- il y a 6 minutes
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00La menace russe en France, vous avez tous entendu le discours alarmiste d'Emmanuel Macron hier, il réunissait les différents
00:07chefs de partis.
00:09Je voulais vous soumettre le communiqué de Marine Le Pen et Jordan Bardella aujourd'hui.
00:15Communiqué qui dit la chose suivante, nous ne tolérons jamais qu'une puissance étrangère, en l'occurrence la Russie,
00:21puisse espérer dicter directement ou indirectement la politique de notre pays par l'intimidation, la menace,
00:27la déstabilisation ou la pression psychologique.
00:31Une réaction déjà à ça, Alexandre Nicoli, qu'est-ce qu'il n'y a pas une volonté au Rassemblement
00:36national de clarifier une position,
00:39vous qui êtes souvent taxée de proximité ?
00:42Par des adversaires politiques, parce qu'on en a toujours été très clair, on a toujours considéré que c'était
00:49une attaque
00:50contre la souveraineté ukrainienne sur une partie du territoire ukrainien, mais avec la cohérence que parfois certains n'ont pas.
00:55Parce qu'on a été les premiers à vraiment dénoncer avec force la prise du Haut-Karabakh par l'Azerbaïdjan.
01:03On est cohérent en Serbie, sur le Kosovo, en disant...
01:06En attendant sur la question de l'Ukraine, vous proposez de couper le robinet.
01:10Et sur l'Ukraine, mais non, mais écoutez...
01:12Et d'ailleurs, pardon, je vous lis l'autre partie de ce communiqué.
01:15Le questionnement des orientations diplomatiques et stratégiques de la France a légitimement toute sa place dans le débat démocratique.
01:20Il doit pouvoir porter, notamment sur le niveau de soutien financier accordé à l'Ukraine et sur les conditions de
01:26ce soutien.
01:26Donc vous remettiez une pièce dans la machine, vous dites...
01:28Voilà, on pose la question.
01:30Faut-il couper le robinet ?
01:32Non, mais on a le droit, justement, de dire qu'on n'a peut-être pas les moyens, aujourd'hui,
01:37d'envoyer des sommes considérées.
01:39Laurent Geoffrin ?
01:41Je sais moi qui étais...
01:41Bon, allez-y !
01:42C'est un débat, allez-y, allez-y !
01:46Je constate qu'après quatre ans de guerre, il y a des gens au RN qui s'aperçoivent que Poutine
01:51est un type dangereux.
01:54Laissez-moi terminer, vous aurez...
01:56Laurent Geoffrin, allez-y !
01:57T'aurais chuté ce que je dis.
01:59C'est vrai, ils ont voté contre les résolutions de soutien à l'Ukraine.
02:03Ils n'arrêtent pas de dire qu'il n'est pas question d'envoyer des armes.
02:06Dès qu'on prend une initiative, ils sont contre.
02:09Ils disent que ça coûte trop cher, vraiment, tout est bon pour aider Poutine dans cette affaire.
02:14C'est ça, la vérité.
02:15Et alors, au bout de quatre ans, évidemment, comme Macron leur met sous le nez les preuves d'intervention directe
02:22et militaire des Russes
02:24contre tel ou tel allié de l'Ukraine, dont nous, là, ils disent « Ah, c'est pas possible, il
02:30est temps de s'en apercevoir ».
02:31Et en plus, ils maintiennent l'idée qu'il faut rediscuter du montant des aides.
02:35C'est pas pour les augmenter, comme vous voulez en rediscuter.
02:37C'est encore pour les diminuer.
02:38Vous, vous assumez qu'il faut que l'Union européenne donne 90 milliards de plus à l'Ukraine
02:43et avec, justement, une contribution de la France supplémentaire.
02:47Je croyais que vous étiez pour la sécurité, c'est marrant ça.
02:49Oui, on est pour la sécurité, oui.
02:50Oui, moi, je suis pour la sécurité nationale.
02:51C'est-à-dire ? En France ?
02:52Oui, contre Poutine.
02:54Oui, mais c'est une menace.
02:55Pardonnez-moi, Jordan Bardella est en déplacement dans l'Oise
02:59et on va l'écouter en direct, Jordan Bardella, patron du Rassemblement National.
03:04C'est un territoire qui est aussi touché par les difficultés des prix des carburants en ce moment.
03:10Et je suis venu, moi, à la rencontre de nos militants et de tous nos amis qui vont faire la
03:15campagne.
03:16Mais d'abord, évidemment, pour parler de l'augmentation des prix des carburants
03:20qui va impacter la France du travail et qui impacte notamment les territoires ruraux
03:24dans lesquels on en déplaise à beaucoup de nos responsables politiques à Paris.
03:28On a besoin de sa voiture pour aller travailler.
03:29Et je suis venu porter cette mesure et cette demande
03:35que nous avons formulée hier avec Éric Ciotti au président de la République à l'Elysée
03:39dans cette réunion des chefs de parti,
03:41à savoir une diminution des taxes sur le carburant.
03:43La France est une anomalie en Europe
03:46puisqu'elle va bientôt devenir le seul pays européen
03:49qui refuse de baisser les taxes sur les carburants.
03:51Or, si dans quelques jours, comme les prévisions,
03:57malheureusement, nous amènent à un prix des carburants à 3 euros le litre,
04:01je pense que c'est l'économie française qui va être à l'arrêt.
04:04Et ce sont des millions de Français qui seront pénalisés
04:06parce qu'ils ne pourront plus mettre de l'essence dans leur voiture.
04:08Vous avez entendu, j'imagine, le président de la République
04:11hier évoquer en conférence de presse cette contrainte financière.
04:14La dette d'aujourd'hui, ce chiffre, aujourd'hui, 121,7% du PIB.
04:19À cause de lui, en partie, puisqu'il a fait 1 200 milliards de dettes depuis 10 ans,
04:24donc en grande partie à cause de lui.
04:26Mais évidemment que nous avons des contraintes budgétaires
04:28qui sont drastiques, mais qui sont de la responsabilité, en réalité,
04:32de la politique d'Emmanuel Macron depuis 10 ans,
04:35qui a placé l'État de la France au bord de la faillite.
04:40Maintenant, il ne s'agit plus de savoir si on doit distribuer un chèque
04:44ou, comme le fait le gouvernement, ou baisser la fiscalité.
04:47Parce que si on ne baisse pas les taxes sur le carburant,
04:50je rappelle que le carburant, aujourd'hui, avec l'augmentation des prix du brut
04:54est composé de 50% de taxes.
04:57Dans quelques jours, ce sont toutes les recettes de TVA de la France
05:01qui vont s'effondrer sur les carburants
05:03parce que les Français ne pourront plus mettre de l'essence dans leur voiture.
05:06Donc, on est dans une situation qui est une situation d'extrême urgence.
05:09Et je me permets de vous rappeler que les baisses de taxes que nous demandons,
05:13c'est-à-dire la TVA à 5,5% sur le carburant
05:15et l'annulation des hausses de taxes qui ont été mises en place
05:19sur les carburants par Édouard Philippe en 2018,
05:21c'est 15 milliards d'euros.
05:22Ces 15 milliards d'euros, c'est à peine 1% de la totalité
05:27de ce que dépense l'État chaque année.
05:28C'est-à-dire que c'est moins de 1% de toute la dépense publique.
05:31Donc, si l'État est incapable de faire 1% d'économies
05:34dans la totalité de ses dépenses publiques,
05:37alors il y a un véritable souci.
05:39Mais on peut faire ces économies.
05:40Et dans quelques jours, avec Marine et Jean-Philippe,
05:44qui est juste à côté de moi,
05:47nous allons présenter aux Français
05:50un plan d'économie de 125 milliards d'euros
05:53dans la mauvaise dépense publique
05:55parce que l'argent, il existe,
05:56mais il est gaspillé, il est mal utilisé.
05:59Et chaque euro qui est collecté sur le dos des contribuables
06:02doit être utile pour la collectivité.
06:05Et donc, il est temps de remettre de l'ordre
06:06dans les finances de l'État
06:08et de mettre fin à cet effet boule de neige
06:11qui est en train de se mettre en place sur la dette.
06:14Et le macronisme aura été un socialisme en pire.
06:18– Question sur Charles Sapin.
06:20Également, son édito a été supprimé sur France Inter.
06:22Les radios France a cédé face aux syndicats.
06:24Qu'est-ce que ça dit du pluralisme dans le service public ?
06:26– Ça dit que le pluralisme n'existe plus
06:28et que, en réalité, la maison de la radio
06:33a été privatisée par la gauche
06:35qui déteste la démocratie,
06:36qui n'aime pas le pluralisme
06:38et qui considère qu'à partir du moment
06:40où vous êtes en désaccord avec eux,
06:41il ne peut pas y avoir d'opinion,
06:43je ne vais pas dire contraire,
06:44mais au moins d'opinion plurielle
06:46sur le service public.
06:47Ça pose un véritable problème.
06:50Et vous connaissez notre souhait
06:53de privatiser l'audiovisuel public
06:55parce que je crois que le contribuable français
06:59n'a pas lieu de financer un média
07:02qui devrait être un média respectueux
07:04de la liberté d'expression et du pluralisme
07:05qui est en réalité le porte-voix de la gauche.
07:11– Il y a une question internationale aussi avec la Russie.
07:14Vous avez entendu, le président de la République
07:15a dit que les menaces avaient été rehaussées.
07:18Poutine, par un décret présidentiel,
07:20a notamment pris des actifs d'entreprises françaises.
07:23Vous avez déclaré que c'est un acte hostile envers la France ?
07:26– Oui, depuis maintenant plusieurs semaines
07:29et depuis plusieurs mois.
07:30Et ce n'est pas la première fois que nous le dénonçons.
07:33La Russie apparaît comme une menace hybride
07:36qui conteste à la fois des intérêts européens
07:40et de plus en plus des intérêts français.
07:42On l'a vu avec cette opération,
07:44cette tentative de sabotage en Haute-Garonne
07:46il y a quelques semaines
07:47à l'endroit d'une entreprise française
07:49qui fabrique des drones.
07:51J'ai entendu et nous avons entendu avec Marine Le Pen
07:53avec beaucoup de précautions et beaucoup de sérieux
07:56les alertes du Premier ministre polonais
07:59sur la multiplication d'actes hostiles de la Russie
08:01à l'égard de la France.
08:03Et nous condamnons à l'égard de l'Europe
08:05et en premier lieu de la Pologne,
08:07mais peut-être demain à l'égard de la France.
08:09Donc nous condamnons cet énième acte hostile de la Russie
08:12avec la plus grande fermeté.
08:14Et nous appelons naturellement l'État
08:16à renforcer la sécurité et la protection
08:18des intérêts stratégiques,
08:19des sites stratégiques de l'État
08:20et de la sécurité économique des entreprises
08:22et notamment de la base industrielle française.
08:25Est-ce que la Russie est aujourd'hui
08:27la plus grande menace pour la France ?
08:29C'est en tout cas un État
08:31qui est dans une démarche hostile.
08:33D'abord aux portes de l'Europe
08:35en sement la guerre depuis 2022
08:38dans ce qui est aujourd'hui
08:40une véritable boucherie
08:41avec plusieurs centaines de milliers de victimes
08:45à la fois de morts et de blessés.
08:48Et c'est en tout cas un État
08:49qui est dans une attitude de défiance
08:52à l'égard des nations européennes
08:54et qui teste la solidité de l'Europe.
08:56Et donc face à cela,
08:57la France comme toutes les nations européennes
09:00doivent condamner ces actes hostiles
09:02avec la plus grande fermeté
09:03et être capables de protéger leurs intérêts
09:05et notamment leurs sites stratégiques
09:07à la fois les réseaux de communication,
09:09les centrales nucléaires
09:10mais aussi notre base industrielle, le Défense.
09:12Sur le budget,
09:14Philippe Siberski, l'HP,
09:15sur le budget, on l'a dit,
09:18la dette dépasserait les 120% du PIB.
09:21Vous voyez un chemin pour l'adoption
09:23dans le budget 2017 ?
09:24Est-ce que vous voyez des pas du gouvernement
09:26dans votre direction ?
09:27En tout cas, ce qui est certain,
09:29c'est qu'un budget
09:31qui aggraverait le gaspillage d'argent public
09:36et qui augmenterait les prélèvements obligatoires
09:39sur la France du travail,
09:40à la fois sur les classes populaires,
09:42les classes moyennes,
09:43mais aussi sur les entreprises françaises,
09:44aurait des conséquences cataclysmiques
09:46pour notre économie.
09:47Donc nous allons proposer un contre-budget,
09:50nous allons faire connaître
09:50une trajectoire budgétaire
09:52avec l'ambition de porter
09:53la plus grande opération de nettoyage
09:55et d'assainissement des finances publiques
09:57qui n'ait jamais été mise en œuvre
09:58depuis le plan PINER-UEF
10:01et depuis le général de Gaulle
10:02parce que la France a besoin
10:04de retrouver le chemin
10:05de la raison budgétaire
10:06et donc il faut naturellement
10:08et nous porterons ces mesures
10:11diminuer le train de vie de l'État,
10:13limiter les abus du modèle social français
10:16et notamment en réservant
10:17les prestations sociales
10:19aux citoyens et aux familles françaises,
10:22en abaissant la contribution de la France
10:24au budget de l'Union européenne,
10:26en luttant contre la fraude,
10:27en luttant contre les gaspillages,
10:28en réduisant le nombre
10:29d'opérateurs publics
10:30qui bien souvent font doublon
10:31avec les compétences des ministères.
10:33Il y a beaucoup de pistes d'économie
10:34à envisager avant de taper
10:36la France qui travaille
10:37ou la France qui a travaillé
10:38et c'est précisément
10:39ce que nous allons proposer
10:41et vous savez que si nous remportons
10:43les élections présidentielles
10:44et législatives,
10:45nous souhaitons avec Marine Le Pen
10:47inscrire cette trajectoire budgétaire
10:50dans la Constitution
10:51par l'intermédiaire d'une règle d'or
10:52et donc je crois que le Rassemblement national
10:54est aujourd'hui
10:55le parti politique le plus crédible
10:57est le plus soucieux
10:58du rétablissement des finances publiques
11:00et de cette ambition aussi
11:02de remettre le pays
11:03sur le chemin de la croissance.
11:04Et pour cela,
11:04on va avoir besoin
11:05de nos entreprises,
11:06on va avoir besoin
11:06de nos producteurs,
11:07de nos petites entreprises,
11:08de nos moyennes entreprises,
11:09de nos ETI,
11:10de nos grands groupes
11:11pour remettre la France
11:12sur le chemin de la prospérité,
11:13de la souveraineté,
11:14de la croissance.
11:14Et c'est possible
11:15dès le budget 2027 ?
11:16À court terme déjà,
11:17vous pensez que ça peut passer
11:18l'obstacle du Parlement ?
11:19Je pense qu'il serait irresponsable
11:20d'attendre
11:21et notre adversaire
11:23le plus redoutable
11:23aujourd'hui,
11:24c'est le temps.
11:24C'est vrai sur l'économie,
11:25c'est vrai sur les finances publiques,
11:26mais c'est aussi vrai
11:27sur la dégradation
11:28de la situation sécuritaire,
11:30de l'aggravation
11:32de la situation migratoire
11:34aussi depuis plusieurs années,
11:36dont je parlerai
11:36à nos militants
11:37dans quelques minutes.
11:39La France est un champ de ruines
11:41mais qui a tous les atouts
11:42pour se relever,
11:43pour se redresser
11:44et nous portons avec Marine
11:46et avec le Rassemblement National
11:48une ambition très noble
11:49qui est de reconstruire la France
11:51et de permettre à ce pays
11:53qui est le plus beau pays du monde
11:54de retrouver la sérénité,
11:57la sécurité,
11:58la prospérité
11:59et le bonheur pour les Français.
12:01Merci à vous.
12:02Merci.
12:06Oui, c'est fini.
12:09Voilà, les mots de Jordan Bardella
12:11qui vient d'arriver dans l'Oise
12:12à Breteuil,
12:13plus précisément
12:13pour un déplacement de campagne
12:16axé sur le pouvoir d'achat.
12:18Il a dit un mot
12:19effectivement aussi
12:20de la situation en Russie.
12:22Il parle d'un État hostile
12:24aux portes de l'Europe.
12:25Est-ce qu'on peut parler
12:26d'un changement de pied tardif,
12:27Daniel Simonnet,
12:29du Rassemblement National
12:29au regard de la Russie ?
12:30Oui, c'est un retournement de veste.
12:32Surtout que par exemple,
12:33en ce moment,
12:34Marine Le Pen
12:36continue à faire campagne
12:37pour son prétendu
12:38référendum
12:38alors que c'est sa constitution
12:39qu'elle veut imposer
12:41ce qui est un véritable coup d'État
12:42parce que c'est un basculement
12:43dans un tout autre régime.
12:45Un référendum,
12:46c'est un coup d'État ?
12:46Non, non, non.
12:47Un référendum
12:48n'est pas forcément
12:48un coup d'État
12:48mais quand vous le faites
12:49au mépris de la constitution
12:50et que vous voulez changer
12:51totalement le régime
12:51et basculer dans un régime
12:54illibéral, xénophobe,
12:54autoritaire...
12:55Mais pardon, pardon,
12:55mais là on parle de Poutine.
12:57Sachez que...
12:59Non, non, non, non.
13:00Sachez que...
13:03Sachez que dans l'exposé
13:04des motifs,
13:05elle prend en exemple
13:06Poutine, Orban
13:07et là tout d'un coup
13:08c'est changement de braguer.
13:10Moi je vais vous dire une chose.
13:12Ça va même ?
13:12On est dans une situation
13:13très préoccupante
13:14à l'échelle internationale
13:16où pour défendre
13:17le droit international,
13:19ni Poutine, ni Trump,
13:20il faut absolument
13:21que la France
13:21elle ait une parole forte
13:24dans une France indépendante
13:26au service de la paix,
13:27du respect du droit international
13:29et de la souveraineté des peuples.
13:30Et c'est très préoccupant.
13:31Et moi, toutes mes pensées
13:32notamment avec les Polonais
13:34qui sont en ce moment
13:34dans une grande inquiétude.
13:36Je vous lis la réaction
13:38de Gabriel Attal
13:39aux mots du Rassemblement national
13:41aujourd'hui,
13:41dans le communiqué,
13:42dans les mots
13:43de Jordan Bardella à l'instant
13:44qui parle d'un double discours.
13:46Est-ce qu'on peut le voir
13:47ce tweet de Gabriel Attal ?
13:50Bon, en tout cas
13:50il parle d'un double discours.
13:51Il dit, voilà,
13:52c'est un changement de pied
13:54du Rassemblement national
13:55qui jusque-là
13:56se montrait plutôt proche
13:59des Russes.
14:00Mais c'est totalement faux en fait.
14:02Encore une fois,
14:02on a arrêté de répéter
14:05justement
14:05qu'il y avait
14:06une intention hostile
14:08de la part de la Russie
14:09par exemple en Afrique
14:11avec leur supplétif Wagner
14:13qui a changé de nom ensuite,
14:16qui a perturbé justement
14:18l'influence française
14:19par exemple au Mali.
14:21Regardez,
14:22je vous lis les mots précis.
14:25couper le robinet
14:26à l'Ukraine
14:27comme vous le souhaitez
14:28ne servirait qu'à
14:30empirer la situation
14:31et donc la menace
14:31de la Russie
14:32y compris sur l'Europe
14:33et sur la France.
14:34Ce double discours
14:34est insupportable
14:35et irresponsable.
14:36Un communiqué de presse
14:37n'effraçera rien
14:38de ce que vous êtes vraiment aimé.
14:39Le jeu du RN
14:39depuis le début
14:40c'est de condamner
14:41en parole
14:42une agression évidente
14:44après avoir dit
14:45qu'elle n'aurait pas lieu
14:45d'ailleurs.
14:46Enfin bon,
14:46c'est comme ça.
14:48C'est encore trompé.
14:48Mais depuis le temps
14:49comme beaucoup pour le...
14:50Je t'en mets une fois.
14:51Marine Le Pen avait dit
14:52qu'il n'y aura pas d'agression,
14:54il n'y aura pas de guerre
14:54en Ukraine,
14:56c'est impossible.
14:56Tac, le lendemain,
14:57guerre.
14:58Donc elle a condamné.
14:59Qu'est-ce qu'elle ne pouvait pas dire
15:00de bravo,
15:01vive Poutine.
15:02Mais à chaque fois
15:02qu'il y a une résolution européenne
15:04pour aider l'Ukraine,
15:06à chaque fois
15:06le RN a dit
15:07non,
15:07c'est pas bien,
15:08on s'abstient,
15:09on est contre.
15:10À chaque fois,
15:12il disait
15:12il faut passer par la voie diplomatique
15:13ce que tout le monde
15:15a essayé de faire.
15:16Excusez-moi,
15:16je suis des plus européens,
15:17je peux quand même en parler
15:18sur les votes.
15:20Et le problème,
15:21c'est que Poutine,
15:22lui,
15:22il ne négocie pas,
15:23il attaque.
15:24Donc là,
15:24vous vous rendez compte
15:26que finalement,
15:27il faut lui résister.
15:28Non mais d'accord,
15:30d'ailleurs,
15:30on résiste bien,
15:31non ?
15:31La France et l'Union européenne
15:33résistent très bien d'ailleurs.
15:34On a l'Ukraine, oui.
15:354-5 jours après
15:36qu'Emmanuel Maracouron
15:38a rencontré Vladimir Poutine,
15:40on voit Vladimir Poutine
15:41qui attaque l'Ukraine.
15:42Donc je veux dire,
15:43c'est dire le poids
15:46de la France
15:47et de l'Union européenne
15:48qui a été,
15:51qui est aujourd'hui,
15:52malheureusement,
15:53dans ce rapport de force
15:54des grands États-nations,
15:56des grandes civilisations
15:57et inexistant
15:58parce que trop longtemps,
15:59on a eu une Union européenne
16:00qui a eu une vision idéologique,
16:02normative
16:02et qui a abandonné
16:03toute idée de puissance,
16:04fait qu'on n'existe pas.
16:06La France est malheureuse.
16:06Mais si on existe,
16:07on résiste à Poutine.
16:08On résiste de quoi, là ?
16:10On aide l'Ukraine.
16:10Ils sont portes de Slovians
16:11qui est le Kramators.
16:13Ils piétinent
16:14depuis 4 ans.
16:15Mais c'est pas nous d'ailleurs,
16:17c'est les Ukrainiens
16:17qui résiste.
16:18Et grâce à qui d'ailleurs ?
16:19On les aide à résister
16:21à l'Ukraine
16:21pour ne pas qu'ils s'en prennent
16:23aux Européens.
16:24Victor Hérault.
16:28On peut débattre
16:29de la question
16:30du changement de pied
16:31ou non,
16:31du changement de ligne
16:32du Rassemblement national.
16:33Ça peut être une question
16:34mais de dire
16:34qu'il y a un double discours.
16:35Là, il faut être très honnête.
16:36Le discours de Jordan Bardella
16:38comme le texte
16:39de Marine Le Pen
16:39publié ce matin,
16:40pour le coup,
16:41est très clair.
16:42Je répète les termes.
16:43Sauf à la fin.
16:43État hostile
16:44aux portes de l'Europe.
16:45Ils n'ont jamais employé
16:46de tels mots.
16:46État hostile aux portes de l'Europe.
16:48Menace hybride
16:49prise très au sérieux.
16:50Nous condamnons fermement.
16:51Ça a été dit
16:51et par Jordan Bardella
16:52et par Marine Le Pen.
16:53Mais il faut pouvoir
16:55interroger
16:55le soutien financier.
16:56C'est la nuance du texte.
16:58On peut interroger
16:59de voir si oui ou non
17:00c'est stratégiquement opportun
17:01de remettre une pièce
17:02dans la machine
17:02de cette histoire
17:03de financement de l'Ukraine.
17:04Mais la question
17:05qui est soulevée
17:05par Marine Le Pen
17:06est de dire
17:06nous condamnons fermement.
17:08D'ailleurs,
17:08la fin de la phrase,
17:08c'est ces débats sont légitimes,
17:10les pressions étrangères
17:11ne le sont pas.
17:12Donc nous condamnons fermement
17:13l'acte de la Russie.
17:14En revanche,
17:14il est possible
17:15de se questionner
17:16sur le montant,
17:17non pas le fondement
17:18de l'aide à l'Ukraine,
17:19mais le montant
17:20de voir si on peut
17:21dévaluer ou non.
17:22Et on a le droit
17:23de se questionner,
17:23par exemple,
17:24comme le veulent certains,
17:25de se dire
17:26est-ce qu'il ne faut
17:27aucun droit de douane,
17:28par exemple,
17:29sur le poulet ukrainien
17:30qui se vend aujourd'hui
17:313 euros le kilo
17:34et le poulet français
17:35qui est à 7 euros le kilo
17:36et ce qui va faire
17:36que l'ensemble,
17:38malheureusement,
17:38des éleveurs de poulet français
17:40va être touché déjà
17:41qu'on n'est même plus
17:42autosuffisants
17:42sur cette filière.
17:43On peut se poser des questions
17:44est-ce que ça ne va pas
17:45avoir un impact négatif ?
17:46Ça, c'est des débats démocratiques.
17:48Comment on aide,
17:49par exemple ?
17:50Ce qui est certain,
17:51c'est que cette clarté
17:51du Rassemblement national,
17:52qu'on peut juger nouvelle ou pas,
17:54mais cette clarté
17:54du Rassemblement national
17:55sur le sujet russe,
17:56elle va perdurer dans cette campagne
17:58parce que la grande crainte
17:59du Rassemblement national,
18:00c'est le traumatisme de 2022
18:01où l'agression par l'Ukraine
18:03de la Russie
18:03a fait basculer la campagne
18:04sur le sujet international
18:05et que les accusations
18:07qui étaient faites
18:07au Rassemblement national
18:09ont beaucoup...
18:09Mais oui,
18:10on sait qu'il y a des vérités
18:13à l'échelle.
18:14On sait qu'il y a des vérités
18:15à l'échelle internationale
18:17et internationale
18:18de pousser,
18:19de pousser,
18:19de pousser,
18:21de gagner dans les pays
18:23pour pouvoir déstabiliser les pays.
18:24Madame Simonette,
18:25depuis le début de cette émission,
18:26je crois...
18:27Merci !
18:28Nous n'avons pas
18:28les mêmes analyses.
18:29Vous ne pouvez pas dire...
18:31Ah bah non,
18:31ça c'est sûr.
18:32Allez,
18:33on doit s'arrêter là.
18:34Merci beaucoup à tous les quatre.
18:36Je vous combattrai toujours.
18:38Non, non, non,
18:38je n'invente pas.
18:39Allez, merci à tous les quatre.
18:40C'est pas sérieux, Madame Simonette.
18:40Non, non, non, non, non, non,
18:40je veux que vous aimez
18:40je suis PHILFLF.
18:40Merci à tous les deux.
Commentaires