Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur les propos visionnaires de Philippe de Villiers.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Je vous parlais de Philippe De Villiers qui est visionnaire.
00:04Bon, parce que ce qui est important avec les hommes politiques,
00:08c'est de voir ceux qui se sont le moins trompés.
00:11Bon, la droite c'est un naufrage, je ne peux pas vous dire autre chose.
00:15La droite c'est un naufrage, depuis 80 c'est un naufrage, depuis 86.
00:19La campagne de 86 était excellente, mais hélas, pas toute la droite, bien sûr, pas tout le monde.
00:24Mais la bataille culturelle à droite n'a pas été menée.
00:28Et là vous allez voir un échange que je trouve vraiment formidable,
00:33où Jack Lang et Alain Juppé se sont fait Philippe De Villiers.
00:37Philippe De Villiers annonce le monde d'aujourd'hui.
00:40Et peut-être que la France est passée à côté de Philippe De Villiers.
00:43Et que peut-être le plus grand ratage de la France des 40 dernières années, c'est Philippe De Villiers.
00:48Peut-être.
00:50Et vous avez Alain Juppé et Jack Lang qui sont ensemble, comme par hasard, l'UMP-S.
00:56Ce n'était pas l'UMP à l'époque, mais c'est les mêmes.
00:58En fait, c'est les mêmes.
01:01Blanc-bonnet et bonnet blanc, plique et bloc.
01:04Et voyez cet échange qui en dit beaucoup.
01:07Alors évidemment, c'est trop tard.
01:09Mais c'est passionnant de voir ce qui s'est dit, je ne sais pas si c'était il y
01:12a 30 ans.
01:13Écoutez cet échange.
01:14Un Libyen qui entre en Sicile le 2 janvier 1993, c'est comme s'il était en France.
01:25Mais avant Maastricht, Philippe De Villiers, avant Maastricht, il n'y a pas de visa.
01:30Après Maastricht, il lui faut un visa.
01:32Il faut dire la vérité.
01:33C'est-à-dire qu'à partir du 2 janvier 1993, il ne se passera rien parce que le 2
01:37janvier 1993, Maastricht ne sera pas.
01:40– Vous êtes en train de nous dire que Maastricht ne s'appliquera pas.
01:43– Plus tard.
01:44– Plus tard.
01:44– Quelle confusion.
01:46– C'est pas tout mélangé.
01:48– C'est vraiment.
01:49– L'exemple de l'amalgame, c'est malhonnête intellectuellement.
01:56C'est malhonnête moralement que de mélanger tout et de tromper.
01:59Vous cherchez à tromper et à faire peur.
02:01– Mais non, parce que vous manipulez les textes, vous trompez, vous dites des choses qui sont fausses.
02:06Ce n'est pas acceptable que sur une affaire aussi grave, vous puissiez jouer avec des textes.
02:09– Il ne faut pas vous énerver, M. Lang, il ne faut pas vous énerver.
02:11Alain Juppé ne nous a pas dit s'il était pour le démantèlement, au-delà des querelles juridiques,
02:15actes uniques, accord Schengen, etc., s'il était pour le démantèlement des contrôles aux frontières internes ou non.
02:21Mais moi, ce que j'ai sous les yeux…
02:23– Si, je l'ai dit.
02:24– Je peux vous répondre, M. Bélier, parce que vous m'avez interpellé sur ce point, je vais vous dire.
02:29Moi, je suis pour l'application des accords de Schengen négociés par le gouvernement de Jacques Chirac
02:34et pour l'application du traité de Maestrich qui nous permettra d'avoir des moyens supplémentaires
02:39de lutter contre l'immigration irrégulière en provenance de l'extérieur de la communauté.
02:44– Le malheur, c'est que les accords de Schengen que j'ai ici disent ceci…
02:47– Accords de Schengen, libre circulation.
02:48– Les frontières intérieures peuvent être franchies en tout lieu sans qu'un contrôle des personnes soit effectué.
02:54– Bien sûr, les frontières intérieures, oui.
02:55– C'est-à-dire que c'est la fin des contrôles aux frontières.
02:58– Et la circulaire, le projet de directive, le projet de directive qui va être discuté par le Conseil dans
03:04quelques jours,
03:05dit ceci, l'abolition de tous les contrôles, formalité, procédure, vérification, examen, inspection,
03:12appelé si après contrôles aux frontières intérieures,
03:15à l'instar de l'absence des contrôles aux frontières entre les régions à l'intérieur d'un marché national.
03:21En d'autres termes, pour m'adresser aux téléspectateurs, vous prenez un quartier,
03:25et puis on vous dit, voilà, à partir de ce soir, on va boucler le quartier,
03:30il y aura des îlotiers en vélo moteur qui font le tour et qui contrôleront que vraiment les gens qui
03:35viennent sont des gens sans problème,
03:37et puis vous, vous défaites vos serrures.
03:39Il n'y a aucun problème.
03:41Eh bien moi je dis, ça n'est pas raisonnable.
03:42Quand on voit ce qui se passe en ce moment, le problème de l'insécurité,
03:45le problème de la drogue qui est en vente libre sur le marché libre d'Amsterdam,
03:50eh bien avec les trains transnationaux, il n'y aura même pas de contrôle dans les bagages.
03:54– Vous connaissez la goutte d'or, M. De Villiers ?
03:56– Ça n'est pas sérieux.
03:56– La drogue y est déjà aussi en vente quasiment libre,
03:59parce que le gouvernement français ne fait pas son travail,
04:02parce que le gouvernement français ne fait pas son travail.
04:04Ne confondons pas tout.
04:05– Ah mais ça, il faut vous adresser à M. Lange.
04:06– Oui, mais je me suis déjà adressé à lui, je n'ai pas attendu votre invitation.
04:09– C'est pas le débat d'aujourd'hui.
04:10– Mais si, mais c'est important, madame,
04:12parce que je crois qu'on est en train de tout mélanger.
04:14Si un certain nombre de choses sont en train de se passer aujourd'hui en France,
04:18ça n'est pas, pour l'essentiel, la faute de la Commission ou de l'Europe.
04:22– Ben si, en fait, ben si.
04:26Et c'est ça qui est terrible.
04:27Ces gens ont bradé la France, et on en est là aujourd'hui,
04:30et c'est terrible, hein ?
04:32Ça date de 1992.
04:34– Une semaine avant le référendum.
04:36– Et la fausse colère de Jacqueline, etc.
04:38– C'est terrible, l'arrogance.
04:41Et c'est ça qui est difficile aujourd'hui.
04:43– Ce qui est étonnant, c'est la composition du plateau, quand même.
04:46C'est-à-dire qu'à l'époque, vous invitez Philippe de Villiers,
04:48vous dites, on va mettre face à lui deux ténors, quand même.
04:53Mais on choisit, et Juppé, Premier ministre, Jacques Lanck,
04:58et parce qu'on ne va pas le laisser trop parler.
05:00– Mais parce qu'ils se sont mis d'accord pendant des années,
05:03ils étaient d'accord sur ces sujets, sécurité, immigration, c'est tout, c'est les mêmes.
05:07– Et puis Juppé, il fallait surtout se débarquer,
05:10à l'époque de ceux qui avaient un autre discours.
05:13Qu'est-ce que vous voulez que je dise ?
05:14Et on paye toutes les factures.
05:15– On parlait de systémisme tout à l'heure.
05:17M. Juppé a érigé M. Tarek Obrou,
05:20extraire musulman comme étant un supplétif de l'islam en France.
05:23Voilà, chacun a ses responsabilités.
05:25– Sous-titrage M. T Shell Weevil

Recommandations