- il y a 2 mois
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00:00Voilà donc pour cet entretien réalisé par Marie Chantret, la chef du service politique de BFM TV, une heure, un
00:04peu plus, avec le président du Rassemblement National, Anthony, qui dit plusieurs choses sur ce qu'il ferait, sur ce
00:11qu'il fera peut-être s'il arrive à Matignon dans un peu plus de 8 mois, sur sa relation
00:15également avec Marine Le Pen, sur la façon dont il a digéré la décision de Marine Le Pen d'être
00:21candidate finalement à sa place.
00:22Il y a un message qu'il voulait faire passer, il n'y a pas de crise au Rassemblement National,
00:26il a voulu en quelque sorte dissiper la déception qu'il avait pu ressentir quand Marine Le Pen a été
00:31confirmée en tant que candidate à l'élection présidentielle après la décision de la Cour d'appel.
00:36Pour lui cette page est tournée, il se projette, il est en campagne désormais, il a même son propre calendrier
00:41d'ailleurs, il sort un livre à l'automne, il va formuler des propositions, il se projette sur Matignon,
00:45il veut même un gouvernement large s'il arrive à l'hôtel de Matignon en tant que Premier ministre, sur
00:51sa relation avec Marine Le Pen, il a ces mots, il évoque une relation, je le cite,
00:56affective et politique extrêmement forte, nous sommes un tandem, un duo mais pas un couple, deux grandes annonces faites par
01:03Jordan Bardella face à Marie Chantret,
01:05d'abord la suppression de 120 taxes et impôts à faible rendement, c'est ce qu'il projette de faire
01:11s'il arrive au pouvoir,
01:12avec cette promesse du Rassemblement national de 125 milliards d'économies sur 5 ans, et puis la deuxième grande annonce
01:19c'est l'organisation rapide d'un référendum sur l'immigration,
01:22juste avant le premier tour des élections législatives éventuelles, puisqu'il y aura évidemment une dissolution après cette élection présidentielle,
01:29enfin d'un mot sur le budget, il n'exclut pas la censure lors de l'examen budgétaire, enfin un
01:33petit dernier mot quand même sur les retraites,
01:34parce qu'on sait qu'il y avait quand même quelques divergences et sans doute quelques divergences sur l'utilisation
01:39de certains mots pour parler de ce sujet là,
01:41lui est plutôt favorable à mettre en valeur la durée de cotisation plutôt que l'âge de la retraite,
01:47et il veut plus de capitalisation, on verra si Marine Le Pen emploiera les mêmes termes.
01:50On va revenir sur toutes ces annonces de Jordan Bardella, je vous signale également que dans une grosse dizaine de
01:54minutes,
01:54on vous dévoilera le tout dernier sondage élable pour BFM TV et la Tribune, sondage d'intention de vote pour
02:00le premier tour de la présidentielle,
02:02le temps de vous présenter ceux qui vont animer vos soirées désormais tous les samedis soir,
02:06et je suis ravi de les accueillir autour de cette table pour le grand débat du samedi soir.
02:10Alexis Corbière, bonsoir, ravi de vous retrouver, député écologiste et social de la Seine-Saint-Denis,
02:15Yves Tréhard, qu'on ne présente plus mais que je salue tout de même,
02:18Nicolas Domenac, éditeur et réaliste politique à Chalent, qui nous rejoint également, bonsoir Nicolas,
02:22et Florence Portelli, vice-présidente des Républicains.
02:25On va d'abord réécouter ce qu'a dit Jordan Bardella il y a quelques instants,
02:28ce qui est sans doute l'une des annonces du jour, à savoir que si le Rassemblement National arrive au
02:33pouvoir
02:34dans un peu plus de huit mois, il organisera dans la foulée un référendum pour interroger les Français
02:38sur la question de l'immigration. Écoutez bien.
02:41Nous allons soumettre aux Français un texte, un projet de loi qui leur conviendra d'approuver par référendum.
02:49Nous leur proposerons la suppression du droit du sol. Nous leur proposerons...
02:53Surtout le territoire national, pas uniquement à Mayotte par exemple.
02:56Non, non, la suppression. Le droit du sol est une exception en Europe.
02:59Vous avez beaucoup de pays comme l'Italie par exemple qui n'ont pas le droit du sol.
03:03Ce sont des grandes démocraties qui se portent très bien.
03:05La suppression pure et totale, pas uniquement liée à une condition de durée sur le territoire français ?
03:10La suppression du droit du sol. L'expulsion systématique des délinquants et des criminels étrangers.
03:15La priorité nationale donnée aux Français dans les aides sociales.
03:19Alexis Corbière, est-ce qu'il a raison de vouloir interroger les Français sur un sujet
03:24parfois un peu explosif qu'est celui de l'immigration pour donc aboutir à la fin du droit du sol
03:28?
03:28Merci de commencer par là parce qu'il a dit beaucoup de choses mais ça c'est quelque chose de
03:31très important
03:31sur lequel vous m'avez présenté, je ne suis pas au mouvement écologiste, je siège là,
03:35mais c'est un mouvement qui s'appelle l'après, sur lequel nous voulons faire campagne et dire
03:38attention au Conseil, il y a un projet de loi qui est sur la table de l'Assemblée nationale depuis
03:42un moment
03:42qui n'est pas, contrairement à ce que dit M. Bardella, un référendum sur l'immigration,
03:46mais une modification constitutionnelle de fond que des juristes et non des moindres.
03:50L'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, M. Chotel, a dit que c'est un coup de force
03:54sur le fond et sur la forme anticonstitutionnelle.
03:57De quoi s'agit-il de modifier tout simplement près d'un quart des articles actuels de la Constitution
04:01par référendum ? Les Français, oui ou non, allaient trouver sur...
04:04C'est un coup de force qui utilise d'ailleurs un chemin, si je puis dire,
04:08qui n'est pas un chemin de droit, c'est un coup de force.
04:11La Constitution ne permet pas au Président de la République
04:13de modifier à ce point la Constitution par référendum.
04:17C'est-à-dire que ce que vous dites, c'est ce que Jardin Bardella propose aujourd'hui,
04:20ce n'est pas constitutionnel.
04:21Ou ce n'est pas constitutionnel, c'est un coup de force.
04:23Vous avez deux articles pour modifier la Constitution, l'article 11 et l'article 89.
04:27Il faudrait qu'il modifie la Constitution pour pouvoir organiser ses propres référendums
04:32sur l'immigration notamment, puisque normalement, on n'a pas le droit d'organiser
04:37des référendums sur l'immigration.
04:38Mais, je dirais que néanmoins, le général de Gaulle, quand il est arrivé au pouvoir,
04:43même avec la Constitution de 58, et quand il a organisé des référendums,
04:48il les a faits avec l'aide de l'article 11, donc il a violé la Constitution.
04:53Non, non, mais attendez, je finis, je finis, je finis, je finis.
04:56Et donc, de toute manière, si, et c'est pour ça qu'ils font d'entrée de jeu,
05:00si elle est élue, Madame Le Pen, attendez, elle n'est pas élue,
05:03mais si elle est élue, mais qui va contester dans son électorat,
05:08parce qu'elle aura une majorité de suffrage en sa faveur ?
05:11C'est pour ça qu'elle fait ça à ce moment-là, elle violera la Constitution,
05:14elle le fera, effectivement, son référendum, et personne n'osera,
05:21c'est le juriste, évidemment, le Conseil constitutionnel, évidemment,
05:23mais ça devra, ça portera pas, Florent, mais c'est fondamental.
05:28Sur le fond, Florence Portelli, mettre fin au droit du sol en France,
05:32ça veut dire quoi d'abord ?
05:33Non, mais déjà, par rapport au débat qu'il y a eu tout à l'heure,
05:35en fait, très précisément, l'article 11 de la Constitution,
05:38c'est ce qui permet au Président de la République de saisir, justement,
05:40le peuple par voie référendaire, par lui-même.
05:42Sinon, c'est l'article 81, en effet, c'est le Congrès.
05:44Bon, le problème de l'article 11, c'est qu'en effet, le champ est réduit.
05:47Donc déjà, ce qu'il annonce, c'est pas possible.
05:50Et la différence aussi, j'arrive avec le général de Gaulle,
05:52c'est qu'à l'époque, le Conseil constitutionnel,
05:54il n'était saisissable que par le pouvoir lui-même.
05:57C'est-à-dire le Président de la République, tu sais,
05:59le Premier ministre, président des chambres,
06:01alors qu'aujourd'hui, c'est 60 parlementaires,
06:03et en plus, son champ de contrôle de la Constitution
06:06était beaucoup plus restreint,
06:07il n'y avait pas un bloc de constitutionnalité.
06:08Donc il n'y a pas de seurter au Conseil constitutionnel.
06:12S'il y arrivait malgré tout,
06:13s'il arrivait à faire voter les Français
06:15dans la foulée de l'élection présidentielle
06:18ou un peu plus tard...
06:19Que ce soit clair, Jean, elle est élue,
06:20elle s'est pas encore élue, mais au mois de juin,
06:22c'est-à-dire que trois mois plus tard,
06:23c'est-à-dire que c'est juillet-août, on part en vacances,
06:25et puis comme ça, à froid, un quart des articles de la Constitution.
06:29Pour mettre en place quoi ?
06:30Une xénophobie d'État ?
06:32Parce que ce qu'il dit, c'est quand même...
06:33Premièrement, suppression du droit du sol.
06:35Et dis donc, l'ami, c'est une vieille tradition française.
06:37Dans le genre, identité française,
06:39il n'y a pas plus français que le droit du sol.
06:40Ce n'est pas un truc qui sort comme ça d'une idée de...
06:43Le fait qu'on ne devienne rien, vous savez qu'il y a eu le droit du sang par le
06:46passé.
06:47Bien sûr, et puis on sait aussi qu'il y a des pays où ça existe.
06:49Mais le droit du sang existe, mais dans une articulation...
06:51Bien sûr, le droit du sang, ça se transmet quand on est français,
06:53c'est en France en français, mais le droit du sol.
06:54Il n'y a pas plus français.
06:56Donc, on reprend.
06:57Coup de force constitutionnel, mesure anti-française,
06:59parce que c'est anti-français.
07:01Moi, l'idée que je me fais de la France et de la République,
07:02c'est que vous naissez en France, vous êtes français.
07:04D'accord ?
07:05Troisièmement, xénophobie d'État.
07:07Il nous dit qu'il n'y aura plus d'allocations familiales.
07:08Mais il sait que c'est les travailleurs qui cotisent
07:10à la caisse d'allocations familiales.
07:12Et les étrangers, il y a dans ce pays 3 millions de travailleurs étrangers.
07:15C'est aussi des cotisations patronales
07:17dans le cadre de ce que font les travailleurs étrangers.
07:20Ils ne vont plus cotiser, eux, ceux.
07:21Ça rapporte beaucoup, y compris pour payer
07:23les cotisations des allocations familiales des Français.
07:25Donc, c'est n'importe quoi.
07:26Mais c'est un débat de fond extrêmement dangereux.
07:29Xénophobie d'État, coup de force juridique,
07:31refus et piétinement de longues traditions françaises.
07:34Là, on a quelque chose qui doit amener le danger.
07:36Après, on parlera à la police.
07:37Ça, c'est l'interprétation de l'accès de l'ex-corbière.
07:38Parce qu'il ne faut pas oublier deux choses.
07:41Un, que tout le monde n'est pas d'accord avec ce que vous venez de dire.
07:43Ça, j'ai bien compris.
07:44Même historiquement.
07:46Et deuxièmement, encore une fois,
07:48elle sera portée par une majorité de Français,
07:50si elle était l'aise.
07:52Et que ça sera très difficile d'entrer de jeu.
07:55Vous avez peut-être raison.
07:57On peut aller vers une trumpisation de la vie politique.
08:00On peut aller vers une trumpisation de la vie politique.
08:02Xénophobie d'État, trumpisation de la vie politique.
08:04Et Nicolas Doménat, qui vous écoute depuis tout à l'heure.
08:06Mais parce que vous participez, au fond,
08:08à ce qu'il est en train d'essayer de faire,
08:10c'est de recentrer le débat sur l'immigration.
08:12Parce que là-dessus, jusqu'à là,
08:14il n'en avait pas rajouté beaucoup,
08:15le Rassemblement National.
08:17Ça fait des mois et des mois qu'il laisse, au fond,
08:20vraiment les autres en parler.
08:22Et là, donc, il essaie de remettre au centre.
08:24Parce qu'effectivement, sur les autres sujets,
08:27en tout cas, notamment ceux qui ont occupé l'actualité,
08:29comme le budget, l'économie, etc.
08:31Et l'écologie.
08:32Et l'écologie, j'allais dire.
08:33Parce que ça, c'est un des grands numéros aussi
08:35qui nous a infligés tout à l'heure.
08:36J'ai toujours été écologiste.
08:38Parce qu'en 2019, j'ai écrit que c'était un risque dans le Figaro.
08:41Bravo le Figaro.
08:42Mais enfin, par ça, ils ont voté contre tout.
08:44Retour aux fondamentaux.
08:45Pardon ?
08:46Retour aux fondamentaux du RN.
08:47Oui, c'est ça, enfin, je veux dire, pour la campagne électorale
08:50qu'ils avaient pourtant laissé tomber pendant un moment.
08:52Parce qu'au fond, ils vivaient sur des acquis.
08:54Florence Porte, vous votez quoi, un référendum pour ou contre le droit du sol ?
08:58Non, mais déjà, vous êtes en train de me parler d'un référendum
09:00qui probablement ne pourra pas avoir lieu pour des problèmes constitutionnels.
09:03Donc moi, je ne vais pas vous répondre de manière complètement théorique
09:05sur quelque chose de totalement inconstitutionnel.
09:07J'ai quand même noté quelques petites choses assez curieuses dans son interview.
09:13Alors déjà, il y a les patriotes sincères et les autres.
09:15On a même dit, chez les LR, vous avez des patriotes sincères et les autres.
09:18C'est quoi un patriote pas sincère ?
09:19On va faire le tri chez les Français avec des gens qui ont vraiment des brevets
09:22de patriotisme, sincère ou pas sincère.
09:24Ça, c'est quand il a tendu la main aux électeurs des Républicains.
09:27Des propos un peu stupides, pardon, un peu puérils.
09:29La fête de l'UMA, dire que quand on y va, c'est parce qu'on est d'extrême-gauche.
09:33Patrick Martin du MEDAF y va.
09:34En fait, ils invitent des adversaires politiques.
09:36Enfin, il y avait des propos un peu puérils.
09:39Quand il dit les retraites, le corps nu a reculé.
09:44Ils ont passé leur temps à se contredire sur le réchauffement climatique.
09:48Quand il dit, j'ai toujours été un sincère convaincu.
09:51Je rappelle même dans son propre parti politique, Julien Audoul,
09:54qui disait qu'il y avait beaucoup plus peur du réchauffement islamiste
09:57que du réchauffement climatique.
09:59Et de manière globale, les membres de son mouvement,
10:02et même Marine Le Pen qui expliquait qu'il y avait des propagandistes du GIEC
10:04et que tout ça, en gros, ce n'était pas sérieux
10:08et qu'on alarmait les Français quand même,
10:09on hystérisait le débat en parlant du réchauffement climatique.
10:13Donc ces gens-là ne sont pas sérieux sur un paquet de sujets.
10:15Et puis si on parle de racisme,
10:17il y a quand même des pointes de programme
10:19qui m'ont touché profondément choquée.
10:21Quand ils disent, par exemple, que le logement,
10:24ils vont le réserver à des Français nés en France, etc.
10:28Je vous prends un ressortissant de l'Union Européenne.
10:30Je vais poser une fois la question à M. Tanguy.
10:32J'avais le cas d'une infirmière portugaise
10:34qui postulait un logement social
10:36et en face à un Français,
10:39je ne sais pas, qui était au Rassemblement national,
10:41qui était née en France, qui était français, etc.
10:43qui ne travaillait pas,
10:44qui avait un casier judiciaire
10:46et qui postulait un logement social.
10:48Je lui ai dit, vous préférez qui ?
10:49Il me dit, le Français.
10:51Donc ça, c'est du racisme.
10:52Parce que ça veut dire que le mérite de cette femme,
10:55parce qu'elle était portugaise et pas française de souche,
10:58elle était disqualifiée.
10:59Donc il y a un moment quand même,
11:00quand on dit qu'ils sont revenus dans une sorte de vertu
11:03parce qu'en face, il y a les fous dingues de chez Mélenchon,
11:07ben non, en fait,
11:07ce n'est pas parce qu'il y a les fous dingues de chez Mélenchon
11:09qu'ils sont devenus vertueux.
11:11Et oui, il y a des tendances racistes dans leur programme.
11:14Il y a quand même une chose qu'il a dite,
11:16c'est que M. Retailleau ne passerait pas l'hiver.
11:18Oui.
11:18Qu'est-ce que vous en pensez ?
11:19Il ne passera pas Noël,
11:20il va se retirer au profit d'Edouard Philippe.
11:24Juste un mot, M. Bruno Retailleau,
11:26parce qu'on parle de lui,
11:27il ne passera pas Noël,
11:27il va se retirer au profit d'Edouard Philippe,
11:29ce que dit Jordan Mardella aujourd'hui.
11:31C'est votre candidat, aujourd'hui ?
11:32Alors, écoutez,
11:33moi j'ai tellement vu dans la vie politique,
11:35il y a quelques mois des présidentielles,
11:37des changements,
11:38des inversions de courbes de sondage,
11:40tout peut arriver.
11:41Franchement,
11:42les Mme Irma de la politique,
11:43en général,
11:44ils se sont bien plantés.
11:45Moi, je ne me permettrais pas de dire ça.
11:47Alexis Cameroun.
11:47Je voulais revenir sur cette modification
11:49qui, je le répète,
11:50n'est pas un référendum sur l'immigration.
11:52Vous avez dit,
11:52c'est une modification d'un quart des articles,
11:54c'est pas rien,
11:55notamment,
11:55rompt toute relation,
11:57toute hiérarchie,
11:58du point de vue du respect du droit international
12:00auquel la France est liée.
12:01C'est très concret.
12:02Par exemple, la France,
12:03vous savez,
12:03vous avez la Convention 158 de l'OIT,
12:05l'Organisation Internationale du Travail,
12:06qui parfois a été saisie
12:07pour protéger des salariés français,
12:09notamment quand il y a eu le débat sur le CPE,
12:11où on estimait que la durée,
12:13comment dirais-je,
12:14d'entretien était trop longue,
12:16etc.
12:16Donc,
12:16vous avez même les travailleurs français
12:18qui utilisent le droit international,
12:20souvent dans les conventions aussi,
12:21pour protéger des enfants,
12:22etc.
12:22Marine Le Pen,
12:23si cette modification brutale avait lieu,
12:27romperait toute utilisation,
12:30toute,
12:30j'arrive pas à trouver le terme,
12:31mais vous suivez le raisonnement,
12:32du fait que le droit international
12:33puisse être utilisé,
12:35aujourd'hui en France,
12:36le droit international,
12:36il est aussi rédigé par la France elle-même.
12:39Alors,
12:39vous avez la loi du plus fort
12:40qui s'installe au niveau mondial,
12:42les Trump,
12:43les Poutines,
12:43etc.
12:44Nous devons,
12:44nous,
12:44la France,
12:45selon les idées que je m'en fais,
12:46défendre aussi le droit international.
12:48C'est quelque chose de précieux,
12:49c'est pas quelque chose
12:49qui est imposé par des WOC,
12:51ou je ne sais pas quoi.
12:51Vous savez que le droit international,
12:53c'est le droit international,
12:54il laisse ce que les États en font.
12:56Donc,
12:57ça,
12:57de ce point de vue,
12:58ça peut être très variable,
12:59c'est-à-dire que,
13:00si la France décide de changer
13:02de politique étrangère...
13:02J'entends bien,
13:03mais ce sont des débats.
13:04Ce que je dis,
13:04Yves Tréa,
13:05dans le texte actuellement
13:06sur le bureau de l'Assemblée nationale
13:07qui est porté par Marine Le Pen,
13:08il y a ce type de mesures.
13:09Vous comprendrez,
13:10ceux qui nous écoutent,
13:11et pendant peut-être,
13:12je pourrais être plus précis,
13:13ça ne se fait pas
13:14dans un référendum.
13:15Vous avez 50 points à aborder,
13:18vous voyez ce que je veux dire ?
13:19C'est pas sérieux,
13:20c'est des sujets sérieux.
13:21Moi,
13:22je suis pour la 6ème République.
13:23Est-ce que sur les sujets sérieux,
13:25il ne faut pas aussi
13:25que les Français aient la parole ?
13:27Exactement.
13:27Alors,
13:28attendez,
13:28les Français qui ont la parole,
13:29moi,
13:29la méthode,
13:30parce que je pense
13:30que la 5ème République
13:31nous étouffe,
13:32qu'il ne falle pas,
13:33référendum,
13:34convoquer une assemblée constituante.
13:35C'est-à-dire que les Français
13:36discutent toute sensibilité
13:39confondue.
13:39Enfin,
13:39je veux dire,
13:40pour discuter de ce que nous voulons
13:41pour connaître la parole,
13:43ça n'est pas la même chose
13:44qu'un référendum présidentiel
13:45rédigé de A à Z
13:46par le Président
13:47où vous répondez oui ou non.
13:49C'est la réponse.
13:49Voilà.
13:50Ça,
13:50c'est la brutalité.
13:51On a entendu ce que vous avez dit
13:52sur l'articulé.
13:53Il est important,
13:58je voudrais ajouter une chose
13:59qu'il ne faut pas oublier,
14:00c'est que la France
14:02pourrait avoir
14:03un pouvoir
14:04effectivement nationaliste.
14:06Mais il y a des élections
14:08à venir en Allemagne,
14:09en Italie,
14:10en Espagne
14:11et dans,
14:12je crois,
14:13en Belgique aussi.
14:14Dans tous ces pays,
14:15dans tous ces pays,
14:16vous allez avoir
14:18vraisemblablement
14:18une poussée nationaliste
14:20très forte.
14:21Je ne dis pas
14:21que dans tous ces pays,
14:23des gouvernements nationalistes
14:24vont arriver au pouvoir.
14:24Mais ça veut dire une chose,
14:26ça veut dire que
14:27à Bruxelles
14:28et à Strasbourg,
14:29l'Europe,
14:30à terme,
14:32pourrait sérieusement
14:33changer de visage
14:34et qu'à ce moment-là,
14:35effectivement,
14:36il pourrait y avoir
14:36une convergence nationale,
14:39liste de plusieurs pays.
14:41Mais avec des variations
14:42nationnelles,
14:43si je peux me permettre,
14:44parce que je serais qu'hose
14:44de savoir quand même
14:45de ce que pense
14:45Jordan Bardella,
14:46de ce qu'a fait
14:46Georgia Meloni,
14:48qui a eu une gouvernance
14:50relativement différente,
14:51notamment en matière migratoire,
14:52par rapport à ce qu'elle avait annoncé
14:53quand elle était candidate.
14:55Notamment la régularisation
14:56de 500 000 sans papiers,
14:58évidemment,
14:58parce que ne pas l'entendre,
15:00moi je pense souvent
15:00à l'exemple des Suédois
15:01où il y a une sociale démocratie forte,
15:03ils ont endigué
15:04la montée de l'extrême droite
15:05en s'emparant
15:06des sujets migratoires,
15:07parce qu'il y a un sujet
15:08quand même,
15:08d'immigration.
15:09Moi je trouve que...
15:10Mais ce qu'a fait
15:11Georgia Meloni,
15:12elle a régularisé
15:13des travailleurs migrants
15:15parce qu'il y avait
15:15un problème de déficit aussi.
15:17Et de naissance en Italie
15:18encore plus cruelle
15:19qu'en France.
15:20Je serais curieuse quand même
15:21d'avoir un débat
15:21avec Jordan Bardella
15:22pour savoir ce qu'il en pense.
15:24C'est un débat intéressant
15:25mais je trouve que vous passez
15:26beaucoup trop vite
15:27sur l'ambiguïté fondamentale
15:29de cette intervention
15:29où il nous a expliqué
15:31qu'il formerait,
15:32je cite,
15:32un duo,
15:33un ticket,
15:33un tandem
15:34avec Marine Le Pen
15:35et laquelle avait d'ailleurs
15:38employé autrefois
15:39le binôme.
15:39Alors qu'on sait très bien
15:40que ça n'existe pas.
15:41Vous savez ce qu'on va faire
15:42pour ceux qui nous rejoignent,
15:43Nicolas Doménac
15:43et pour que tout le monde
15:44entende bien votre propos.
15:45Tout le monde n'était pas là
15:46il y a quelques minutes
15:47pour cet entretien.
15:48On va écouter précisément
15:49ce que dit Jordan Bardella.
15:51Il y a un mois et demi,
15:52Marine Le Pen a décidé,
15:54malgré sa condamnation
15:55de ce pouvoir en cassation,
15:56d'être candidate
15:57alors que lui,
15:57il se préparait depuis des mois.
15:58Le plan A est redevenu plan B.
16:01Voici ce qu'il en dit aujourd'hui.
16:02Il dit d'abord,
16:02j'ai digéré.
16:04Il balaye un petit peu
16:04la question de Marie Chantret.
16:07Ma première décision,
16:08si je suis chef du gouvernement
16:09au printemps,
16:10sera de supprimer...
16:12Ça, ce n'est pas le bon extrait.
16:13Là, c'est le moment
16:14où Jordan Bardella
16:14dit que s'il est élu,
16:15il va supprimer
16:17120 petits impôts
16:18et petites taxes.
16:18Il cite la taxe
16:19sur le ski de fond
16:20dont j'ignorais
16:21jusqu'à l'existence.
16:23C'est dommage.
16:25Sur la relation avec Marine Le Pen.
16:26Est-ce qu'ils sont vraiment...
16:28Non pas un coup...
16:29En tout cas,
16:29c'est la petite chansonnette
16:30qui nous a poussé ce soir-là.
16:31Est-ce que vous le croyez ?
16:33On se la repassera
16:34dans quelques mois.
16:35Vous verrez.
16:37Et alors qu'il se termine
16:38par cette phrase
16:38où il gîte toute l'ambiguïté.
16:41Il faut...
16:42Je vais conduire
16:43le gouvernement de la France.
16:44Il faut une vision.
16:47Il réclame la vision pour lui.
16:48Mais c'est le boulot du président.
16:49Ce n'est pas son boulot à lui.
16:51Je veux dire,
16:51vous avez là
16:52le nœud de la contradiction
16:53qui les étranglera.
16:55Vous verrez.
16:56J'entends, mais...
16:56Pardon,
16:57avec tout le respect.
16:59Mais les tensions
17:01Bardella-Le Pen,
17:02ce qu'il nous dit ce soir,
17:04c'est qu'on va faire bloc.
17:05D'accord ?
17:06Ne rêvez pas là-dessus.
17:07Ils vont faire campagne commune.
17:09D'accord ?
17:09Donc, vous pouvez commenter
17:11à l'infini.
17:11Bien sûr,
17:12on a bien compris.
17:13Il y en a un qui est
17:14un jeune homme,
17:15d'ailleurs,
17:15qui n'a jamais rien fichu de sa vie,
17:16qui a un fils à Pâques,
17:17qui a été enivré
17:19par les milieux patronaux.
17:20Et Mme Le Pen
17:21a une histoire un peu plus longue.
17:22Bon, très bien.
17:22Mais une fois qu'on a dit ça,
17:24je trouve que cette interview,
17:25moi, je veux bien la réécouter.
17:26Ce qu'elle nous dit,
17:27c'est circuler,
17:28il n'y a rien à voir.
17:29La possibilité de la victoire
17:30amènera à ce qu'il n'y aura
17:31pas de confrontation entre autres.
17:32Ça veut dire,
17:32ils vous disent à vous à gauche.
17:33Donc, l'adversaire...
17:34N'espérez pas
17:35la guerre barder la peine.
17:37Moi, je vous donne
17:37après le point de vue
17:38d'un homme de gauche.
17:39C'est-à-dire que ne rêvons pas
17:40qu'ils vont être divisés.
17:41Ils sont forts.
17:42Ils sont dangereux.
17:43Ils ne nous feront pas de cas d'oeuvre.
17:45C'est une des leçons
17:46de l'histoire politique.
17:47C'est ce que vous avez entendu aussi.
17:49Non, ce n'est pas ce que j'ai entendu.
17:50C'est surtout ce que j'ai vu.
17:51Parce que, pardon,
17:52je trouve que c'est leur grande force,
17:53leur grande intelligence.
17:54Je les combats sur les idées.
17:56Je les combats pas
17:57par mépris des personnes.
17:59Et surtout,
17:59dans un camp chez moi
18:00où les gens sont hyper divisés.
18:02Je ne vais pas faire
18:02de la langue de bois.
18:03On n'est pas là pour ça.
18:04À droite, on est divisé.
18:05Il y a un tel morcellement
18:06de la droite depuis longtemps
18:08qu'aujourd'hui,
18:09on est en position difficile.
18:11Je parle à droite
18:12dans son entièreté.
18:14Quand vous avez justement
18:15des gens
18:15qui sont capables
18:16de mettre leur querelle
18:17sous le tapis,
18:18qui sont capables de s'entendre,
18:20qui sont capables de montrer
18:21que l'intérêt supérieur
18:21de la nation dépasse tout ça...
18:22Il y a un petit message
18:23adressé à votre camp
18:23et à votre famille politique
18:24dans ce que vous dites,
18:25ou je me trompe.
18:26C'est leur force, Marc.
18:26Au corps républicain,
18:27c'est leur vraie force
18:28et nous,
18:29c'est une de nos faiblesses.
18:30Honnêtement.
18:31Et Florence Portelli
18:32a évidemment raison.
18:33C'est une des forces
18:34du Rassemblement national
18:36alors que,
18:37sur certains sujets,
18:38notamment les sujets économiques
18:39et Nicolas a raison,
18:41ils ne sont pas du tout d'accord.
18:42C'était évident.
18:44Mais là,
18:45bon,
18:45c'est vrai qu'il n'a pas son mot à dire.
18:47Attendez,
18:48il n'a pas 30 ans.
18:49Marine Le Pen,
18:50elle traîne son sac
18:51de députée européenne,
18:56nationale maintenant,
18:56depuis des années et des années.
18:59Elle cultive son discours
19:01depuis des années
19:02sur l'immigration notamment.
19:03Ils veulent gagner.
19:04Et ils peuvent gagner.
19:05Alors,
19:05il ne va pas,
19:06certainement pas,
19:07essayer d'aller lui mettre
19:08des bâtons dans les roues.
19:09Même si à l'intérieur,
19:10encore une fois,
19:11du Rassemblement national,
19:12je suis persuadé
19:13qu'il n'y a pas du tout
19:14d'unanimité
19:15de point de vue
19:16sur certains sujets.
19:17Et comme de...
19:19Mais même Eric Ciotti
19:20s'est couché.
19:21Même Eric Ciotti
19:22s'est couché
19:22il n'y a pas très longtemps.
19:23Il a été interviewé.
19:24Il a dit sur les retraites,
19:25je ne suis pas vraiment d'accord
19:25sur l'économie,
19:26mais je suis vrai Marine Le Pen
19:27quoi qu'il arrive.
19:28Bon, ben voilà,
19:29ils ont envie de gagner,
19:29ils ont envie d'aller à la soupe.
19:31C'est écrit,
19:32ils ne se fâcheront pas.
19:33Ils ne se fâcheront pas.
19:34Je salue Bernard Sananès
19:35qui vient de nous rejoindre.
19:35c'est le grand patron
19:36de l'institut.
19:37Je suis étonné
19:37que Florence Portelli
19:38dise d'aller à la soupe.
19:40Mais vous pouvez me laisser
19:41finir une phrase ?
19:42Il Tréa,
19:43laissez-moi finir une phrase.
19:44Je salue, disais-je.
19:45Je salue, disais-je.
19:47Bernard Sananès,
19:48le patron de l'institut.
19:49Et là, vous êtes venu
19:49avec un sondage tout frais.
19:50Intention de votre premier tour,
19:52second tour,
19:52vous nous le donnez
19:53dans 5 minutes top chrono.
19:54D'abord un nouvel extrait
19:55de cette interview
19:55avec Gendarme Bardella
19:56sur la première mesure
19:58s'il arrive à Matignon.
20:00Ma première décision
20:01si je suis chef du gouvernement
20:02au printemps
20:07myriade de 120 taxes et impôts
20:09à très faible rendement.
20:10C'est une annonce
20:10que vous nous faites ce soir ?
20:11C'est une annonce
20:12que je vous fais.
20:13120 taxes que vous avez listées ?
20:15Que nous avons listées
20:16avec des taxes
20:17totalement délirantes
20:18sur le ski de fonds,
20:20sur les vidéogrammes,
20:21sur la collecte de l'eau.
20:24Nous devons,
20:25et il est plus que vital
20:26aujourd'hui pour l'économie française,
20:28de mettre fin
20:29à l'hystérie fiscale
20:30qui s'applique
20:31sur la France du travail.
20:32Et donc notre politique économique,
20:33et je tiens à la rappeler
20:34au chef d'entreprise,
20:35elle sera extrêmement simple
20:36et elle suivra une boussole.
20:38Ce sera celle
20:38du gouvernement
20:39que j'aurai à former.
20:40Moins de dépenses
20:41et moins d'impôts.
20:43Je nettoierai
20:44les finances publiques
20:45au Karcher.
20:45Ça va faire plaisir
20:46à Florence Portelli
20:47pour la référence
20:48à Nicolas Sarkozy.
20:50Il n'est pas très Karcher.
20:51Est-ce qu'on peut lui faire confiance
20:52à Jérôme Bardella,
20:53à Jordan Bardella,
20:55quand il dit
20:56les impôts,
20:57faites-moi confiance,
20:58je vais les Karcheriser
20:59les uns après les autres ?
21:00Je n'y crois absolument pas.
21:02Pas les uns après les autres.
21:04Il y aura sûrement des exemples.
21:05Ils vont tâcher de faire
21:07montre de...
21:07Dans chaque niche fiscale,
21:09il y a un chien qui a voix.
21:10je dirais,
21:11qui mort.
21:12Là, la niche qui te font,
21:14il n'y aura pas non plus
21:14une meute de bergers allemands dedans.
21:15Je ne pense pas.
21:17On est dans un pays d'inégalité.
21:20Oui, il faut une révolution fiscale,
21:22mais qui ne passe pas,
21:22comme lui,
21:23par démagogie,
21:23dont on va arrêter.
21:24Il dit qu'il y aura moins d'impôts.
21:25Ah bon ?
21:25Les plus riches,
21:26alors qu'il y a un sujet
21:27d'ultra-riches,
21:28le débat, je rappelle,
21:29le taxe Zuckman,
21:30le fait qu'on s'aperçoit
21:31quand on regarde
21:32que les ultra-riches de ce pays
21:33payent proportionnellement,
21:34j'entends,
21:34moins d'impôts
21:35que beaucoup de Français.
21:35Ça, c'est des débats intéressants
21:36pour rapporter dans les caisses.
21:37Lui, il nous dit,
21:38c'est un message subliminal.
21:39Là où il y a une habileté,
21:41c'est qu'il y a un monsieur
21:41qui nous parle de sa taxe,
21:42ce qu'il ne connaissait même pas.
21:43Le petit Français,
21:44je le dis avec beaucoup de sympathie,
21:46va dire,
21:46ah ben, je vais payer moins d'impôts,
21:47mais en réalité,
21:48il parle aux plus riches.
21:48Je peux leur dire,
21:48vous inquiétez pas avec moi,
21:49vous allez,
21:50avec le Front National.
21:52Mais si,
21:52on les voit à l'Assemblée nationale.
21:54Vous ne pouvez pas nier,
21:55vous ne pouvez pas nier quand même,
21:56parce que je sais
21:56sur quel discours
21:57vous allez vous emmener.
21:58Vous ne pouvez pas nier
21:59qu'en France,
22:00il y a quand même,
22:01en dehors,
22:02effectivement,
22:02des injustices fiscales,
22:04il y a quand même
22:05beaucoup d'impôts
22:06qui, sincèrement,
22:08ne servent à rien
22:11et grèvent l'économie,
22:12parce qu'il est bien là,
22:13le sujet,
22:14et que dans les niches fiscales
22:15qui existent,
22:16il y en a 400,
22:17il y en a sans doute beaucoup
22:18qui devraient être nettoyées.
22:19Ah, qu'il faille supprimer
22:20des niches fiscales,
22:21oui, indiscutablement.
22:23qui devraient être nettoyées
22:24et il devrait y avoir
22:25plus de justice fiscale.
22:26Est-ce que,
22:27par exemple,
22:27et c'est une idée
22:28qui a couru
22:29par la première secrétaire
22:31de la CFDT
22:32cette semaine
22:32qui nous parlait
22:33cette fois de l'héritage
22:35en disant
22:35que tout le monde
22:36devrait payer l'héritage,
22:37une des grandes questions
22:38et vous devriez vous la poser,
22:40pourquoi il n'y aurait pas
22:41de l'impôt sur tout le monde,
22:42sur tous les Français ?
22:44Que tous les Français
22:44payent de l'impôt,
22:45ça rassemblerait peut-être
22:47la nation
22:47et ça ne serait peut-être
22:48pas inutile.
22:49Donc, il y a une réflexion
22:50à venir.
22:51Une niche fiscale,
22:52ce n'est pas la même chose
22:52que des taxes.
22:53Il y a des niches fiscales
22:53scandaleuses
22:54et certains en profitent
22:55et savent d'ailleurs
22:55optimiser leur utilisation
22:56et après,
22:57trop de taxes,
22:58tout dépend.
22:59Il s'agit de savoir
23:00de quoi on parle.
23:00Moi juste,
23:01je tire le bilan
23:01que depuis 2017,
23:03ça a été le grand jeu
23:04où les plus riches
23:05vont payer moins d'impôts,
23:06l'ISF supprimé,
23:08la flat tax, etc.
23:09On s'aperçoit
23:09que les inégalités
23:10ont explosé
23:11et ce que dit le chef
23:12ou le chef numéro 2
23:13du Rassemblement national,
23:14là encore,
23:15on a compris son rôle
23:15au secteur les plus riches
23:17parce que ne nous prenez
23:17pas en vue d'imbécile,
23:18c'est qu'il y aura
23:19moins d'impôts
23:20et ça,
23:21je ne suis pas d'accord
23:22parce que pour qu'on
23:23vive mieux,
23:23il faut qu'il y ait
23:24davantage de justice fiscale.
23:26Lui ne parle pas
23:27de justice fiscale,
23:28lui il parle
23:28de suppression d'impôts
23:29ce qui est un affaiblissement
23:30de l'État.
23:31Des âneries
23:32et des anomalies
23:33dans les discours
23:33sur l'économie
23:34et la fiscalité,
23:35il y en a des deux côtés.
23:36J'ai écouté
23:36Madame Aubry
23:37expliquer
23:38qu'il fallait sortir.
23:40La bambourie,
23:40l'économie,
23:41ça n'existe pas.
23:42Tout à fait.
23:42Manon Aubry,
23:43insoumise sur les milliardaires
23:44de l'usible.
23:45Les milliardaires de l'usible
23:46avec des propos extrémistes
23:48extrêmement dangereux
23:49mais surtout
23:50les milliardaires
23:50si on les dégage,
23:51il faudra m'expliquer
23:52comment ils appliquent
23:52la taxe du Kman.
23:54Pour montrer quand même
23:55la cohérence de la LFI
23:57aussi sur ces sujets-là.
23:58Je pense que tout ça
23:59ça manque cruellement de sérieux.
24:01D'ailleurs,
24:01il ne parle pas une seule fois
24:02de la réduction réelle
24:03des déficits
24:03parce qu'il parle beaucoup
24:06les retraites,
24:07ce qu'il propose
24:07pour les retraites
24:08ça va coûter des milliards,
24:09ce qu'il propose
24:09en supprimant des taxes
24:11ça va coûter des milliards.
24:12Il le trouve où l'argent ?
24:13Il n'a aucune explication
24:14réelle là-dessus
24:15alors que le pays
24:16est en train de décliner
24:17complètement,
24:17qu'on n'est plus crédible
24:19et surtout non seulement
24:19on n'est plus crédible
24:20mais aujourd'hui
24:21on paye tellement
24:21d'intérêt de la dette
24:22que ça a dépassé
24:23le budget de l'éducation nationale
24:25et qu'on ne peut plus innover,
24:26qu'on ne peut plus investir,
24:27qu'on ne peut plus
24:28se mettre au niveau
24:30européen,
24:30au niveau mondial.
24:30Non, les gens
24:31ils vont la trouver
24:32ils l'ont laissée entendre
24:33Marine Le Pen
24:33elle est laissée entendre
24:34sur les migrations
24:35et sur l'Europe.
24:38Avec des chiffres
24:39qui sont parfois contestés
24:41avec des chiffres
24:41qui sont parfois contestés.
24:42On vient de passer
24:43un petit moment
24:44sur Jordan Mardella
24:44je vous donne
24:45un autre rendez-vous
24:46sur l'antenne de BFM TV
24:47demain soir 21h
24:49ne me regardez pas comme ça
24:50Alexis Corbière
24:50tout va bien
24:51Edouard Philippe
24:52invité exceptionnel
24:53de BFM TV
24:53je sais que vous serez
24:54devant votre télé
24:56évidemment
24:56vous adorez
24:57l'actualité politique
24:58comme nous tous
25:00pour votre télé
25:01Sous-titrage FR ?