- il y a 14 minutes
Avec Daphné Chamard-Teirlinck : directrice de la coordination des programmes et du plaidoyer du secours catholique
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NewsTranscription
00:00En tous ces états, le fait du jour.
00:03Merci d'être avec nous sur Sud Radio.
00:05Avec nous maintenant Daphné Chamart-Terlinck,
00:07directrice de la coordination des programmes
00:09et du plaidoyer au Secours Catholique.
00:12Elle a été auditionnée il y a quelques instants
00:14à l'Assemblée Nationale par une commission
00:16sur le sujet de la pauvreté des seniors,
00:18un chiffre en perpétuelle croissance.
00:21Bonjour. Daphné, vous êtes là ?
00:23Bonjour.
00:24Bonjour Daphné Chamart-Terlinck.
00:26Merci d'être avec nous en direct sur Sud Radio.
00:28Je sais que vous sortez d'une audition à l'Assemblée Nationale
00:31justement sur le sujet de la pauvreté des seniors.
00:33Le Secours Catholique, on le sait,
00:35avec d'autres associations bien sûr,
00:37mais le Secours Catholique est depuis très longtemps
00:39et toujours présente sur ce terrain.
00:42Et bien sûr, le Secours Catholique,
00:43c'est la pauvreté en général, c'est la misère,
00:46c'est la précarité,
00:47mais le sort des personnes âgées
00:49vous est particulièrement sensible.
00:51Daphné Chamart-Terlinck,
00:52est-ce qu'on peut parler aujourd'hui,
00:55réellement, alors que la situation a toujours été tendue,
00:57d'aggravation, la situation de la pauvreté des seniors ?
01:02Oui, bien sûr.
01:03Aujourd'hui, ce qu'on observe,
01:05c'est que la pauvreté des seniors,
01:06en fait, elle résulte de trajectoires de vie.
01:08En fait, on tombe rarement pauvre
01:10quand on devient vieux,
01:11sauf caractéristiques spécifiques,
01:13mais c'est plutôt, en fait,
01:15malheureusement, des personnes
01:16qui étaient déjà dans des situations de pauvreté.
01:18Or, ce qu'on observe depuis des années,
01:20c'est que le nombre de personnes
01:21sous le seuil de pauvreté augmente.
01:23L'INSEE a sorti ces chiffres au début de l'été.
01:25Aujourd'hui, on a près de 10 millions de personnes
01:28sous le seuil de pauvreté,
01:29soit 15% de la population.
01:31Et donc, plus vous avez de personnes
01:33qui sont en situation de pauvreté,
01:35et plus vous allez créer une pauvreté accrue
01:38chez les seniors.
01:39Et au-delà des aspects très monétaires,
01:42on sait bien que la pauvreté,
01:43ce n'est pas uniquement la question de l'argent,
01:46c'est aussi en condition de vie.
01:47Ce qu'on observe pour les personnes seniors,
01:50c'est qu'il y a un véritable phénomène de privation
01:53où on constate de plus en plus de personnes âgées
01:55qui sont obligées de se priver
01:57sur la vie quotidienne.
01:59C'est aussi une pauvreté qui est plus dure
02:02parce qu'elle est plus durable.
02:03C'est plus difficile de s'en sortir
02:05quand on est senior et en situation de pauvreté.
02:07On ne peut pas activer des mécanismes personnels,
02:10individuels, comme reprendre un travail, etc.
02:13Et puis, ce qui est très caractéristique
02:14de la pauvreté des seniors,
02:16c'est qu'on observe vraiment une double peine
02:17avec un isolement social qui est très fort
02:19et de plus en plus fort.
02:21Daphne Chamart-Terling,
02:22est-ce que c'est une situation qui intervient
02:25parce qu'ils sont déjà dans la précarité
02:27au niveau de leur statut social
02:29ou c'est à la fin de leur vie active
02:31où systématiquement,
02:33il peut y avoir des populations
02:34de personnes âgées
02:35qui basculent dans la pauvreté ?
02:37Quel est le mécanisme
02:38qui enclenche cette situation de pauvreté ?
02:42Alors majoritairement,
02:43c'est effectivement, comme je le disais,
02:44des personnes qui étaient déjà
02:46dans des situations de pauvreté.
02:47Il faut se rappeler,
02:48en France aujourd'hui,
02:49il faut six générations
02:51pour sortir de la pauvreté.
02:52Donc malheureusement,
02:53en fait, c'est vraiment lié
02:54à des trajectoires de vie
02:56et ça nécessite vraiment
02:57qu'on cherche à s'atteler
02:58à lutter contre les inégalités
03:00pour éviter de faire en sorte
03:03que des personnes restent pauvres
03:04tout au long de leur vie.
03:05Mais c'est vrai aussi
03:06qu'il y a des personnes
03:06qui basculent dans la pauvreté,
03:08notamment quand il y a
03:09des ruptures de droits.
03:10Quand vous passez, en fait,
03:12de l'emploi à la retraite,
03:15eh bien, quand vous êtes déjà
03:16sur des seuils très faibles
03:18en matière de revenus,
03:19eh bien, quelques semaines sans revenus,
03:20ça peut vraiment vous faire basculer.
03:23Et puis, on a une caractéristique
03:24un peu spécifique aussi
03:25pour ce qu'on appelle
03:27les fameux ni en emploi,
03:28ni en retraite,
03:29les 55-64 ans
03:31qui, eux aussi,
03:32vivent des conditions de vie
03:34assez particulières
03:35puisqu'ils ne touchent pas encore
03:37les droits à la retraite,
03:38mais n'arrivent pas non plus
03:39à trouver de travail.
03:40Et donc, ça aussi,
03:41ça génère des nouvelles formes
03:42de pauvreté.
03:42Vous êtes directrice
03:43de la coordination des programmes
03:44et du plaidoyer
03:45des secours catholiques.
03:47Daphné Chamart-Terling,
03:48dites-moi sincèrement,
03:49cette République française,
03:51laïque et sociale,
03:52c'est surtout le mot social
03:52qui m'intéresse aujourd'hui,
03:55est-ce qu'elle a oublié,
03:56alors qu'elle est si soucieuse,
03:58j'allais dire,
03:59entre autres,
03:59d'égalité,
04:00de bienveillance sociale
04:01sur ses populations,
04:02est-ce qu'on peut considérer
04:04que, je vais utiliser
04:04le mot vieux,
04:05est-ce que les vieux,
04:06les seniors,
04:08sont particulièrement
04:09maltraitées en France ?
04:10On pourrait penser au contraire
04:11que la France est le pays
04:12où les personnes âgées
04:13sont les plus estimées,
04:14les plus protégées,
04:15j'allais dire,
04:16quelque part cajolées.
04:17Est-ce que nous sommes
04:18très en retard
04:19par rapport aux autres pays européens
04:20et en général,
04:21par rapport à nos valeurs sociales,
04:23est-ce qu'il y a un aspect
04:24un peu, je ne vais pas dire honteux,
04:26mais qui n'est pas glorifiant
04:27pour la France ?
04:29C'est sûr qu'il faut
04:30effectivement avoir en tête
04:31que les personnes âgées
04:33ne sont pas plus protégées
04:34en France
04:35que les autres populations
04:36et donc il faut aussi sortir
04:37parfois des discours,
04:38des discours un peu
04:39de culpabilisation
04:40envers les personnes seniors
04:42qui s'en sortiraient mieux
04:43parce que plus propriétaires,
04:44etc.
04:45Il y a des cas,
04:46il y a des catégories sociales
04:47et que vous les supportez bien.
04:49Exactement.
04:49Mais c'est pas tout,
04:51voilà,
04:51ils ne sont pas plus protégés.
04:52Par contre,
04:53ce qu'il faut quand même
04:53il faut avoir bien en tête,
04:55c'est qu'aujourd'hui,
04:55les dispositifs pour accompagner
04:57les personnes âgées
04:58en grande difficulté,
04:59ce qu'on appelait
05:00le minimum vieillesse
05:01qui maintenant a pris
05:02un nom un peu plus barbare,
05:04l'allocation de solidarité
05:05aux personnes âgées,
05:06c'est un dispositif
05:07qui a quand même
05:08beaucoup moins décroché
05:09que les autres aides sociales.
05:11Et donc aujourd'hui,
05:12on a l'ASPA,
05:13donc cette fameuse allocation
05:14qui n'est pas du tout
05:16au niveau du seuil de pauvreté,
05:17mais qui a davantage suivi
05:19la trajectoire
05:20de la revalorisation
05:22pour atteindre au maximum
05:24le seuil de pauvreté
05:25par rapport au RSA,
05:26par exemple,
05:27qui a complètement décroché.
05:29Donc,
05:30les seniors
05:31ne sont pas plus protégés.
05:32Pour autant,
05:33on voit qu'on a en fait
05:35un enjeu
05:36à plus globalement
05:38penser cette question-là
05:39dans l'ensemble
05:40de la façon
05:41dont on va traiter
05:42ce sujet de l'égalité,
05:43mais j'irai même
05:43un peu plus loin
05:44parce que dans la devise française,
05:46on a une promesse
05:46de fraternité.
05:47Or aujourd'hui,
05:48quand on a près de 10 millions
05:49de personnes
05:49sous le seuil de pauvreté
05:51en France,
05:51on ne peut plus dire
05:52que la République
05:53tient véritablement
05:54sa promesse de fraternité.
05:55À ce propos,
05:56est-ce que vous connaissez
05:56des situations ?
05:57Vous vous rencontrez
05:58des situations
05:59de réelle détresse ou non ?
06:00Il y a des cas extrêmes
06:01quelquefois.
06:03Oui,
06:03alors au Secours catholique,
06:04on a 58 000 bénévoles
06:06qui accompagnent
06:08chaque jour
06:08des personnes
06:09dans l'ensemble
06:10du territoire
06:11France hexagonale
06:12et Outre-mer
06:13et on voit effectivement
06:14des situations dramatiques
06:16en matière
06:16d'isolement social.
06:18On a des dispositifs
06:20d'aller vers,
06:21c'est-à-dire qu'on va
06:22rencontrer les personnes
06:23notamment dans les territoires
06:24ruraux et des personnes
06:25qui nous disent
06:26que sans le Secours catholique,
06:27elles ne verraient personne
06:28de la semaine
06:29et que la fermeture
06:31des services publics,
06:32des commerces
06:32de proximité,
06:34eh bien ça,
06:34ça participe
06:35à un sentiment
06:35d'abandon
06:36et moi,
06:37j'ai été très marquée
06:38par une personne
06:38qui disait
06:39on nous a tout enlevé
06:40et c'est vraiment
06:41cette question
06:42de l'isolement
06:44et qui ça
06:45enferme encore plus
06:46dans des formes
06:46de pauvreté
06:47parce qu'encore une fois
06:48cette question
06:48de l'isolement
06:49ça fait partie aussi
06:50des éléments
06:51qu'on doit regarder
06:51quand on veut vraiment
06:52lutter contre la pauvreté.
06:53Les cas sont de plus en plus
06:54nombreux.
06:55Daphné Chamart-Térenic,
06:56vous avez été aux Zinni ce matin.
06:57Est-ce que vous avez senti
06:58les parlementaires
06:59très attentifs
07:00à vos déclarations ?
07:01Vous considérez que
07:02la classe politique
07:03va prendre enfin,
07:04on va dire toujours enfin,
07:06cet enjeu en considération
07:08et se donner les moyens
07:09nécessaires
07:09pour apporter des solutions ?
07:11Vous sortez confiant
07:12de cette audition ?
07:14Alors en tout cas,
07:15je sors confiant
07:16sur le fait
07:17que les parlementaires
07:18qui étaient présents
07:19et le président
07:19et le rapporteur
07:20de cette commission
07:21ont à cœur
07:22de bien connaître
07:22et de bien comprendre
07:23les mécanismes
07:24qui génèrent
07:24cette pauvreté.
07:26Ce qui me semble
07:26aussi important,
07:27c'est que les parlementaires
07:29essaient de comprendre
07:29justement que
07:30tout n'est pas une question
07:32de minima social
07:34mais qu'en fait
07:35ça engendre
07:36et ça concerne
07:37des enjeux très divers
07:38et que tout est lié,
07:40la question du logement,
07:41la question de l'accès
07:42à la santé.
07:42Donc j'ai senti
07:43une volonté
07:44de mieux comprendre
07:45et surtout
07:45de sortir de cette impensée politique
07:47qui est la pauvreté
07:48des seigneurs.
07:49Après,
07:49ça reste une commission
07:50d'enquête parlementaire
07:52et ensuite,
07:53ça sera à l'ensemble
07:54de la classe politique
07:55de se saisir
07:56des résultats
07:56de ces travaux
07:57pour avoir
07:57une véritable politique
07:59autour de ce sujet.
08:00Mais il est important
08:00de le faire savoir.
08:01Anissa,
08:01rappelez-nous
08:02quelles sont aujourd'hui
08:03les conditions
08:03de pauvreté.
08:05De pauvreté,
08:05alors officiellement,
08:06l'INSEE fixe aujourd'hui
08:07le seuil de pauvreté
08:08à 1337 euros
08:10par mois
08:11pour une personne seule.
08:13Et derrière ce seuil,
08:14il y a désormais
08:14près de 10 millions
08:15de Français,
08:169,8 millions exactement,
08:18soit 15,4%
08:19de la population.
08:20En seulement un an,
08:22650 000 personnes supplémentaires
08:24ont basculé
08:24sous le seuil de pauvreté.
08:26Mais ces chiffres
08:26racontent-ils vraiment
08:27ce que signifie être pauvre ?
08:29Pas sûr.
08:29Parce qu'une fois
08:30le loyer payé,
08:30l'électricité,
08:31l'assurance,
08:32les courses,
08:32la mutuelle,
08:32la voiture
08:33pour aller travailler,
08:34tout ce qui compte surtout,
08:35c'est ce qu'il reste.
08:36Vous prenez les campagnes,
08:38la mobilité peut engloutir
08:39jusqu'à 21%
08:41du budget mensuel
08:42d'un ménage rural.
08:43Il est difficile
08:43de simplement abandonner
08:45sa voiture
08:45quand un village
08:46de moins de 1000 habitants
08:47sur deux
08:47ne dispose d'aucun transport
08:49en commun.
08:50Résultat,
08:5040% des Français
08:51disent avoir déjà annulé
08:53un rendez-vous
08:53faute de moyens de transport
08:54et travailler
08:55ne protège même plus
08:56forcément
08:57de la précarité.
08:58Daphné,
08:59Chamar et Terling,
09:00ce sont des chiffres
09:00qui vous parlent évidemment.
09:02Oui, bien évidemment.
09:03On voit bien que
09:04c'est bien
09:05l'accumulation
09:06des difficultés,
09:07l'éloignement des services,
09:09la difficulté
09:09de mobilité,
09:11la faiblesse
09:11des transports collectifs
09:12et puis surtout
09:13de vraiment
09:14arrêter de considérer
09:15la pauvreté
09:15uniquement comme
09:16la question du revenu
09:17mais bien d'aller regarder
09:18la question des budgets
09:19et surtout des budgets
09:20contraints
09:21parce qu'on voit
09:22que derrière
09:23de manière très concrète
09:24quand on doit
09:25payer l'ensemble
09:26des factures
09:27et bien ça signifie
09:28pour des familles,
09:29pour des personnes
09:29de se priver
09:30en alimentation,
09:32en déplacement
09:33et c'est bien de ça
09:34dont on parle en fait
09:35quand on parle
09:36de prendre en compte
09:36la pauvreté
09:37dans toutes ses dimensions
09:38c'est de considérer
09:39ces privations
09:40et ça c'est quelque chose
09:41qu'au secours catholique
09:42les bénévoles
09:43accompagnent malheureusement
09:44trop souvent
09:45où on voit des personnes
09:46qui sont obligées
09:46d'arbitrer
09:47entre se chauffer
09:48et se nourrir.
09:49Alors justement
09:49Daphné Chamartani
09:50nous avons le témoignage
09:51de Marie-Claire
09:52qui est à Bergerac
09:53qui est retraitée
09:54Bonjour Marie-Claire
09:56Bonjour, vous m'entendez ?
09:57Je vous entends très bien
09:58alors vous avez
10:00combien de retraite
10:00Marie-Claire ?
10:01Vous vivez combien par mois ?
10:03Alors j'ai 928,74 euros
10:08plus la CAF
10:09enfin 88,67 euros
10:15Vous vous en sortez ?
10:16Est-ce que vous en sortez ?
10:19Non, je travaille
10:19Ah vous travaillez ?
10:22En plus oui, je suis obligée
10:24Vous faites quoi ?
10:25Comme travail complémentaire ?
10:26Alors moi j'ai laissé
10:27des études supérieures
10:29donc j'ai une licence de lettres
10:31que j'ai activé la sorbonne
10:32Oui
10:32J'ai travaillé
10:33mais le problème
10:34c'est que j'ai eu un accident de la vie
10:36et ça on ne peut pas prévoir
10:37Évidemment
10:37Donc ma carrière aux impôts
10:40puisque j'étais contrôleur des impôts
10:41c'est parité net
10:43Je touche donc une allocation
10:46de commande invalidité
10:48Mais je travaille
10:49Alors vous travaillez dans quoi
10:51pour compléter ce revenu ?
10:53Alors même si j'ai fait
10:54des études supérieures
10:56je fais du ménage
10:57Ah, du ménage
10:59Eh bien oui
10:59D'accord
10:59Parce qu'en fait
11:00alors moi j'en ai rien à faire
11:01je ne suis pas du tout
11:03voilà
11:03mais je suis employée
11:05par le CESU
11:06par une personne
11:08donc un particulier
11:09parce que je ne veux
11:09absolument pas être
11:10employée par une
11:12comment
11:12une institution
11:13qui prend
11:14sur le revenu
11:15de la personne qui vote
11:16comment
11:17bah
11:18quelque chose
11:19qu'elle n'a pas le droit de prendre
11:20puisqu'elle ne fait rien
11:21juste trouver du personnel
11:23moi je me débrouille
11:24je trouve mon personnel
11:25et je suis indépendante
11:26Incroyable
11:27vous trouvez que cette situation
11:29est injuste
11:30Marie-Claire
11:31vous pensez que ça fait partie
11:32des réalités
11:33et des vicissitudes
11:35de notre société
11:36moi il m'est arrivé par exemple
11:38le vin du mois
11:39de ne pas manger du tout
11:41absolument rien
11:42juste boire
11:44pendant 6 jours
11:46en effet
11:47en effet
11:48eh oui
11:48parce que
11:49le gros
11:50les grosses dépenses
11:52si vous voulez
11:52c'est EBS
11:53enfin l'électricité
11:54les charges fixes
11:56bien sûr
11:56c'est vraiment
11:57les deux gros budgets
11:58des personnes
11:59et on imagine
12:00que vous n'êtes pas la seule
12:01dans cette situation
12:01Daphné Chamart-Terling
12:03évidemment le témoignage
12:04de Marie-Claire
12:04c'est quelque chose
12:05que vous rencontrez
12:06assez souvent
12:07et encore
12:08il peut y avoir
12:08plus du rencor
12:09je suppose
12:11oui oui
12:11tout à fait
12:12on voit aussi
12:13que des difficultés
12:14pour certains publics
12:15se retrouvent
12:16encore plus fortes
12:17quand on a eu
12:18un accident de vie
12:19des carrières interrompues
12:20des difficultés
12:21d'accès à l'emploi
12:21des périodes de chômage
12:22tout ça en fait
12:23ça renforce
12:24ces difficultés
12:25et forcément
12:26on n'a pas tous
12:27la chance
12:28d'avoir
12:29une carrière complète
12:30c'est aussi
12:31notamment
12:32chez les femmes
12:33qu'on voit aussi
12:34des plus grosses difficultés
12:35derrière
12:36à boucler
12:37les fins de mois
12:37quand on est
12:38quand on est senior
12:39et puis
12:40comme Marie-Claire
12:42le soulignait
12:43c'est voilà
12:43c'est des privations
12:44au quotidien
12:45et aujourd'hui
12:46on est sur des montants
12:47où on ne peut pas
12:49vivre dignement
12:50et même
12:50quand on parle
12:51des seuils de pauvreté
12:52aujourd'hui
12:53avec 1300 euros
12:55pour une personne seule
12:56ou avec
12:57l'ASPA
12:57qui est autour
12:58de 1043 euros
13:00et bien là aussi
13:01en fait
13:02on est plutôt dans
13:03comment j'arrive
13:04à survivre
13:05et plutôt que
13:06de vivre dignement
13:07et surtout
13:08on ne peut pas
13:08se permettre
13:09le moindre choc
13:10parce que sinon
13:10on bascule
13:11dans des formes
13:12de précarité
13:12très graves
13:13bien sûr
13:13merci
13:14Daphné Chamart-Terling
13:16pour votre thème
13:16merci à vous
13:17Marie-Claire
13:18merci Marie-Claire
13:18merci Daphné Chamart-Terling
13:20pour votre thème
13:20et bon courage
13:21et bravo bien sûr
13:22pour l'engagement
13:23et le combat
13:24que vous venez
13:24pour soutenir
13:25les seigneurs
13:26en situation
13:27de pauvreté
13:28Que pensez-vous
13:29de la barre de l'INSEE
13:30à partir de laquelle
13:31on entre dans la pauvreté
13:32ou est-ce que vous
13:33vous situez vous-même
13:34arrivez-vous
13:35à payer toutes vos factures
13:36avez-vous fait une croix
13:37sur certains trajets
13:38en voiture
13:39témoignez
13:39appelez-nous au 0826 300 300
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