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  • il y a 6 semaines
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00On va revenir en France avec la politique et Jordan Bardella qui fait sa rentrée, premier déplacement de campagne à
00:07la foire de Chalon en Champagne.
00:08Il promet de mettre toute son énergie pour que Marine Le Pen l'emporte.
00:12Interview exceptionnel accordé à notre journaliste Marie Chantret.
00:17Elle sera à découvrir ce soir cet entretien exclusif dans son intégralité à 19h sur notre antenne.
00:24Tiens Marie Chantret, on va vous retrouver justement sur place à Chalon en Champagne.
00:27Vous qui avez échangé longuement avec Jordan Bardella.
00:30Dans quel état d'esprit est-il Jordan Bardella en cette rentrée ?
00:37Plutôt détendu, confiant sur la suite, je lis.
00:40Bonsoir à tous. Jordan Bardella avec qui on a échangé durant un peu plus d'une heure.
00:45Et évidemment on s'est attardé sur son sentiment d'après 7 juillet qui a confirmé la candidature de Marine
00:52Le Pen.
00:53Alors que durant des mois, des longs mois, il s'était préparé à reprendre le flambeau.
00:58Ni une déception, ni un soulagement avait-il dit le 8 juillet, l'air un peu renfrogné, l'air un
01:03peu bougant.
01:04J'ai évidemment interrogé le président du Rassemblement National.
01:08C'était humain finalement de sentir une forme de désillusion.
01:13Ses sentiments aujourd'hui ne l'habitent pas.
01:15Mais il faut prendre en compte que quand même, il a mis près d'un mois et demi, plus d
01:19'un mois et demi à reprendre la parole.
01:21Écoutez cet extrait justement qu'atteint son sentiment, ses sentiments et sa relation avec Marine Le Pen.
01:28– Marine Le Pen a aujourd'hui entre ses mains, par sa décision et par aujourd'hui, si j'en
01:35crois,
01:35les estimations dans les intentions de vote, une responsabilité importante sur ses épaules,
01:40à savoir le destin de notre pays, le destin des Français.
01:43Et ma responsabilité et mon devoir d'homme politique, soucieux de ce que deviendra la France dans les prochaines années,
01:50soucieux de ce que sera la politique française et le quotidien des Français dans les prochains mois,
01:54d'être à ses côtés. C'est mon devoir, c'est ma responsabilité.
01:57Et que nos détracteurs et nos adversaires ne comptent pas sur moi pour faire preuve de déloyauté
02:02ou pour placer ce qui serait, ou dans la supputation d'un certain nombre d'observateurs,
02:08une ambition contrariée au-dessus de la France et au-dessus de l'unité de notre parti.
02:13Encore une fois, ça a été convenu ainsi.
02:16Et donc, je respecterai ma parole et je ferai campagne à ses côtés.
02:21Un entretien très politique sur la stratégie aussi de Jordan Bardella,
02:26parfois pas en totale, et bien à cointance avec celle de Marine Le Pen,
02:30notamment sur l'union des droites.
02:32Et vous le verrez dans cet entretien, il ne ménage pas ses coups,
02:34notamment à l'égard d'un certain Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à l'élection présidentielle,
02:40mais qui tend la main justement à ses électeurs.
02:43Jordan Bardella qui nous fait aussi des annonces.
02:45Si Marine Le Pen devait arriver à l'Elysée,
02:47et bien évidemment une dissolution serait prononcée
02:50et dans la foulée, l'organisation d'un référendum sur l'immigration.
02:55Entretien à suivre donc à partir de 19h.
02:58Et vous le verrez ici, même à Chalon,
03:00l'orage, la grosse pluie, nous a pas empêchés d'aller au bout de cet entretien.
03:05– Merci beaucoup Marie Chantret qui a bravé les éléments.
03:11Interview donc à retrouver à 19h dans son intégralité.
03:14J'accueille nos invités, Andréa Cotarac, député européen,
03:17porte-parole du Rassemblement national.
03:20Bienvenue à vous.
03:20– Je suis juste porte-parole, si je peux me permettre.
03:22– Ah pardon, d'accord, très bien, c'est déjà très bien.
03:26Pardonnez-moi, petite erreur sur ma fiche.
03:28– Vous en priez, par honnêteté pour vos auditeurs.
03:29– Xavier Iacovelli, sénateur démocrate et progressiste,
03:33vice-président du Sénat.
03:35On est avec Anthony Lebos, journaliste politique sur BFM TV.
03:39Andréa Cotarac, petite déception quand même pour Jordan Bardella,
03:46il parle de supposées ambitions contrariées.
03:49Elles l'ont été, non ?
03:50Lui qui se retrouve numéro 2 après avoir tant espéré être numéro 1.
03:55– Je ne sais pas s'il a tant espéré, en tout cas il s'est préparé.
03:58Et on ne peut pas reprocher à Jordan Bardella de se préparer à la plus haute fonction,
04:01pas parce qu'il a décidé de se préparer,
04:04mais parce que Marine Le Pen était la candidate naturelle
04:06et qu'une décision de justice devait décider.
04:09Bon, depuis le 7 juillet, Marine Le Pen est notre candidate,
04:13à moi, Jordan Bardella, au parti et à l'ensemble des électeurs.
04:17Et elle se présente, favorite de cette élection si l'on en croit les sondages.
04:21Maintenant, ce ne sont que des sondages et il nous reste à rassembler le peuple français.
04:26En réalité, le camp du peuple, c'est le Rassemblement national.
04:28Le syndicat des Français, c'est le Rassemblement national.
04:31Et j'invite chacun de vos auditeurs qui s'y intéressent
04:34à se connecter sur marinelepen.com, mais à participer avec nous.
04:36– Ces sondages, Xavier Ecovalli, ils vous font peur ?
04:40Marine Le Pen, quand on le voit, est extrêmement loin,
04:43devance absolument tout le monde et est donnée gagnante au second tour.
04:49– Alors, vous dire que c'est très rassurant pour le clan que je représente,
04:52c'est-à-dire le socle commun, ceux qui aspirent en fait à continuer
04:56à essayer de préserver l'unité de notre pays face aux deux extrêmes,
05:00je ne vais pas vous dire que je suis rassuré.
05:02Non, bien sûr, les sondages, c'est une image à l'instant T.
05:05C'est une image qui est effectivement inquiétante pour l'avenir de la France.
05:08Et encore, moi je pense qu'il faut aussi relativiser les choses,
05:11c'est-à-dire qu'il reste encore huit mois de campagne,
05:13huit mois pour convaincre les Français,
05:15huit mois pour démontrer aussi qu'à la fois le programme de Jean-Luc Mélenchon
05:18et le programme de Marine Le Pen sont dangereux pour la France
05:21et que moi je fais confiance aux Français et à leur choix lors de ces élections.
05:26Donc il y a huit mois de campagne et je pense qu'il ne faut pas faire le résultat
05:29avant que la campagne soit faite.
05:31– Anthony Nébos, sur une frustration supposée de Jordan Bardella
05:35en cette rentrée politique.
05:36– Mais il a pu ressentir une frustration parce qu'il s'est préparé quand même
05:39depuis de nombreux mois à prendre la relève,
05:42à porter cette candidature présidentielle avec ce flou judiciaire
05:45concernant Marine Le Pen qui finalement a été levée.
05:47Maintenant c'est elle la candidate, c'est elle qui est aux manettes,
05:50c'est elle qui fixe la ligne, c'est elle qui a tout tranché
05:52et qu'il faudra écouter si on veut connaître les positions
05:55et les propositions du Rassemblement national.
05:58Alors quand même, moi ce qui m'a interpellé dans son point presse ce matin à Jordan Bardella,
06:01c'est un, il dit qu'il est candidat toujours mais au poste de Premier ministre.
06:06– Parce que c'est en cas d'élection, non ? Je le comprends comme ça.
06:09– Oui, alors encore une fois, il y aura des élections législatives, une dissolution,
06:13il faudrait que le Rassemblement national obtienne une majorité assez large.
06:16Et puis deuxième chose…
06:17– Mais ça veut dire quoi, pardon ?
06:18Ça veut dire que son poste, sa désignation en cas de victoire n'est pas assurée ?
06:23– Il faut quand même passer par une dissolution, il faut gagner des élections législatives,
06:27il faut obtenir une majorité assez large qui lui permettrait effectivement
06:30d'être nommée convenablement par Marine Le Pen au poste de Premier ministre.
06:34Et puis une dernière chose, moi ce qui m'a frappé aussi dans ce point presse ce matin,
06:37c'est qu'il a rappelé un article de la Constitution en disant et en martelant
06:40que c'était le Premier ministre et le gouvernement qui déterminent et conduit la politique de la nation.
06:44Ce n'est pas anodin que de le rappeler, sans doute, veut-il le rappeler
06:47parce qu'il veut aussi cranter sa position et montrer qu'il aura un rôle prépondérant dans cette campagne
06:51parce que la question qui est posée aussi c'est quelle place Marine Le Pen laissera à Jordan Bardella pendant
06:56cette campagne ?
06:56– Ça c'est une question, quelle place lui laissera ?
06:58Ce sera lui qui gouvernera réellement si elle est présidente ?
07:01– En fait la conduite de la nation, ce n'est pas Jordan Bardella qui l'a inventée,
07:04c'est la Constitution de la Ve République.
07:05Le Premier ministre, comme vous l'avez dit, le gouvernement conduise la politique de la nation.
07:11Donc c'est exactement ce qu'a rappelé Jordan Bardella
07:12et c'est exactement comme ça que Marine Le Pen l'a présentée,
07:15y compris encore il y a quelques jours où elle a dit qu'on ferait campagne ensemble avec Jordan Bardella.
07:20Maintenant, ce qui nous importe, nous, maintenant que l'organigramme et l'organisation est prête,
07:24c'est surtout de faire face au bilan.
07:26Vous avez dit que l'extrême ou je ne sais quoi était dangereuse pour la France.
07:30Moi je suppose que c'est le bilan surtout qui est catastrophique
07:33parce que là encore, on ne s'amuse pas à venir sur votre plateau
07:36pour essayer de convaincre les Français pour créer la rupture.
07:38On a un bilan de dix années de macronisme, dix années du bloc prétendument raisonnable.
07:42Record de pauvreté, record de défaillances d'entreprises,
07:45record de défaillances y compris sur le budget avec plus de 1 000 milliards de dettes supplémentaires.
07:50Pardon, ce n'est pas nous qui l'avons inventé, c'est vous.
07:53Il y a un bilan et donc il y a la question des solutions et de la cohérence des solutions.
07:58Or, ce qu'on remarque dans les propositions du Rassemblement national,
08:04c'est ces divergences sur la question des retraites.
08:08Marine Le Pen qui souhaite un retour à l'âge de 62 ans,
08:12elle l'a redit devant le MEDEF.
08:14Jordan Bardella, lui, ces derniers mois, quand il faisait campagne,
08:18au poste possible de président,
08:21il se disait favorable à l'abandon de la mesure d'âge de départ à la retraite
08:23et à l'établissement d'un pilier de cotisation.
08:25Elle n'y a absolument pas fait référence lors du débat devant le MEDEF,
08:29comme si toutes les propositions plus libérales de Jordan Bardella,
08:33on les mettait sous le tapis et on propose quelque chose de totalement différent.
08:37Alors, si je puis me permettre, Jordan Bardella, comme Marine Le Pen,
08:40Jordan Bardella en 2024, comme Marine Le Pen en 2022 à l'élection présidentielle,
08:45ont exactement le même projet.
08:47C'est-à-dire, quand vous commencez à travailler tôt,
08:50et donc à un travail qui est plutôt pénible,
08:53puisque vous n'êtes pas architecte à 18 ans,
08:55mais vous avez des travaux pénibles,
08:57et bien vous avez le droit de partir à 60 ans avec 40 annuités.
09:00Mais là, la Marine Le Pen de 2026 et le Jordan Bardella de 2026,
09:03est-ce que vous dites qu'ils ont exactement le même projet ?
09:06C'est le même projet, c'est exactement le même projet,
09:08et je peux vous garantir aujourd'hui que Jordan Bardella défendra
09:12la réforme du programme présidentiel de Marine Le Pen,
09:15ce n'est pas du tout un secret, il l'a fait en 2024,
09:17Marine Le Pen l'a fait en 2022.
09:19Et troisièmement, si je puis me permettre,
09:20puisque l'autre argument, c'est de dire,
09:21ah bah oui, mais la réforme de Marine Le Pen coûte cher 9 milliards,
09:25certains disent, etc.
09:27Oui, tout, mais beaucoup de choses coûtent cher.
09:28Je veux dire, 77 milliards d'exonération de cotisations patronales,
09:32ça coûte cher.
09:3415 milliards, 16 milliards sur les politiques migratoires,
09:3812 milliards sur les aides, l'AME,
09:41sur les prestations sociales non contributives aux primo-arrivants,
09:43ça coûte cher.
09:44Donc tout ça pour vous dire que ce sont des choix politiques à faire,
09:47et nous les ferons, je l'espère, en arrivant au pouvoir.
09:49Mais ce qui est clair, c'est que Marine Le Pen a clarifié
09:51la position du Rassemblement national,
09:52c'est l'aile effectivement mélenchoniste du Rassemblement national
09:56qui a gagné vis-à-vis de l'aile plutôt libérale
09:58qui a été portée par Jean-Nabar Delors.
10:00Et d'ailleurs, on le voit bien lors du débat au MEDEF d'hier,
10:05c'est clairement une ligne socialiste,
10:09voire même communiste,
10:10qui a été portée par Marine Le Pen.
10:12Et puis on le voit...
10:14Souffrez que je puisse répondre à votre monologue de tout à l'heure.
10:18– Non, mais c'est pas ça si vous avez des adjectifs...
10:19– Juste, moi, ce que je regarde...
10:21– Non, mais je regarde quelque chose de factuel.
10:22– J'ai donné des chiffres pour donner des chiffres.
10:24– Monsieur le porte-parole, je regarde quelque chose de factuel.
10:25Marine Le Pen qui dirige un groupe,
10:27le premier groupe de l'Assemblée nationale.
10:29Donc c'est elle qui fixe la ligne, c'est pas Jordan Bardella.
10:31D'accord ?
10:3236 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires
10:36sur le budget 2026.
10:38– Et combien de réduction sur les dépenses, monsieur ?
10:39– 36 milliards, augmentation de 25% des impôts des sociétés,
10:45augmentation du patrimoine et des économies
10:48et de l'épargne des Français.
10:49Ça, c'est du factuel.
10:50Vous pouvez tous...
10:51Les Français peuvent retrouver l'intégralité des amendements.
10:55Il faut que le Rassemblement national a voté d'ailleurs main dans la main
10:58avec LFI, avec les mélanchonistes.
11:01– Alors justement, elle est sous 3 000 milliards de dépenses.
11:04– Il nous a rejoint sur le plateau.
11:05Carlos Martins-Bilongo, vous êtes député à la FI du Val-d'Oise.
11:09Jordan Bardella, lors de cette rentrée politique à Châlons-en-Champagne,
11:12a été particulièrement virulent, vous concernant,
11:15votre parti, la France insoumise.
11:16Il répondait à une question, il était interrogé
11:18sur la question de la désobéissance civile.
11:20Mathilde Panot, mais pas que, Marine Pondelier également,
11:22explique que si Marine Le Pen arrive au pouvoir,
11:25il faut pouvoir désobéir.
11:28Écoutez la réponse de Jordan Bardella aujourd'hui.
11:31– L'attitude de la France insoumise en ce début de campagne
11:35est une attitude profondément inquiétante,
11:39qui vise d'ores et déjà à remettre en cause la paix civile dans notre pays.
11:42Mais la France insoumise et M. Mélenchon
11:43ne veulent pas gagner cette élection présidentielle.
11:46Ils ne veulent pas protéger les institutions,
11:47ils veulent les détruire.
11:48et je m'inquiète sur les intentions réelles de Jean-Luc Mélenchon.
11:52Je pense que les Français doivent se méfier dans cette campagne
11:55des apôtres de la post-France et de la guerre civile.
12:02– Vous êtes un apôtre de la guerre civile aux yeux de Jordan Bardella.
12:07Qu'est-ce que vous lui répondez ?
12:08– C'est grotesque.
12:11En tous les cas, la désobéissance, je pense que c'est François Durvie.
12:14Quand on a lu les éléments pourquoi l'économiste du RN s'est désengagé
12:20dans sa conseiller spéciale, M. Barbada,
12:24là c'est en plein, je reviens juste sur le sujet,
12:26c'était en plein moment sur le débat sur le MEDEF,
12:28Mme Le Pen commençait à expliquer son projet sur la retraite.
12:31C'est à ce moment-là qu'il a dépassé la sortie.
12:33– Il a décidé de claquer la porte pour resituer,
12:36c'est donc le conseiller considéré comme libéral et pro-patron,
12:40et elle s'est expliquée derrière, elle a dit
12:42c'est moi qui ai décidé de le mettre.
12:44– Exactement, ensuite on rentre dans une campagne
12:47qui va durer huit mois, on rentre sur le fond,
12:49bien heureusement en 2022 on n'a pas eu la chance de faire campagne
12:51sur les vrais sujets, il y avait la guerre en Ukraine
12:53qui a pris l'ensemble du temps,
12:56et sortir avec des petites phrases comme celle-ci, c'est regrettable.
12:59C'est Mme Tondelier qui a parlé des désobéissances civiles,
13:01ce qui peut s'entendre.
13:03Demain, si nous sommes gouvernés par une extrême droite au pouvoir
13:07qui remet en compte toutes nos libertés publiques,
13:10c'est normal que les syndicats, les militants associatifs
13:13pourront se lever et faire des manifestations.
13:15– Quitte à enfreindre la loi ?
13:16– Quitte à enfreindre la loi, ça dépend sur quel champ,
13:19mais si les lois mises en place par l'extrême droite
13:21vont au contraire de nos libertés,
13:24c'est normal que les syndicats ou les personnes
13:26puissent s'organiser sous la forme des obéissances civiles.
13:29Et il faut savoir que notre pays a été fondé
13:33devant des actes de désobéissance civile
13:35qui ont fait que aujourd'hui nous vivons dans une république.
13:38Si nous n'avons pas désobéi à des moments
13:39où nous avons eu le régime de Vichy,
13:42à ce moment-là,
13:43les personnes ont désobéi.
13:44Et on est bien heureux aujourd'hui.
13:46Dans chaque ville, on célèbre le journal de la Résistance,
13:51on célèbre des personnes qui ont été dans la Résistance
13:52et qui, à un moment donné dans leur histoire,
13:54ont été stigmatisées.
13:56– Donc vous maintenez cet appel à la désobéissance civile
13:59en cas de victoire du RN ?
14:01– En cas de victoire du RN,
14:02en cas de l'organisation de la politique libérale
14:04qui mettra en difficulté nos politiques publiques,
14:07oui, il faut parfois désobéir.
14:08– Non, simplement, vous voyez quand même le débat.
14:12J'ai tout à l'heure évoqué le plan justement de Marine Le Pen
14:15de réduire de 125 milliards sur 10 ans une trajectoire
14:19pour assainir les finances publiques.
14:21J'ai sorti des chiffres.
14:22On a des idées et on peut en débattre.
14:24Vous avez donné la parole au Bloc central
14:25qui a dit que c'était mélenchoniste et socialiste.
14:28Soit.
14:29Vous avez donné la parole à LFI
14:30qui nous comparent au régime de Vichy.
14:31On aura tout entendu.
14:32– Non, qui n'a pas tout à fait dit ça, pardonnez-moi.
14:34– Il dit qu'il a désobéissance civile,
14:37partie de notre histoire, c'était ses mots.
14:40– Exactement, d'ailleurs, je vais vous rappeler une chose.
14:42– Non, non, mais il réagissait aux propos de Jordan Bardella,
14:46votre patron qui dit que l'attitude de LFI
14:49remet en cause la paix civile,
14:51veut détruire les institutions
14:52et que les Français doivent se méfier des LFI.
14:55C'est un repotre de la guerre civile.
14:56– Et là-bas, c'est ton devier qui s'est dit.
14:57– Je vais vous dire, il y a le maire de Saint-Denis, LFI,
15:01vous-même, Madame Pannot,
15:03qui explique grosso modo qu'elle va prendre le maquis
15:06si le RN arrive au pouvoir.
15:08Pardon, mais il remet en cause
15:10pas la désobéissance de François Durie
15:11ou je ne sais quoi, la démocratie
15:13qui est une valeur inscrite
15:15dans l'article 1er de notre Constitution
15:17qui est la norme suprême qu'un peuple libre se donne,
15:20disait Jean-Jacques Rousseau.
15:21Quant aux résistants, je vous rappelle au passage
15:23qu'on a plus de 45 fondateurs
15:27dans notre parti qui étaient résistants,
15:28notamment le remplaçant de Jean Boulard.
15:30– Et troisièmement, Madame…
15:31– Non, non, non, non, non, attendez, attendez.
15:33– C'était d'autres camps, on va parvenir là-dessus.
15:35– Non, non, non, non, et dernier point.
15:37M. Bilingo parle des syndicats.
15:38– Les lepénistes, on le parle, sont pas très très résistants.
15:41– Je peux juste amener une phrase parce que…
15:43– Non, mais ils ont raison de vous répondre.
15:44– Oui, mais moi, j'ai raison.
15:46– Et troisièmement, M. Bilingo parle des syndicats.
15:49– Je lui rappellerai simplement que le RN est le premier parti des ouvriers,
15:53le premier parti des ouvriers.
15:56– M. Bilingo parle des syndicats, je lui rappelle simplement
15:59que le RN est le premier parti des ouvriers de ce pays,
16:01le premier parti des salariés, le premier parti des employés
16:04et le premier parti des chefs de TPE.
16:06Donc, si vous voulez, on est le camp du peuple.
16:07– Vous n'êtes pas encore le premier parti de France.
16:09– Et on est le premier parti de France à l'Assemblée nationale.
16:12– Si vous étiez le premier parti de France,
16:13vous auriez une majorité à l'Assemblée nationale
16:14et nous n'aurions pas de blocage comme vous l'organisez avec la LFI.
16:19– Depuis maintenant deux ans, le blocage du pays
16:21et le blocage du budget.
16:22– Je crois que le blocage commence dans le bloc central.
16:24– Aujourd'hui, vous refusez et vous menacez encore une fois
16:27une censure du budget.
16:28– C'est la démocratie, cher monsieur.
16:30– Mais bien sûr, la constitution vous permet
16:33de bloquer le pays.
16:35– Mais après, vous avez une responsabilité.
16:36– Il n'y a pas eu d'alliance avec la LFI.
16:38– La responsabilité, votre responsabilité, c'est que vous aspirez…
16:40– Il y a eu des désistements des deux côtés.
16:41– M. Darmanin était rélu grâce à l'AFI.
16:44– Vous aspirez à gouverner ce pays.
16:47Vous êtes incapable de prendre vos responsabilités.
16:48déjà maintenant.
16:49Et la première des responsabilités d'un parlementaire,
16:51c'est d'offrir un budget aux Français
16:53pour faire en sorte que le premier budget de notre pays
16:55ne soit pas la dette et la charge de la dette
16:57qui va augmenter de 10 milliards d'euros
16:59si nous ne faisons pas quelque chose maintenant
17:01et si nous n'avons pas un budget voté avant la fin d'année.
17:04C'est votre responsabilité, monsieur le porte-parole
17:07du Rassemblement national,
17:08comme c'est votre responsabilité, monsieur le député.
17:10– Vous avez une responsabilité de ne pas vous allier
17:13pour bloquer le pays.
17:14– C'était les élections d'abord.
17:15– Merci, messieurs.

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