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  • il y a 1 minute
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Et Fifi au PS, sans aucune transition.
00:02Ça m'intéresse tout aussi.
00:03Tout autant. Ils ne seront pas six, ils seront cinq.
00:05Le député PS, Philippe Brun, a été écarté de la primaire
00:08de la gauche démocratique et sociale à la suite
00:10d'accusations de violence. Écoutez,
00:12Olivier Faure qui est revenu sur cette éviction,
00:14c'était sur France Info.
00:15Il n'y a aucune volonté de ma part, en tout cas,
00:18d'éliminer Philippe Brun. Aucun intérêt politique.
00:21Philippe Brun,
00:22j'ai travaillé avec lui pendant des années.
00:24J'ai de l'estime pour ce qu'il a apporté
00:26au Parti Socialiste. Je trouvais que c'était
00:28intéressant de l'avoir dans la primaire.
00:30Maintenant, je n'y suis pour rien
00:32et j'espère que
00:33la justice agira promptement
00:36et que... Et que s'il est blanchi,
00:38il pourra réintégrer la primaire
00:40du Parti Socialiste et le Parti.
00:40Malheureusement, on connaît aussi le temps judiciaire.
00:43Et c'est vrai que c'est une décision difficile.
00:46Mais vous comprendrez aussi que
00:47il n'est pas imaginable non plus
00:49de laisser penser qu'au Parti Socialiste,
00:52on pourrait accepter que
00:53l'un de ceux qui pourrait emprunter cette primaire
00:56soit soupçonné
00:58d'être un homme violent avec une femme.
01:00Alors, Philippe Brun s'est défendu.
01:01Il dit qu'il faut quand même
01:02qu'on s'interroge sur le précédent
01:03que cela crée aujourd'hui.
01:04Vous voulez empêcher quelqu'un
01:05de se présenter à une élection.
01:06Vous envoyez un mail à 23h50
01:08pour dire
01:08« J'ai été victime de ceci »
01:10et sans aucun contradictoire,
01:12sans aucune vérification de quoi que ce soit,
01:14sans aucun travail judiciaire,
01:16on empêche la personne de se présenter.
01:17Voici ce qu'a dit le député.
01:20C'est magouillé compagnie.
01:21C'est le Parti Socialiste.
01:22On ne découvre pas que le Parti Socialiste
01:24c'est magouillé compagnie,
01:25qu'il fallait assassiner politiquement,
01:27en effet, Philippe Brun.
01:29Et alors pourquoi ?
01:30Il faisait de l'ombre à qui ?
01:31Expliquez-nous.
01:32Je vais essayer de vous expliquer,
01:33mais c'est un petit peu compliqué
01:33parce qu'encore une fois,
01:35magouillé compagnie,
01:35ça nécessite qu'il y ait des coups de billard
01:37à 15 bandes.
01:38Donc le sujet aujourd'hui,
01:40c'est qu'il y a aujourd'hui 5 candidats.
01:42Il y en avait 6,
01:43c'est Philippe Brun,
01:43qui est quelqu'un de jeune,
01:45qui est député depuis un certain moment
01:48dans la circonscription de l'heure,
01:50qui, mine de rien,
01:51par sa personnalité,
01:53par la manière dont il parle,
01:54est intéressante aujourd'hui
01:55pour un certain nombre
01:55d'électeurs social-démocrates.
01:57Et il embêtait quand même,
01:58il faut le dire,
01:59Olivier Faure,
02:00il marchait sur ses plates-bandes.
02:01Pourquoi ?
02:01Parce qu'Olivier Faure,
02:02il veut absolument être au second tour
02:04de la primaire
02:04face à Raphaël Gluckspann
02:05qui aujourd'hui fait office de favori,
02:07sauf qu'il a un immense caillou
02:08dans sa saussure,
02:09elle s'appelle Ségolène Royal.
02:10Ségolène Royal,
02:11elle plaît à une certaine frange
02:13de la social-démocratie,
02:14il y a aussi beaucoup d'électeurs
02:15qui vont payer 15 euros
02:16pour participer à cette primaire
02:17et qui vont voter pour Ségolène Royal
02:19parce qu'elle semble la plus radicale
02:20et la plus ouverte
02:21à un compromis avec la France insoumise.
02:22Donc tout l'objectif derrière,
02:24c'est de dire,
02:26Philippe Brun,
02:26prenez des voix à Olivier Faure,
02:28Olivier Faure aura plus de voix
02:29si Philippe Brun n'est pas là.
02:30À qui profite le crime ?
02:31D'abord à Olivier Faure,
02:32ça ne veut pas dire que c'est lui
02:33qui le fait,
02:33puisqu'il y a un homme
02:35qui mise aussi sur Olivier Faure,
02:37c'est François Hollande.
02:38Pourquoi ?
02:38Parce que François Hollande,
02:39il se veut comme un recours
02:40pour la prochaine élection présidentielle,
02:43tout Paris le sait,
02:43il le fait dire dans tout Paris
02:45par ses proches,
02:46il vient d'acheter d'ailleurs des locaux
02:47pour préparer sa campagne présidentielle,
02:49donc c'est intéressant
02:50parce que si Olivier Faure
02:51gagne la primaire
02:52dans la tête de François Hollande,
02:54eh bien,
02:55il est un moins bon candidat
02:56que Raphaël Gluckspann.
02:57Donc il pense pouvoir débrancher Olivier Faure
02:59pour lui être candidat
03:01à l'élection présidentielle.
03:03Effectivement,
03:03c'est un coup de billard
03:04à 15 membres.
03:04Il faut se rappeler
03:05que tous ces gens-là
03:06viennent d'où,
03:07du Parti Socialiste
03:08et des MGS ?
03:09Le mouvement des jeunes socialistes,
03:10c'est quoi les MGS ?
03:12C'est l'école du vice.
03:14Comme vous y allez.
03:15C'est l'école du vice.
03:17Je savais que vous étiez en forme,
03:18mais alors voilà.
03:19Jean-Michel Salvat.
03:20Alors moi,
03:21ce que je peux ajouter quand même,
03:22moi ça me rappelle quand même
03:23beaucoup l'affaire Katnans.
03:25L'affaire Katnans,
03:26parce que même politiquement,
03:28si vous voulez,
03:29Katnans était le successeur
03:32désigné de Jean-Luc Mélenchon.
03:33Katnans,
03:33il a été condamné,
03:34Jean-Michel Salvat.
03:34Bien sûr.
03:35Non, non, non.
03:35Mais là,
03:36si vous voulez,
03:36bien sûr.
03:38En fait,
03:38si vous voulez,
03:39ça me rappelle Katnans
03:40parce que Katnans
03:40était quand même
03:41l'un des proches de Mélenchon
03:45et un héritier,
03:45un espoir.
03:46Et Philippe Brun,
03:47c'est la même chose.
03:48Philippe Brun,
03:48c'est l'un des espoirs
03:49du Parti Socialiste.
03:50Alors on ne le connaît pas
03:51très bien.
03:52Il vient souvent chez vous d'ailleurs,
03:53mais c'est vrai que c'est quelqu'un
03:54qu'on ne connaît pas très bien.
03:55Il a déjà réussi,
03:56il est vice-président
03:57de la Commission des Finances
03:58à l'Assemblée.
03:59Donc c'est quand même
04:00quelqu'un qui pèse
04:01et c'est vrai que c'est quelqu'un
04:02qui gêne.
04:03Et pour compléter
04:04ce que disait très bien Jules,
04:05c'est vrai qu'il fait partie
04:06de ceux qui gêneront
04:08Olivier Faure dans son ascension
04:09et donc il fallait tuer
04:10le soldat Philippe Brun
04:12et là,
04:13c'est vrai qu'ils ont eu
04:14une occasion toute trouvée
04:16de le tuer politiquement.
04:19Et c'est vrai qu'ils n'ont pris
04:21aucun gant.
04:22C'est-à-dire que
04:22quand il y a eu les moindres rumeurs,
04:24ils l'ont exclu,
04:25ils ne l'ont pas entendu,
04:26ils n'ont pas écouté
04:27ses arguments.
04:28La présence de son innocence
04:28dans ces cas-là,
04:29ça n'existe pas.
04:31L'état de droit,
04:32ça n'existe pas non plus.
04:33Donc c'est vraiment
04:33la négation de ce à quoi
04:37Olivier Faure croit,
04:39paraît-il.
04:40Et c'est vrai que là,
04:41on a vraiment l'impression
04:41d'un procès de Moscou
04:43mais innommable.
04:45Oui, mais encore une fois,
04:47c'est le Parti Socialiste.
04:48Le Parti Socialiste
04:49nous a habitués à ça.
04:50Le Congrès de Brest
04:51en 1997,
04:52entre Mélenchon et Hollande,
04:54c'était la même chose,
04:54c'était des combines,
04:55c'était des combinards.
04:56Mais ce n'est pas pareil
04:57dans tous les partis,
04:58finalement, malheureusement.
04:59Non, mais là,
05:00pour le coup,
05:00la vraie nouveauté,
05:01c'est quand même qu'on a...
05:02Et c'était arrivé
05:03chez les écologistes
05:04avec Julien Bayou
05:04qui avait été accusé
05:06d'agression sexuelle
05:07par Sandrine Rousseau
05:07sur...
05:08Pas pas à Sandrine Rousseau-Almel,
05:10mais c'est elle
05:10qui avait porté
05:11les accusations
05:11sur France 5.
05:13Il avait été débranché
05:14du jour au lendemain
05:14alors qu'il était patron des Verts.
05:15Là, c'est la même chose.
05:16Vous avez un signalement
05:17à 23h50.
05:18Hop, vous êtes assassiné
05:20politiquement le lendemain.
05:21C'est l'époque
05:21dans laquelle on vit.
05:23Merci beaucoup
05:23d'avoir témoigné
05:24de l'époque dans laquelle
05:25nous vivons,
05:25Jules Torres.
05:26Je la regrette, malheureusement.
05:27Et Jean-Michel Salvatore.
05:29Je vous dis à la semaine prochaine.
05:31Tout de suite,
05:32Romain Desarmes,
05:32Marie Estelle Dupont,
05:33et si on en parlait,
05:35merci à vous,
05:35Gérard Vénamont.
05:36Merci, Kélie.
05:36Et un très bon après-midi
05:37à tous.
05:38C'était Kélie Mathias
05:39sur Europe 1.
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