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  • il y a 2 mois

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00:00:00Europe 1
00:00:00Europe 1
00:00:0411h-13h
00:00:05Christine Kelly et vous
00:00:07Bonjour à tous, ravie de vous retrouver
00:00:10accompagnée de Gabriel Cluzel
00:00:12Géraldine Amon
00:00:12Aujourd'hui c'est le journaliste Arthur Devatrigan
00:00:16comme hier qui est avec nous
00:00:17la directrice de la rédaction du magazine
00:00:20L'Incorrecte. C'est la rentrée
00:00:22pour plus de 11 millions d'élèves
00:00:24mais derrière les cartables et les retrouvailles
00:00:26l'école française
00:00:28traverse une crise profonde
00:00:30niveau, autorité
00:00:32confiance des familles, milliards
00:00:34dépensés, fracture territoriale
00:00:36la fondation pour l'école
00:00:38dresse un constat sévère et souligne
00:00:40plusieurs fractures, fractures de confiance
00:00:42fractures financières, fractures territoriales
00:00:44à quelques mois de 2027
00:00:46la présidentielle peut-on encore
00:00:47relever l'éducation nationale
00:00:50l'école a-t-elle perdu confiance
00:00:51la confiance des français, où va l'argent
00:00:54de l'école, l'égalité existe-t-elle
00:00:56encore, l'ascenseur social fonctionne-t-il
00:00:58quelle solution, nous en parlerons
00:01:00avec notre première invitée
00:01:02Michel Valadier, directeur de la fondation
00:01:04pour l'école, et vous aussi
00:01:06participer au débat. En appelant
00:01:08Christine Kelly au 01 80 20 39 21
00:01:11le numéro est
00:01:12non surtaxé, le rassemblement
00:01:14national, s'il remporte la présidentielle
00:01:152027, veut interdire le voile
00:01:18dans l'espace public et sanctionner son port
00:01:19d'une amende, tollé politique, obstacle
00:01:21juridique, pourtant 69%
00:01:24des français se sont déclarés favorables
00:01:25à cette interdiction. Alors pourquoi une proposition
00:01:28aussi majoritaire dans l'opinion déclenche-t-elle
00:01:30une telle polémique ? Nous poserons la question
00:01:32à Franck Alizio, député du
00:01:34Rassemblement national à Marseille
00:01:35et on vous attend bien sûr, chers auditeurs,
00:01:37vos avis au standard d'Europe 1. Vous appelez Christine Kelly
00:01:40au 01 80 20 39 21
00:01:45Et oui, Christine Kelly et vous sur Europe 1, c'est désormais de 11h à 13h, c'est bien de
00:01:50le rappeler, il est 11h15, vous écoutez Christine Kelly sur la rentrée scolaire, 11 millions d'élèves reprennent les cours,
00:01:56aujourd'hui c'est la rentrée des classes, alors nous nous posons cette question ce matin, l'école peut-elle
00:02:00encore être relevée ? Pour en débattre, Gabriel Cluzel, Arthur de Vatrigan, notre invité, Michel Valadier, directeur de la fondation
00:02:07pour l'école et vous aussi auditeurs d'Europe 1, vous nous appelez au 01 80 20 39.
00:02:12comme Caroline qui est avec nous en ligne, Christine.
00:02:14Oui, Michel, je vous donne la parole dans un instant, moi on écoute Caroline d'abord. Bonjour Caroline, vous êtes
00:02:18prof d'anglais et de français, c'est votre rentrée ?
00:02:21Tout à fait.
00:02:21Quel regard vous portez ce matin ? Bonjour ma belle Caroline.
00:02:24Oui, bonjour Christine, bonjour à toute l'équipe et à vos invités. Alors voilà, moi j'ai fait 15 ans
00:02:30de système classique au lége-lycée et maintenant je suis à mon compte depuis 2013.
00:02:36Je trouve que votre invité a dit une des raisons principales de l'effondrement du système, une idéologie qui est
00:02:42complètement décalée et complètement scérosée depuis plus de 40 ans et inadaptée au 21e siècle.
00:02:51Moi c'est pour ça que je suis sortie du système parce que je trouvais qu'on était à côté
00:02:56de la plaque pour tout, que ce soit dans l'éducation générale, même dans la pratique de l'anglais.
00:03:01Bon, Géraldine, elle connaît bien les systèmes parce qu'elle même a été enseignante, mais je trouve que si on
00:03:08veut s'en sortir, il faut réformer intégralement les systèmes de collèges uniques.
00:03:13C'est complètement utopique ça. Il faut arrêter de rêver, il faut déjà changer ça. Après, il faut réadapter les
00:03:23besoins aussi des élèves parce que les besoins d'un élève de 2026 n'est pas le même qu'un
00:03:28élève de 1980.
00:03:30Moi je suis née en 1968. Ce n'était pas du tout les mêmes besoins. Donc il y a beaucoup
00:03:37de choses à tenir en compte et surtout, il faut arrêter de dire que le numérique est la seule cause
00:03:43de l'effondrement scolaire.
00:03:45Ce n'est pas vrai. Donc si vous voulez, moi je pense qu'on peut rehausser le niveau, mais il
00:03:50faut tout réformer.
00:03:51Il faut tout réformer. Caroline, restez en ligne avec nous. Michel Valadier, je me tourne vers vous. Comment vous réagissez
00:03:59?
00:03:59Vous êtes directeur de la Fondation pour l'école. On parlera de ce dossier, de cette analyse que vous faites
00:04:04sur la rentrée pour l'école.
00:04:07Écoutez, je pense que le problème auquel nous sommes confrontés, c'est qu'on parle d'école pendant 10 jours
00:04:14dans ce pays, 3 jours avant la rentrée, 4 jours après,
00:04:18et ensuite le sujet est mis de côté. La perspective de l'élection présidentielle nous donne une chance de pouvoir
00:04:26enfin s'attaquer aux vrais problèmes.
00:04:28Il me semble que je les mettrai de 3 sortes. Premier problème, les acteurs ne sont pas bien positionnés les
00:04:35uns par rapport aux autres.
00:04:36Je veux parler des parents, des professeurs et de l'élève.
00:04:40Le deuxième problème, les méthodes d'apprentissage, cela a été dit pour l'anglais, les méthodes d'apprentissage sont désastreuses
00:04:47depuis la fin des années 60
00:04:48et je parle de l'apprentissage aux primaires, en CP, je parle de la méthode globale dont les résultats sont
00:04:55catastrophiques.
00:04:56Tout le monde le sait, cette méthode intuitive a été testée dans les années 70, à l'époque où les
00:05:01neurosciences n'étaient pas très développées.
00:05:02Aujourd'hui, nous savons que ça ne marche pas. En 2007, la méthode syllabi qui, elle, fonctionne très bien, qui
00:05:07avait été écartée parce que je gère un garde, etc.,
00:05:10a de nouveau été autorisée. Mais 2007, nous sommes en 2026. Aujourd'hui, beaucoup d'écoles utilisent, beaucoup de professeurs
00:05:18utilisent une méthode mixte qu'on appelle semi-globale.
00:05:21Les établissements n'ayant pas d'argent ont gardé les livres de la méthode globale pour utiliser comme support pédagogique.
00:05:31Et donc, forcément, il faut changer les méthodes. Certains candidats proposent de diviser par deux le nombre d'élèves en
00:05:36CP. Pourquoi pas ?
00:05:37Mais si on garde une méthode qui est mauvaise, ça ne servira à rien.
00:05:40Et puis, le troisième enjeu, c'est de donner le pouvoir aux chefs d'établissement. La solution de l'école
00:05:48passera par la prise en compte de ces trois problèmes.
00:05:51Et par rapport au premier problème, la crise de confiance aujourd'hui qui existe à l'école, c'est que
00:05:55vous avez un phénomène où les parents ont été mis un peu à l'écart de l'établissement.
00:06:01Oui, pourquoi les parents ne font-ils plus confiance à l'école ? Michel Valadier, fondation pour l'école.
00:06:06En fait, ils ne font plus confiance à l'école, mais ils se sont positionnés aussi en opposant aux professeurs.
00:06:10C'est-à-dire que ce n'est pas si simple. Il n'y a pas d'un côté les
00:06:12méchants professeurs qui ne savent pas s'occuper de leurs élèves et les parents d'élèves qui...
00:06:16Non, nous avons mis le système, le nom du ministère, le ministère de l'éducation nationale, envoie un très mauvais
00:06:22message.
00:06:23Très mauvais message. Si le prochain gouvernement appelait ce ministère, ministère de l'enseignement primaire et secondaire ou de l
00:06:29'instruction publique,
00:06:30déjà, cela permettrait de dire aux parents de ce pays, vous êtes les premiers responsables de l'éducation de vos
00:06:37enfants.
00:06:37Vous devez veiller à ce que vos enfants s'habillent convenablement pour aller à l'école.
00:06:41Vous devez vous assurer qu'ils ne mettent pas un poignard dans leur cartable.
00:06:46Il faut que les parents aussi aient confiance aux professeurs.
00:06:49Et on parlait d'ingérence hier des parents.
00:06:52Moi, pour avoir été enseignante pendant trois ans, des parents se mêlent trop de ce qu'ils ne le regardent
00:06:58pas par rapport à la manière dont l'enseignant...
00:07:02Bien sûr. J'ai été chef d'éteignement pendant 18 ans, donc je connais bien le problème.
00:07:07On met des notes, on a un barème.
00:07:10C'est des parents qui contestent tout le temps.
00:07:12Donc les parents n'ont plus confiance aux professeurs.
00:07:15Et je pense que c'est un travail d'équipe qui doit se mettre en place.
00:07:18Moi, j'ai été professeure principale.
00:07:20Et je pense qu'un travail d'équipe entre l'enseignant et les parents doit se mettre en place.
00:07:25Il faut que les parents apprennent à avoir confiance aux professeurs.
00:07:29Oui, c'est vrai.
00:07:29Moi, je n'ai jamais osé contredire un professeur dans sa méthode de ma fille, par exemple.
00:07:36Jamais.
00:07:37Et ce n'est pas l'envie qui va au cœur.
00:07:38Bien sûr.
00:07:41Non, mais c'est très intéressant ce que dit Géraldina Moune.
00:07:44Et ça rejoint ce que vous disiez, Michel Valadier.
00:07:46Vous êtes sur Europe 1, directeur de la Fondation pour l'école.
00:07:49Ce pacte de confiance.
00:07:51Exactement.
00:07:52Alors, c'est intéressant parce qu'on veut lancer ce pacte de confiance.
00:07:55Que les parents aient confiance en l'école.
00:07:56Que l'école aient confiance aux parents.
00:07:58Mais ça ne repose sur rien.
00:08:00C'est-à-dire, qui doit commencer ?
00:08:02Il n'y a pas de base.
00:08:04Aujourd'hui, tous ces frites.
00:08:05La bonne nouvelle, c'est que vous avez un peu moins de 12 millions d'élèves scolarisés.
00:08:092 millions de ces élèves sont scolarisés dans des écoles privées.
00:08:14130 000 sont scolarisés dans des écoles privées hors contrat.
00:08:17Les autres sont privées sous contrat.
00:08:19Dans 95% de ces écoles, ça fonctionne.
00:08:23Ça fonctionne.
00:08:24Et donc, ça n'est pas parce que nous sommes dans une école privée.
00:08:28Une école privée, une école publique, vous prenez une photographie de la classe,
00:08:32vous avez l'impression d'être dans le même monde.
00:08:34Donc, ce qui fonctionne dans les écoles libres, peut-être, peut servir d'inspiration pour l'école publique.
00:08:42Je vais vous donner deux exemples.
00:08:43Dans les écoles privées, l'école que j'ai dirigée pendant 18 ans,
00:08:47nous avons instauré dans le primaire un poste de maman référente.
00:08:51Donc, une mère de famille référente pour les autres mamans.
00:08:53Et fait le lien entre les parents, entre eux, et l'institutrice.
00:08:57Dans le secondaire, nous avons modifié la mission du professeur principal
00:09:00en lui donnant une dotation financière supérieure
00:09:05pour lui dire votre première mission, c'est le contact avec les parents.
00:09:09Et donc, ça veut dire que les rendez-vous sont multipliés.
00:09:13Je me souviens, Mme Borne, ministre de l'Éducation nationale, en 2024,
00:09:16nous avons eu six ministres pendant ce quinquennat,
00:09:18qui dit à sa conférence de presse de rentrée,
00:09:21il faudrait organiser des réunions de parents à la rentrée scolaire.
00:09:25Mais j'avais envie de me pincer en me disant,
00:09:27mais dans quel monde est-elle cette dame ?
00:09:28Mais ça existe dans 80% des écoles.
00:09:31Mais ça veut dire que 20% des écoles ont arrêté de faire cette réunion.
00:09:33Pourquoi ? Parce que les parents contestent.
00:09:35Parce qu'on est dans un mode dialectique.
00:09:37Il faut casser cette opposition.
00:09:39Et ça ne coûte pratiquement rien de mettre en place.
00:09:41C'est un changement d'état d'esprit.
00:09:42Changement d'état d'esprit.
00:09:43Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l'école en direct sur Europe 1.
00:09:48Nous avons Rémi qui nous appelle de Poitou-Charente.
00:09:50Caroline, je sais que vous êtes en ligne.
00:09:51Je vous prends tout à l'heure.
00:09:52Rémi, vous êtes artisan et chef d'entreprise.
00:09:54Qu'est-ce que vous pensez de ce système scolaire ?
00:09:56Qu'est-ce que vous pensez de ce qui a été dit dans le CEDE d'Europe 1 il y
00:09:59a quelques instants ?
00:10:00Sur ce pacte de confiance, sur cette confiance.
00:10:02Les parents qui ont perdu la confiance envers l'école.
00:10:06Oui, bonjour à tout le monde.
00:10:08Oui, je pense que la confiance des parents envers le système de l'éducation nationale est rompue.
00:10:15Parce que le fait que ça s'appelle l'éducation nationale,
00:10:20je pense que beaucoup de personnes pensent que c'est l'école qui va éduquer leurs enfants,
00:10:24alors que l'éducation reste aux parents.
00:10:26Donc ça devrait pour moi s'appeler déjà instruction générale, nationale.
00:10:31Mais pas l'éducation.
00:10:33L'éducation reste à la famille, aux parents.
00:10:35Après, je pense que le système, depuis bien longtemps,
00:10:39est fait qu'on ne sait pas réfléchir les élèves.
00:10:44C'est-à-dire qu'on leur demande d'apprendre des choses par cœur et de les réciter,
00:10:46de les mettre à l'écrit, mais on ne leur apprend pas à réfléchir par eux-mêmes.
00:10:51C'est la base de l'école, ça, quand même.
00:10:54C'est la base de l'école, quand même.
00:10:57On doit leur apprendre à réfléchir.
00:10:59Le discernement, la réflexion.
00:11:01Je pense que ce n'est pas ce qui se passe.
00:11:02Parce que déjà, au vu de la facilité, maintenant, pour avoir les diplômes,
00:11:06il suffit juste d'avoir une bonne mémoire et d'apprendre par cœur,
00:11:08de remettre sur écrit.
00:11:10Et la personne ne réfléchit pas pour autant.
00:11:12Donc on n'apprend pas aux gens à s'en sortir par eux-mêmes,
00:11:15à évoluer d'eux-mêmes et, je veux dire, à réfléchir, tout simplement.
00:11:21D'accord, oui.
00:11:22Un dernier point, peut-être, Rémi, avant de retourner sur Caroline.
00:11:27Oui, donc on n'apprend pas suffisamment à réfléchir.
00:11:29Merci pour votre appel, mon cher Rémi, de Poitou-Charentes.
00:11:31Je rappelle que vous n'avez que 29 ans.
00:11:32Vous êtes artisan, chef d'entreprise.
00:11:34Très bon regard, très juste ce que vous venez de dire.
00:11:36Caroline, vous qui êtes prof d'anglais, prof de français,
00:11:39qu'est-ce que vous répondez peut-être à Rémi,
00:11:40qui dit qu'on ne fait pas suffisamment réfléchir, les élèves à l'école ?
00:11:44Je suis complètement d'accord, parce que je vais vous donner des exemples très concrets.
00:11:49J'ai un élève qui prépare le TOEIC, et il me dit,
00:11:53mais madame, pourquoi on ne vous apprend pas à réfléchir comme ça ?
00:11:55C'est un exemple.
00:11:57Le TOEIC, comme le TOEFL, ça permet d'avoir un certain niveau
00:12:01pour valider un emploi ou faire des formations.
00:12:04Ok, d'accord.
00:12:06C'est un test de niveau.
00:12:07Un test de niveau, oui.
00:12:08Voilà, exactement.
00:12:08Je dirais que c'était en anglais ou dans une matière.
00:12:10Non, c'est général, c'est un test de niveau général.
00:12:12Alors, c'est plutôt en anglais.
00:12:14En anglais, comme le TOEFL.
00:12:15D'accord, j'étais pas si loin que ça.
00:12:16Yes, of course.
00:12:19Donc, si vous voulez, il me disait,
00:12:22pourquoi on ne nous apprend pas à réfléchir comme vous me faites faire ?
00:12:26Et justement, moi je suis d'accord avec l'éditeur précédent,
00:12:29parce que si vous voulez, si on n'apprend pas à réfléchir,
00:12:32on ne peut pas comprendre la langue,
00:12:34on ne peut pas comprendre le mécanisme,
00:12:37parce qu'une langue, c'est un tout.
00:12:38Qu'on apprenne le français, l'anglais ou une autre matière,
00:12:43il y a un mécanisme de réflexion.
00:12:45Donc, si vous ne comprenez pas ce mécanisme,
00:12:48vous ne pouvez pas aller bien loin.
00:12:49Moi, j'ai eu la chance de faire une formation de linguiste
00:12:52quand j'étais en LNFCE à l'université.
00:12:56C'était extrêmement important.
00:12:58Et du coup, après vous, en tant qu'enseignant,
00:13:00ça vous sert parce que vous pouvez expliquer
00:13:03ces mécanismes-là aux élèves.
00:13:05Et qu'ils soient, j'allais dire, ados ou pour la formation pour adultes,
00:13:09parce que je fais les deux.
00:13:11Et après, ils me disent, mais pourquoi on ne fait pas ça ?
00:13:14Et c'est la grande question à un million de dollars.
00:13:17Donc, moi je leur dis, c'est simple,
00:13:20parce qu'on ne veut pas vous apprendre à réfléchir.
00:13:23Alors que normalement, quand vous êtes à l'école,
00:13:25on fait de vous un citoyen et un apprenant.
00:13:29Il y a les deux.
00:13:31Merci beaucoup pour votre appel, Caroline.
00:13:33Avec grand plaisir, Christine.
00:13:34Merci infiniment.
00:13:35Merci pour votre réflexion.
00:13:36Merci aussi à Rémi, qui nous a appelé de Poitou-Charentes.
00:13:39Peut-être une réflexion rapide, Géraldine Amon,
00:13:41sur ce qui vient d'être dit avant d'avoir concours ?
00:13:43Oui, alors c'est vrai qu'on ne leur apprend pas à réfléchir,
00:13:45on leur apprend à réfléchir un peu trop tard.
00:13:46Ce que je vous disais, Christine,
00:13:48c'est qu'on leur apprend vraiment la réflexion
00:13:50à partir de la quatrième.
00:13:52Et c'est peut-être un peu trop tard,
00:13:53parce que la primaire, la sixième, la cinquième,
00:13:56c'est on apprend, on restitue.
00:13:58Et sur ce que vient de dire Caroline aussi,
00:14:00par exemple, on était professeurs d'anglais toutes les deux,
00:14:03le fonctionnement de la langue aussi,
00:14:04c'est qu'ils ont supprimé les cours de grammaire pure.
00:14:07C'est que, voilà, la grammaire pure,
00:14:09la grammaire, je n'avais pas le droit, par exemple,
00:14:10d'enseigner la grammaire pure de l'anglais.
00:14:13Or, c'est moi, mon professeur d'anglais le faisait,
00:14:16mais là maintenant, c'est interdit.
00:14:17On marque une pause.
00:14:18On marque une pause.
00:14:19Les parents sont obligés de compenser, d'ailleurs.
00:14:21Oui, on marque une pause.
00:14:23On revient justement sur le rôle des parents,
00:14:25sur l'égalité, existe-t-elle encore ?
00:14:27Sur où va l'argent de l'école ?
00:14:28Comme vous dites, les parents sont obligés de compenser,
00:14:30mais comment, ils mettent l'argent à la main à la porte ?
00:14:31Non, mais eux votent déjà.
00:14:33Non, mais justement, on parle avec Michel Valadier,
00:14:35notamment de la Fondation pour l'école et Arthur de Vatrigan,
00:14:38Gabrielle Cusel, Gérardin Amon.
00:14:39Et vous aussi, chers auditeurs, 0182 3921,
00:14:42vous appelez Christine Kelly, au Standard Europe 1,
00:14:44le numéro est non sur Taxi.
00:14:48Europe 1.
00:14:5011h, 13h, Christine Kelly et vous.
00:14:53Dans un instant, nous allons rire sur Europe 1.
00:14:56Nous allons rire sur un fond de famille,
00:14:58de différences générationnelles.
00:15:01On aura des comédiens qui viendront nous faire sourire,
00:15:04effectivement, sur cette notion que nous avons
00:15:07avec les seniors qui sont parfois isolés.
00:15:10Voilà, ils viendront nous faire un petit sketch.
00:15:11Dans un instant, ça sera vers 12h20 sur Europe 1.
00:15:13D'abord, nous parlerons avant du voile.
00:15:18Pourquoi une mesure populaire provoque-t-elle une telle polémique
00:15:21avec Franck Alizio, député de GRN des Bouches-du-Rhône,
00:15:24qui viendra dans le studio d'Europe 1 ?
00:15:25Et pour l'instant, nous continuons à aborder ce sujet
00:15:28de la rentrée scolaire.
00:15:2911 millions d'élèves qui reprennent les cours de l'école
00:15:31peut-elle encore être relevée ?
00:15:33Où va l'argent de l'école ?
00:15:35L'école des territoires, l'égalité, existe-t-elle encore ?
00:15:37Appelez-nous pour réagir au 01-80-20-39-21.
00:15:40C'est le numéro du standard d'Europe 1.
00:15:42Pour appeler Christine Kelly, il est 11h33 sur Europe 1.
00:15:4511h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:15:49On abordait, il y a quelques instants,
00:15:51le manque de confiance entre l'école, les parents,
00:15:53les parents, l'école, la fondation pour l'école
00:15:56avec Michel Valladier qui est dans le studio d'Europe 1.
00:15:59Mais notamment en avant un chiffre,
00:16:00seul un français sur trois se dit satisfait
00:16:02de la communication entre l'école et les parents.
00:16:05À l'inverse, 77% souhaitent renforcer
00:16:07cette communication pour consolider
00:16:08l'autorité des éducateurs.
00:16:10On va parler de où va l'argent de l'école.
00:16:13Mais Gabriel Cusel, je voulais vous faire réagir
00:16:14parce que vous aviez lancé une petite piste
00:16:17comme ça juste avant le JT
00:16:19en disant que les parents, eux aussi,
00:16:21doivent compenser.
00:16:22C'est-à-dire, qu'est-ce que vous entendez par là ?
00:16:24Écoutez, quand votre enfant revient,
00:16:27par exemple, prenons l'exemple du cours d'anglais,
00:16:29que, comme le disait Géraldine,
00:16:31il n'a pas fait de grammaire.
00:16:32Donc, il a découvert une règle de grammaire.
00:16:34Enfin, on a prétendu lui faire découvrir
00:16:36une règle de grammaire au détour d'un texte.
00:16:38Il a rencontré une règle de grammaire
00:16:40dans un texte.
00:16:40Malheureusement, la rencontre,
00:16:41ce n'est pas toujours très bien passée.
00:16:42Vous voyez ?
00:16:43Quand j'ai appris,
00:16:44j'ai appris la règle.
00:16:48Alors, il revient,
00:16:49il est comme une poule devant un couteau.
00:16:51Vous lui dites,
00:16:51tu as appris quand même.
00:16:52Monte-moi ton cours.
00:16:53Il n'y a pas de cours, en fait.
00:16:55Donc, c'est maman qui va bricoler un cours
00:16:57avec ses souvenirs.
00:16:58Et donc, c'est vrai qu'alors,
00:17:00si vous êtes aisé pour,
00:17:04vous allez déléguer à quelqu'un,
00:17:05une étudiante, je ne sais,
00:17:06un prof particulier,
00:17:07si vous ne l'êtes pas,
00:17:09mais que vous avez un peu de temps,
00:17:10vous essayez de le faire vous-même.
00:17:11Et si vous n'êtes pas aisé,
00:17:13qu'en plus, vous n'avez pas de temps,
00:17:14vous ne le faites pas.
00:17:15Les parents doivent compenser.
00:17:17C'est quand même assez scandaleux.
00:17:20On paye.
00:17:20Les parents doivent compenser.
00:17:22En parlant, justement,
00:17:23de on paye.
00:17:24Deuxième fracture à l'argent,
00:17:25près de 90 milliards d'euros
00:17:27consacrés chaque année à l'école.
00:17:29Et pourtant, les difficultés persistent,
00:17:30comme le disait Gabriel Cluzel.
00:17:32Alors, la France manque-t-elle réellement
00:17:33de moyens pour son école
00:17:34ou notre problème est-il désormais
00:17:36de savoir comment, où et par qui
00:17:38cet argent est-il dépensé ?
00:17:40Michel Valadier,
00:17:42justement, cette fracture financière à l'école,
00:17:44manque-t-elle vraiment d'argent ?
00:17:46Je ne pense pas.
00:17:48Je ne pense pas.
00:17:49Non pas qu'elles soient riches.
00:17:51Les écoles, qu'elles soient publiques ou privées,
00:17:53ont des moyens et des budgets très limités.
00:17:56La difficulté, c'est l'allocation.
00:17:58C'est l'allocation des moyens, évidemment.
00:18:01Alors, pour reboucler le chiffre
00:18:02que vous venez de donner,
00:18:0290 milliards par rapport à celui
00:18:04d'Arthur de Vatrigan,
00:18:0590 milliards, 89 milliards exactement,
00:18:07c'est le budget de l'éducation nationale seule.
00:18:09Il n'y a pas le ministère
00:18:12de l'enseignement supérieur
00:18:12et les autres aspects de l'instruction
00:18:17et de l'enseignement en France.
00:18:19Il faut savoir que, par exemple,
00:18:20je vais vous donner trois chiffres.
00:18:22Aujourd'hui,
00:18:23une école publique,
00:18:24un élève scolarisé dans le public
00:18:26coûte en gros 10 000 euros par an
00:18:28à la collectivité en moyenne,
00:18:30de la maternelle à la terminale.
00:18:31Un élève scolarisé dans une école
00:18:33sous contrat coûte 7 000 euros.
00:18:37Et un élève scolarisé dans une école hors contrat
00:18:39coûte 4 000 euros.
00:18:40Ce ne sont pas les mêmes qui payent.
00:18:42Puisque la contribution pour un élève
00:18:44de l'enseignement public
00:18:46est de 9 000 euros au moins 400 euros.
00:18:48Les parents payent 400 euros dans le public.
00:18:50Dans le privé,
00:18:51la contribution privée sous contrat,
00:18:53la contribution de l'État,
00:18:53est de 5 300 euros.
00:18:54Les parents versent le reste
00:18:56sous forme de scolarité,
00:18:57ce 1 700.
00:18:58Et dans une école hors contrat,
00:18:59les parents payent
00:19:00l'intégralité de la scolarité
00:19:02et éventuellement aider
00:19:04par quelques dons.
00:19:06Donc ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:19:08une école privée réussit
00:19:10à faire aussi bien,
00:19:12sinon mieux,
00:19:13en coûtant 30% moins cher.
00:19:16Alors on nous rétorque très souvent
00:19:18que l'école privée
00:19:19peut sélectionner ses élèves.
00:19:22La fuite des parents
00:19:23qui le peuvent vers le privé,
00:19:25parce qu'il faut avoir les moyens
00:19:27quand même pour payer 1 700 euros,
00:19:282 000 euros, 3 000 euros,
00:19:29de scolarité.
00:19:29Je fais une parenthèse,
00:19:30Michel Valadier,
00:19:31directeur de la Fondation pour l'École,
00:19:32il faut avoir les moyens.
00:19:33Je connais des parents
00:19:34qui se saignent,
00:19:35qui se sacrifient,
00:19:37qui n'ont pas les moyens,
00:19:39qui vont avoir un deuxième emploi.
00:19:41Je vous en parle,
00:19:41j'en ai des frissons.
00:19:43Uniquement parce qu'ils savent
00:19:44que l'éducation est importante
00:19:45et pour mettre leurs enfants
00:19:47dans le privé.
00:19:48Je ferme la parenthèse.
00:19:50Je me sens visé
00:19:51quand vous dites ça
00:19:52puisque nous avons 8 enfants
00:19:53et je me suis privé
00:19:54pendant des années de vacances.
00:19:55J'ai vécu en HLM
00:19:56pendant des années.
00:19:57Et donc je vois très bien
00:19:59ce que vous décrivez.
00:20:02Le problème,
00:20:03pourquoi les parents fuient ?
00:20:04Ils fuient à cause
00:20:05de la baisse du niveau
00:20:05et ils fuient pour des raisons
00:20:06de discipline,
00:20:07à cause de l'indiscipline.
00:20:08Pourquoi y a-t-il des problèmes
00:20:09de discipline
00:20:10dans le privé,
00:20:11dans le public ?
00:20:12Bien sûr,
00:20:13l'ensauvagement de la société
00:20:14y est pour quelque chose.
00:20:16Mais il y a un point
00:20:17qu'aucun candidat
00:20:18pour l'instant n'a relevé.
00:20:21c'est qu'aujourd'hui,
00:20:22un professeur
00:20:23perd 20 minutes
00:20:24à 30 minutes
00:20:25de son temps
00:20:26sur une heure de cours
00:20:26à essayer d'obtenir
00:20:28un minimum
00:20:29de calme
00:20:30pour pouvoir renseigner.
00:20:31Dans beaucoup d'écoles,
00:20:32c'est comme cela.
00:20:33Pourquoi c'est comme cela ?
00:20:35Parce que le CPE,
00:20:36le responsable
00:20:36de la discipline,
00:20:37le directeur,
00:20:38dit,
00:20:39il ne faut pas de vague,
00:20:40il faut gérer la question.
00:20:41Pourquoi ?
00:20:42Parce que les élèves
00:20:44qui posent des problèmes
00:20:46de discipline
00:20:46ne peuvent pas
00:20:47être renvoyés.
00:20:49Et les polis excluent.
00:20:50Les élèves
00:20:50qui sont renvoyés
00:20:51dans l'établissement public
00:20:52doivent être intégrés
00:20:53dans un autre établissement public
00:20:55et le directeur
00:20:55qui renvoie cet élève
00:20:57doit récupérer
00:20:57un élève
00:20:58de l'autre établissement.
00:21:00Vous imaginez bien
00:21:00que le chef d'établissement
00:21:01ne lui envoie pas
00:21:02le premier de la classe
00:21:03et l'élève...
00:21:04Et donc,
00:21:04il existe en France
00:21:05des ERS.
00:21:06J'en dirai peut-être
00:21:07un mot tout à l'heure
00:21:07parce qu'il y a une solution.
00:21:08Alors,
00:21:09on en parlera
00:21:09dans un instant.
00:21:10Peut-être une réaction
00:21:11à Thierry Vatrigan.
00:21:12Ensuite,
00:21:12on parle beaucoup
00:21:15de bureaucratisation
00:21:16en France
00:21:16à juste titre
00:21:17mais on a aussi
00:21:17une bureaucratisation
00:21:18de la discipline
00:21:19à l'école
00:21:19parce que
00:21:20chaque sanction
00:21:21que vous regardez
00:21:22ça exige
00:21:22un dossier,
00:21:23une réunion,
00:21:24une négociation
00:21:25ce qui veut dire
00:21:26que l'autorité du professeur
00:21:27est à chaque fois provisoire.
00:21:28C'est le temps de l'appel
00:21:29qu'on fait remonter
00:21:31hiérarchiquement
00:21:31et puis à la fin
00:21:32c'est les parents
00:21:33qui vont
00:21:34en tout cas
00:21:35décider de donner
00:21:36avoir leur mot à dire
00:21:37et un mot
00:21:37qui est assez important.
00:21:39Encore une fois,
00:21:40ça vient d'une confusion
00:21:41volontaire,
00:21:43instruite
00:21:43et descendante
00:21:45du niveau
00:21:46de l'éducation nationale.
00:21:47Je prends un exemple
00:21:472013,
00:21:48rappelez-vous,
00:21:49François Hollande
00:21:49qui est président
00:21:50de la République
00:21:50et Vincent Payon
00:21:51est ministre
00:21:52de l'éducation nationale.
00:21:53Qu'est-ce qui s'est passé
00:21:54cette année ?
00:21:55On a eu un tournant
00:21:56historique et sémantique
00:21:57c'est-à-dire
00:21:57que pour la première fois
00:21:58les textes
00:21:59émanant de l'éducation nationale
00:22:01définissaient le bien-être
00:22:02comme la priorité
00:22:04de la politique d'éducation.
00:22:05C'est-à-dire
00:22:05ce qui est au cœur
00:22:07de l'éducation
00:22:07c'est le bien-être
00:22:08et la bienveillance.
00:22:09Donc on demande au professeur
00:22:10le bien-être
00:22:11et la bienveillance.
00:22:12Les parents ne sont pas bêtes
00:22:13ils entendent ça.
00:22:13Mon enfant est malheureux
00:22:14parce qu'il a de mauvaises notes
00:22:15le bien-être a la bienveillance.
00:22:16Mon enfant est sanctionné
00:22:17parce qu'il a parlé
00:22:18le bien-être et la bienveillance.
00:22:19Et donc vous avez
00:22:20cette confusion
00:22:20entre le parent
00:22:22et le prof
00:22:22qui est décidé
00:22:24entretenu
00:22:25et préparé.
00:22:26Donc tant qu'on n'aura pas
00:22:26remis chacun à sa place
00:22:28qui doit faire quoi
00:22:29on ne pourra jamais
00:22:30régler le problème.
00:22:31Très intéressant tout ça
00:22:32le rôle
00:22:32la place des parents
00:22:33de la famille
00:22:34et tout
00:22:34on marque une pause
00:22:36et dans un instant
00:22:37on a François
00:22:38qui nous appelle
00:22:39la Marianne
00:22:39qui nous appelle
00:22:40des Landes
00:22:41qui veulent réagir
00:22:42effectivement sur l'éducation
00:22:44qui est à l'image
00:22:45de la politique
00:22:45aujourd'hui
00:22:46nous dit François
00:22:47on va la voir
00:22:47dans un instant
00:22:48il est en ligne avec nous
00:22:49et puis Marianne
00:22:50qui a 74 ans
00:22:51et qui dit
00:22:51moi j'ai été
00:22:52haute fonctionnaire
00:22:53au ministère du travail
00:22:54je m'occupais
00:22:54de la formation
00:22:56continue
00:22:56et elle va nous donner
00:22:57son avis
00:22:58sur l'école aujourd'hui.
00:22:59Et vous aussi réagissez
00:23:00sur Europe 1
00:23:00vous appelez Christine
00:23:01qu'il y est au
00:23:0101 80 20 30 9 21
00:23:03le numéro du standard
00:23:04d'Europe 1
00:23:05et je vous rappelle
00:23:05le nom surtaxé
00:23:06c'est le même numéro
00:23:07que vous pourrez composer
00:23:08ce soir
00:23:09pour appeler Pascal Praud
00:23:10et réagir à l'actualité
00:23:12Pascal Praud et vous
00:23:13c'est l'après-midi
00:23:13sur Europe 1
00:23:14de 16h à 18h
00:23:15il vous donne aussi
00:23:16la parole
00:23:17chers auditeurs
00:23:18et Pascal Praud
00:23:18que vous retrouvez
00:23:19le matin
00:23:19de 9h à 11h
00:23:21dans l'heure des pros
00:23:22c'est en co-diffusion
00:23:23avec CNews
00:23:24sur Europe 1
00:23:29La suite sur Europe 1
00:23:30à 11h44
00:23:31avec cette question
00:23:32lesquelles l'école
00:23:33peut-elle encore être relevée
00:23:35nous posons cette question
00:23:36puisqu'aujourd'hui
00:23:37c'est la rentrée scolaire
00:23:38pour 11 millions d'élèves
00:23:39et le débat se poursuit
00:23:40avec vos chroniqueurs
00:23:42Gabriel Cluzel
00:23:43Arthur de Vatrigan
00:23:43votre invité
00:23:44Michel Valadier
00:23:45directeur de la fondation
00:23:46pour l'école
00:23:46et nos auditeurs
00:23:47ils sont nombreux
00:23:47et nombreux à réagir
00:23:48au standard d'Europe 1
00:23:4901 80 20 30 9 21
00:23:51Christine
00:23:52Bonjour François
00:23:53vous nous appelez de Bourges
00:23:54et vous dites que l'école
00:23:55est à l'image
00:23:56de la politique d'aujourd'hui
00:23:57on a sacrifié la performance
00:23:59c'est-à-dire ?
00:24:01Oui bonjour
00:24:02Christine Kelly
00:24:02je suis heureux
00:24:03de vous entendre
00:24:04en direct
00:24:05si je peux dire
00:24:05Avec plaisir
00:24:06mon cher François
00:24:07Ce que je voulais dire
00:24:08c'est que c'est la même idéologie
00:24:10qui
00:24:10non pas
00:24:11je ne dis pas
00:24:12qu'elle est à l'image
00:24:13de la politique
00:24:14mais que l'idéologie
00:24:15qui permet aujourd'hui
00:24:16aux politiques
00:24:17d'accéder au pouvoir
00:24:19est la même idéologie
00:24:20qui gère
00:24:21à l'école
00:24:22et s'en échec
00:24:23c'est ça que je voulais dire
00:24:25on a sacrifié
00:24:26en quelque sorte
00:24:27la performance
00:24:29sur l'autel de l'égalité
00:24:31Et je trouve
00:24:32que c'est vrai
00:24:33que ça se décline
00:24:34après avec les années
00:24:35on est de moins en moins performant
00:24:36au niveau européen
00:24:37au niveau international
00:24:38Nivellement par le bas
00:24:39parce que si c'était
00:24:39une égalité par le haut
00:24:41on se dirait
00:24:42c'est merveilleux
00:24:42mais il en fait
00:24:43de la pauvreté intellectuelle
00:24:44comme de la pauvreté matérielle
00:24:46vous savez
00:24:46il y a une certaine idéologie
00:24:48de gauche
00:24:48qui aime tellement les pauvres
00:24:49qu'elle les multiplie
00:24:50et c'est vrai qu'il y a eu
00:24:52un nivellement par le bas
00:24:53que nous constatons tous
00:24:54on n'a même pas besoin
00:24:55d'un cassement PISA
00:24:56enfin moi
00:24:57les générations au-dessus
00:24:58même sur les groupes WhatsApp
00:24:59on voit bien
00:25:00qu'elles maîtrisent l'orthographe
00:25:01par exemple
00:25:01ce qui n'est absolument pas le cas
00:25:03à partir d'un certain âge
00:25:04donc c'est gravissime
00:25:05et même des enseignants
00:25:06absolument
00:25:07vous êtes d'accord avec ça
00:25:08mon cher François
00:25:08oui
00:25:10j'ai même étonné
00:25:11que le niveau
00:25:11ne soit pas plus bas
00:25:12encore aujourd'hui
00:25:14il est déjà tellement bas
00:25:15je vous en supplie
00:25:17gardons un peu d'effort
00:25:17ici on ne roulevé
00:25:18il faut avoir une bonne volonté
00:25:19quelque part
00:25:20qui intervient
00:25:21sans
00:25:22un confinement
00:25:23de la part
00:25:23surtout des enseignants
00:25:25je pense
00:25:25oui
00:25:26surtout de la part
00:25:27des enseignants
00:25:28moi j'aimerais comprendre
00:25:29pourquoi à chaque fois
00:25:30on dit qu'il faut une volonté
00:25:31il faut changer l'école
00:25:32et puis à chaque fois
00:25:33c'est les mêmes débats
00:25:33c'est vrai que
00:25:34en tout cas
00:25:35merci d'avoir planté le décor
00:25:36encore sur cette image
00:25:38ce parallèle
00:25:39François
00:25:39qui nous appelle de bourge
00:25:41entre l'éducation nationale
00:25:43et la politique d'aujourd'hui
00:25:44entre le fait
00:25:45qu'on ait sacrifié
00:25:46la performance
00:25:46au prix de l'égalité
00:25:47merci infiniment
00:25:48pour votre appel
00:25:48Marianne
00:25:49vous nous appelez des Landes
00:25:50et vous dites que vous avez été
00:25:51haute fonctionnaire
00:25:52quel est votre regard ?
00:25:53écoutez moi
00:25:55j'avais envie
00:25:55d'ouvrir le débat
00:25:57de l'éducation
00:25:58dans sa globalité
00:26:00en son sens
00:26:01où l'éducation nationale
00:26:02fait sa rentrée
00:26:04aujourd'hui
00:26:04mais je voudrais
00:26:05mettre l'accent
00:26:06que tout ce que fait
00:26:08l'éducation nationale
00:26:09nous le retrouvons
00:26:09dans le monde
00:26:10de la formation professionnelle
00:26:11continue tout au long
00:26:13de la vie
00:26:13et je voulais quand même
00:26:15mettre en regard
00:26:17tous les milliards
00:26:19qui sont consacrés
00:26:20à l'éducation nationale
00:26:21et les difficultés
00:26:23que nous rencontrons
00:26:24quand nous occupons
00:26:25de la formation professionnelle
00:26:27de tous ces jeunes
00:26:28laissés pour compte
00:26:29ou tous ces salariés
00:26:30qui doivent émarger
00:26:32au Fonds social européen
00:26:34ou au Fonds des conseils régionaux
00:26:36pour avoir une formation
00:26:37donc l'éducation nationale
00:26:40c'est vrai
00:26:40aujourd'hui
00:26:41c'est très intéressant
00:26:42d'en parler
00:26:42mais j'aurais aimé
00:26:44qu'on ouvre aussi
00:26:45qu'on mette l'accent
00:26:46sur tout ce que ça induit
00:26:48la mauvaise éducation
00:26:49qui est donnée aujourd'hui
00:26:51et tous ces jeunes
00:26:52qui sont laissés pour compte
00:26:54à la sortie
00:26:55de l'éducation nationale
00:26:56je crois qu'il faut
00:26:58vraiment élargir le débat
00:26:59car sinon
00:27:00nous nous demeurons
00:27:01très restrictifs
00:27:02dans notre analyse
00:27:03et nous ne mettons pas
00:27:05au goût du jour
00:27:06les milliards
00:27:07qui sont dépensés
00:27:08à l'éducation nationale
00:27:09les milliards
00:27:10qui sont dépassés
00:27:11à la formation professionnelle
00:27:12donc c'est un vrai débat
00:27:14globalisé
00:27:15qu'il faut entamer
00:27:15sur ce monde
00:27:17de l'éducation
00:27:17et de la formation
00:27:18tout au long de la vie
00:27:19voilà quelle était
00:27:20un petit peu
00:27:21ma réaction aujourd'hui
00:27:22car
00:27:24j'ai été tellement blessée
00:27:26de voir des situations
00:27:27dramatiques autour de moi
00:27:30quand j'ai mis en place
00:27:31un certain nombre
00:27:32de dispositifs
00:27:33tant franco-français
00:27:34qu'européens
00:27:35et je dois dire
00:27:36qu'aujourd'hui
00:27:37je préfère rester
00:27:39sous mon arbre landais
00:27:41que d'apporter
00:27:43je dirais
00:27:44une contribution
00:27:45tellement je vois
00:27:46le système
00:27:47complètement
00:27:48fermé
00:27:50avec des réactions
00:27:51excessivement
00:27:52sectaires
00:27:53et j'espère que demain
00:27:55la nouvelle élection
00:27:56du nouveau président
00:27:57ou de la nouvelle présidente
00:27:59donnera un nouveau
00:28:00débat collectif
00:28:01car vraiment
00:28:02aujourd'hui
00:28:04on a envie de pleurer
00:28:05quand on voit tout ça
00:28:06on a envie de pleurer
00:28:07absolument
00:28:09Marianne
00:28:09qui nous appelle
00:28:10des landes
00:28:11Michel Valadier
00:28:12directeur de la fondation
00:28:13pour l'école
00:28:14elle dit qu'il faut
00:28:15effectivement voir
00:28:16les choses dans sa globalité
00:28:17la formation
00:28:18ces jeunes laissés
00:28:19pour compte
00:28:19à la sortie
00:28:20de cette formation
00:28:21oui parfaitement
00:28:22et comme le dit
00:28:23cette dame
00:28:24la crise démographique
00:28:26que nous traversons
00:28:27puisqu'il va y avoir
00:28:29161 000 élèves
00:28:30de moins
00:28:31aujourd'hui
00:28:32à moins d'un million
00:28:33dans les dix prochaines années
00:28:35d'ici 2035
00:28:36mais c'est donc
00:28:37ça s'en traduit
00:28:38par des fermetures
00:28:39de classes
00:28:41seules
00:28:41en gros guillemets
00:28:424000 classes
00:28:43sont fermées
00:28:44dans le public
00:28:44et 800-900
00:28:45dans le privé
00:28:46sous contrat
00:28:47le ministre
00:28:47aurait pu en fermer
00:28:489000
00:28:49pour correspondre
00:28:50aux effectifs
00:28:50mais a préféré
00:28:52garder
00:28:52une certaine souplesse
00:28:54pour les écoles rurales
00:28:54et aussi
00:28:55pour pouvoir diviser
00:28:56par deux
00:28:56certains niveaux
00:28:58mais là ça donne
00:28:59vous avez des marges
00:29:00de manœuvre là
00:29:00et donc
00:29:03il y a
00:29:04il y a des marges
00:29:05de manœuvre financière
00:29:06qui pourraient
00:29:07qui pourraient être
00:29:08par exemple
00:29:09employées
00:29:09sur la question
00:29:10des salaires
00:29:11la question des salaires
00:29:12les professeurs sont mal payés
00:29:14tout le monde le sait
00:29:15par contre
00:29:15s'il faudrait passer
00:29:16un contrat
00:29:17avec ses professeurs
00:29:17les augmenter
00:29:18de 15-20-25%
00:29:19ne me choque pas
00:29:21mais en contrepartie
00:29:22il faudrait
00:29:22sur ces marges là
00:29:24à budget constant
00:29:26on peut faire des choses
00:29:27on peut faire des choses
00:29:28et réaffecter
00:29:30les fonds
00:29:31parce que ces élèves
00:29:31qui disparaissent là
00:29:32ce sont des élèves
00:29:33qu'on ne verra jamais
00:29:34et donc quand ils arrivent
00:29:35dans l'enseignement supérieur
00:29:36dans la profession professionnelle
00:29:37on aura le même problème
00:29:38un autre chiffre
00:29:39que je voudrais donner
00:29:39aux auditeurs
00:29:40il y a
00:29:41en gros
00:29:411 200 000 salariés
00:29:43à l'éducation nationale
00:29:44dans les années 80
00:29:45on disait
00:29:46que c'est le premier employeur
00:29:48au monde
00:29:49avant l'armée
00:29:51de l'Union soviétique
00:29:52850 000 professeurs
00:29:54350 000 non-enseignants
00:29:55il y a des marges
00:29:57de manœuvre là
00:29:58dans ce studio
00:29:59vous avez invité
00:29:59Joachim Lefloquimat
00:30:00hier
00:30:01il a sorti un livre
00:30:02qui vient de sortir
00:30:03en deuxième verse
00:30:04il a dressé
00:30:05la liste
00:30:06des conseils supérieurs
00:30:07que l'on pourrait supprimer
00:30:08en faisant des économies
00:30:09on peut faire des économies
00:30:11en arrêtant de subventionner
00:30:12les associations
00:30:13il y a 160 associations
00:30:15aujourd'hui
00:30:15qui donnent des conférences
00:30:16dans toute l'année
00:30:17à l'école
00:30:18sur l'écologisme
00:30:19sur la lutte
00:30:21contre l'homophobie
00:30:22contre etc
00:30:2460 millions
00:30:25d'euros économisés
00:30:26que l'école se concentre
00:30:27sur l'école
00:30:30et ceci se traduit
00:30:31avec des suppressions
00:30:32de cours
00:30:32qui ne sont pas rattrapées
00:30:33parce que la conférence
00:30:35elle appelle son cours de maths
00:30:36on va finir un conférencier
00:30:37qui va venir
00:30:37ou une drag queen
00:30:39qui va parler pendant deux heures
00:30:40et puis le cours de maths
00:30:41et le cours de français
00:30:42sautent
00:30:42il y a plein de niches
00:30:43où on peut faire des économies
00:30:44c'est très intéressant
00:30:46effectivement
00:30:46de savoir
00:30:47où on peut faire
00:30:48des économies
00:30:49à l'heure
00:30:49où on est
00:30:50en grand déficit
00:30:52en France
00:30:53sur tous les secteurs
00:30:55à tous les niveaux
00:30:56il est 11h51
00:30:57sur Europe
00:30:57on va prendre Claire
00:30:58qui nous appelle
00:30:59d'Auvergne
00:30:59bonjour Claire
00:31:00vous êtes une maman
00:31:01vous êtes une grand-mère
00:31:01vous avez suivi
00:31:02vos enfants
00:31:03vos petits-enfants
00:31:04racontez-nous
00:31:05oui
00:31:06j'ai 82 ans
00:31:08je suis professeur
00:31:09de physique
00:31:10à la retraite
00:31:11et j'ai 4 enfants
00:31:13et des petits-enfants
00:31:15voilà
00:31:15et j'ai suivi
00:31:17évidemment
00:31:17l'évolution
00:31:18de l'école
00:31:18qui est catastrophique
00:31:20et disons
00:31:23en commençant
00:31:23par l'école primaire
00:31:25où les parents
00:31:28interviennent
00:31:28pour dire
00:31:29que leur enfant
00:31:29est génial
00:31:30etc
00:31:30et puis
00:31:32les programmes
00:31:32qu'on impose
00:31:33aussi
00:31:34aux professeurs
00:31:34des écoles
00:31:36leurs méthodes
00:31:37qu'on impose
00:31:38aussi
00:31:39où on n'apprend plus
00:31:40on ne fait plus
00:31:41de grammaire
00:31:41on ne fait plus
00:31:42d'orthographe
00:31:43on ne fait plus
00:31:43de lecture
00:31:44en plus
00:31:45les professeurs
00:31:46des écoles
00:31:46sont souvent
00:31:48plutôt
00:31:48des littéraires
00:31:50ce qui fait
00:31:51qu'on ne fait plus
00:31:51de calculs non plus
00:31:52parce qu'on ne comprend
00:31:53plus les problèmes
00:31:54donc à partir de là
00:31:55la table de multiplication
00:31:56s'est exclue
00:31:57donc voilà
00:31:59et ensuite
00:32:00c'est mieux au collège
00:32:02on passe de classe
00:32:03en classe
00:32:03alors j'ai fait travailler
00:32:04mes petits-enfants
00:32:05j'ai suivi
00:32:06ce qu'ils faisaient
00:32:07et c'est vraiment
00:32:08comment on n'apprend plus
00:32:10il n'y a plus de cours
00:32:11donc on n'apprend plus
00:32:12comment réfléchir
00:32:13quand vous n'avez pas
00:32:15de connaissances
00:32:16c'est quand même difficile
00:32:17j'ai eu une fille
00:32:19par exemple
00:32:19qui avait un professeur
00:32:20des écoles formidable
00:32:21qui leur faisait lire
00:32:22le même livre
00:32:23à toute la classe
00:32:24donc on lisait
00:32:254 pages
00:32:27le lendemain
00:32:28on travaillait là-dessus
00:32:29avec la compréhension
00:32:31les règles de grammaire
00:32:32l'orthographe
00:32:33etc
00:32:33et ça c'est terminé
00:32:35c'est terminé
00:32:36absolument
00:32:36j'ai une petite fille
00:32:38qui a commencé
00:32:39à faire des rédactions
00:32:40en seconde
00:32:41en seconde
00:32:42rédaction
00:32:42des rédactions
00:32:43normalement
00:32:44on arrête de les faire
00:32:45les dictées aussi
00:32:45il y a des dissertations
00:32:48c'est vraiment catastrophique
00:32:50alors par exemple
00:32:51dans le sujet
00:32:53de brevets
00:32:54de cette année
00:32:55en mathématiques
00:32:56première question
00:32:57est-ce que 148
00:32:58est un nombre pair
00:33:00après est-ce qu'il est
00:33:01divisible par 3
00:33:02non mais vous imaginez
00:33:03en troisième
00:33:05c'est une démolition
00:33:07catastrophique
00:33:08ça a parlé de l'idéologie
00:33:09c'est compliqué
00:33:12enfin bon
00:33:14je crois qu'il faut
00:33:16tout démolir
00:33:17ou tout reprendre
00:33:17je ne sais pas
00:33:18tout démolir
00:33:18tout replant
00:33:19les enfants ne lisent pas
00:33:20ils ne font plus de grammaire
00:33:21voilà ce que nous dit
00:33:21Claire
00:33:22qui nous appelle
00:33:23merci infiniment
00:33:24pour votre appel
00:33:24merci pour votre témoignage
00:33:27Michel Valadie
00:33:28je vous donne la parole
00:33:29dans un instant
00:33:29d'abord on prend
00:33:30Amandine
00:33:31qui nous appelle
00:33:32d'Occitanie
00:33:32Michel Valadie
00:33:33réfléchissez un peu
00:33:34parce qu'on arrive
00:33:34à la fin de cette
00:33:35première heure
00:33:36sur Europe 1
00:33:37sur tous les constats
00:33:39on voit que les constats
00:33:40ça fuit de partout
00:33:41réfléchissez d'ores et déjà
00:33:42sur trois pistes claires
00:33:44pour bouleverser
00:33:45l'éducation nationale
00:33:46pour changer
00:33:47en 2027
00:33:48est-ce qu'on n'est pas là
00:33:49à l'heure où on est
00:33:51le dernier sursaut
00:33:52pour l'éducation nationale
00:33:53réfléchissez pour moi
00:33:54à trois pistes claires
00:33:55d'abord Amandine
00:33:56vous nous appelez d'Occitanie
00:33:57bonjour Amandine
00:33:58oui bonjour
00:33:59vous êtes professeure
00:34:00contractuelle de lettres
00:34:01histoire
00:34:01vous êtes professeure
00:34:02et ça fait 6 ans
00:34:03que vous galérez
00:34:05c'est à dire
00:34:06c'est ça
00:34:07ça fait 6 ans
00:34:08déjà
00:34:09quand on commence
00:34:10en train de contractuer
00:34:11on n'a pas de
00:34:12on n'a pas de formation
00:34:13on nous lance dedans
00:34:14moi au bout de 2 ans
00:34:15ils m'ont formée
00:34:16pour faire
00:34:19je ne vous entends pas bien
00:34:20ma belle
00:34:21je ne vous entends pas bien
00:34:23Amandine
00:34:23je ne vous entends pas bien
00:34:24on essaie de reprendre encore
00:34:25alors dites nous
00:34:28bon
00:34:30Amandine
00:34:30qui nous appelle d'Occitanie
00:34:32elle nous disait en fait
00:34:32qu'elle est contractuelle
00:34:33qu'elle galère
00:34:34qu'elle est affectée
00:34:35dans un lycée
00:34:36mais avec des jeunes
00:34:38qui ne sont pas respectueux
00:34:39etc
00:34:40donc on va essayer
00:34:40de la voir
00:34:41dans un instant
00:34:42avant de marquer
00:34:44et la pause
00:34:45elle est là je crois
00:34:45Amandine
00:34:45elle est là
00:34:46ah pardon
00:34:47oui allo Amandine
00:34:49oui excusez-moi
00:34:50c'est vrai que dans le Tarn
00:34:50on n'a pas trop de réseau
00:34:51dans le Tarn
00:34:52il n'y a pas de réseau
00:34:54ça dépend d'où vous êtes
00:34:55alors dites nous Amandine
00:34:59bon
00:35:00il est 11h55
00:35:02on va marquer une pause
00:35:04on va revenir
00:35:05dans un instant
00:35:07en direct sur Europe 1
00:35:08après la pause de midi
00:35:09avec Michel Valadier
00:35:11qui est directeur
00:35:11de la Fondation pour l'école
00:35:12avec une question claire
00:35:13on a parlé de l'argent
00:35:15on a parlé du manque de confiance
00:35:18on a parlé de la fracture
00:35:18on a parlé de l'égalité
00:35:19est-ce que vous avez
00:35:21trois pistes pour bouleverser
00:35:23est-ce que là
00:35:242027
00:35:24on a une chance exceptionnelle
00:35:26c'est-à-dire qu'il y a
00:35:27la présidentielle
00:35:28s'il y a trois pistes claires
00:35:30à donner
00:35:31à un prochain candidat
00:35:32à la présidentielle
00:35:33quelles seraient ces trois pistes
00:35:35on en parle avec
00:35:36Michel Valadier
00:35:37directeur de la Fondation
00:35:38pour l'école
00:35:39sur Europe 1
00:35:39juste après cette pause
00:35:4111h-13h
00:35:41vous écoutez Christine Kelly
00:35:42et vous sur Europe 1
00:35:43et vous réagissez en appel
00:35:44Christine Kelly
00:35:45un seul numéro
00:35:45il est non surtaxé
00:35:4601-80-20-39-21
00:35:49à tout de suite sur Europe 1
00:35:50Europe 1
00:35:51Europe 1
00:35:5511h-13h
00:35:56Christine Kelly et vous
00:35:5812h04 sur Europe 1
00:35:59dans un instant
00:36:00on va rigoler
00:36:02on va sourire un peu
00:36:03tu te laisses aller
00:36:04la comédie
00:36:05la famille à l'épreuve
00:36:07des générations
00:36:08à avoir au théâtre
00:36:09de la grande comédie
00:36:11avec Fabrice Blin
00:36:12et les comédiens
00:36:13de la pléasse
00:36:13qui viendront déguiser
00:36:15dans le studio
00:36:15d'Europe 1
00:36:16on va sourire
00:36:17et se poser quand même
00:36:18les bonnes questions
00:36:19sur la famille
00:36:20on va aborder dans un instant
00:36:21également le voile
00:36:22pourquoi une mesure populaire
00:36:23provoque-t-elle
00:36:24une telle polémique
00:36:25avec Franck Alizio
00:36:26député du RN
00:36:27des Bouches du Rhône
00:36:28qui nous rejoint
00:36:28dans un instant
00:36:29sur Europe 1
00:36:30mais d'abord
00:36:31on va clore ce chapitre
00:36:33sur la rentrée scolaire
00:36:34tant, tant, tant
00:36:35et tant de choses à dire
00:36:36j'ai demandé à Michel Valadier
00:36:37directeur de la Fondation
00:36:38pour l'école de nous donner
00:36:39trois pistes claires
00:36:40pour bouleverser 2027
00:36:42et bouleverser, réformer l'école
00:36:44on en parle avec lui
00:36:45mais d'abord
00:36:45écoutez
00:36:46la signature de repas
00:36:48dans la matinale
00:36:49de Génie Bastier
00:36:50je vous invite
00:36:51à écouter son podcast
00:36:52le titre
00:36:52École, la fabrique des illettrés
00:36:54en 1989
00:36:55deux sociologues
00:36:56publiaient un livre
00:36:57intitulé
00:36:58Le niveau monte
00:36:59où ils prétendaient
00:37:00réfuter l'idée
00:37:00d'une décadence de l'école
00:37:02ils affirmaient
00:37:02que le niveau scolaire
00:37:03ne cessait d'augmenter
00:37:04et qu'il n'y avait
00:37:05que des vieux réacs
00:37:06grincheux
00:37:06pour s'inquiéter
00:37:07du sort de l'école
00:37:08aujourd'hui
00:37:09tout a changé
00:37:09tout le monde s'accorde
00:37:10sur ce fait
00:37:12objectivé par les classements
00:37:13internationaux
00:37:13notre école
00:37:14ne parvient plus
00:37:15à transmettre
00:37:16les savoirs fondamentaux
00:37:17lire, écrire, compter
00:37:19tout le monde sait
00:37:20aucun candidat
00:37:21à la présence présidentielle
00:37:23ne peut l'ignorer
00:37:23il va de sa proposition
00:37:24à gauche
00:37:25la réponse est simple
00:37:26augmenter les moyens
00:37:27Edouard Philippe
00:37:28proclame lui
00:37:29dans le Figaro
00:37:29qu'il veut engager
00:37:30la plus grande refonte
00:37:31de l'école
00:37:32depuis Jules Ferry
00:37:33mais sa principale
00:37:34mesure concrète
00:37:34consiste pour l'instant
00:37:35à augmenter le salaire
00:37:36des professeurs
00:37:37donc les moyens
00:37:38comme la gauche
00:37:39s'il y a un livre
00:37:41que les candidats
00:37:41devraient lire
00:37:42avant de parler
00:37:42d'école
00:37:43pour la refonder
00:37:44c'est celui
00:37:45de Madeleine de Gécé
00:37:46l'école des illettrés
00:37:47chez Albain Michel
00:37:48voilà c'était
00:37:50Eugénie Bastia
00:37:51sur Europe 1
00:37:52Michel Valadier
00:37:53directeur de la fondation
00:37:54pour l'école
00:37:55quelles seraient
00:37:56selon vous
00:37:57les trois pistes
00:37:58claires
00:37:59pour bouleverser
00:38:00réformer
00:38:01enfin
00:38:01l'école en 2027
00:38:03puisque nous avons
00:38:03une occasion exceptionnelle
00:38:04la présidentielle
00:38:06et bien
00:38:07je dirais
00:38:08la première
00:38:08la première des choses
00:38:09c'est de
00:38:10laisser le libre choix
00:38:11aux familles
00:38:12donc de libérer
00:38:13de permettre aux parents
00:38:16de choisir l'école
00:38:17qu'ils souhaitent
00:38:18pour leurs enfants
00:38:18qui convient le mieux
00:38:19à leurs enfants
00:38:20ce qui
00:38:21passe par un dépassement
00:38:23de la dialectique
00:38:23publique privée
00:38:25casser le contingentement
00:38:27de 20% des écoles privées
00:38:28en France aujourd'hui
00:38:29qui n'a aucun
00:38:30aucun fondement
00:38:31il faut savoir
00:38:32que malgré
00:38:32les tracasseries administratives
00:38:34s'il se ferme
00:38:355000 classes
00:38:36aujourd'hui
00:38:37à le jour de la rentrée
00:38:38dans le public
00:38:38et le privé sous contrat
00:38:39les écoles libres
00:38:41hors contrat
00:38:41créent 350 classes
00:38:42donc cette fuite
00:38:43vers le privé
00:38:44ne doit pas être
00:38:46endiguée
00:38:46contrariée
00:38:47mais peut-être
00:38:48encouragée
00:38:49laisser faire
00:38:50ça c'est la première chose
00:38:51et puis se poser les questions
00:38:51pourquoi ces familles
00:38:52puis le public
00:38:54libre choix des familles
00:38:55libre choix des familles
00:38:56deuxième piste
00:38:58mener une réflexion
00:38:59une réforme profonde
00:39:00pour que le chef d'établissement
00:39:01devienne le supérieur
00:39:02hiérarchique des professeurs
00:39:03dans les établissements
00:39:04aujourd'hui
00:39:05il n'a la responsabilité
00:39:06qu'administrative
00:39:08et il faudrait
00:39:09qu'il puisse avoir
00:39:09la responsabilité hiérarchique
00:39:10pour construire
00:39:11un projet pédagogique
00:39:12et pour régler
00:39:14les questions de discipline
00:39:15il faudrait multiplier
00:39:16ce qui existe déjà
00:39:17qu'on appelle
00:39:18les ERS
00:39:19établissements
00:39:20de réinsertion sociale
00:39:21qui accueillent
00:39:22les élèves polyexclus
00:39:23dans certains établissements
00:39:24vous avez un élève
00:39:25qui pose problème grave
00:39:26deux élèves
00:39:27qui posent de graves problèmes
00:39:28on ne peut pas
00:39:29s'en débarrasser
00:39:30un directeur du public
00:39:31ne peut pas
00:39:31s'en débarrasser
00:39:32aujourd'hui
00:39:32ces établissements
00:39:33il y en a 17 en France
00:39:34des ERS
00:39:35il faudrait en créer
00:39:36un par département
00:39:37et regrouper
00:39:38ces polyexclus
00:39:39quitte à demander
00:39:40un encadrement
00:39:41un peu plus musclé
00:39:43troisième mesure
00:39:44Michel Valadier
00:39:44sur Europe 1
00:39:45directeur de la fondation
00:39:46pour l'école
00:39:46troisième et dernière mesure
00:39:47interdire la méthode globale
00:39:49aux primaires
00:39:49et supprimer le collège unique
00:39:53donc interdire la méthode globale
00:39:55aux primaires
00:39:56et supprimer le collège unique
00:39:57deuxième
00:39:59premièrement
00:40:00le libre choix aux familles
00:40:01deuxièmement
00:40:02chef d'établissement
00:40:03qui doit être le supérieur
00:40:04hiérarchique
00:40:05pour avoir un projet
00:40:06pédagogique
00:40:07et troisièmement
00:40:08interdire la méthode globale
00:40:10voilà pour les pistes
00:40:11de Michel Valadier
00:40:12directeur de la fondation
00:40:13pour l'école
00:40:13on va tourner la page
00:40:15avec quand même
00:40:16cet édito écho
00:40:17de la matinée sur Europe
00:40:19pourquoi ?
00:40:19puisque les parents
00:40:20rêvent du privé
00:40:22parce qu'ils veulent des solutions
00:40:24et oui
00:40:24mais c'est parce que
00:40:25l'état impose un peu
00:40:26la pénurie
00:40:27dans le nombre
00:40:27d'établissements
00:40:28et de classes
00:40:28du privé sous contrat
00:40:29avec cette fameuse règle
00:40:31qui impose
00:40:32que seulement 20%
00:40:33des financements publics
00:40:35aillent vers le privé
00:40:35sous contrat
00:40:36la liberté scolaire
00:40:37n'existe pas vraiment
00:40:38parmi les parents
00:40:40dont tous les enfants
00:40:42sont scolarisés
00:40:42dans le secteur public
00:40:4358% pensent
00:40:45que le privé
00:40:46offre un meilleur enseignement
00:40:4771% des parents
00:40:49estiment que dans le privé
00:40:50l'exigence de niveau scolaire
00:40:52est supérieure
00:40:5268% des parents
00:40:54saluent l'implication
00:40:55et l'engagement
00:40:56des professeurs du privé
00:40:57contre seulement
00:40:5829% dans le public
00:40:59et cerise sur le gâteau
00:41:01près de 40%
00:41:02des parents
00:41:03jugent le privé
00:41:04plus performant
00:41:05sur la discipline
00:41:06et pour la sécurité
00:41:07des élèves
00:41:0773% des parents
00:41:09plébiscitent aussi
00:41:10le privé
00:41:10merci beaucoup
00:41:12à Michel Valladier
00:41:13directeur de la fondation
00:41:14pour l'école d'avoir été
00:41:15en direct avec nous
00:41:15dans le sud d'Europe 1
00:41:17on continue avec
00:41:18Arnaud de Vatrigan
00:41:19avec Gabriel Cluzel
00:41:20avec Géraldine Amon
00:41:21Arthur
00:41:23c'est le pronom de mon grand-père
00:41:25donc ça va
00:41:25je me dis ça aussi
00:41:27j'ai une petite intuition
00:41:28comme ça
00:41:30et nous venons d'accueillir
00:41:31Franck Alizio
00:41:32député RN
00:41:33des Bouches-du-Rhône
00:41:34pour cette question
00:41:35pourquoi
00:41:36cette polémique sur le voile
00:41:38pourquoi une mesure populaire
00:41:40provoque-t-elle
00:41:41une telle polémique
00:41:42écoutez d'abord
00:41:43Mano Oumbré
00:41:44qui était l'invité
00:41:44de la grande interview
00:41:46européen
00:41:46avec Laurence Ferrari
00:41:47qui critique la position
00:41:49du Rassemblement National
00:41:50sur le voile
00:41:51problématique principale
00:41:53posée par les Françaises
00:41:55et les Français
00:41:55en cette rentrée scolaire
00:41:56et quelle est la proposition
00:41:57du Rassemblement National
00:41:58interdire le voile
00:41:59c'est tout ce qu'ils ont à proposer
00:42:00sur le pouvoir d'achat
00:42:02sur les enjeux
00:42:05matériels
00:42:06quotidien
00:42:06des gens
00:42:07qui sont en train
00:42:08de galérer
00:42:08interdire le voile
00:42:09faire la police du vêtement
00:42:10vous imaginez
00:42:11on va aller mesurer
00:42:12la taille du bout de tissu
00:42:13dans la rue
00:42:13et comment on fera la différence
00:42:14entre une femme voilée
00:42:17et par exemple
00:42:18une femme religieuse catholique
00:42:20vous voyez tout ça
00:42:20en a aucun sens
00:42:21c'est facile à faire la différence
00:42:22ah bon ?
00:42:23et vous la faites
00:42:24vous voyez très bien
00:42:24c'est une religieuse catholique
00:42:26à la taille du vêtement
00:42:27ou une jeune femme
00:42:28mais du coup
00:42:28c'est bien la démonstration
00:42:29que l'objectif
00:42:30l'unique objectif
00:42:31du Rassemblement National
00:42:32c'est de s'en prendre
00:42:33aux femmes
00:42:34de confession musulmane
00:42:35et je vous le dis
00:42:36Laurence Ferrari
00:42:37franchement
00:42:39ça suffit
00:42:40laisser ses femmes tranquilles
00:42:42ça suffit
00:42:42laisser ses femmes tranquilles
00:42:44le RN veut donc interdire
00:42:45le voile dans l'espace public
00:42:47et sanctionner son port
00:42:48d'une amende
00:42:49tous les politiques
00:42:50obstacles juridiques
00:42:51pourtant
00:42:5269%
00:42:53des français
00:42:54se sont déclarés
00:42:55favorables
00:42:56à cette interdiction
00:42:56alors
00:42:56pourquoi une proposition
00:42:58aussi majoritaire
00:42:59dans l'opinion
00:42:59déclenche-t-elle
00:43:00une telle polémique
00:43:01Franck Alizio
00:43:02député RN
00:43:03des Bouches du Rennes
00:43:03sur Europe
00:43:05depuis hier
00:43:05vous avez remarqué
00:43:08tout le monde
00:43:08rend hommage
00:43:09à l'ancien Premier ministre
00:43:10Edor Baladur
00:43:11qui nous a quittés
00:43:14et pendant la campagne
00:43:15de 95
00:43:16il y avait
00:43:16deux manières
00:43:17de faire de la politique
00:43:18il y avait d'un côté
00:43:20quelqu'un
00:43:20qui a été président
00:43:21de la République
00:43:22pour qui on a rendu respect
00:43:23également
00:43:23c'est Jacques Chirac
00:43:24qui disait
00:43:25je vous étonnerai
00:43:26par ma démagogie
00:43:28et l'autre côté
00:43:29vous avez
00:43:29Edor Baladur
00:43:30qui disait
00:43:30je ne ferai pas rêver
00:43:33les Français
00:43:33c'est très strict
00:43:34pour le coup
00:43:34parce que
00:43:35les faire rêver
00:43:36sans être sûr
00:43:36de le faire
00:43:36ensuite
00:43:37ce serait mentir
00:43:38et bien
00:43:39on ne ment pas
00:43:40pendant une campagne présidentielle
00:43:42aux Français
00:43:42en tout cas
00:43:42on ne ment plus
00:43:44en tout cas
00:43:44on ne mentira pas
00:43:45c'est pas avec Marine Le Pen
00:43:47qu'on mentira
00:43:47parce que
00:43:48il faut dire la vérité
00:43:49qu'est-ce qu'on reproche
00:43:49à Marine Le Pen aujourd'hui ?
00:43:50on reproche à Marine Le Pen
00:43:52d'être constante
00:43:53d'être cohérente
00:43:54ce projet de loi
00:43:55qui était une proposition de loi
00:43:56à l'époque
00:43:57nous l'avions proposé
00:43:59dès 2021
00:43:59c'était déjà dans le programme
00:44:01de Marine
00:44:02en 2022
00:44:04cette proposition de loi
00:44:06qui est référendaire
00:44:06en effet
00:44:07pour lui donner plus de force
00:44:08pour qu'elle ait le soutien
00:44:09de l'ensemble
00:44:10du peuple français
00:44:11cette proposition de loi
00:44:13elle existe depuis
00:44:14des années
00:44:14dans notre projet
00:44:15elle est soutenue
00:44:16vous l'avez rappelé
00:44:17par 69%
00:44:18des Français
00:44:19et nous ne
00:44:21comment dire
00:44:21nous ne la renierons pas
00:44:22il y a une petite élite
00:44:24toujours la même
00:44:25médiatico-politique
00:44:26de gauche
00:44:27qui souhaite
00:44:28notre retrait là-dessus
00:44:30on ne se retirera pas
00:44:31est-ce que cette mesure
00:44:32est légitime
00:44:33juste parce qu'elle est portée
00:44:34par le RN ?
00:44:35elle est légitime
00:44:36parce qu'elle est soutenue
00:44:37par tous les Français
00:44:37elle est légitime
00:44:38parce qu'elle rappelle
00:44:40des fondamentaux
00:44:41elle rappelle
00:44:42comme d'ailleurs
00:44:44nous donne le droit
00:44:45et la législation
00:44:47enfin comment dire
00:44:48et la jurisprudence
00:44:49et les juridictions françaises
00:44:51et les juridictions européennes
00:44:53elle nous donne
00:44:54le droit
00:44:54de déterminer
00:44:56l'ordre public
00:44:57par rapport
00:44:58aux nécessités
00:44:59de la vie en commun
00:45:00et nous considérons
00:45:01que porter le voile
00:45:03dans l'espace public
00:45:05ce n'est pas
00:45:06une vie
00:45:07en commun
00:45:09française
00:45:09tout simplement
00:45:10Franck Alizio
00:45:11en direct
00:45:11sur un député
00:45:12RN des Bouches-du-Rolles
00:45:13on ne comprend pas
00:45:14ce tollé
00:45:15ou plutôt
00:45:15on comprend mieux
00:45:16ce tollé
00:45:16on marque une pause
00:45:17on revient
00:45:18on a Elisabeth
00:45:18qui nous appelle
00:45:19d'Ile-de-France
00:45:19on a Daniel
00:45:20qui nous appelle
00:45:21de Marseille
00:45:21les français
00:45:22sont remontés
00:45:23pourquoi ?
00:45:24parce qu'ils sont 69%
00:45:26à vouloir
00:45:27que le voile
00:45:28soit interdit
00:45:29et ils ne comprennent pas
00:45:30cette polémique
00:45:31on en parle sur Europe 1
00:45:31vous pouvez échanger
00:45:32avec notre invité
00:45:33Franck Alizio
00:45:34député
00:45:34Rassemblement National
00:45:35des Bouches-du-Rhône
00:45:36au 01-80-20-39-21
00:45:38c'est le numéro
00:45:39non surtaxé
00:45:39pour appeler
00:45:40Christine Kelly
00:45:41sur Europe 1
00:45:42Europe 1
00:45:43Christine Kelly
00:45:45et vous
00:45:45Christine Kelly
00:45:46et vous
00:45:46sur Europe 1
00:45:47c'est de 11h
00:45:48à 13h
00:45:49il est 12h17
00:45:51nous parlons du voile
00:45:52avec cette question
00:45:53pourquoi une mesure populaire
00:45:55provoque-t-elle
00:45:55une telle polémique
00:45:56avec nous
00:45:57pour en débattre
00:45:58Gabriel Cloussel
00:45:58Arthur de Vatrigan
00:45:59notre invité aussi
00:46:00Franck Alizio
00:46:01député Rassemblement
00:46:02des Bouches-du-Rhône
00:46:04et nos auditeurs nombreux
00:46:05à nous appeler
00:46:06sur ce sujet
00:46:06au 01-80-20-39-21
00:46:08Christine
00:46:09Bonjour Elisabeth
00:46:10vous nous appelez
00:46:11d'Île-de-France
00:46:11et vous dites que
00:46:12sur le fond
00:46:12vous êtes d'accord
00:46:13le voile n'a rien à faire
00:46:15dans l'espace public
00:46:16mais dites-nous pourquoi
00:46:18Alors pour moi
00:46:19bonjour d'ailleurs
00:46:21bonjour Christine
00:46:22bonjour à vous
00:46:23bon le voile
00:46:25n'a rien à faire
00:46:26parce qu'on est en France
00:46:27on est en France
00:46:28on vit à la française
00:46:30moi si je vais au Maroc
00:46:32en Algérie
00:46:32ou dans un autre pays
00:46:34je ne vais pas me balader
00:46:35en short
00:46:35je respecte le pays
00:46:37qui m'accueille
00:46:38déjà premièrement
00:46:40deuxièmement
00:46:41ce qui me gêne
00:46:42dans ce port de voile
00:46:43c'est
00:46:44il y a le voile
00:46:45mais il y a
00:46:46l'accoutrement
00:46:47qui va avec
00:46:48ces dames
00:46:49ou ces jeunes filles
00:46:50portent un uniforme
00:46:52soit noir
00:46:54soit marron
00:46:56de nos jours
00:46:57là
00:46:57il est interdit
00:46:58de masquer le visage
00:46:59elles ont déjà
00:47:00trouvé l'astuce
00:47:02elles portent
00:47:03un masque
00:47:03vous savez
00:47:04les masques
00:47:05sanitaire
00:47:08généralement
00:47:09elles le prennent noir
00:47:11alors
00:47:12pourquoi ça me gêne
00:47:14ça me gêne
00:47:14parce que je suis une femme
00:47:16une femme des années 80
00:47:18comme on dit
00:47:18j'ai lutté
00:47:20pour l'indépendance
00:47:21des femmes
00:47:22pour le respect
00:47:22de la femme
00:47:24c'est
00:47:25c'est islamiste
00:47:26parce que
00:47:26ce ne sont pas
00:47:27tous les gens
00:47:28qui pratiquent l'islam
00:47:29c'est de l'islamisme
00:47:31politique
00:47:31ils mélangent
00:47:33ils se servent
00:47:33de leur religion
00:47:34pour faire de la politique
00:47:36déjà ça faut bien
00:47:37se le mettre
00:47:37dans la tête
00:47:38ces gens là
00:47:40soumettent la femme
00:47:41ne respectent pas
00:47:42la femme
00:47:43la femme
00:47:43c'est une certière
00:47:45en France
00:47:46ça n'a pas lieu d'être
00:47:47en France
00:47:48l'homme
00:47:48et la femme
00:47:49ont les mêmes droits
00:47:51voilà
00:47:52il faut peut-être
00:47:52leur faire rentrer
00:47:53ça dans la tête
00:47:55maintenant
00:47:57donner une amende
00:47:58aux femmes
00:47:59qui portent le voile
00:48:00à mon avis
00:48:01là
00:48:02le RN
00:48:02que j'aime
00:48:04particulièrement
00:48:04se trompe
00:48:05déjà
00:48:06il faudrait
00:48:06qu'il y ait
00:48:07beaucoup d'agents
00:48:07de police
00:48:08pour faire
00:48:09verbaliser
00:48:10ces dames
00:48:11en plus
00:48:14c'est pas tellement
00:48:15ça qu'il faut voir
00:48:16il faut voir ça
00:48:16au long terme
00:48:18on commence
00:48:19par l'entrée
00:48:20à l'école
00:48:20parce qu'il y a
00:48:21des enfants
00:48:21qui sont élevés
00:48:22par des parents
00:48:23islamiques
00:48:24donc ils ont
00:48:25une éducation
00:48:26islamiste
00:48:27dès tout petit
00:48:28ils parlent
00:48:29très peu français
00:48:30enfin j'en passe
00:48:31c'est des meilleurs
00:48:31donc dès l'entrée
00:48:33en primaire
00:48:34et jusqu'à l'année
00:48:35du bac
00:48:35jusqu'à la terminale
00:48:36on porte un uniforme
00:48:38le même
00:48:39pour les filles
00:48:40et les garçons
00:48:40un jean
00:48:41un t-shirt
00:48:42un jean
00:48:42un pull
00:48:43enfin voilà
00:48:44si pendant
00:48:45toutes ces années
00:48:46ces enfants
00:48:47ont vu
00:48:48qu'en France
00:48:49l'homme
00:48:49et la femme
00:48:50étaient égales
00:48:51peut-être que
00:48:53quand ils auront
00:48:53leurs 18 ans
00:48:54passés
00:48:55ils auront
00:48:55une autre petite
00:48:56on leur aura
00:48:58ouvert les yeux
00:48:58merci
00:48:59merci beaucoup
00:49:00Elisabeth
00:49:01pour ce regard
00:49:02vous portez en direct
00:49:03sur Europe
00:49:04Franck Alizio
00:49:04député des Mojuron
00:49:05elle dit
00:49:06le REN se trompe
00:49:06je suis déjà
00:49:08totalement d'accord
00:49:08sur l'uniforme
00:49:09évidemment
00:49:10ça fait partie
00:49:10enfin la tenue uniforme
00:49:11pour être précis
00:49:12ça fait partie
00:49:12ça fait partie
00:49:14du projet
00:49:16de Marine
00:49:17et ce matin même
00:49:18j'ai fait
00:49:19une intervention
00:49:20là-dessus d'ailleurs
00:49:21pour dire
00:49:22qu'on nous l'avait
00:49:23promis encore une fois
00:49:24et ce n'est toujours pas
00:49:25en place
00:49:25et ça le sera
00:49:26l'an prochain
00:49:27à la rentrée
00:49:28avec Marine Présidente
00:49:31pour l'amende
00:49:31on ne va pas
00:49:33polémiquer
00:49:34mais moi je ne sais pas
00:49:35comment on applique
00:49:36une loi
00:49:36si à un moment donné
00:49:37il n'y a pas une sanction
00:49:38au bout
00:49:38c'est tout simple
00:49:39oui c'est ça
00:49:39parce qu'on prend l'exemple
00:49:40d'autres pays
00:49:41alors qu'effectivement
00:49:42dans les autres pays
00:49:42il y a des sanctions
00:49:43qui sont appliquées
00:49:44oui il faut une sanction
00:49:45et puis comme le dit
00:49:46assez simplement
00:49:48et clairement
00:49:49Jordan
00:49:50on a bien trouvé
00:49:50des moyens
00:49:51pour aller
00:49:52que les policiers
00:49:53aillent chercher
00:49:54des autorisations
00:49:54pour que vous sortiez
00:49:55de chez vous
00:49:56pour aller faire
00:49:56pipi de votre chien
00:49:57pendant le Covid
00:49:58donc à un moment donné
00:50:00pour certaines choses
00:50:00c'est possible
00:50:01pour d'autres choses
00:50:02ce n'est pas possible
00:50:03non évidemment
00:50:04que ce sera faisable
00:50:05et encore une fois
00:50:06il faut revenir
00:50:07sur l'essentiel
00:50:08l'essentiel
00:50:09c'est que dans certains
00:50:10quartiers
00:50:10aujourd'hui
00:50:11dans notre pays
00:50:12et bien
00:50:12pour être tranquille
00:50:13les femmes doivent sortir
00:50:16couvertes
00:50:16doivent sortir
00:50:17avec un voile
00:50:18donc ça ce n'est pas possible
00:50:20et au-delà de ça
00:50:21d'ailleurs
00:50:21dans ce projet de loi
00:50:22il y a beaucoup de choses
00:50:23il y a l'interdiction du voile
00:50:25certes
00:50:25mais il y a également
00:50:26l'expulsion
00:50:27des islamistes étrangers
00:50:29il y a la dissolution
00:50:30des organisations
00:50:31et des associations islamistes
00:50:33il y a
00:50:34fermé les mosquées
00:50:35radicales
00:50:35c'est un projet
00:50:36global
00:50:38de lutte
00:50:39contre les idéologies
00:50:40islamistes
00:50:41parce que cette idéologie islamiste
00:50:42c'est une idéologie politique
00:50:44dangereuse
00:50:45extrémiste
00:50:46il faut la combattre
00:50:47qui nous appelle de Marseille
00:50:48Gabriel Cluzel
00:50:49et Arthur de Vintrigan
00:50:51moi je suis étonnée
00:50:53par la réflexion
00:50:54que font certains
00:50:55c'est-à-dire de dire
00:50:56oui
00:50:58je suis contre le voile
00:50:59dans notre pays
00:51:00c'est pas une civilité
00:51:01française
00:51:01etc
00:51:01mais on ne peut rien faire
00:51:03vous voyez je trouve ça
00:51:04extrêmement démissionnaire
00:51:05alors de fait
00:51:08interdire le voile
00:51:08c'est compliqué
00:51:09mais vous savez
00:51:10tout ce qui va devoir
00:51:11être fait dans ce pays
00:51:11va être très très très compliqué
00:51:14donc c'est vrai que
00:51:15ça me choque un peu
00:51:16par exemple
00:51:17d'entendre des gens
00:51:18chez LR dire
00:51:18ah il est trop tard
00:51:19c'est vrai
00:51:20c'est vrai qu'il y a
00:51:22trop de voiles islamiques
00:51:23tant pis
00:51:24ne faisons rien
00:51:24mais c'est exactement
00:51:26ce que l'on reproche
00:51:26à tous les partis de gouvernement
00:51:28ces dernières années
00:51:29donc je crois que
00:51:30celui qui arrivera
00:51:31au gouvernement
00:51:32soit il fait quelque chose
00:51:33soit il a décidé d'endiguer
00:51:35cet islam politique conquérant
00:51:37soit
00:51:37écoutez
00:51:38il va repartir
00:51:39comme les autres
00:51:39encore une fois
00:51:40dans la GN de feu électoral
00:51:41c'est-à-dire qu'il devra
00:51:42passer son tour
00:51:43Boalem Sansal disait
00:51:44que le 2027
00:51:46sera l'élection présidentielle
00:51:48la plus importante
00:51:48de l'histoire française
00:51:50depuis la première guerre mondiale
00:51:51il faudra faire des choses
00:51:53Arthur de Vatrigan
00:51:54si le débat
00:51:55prend autant feu
00:51:57c'est parce que
00:51:57beaucoup ont compris
00:51:58que le voile
00:51:59institutionnalisé
00:52:00un communautarisme
00:52:01c'était pas seulement
00:52:01qu'un vêtement
00:52:02alors évidemment
00:52:03évidemment que des femmes
00:52:04et des jeunes femmes
00:52:05portent le voile librement
00:52:06il n'y a pas de problème
00:52:06sauf que
00:52:07cette stratégie du voile
00:52:08a été écrite
00:52:09et déclarée
00:52:10prenez Youssouf El Karadawi
00:52:11qui était le chef spirituel
00:52:12des frères musulmans
00:52:14il l'a écrit en 2022
00:52:15avec vos lois démocratiques
00:52:17nous vous coloniserons
00:52:18avec nos lois coraniques
00:52:19nous vous dominerons
00:52:20loi démocratique
00:52:21c'est au nom de ma liberté
00:52:22ce qu'on entend comme prétexte
00:52:23je me voile
00:52:23mais une fois que vous êtes voilé
00:52:25et que vous voulez sortir
00:52:25de votre quartier
00:52:26vous ne pouvez pas
00:52:27et depuis le Covid
00:52:27je ne veux plus entendre
00:52:28rien d'être possible
00:52:29ou tout est impossible
00:52:30Arthur de Vatrigan
00:52:31en direct sur Europe 1
00:52:33Daniel
00:52:33vous nous appelez de Marseille
00:52:34vous dites que vous pensez
00:52:35que Marine Le Pen
00:52:36n'a pas bien joué
00:52:37c'est à dire ?
00:52:39je pense comme
00:52:40la première auditrice
00:52:41bonjour d'abord
00:52:41bonjour Daniel
00:52:42je pense comme
00:52:43la première auditrice
00:52:44que c'est une
00:52:45je suis totalement d'accord
00:52:47avec tout ce qu'elle a dit
00:52:48nous sommes dans
00:52:49une république laïque
00:52:51donc dans le cas
00:52:52d'une république laïque
00:52:52que les manifestations religieuses
00:52:56externes à la communauté
00:52:58ou au chez soi
00:53:00normalement n'ont pas lieu d'être
00:53:03que des professionnels
00:53:06entre guillemets
00:53:07comme les religieuses
00:53:08comme les imams
00:53:09comme les rabbins
00:53:10et leur tenue
00:53:11ça me paraît logique
00:53:13en ce qui concerne
00:53:14donc ce référendum
00:53:16je trouve que cette question
00:53:17est très mal posée
00:53:18parce que qu'est-ce que c'est
00:53:19que le voile
00:53:19est-ce que c'est le hijab
00:53:21est-ce que c'est le niqab
00:53:22est-ce que c'est tout ça
00:53:23des femmes
00:53:24des chrétiennes
00:53:26des catholiques
00:53:26qui rentrent dans une église
00:53:28avec un voile
00:53:29ça n'a rien à voir
00:53:30c'est un foulard
00:53:31ça n'a rien à voir
00:53:32mais la confusion est née
00:53:34de cette manière
00:53:35de présenter les choses
00:53:37dites plutôt
00:53:38contre
00:53:39une tenue islamiste
00:53:41et comme le disait
00:53:42la première auditrice
00:53:44ces tenues
00:53:45qui font peur d'ailleurs
00:53:46donc quand on se retrouve
00:53:48dans la rue
00:53:48ou dans une grande surface
00:53:50avec des gens
00:53:50qui sont en burqa
00:53:51ou en hijab
00:53:53ça fait un peu froid
00:53:55dans le dos
00:53:55pour quelqu'un
00:53:56qui n'est pas habitué à ça
00:53:57merci Daniel
00:53:58donc faisons
00:54:00l'interdiction
00:54:01des tenues
00:54:03islamistes
00:54:03mais ne rentrons pas
00:54:05dans cette présentation
00:54:06qui est de dire
00:54:07contre le voile
00:54:07parce que le voile
00:54:08pour moi
00:54:09c'est tout à fait acceptable
00:54:11d'avoir une personne
00:54:12qui a un voile
00:54:13sur la tête
00:54:13il n'y a rien
00:54:15de provoquant
00:54:16à cela
00:54:16merci Daniel
00:54:17de nous avoir appelé
00:54:18de Marseille
00:54:19on marque une pause
00:54:20et revient avec
00:54:20Franck Alizio
00:54:22député
00:54:22RN des Bouches-du-Rhône
00:54:24pour conclure
00:54:25sur ce sujet
00:54:26du voile
00:54:27pourquoi une mesure populaire
00:54:28provoque-t-elle
00:54:29une telle polémique
00:54:30et nous accueillons
00:54:31en même temps
00:54:31dans le studio d'Europe 1
00:54:32les comédiens
00:54:33de Tu te laisses aller
00:54:34la comédie
00:54:35sur la famille
00:54:36à l'épreuve
00:54:37des générations
00:54:37à voir au théâtre
00:54:38la grande comédie
00:54:39avec Fabrice Blain
00:54:40notamment
00:54:4112h26 sur Europe 1
00:54:42vous écoutez Christine Kelly
00:54:43et vous de 11h à 13h
00:54:44et vous réagissez
00:54:45en appelant Christine Kelly
00:54:46au 01-90-20-39-21
00:54:49on vous attend
00:54:49au standard d'Europe 1
00:54:50le numéro est non
00:54:51surtaxé
00:54:52à tous
00:54:54Europe 1
00:54:5711h-13h
00:54:58Christine Kelly et vous
00:55:00dans un instant
00:55:01nous allons accueillir
00:55:02les comédiens
00:55:03de la troupe
00:55:04tu te laisses aller
00:55:04dans le studio d'Europe 1
00:55:06pour sourire
00:55:07et réfléchir
00:55:08au niveau de la famille
00:55:09mais d'abord
00:55:10Franck Alizio
00:55:11avec tous ces appels
00:55:12que nous avons eus
00:55:13sur le voile
00:55:14et cette question
00:55:15pourquoi une mesure
00:55:16rapopulaire
00:55:16provoque-t-elle
00:55:17une telle polémique
00:55:17le mot de la fin
00:55:18vous inquiète
00:55:19député RN
00:55:20des Bouches-du-Rhône
00:55:21et bien tout simplement
00:55:23face à l'importance
00:55:24face au défi
00:55:25de cette menace
00:55:26islamiste
00:55:27qui existe toujours
00:55:28on déjoue
00:55:29tous les 45 jours
00:55:30en France
00:55:31on déjoue un attentat
00:55:32il y a un attentat
00:55:33qui est déjoué
00:55:33donc à partir de là
00:55:35il n'y a pas de si
00:55:36on le fera
00:55:37parce que c'est nécessaire
00:55:38de le faire
00:55:38on le fera
00:55:39parce que nous
00:55:40avec nous
00:55:40il n'y aura pas
00:55:41d'accommodement
00:55:43raisonnable
00:55:43avec l'islamisme
00:55:44il n'y aura pas
00:55:45de discussion
00:55:46il n'y aura pas
00:55:47de copinage
00:55:47avec l'islamisme
00:55:49et le voile
00:55:50est l'étendard
00:55:51politique
00:55:52de l'islamisme
00:55:53le voile
00:55:54est un étendard
00:55:55c'est l'étendard
00:55:56de l'islamisme
00:55:56on le combattra
00:55:57toute la gauche
00:55:58je vais vous faire
00:55:58les citations
00:55:59M. Valls
00:56:00M. Mélenchon
00:56:00M. Hollande
00:56:01M. Hamon
00:56:02ils ont tous dit
00:56:03que le voile
00:56:04n'était pas compatible
00:56:05avec les valeurs
00:56:05de la république
00:56:06et aujourd'hui
00:56:07il tourne kazakh
00:56:08il tourne kazakh
00:56:08pour des raisons
00:56:09électoralistes
00:56:10nous nous défendrons
00:56:11la France
00:56:11et les français
00:56:12et nous défendrons
00:56:13nos valeurs républicaines
00:56:15Franck Alizio
00:56:16député RN
00:56:16des Bouches-du-Rhône
00:56:17en direct
00:56:18sur Europe 1
00:56:19merci infiniment
00:56:21pour ce débat
00:56:22tu te laisses aller
00:56:24la famille
00:56:24à l'épreuve des générations
00:56:26et si pour parler
00:56:27de la France
00:56:27on regardait simplement
00:56:29une famille
00:56:30un couple
00:56:31après 45 ans de mariage
00:56:32une retraite
00:56:33pas si tranquille
00:56:33et une étudiante
00:56:34qui débarque dans leur vie
00:56:36tu te laisses aller
00:56:37faire rire
00:56:37des générations
00:56:38mais parle aussi
00:56:38de solitude
00:56:39de vieillesse
00:56:40de transmission
00:56:41la pièce
00:56:42est actuellement
00:56:43à la grande comédie
00:56:44elle est de Fabrice Blain
00:56:45installez-vous
00:56:46dans le studio d'Europe 1
00:56:47Christelle Rusito
00:56:48mise en scène
00:56:49par Christelle Rusito
00:56:51avec Cédric Claudic
00:56:53Fabrice Blain
00:56:54et Jeanne Brun
00:56:54alors il s'agit
00:56:55de Claudine et Michel
00:56:56après 45 ans de mariage
00:56:57qui ne parviennent plus
00:56:58vraiment à vivre ensemble
00:57:00mais pas davantage
00:57:01à se séparer
00:57:02pour améliorer
00:57:03leur retraite
00:57:04c'est intéressant
00:57:04ils louent une chambre
00:57:06à Tabata
00:57:06une jeune étudiante
00:57:08qui vient bouleverser
00:57:09leur quotidien
00:57:10vous êtes à l'antenne
00:57:11faisons comme si
00:57:13nous sommes
00:57:14carrément
00:57:15à la grande comédie
00:57:16et on vous écoute
00:57:17c'est sympa
00:57:18de faire de la télé
00:57:18je pense qu'il n'y a pas
00:57:19en fait un jour
00:57:19tu vois
00:57:20tu dis n'importe quoi
00:57:21Michel
00:57:21on est à Europe
00:57:22numéro 1
00:57:22avec la belle
00:57:23Christine Kelly
00:57:24c'est Christine Kelly
00:57:25ben oui
00:57:25ça je ne sais même pas
00:57:26quoi elle fait
00:57:27Christine Kelly
00:57:28c'est vrai qu'elle était
00:57:29trop d'emblanc belle
00:57:29oui moi je suis
00:57:31j'étais belle
00:57:31j'ai quand même été
00:57:32deuxième dauphine
00:57:32de l'élection
00:57:33Miss Camping
00:57:33à la Grande Motte
00:57:34en 73
00:57:35aujourd'hui
00:57:36ce serait la grosse motte
00:57:37mais t'es vu
00:57:38mais vous allez vous calmer
00:57:40tous les deux là
00:57:42attendez
00:57:42j'ai ma copine
00:57:42qui m'appelle
00:57:44ouais allo
00:57:45ouais j'étais à la soirée hier
00:57:47ah oui avec Larisse
00:57:48non mais la go
00:57:48elle a eu trop le seum
00:57:49le mec l'a complètement ghosté
00:57:50elle n'a même pas un regard
00:57:51quoi ?
00:57:52bon après elle a dit
00:57:53qu'elle s'emballait
00:57:54qu'elle s'emballait
00:57:54et que c'est qu'un boloss
00:57:55hein ?
00:57:55mais parle en quelle langue
00:57:56j'en ai pas une dans le palier
00:57:58alors je suis un traducteur bientôt
00:58:01ah ouais c'était terrible la soirée
00:58:02et en plus il y avait mon crush
00:58:04c'est mon crush ?
00:58:05bah oui c'est le chocolat
00:58:06avec du riz soufflé
00:58:08mais si je t'en ai parlé
00:58:09tu sais là le bon pain
00:58:11ah fais comme moi
00:58:12elle le mange avec du pain
00:58:13ah bah attends meuf je te laisse
00:58:14d'ailleurs il m'appelle
00:58:15ouais
00:58:17allo ?
00:58:17ouais tu sors de la salle de sport ?
00:58:19ah bah ouais j'ai vu ton six-pack
00:58:21six-pack c'est quoi ça ?
00:58:23oui oui j'ai regardé sur internet
00:58:24parce qu'elle en parle souvent
00:58:25six-pack
00:58:26abdominaux
00:58:28et d'ailleurs ça te dit là
00:58:29qu'on se capte dans deux heures ?
00:58:31bon allez s'il te plaît
00:58:32ça me fait bader quand on se voit pas
00:58:33bader je l'ai aussi bader
00:58:35bader
00:58:36ça m'a rend triste
00:58:37ah je bad je suis triste
00:58:40non mais vas-y il est relou ton daron
00:58:42ah daron non disait mon vieux
00:58:44non
00:58:44bon c'est vrai merci chaton
00:58:47chaton c'est un petit animal
00:58:47je le ferais
00:58:48je sais pas
00:58:49faut arrêter de m'en prendre
00:58:49pour un con on sait
00:58:51ok bah je t'ai fait des bisous
00:58:52oui moi aussi je t'aime
00:58:53bisous mon chaton d'amour
00:58:55bisous
00:58:57alors je suis allée voir cette pièce
00:59:00à la grande comédie
00:59:01et j'ai adoré
00:59:03pourquoi ?
00:59:04parce qu'on parle de cette différence générationnelle
00:59:08on parle de ce couple
00:59:10ce vieux couple
00:59:11voilà qui fait venir cette jeune fille
00:59:13donc vous avez entendu Tabata
00:59:14pour pouvoir un peu améliorer les finances
00:59:18et voilà que tout change un peu dans la vie au quotidien
00:59:21Fabrice Blin
00:59:22quel message vous voulez faire passer à travers cette pièce ?
00:59:25eh bien avec la co-auteur Christelle Résito
00:59:27l'idée c'était de parler un peu quand même de ces couples
00:59:29qui se parlent mal
00:59:30pour tout vous dire
00:59:31j'ai vu mes parents
00:59:32mes parents qui ne parlaient pas très gentiment
00:59:34et mon père est décédé il y a un an et demi
00:59:38j'ai vu ma mère sur le cercueil dire
00:59:39mon amour c'était 35 ans de bonheur
00:59:42et avec ma femme on s'est regardé
00:59:43on disait mais de qui elle parle ?
00:59:45de qui elle parle ?
00:59:46et on a vu que c'était très répandu
00:59:49plein de gens
00:59:50comme ça ne savent plus se parler
00:59:51sont rentrés dans des non-dits
00:59:54surtout des pics
00:59:55des choses pas très gentilles
00:59:56et à force ça fait mal
00:59:59et on s'est dit que ça serait marrant
01:00:01de voir toute cette chose-là
01:00:02bousculer par une étudiante
01:00:04un peu fraîche et jeune
01:00:06et qui n'a pas sa langue dans sa poche
01:00:08Gabriel Cluzel
01:00:09qu'est-ce que ça vous évoque
01:00:10vous
01:00:11lorsqu'on parle justement de la famille
01:00:13de cette histoire
01:00:14parce que j'ai beaucoup rigolé
01:00:15alors ils m'ont dit qu'on entendait que moi dans la salle
01:00:17c'est vrai
01:00:19vous avez un air communiqué
01:00:22qui est-ce qui a écrit la pièce ?
01:00:24c'est vous Fabrie Cluzel ?
01:00:25oui avec Christelle Resulto
01:00:27d'accord mais c'est incroyable
01:00:28parce que les répliques sont exceptionnelles
01:00:30et puis c'est intéressant de voir Gabriel Cluzel
01:00:32justement ce fossé générationnel
01:00:36ces seigneurs qui sont isolés
01:00:37qui sont face à cette jeune fille Tabata
01:00:40qui sont en train de rentrer dans une sorte de nouvelle vie
01:00:43parce que cette jeune fille vient percuter en fait leur quotidien
01:00:46où ils n'arrêtent pas de se lancer des pics toute la journée
01:00:48qu'est-ce que ça vous évoque sur la notion de la famille ?
01:00:50non mais je trouve que c'est évidemment très intéressant
01:00:52moi je sors de l'été
01:00:54il se trouve que j'ai vécu sous un toit
01:00:55sur lequel il y avait quatre générations
01:00:57et c'est vrai que c'est amusant de voir cette confrontation
01:01:01de fait les jeunes apprennent le vocabulaire
01:01:03je me souviens des grands-parents qui demandaient
01:01:05c'est quoi une DA ?
01:01:07parce que tout le monde disait sans arrêt
01:01:08c'est pas ma DA
01:01:09c'est ma direction artistique
01:01:11visiblement c'est devenu un mot dans le langage courant
01:01:14donc c'est vrai que c'est très amusant
01:01:15moi je crois que le message à passer
01:01:16c'est aussi qu'il faut que les jeunes générations aillent voir leurs grands-parents
01:01:18parce que vous savez beaucoup de gens font de l'humanitaire
01:01:20ils vont voir leur lointain mais un peu moins leur prochain
01:01:22ça vaut le coup d'aller faire une petite crapette avec un grand-père
01:01:25qui parfois paraît avoir mauvais caractère
01:01:27mais en fait on le découvre
01:01:28et puis ce qu'il raconte là
01:01:30il y a un moment où il ne pourra plus le raconter
01:01:32et on ne sait pas à quel moment il pourra plus le raconter
01:01:34et on le regrettera
01:01:34donc je trouve que c'est important de savoir faire de l'humanitaire de proximité
01:01:38si je puis me permettre
01:01:39absolument
01:01:41on a ça sous la main nos grands-parents
01:01:42ça brise plein
01:01:42oui on a ça sous la main
01:01:44et on ne sait pas jusqu'à quand
01:01:45voilà
01:01:45en plus
01:01:46exactement
01:01:47Arthur de Vintrigan
01:01:48avant de donner la parole ensuite à Cédric et nos autres invités
01:01:51mais c'est vrai qu'en vous écoutant
01:01:53on revit des scènes qu'on a vécues enfant
01:01:55où l'enfant voit toujours les disputes de leurs parents
01:01:58ou de ses parents
01:01:59et ne voit jamais les réconciliations
01:02:00et donc généralement le lendemain il dit
01:02:02vous n'êtes pas encore divorcés
01:02:03qu'est-ce qui se passe
01:02:04ben non en fait on s'est réconciliés
01:02:05c'est vrai
01:02:06c'est vrai que les parents ne montrent jamais la réconciliation
01:02:10qui peut être aussi par orale
01:02:12aux enfants
01:02:12et c'est vrai qu'on a un regard complètement différent
01:02:14et puis évidemment les grands-parents qui se disputent tout le temps
01:02:17c'est intéressant
01:02:17mais ça veut dire quand même finalement
01:02:19que la dispute ça prouve encore qu'il y a un peu d'amour
01:02:21parce que le jour où on ne se dispute plus
01:02:22c'est quand même le sentiment
01:02:23on a plein à se dire
01:02:24plein à reprocher
01:02:25donc c'est-à-dire qu'on n'est plus concerné par quelque chose
01:02:27et c'est là où c'est le début de la fin
01:02:29absolument
01:02:30alors vous Cédric Claudic
01:02:32quel message vous avez envie de faire passer
01:02:34vous aussi à travers cette pièce
01:02:35un message sur la famille
01:02:36sur la génération
01:02:37oui mais je crois que Fabrice a tout dit
01:02:39vous êtes tous les deux très très très très
01:02:41enfin tous les trois
01:02:42très impressionnant
01:02:43non mais c'est vrai dans les répliques
01:02:45dans la façon
01:02:46le déguisement
01:02:47la posture
01:02:48enfin vraiment on rigole du début à la fin
01:02:50mais quel message pardon
01:02:51c'est un écran
01:02:51oh j'ai pas de message particulier
01:02:53mais j'ai souri tout à l'heure
01:02:54parce que le conflit des générations
01:02:56on le vit tous les trois
01:02:57nous quand on part en tournée
01:02:58avec Jade qui est la plus jeune
01:03:00donc pour elle on est déjà les deux vieux
01:03:03donc en voiture on met la radio
01:03:05on écoute des chansons
01:03:05on écoute des chansons qu'elle n'écoute plus
01:03:07il y a un échange
01:03:08donc on en prend plein la tronche
01:03:11généralement sur des kilomètres
01:03:13nous savons déjà ce que c'est un petit peu
01:03:17mais aussi l'amusement
01:03:18oui oui bien sûr
01:03:20alors moi j'ai une fille
01:03:21qui a 12 ans
01:03:23et elle était aussi
01:03:25elle est venue à insister aussi
01:03:26elle s'est mise au fond de la salle
01:03:28avec sa copine
01:03:29et à chaque fois
01:03:30je me retournais vers elle
01:03:31et je lui faisais
01:03:32ouais ok
01:03:32on se reconnait bien
01:03:33parce qu'elle a un langage
01:03:36incroyable
01:03:37pour essayer de comprendre
01:03:39ce qu'elle dit
01:03:40c'est incroyable
01:03:41quand même
01:03:41elle n'a que 12 ans
01:03:42je veux dire
01:03:42il y a des messages
01:03:44des mots
01:03:44des verbes
01:03:45des sujets
01:03:46des figures
01:03:47dont elle parle
01:03:48mais t'es complètement perdue
01:03:50et Tabata
01:03:50qu'est-ce que ça vous fait
01:03:51effectivement
01:03:52de représenter
01:03:53cette image
01:03:53de cette nouvelle génération
01:03:55par rapport aux seniors
01:03:56qui sont
01:03:57à qui vous donnez une claque
01:03:59en fait finalement
01:03:59bah oui c'est ça
01:04:00non je trouve qu'il y a
01:04:02du coup
01:04:02il y a un vrai partage
01:04:03même effectivement
01:04:04sur ces mots de jeunes
01:04:07même moi je suis larguée
01:04:07sur les mots actuels
01:04:08sûrement de votre fille
01:04:09moi j'ai 23 ans
01:04:10et je pense qu'il y a des mots
01:04:12aujourd'hui
01:04:12Jade Brun en direct d'Europe
01:04:14je pense qu'aujourd'hui
01:04:15il y a des mots
01:04:16que même moi
01:04:16j'ai du mal à comprendre
01:04:17il y a des mots
01:04:18qui nous ont dit
01:04:18que ces mots
01:04:19étaient déjà démodés
01:04:19dans la place
01:04:20c'est très vite
01:04:21oui ça va
01:04:22mais du coup
01:04:23c'est autrefois
01:04:24ils avaient déjà leurs mots
01:04:26mais c'est intéressant
01:04:27même de se comprendre
01:04:28il y en a plein
01:04:28qui viennent nous voir
01:04:29en nous disant
01:04:29j'ai enfin compris
01:04:30ce que ça voulait dire
01:04:31et alors redites-moi
01:04:32je vais noter
01:04:33sur un petit carnet
01:04:34moi aussi
01:04:34parce qu'effectivement
01:04:35je ne comprends pas
01:04:35ma petite fille
01:04:36je ne comprends pas
01:04:36ma fille
01:04:37donc ouais
01:04:38c'est agréable
01:04:39et moi j'aime bien
01:04:40l'idée dans cette pièce
01:04:40de se dire
01:04:41qu'on est d'accord
01:04:43on voit comment
01:04:43la famille
01:04:47est piétinée aujourd'hui
01:04:48on voit comment
01:04:49les seigneurs
01:04:49sont isolés aujourd'hui
01:04:51et je trouve
01:04:51que c'est une superbe idée
01:04:53de se dire
01:04:53qu'on fait venir
01:04:54une jeune étudiante
01:04:55à la maison
01:04:55pour pouvoir
01:04:56à la fois peut-être
01:04:57arrondir ses fins de mois
01:04:58et sa retraite
01:04:59et puis à la fois
01:05:00donner un peu de piquant
01:05:01à cette famille
01:05:03et je trouve
01:05:04que l'idée
01:05:05elle est exceptionnelle
01:05:05on marque une pause
01:05:06on revient sur Europe 1
01:05:07tu te laisses aller
01:05:09c'est une pièce
01:05:10à voir à la grande comédie
01:05:11à Paris
01:05:12il faut absolument
01:05:13aller voir cette pièce
01:05:15il est 2h43
01:05:15tout de suite
01:05:16avec Christine Kelly
01:05:17sur Europe 1
01:05:17Europe 1
01:05:20Christine Kelly et vous
01:05:21la suite sur Europe 1
01:05:23un peu de légèreté
01:05:24juste avant 13h
01:05:25puisque nous recevons
01:05:26les 3 comédiens
01:05:28de la pièce
01:05:29tu te laisses aller
01:05:29la comédie
01:05:30la famille à l'épreuve
01:05:31et génération
01:05:32à voir au théâtre
01:05:32de la grande comédie
01:05:34donc avec nous
01:05:34Fabrice Blain
01:05:35il y a aussi
01:05:36Cédric Claudic
01:05:36et Jade Brun
01:05:38Fabrice Blain
01:05:39qui joue le rôle
01:05:41de Claudine
01:05:41dans la pièce
01:05:42il tourne dans un premier film
01:05:44à 15 ans
01:05:44Vivre ma vie
01:05:45et devient également
01:05:46animateur radio
01:05:47pendant 10 ans
01:05:48sur la radio
01:05:49Ado FM
01:05:49ça vous fait quoi
01:05:50d'être à la radio
01:05:50du coup ce matin ?
01:05:51Je retrouve
01:05:52toutes ces choses
01:05:53font que j'ai raté
01:05:54toutes mes études
01:05:54bien sûr
01:05:55c'était beaucoup plus passionnant
01:05:56de faire des films
01:05:57et de la radio
01:05:58mais j'adore
01:06:00j'adore la radio
01:06:00c'est un super média
01:06:01à 27 ans
01:06:02vous avez décidé
01:06:02de monter sur les planches
01:06:04pour One Man Show
01:06:04programmé au Point Virgule
01:06:06et vous êtes l'auteur
01:06:06aujourd'hui
01:06:07d'une vingtaine de pièces
01:06:08c'est ça
01:06:08c'est repéré d'ailleurs
01:06:09par Philippe Bouvard
01:06:10qui vient de nous quitter
01:06:11nous deux d'ailleurs
01:06:12avec Cédric Claudic
01:06:14qui joue le rôle de Michel
01:06:15dans la pièce
01:06:16après deux années
01:06:17au cours Florent
01:06:18et douze mois
01:06:19dans la deuxième division
01:06:20blindée de Saturic
01:06:21Cédric Claudic
01:06:22c'est ça ?
01:06:23il a fait son service militaire
01:06:25c'est un erreur comédien
01:06:27de moi
01:06:27vraiment je suis objecteur
01:06:28qui a enchaîné
01:06:29les spectacles
01:06:30avec une régularité
01:06:31réconfortante
01:06:32vous avez joué
01:06:33dans une vingtaine de pièces
01:06:34oui
01:06:35vous êtes époustouflant
01:06:36quand même
01:06:36c'est très gentil
01:06:37c'est vrai de faire
01:06:38ce vieux sur scène
01:06:39alors que vous n'êtes pas
01:06:40si vieux que ça
01:06:41alors j'ai expliqué
01:06:41à votre fille
01:06:42parce qu'elle s'est demandé
01:06:43comment je me faisais
01:06:43pour avoir l'air si vieux
01:06:44pendant une heure et qu'un
01:06:45je lui dis
01:06:45dès que je mets les chaussons
01:06:47j'y suis
01:06:48ah c'est vrai ?
01:06:49ah c'est vrai ?
01:06:50le jour où j'ai porté
01:06:51les charentais
01:06:51j'ai trouvé la démarche
01:06:53la voix tout
01:06:54incroyable
01:06:54la posture
01:06:55un peu courbée
01:06:56oui
01:06:58Jade Brun
01:06:58vous jouez le rôle
01:06:59de Tabata
01:07:00vous avez débuté
01:07:01le théâtre
01:07:02il y a 4 ans
01:07:03à l'âge de 4 ans
01:07:04à l'âge de 4 ans
01:07:05c'est-à-dire ?
01:07:05comment ça ?
01:07:06alors parce que
01:07:06ma mère avait une association
01:07:09de théâtre
01:07:10donc j'ai commencé
01:07:11avec elle
01:07:12dès toute petite
01:07:13et ça ne m'a jamais quittée
01:07:14et vous participez
01:07:16à votre premier festival
01:07:17d'Avignon
01:07:17à tout juste 14 ans
01:07:19votre répertoire
01:07:19est très diversifié
01:07:21allant des spectacles
01:07:21pour enfants
01:07:22au rôle de Suzanne
01:07:22dans le mariage
01:07:24de Figaro
01:07:24au théâtre du Lucerne
01:07:27en passant par des pièces
01:07:28dans des troupes indépendantes
01:07:30et puis on embrasse
01:07:31Christelle Rosito
01:07:32qui n'est pas là
01:07:32mais qui est co-auteur
01:07:34et metteur en scène
01:07:35pour Tu te laisses aller
01:07:36qui se joue
01:07:37à la grande comédie
01:07:38à Paris
01:07:38jusqu'au 13 octobre
01:07:40on peut écouter
01:07:40peut-être quelques répliques ?
01:07:42allez c'est parti
01:07:43arrête de me coller
01:07:44comme ça
01:07:45j'en ai marre
01:07:46de vous entendre
01:07:46vous engueuler
01:07:46vous voulez pas
01:07:47vous dire des choses
01:07:48gentilles plutôt ?
01:07:49allez rapprochez-vous
01:07:50on y est là ?
01:07:52voilà on n'est pas mieux
01:07:52là côte à côte ?
01:07:54ça fait un moment
01:07:54qu'on ne lui sent plus
01:07:55les côtes
01:07:58la proximité des corps
01:07:59c'est hyper important
01:07:59il faut se redécouvrir
01:08:01l'un l'autre
01:08:01l'amour ça passe par le toucher
01:08:03ah et j'ai même lu quelque part
01:08:05que ça passait par le nez aussi
01:08:06tiens sentez-vous
01:08:07le nez ?
01:08:08on parle vite
01:08:08moi j'ai le nez bouché
01:08:09depuis 15 jours
01:08:10ah bah Michel
01:08:11et pourquoi moi ?
01:08:14oh là là
01:08:16quoi ?
01:08:17ah bah Claudine
01:08:17c'est indéniable
01:08:19tu sens
01:08:19la chanquoise
01:08:20bah laisse moi finir
01:08:21t'as entendu un point
01:08:22à la fin de la phrase
01:08:23oui mais termine ta phrase
01:08:23laisse moi finir
01:08:24tu sens la lavande
01:08:26voilà
01:08:27ah bah bravo
01:08:28tu as raison de lire
01:08:29dans les toilettes
01:08:30voilà que des choses méchantes
01:08:32tout le temps
01:08:32bon Michel
01:08:33par le nez
01:08:34le nez
01:08:35oui
01:08:37quelque chose de gentil
01:08:38quelque chose de gentil
01:08:39voilà
01:08:40ah bah ouais
01:08:41Claudine
01:08:42t'as de beaux cheveux
01:08:43tu sais
01:08:43ah bah en plus
01:08:44je suis allé chez le coiffeur
01:08:44regarde
01:08:45il m'a fait un dégradé
01:08:46ah bah tout est dégradé
01:08:47de toute façon
01:08:49à ton tour
01:08:50Claudine
01:08:50dis quelque chose de gentil
01:08:51à Michel
01:08:52quelque chose qui vient du coeur
01:08:53du coeur ?
01:08:54quoi ?
01:08:55mais non pas du coeur
01:08:56du coeur
01:08:56ah bah c'est encore plus loin
01:08:57chez moi
01:08:58alors
01:08:58bon alors
01:08:59Michel
01:09:00bon ça va pas être simple
01:09:02ce que j'aime le plus
01:09:03chez toi depuis toujours
01:09:04c'est ton regard
01:09:05mon regard
01:09:06oui
01:09:06mon regard te plaît à ce point
01:09:07ah oui
01:09:08un regard exceptionnel
01:09:09entre le veau et le basset
01:09:11ou la vieille garce
01:09:15Fabrice Blain
01:09:16Cédric Claudic
01:09:17Jeanne Brun
01:09:18pour
01:09:18tu te laisses aller
01:09:19à voir à la
01:09:19grande comédie
01:09:21à Paris
01:09:21jusqu'au 13 octobre
01:09:23Gabriel Cluzel
01:09:24Arthur
01:09:24est-ce que la famille
01:09:26protège-t-elle encore
01:09:27de l'isolement
01:09:28les générations
01:09:29savent-elles encore
01:09:29se parler
01:09:30qu'est-ce que Tabata
01:09:31apprend au plus âgé
01:09:33inversement
01:09:33finalement ?
01:09:35moi Tabata
01:09:36ça me rappelle
01:09:36la petite
01:09:37c'était quoi
01:09:38ma soeur bien-aimée
01:09:40la petite fille
01:09:41non ?
01:09:42ma soeur bien-aimée
01:09:43vous savez
01:09:44je crois que c'est
01:09:45les petits frères
01:09:46des pauvres
01:09:46qui ont
01:09:48qui mesurent
01:09:49le nombre
01:09:50qui se mesurent
01:09:51par centaines
01:09:52de milliers
01:09:52de personnes
01:09:53complètement
01:09:54en mort sociale
01:09:55qui ne voient
01:09:55personne
01:09:56donc c'est quand même
01:09:57devenu quelque chose
01:09:58de tout à fait
01:09:58tragique
01:09:59moi je pense
01:10:01que la famille
01:10:02protège de cela
01:10:03évidemment
01:10:04mais ça demande
01:10:04des efforts
01:10:05et vous avez raison
01:10:06de votre échange
01:10:08là où les jeunes
01:10:09disent
01:10:09dites-vous des choses
01:10:10gentilles
01:10:11ça demande des efforts
01:10:12mais ça demande
01:10:12des efforts
01:10:13dans les deux sens
01:10:13c'est-à-dire que
01:10:14les jeunes
01:10:15quand ils vont voir
01:10:15leurs grands-parents
01:10:16il faut qu'ils acceptent
01:10:17il faut qu'ils acceptent
01:10:18une oreille un peu dure
01:10:19une histoire répétée
01:10:20cent fois
01:10:21et puis aussi
01:10:22qu'on leur demande
01:10:22des nouvelles
01:10:23de leurs études
01:10:25ça marchait
01:10:25ton bac
01:10:26bah non
01:10:26je l'ai loupé
01:10:26bon bah tant pis
01:10:27on accepte quand même
01:10:28de parler de ce sujet-là
01:10:29voilà ça demande des efforts
01:10:30de part et d'autre
01:10:31mais c'est important
01:10:32l'échange
01:10:32la communication
01:10:33la force de la famille
01:10:36les relations intergénérationnelles
01:10:38est-ce qu'on peut faire rire aussi
01:10:40de la vieillesse
01:10:41sans s'en moquer
01:10:42je sais pas Fabrice Blain
01:10:43vous qui avez écrit cette pièce
01:10:45parce qu'on se moque aussi un peu
01:10:46de la vieillesse
01:10:47et est-ce qu'on peut faire rire
01:10:49de la vieillesse
01:10:50bah oui
01:10:50parce qu'elle est un peu maladroite
01:10:51de temps en temps
01:10:52la vieillesse
01:10:52on sait pas bien se servir
01:10:54parfois d'un téléphone
01:10:55d'une application
01:10:55on est un peu ralenti
01:10:57on se fait engueuler
01:10:58donc oui
01:10:59on peut s'en moquer un peu
01:11:00mais il y a quelque chose de tendre aussi
01:11:02et de compatissant
01:11:03on voit bien
01:11:04que des fois
01:11:04on a l'impression
01:11:05d'être de bonobos
01:11:06devant un téléphone
01:11:06oui c'est vrai
01:11:07pour un certain jeune
01:11:08oui tout le monde se reconnait
01:11:09mais c'est vrai
01:11:10on se reconnait
01:11:10par rapport aux plus jeunes que nous
01:11:12mais on est toujours le vieux de quelqu'un
01:11:13on est toujours le vieux de quelqu'un
01:11:14et il y a des jeunes vieux
01:11:15il y a des jeunes vieux aussi
01:11:17et Cédric Claudic
01:11:19est-ce qu'on peut rire
01:11:20effectivement de la vieillesse
01:11:21c'est même primordial
01:11:22oui oui bien sûr
01:11:23ça je dirais presque
01:11:24ça détend
01:11:25ça détend
01:11:26ça maintient en vie
01:11:27tout le monde
01:11:27et puis voilà
01:11:28il y a une petite partie aussi
01:11:30dans cette pièce
01:11:31qui me touche beaucoup
01:11:32c'est lorsque vous
01:11:32donc Claudine et Michel
01:11:35vous montrez à quel point
01:11:36votre fils qui est au Canada
01:11:37ne vous parle plus
01:11:39ça m'a fait mal au coeur
01:11:40parce que c'est aussi
01:11:41la réalité aujourd'hui
01:11:42de la famille
01:11:42oui il y a des enfants
01:11:43qui sont partis loin parfois
01:11:44et qui ne parlent plus
01:11:45à leurs parents
01:11:46seulement pour demander de l'argent
01:11:48seulement peut-être
01:11:49pour demander de l'aide
01:11:50mais il n'y a plus
01:11:51cette communication
01:11:52avec les parents
01:11:53ça parle ça aussi
01:11:54oui parce qu'il y a un petit fils
01:11:55qu'on ne voit pas
01:11:55il y a 5 ans
01:11:57et Jade Brun
01:11:58vient combler un manque
01:11:59un manque
01:12:00de ces deux personnes
01:12:02et voilà
01:12:03mais ça arrive beaucoup
01:12:04ça aussi
01:12:04ça arrive énormément
01:12:05Jade Brun
01:12:06vous au quotidien
01:12:07dans votre famille
01:12:09comment ça se passe
01:12:09est-ce que par exemple
01:12:10la pièce
01:12:11vous a changé
01:12:12peut-être votre quotidien
01:12:13votre rapport
01:12:14à votre famille
01:12:15votre rapport
01:12:15à vos grands-parents
01:12:16alors moi j'ai toujours été
01:12:17très proche de mes grands-parents
01:12:18oui
01:12:19donc mais oui
01:12:20ça fait se poser des questions
01:12:23alors moi
01:12:23je reconnais mes grands-parents
01:12:25dans ce couple
01:12:27ma grand-mère
01:12:28paternelle
01:12:29est décédée
01:12:30mais
01:12:31ils s'engueulaient tout le temps
01:12:32et puis effectivement
01:12:33quand elle est décédée
01:12:34mon grand-père
01:12:35ça a créé un manque horrible
01:12:37alors qu'ils n'arrêtaient pas
01:12:38de se disputer
01:12:39on avait du mal
01:12:40à distinguer l'amour
01:12:41mais finalement
01:12:42il était là
01:12:42donc non
01:12:43pour moi
01:12:44c'est très important
01:12:45de voir ses grands-parents
01:12:46d'échanger en permanence
01:12:49oui
01:12:50moi j'adore
01:12:51cette pièce
01:12:51vraiment
01:12:51pour la notion
01:12:52de la famille
01:12:53qu'il y a derrière
01:12:54Arthur de Matrigan
01:12:55au fond
01:12:55qu'est-ce qui tient
01:12:55une famille
01:12:56quand tout le reste
01:12:57se défait
01:12:59le problème
01:12:59c'est qu'il y a
01:13:00les liens du sang
01:13:00qu'on dit
01:13:01qui sont indéfectibles
01:13:02mais le problème
01:13:02c'est quand on ne se voit plus
01:13:03les liens du sang
01:13:04ça reste quand même
01:13:05très théorique
01:13:05et si on peut
01:13:07comparer avec
01:13:07la société chinoise
01:13:09vous savez
01:13:09où la famille
01:13:11fonctionne très bien
01:13:12où les grands-parents
01:13:12gardent les enfants
01:13:13et les parents
01:13:14s'occupent ensuite
01:13:14des grands-parents
01:13:16mais pourquoi ?
01:13:16c'est parce qu'en fait
01:13:17ils habitent au même endroit
01:13:18ils habitent dans le même logement
01:13:19ils habitent dans le même immeuble
01:13:20en France
01:13:20l'histoire
01:13:23la géographie
01:13:24l'urbanisation
01:13:25l'exode
01:13:25tout ça
01:13:26a fait que
01:13:27chacun vit aujourd'hui
01:13:27dans une cage à lapin
01:13:28parce qu'on vit tous
01:13:29en ville
01:13:30en ville
01:13:30dans une cage à lapin
01:13:31vous ne pouvez pas
01:13:33recevoir vos parents
01:13:34et vos parents
01:13:35ne peuvent pas recevoir
01:13:35leurs petits-enfants
01:13:36ce qui fait que ce lien
01:13:37est coupé naturellement
01:13:38alors au-delà
01:13:39de la théorie sympathique
01:13:40de la famille
01:13:41c'est aussi pratique
01:13:41une famille
01:13:42quand vous avez besoin
01:13:43de faire garder vos enfants
01:13:44parce qu'ils sont malades
01:13:45ou parce qu'il y a grève
01:13:46les grands-parents sont là
01:13:47pendant les vacances
01:13:48c'est pareil
01:13:49et quand vous-même
01:13:50vous êtes parent
01:13:51et que vous êtes malade
01:13:51vous êtes content
01:13:52que vos enfants viennent
01:13:53mais rien n'a été fait
01:13:54pour qu'on perpétue
01:13:56cette famille-là
01:13:56parce que géographiquement
01:13:57on ne va plus au même endroit
01:13:58merci en tout cas
01:13:59merci à tous
01:14:00d'avoir été en direction européenne
01:14:01merci à la pétillante
01:14:03Jade Debrun
01:14:04merci à Cédric Claudic
01:14:06merci beaucoup
01:14:07à Fabrice Blain
01:14:07courez voir cette pièce
01:14:09puisqu'il faut refaire famille
01:14:11très important
01:14:11pour moi il n'y a pas
01:14:12de société sans famille
01:14:14courez voir cette pièce
01:14:16tu te laisses aller
01:14:16jusqu'au 13 octobre
01:14:18à la grande comédie à Paris
01:14:19et bien sûr
01:14:20ils partent aussi en tournée
01:14:21dans un instant
01:14:22c'est Europe 1 Info
01:14:24avec Clélie Mathias
01:14:25restez bien à l'écoute
01:14:27sur Europe 1
01:14:27Clélie Mathias
01:14:28qui arrive dans quelques minutes
01:14:30à tout de suite
01:14:32et puis on va voir cette pièce
01:14:32sur Europe 1

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