Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, 11h-13h, Eliott de Valais-Vous.
00:07Midi 5 sur Europe 1, on est toujours en direct pour la première émission de la saison Eliott de Valais
00:13-Vous.
00:14Je le rappelle, 11h-13h, vendredi, samedi, dimanche et le vendredi.
00:19J'ai le plaisir d'être accompagné par notre ange gardien dans le studio d'Europe 1, Géraldine Hamon.
00:25Quelle présentation !
00:27Géraldine Hamon est avec nous.
00:28Et votre diable.
00:30Effectivement, il y a un diable, il s'appelle Jules Torres.
00:33Jules Torres est avec nous, journaliste politique au journal du dimanche.
00:36Cher Jules, rebonjour.
00:38Et nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui François Bousquet.
00:42François Bousquet, vous êtes essayiste et auteur de l'ouvrage Salle Blanc, le racisme qu'on ne veut pas voir.
00:47Dans l'actualité aujourd'hui, ce sont les révélations de nos confrères du Figaro sur l'affaire Crépol et le
00:55meurtre de Thomas Perrotto en 2023.
00:57Après avoir réentendu les mises en cause dans le meurtre de Thomas Perrotto, les magistrats ont décidé en juillet de
01:04rajouter comme circonstance aggravante la notion de racisme anti-blanc et anti-français.
01:10Ça a été un séisme politique mais également judiciaire.
01:15Mi-juillet, ce sont 14 mises en examen qui ont été réauditionnées.
01:19Lors des conversations téléphoniques contre les mises en cause, il y a eu des distinctions qui étaient faites entre le
01:26groupe de la monnaie, d'où viennent les mises en cause, et les Français.
01:31C'est ce qui a pu être entendu.
01:33Et il y a eu donc cette circonstance aggravante qui a été rajoutée.
01:37Ça a été un scandale judiciaire.
01:39On a même demandé la récusation du côté des avocats de la défense, la récusation des juges d'instruction.
01:45Voilà où on en est.
01:47Il y a effectivement eu peu de réactions politiques, mais c'est vrai que c'est un séisme parce que
01:55beaucoup refusent de voir ce sur quoi vous avez travaillé pendant des années, François Bousquet, le racisme anti-blanc.
02:01Que vous en inspirez les nouveaux éléments donnés par nos confrères du Figaro, François Bousquet ?
02:08Merci Eliott.
02:09La sidération, puisque depuis le début de l'affaire, en novembre 2023, on savait au début qu'il y avait
02:13neuf témoins qui parlaient de racisme anti-blanc.
02:16Puis grâce à Jérôme Triomphe, qui est l'avocat de quelques victimes, et aussi le conseil de la griffe, l
02:21'alliance générale contre le racisme et pour la défense de l'identité française et chrétienne, qui en a 16.
02:25Et en fait, on se rend compte que dans les à-côtés de l'affaire, en dehors de la scène
02:28du crime, il y avait une conversation, c'est ce que rapporte le Figaro, avec l'interrogatoire, le dernier interrogatoire
02:37de juillet.
02:37Il y avait également une conversation Snapchat.
02:40Qui est un réseau social prisé par les jeunes.
02:42Un réseau social prisé par les jeunes.
02:44Voilà. Où, enfin, c'est une débauche de racisme anti-blanc et anti-français.
02:49C'est 50 nuances de racisme anti-blanc et surtout anti-français.
02:52On découvre qu'on a un pays de juifs.
02:53Avec 60 personnes dedans.
02:54Que la France est un pays de juifs.
02:57Qu'il faut niquer la France.
02:59Je vous épargne les insultes sur la race, etc.
03:02Il y a même, on est au cœur de l'affaire et de cette question, parce que j'appelle ça
03:06le paradoxe de la nationalité, parce que ce sont des Français.
03:09Les mises en cause sont des Français.
03:10Les mises en cause sont des Français nés en France, de parents français.
03:14Ce ne sont pas des primo-arrivants.
03:17Or, il y a une récusation, si on s'en tient au fil de conversations Snapchat, il y a une
03:21récusation de l'appartenance française.
03:24Il y a vraiment un « eux » et « nous ».
03:26« Nous », c'est pas les Français.
03:28« Eux », c'est les Français, les Gouers, les Européens, les Blancs, souvent.
03:32Donc moi, c'est ce paradoxe de la nationalité qui m'intrigue et que je compare, moi, à ce que
03:36Karl Popper, qui est un philosophe, appelait le paradoxe de la tolérance.
03:40Il disait, Popper, que dans une société qui est de plus en plus tolérante, la tolérance fait le lit de
03:43l'intolérance.
03:44Pourquoi ? Parce qu'on tolère tout.
03:46La tolérance tolère tout.
03:47Et à la fin des fins, c'est l'intolérance qui l'emporte.
03:49On a le même dilemme avec cette question de la nationalité.
03:52C'est pour ça que, rendons grâce au juge d'instruction d'avoir pas seulement évoqué le racisme anti-blanc,
03:57mais aussi le racisme anti-français.
04:00On a octroyé, semble-t-il, en tout cas à certains d'entre eux, je ne veux pas généraliser, une
04:04nationalité de papier qui est récusée.
04:06Moi, j'en veux pour preuve des scènes symboliques très fortes et très marquantes qui ont secoué la France.
04:12Ce sont les matchs France-Algérie, France-Maroc, France-Tunisie, avec des Marseillaises sifflées, des broncas.
04:18Dans le cas de la France-Algérie, il y avait même un envahissement du terrain.
04:21Or, ce sont des Français qui ont envahi le terrain.
04:24Et c'est ce paradoxe que souligne l'affaire de Crépole, qui est vraiment monstrueuse, parce qu'on l'oublie,
04:29c'est monstrueux.
04:30Les témoins croient qu'il y a eu un attentat terroriste.
04:33Les murs sont maculés de sang.
04:35On parle de boucherie.
04:36Ce sont les mots des témoins d'abattoir.
04:38Donc, c'est un mort, deux blessés en urgence absolue, 14 blessés légers.
04:42Donc, c'est quelque chose d'énorme comme affaire.
04:44On est très, très loin de l'ARICS.
04:46C'est pour ça que cette affaire est emblématique.
04:48Et ça souligne, une fois de plus, l'entêtement incompréhensible du procureur de Valence,
04:53qui, depuis le début, depuis novembre 2023, nie la circonstance aggravante de racisme anti-blanc,
04:59alors qu'il a des témoignages lourds, massifs, tangibles, étayés,
05:04qui attestent de la présence.
05:07En plus, on a une bande-son.
05:08Et le procureur qui conteste une nouvelle fois le caractère et la circonstance aggravante de racisme anti-blanc.
05:18Permettez-moi juste de lire un passage de ce papier absolument passionnant de nos confrères du Figaro.
05:25Quelques mois plus tard, dans une conversation Snapchat,
05:28où 4 des 14 mises en cause sont identifiées et comportant au total 62 participants
05:36des propos menaçants à l'encontre des Juifs, de la police et de la France circulent aussi.
05:40A l'époque, 9 suspects sont déjà mis en examen et placés en détention provisoire.
05:44Les enquêteurs viennent d'en interpeller 5 autres le 11 mars 2024.
05:48L'un d'eux, Shahida A, qui est déjà en détention, est suspecté d'avoir, entre guillemets,
05:53chouk, c'est-à-dire balancé des comparses, entre guillemets toujours,
05:56pays de Juifs, gronde un premier internaute anonyme.
06:01Faut que la nique la France, wallah wallah, pardonnez-moi de le dire, mais c'est ça.
06:07Comment tu veux aller travailler alors que, wallah, 12,50 euros le paquet de clopes,
06:13l'État, le Coran, il viole les citoyens, etc.
06:15Enfin voilà le type de message qu'on peut avoir sur ce groupe WhatsApp.
06:21Jules Thores, et après une courte pause, on reviendra sur la déclaration de la ministre de l'égalité femmes-hommes,
06:28qui était notre invitée sur Europe 1 et sur CNews, Aurore Berger,
06:31qui elle, a le courage de dire les choses.
06:33Il faut parler du réel.
06:34Le réel, c'est quoi ?
06:35Il faut lutter contre toutes les formes de racisme,
06:38et le racisme anti-blanc et le racisme anti-français.
06:41Et là aussi, un mal qu'il faut nommer pour mieux le combattre, Jules Thores.
06:46Là où je trouve le débat extrêmement intéressant,
06:48c'est que depuis deux ans, on était sur deux débats.
06:51Racisme anti-blanc ou pas racisme anti-blanc.
06:52Et ça, j'ai l'impression quand même que dans la société française,
06:56la caractérisation du racisme anti-blanc,
06:58elle est partagée par une majorité de Français.
07:00On avait d'ailleurs fait un sondage CSA
07:01qui montrait que les Français considéraient que le racisme anti-blanc existait.
07:05Donc oui, si vous lisez Libération, que vous écoutez France Inter,
07:09ou que vous êtes un sympathisant de la France Insoumise,
07:11vous n'y croyez pas, mais j'ai envie de vous dire que ce n'est peut-être pas le
07:13problème.
07:13Mais dans le débat public, le débat finalement, il était,
07:15et M. Cohen nous a beaucoup aidé à avoir ce débat,
07:18c'est est-ce une rixe qui a dégénéré ou rien de plus ?
07:21Et on apprend avec les témoignages, avec ce groupe Snapchat,
07:27avec cette circonstance aggravante,
07:29qu'en réalité, on est dans une expédition punitive à dimension identitaire,
07:33avec des mises en cause, qui voulait s'en prendre à des Blancs ou à des Français ?
07:38Ça, c'est le débat aujourd'hui qui va nous intéresser.
07:40Midi 13 sur Europe 1, on revient dans quelques instants,
07:43on continuera d'en parler justement du racisme anti-blanc,
07:45la fin d'un tabou, c'est la question qu'on vous pose au 01 80 20 39 21.
07:49Appelez Eliott Deval au standard d'Europe 1 le numéro et non surtaxé.
07:53Il est 12h13, à tout de suite sur Europe 1.

Recommandations