de français
00:30:08qu'on accuse parfois
00:30:09de complotistes
00:30:10mais soulignent
00:30:11cet article 16
00:30:12et disent
00:30:12que voilà l'article 16
00:30:14de la constitution française
00:30:15qui permet au président
00:30:15de la République
00:30:16d'exercer les pouvoirs
00:30:17exceptionnels
00:30:18en cas de crise majeure
00:30:20il faut deux conditions
00:30:21réunies
00:30:22une menace grave
00:30:23et immédiate
00:30:24contre les institutions
00:30:25l'indépendance nationale
00:30:26l'intégrité du territoire
00:30:27ou les engagements
00:30:28internationaux de la France
00:30:30et une interruption
00:30:31du fonctionnement régulier
00:30:32des pouvoirs publics
00:30:34constitutionnels
00:30:35donc pour vous
00:30:36Anna
00:30:36on va vers peut-être
00:30:38une volonté
00:30:39du chef de l'état
00:30:40d'aller vers l'article 16
00:30:41et d'avoir les pleins pouvoirs
00:30:43regardez ce qui se passe
00:30:45à l'heure actuelle
00:30:46c'est presque
00:30:47vous regardez
00:30:48certains documentaires
00:30:50ou reportages
00:30:51dans les autres pays
00:30:52quand il y a des guerres civiles
00:30:55les reportages de samedi
00:30:56nous mettaient une guerre civile
00:30:58en plus ils nous annoncent
00:30:59que maintenant
00:31:00ils vont rentrer
00:31:01dans les maisons
00:31:03vous ne croyez pas
00:31:04qu'on a
00:31:04et puis une question
00:31:06moi
00:31:06qui m'a interpellé
00:31:09le problème
00:31:10qui m'a interpellé
00:31:11ce week-end
00:31:12c'est d'entendre
00:31:13que
00:31:15les policiers
00:31:16étaient désarmés
00:31:17parce qu'ils n'avaient
00:31:18même plus de munitions
00:31:19oui
00:31:20on a beaucoup entendu ça
00:31:21on est pour rendre compte
00:31:22un peu
00:31:22à quel point
00:31:23nous y sommes
00:31:24arrivés
00:31:25et le ministre
00:31:26de l'Intérieur
00:31:27a dit effectivement
00:31:28qu'il a reconnu
00:31:29une perte de contrôle
00:31:31et c'est vrai
00:31:31qu'avoir des policiers
00:31:33en France
00:31:34sans munitions
00:31:35alors que
00:31:36quelques jours avant
00:31:37on avait retiré
00:31:38l'utilisation provisoire
00:31:39des cournettes
00:31:40incrymogènes
00:31:40ça interpelle
00:31:42même si elles étaient
00:31:42autorisées
00:31:43quelques temps après
00:31:44merci beaucoup
00:31:44Anna pour votre appel
00:31:45en direct sur repas
00:31:46merci infiniment
00:31:47en espérant que ça aille mieux
00:31:48tout le monde espère
00:31:49effectivement que ça aille mieux
00:31:50est-ce que ça ira mieux
00:31:51qu'est-ce qui va se passer samedi
00:31:52c'est les questions qu'on se pose
00:31:54faut-il maintenir
00:31:55les prochaines manifestations
00:31:57et oui on en est là
00:31:58merci beaucoup ma chère Anna
00:31:59d'avoir appelé au standard
00:32:01de repas
00:32:01belle journée
00:32:02merci beaucoup
00:32:03Florence vous nous appelez
00:32:04de Lyon
00:32:04Florence vous nous appelez
00:32:06de Lyon
00:32:06et on ne parle que des émeutes
00:32:08vous dites
00:32:09des réponses
00:32:10mais on ne parle pas
00:32:10du sujet de fond
00:32:12c'est-à-dire
00:32:12dites-nous Florence
00:32:13c'est-à-dire qu'en fait
00:32:14depuis trois jours
00:32:15on entend parler
00:32:16il y a juste titre
00:32:17de ce qui s'est passé
00:32:17dans différentes métropoles
00:32:18ou villes françaises
00:32:20on a vu effectivement
00:32:21des policiers déliminés
00:32:22on a vu les gens attaqués
00:32:24une situation très inquiétante
00:32:26certes
00:32:26mais on ne parle que de ça
00:32:28on ne parle pas de négociation
00:32:29moi j'ai l'impression
00:32:30qu'il n'y a eu aucune négociation
00:32:31que ce soit avec les Gilets jaunes
00:32:33que ce soit avec les étudiants
00:32:34on noie en fait
00:32:36c'est vraiment un écran de fumée
00:32:37c'est-à-dire qu'oui
00:32:38il y a une réalité
00:32:38avec une violence
00:32:39qui est absolument hors norme
00:32:40mais on noie le fond
00:32:41et on se rend compte
00:32:42qu'il n'y a plus d'espace
00:32:43de débat aujourd'hui
00:32:44que ce soit pour les émeutes
00:32:46avec le gouvernement actuel
00:32:47que ce soit avec
00:32:48monsieur Mélenchon
00:32:48et ses équipes
00:32:49ou dès qu'on est contre eux
00:32:50on est forcément raciste
00:32:53bête
00:32:53ou qu'est-ce qu'il y a encore
00:32:56de ces propos
00:32:56c'est intéressant ce que vous dites Florence
00:32:58je me demande
00:32:59est-ce qu'au bout du bout
00:33:01parce qu'on aurait pu par exemple
00:33:02entendre le chef de l'état
00:33:03répondre sur le fond
00:33:04vous voyez ce que je veux dire ?
00:33:06oui mais on n'a rien eu
00:33:07voilà
00:33:07c'est-à-dire
00:33:08est-ce qu'il y a
00:33:10véritablement
00:33:10la volonté
00:33:12ou la possibilité
00:33:13de l'état
00:33:14du gouvernement
00:33:15de régler les choses
00:33:16sur le fond
00:33:17question ?
00:33:17il y a un autre sujet
00:33:19qui a 3-4 jours
00:33:20au niveau de l'actualité
00:33:21c'est cet humoriste
00:33:23entre guillemets
00:33:24sur Radio Nova
00:33:24qui donne
00:33:25des adresses
00:33:26personnelles
00:33:27de dirigeants
00:33:28en appelant à couper la tête
00:33:29mais je me demande vraiment
00:33:31ce qui se passe
00:33:32parce que personne
00:33:32n'a attaqué
00:33:33personne n'a demandé
00:33:34l'exclusion de cet humoriste
00:33:36personne n'a porté plainte
00:33:37alors c'est un cas
00:33:38on saisit l'art
00:33:39comme Eric Ciotti
00:33:40heureusement
00:33:41et tardivement
00:33:42et je trouve moi
00:33:43c'est surprenant
00:33:45que sur une radio
00:33:46de l'état
00:33:47on puisse se permettre
00:33:48de faire
00:33:49effectivement
00:33:50des appels
00:33:50au meurtre
00:33:51alors qu'on va fermer
00:33:52une chaîne
00:33:53comme C8
00:33:53effectivement
00:33:54ce que vous soulignez
00:33:55est assez stupéfiant
00:33:56ma chère Florence
00:33:57donc pour moi
00:33:58voilà
00:33:58la démocratie
00:33:59est totalement impuissante
00:34:00mais j'ai vraiment l'impression
00:34:01quand on regarde
00:34:02un petit peu
00:34:02l'effet de l'histoire
00:34:03même si on sait bien
00:34:03que ce n'est pas
00:34:04ce qui va se reproduire
00:34:04forcément
00:34:05et on le souhaite
00:34:06mais ça me rappelle
00:34:07certaines époques
00:34:08néo-zéabondes
00:34:10en Allemagne
00:34:11il y a une autre question
00:34:12que je me pose
00:34:13c'est vrai qu'on ne l'a pas
00:34:14vraiment vue
00:34:14mais je me demande
00:34:15est-ce qu'il n'y a pas eu
00:34:16un ciblage aussi
00:34:17des boutiques
00:34:18est-ce que ces boutiques
00:34:19sont tenues par des
00:34:21français catholiques
00:34:21ou est-ce qu'il n'y a pas
00:34:22des juifs aussi
00:34:23qui tiennent des boutiques
00:34:24et je me dis
00:34:24à ce moment-là
00:34:25ça se sentirait vraiment mauvais
00:34:26et ça rappellerait vraiment
00:34:27encore pire
00:34:28des images
00:34:29et des moments encore pires
00:34:30d'histoire du monde
00:34:31donc en tous les cas
00:34:32aujourd'hui
00:34:32c'est inquiétant
00:34:33par l'absence de débat
00:34:34et l'absence d'ouverture
00:34:35et de négociation
00:34:36et c'est ça qui me pose un problème
00:34:37qu'il y ait une réponse
00:34:39ferme
00:34:39oui ça semble évident
00:34:41mais qu'il n'y ait même pas
00:34:41de débat en parallèle
00:34:42et pas de négociation
00:34:43je trouve que c'est vraiment
00:34:44très très étrange
00:34:45voilà
00:34:46c'est juste ce que j'avais à dire
00:34:46Merci beaucoup
00:34:47pour votre appel
00:34:48ma chère Florence
00:34:49pense aux standards d'Europe 1
00:34:50on apprend à l'instant
00:34:52que l'Assemblée Nationale
00:34:53lance une commission
00:34:53d'enquête parlementaire
00:34:55sur les violences
00:34:55du 17 octobre
00:34:57et le maintien de l'ordre
00:34:58si je puis me permettre
00:34:59enfin
00:34:59ce que je pense
00:35:00je pense que Gabriel
00:35:01le pense aussi
00:35:03comment vous réagissez
00:35:04lorsque vous apprenez
00:35:04on apprend
00:35:05ça va être sur les forces
00:35:06de l'ordre en fait
00:35:07sur le maintien
00:35:07non mais attendez
00:35:08la commission d'enquête
00:35:09c'est surtout sur l'ultra gauche
00:35:10qu'on devrait la faire
00:35:11sur les violences du 7 octobre
00:35:12et le maintien de l'ordre
00:35:13je sens monter la petite musique
00:35:16vous la sentez depuis hier
00:35:17alors LFI
00:35:19l'extrême gauche
00:35:19ultra gauche
00:35:20n'y est pour rien
00:35:21le problème
00:35:22c'est la doctrine
00:35:24du maintien de l'ordre
00:35:25ce sont les forces de l'ordre
00:35:27tout ça va être occulté
00:35:29toute la responsabilité
00:35:31gravissime
00:35:32de l'extrême gauche
00:35:33va être occultée
00:35:34par un rideau de fumée
00:35:35ils sont très très forts
00:35:35on a eu de nombreuses manifestations
00:35:37où la doctrine
00:35:37du maintien de l'ordre
00:35:38a toujours été utile
00:35:39et nécessaire
00:35:40mais par contre
00:35:41on ne s'est jamais retrouvé
00:35:42face à de telles situations
00:35:44concernant le manque
00:35:45d'armement des policiers
00:35:46le manque de considération
00:35:48le manque d'action
00:35:49de l'état
00:35:50à nos côtés
00:35:51et je pense qu'il est
00:35:52il est urgent
00:35:53de réagir
00:35:54et je pense que les policiers
00:35:56voilà
00:35:56ils veulent faire le job
00:35:57ils sont
00:35:57lorsqu'on met
00:35:58la tenue d'uniforme
00:36:00que ce soit les policiers
00:36:01les pompiers
00:36:01les gendarmes
00:36:02on est là pour assurer
00:36:03la sécurité
00:36:04du quotidien
00:36:06la sécurité
00:36:07de ces manifestations
00:36:08mais
00:36:08lorsqu'on ne nous donne pas
00:36:10les outils
00:36:10et l'appui juridique
00:36:12pour intervenir
00:36:14on est de la chair à canon
00:36:15aujourd'hui
00:36:15c'est ce qu'on ressent
00:36:16dans nos rangs
00:36:17aujourd'hui
00:36:18les policiers
00:36:18sont à bout de souffle
00:36:19ils ont un genou à terre
00:36:21et ils veulent des moyens
00:36:22ils veulent intervenir
00:36:23ils veulent redresser ce pays
00:36:25et aujourd'hui
00:36:26notre caisse de secours
00:36:27par l'intermédiaire
00:36:27d'amicale de la police nationale
00:36:28lance un appel
00:36:30justement
00:36:30à considération
00:36:31au-delà de la cagnotte
00:36:32sur un allodon
00:36:34qui est ouverte
00:36:34c'est vrai qu'on reçoit
00:36:35énormément de messages
00:36:37de français
00:36:37qu'on aura le bol
00:36:38des français
00:36:39qui ont quitté la France
00:36:40et qui aperçoivent
00:36:42ces images
00:36:42mais c'est scandaleux
00:36:43vraiment vraiment
00:36:44c'est triste à dire
00:36:45c'est triste à regarder
00:36:47et aujourd'hui
00:36:47on veut faire face
00:36:48mais comment
00:36:49et c'est pas en faisant
00:36:51nombreuses enquêtes
00:36:51ou quoi que ce soit
00:36:52je pense qu'il est vraiment
00:36:53temps de réagir
00:36:54immédiatement
00:36:55merci beaucoup
00:36:55Marc Sylvéra
00:36:56fondateur de l'amicale
00:36:57de la police nationale
00:36:59moi ce qui m'interpelle
00:37:00aussi c'est ce
00:37:02ce double temps
00:37:03c'est à dire
00:37:03à la fois
00:37:05la
00:37:05lorsqu'Emmanuel Macron parle
00:37:07il dit
00:37:08attention à la présidentielle
00:37:09dans 6 mois
00:37:10et lorsqu'on fait
00:37:11cette commission d'enquête
00:37:12tout ça c'est sur le long terme
00:37:14alors que les français
00:37:15attendent des réponses
00:37:16des résultats immédiats
00:37:17maintenant
00:37:17tout à fait
00:37:18les français ils ont peur
00:37:19la police entre guillemets
00:37:21lorsqu'elle va au travail
00:37:22ou que ce soit n'importe qui
00:37:23aujourd'hui même l'agriculteur
00:37:25même celui qui a un commerce
00:37:26il va avec
00:37:27cette heure
00:37:27les agriculteurs
00:37:28on ne les a pas vus
00:37:30ceux qui souffrent
00:37:30vraiment on ne les a pas vus
00:37:32les agriculteurs
00:37:33il y a une vraie crise
00:37:33il y a une vraie crise
00:37:34en France
00:37:34à considérer
00:37:35il y a vraiment
00:37:36une situation catastrophique
00:37:37on va écouter des messages
00:37:39oui au 01-82-39-21
00:37:41vous êtes nombreux
00:37:42Quentin
00:37:42à l'heure d'aujourd'hui
00:37:43c'est vraiment très compliqué
00:37:44et peur de ne plus sortir
00:37:46les week-ends
00:37:46tellement c'est compliqué
00:37:47que faire
00:37:48attendre tranquillement
00:37:49avril et mai 2027
00:37:50pour un changement
00:37:51Nicole
00:37:52la police est à bout
00:37:53notre gouvernement
00:37:53a bien utilisé
00:37:54les blindés
00:37:55autres contre
00:37:56nos agriculteurs
00:37:57qui ne menaçaient pas
00:37:58le peuple
00:37:59pourquoi pas aujourd'hui
00:38:00le peuple va se défendre
00:38:02moi et autour de moi
00:38:03tout le monde s'équipe
00:38:04pour se défendre
00:38:04et on partira de la France
00:38:05avec ma famille
00:38:06si ça dégénère
00:38:07et enfin
00:38:07le décalage ville-campagne
00:38:09est énorme
00:38:10ici en campagne
00:38:10pas de pilleurs
00:38:11et nous avons tout
00:38:12pour nous défendre
00:38:13au besoin
00:38:14Merci pour ces messages
00:38:16au WhatsApp
00:38:17merci infiniment
00:38:17Marc Sylvera
00:38:19d'avoir été avec nous
00:38:19fondateur de l'amicale
00:38:20de la police nationale
00:38:21rappelez-nous
00:38:22comment aider
00:38:24vous avez dit
00:38:24financièrement
00:38:25les policiers
00:38:25Tout à fait
00:38:26soutenir l'amicale
00:38:27de la police nationale
00:38:28sur la cagnotte
00:38:29qui est lancée
00:38:29sur Allodon
00:38:30donc directement
00:38:31elle est présente
00:38:32sur la page d'accueil
00:38:33soutenir par des messages
00:38:35aussi
00:38:35d'attention
00:38:36envers les policiers
00:38:37pompiers, gendarmes
00:38:37ces femmes et hommes
00:38:38qui font un travail remarquable
00:38:40certains qui sont lourdement blessés
00:38:42et je pense qu'il est très important
00:38:43dans ces moments difficiles
00:38:45de partager cet amour du pays
00:38:46cet amour de la république
00:38:47et de ceux qui la protègent
00:38:49Merci beaucoup
00:38:50Merci beaucoup d'avoir été en direct
00:38:51avec nous
00:38:51On marque une pause
00:38:52Dans un instant
00:38:53on va parler de qui paye
00:38:54plus de 3000 commerces
00:38:56et saccages
00:38:56et une facture
00:38:57de plusieurs centaines
00:38:58de millions d'euros
00:38:58Comment permettre aux victimes
00:38:59de reprendre leur activité ?
00:39:01Il faut un chômage partiel
00:39:02C'est ce qu'on a entendu
00:39:03des fonds d'aide
00:39:04qui doit payer l'Etat
00:39:05les assurances
00:39:05les casseurs
00:39:06et puis la présidentielle
00:39:07quel impact sur la présidentielle
00:39:08qui sort renforcée
00:39:10de ce chaos ?
00:39:11Le gouvernement
00:39:11le Rassemblement National
00:39:13ou la gauche ?
00:39:14Et puis il y a aussi
00:39:15cette petite musique
00:39:16d'interdire à l'infi
00:39:17c'est le président du Sénat
00:39:18qui en a aussi parlé
00:39:20Philippe
00:39:20nous appelle de Normandie
00:39:21on lui donnera la parole
00:39:22dans un instant
00:39:23Et comme Philippe
00:39:23vous avez aussi la parole
00:39:24avec Christine Kelly
00:39:25sur Europe 1
00:39:26un seul numéro
00:39:27le 01-80-20-39-21
00:39:30au standard d'Europe 1
00:39:31le numéro n'est pas surtaxé
00:39:32vous envoyez aussi
00:39:33vos messages
00:39:34sur Whatsapp
00:39:3501-80-20-39
00:39:37si vous voulez
00:39:38que nous vous rappelions
00:39:39pas de problème
00:39:40vous nous le mentionnez
00:39:41sur Whatsapp
00:39:4101-80-20-39-21
00:39:43à tout de suite
00:39:44sur Europe 1
00:39:44Europe 1
00:39:4911h-13h
00:39:50Christine Kelly
00:39:51et vous
00:39:51Il est 12h04
00:39:52sur Europe 1
00:39:53dans un instant
00:39:54nous allons accueillir
00:39:55le porte-parole
00:39:56du ministère de la justice
00:39:58Sacha Strauss-Kahn
00:39:59afin de parler
00:40:01des sanctions
00:40:02des 2513
00:40:04garde à vue
00:40:05des 123
00:40:06incarcérés
00:40:07chiffres
00:40:07qui a été annoncé
00:40:08ce matin
00:40:08par le garde des Sceaux
00:40:10sur Europe 1
00:40:11il y a
00:40:12des délinquants
00:40:12d'opportunités
00:40:13dit-on
00:40:14des étudiants
00:40:15des pères de famille
00:40:15quelques récidivistes
00:40:17pour les pillages
00:40:18la justice
00:40:19est-elle assez rapide
00:40:20et celle
00:40:21assez sévère
00:40:22quelles sanctions
00:40:22peut empêcher
00:40:23la récidive
00:40:24on en parlera
00:40:25dans un instant
00:40:25avec le porte-parole
00:40:26du ministère
00:40:27de la justice
00:40:28LFI
00:40:29veut attaquer
00:40:30Laurent Nunez
00:40:31en justice
00:40:31après des révélations
00:40:33de Mediapart
00:40:34je rebondis
00:40:35sur les propos
00:40:35de Gabriel Cluzel
00:40:36qui vient de déclarer
00:40:37qu'elle entend
00:40:38cette petite musique
00:40:39pour dire
00:40:39que l'ultra-gauche
00:40:40n'est pas coupable
00:40:41on a Philippe
00:40:42qui nous appelle
00:40:42de Normandie
00:40:43et justement
00:40:44il veut jeter
00:40:45le pavé dans la mare
00:40:46à ce sujet
00:40:46et comme Philippe
00:40:47un seul numéro
00:40:48pour réagir avec Christine Kelly
00:40:49sur Europe 1
00:40:5001 80 20 39 21
00:40:52au standard Europe 1
00:40:53le numéro
00:40:54n'est non surtaxé
00:40:54et sur WhatsApp
00:40:55vous envoyez vos réactions
00:40:56et vos témoignages
00:40:57il est midi 5
00:40:59sur Europe 1
00:41:0111h 13h
00:41:02Christine Kelly
00:41:03sur Europe 1
00:41:05il y a beaucoup d'angles
00:41:06encore à aborder
00:41:07lorsque je vois
00:41:08le président du MEDEF
00:41:09qui accuse l'Etat
00:41:11qui a été défaillant
00:41:13lorsque on voit
00:41:15qu'à Rennes
00:41:15la préfecture
00:41:16interdit une manifestation
00:41:17de l'ICA
00:41:18aujourd'hui
00:41:19lorsqu'on voit
00:41:20que Sébastien Lecornu
00:41:21a réuni
00:41:21les partis politiques
00:41:23jeudi
00:41:23selon son entourage
00:41:25beaucoup de questions
00:41:26à se poser encore ce matin
00:41:27mais Philippe
00:41:28on va s'arrêter avec vous
00:41:29à propos de LFI
00:41:31alors que beaucoup
00:41:32ont appelé
00:41:32à l'interdiction de LFI
00:41:34par exemple
00:41:35Bruno Rotailleau
00:41:36qui a été le premier
00:41:37qui a se posé la question
00:41:38Gérard Allarcher
00:41:40le président du Sénat
00:41:41vous vous dites
00:41:42que c'est l'urgence
00:41:43cher Philippe
00:41:45bonjour
00:41:45oui bonjour
00:41:46madame Kelly
00:41:46d'abord je voulais vous dire
00:41:48que je vous apprécie
00:41:48beaucoup
00:41:49ainsi que vos collègues
00:41:51Pascal Praud
00:41:52Eliott Deval
00:41:53et Gabriel Cluzel
00:41:54oui bien sûr
00:41:56il n'est pas tout en tête
00:41:57je suis désolé
00:41:58non je vous taquille
00:41:59je vous taquille
00:42:00je vous taquille
00:42:00je vous taquille
00:42:01excusez-moi
00:42:02tout va bien
00:42:03oui donc je vous appelais
00:42:05parce que pour moi
00:42:05l'urgence c'est vraiment
00:42:06d'interdire LFI
00:42:08parce que pour moi
00:42:09c'est un parti
00:42:10fasciste
00:42:10raciste
00:42:12antisémite
00:42:12et aussi
00:42:14mettre son gourou
00:42:15monsieur Mélenchon
00:42:16en prison
00:42:17pour terrorisme
00:42:18pour appel aux meurtres
00:42:19parce qu'il n'arrête pas
00:42:20de mettre des cibles
00:42:21dans le dos
00:42:22de nos forces
00:42:23de l'ordre
00:42:24de nos forces de police
00:42:25ils mériteraient
00:42:26d'être en prison
00:42:27je ne comprends pas
00:42:28pourquoi on ne le fait pas
00:42:29et également
00:42:30déchoir ses adeptes
00:42:32comme madame Rimaassad
00:42:34Delobu
00:42:35Bakayoko
00:42:35les déchoir
00:42:37de leur mandat de député
00:42:38et pour quelques-uns
00:42:39les déchoir
00:42:39de la nationalité française
00:42:41voilà
00:42:42c'est pour ça
00:42:43que je vous appelais
00:42:43parce que je suis en colère
00:42:45je suis scandalisé
00:42:46c'est un peu dur
00:42:47ce que vous dites
00:42:48est-ce que vous assumez
00:42:50parce que c'est dur
00:42:51est-ce que vous pensez
00:42:52que ça
00:42:52ça changerait
00:42:53effectivement
00:42:54l'ordre des choses
00:42:54dites-moi mon cher Philippe
00:42:55oui je pense
00:42:56parce que pour moi
00:42:57LFI est à la base
00:42:59de tout ce qui arrive
00:42:59en ce moment
00:43:00tout ce qui se passe
00:43:01dans les rues
00:43:02pour moi c'est LFI
00:43:03qui est à la base
00:43:04de tout ça
00:43:04et donc il faut attaquer
00:43:05le mal à la base
00:43:07qu'est-ce que vous en pensez
00:43:08Gabriel Cluzel
00:43:09de ces propos de Philippe
00:43:10qui dit
00:43:11qu'il faut
00:43:12que Mélenchon
00:43:13Jean-Luc Mélenchon
00:43:14soit reconnu coupable
00:43:16qu'il soit en prison
00:43:17pour avoir un peu
00:43:19jeté de l'oeuf sur le feu
00:43:20d'interdire
00:43:21le parti LFI
00:43:22etc
00:43:24Rima Hassan
00:43:24qui en ce moment d'ailleurs
00:43:26devant les tribunaux
00:43:27pour apologie
00:43:28de terrorisme
00:43:29Ce qui est certain en tout cas
00:43:30c'est que la responsabilité
00:43:32de la France insoumise
00:43:33dans ce qui s'est passé
00:43:34est immense
00:43:35elle cherche à s'en exonérer
00:43:37alors qu'elle a passé
00:43:38tous les jours avant
00:43:40à mettre de l'huile
00:43:41sur le feu
00:43:42à attiser
00:43:43à pousser dans le dos
00:43:44et même le jour J
00:43:46du reste
00:43:47donc oui
00:43:48la responsabilité
00:43:49de ces gens-là
00:43:50est immense
00:43:51mais moi
00:43:51vous savez
00:43:52j'élargirai
00:43:53tous ceux
00:43:54qui ont fait
00:43:55alliance avec eux
00:43:57alors qu'ils avaient déjà
00:43:58fait des déclarations
00:44:00absolument condamnables
00:44:02scandaleuses
00:44:02épouvantables
00:44:03et bien aussi
00:44:03devraient interroger
00:44:05leurs responsabilités
00:44:06et au-delà de LFI
00:44:07mais vous me direz
00:44:07c'est peut-être des sympathisants
00:44:08à LFI
00:44:09il y a aussi le problème
00:44:10de la justice
00:44:11je crois que nous allons
00:44:12en parler
00:44:12mais quand vous pensez
00:44:14j'ai vérifié ce matin
00:44:15vous vous souvenez
00:44:16de cette pharmacie
00:44:17qui avait brûlé
00:44:18à Montargis
00:44:19est-ce que vous en souvenez ?
00:44:20vous savez que la personne
00:44:21le responsable
00:44:22enfin le présumé coupable
00:44:24n'a toujours pas été jugé
00:44:26il le sera la semaine prochaine
00:44:28c'était en juin 2023
00:44:29vous vous rendez compte de ça ?
00:44:31donc comment voulez-vous
00:44:32que nous arrivions
00:44:34à venir à bout
00:44:35d'un côté
00:44:36vous avez raison
00:44:37les pyromènes de LFI
00:44:38et de l'autre
00:44:40leurs supplétifs
00:44:41qui viennent mettre
00:44:43la France à sac
00:44:44parce que je ne vois pas
00:44:45d'autres expressions
00:44:46vous savez
00:44:47le Premier ministre
00:44:48M. Lecornu
00:44:49a parlé de bordel
00:44:50mais ce n'est pas ça
00:44:51le bordel
00:44:51on est bien au-delà
00:44:52c'est une radia
00:44:55c'est une mise à sac
00:44:56c'est tout ce que l'on veut
00:44:57et bien cela
00:44:58il faudrait
00:44:59une justice exemplaire
00:45:01et malheureusement
00:45:02c'est déjà écrit
00:45:03nous le voyons
00:45:05ce ne sera pas le cas
00:45:06on va aborder
00:45:07cette page sanction
00:45:09dans un instant
00:45:09avec le porte-parole
00:45:10du ministère
00:45:11de la justice
00:45:13merci Philippe
00:45:14d'avoir appelé
00:45:15au standard d'Europe 1
00:45:16vous dites que l'urgence
00:45:17c'est interdire
00:45:18LFI
00:45:19un parti raciste
00:45:20antisémite
00:45:21vous dites
00:45:21et c'est intéressant
00:45:22parce qu'il y a
00:45:23d'autres personnes
00:45:23par exemple
00:45:24comme Eric Zeman
00:45:25qui dit qu'il n'est pas
00:45:25pour l'interdiction
00:45:26des partis
00:45:27Valérie
00:45:28vous nous appelez
00:45:28de Marseille
00:45:30vous dites
00:45:31je suis députée
00:45:32par ce qui se passe
00:45:33c'est comme beaucoup
00:45:34de français
00:45:34et le standard d'Europe 1
00:45:36vous est ouvert
00:45:37appelez-nous
00:45:38pour nous dire
00:45:38ce que vous ressentez
00:45:40témoignez
00:45:40ce que vous avez vu
00:45:41n'est-ce pas
00:45:42ma chère Gérardine ?
00:45:43oui vous nous appelez
00:45:43au 0
00:45:4480 20 39 21
00:45:46on attend vos témoignages
00:45:47Valérie
00:45:47dites-nous tout
00:45:48vous êtes à Marseille
00:45:49dites-nous
00:45:49oui alors moi
00:45:51je vis à Marseille
00:45:52depuis jeune
00:45:54d'accord
00:45:55depuis toute jeune
00:45:56je n'ai jamais vu
00:45:56ce que j'ai vu
00:45:57ce week-end
00:45:59et je pense que
00:46:00je n'ai jamais pensé
00:46:01de ma vie
00:46:02que je devais être armée
00:46:04mais aujourd'hui
00:46:05je sais qu'il va falloir
00:46:06qu'on s'arme
00:46:06nous français
00:46:08il faut qu'on s'arme
00:46:09parce que
00:46:09nous on n'est pas armés
00:46:11mais eux en face
00:46:12ils sont armés
00:46:12alors je suis obligée
00:46:13de vous modérer
00:46:14parce qu'on ne doit pas
00:46:15faire un appel
00:46:16à s'armer
00:46:17sur une radio
00:46:18vous voyez ce que je veux dire
00:46:19mais j'entends bien
00:46:21personne n'appelle l'armée
00:46:23pour ça
00:46:25donc à un moment donné
00:46:26c'est nous qui allons
00:46:27c'est nous qui allons
00:46:28être assassinés
00:46:29donc de toute façon
00:46:30moi je le vois
00:46:31vous savez nous
00:46:32on vit dans les quartiers nord
00:46:33on sait ce qui se passe
00:46:35donc vous vivez
00:46:36dans les quartiers nord
00:46:37Valérie
00:46:37vous avez 63 ans
00:46:38vous avez toujours
00:46:39vécu là-bas
00:46:40vous avez vu la dégradation
00:46:41et vous dites
00:46:42que vous n'avez jamais vu
00:46:43ce qui s'est passé
00:46:44il y a 48 heures
00:46:45un peu comme Benoît Payan
00:46:46c'est à dire
00:46:47qu'est-ce que vous avez vu
00:46:48concrètement
00:46:48dites-nous Valérie
00:46:50à Marseille
00:46:50on n'a jamais vu ça
00:46:52jamais
00:46:53des dégradations
00:46:54des pillages
00:46:55et vous avez entendu
00:46:55ce qu'on a passé tout à l'heure
00:46:57le sonore
00:46:57de ceux qui disent
00:46:58à Marseille
00:46:58on a tout cassé
00:47:00on monte à Paris
00:47:01avec des rires
00:47:02avec des rires
00:47:03la jouissance
00:47:05de la barbarie
00:47:05mais quand je vous dis
00:47:07on est dans un pays
00:47:09de barbares maintenant
00:47:10donc je suis désolée
00:47:12vous pensez peut-être
00:47:13que c'est trop dur
00:47:13mais nous on veut vivre
00:47:16et si on veut vivre
00:47:17il faut qu'on s'arme
00:47:18on n'a plus le choix
00:47:20on n'a plus le choix
00:47:21j'entends bien ce que vous dites
00:47:22si on veut vivre
00:47:23il faut qu'on s'arme
00:47:24parce que si
00:47:25oui
00:47:26oui
00:47:27qu'est-ce que l'Etat
00:47:28pourrait faire
00:47:29pour justement
00:47:30ne pas
00:47:33vous donner
00:47:34vous laisser aller
00:47:35vers cette idée
00:47:35de s'armer
00:47:36parce que je le disais
00:47:37tout à l'heure
00:47:38en comparaison
00:47:38en France sur un an
00:47:39la recherche sur Google
00:47:41pour je cite
00:47:41achat d'armes
00:47:42a augmenté
00:47:43de plus de 5000%
00:47:44c'est un tweet
00:47:45de François Valentin
00:47:47que j'ai cité
00:47:48tout à l'heure
00:47:49qu'est-ce qui ferait
00:47:49que vous seriez rassurée
00:47:51là
00:47:51qu'est-ce qui ferait
00:47:52que vous dites
00:47:53non je n'ai pas
00:47:54l'armée
00:47:55l'armée
00:47:57l'armée
00:47:58je veux que l'armée
00:47:59descende
00:47:59et je veux que l'armée
00:48:01aille direct
00:48:01on est en état
00:48:02de guerre
00:48:03on est en état de guerre
00:48:04je l'ai vu
00:48:05au moment de Naël
00:48:06c'est à ce moment-là
00:48:07que je me suis dit
00:48:08dans ma tête
00:48:08il va falloir vraiment
00:48:09vraiment qu'on prenne
00:48:10les devants
00:48:11et qu'on s'arme
00:48:12déjà à l'époque de Naël
00:48:13mais là je pense
00:48:15qu'on est passé
00:48:16à autre chose
00:48:17et si l'armée
00:48:18n'intervient pas
00:48:19si on n'envoie pas
00:48:20l'armée
00:48:21de partout
00:48:22en France
00:48:24on est foutu
00:48:25donc si on n'envoie pas
00:48:26l'armée
00:48:27vous êtes en train
00:48:27de nous dire
00:48:28Valérie
00:48:28que les français
00:48:29vont s'armer
00:48:30et c'est intéressant
00:48:31parce que l'armée
00:48:32alors tout le monde dit
00:48:33et on a eu
00:48:34Bertrand Cavalier hier
00:48:35qui nous disait
00:48:36le général
00:48:36oui mais bon
00:48:37l'armée c'est pas fait
00:48:38pour ça
00:48:38et moi
00:48:38vous savez ma chère Valérie
00:48:40moi là où je vous rejoins
00:48:41non pas pour s'armer
00:48:42mais moi là où je vous rejoins
00:48:43c'est par rapport à l'armée
00:48:45parce qu'il y a
00:48:46la garde républicaine
00:48:47parce qu'il y a
00:48:48les gendarmes
00:48:49ce sont des militaires
00:48:50parce que
00:48:51les sentinelles existent
00:48:52et je vais vous citer
00:48:53on marque une pause
00:48:54et je vais vous citer
00:48:55un tweet de Bruno Poma
00:48:56à propos de la possibilité
00:48:59effectivement
00:48:59d'utiliser l'armée
00:49:00on marque une pause
00:49:01on revient sur Europe 1
00:49:02ma chère Valérie
00:49:03et Valérie nous a appelé
00:49:04au 01 80 20 39 21
00:49:06elle a composé
00:49:07le numéro du standard
00:49:08d'Europe 1
00:49:08qui est non surtaxé
00:49:09faites la même chose
00:49:10appelez Christine Kelly
00:49:11vous avez la parole
00:49:12sur Europe 1
00:49:12entre 11h et 13h
00:49:14misons là
00:49:15Europe 1
00:49:16Christine Kelly et vous
00:49:18Christine Kelly et vous
00:49:18c'est votre émission
00:49:19sur Europe 1
00:49:20de 11h à 13h
00:49:21vous avez la parole
00:49:22au standard d'Europe 1
00:49:23le numéro c'est le 01 80 20 30 9 21
00:49:26il est non surtaxé
00:49:27et nous étions avec
00:49:28Valérie de Marseille
00:49:29Christine
00:49:29oui Valérie de Marseille
00:49:31qui nous appelle
00:49:32la voix tremblante
00:49:33je vis à Marseille
00:49:34elle a 63 ans
00:49:36elle vit dans les quartiers
00:49:37nord de Marseille
00:49:37elle a vu tout évoluer
00:49:39elle dit je suis dépité
00:49:40par tout ce qui se passe
00:49:42et je pense à m'armer
00:49:43alors je lui ai rappelé
00:49:44qu'évidemment
00:49:45on ne peut pas appeler
00:49:46à s'armer
00:49:47c'est interdit
00:49:49par la loi
00:49:50mais elle nous a répondu
00:49:51ma chère Valérie
00:49:53qui est toujours en ligne
00:49:53avec nous
00:49:54que si on envoyait
00:49:54l'armée
00:49:55ça pourrait éventuellement
00:49:56peut-être apaiser
00:49:58rassurer les français
00:49:59alors tout le monde
00:50:00dit que c'est pas possible
00:50:01l'armée
00:50:01tout le monde dit
00:50:02que c'est pas du tout
00:50:04leur fonction
00:50:05mais Bruno Pommard
00:50:06ancien policier du RAID
00:50:08a posté
00:50:09le code de la défense
00:50:10je le cite
00:50:11section 1
00:50:12participation des forces armées
00:50:14au maintien de l'ordre
00:50:15une coopération étroite
00:50:17est assurée
00:50:17entre les préfets
00:50:18de zones de défense
00:50:19et de sécurité
00:50:20de régions et de départements
00:50:21et les autorités militaires
00:50:22correspondantes
00:50:23afin de concourir
00:50:24au maintien
00:50:24de leur liberté d'action
00:50:25de les tenir informés
00:50:27des problèmes
00:50:28pour avoir une incidence
00:50:29d'ordre militaire
00:50:30etc
00:50:30tout cela pour dire
00:50:31que c'est possible
00:50:33d'utiliser l'armée
00:50:35selon Bruno Pommard
00:50:37et voilà
00:50:38donc on en est là
00:50:39ma chère Valérie
00:50:41à ce lien
00:50:41qu'au secours
00:50:43c'est ce que disent
00:50:44les français aujourd'hui
00:50:45protégez-nous
00:50:46à la limite
00:50:47quelque part
00:50:47vous êtes en train
00:50:48d'une
00:50:48c'est notre dernier appel
00:50:50c'est ça
00:50:51c'est tout à fait ça
00:50:52de toute façon
00:50:54s'il n'y a pas
00:50:55l'armée qui agit
00:50:57je vous le dis
00:50:59on est foutus
00:51:01on est foutus
00:51:02je le vois arriver
00:51:03mais alors
00:51:04plus vite
00:51:05que ce que vous pouvez penser
00:51:07je le vois vraiment arriver
00:51:09dans un instant
00:51:10la police ne peut rien faire
00:51:11l'armée peut faire
00:51:14dans un instant
00:51:15on va avoir
00:51:15le porte-parole
00:51:16du ministère de la justice
00:51:17on va essayer de voir
00:51:18est-ce que les sanctions
00:51:19contre les casseurs
00:51:21peuvent rassurer aussi
00:51:22apparemment
00:51:23est-ce que ça vous rassure
00:51:24pour l'instant
00:51:24ou d'accord
00:51:25même pas
00:51:25non
00:51:26pas du tout
00:51:26c'est pas forcément
00:51:28la solution
00:51:28en tout cas
00:51:29pour vous
00:51:29non non
00:51:30pour moi
00:51:31ce n'est pas la solution
00:51:32vraiment
00:51:32ce n'est pas la solution
00:51:34merci
00:51:35franchement
00:51:35on est dans un état
00:51:37vraiment lamentable
00:51:38aujourd'hui
00:51:39et moi j'espère
00:51:40de tout coeur
00:51:41que ça puisse
00:51:43s'arranger
00:51:44mais si ça ne s'arrange pas
00:51:45je prends mes valises
00:51:46mon fils
00:51:46je lui dis de partir
00:51:47on se casse tous de France
00:51:50c'est fini
00:51:51alors Valérie
00:51:52ça me fait de la peine
00:51:53ce que vous dites
00:51:54et en même temps
00:51:55j'entends tout le monde
00:51:57dire la même chose
00:51:59on en est là
00:52:00ça veut dire que les forces
00:52:00vives de la France
00:52:02vont s'en aller
00:52:03ceux qui tiennent
00:52:04les commerces
00:52:04ceux qui se battent
00:52:05ceux qui se lèvent tous
00:52:06ceux qui font tourner
00:52:08la France
00:52:10ont envie de partir
00:52:11parce qu'ils ne se sentent
00:52:12plus protégés
00:52:12ils ne se sentent
00:52:13plus secourus
00:52:14ils ne se sentent plus
00:52:16encouragés
00:52:17dans leur travail
00:52:18et envoient le fruit
00:52:19de leur travail
00:52:20revendus sur des plateformes
00:52:21par exemple
00:52:22donc ça fait mal au coeur
00:52:23ça fait mal au coeur
00:52:24d'entendre ça
00:52:24ma chère Valérie
00:52:25oui parce que
00:52:26moi je vais vous dire
00:52:27une chose
00:52:27pourquoi je maintiens
00:52:29l'armée
00:52:29mon père a été
00:52:32dans la résistance
00:52:33il avait 17 ans
00:52:34d'accord
00:52:35il a suivi le général
00:52:36de Gaulle à Londres
00:52:37il a été le 6 juin
00:52:39dans le débarquement
00:52:40s'il voyait ça
00:52:42mais
00:52:43je pense
00:52:44je pense à mon père
00:52:46tous les jours maintenant
00:52:47et Valérie
00:52:49partit pour aller où ?
00:52:50est-ce que c'est mieux
00:52:51ailleurs ?
00:52:52en Asie du Sud-Est
00:52:53en Asie du Sud-Est
00:52:54c'est-à-dire qu'elle a déjà
00:52:55bien étudié
00:52:55Valérie
00:52:56elle a déjà bien étudié
00:52:57son petit plan
00:52:58oui
00:52:58elle est presque prêt
00:52:59c'est ça
00:53:00oui
00:53:01parce que je vais vous dire
00:53:02une chose
00:53:03il faut un passeport
00:53:05on part
00:53:06et
00:53:07là-bas au moins
00:53:08il y a de l'ordre
00:53:09de l'ordre
00:53:11et je suis désolée
00:53:12mais
00:53:13l'ordre
00:53:14c'est ce qu'il y a de
00:53:15c'est ce qui fait
00:53:16maintenir un prix
00:53:17sans ordre
00:53:18c'est fini
00:53:19c'est capital
00:53:20tout à fait
00:53:21merci beaucoup Valérie
00:53:22d'avoir intervenu
00:53:24voilà
00:53:25merci
00:53:25merci
00:53:26merci à vous Christine
00:53:27et franchement
00:53:30continuez l'équipe
00:53:31de Bolloré
00:53:32continuez
00:53:33à donner
00:53:33mais Valérie
00:53:34je ne peux pas
00:53:35vous partez
00:53:36je pars aussi
00:53:38restez avec moi
00:53:38restez avec moi
00:53:39ma petite chérie
00:53:40vous n'allez pas me laisser
00:53:40quand même
00:53:41je suis obligée
00:53:42de gagner le micro
00:53:42qu'est-ce qu'on fait Valérie ?
00:53:44Gabrielle
00:53:44j'ai une remarque
00:53:47parce que vous m'avez
00:53:48Valérie m'a fait penser
00:53:49en parlant de son père
00:53:51un poste que j'ai trouvé
00:53:52infiniment triste
00:53:53que j'ai vu passer
00:53:53sur les réseaux sociaux
00:53:54mais pourtant
00:53:55hélas je le comprends
00:53:56d'un américain
00:53:57qui disait
00:53:58qui montrait une photo
00:53:59des émeutes
00:54:00et qui disait
00:54:01c'est donc pour ça
00:54:02que nos parents
00:54:03sont allés débarquer
00:54:05le 6 juin 1944
00:54:06et se faire tuer
00:54:07sur les plages françaises
00:54:08vous voyez
00:54:08ça m'a retourné
00:54:10les tripes
00:54:10voilà
00:54:11et quand vous avez évoqué
00:54:12votre père
00:54:12ça m'a fait penser à ça
00:54:13Valérie
00:54:14merci beaucoup Valérie
00:54:16d'avoir appelé
00:54:16au standard d'Europe 1
00:54:17on va apprendre clair
00:54:18dans un instant
00:54:19juste avant
00:54:19je vous donne le message
00:54:21d'une mère
00:54:21d'une mère
00:54:22qui a un fils de 7 ans
00:54:23et le père est policier
00:54:25elle dit
00:54:26mon fils de 7 ans
00:54:27a vu les images
00:54:28il a dit
00:54:29papa n'y va pas
00:54:30j'ai peur
00:54:30on était obligé
00:54:31de le rassurer
00:54:32en disant que son papa
00:54:33serait dans les bureaux
00:54:34de haut poste
00:54:36j'évite de mettre
00:54:37les images
00:54:38de scènes de guerre
00:54:39quand les enfants sont là
00:54:40pour éviter
00:54:41de les traumatiser
00:54:42ces barbares
00:54:43doivent être mis
00:54:44hors d'état
00:54:45de nuire
00:54:45alors c'est vrai
00:54:46que je pense
00:54:47qu'on est beaucoup
00:54:48de parents
00:54:49à essayer
00:54:50de cacher
00:54:51les images
00:54:52de préserver
00:54:53effectivement
00:54:53le mental
00:54:55effectivement
00:54:56l'état d'esprit
00:54:57de nos enfants
00:54:57Claire
00:54:58vous nous appelez
00:54:59d'Ile-de-France
00:55:00est-ce que vous réagissez
00:55:01comme Valérie
00:55:02qui nous a appelé
00:55:02de Marseille
00:55:03Claire
00:55:04oui je comprends
00:55:05tout à fait
00:55:05ce qu'elle
00:55:06ce qui l'inquiète
00:55:09et qui la stresse
00:55:12on le sent bien
00:55:13mais par rapport
00:55:15à ce qu'elle disait
00:55:16pour l'armée
00:55:18moi je vois
00:55:19très souvent
00:55:19des hommes
00:55:21de l'armée
00:55:23se promener
00:55:24enfin se promener
00:55:25entre guillemets
00:55:25dans les rues
00:55:27pour la surveillance
00:55:29de nos villes
00:55:32ça m'est arrivé
00:55:33plusieurs fois
00:55:33de voir
00:55:34des hommes
00:55:35qui ne sont pas
00:55:37des agents de police
00:55:38qui sont des hommes
00:55:40de l'armée
00:55:41bon
00:55:42mais en fait
00:55:42moi je vous
00:55:43c'est une petite parenthèse
00:55:45je voulais juste
00:55:46vous parler
00:55:47de quelque chose
00:55:48moi je suis à la retraite
00:55:49depuis de très nombreuses années
00:55:50et j'ai beaucoup travaillé
00:55:53dans tout ce qui concernait
00:55:55l'acquisition
00:55:56de la nationalité française
00:55:57soit par mariage
00:55:59ou par naissance
00:56:00ou automatique même
00:56:05et je me dis
00:56:08que tous ces jeunes
00:56:09qui sont violents
00:56:11qui mettent
00:56:15nos villes à feu et à sang
00:56:17presque
00:56:19il y a quelque chose
00:56:20que j'ai à l'esprit
00:56:23et s'agissant
00:56:25de ces jeunes
00:56:26qui sont devenus
00:56:27français
00:56:28par acquisition
00:56:29de la nationalité française
00:56:30ou par naturalisation
00:56:32ils sont tenus
00:56:33je me rappelle
00:56:34je ne sais plus
00:56:34tout en mémoire
00:56:36parce qu'il y a très longtemps
00:56:37que j'ai quitté
00:56:38mes fonctions
00:56:38mais ça me rappelle
00:56:42qu'il y avait
00:56:44dans le code
00:56:45de la nationalité
00:56:46quelque chose
00:56:47de fondamental
00:56:48je ne me rappelle plus
00:56:49du tout
00:56:49de l'article du code
00:56:51qui prévoyait
00:56:52qui prévoyait
00:56:52qu'en cas
00:56:52de violence
00:56:53ou de rébellion
00:56:55ou voilà
00:56:56tout ce qui se passe
00:56:58en fait actuellement
00:56:59chez nous
00:56:59pouvait faire en sorte
00:57:02que des personnes
00:57:04qui participaient
00:57:05à ce genre de violence
00:57:06pouvaient être déçues
00:57:08de la nationalité française
00:57:09alors on va marquer
00:57:10une pause
00:57:10Claire
00:57:11sur ce que vous dites
00:57:12c'est à dire
00:57:13que vous partez
00:57:13du principe
00:57:14que l'immigration
00:57:15est une partie
00:57:17une partie des causes
00:57:18on marque une pause
00:57:19on revient
00:57:20ma chère Claire
00:57:20effectivement
00:57:21vous avez donné
00:57:21votre regard
00:57:22là-dessus
00:57:23on aura aussi
00:57:23Gilbert
00:57:23qui nous appelle
00:57:24dévoge
00:57:25on aura le porte-parole
00:57:25du ministère
00:57:26de la justice
00:57:27en direct
00:57:28sur Europe 1
00:57:28on apprend à l'instant
00:57:29que Gérald Darmanin
00:57:30déclare qu'il y a eu
00:57:32149 incarcérations
00:57:33on en parle dans un instant
00:57:34sur Europe 1
00:57:35restez bien avec nous
00:57:36à la suite de Christine Kelly
00:57:37et vous c'est juste après
00:57:38les infos d'Emily Dez
00:57:39et vous continuez bien sûr
00:57:40de réagir comme Claire
00:57:41vous composez
00:57:42le numéro du standard
00:57:43d'Europe 1
00:57:44pour rappeler Christine Kelly
00:57:45il n'est non surtaxé
00:57:4601 80 20 39 21
00:57:49et d'autres nombreux
00:57:49et nombreux aussi
00:57:50à envoyer vos réactions
00:57:51sur Whatsapp
00:57:51continuez 01 80 20 39 21
00:57:55à tout de suite
00:57:55avec Christine Kelly
00:57:56sur Mathias
00:57:58Europe 1
00:58:0111h 13h
00:58:02Christine Kelly et vous
00:58:03il est 12h33 sur Europe 1
00:58:05Sacha Strumpkan
00:58:07porte-parole du ministère
00:58:09de la justice
00:58:09est arrivé dans le studio
00:58:10d'Europe 1
00:58:11on verra avec lui
00:58:12les sanctions
00:58:13les gardes à vue
00:58:14les 149 incarcérations
00:58:16est-ce que la justice
00:58:18est assez sévère
00:58:19assez rapide
00:58:20quelles sanctions
00:58:21peut empêcher
00:58:21la récidive
00:58:22que faire pour éviter
00:58:24peut-être que les français
00:58:25ne s'arment
00:58:26beaucoup de questions
00:58:27à poser à notre invité
00:58:28qui est dans le studio
00:58:29d'Europe 1
00:58:29mais on continue d'abord
00:58:30avec Claire
00:58:31qui nous a appelé
00:58:32d'Ile-de-France
00:58:32et avec Gilbert
00:58:33qui nous appelle
00:58:34des Vosges
00:58:34et Gabriel Cluzel
00:58:35dans un instant
00:58:36et vous aussi
00:58:37au 01-80-20-39-21
00:58:39vous avez la parole
00:58:40avec Christine Kelly
00:58:40les 12h33 sur Europe 1
00:58:4311h 13h
00:58:44Christine Kelly et vous
00:58:45sur Europe 1
00:58:47Claire
00:58:47nous étions en ligne
00:58:48avec vous
00:58:49vous appelez
00:58:49à l'Ile-de-France
00:58:50vous êtes à la retraite
00:58:51et vous dites
00:58:52que vous occupez
00:58:52de la nationalité
00:58:54de la préfecture
00:58:54et vous vous interpelez
00:58:55vous posez la question
00:58:57du fait
00:58:58de la double nationalité
00:58:59à propos
00:59:00des éventuels casseurs
00:59:02oui
00:59:03ceux qui bien évidemment
00:59:04sont pris en flagrant délit
00:59:05il ne s'agit pas
00:59:06de généraliser
00:59:08mais je trouve
00:59:11que ce serait peut-être
00:59:12d'ailleurs
00:59:13je repensais
00:59:15en attendant
00:59:16de repasser
00:59:16l'antenne
00:59:17je repensais
00:59:18à un discours
00:59:19de François Hollande
00:59:20qu'il avait donné
00:59:22à Versailles
00:59:22peut-être
00:59:23dans des conditions
00:59:24un peu similaires
00:59:25je n'ai plus
00:59:27tellement ce souvenir
00:59:29où il envisageait
00:59:32effectivement
00:59:32de déchoir
00:59:33de la nationalité française
00:59:35les casseurs
00:59:36en fait
00:59:36pour ceux
00:59:37bien évidemment
00:59:38qui étaient devenus
00:59:39français
00:59:41soit par
00:59:43naturalisation
00:59:43soit par acquisition
00:59:45de la nationalité française
00:59:46et il y avait eu
00:59:48un tollé
00:59:48à la suite
00:59:49de cela
00:59:49mais
00:59:50je me rappelle
00:59:52très bien
00:59:52qu'il avait
00:59:53envisagé
00:59:54et qu'il avait
00:59:54il en avait parlé
00:59:56lors d'un discours
00:59:57et je me dis
00:59:58que des
00:59:58des personnes
01:00:02qui étaient étrangères
01:00:04qui sont
01:00:04enfin
01:00:05étrangères
01:00:06d'origine
01:00:06qui sont devenues
01:00:08françaises
01:00:09quelle que soit
01:00:10la façon
01:00:12dont ils ont acquis
01:00:14la nationalité française
01:00:16ils n'étaient pas
01:00:17sans savoir
01:00:17que
01:00:20le code
01:00:21de la nationalité
01:00:22française
01:00:23pouvait
01:00:24en effet
01:00:26permettre
01:00:28leur décence
01:00:29de l'internité
01:00:29lorsqu'ils sont
01:00:30en cas de violence
01:00:32voilà
01:00:33merci beaucoup
01:00:34ma chère Claire
01:00:34j'aimerais avoir
01:00:35votre sentiment
01:00:36à ce sujet
01:00:39merci infiniment
01:00:40de nous avoir appelé
01:00:41au standard d'Europe
01:00:41ma chère Claire
01:00:42je me souviens
01:00:44de François Hollande
01:00:45je me demande
01:00:46s'il ne s'agissait pas
01:00:46à l'époque
01:00:47de jeunes
01:00:49qui étaient partis
01:00:49faire le djihad
01:00:50en Syrie
01:00:50et c'était autour
01:00:51de ces thèmes là
01:00:52mais c'est vrai
01:00:52que la déchéance
01:00:53de nationalité
01:00:55elle existe
01:00:55dans le droit français
01:00:58je vais vous poser
01:00:59la question
01:00:59puisque
01:00:59vous êtes notre invité
01:01:01Sacha Tropkan
01:01:02porte parole
01:01:03du ministère
01:01:03de la justice
01:01:03qu'est-ce que vous répondez
01:01:05à Claire ?
01:01:06je pense que la fermeté
01:01:08elle peut se trouver
01:01:09à plusieurs niveaux
01:01:10vous évoquiez
01:01:11ce que le ministre
01:01:12de la justice
01:01:13Gérald Darmanin
01:01:13vient de dire
01:01:14c'est-à-dire
01:01:14149 incarcérations
01:01:15et on n'est qu'au début
01:01:16puisque le plus gros
01:01:17ça sera aujourd'hui
01:01:19et demain
01:01:19par exemple à Paris
01:01:20pour que vos auditeurs
01:01:21l'aient en tête
01:01:22vous avez normalement
01:01:23deux audiences
01:01:23de comparution immédiate
01:01:24par jour
01:01:25aujourd'hui c'est 6
01:01:25et probablement
01:01:26que demain
01:01:27ça sera pareil
01:01:27donc en gros
01:01:28vous allez avoir
01:01:28ne serait-ce qu'à Paris
01:01:29aujourd'hui
01:01:30cet après-midi
01:01:31entre 60 et 75 dossiers
01:01:33qui sont relatifs
01:01:34à ce qui s'est passé
01:01:35cet après-midi
01:01:36ensuite vous avez
01:01:37la fermeté aussi pécuniaire
01:01:38parce qu'en vrai
01:01:39le vrai sujet
01:01:39pour la plupart
01:01:40de nos concitoyens
01:01:41à notre sens
01:01:42c'est que la prison
01:01:43est une réponse
01:01:44en vérité
01:01:44c'est surtout
01:01:45qu'on veut qu'ils payent
01:01:45c'est-à-dire
01:01:46quand vous êtes commerçant
01:01:47qu'on a saccagé
01:01:48votre commerce
01:01:49vous voulez que
01:01:50vous puissiez rouvrir
01:01:52quand vous êtes
01:01:53contribuable
01:01:54par exemple
01:01:54parisien
01:01:55ou marseillais
01:01:55et qu'on a démoli
01:01:57votre mairie
01:01:57ou un abribus
01:01:58en bas de chez vous
01:01:59vous n'avez pas spécialement
01:02:00envie que ce soit
01:02:00vos impôts
01:02:01qui servent à payer
01:02:03et donc là aussi
01:02:04on met en place
01:02:04plusieurs choses
01:02:05la première chose
01:02:06c'est simplifier
01:02:07la vie des commerçants
01:02:07c'est-à-dire que
01:02:08le ministre est à Lille
01:02:09par exemple
01:02:09le parquet de Lille
01:02:10a mis en place
01:02:11un dispositif innovant
01:02:12où en gros
01:02:14on accompagne
01:02:14de A à Z
01:02:15les commerçants
01:02:15pour qu'en plus
01:02:16à leur malheur
01:02:17ça ne soit pas
01:02:17un enfer administratif
01:02:18de ne pas savoir
01:02:19auprès de qui
01:02:20doivent déposer plainte
01:02:21la deuxième chose
01:02:22c'est que je pense
01:02:22que les personnes impliquées
01:02:24vont avoir des surprises
01:02:25parce qu'en vérité
01:02:25c'est que c'est d'abord
01:02:26les assureurs
01:02:27qui vont rembourser
01:02:28sauf que quand vous faites
01:02:28face à un assureur
01:02:29l'assureur lui
01:02:31y compris des mois
01:02:32voire des années après
01:02:33il sait très bien
01:02:33où trouver l'argent
01:02:34y compris avec des huissiers
01:02:36et donc à la fin des fins
01:02:37ils payeront
01:02:38et la troisième chose
01:02:38c'est une circulaire commune
01:02:41avec le ministre du logement
01:02:43que prend le garde des Sceaux
01:02:44qui dit qu'on va
01:02:46on va faire rentrer
01:02:48dans les revenus
01:02:49tous les revenus
01:02:50non déclarés
01:02:51par exemple
01:02:51issus des pillages
01:02:52et donc par exemple
01:02:53si vous avez vendu
01:02:53100 paires de chaussures
01:02:55sur Vinted
01:02:55et que vous avez gagné
01:02:56de l'argent avec ça
01:02:57en fait on va considérer
01:02:58que c'est du revenu
01:02:58si vous avez le droit
01:02:59à des minimas sociaux
01:03:00en fait peut-être
01:03:01que vous n'y aurez plus le droit
01:03:02parce que vos revenus
01:03:03seront revus à la hausse
01:03:04parce qu'il n'y a pas de raison
01:03:05que des gens qui se mettent
01:03:06en marge de la société
01:03:07puisque c'est ça
01:03:08que dit votre auditrice
01:03:09peu importe la question
01:03:10de la déchéance ou pas
01:03:11c'est la question
01:03:12est-ce qu'on est dans la société
01:03:13ou hors la société
01:03:14quand on est hors de la société
01:03:15puisque là concrètement
01:03:17quand on vient à 200
01:03:18saccager un centre-ville
01:03:19et piller des commerçants
01:03:20on se met hors de la société
01:03:21il n'y a pas de raison
01:03:22que la société
01:03:23vous donne des minimas sociaux
01:03:24donc c'est ça
01:03:25les trois leviers
01:03:25qu'on met en place
01:03:26porte-parole du ministère
01:03:27de la justice
01:03:28des leviers qu'on met en place
01:03:30quand concrètement ?
01:03:31La circulaire
01:03:32c'est dans les prochains jours
01:03:34là les deux autres dispositions
01:03:36que j'évoquais
01:03:37c'est là déjà maintenant
01:03:38et puis ensuite
01:03:39vous avez
01:03:39qui arrive au Sénat demain
01:03:41la loi
01:03:42casseur-payeur
01:03:43c'est-à-dire de pouvoir
01:03:44mettre un nouveau cadre législatif
01:03:45qui ne peut pas être rétroactif
01:03:47ça il ne peut pas être rétroactif
01:03:48effectivement
01:03:48mais mettre un nouveau cadre
01:03:50qui permettra
01:03:51pour l'avenir
01:03:52que en gros
01:03:52la responsabilité pénale
01:03:53elle reste individuelle
01:03:55on ne va pas envoyer
01:03:55quelqu'un en prison
01:03:56pour des faits
01:03:57qu'il n'aurait pas commis lui-même
01:03:58par contre
01:03:58quand vous êtes dans un groupe
01:03:59de 200, 300
01:04:00et que vous savez très bien
01:04:01ce à quoi vous participez
01:04:03même indirectement
01:04:03il n'y a pas de raison
01:04:04que vous ne puissiez pas
01:04:05être tenu responsable financièrement
01:04:07là pour le coup
01:04:07des dommages
01:04:08auxquels vous avez contribué
01:04:10Sacha Stropkan
01:04:11porte-parole
01:04:12du ministère
01:04:13de la justice
01:04:14lorsque je vois
01:04:15moi les profils
01:04:16des auteurs
01:04:19des dégradations
01:04:19et des priages
01:04:20ce week-end
01:04:20alors 70%
01:04:21sont majeurs
01:04:23dites-moi si je me trompe
01:04:24alors il y a des profils
01:04:24mixtes
01:04:25étudiants
01:04:26des jeunes
01:04:27en recherche d'emploi
01:04:28quelques personnes
01:04:29sans nationalité française
01:04:30mais aussi des récidivistes
01:04:32dans certains cas
01:04:33à Lille par exemple
01:04:34il y a
01:04:35un article
01:04:36de France 3
01:04:36qui
01:04:37qui fait même état
01:04:39de prénoms
01:04:40c'est quand même assez rare
01:04:41des prénoms
01:04:42comme Amine
01:04:43Mohamed
01:04:43Younes
01:04:44je dis ça
01:04:45pour rejoindre
01:04:45peut-être l'interrogation
01:04:46de l'auditrice
01:04:47il y a quelques instants
01:04:48sur le profil
01:04:49un profil
01:04:50où on voit
01:04:51certains ont du mal
01:04:52à définir le profil
01:04:54alors vous avez deux choses
01:04:54sur le profil
01:04:55je pense que c'est important
01:04:56de le préciser
01:04:56ça n'a rien à voir avec
01:04:57parce qu'il ne faut quand même
01:04:58pas oublier
01:04:59que ce qui a servi de prétexte
01:05:00à ce qui s'est passé
01:05:00ce week-end
01:05:01c'est le mouvement lycéen
01:05:03ça n'a rien à voir
01:05:03avec le mouvement lycéen
01:05:04sur les trois dernières semaines
01:05:06vous aviez 70% de mineurs
01:05:08là c'est l'exact opposé
01:05:09vous avez 70% de majeurs
01:05:11essentiellement
01:05:11même des lycéens
01:05:13et je ne vous dis pas
01:05:13que c'est bien
01:05:14mais qui avaient pu
01:05:15commettre des petites infractions
01:05:16durant les trois semaines
01:05:17étaient dans l'immense majorité
01:05:19pas connus
01:05:20des services de police
01:05:20là c'est l'inverse
01:05:21c'est des gens
01:05:22qui sont en général
01:05:23très connus
01:05:24ou en tout cas bien connus
01:05:25et voire éventuellement
01:05:26des récidivistes
01:05:27et ensuite
01:05:27vous avez un dernier sujet
01:05:30qui en fait
01:05:30je pense que
01:05:31et ça pour le coup
01:05:32je pense que vos auditeurs
01:05:33l'ont bien compris
01:05:34il y a eu deux vagues
01:05:35en fait
01:05:36dans ce qui s'est passé ce week-end
01:05:37il y a eu une première vague
01:05:38qui est organisée
01:05:39par l'ultra-gauche
01:05:40notamment
01:05:41les black blocs
01:05:42comme on dit
01:05:42qui ont une revendication politique
01:05:44à mettre le bazar
01:05:46et à créer le trouble
01:05:47dans l'espace public
01:05:48et ensuite
01:05:49eux ils sont assez malins
01:05:50ils se retirent
01:05:51assez rapidement
01:05:52une fois que le chaos est créé
01:05:54et ensuite
01:05:54par contre
01:05:54vous avez une deuxième vague
01:05:56où là
01:05:56il n'y a aucun objectif politique
01:05:58c'est juste qu'une fois
01:05:58que le chaos est là
01:05:59on profite du chaos
01:06:00pour aller dévaliser Darty
01:06:02dévaliser Carrefour
01:06:04dévaliser la FNAC
01:06:05Sacha Strobkan
01:06:06porte-parole du ministère
01:06:07de la justice
01:06:08je donne la parole
01:06:08dans un instant
01:06:09Gabriel Kuzel
01:06:10il a un profil ultra-gauche
01:06:12un profil quartier sensible
01:06:14il semblerait que ça soit
01:06:14une alliance inédite
01:06:15je ne pense pas
01:06:16que ça soit une alliance inédite
01:06:17mais il semblerait que ça soit
01:06:18ce qui m'interpelle
01:06:19c'est que l'ultra-gauche
01:06:21les black blocs
01:06:22ne sont pas interpellés
01:06:23on marque une pause
01:06:24on revient en direction Europe 1
01:06:25avec Gabriel Kuzel
01:06:27avec Gilbert
01:06:27qui nous appelle des Vosges
01:06:28et avec Fabrice
01:06:29qui nous appelle de Marseille
01:06:30et vous pouvez échanger
01:06:32avec notre invité
01:06:33Sacha Strobkan
01:06:33porte-parole du ministère
01:06:35de la justice
01:06:36au 0-1-80-20-39-21
01:06:38nombreux et nombreux
01:06:39à réagir
01:06:39au standard d'Europe 1
01:06:41pour appeler Christine Kelly
01:06:42et sur Whatsapp
01:06:43à toutes signes
01:06:44Europe 1
01:06:45Christine Kelly et vous
01:06:47avec vous au 0-1-80-20-39-21
01:06:50vous pouvez échanger
01:06:51avec notre invité
01:06:52Sacha Strobkan
01:06:53porte-parole du ministère
01:06:54de la justice
01:06:55c'est Christine
01:06:55qui vient de nous déclarer
01:06:57qu'il y a une circulaire
01:06:58qui sera applicable
01:06:59j'aime mieux quand même
01:07:00au conditionnel
01:07:02d'ici la fin de la semaine
01:07:03à propos des revenus
01:07:05de ces casseurs
01:07:06qui s'ils seraient au RSA
01:07:08avec des minimums
01:07:09en tout cas
01:07:10des minima sociaux
01:07:11s'ils revendent
01:07:12par exemple
01:07:13pour 1200
01:07:13ou je parle
01:07:14d'un sac Christian Dior
01:07:16ou bien j'en sais rien
01:07:17au Vuitton
01:07:17que ça puisse être considéré
01:07:19comme des revenus
01:07:20et que ça puisse être recalculé
01:07:21je sais que vous nous quittez
01:07:22dans un instant
01:07:22mais on donne la parole
01:07:24à Gabrielle Cousel
01:07:24ensuite on prendra Gilbert
01:07:26et Fabrice
01:07:27et ensuite je vous libère
01:07:28monsieur
01:07:29la porte-parole du ministère
01:07:30de la justice
01:07:31en direct sur Europe 1
01:07:31Oui
01:07:32non je suis d'accord
01:07:33avec vous sur un point
01:07:34puisque visiblement
01:07:35ce que j'avais constaté
01:07:36est bien réel
01:07:37c'est que quand je suis passée
01:07:38samedi soir dans la nuit
01:07:39il n'y avait plus que des pillards
01:07:41il n'y avait plus d'antifa
01:07:42ni de black bloc
01:07:43donc de fait
01:07:43il y a eu de vagues
01:07:44mais pour le reste
01:07:45je ne suis pas tout à fait
01:07:46d'accord avec vous
01:07:47bon déjà je trouve
01:07:49qu'on parle de réponses
01:07:50de grande fermeté
01:07:50mais le nombre de personnes
01:07:51incarcérées
01:07:53comparées aussi
01:07:53chiffres qu'on a donné
01:07:54des meutiers
01:07:55je ne dis pas que c'est facile
01:07:56mais 38 000 émeutiers
01:07:57à Marseille
01:07:58et on parle de combien
01:07:59vous disiez au total
01:08:00pour toute la France
01:08:02149
01:08:02149 ça ne fait quand même
01:08:03pas lourd
01:08:03je vais jusqu'au bout
01:08:05de ma question
01:08:05nous sommes au tout début
01:08:06très bien
01:08:07nous allons voir la suite
01:08:08deuxième point
01:08:09vous dites que
01:08:10vous écartez du revers de la main
01:08:11la question
01:08:12de la déchéance
01:08:13de nationalité
01:08:14en cas de double nationalité
01:08:15c'est quand même
01:08:16une vraie question
01:08:16Emmanuel Macron
01:08:17l'a soulevé lui-même
01:08:18puisqu'il a dit
01:08:19qui sont ces français
01:08:21qui détestent la France
01:08:22au point de la détruire
01:08:23ce n'est peut-être pas
01:08:24exactement ces mots
01:08:24mais donc je pense
01:08:25que c'est une question
01:08:25qui peut être considérée
01:08:28et puis peut-être
01:08:28troisième point
01:08:29vous dites que les pierres
01:08:30n'ont pas de revendication politique
01:08:31moi malgré tout
01:08:32quand je vois des drapeaux
01:08:33palestiniens
01:08:34des drapeaux algériens
01:08:35que je les entends
01:08:36parler de revanche
01:08:37ni oubli ni pardon
01:08:38taguée sur les murs
01:08:39je me dis qu'il y a peut-être
01:08:40du pillage d'opportunité
01:08:41mais il y a aussi
01:08:42une revendication politique
01:08:44et peut-être même
01:08:44une ingérence étrangère
01:08:45peut-être sur les trois points
01:08:47que vous évoquez
01:08:48Sacha Trobskan
01:08:49porte-parole du ministère
01:08:50on est effectivement
01:08:51qu'au début
01:08:52peut-être quand même
01:08:53on ne va pas se lancer
01:08:54dans une bataille des chiffres
01:08:55parce que de toute manière
01:08:56vous dire qu'on va rattraper
01:08:57chaque personne
01:08:58qui a participé
01:08:58à ce qui s'est passé ce week-end
01:08:59vous comprenez bien
01:09:00que ça ne sera pas le cas
01:09:01maintenant vous avez quand même
01:09:03plus de 2500 personnes
01:09:04qui ont été placées
01:09:05en garde à vue
01:09:06vous avez un taux
01:09:07de réponse pénale
01:09:07ce qui est exceptionnel
01:09:08pour des mouvements
01:09:09de maintien de l'ordre
01:09:10de 80%
01:09:11c'est-à-dire que vous avez
01:09:118 personnes sur 10
01:09:12à la sortie de leur garde à vue
01:09:14qui sont inquiétées
01:09:15par la justice
01:09:16vous avez 2 personnes sur 10
01:09:18qui font l'objet
01:09:19d'un classement sans suite
01:09:20ou avec une enquête
01:09:21qui continue
01:09:22et on verra
01:09:22mais vous en avez 8 sur 10
01:09:23où il y a une réponse
01:09:24soit une condamnation
01:09:26soit une alternative
01:09:26aux poursuites
01:09:27sur le deuxième point
01:09:28j'évacue pas la question
01:09:29des chances de nationalité
01:09:31c'est juste que c'est pas à moi
01:09:32de me prononcer sur le sujet
01:09:33en tant que porte-parole
01:09:33du ministère de la justice
01:09:34c'est une réforme
01:09:36de la constitution
01:09:36c'est un sujet politique
01:09:38éventuellement
01:09:38c'est au président
01:09:40de la république
01:09:41de Siat-Lay
01:09:43et c'est également possible
01:09:45au congrès
01:09:45puisque c'est ce qu'avait souhaité
01:09:46d'ailleurs le président Hollande
01:09:47effectivement devant son discours
01:09:49au congrès à l'époque
01:09:50proposer une extension
01:09:51de la déchance de nationalité
01:09:52mais ça c'est un sujet
01:09:53c'est pas à moi
01:09:54qui revient
01:09:54de me prononcer sur le sujet
01:09:56et sur le dernier point
01:09:57je disais pas que l'un
01:09:58était insoluble avec l'autre
01:09:59je disais juste que
01:10:00vous avez deux phénomènes
01:10:01qui sont quand même
01:10:01assez distincts
01:10:02et un qui est très organisé
01:10:04on le voit probablement
01:10:05avec la mairie de Limoges
01:10:06on verra
01:10:07mais en tout cas
01:10:07avec d'autres endroits
01:10:08par exemple la mairie de Limoges
01:10:09quelles que soient les motivations
01:10:10vous n'avez pas 700 personnes
01:10:12qui se retrouvent face
01:10:12à la mairie de Limoges
01:10:13avec des moyens pyrotechniques
01:10:15par hasard
01:10:15et ensuite vous avez
01:10:16le phénomène d'épillage
01:10:18Porte-parole du ministère
01:10:19de la justice
01:10:19vous avez nous quitté
01:10:20dans 30 secondes
01:10:21en 30 secondes
01:10:22une seule question
01:10:23beaucoup d'auditeurs
01:10:25d'Europe 1
01:10:25nous ont appelé ce matin
01:10:27en disant
01:10:27nous on va s'armer
01:10:29que répondez-vous ?
01:10:31C'est évidemment le problème
01:10:32et je pense qu'on pense
01:10:34souvent au fait
01:10:34qu'il y a des manifestants
01:10:35qui peuvent mourir
01:10:36en manifestation
01:10:37ou pendant ces opérations
01:10:39de maintien de l'ordre
01:10:39et on incrimine souvent
01:10:41la police
01:10:41je pense que le pire
01:10:42des scénarios
01:10:42et sincèrement
01:10:44j'y ai pensé
01:10:44en voyant des vidéos
01:10:45ce week-end
01:10:45c'est un commerçant
01:10:46qui mourrait
01:10:47sous les coups
01:10:48de son assaillant
01:10:49et donc je comprends
01:10:50la crainte de nos concitoyens
01:10:51c'est terrible à dire
01:10:52et c'est pour ça que
01:10:53je pense qu'y compris
01:10:54au plus haut niveau de l'état
01:10:55on a parlé de faillite
01:10:56et d'échec
01:10:57puisque la première chose
01:10:58qu'on doit à nos concitoyens
01:10:59c'est la protection
01:11:00et qu'à partir du moment
01:11:01où cette protection
01:11:01n'est pas assurée
01:11:02il est tout à fait normal
01:11:03que nos concitoyens
01:11:04vous ne leur répondez rien
01:11:05en fait
01:11:06si je leur réponds
01:11:07que nous
01:11:07moi je ne suis pas chargé
01:11:08du maintien de l'ordre
01:11:09je ne suis pas au ministère
01:11:10de l'Intérieur
01:11:10je pense que les conclusions
01:11:11ont été tirées
01:11:12du côté du ministère
01:11:13de l'Intérieur
01:11:13mais je ne peux pas parler
01:11:14alors non
01:11:15nous notre sujet
01:11:16maintenant c'est de traiter
01:11:17ce qui a été fait
01:11:18évidemment qu'on aurait aimé
01:11:19faire de la prévention
01:11:20mais ça ce n'est pas notre sujet
01:11:21au ministère de la justice
01:11:22nous notre sujet
01:11:23c'est de sanctionner
01:11:24les faits
01:11:25et c'est pour ça
01:11:25et de sanctionner fermement
01:11:26exactement
01:11:26et c'est pour ça
01:11:27qu'on le fait
01:11:28en tout cas on tente de le faire
01:11:29de la façon la plus ferme
01:11:30que ça soit possible
01:11:31on suivra tout ça
01:11:33Sacha
01:11:33merci de votre invitation
01:11:34porte-parole du ministère
01:11:35de la justice
01:11:35merci d'avoir été
01:11:36en direct avec nous
01:11:38sur Europe 1
01:11:39et on a appris
01:11:40effectivement
01:11:40donc 149 interpellations
01:11:43incarcération
01:11:44Gérald Darmanin
01:11:45qui a déclaré
01:11:46que la justice
01:11:46est extrêmement ferme
01:11:47alors Gilbert
01:11:48vous nous appelez
01:11:48des Vosges
01:11:50comment vous réagissez
01:11:51peut-être au propos
01:11:52du porte-parole
01:11:52du ministère de la justice
01:11:53ensuite on aura Fabrice
01:11:56ben écoutez
01:11:57moi je trouve que
01:11:58bon
01:11:58ces propos sont
01:11:59un petit peu édulcorés
01:12:01par rapport à la réalité
01:12:02de la situation
01:12:04mais moi je voulais
01:12:05surtout intervenir
01:12:06au niveau
01:12:07je voulais surtout intervenir
01:12:10à propos de
01:12:11à qui profite le crime
01:12:13c'est ça
01:12:14quel impact
01:12:14sur la présidentielle
01:12:15qui soit renforcé
01:12:16de ce cas où
01:12:17le gouvernement
01:12:17le RN
01:12:18ou la gauche
01:12:19voilà
01:12:20non mais
01:12:20ce que j'avais
01:12:21j'avais entendu
01:12:22une de vos auditrices
01:12:23qui vous avait appelé
01:12:24et qui disait
01:12:25qu'avec le
01:12:26avec l'article
01:12:27je crois c'est 10 ou 11
01:12:28monsieur Macron
01:12:29pouvait
01:12:30si la république
01:12:31était en danger
01:12:33reporter les élections
01:12:35et je me posais
01:12:36une petite question
01:12:37c'est pas sûr
01:12:37avec l'article 16
01:12:38tout le monde le dit
01:12:39mais c'est pas sûr
01:12:39c'est pas du tout
01:12:40une évidence
01:12:42mais bon
01:12:43à qui profite le crime
01:12:43même avec l'article 16
01:12:44je veux dire
01:12:45qu'on peut quand même
01:12:45tenir la présidentielle
01:12:46c'est ce que je veux dire
01:12:47donc vous dites
01:12:48que ça profite
01:12:48à Emmanuel Macron
01:12:49c'est ce que vous êtes
01:12:49en train de nous dire
01:12:50pour moi ça profite
01:12:51à Emmanuel Macron
01:12:51et je vais même plus loin
01:12:53vous savez
01:12:53aux dernières législatives
01:12:55monsieur Attal
01:12:55a donné à ses sbires
01:12:57des directives
01:12:59pour que le RN
01:13:00ne passe pas
01:13:01et ils ont fait barrage
01:13:02pour que le RN
01:13:03ne puisse pas avoir
01:13:04un nombre supplémentaire
01:13:06de députés
01:13:07et je me posais
01:13:09même la même question
01:13:09est-ce qu'il n'y aurait
01:13:10pas eu des accords secrets
01:13:12alors là
01:13:12je vais peut-être
01:13:13oui parce que vous êtes
01:13:14dans le compotisme
01:13:14mon cher Gilbert
01:13:15mais certains peuvent
01:13:18se poser la question
01:13:19je vous écoute quand même
01:13:20mais est-ce qu'il n'y aurait
01:13:20pas eu des accords
01:13:22justement
01:13:23entre monsieur Mélenchon
01:13:25et monsieur Macron
01:13:26pour justement
01:13:27parce que monsieur Mélenchon
01:13:28sachons très bien
01:13:29qu'il ne passera pas
01:13:30et monsieur Macron
01:13:32sachons que lui
01:13:33il voudrait rester à sa place
01:13:34mais qu'il n'y a
01:13:35qu'une seule position
01:13:36pour qu'il puisse rester
01:13:37à sa place
01:13:38c'est l'article
01:13:38qui peut être aussi
01:13:39mis à défaut
01:13:41et donc
01:13:42je me posais cette question
01:13:43un peu simpliste
01:13:44est-ce qu'il n'y aurait
01:13:46pas eu des accords
01:13:47quand on voit
01:13:47comment ça décédait
01:13:48il n'y a plus une minute
01:13:49pour l'émission
01:13:50mon cher Gilbert
01:13:51merci beaucoup
01:13:51parce que je dois avoir
01:13:52Fabrice aussi
01:13:53il n'y a plus une minute
01:13:54pour l'émission Gilbert
01:13:54oui non mais j'entends bien
01:13:56ce que vous dites
01:13:56parce que alors
01:13:57voilà on peut mettre
01:13:59voilà
01:13:59dire que c'est peut-être
01:14:00complotiste
01:14:01mais je sais que
01:14:01beaucoup de français
01:14:02se le posent
01:14:03se posent cette question
01:14:04je sais que ça interpelle
01:14:06parce que les gens
01:14:07ne comprennent pas
01:14:08ce qui se passe
01:14:08concrètement sur le terrain
01:14:09on voit une certaine
01:14:10sérénité affichée
01:14:11du côté de Jean-Luc Mélenchon
01:14:13et une certaine sérénité
01:14:14affichée du côté
01:14:15du chef de l'État
01:14:16qui partent
01:14:17donc c'est vrai
01:14:17que cette alliance
01:14:18peut-être des doubles
01:14:19la double sérénité
01:14:21peut être soulignée
01:14:22de votre part
01:14:23merci de vous rappeler
01:14:24mon cher Gilbert
01:14:24et puis Fabrice
01:14:25il nous reste à peine
01:14:26quelques secondes pour vous
01:14:27mais je voulais
01:14:28quand même vous prendre
01:14:29dans cette fin d'émission
01:14:30vous appelez de Marseille
01:14:30on ne peut pas
01:14:31ne pas vous prendre
01:14:32alors comment réagissez-vous
01:14:34ce matin Fabrice
01:14:35ce midi
01:14:35sur Europe 1
01:14:36bonjour madame Kelly
01:14:37merci de me permettre
01:14:38de m'exprimer à l'antenne
01:14:39tout d'abord
01:14:40je suis profondément triste
01:14:43désabusé
01:14:43et très en colère
01:14:45par tout ce qui se passe
01:14:47je vais juste
01:14:48vous communiquer
01:14:49cinq réflexions
01:14:50que je souhaitais
01:14:51vous partager
01:14:52très très rapidement
01:14:53bon bien entendu
01:14:54qui paye
01:14:54c'est toujours les mêmes
01:14:55c'est ceux qui travaillent
01:14:57ceux qui ont de l'argent
01:14:57ceux qui payent des impôts
01:14:59ça c'est sûr
01:15:00manifester oui
01:15:01casser non
01:15:01bien entendu
01:15:02où est l'autorité de l'état
01:15:04j'ai le sentiment
01:15:05quand même
01:15:05que nos gouvernants
01:15:06hésitent à exercer
01:15:08pleinement leur autorité
01:15:09et j'ai le sentiment
01:15:11que ceux qui cassent
01:15:12donnent l'impression
01:15:13de n'avoir rien à perdre
01:15:14j'en veux pour preuve
01:15:16quand on regarde
01:15:16ce qui se passe en Corse
01:15:17a priori
01:15:18il y a eu des manifestations
01:15:20mais en Corse
01:15:21il n'y a pas eu de casse
01:15:22il n'y a pas eu
01:15:23de pillage
01:15:23donc peut-être
01:15:25qu'il y a moins
01:15:25d'émigration
01:15:26ou peut-être
01:15:27que ceux qui viennent
01:15:28sur l'île de la Corse
01:15:29la respectent
01:15:30ou alors peut-être
01:15:32qu'ils ont peur
01:15:33des représailles
01:15:34donc il y a pas mal
01:15:35de réflexions
01:15:36là-dessous
01:15:37et on pourrait
01:15:38en parler longuement
01:15:39mais bon
01:15:40de manière juste
01:15:41pour terminer
01:15:42il y a trop de petits
01:15:43bref
01:15:44moi ce que je trouve
01:15:46c'est que
01:15:46quand on donne
01:15:48l'hospitalité
01:15:51à des personnes
01:15:52qu'on les fait rentrer
01:15:53dans notre pays
01:15:54la moindre des choses
01:15:55c'est quand on ouvre
01:15:56les portes
01:15:57et que l'on ne s'accache
01:15:58pas sa maison
01:15:58c'est accueillir
01:15:59avec humanité
01:16:00mais aussi exiger
01:16:01du respect
01:16:01et de l'entraide
01:16:02mon cher Fabrice
01:16:03et je retiens
01:16:04que vous êtes triste
01:16:05désabusé
01:16:06en colère
01:16:06merci de nous avoir
01:16:07appelé en direct
01:16:08sur Europe 1
01:16:08le gouvernement vient
01:16:09d'annoncer
01:16:13une panoplie d'aides
01:16:14pour les commerçants
01:16:15un prêt à taux zéro
01:16:15des facilités de paiement
01:16:17un fonds de soutien
01:16:17est-ce que cela suffira ?
01:16:19En tout cas
01:16:20excellente journée
01:16:20à tous
01:16:21sur Europe 1
01:16:22bonjour ma chère
01:16:22Clélie Mathias
01:16:23merci bien
01:16:23Christine
01:16:25bonjour à tous
01:16:25Europe 1 Info
01:16:26dans un instant
01:16:27évidemment
01:16:27on va revenir
01:16:28sur ce qui s'est passé samedi
01:16:30et sur la réponse
01:16:30du gouvernement
01:16:31il y a eu des comparutions
01:16:33immédiates
01:16:34il y a environ
01:16:34150 personnes incarcérées
01:16:36actuellement
01:16:36on en parle
01:16:37on en débat
01:16:38sur Europe 1
01:16:38belle émission
01:16:39ma chère Clélie
01:16:39excellente journée
01:16:40à tous sur Europe 1
01:16:41merci Christine
01:16:42à demain
01:16:42c'était Christine
01:16:43qui est leader
01:16:43retour demain
01:16:43de 11h à 13h
01:16:45pour vous donner
01:16:45la parole
01:16:46sur Europe 1

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