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A la une de cette édition, il y a de l’eau dans le gaz entre Budapest et Moscou, suite à l’alignement euro-mondialiste du nouveau gouvernement hongrois.

A huit mois de l’élection présidentielle, les jeux semblent très ouverts, les candidatures se multiplient et les polémiques plus ou moins futiles saturent l’espace médiatique.

Et enfin, nous évoquerons l'enquête autour des revenus opaques du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko.

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00:12Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16Il y a de l'eau dans le gaz entre Budapest et Moscou
00:19suite à l'alignement euromondialiste du nouveau gouvernement hongrois.
00:23À huit mois de l'élection présidentielle, les Jeux semblent très ouverts,
00:26les candidatures se multiplient et les polémiques plus ou moins futiles
00:30saturent l'espace médiatique.
00:32Et enfin, nous évoquerons l'enquête autour des revenus opaques
00:35du maire LFI de Saint-Denis-Bali-Bagayoko.
00:42La bonne entente et le pragmatisme entre Budapest et Moscou, c'est terminé.
00:47Le nouveau gouvernement hongrois s'aligne sur les positions européennes
00:50en désignant la Russie comme une menace sécuritaire.
00:54Nicolas de Lamberterie.
00:55Le courant ne passe plus entre Moscou et Budapest.
00:59Après les 16 années durant lesquelles Viktor Orban a été le mouton noir
01:04de l'Union européenne, notamment sur les questions de politique extérieure,
01:09l'heure est au réalignement de la Hongrie suite au changement de gouvernement
01:14et à la victoire de Peter Moyer.
01:16Et ce réalignement signifie, entre autres, un changement de cap
01:20en ce qui concerne l'approche de la Hongrie par rapport à la Russie.
01:23Pour illustrer ce changement, le gouvernement hongrois a fait connaître ses positions
01:28en vue de la future 81e session de l'Assemblée Générale des Nations Unies
01:32qui se tiendra au mois de septembre.
01:34Dans un document officiel publié ce mercredi par les autorités hongroises,
01:39il est indiqué que, début de citation,
01:41« Le comportement de la Russie représente une menace pour la Hongrie, l'Europe et l'ordre mondial,
01:47et met également en danger la minorité hongroise vivant en Transcarpathie ».
01:52Il faut toutefois relativiser le changement de cap de Budapest.
01:56Sous Viktor Orban, la Hongrie votait et renouvelait tous les six mois
01:59les paquets de sanctions contre la Russie, même si c'était parfois en traînant les pieds,
02:03et surtout en s'efforçant de ne pas courrousser Moscou sur le plan des symboles.
02:08Il y avait évidemment, pour ce pays de moins de 10 millions d'habitants,
02:12quelque chose d'exorbitant dans cette volonté de jouer sa propre partition.
02:16Mais ce décalage entre un pays de taille moyenne
02:19et de très grandes ambitions en termes de politique internationale
02:23était parfaitement compris par les élites hongroises et singulièrement Viktor Orban.
02:27Si bien que la Hongrie avait participé aux différents trains de sanctions
02:33votés au niveau de l'Union Européenne,
02:35mais elle l'avait toujours fait à reculons,
02:37elle avait toujours sur le plan symbolique maintenu des garde-fous,
02:42elle avait fait des pieds et des mains pour que le patriarche Cyril
02:45ne soit pas sous le coup des sanctions.
02:47Et il y avait bien sûr cette volonté de ménager l'ours russe,
02:52tout en étant intégré de fait dans cette structure supranationale
02:57qu'est l'Union Européenne.
02:58En réponse à ce nouveau positionnement,
03:00certaines voix à Moscou appellent d'ores et déjà
03:03à reconsidérer les relations commerciales et surtout énergétiques avec la Hongrie.
03:08C'est en tout cas ce qu'a déclaré Andrei Kolesnik, député à la Douma du parti présidentiel Russie-Uni.
03:15Il a déclaré qu'on avait donné pour instruction au gouvernement hongrois d'avoir une attitude hostile à la Russie
03:21et a ajouté « Je pense que, après de telles déclarations,
03:25les livraisons de pétrole et d'énergie de la Russie vers la Hongrie sont désormais incertaines ».
03:31Difficile de dire si cette déclaration du député russe sera suivie de conséquences ou non,
03:36mais elle illustre assurément le changement d'ambiance dans les relations entre Budapest et Moscou.
03:40L'autre grande interrogation des relations énergétiques entre la Russie et la Hongrie,
03:45c'est la centrale nucléaire de Pocch.
03:47Cette dernière, gérée par Rosatom, qui couvre près de 40% des besoins énergétiques du pays,
03:53a été mise à l'arrêt quelques jours au mois d'août
03:55en raison de la baisse du niveau de l'eau du Danube.
03:58Elle a depuis été relancée.
03:59Surtout, un agrandissement de la centrale nucléaire, appelée Pocch 2,
04:04est actuellement en chantier, avec, il est vrai, un certain retard.
04:08Retard que Viktor Orban a qualifié de plus grand regret
04:11de ses 16 années consécutives passées au pouvoir.
04:14Le nouveau gouvernement hongrois a, en tout état de cause,
04:17déclaré qu'il allait passer en revue le projet Pocch 2,
04:20dans lequel Orban avait d'ailleurs associé des entreprises françaises
04:24afin d'essayer d'éviter des blocages venant des partenaires européens.
04:28Lors de la prise de fonction du nouveau gouvernement de Peter Moyar,
04:31les Russes avaient déclaré souhaiter continuer d'entretenir des relations pragmatiques avec Budapest.
04:37Mais face aux logiques de bloc dans un contexte international tendu et décousu,
04:42cette option s'est peut-être déjà évaporée.
04:49Des dizaines de candidats annoncés et potentiels,
04:52des polémiques qui ne volent généralement pas très haut
04:54et une saturation de l'espace médiatique.
04:56La campagne de 2027 est déjà bien lancée.
04:598 mois, ça va être long.
05:01Jeudi, le MEDEF a installé 7 prétendants sur le cours Philippe Châtrier de Roland-Garros.
05:05Au programme, pas d'experts de la terre battue,
05:07mais pas d'experts non plus de l'économie à en croire les débats.
05:11Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau,
05:14Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier ont causé dette, retraite, fiscalité, immigration, écologie.
05:19Le débat a confirmé les fractures, tout en offrant son lot de petites phrases
05:23des patrons lamentables de Mélenchon au pic d'Attal et Philippe.
05:27Marine Tondelier est même parvenue à se faire applaudir des patrons présents,
05:31rejoint le sempiternel refrain de l'alliance entre la gauche immigrationniste
05:34et le patronat qui tire les salaires vers le bas en imposant des travailleurs immigrés.
05:39Pour tout vous dire, je suis assez choquée de ce que j'entends.
05:41J'entends Mme Le Pen nous faire des leçons sur l'immigration devant le MEDEF,
05:45avec lequel je ne suis pas d'accord, surtout certes,
05:47mais dont j'ai lu le rapport qui expliquait que l'économie française ne pourrait pas tourner
05:51en 2050, 103,6 millions de travailleurs étrangers.
05:56C'est ça la réalité.
06:00Et je suis applaudie par le MEDEF et je m'en réjouis.
06:03La quatrième économie du monde, le Japon, mais aussi la deuxième,
06:06la Chine se passe volontiers d'immigration.
06:08La recherche des applaudissements et des petits gains dans les sondages
06:11dépassent largement le raisonnement politique et économique.
06:14La forme, plutôt que le fond, même si certains n'y arrivent pas non plus dans la forme,
06:18à l'image de Raphaël Glucksmann, dont la qualité oratoire
06:21s'approche de celle de ses glorieux aînés, Pécresse et Hidalgo.
06:25Et je suis très heureux, mais il va falloir qu'on fasse un débat.
06:31Donc, maintenant, posons-nous la question.
06:35Et donc, sur la question.
06:38Et donc, sur la question.
06:42Donc, pas vraiment à l'aise, donc, mais pas vraiment candidat non plus.
06:45En effet, la particularité de cette QV 2027 est que l'on a très peu de certitude
06:50sur les personnes qui seront vraiment en lice.
06:53Marine Le Pen peut encore avoir une peau de banane judiciaire.
06:57Bruno Retailleau a encore le temps de renoncer et de se rallier à une candidature centriste,
07:01tandis qu'Atal et Philippe n'iront pas en même temps.
07:03Marine Tondelier, pour les écologistes, n'ira pas au bout.
07:07Et plusieurs de ses cadres ont déjà apporté leur soutien à d'autres candidats
07:10dans une formation politique où le crêpage de chignon est toujours bien sale et public.
07:14Finalement, seule la candidature de Jean-Luc Mélenchon semble tout à fait certaine.
07:19Le casting est à l'avenant.
07:21Au set du MEDEF s'ajoutent les candidateurs annoncés ou engagés de
07:40Vous ne connaissez pas certainement toutes ces personnalités, nous non plus.
07:44Pour ces candidats, parfois en mal d'audience, il faut jouer des coudes avec des déclarations chocs
07:49ou des petits coups à l'image de Xavier Bertrand qui a tenté de susciter l'intérêt des Français
07:53en marge du rendez-vous du MEDEF en annonçant être candidat sans l'être.
07:58J'ai dit que je le serais, mais le moment n'est pas venu.
08:00On ne déclare pas sa candidature comme ça et je continue à me préparer à cela.
08:04Avant l'heure, ce n'est pas encore l'heure.
08:06Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Philippe Brun visent la primaire sociale démocrate
08:09comme Glucksmann et Guedj.
08:11Bouhamran refuse, lui, d'y participer tout en maintenant sa candidature.
08:14Fabien Roussel prépare une candidature communiste,
08:17tandis qu'Éric Zemmour, François Hollande, Dominique de Villepin,
08:19Michel Barnier ou Thierry Breton restent à des degrés divers dans l'antichambre.
08:23Les sondages donnent pourtant une photographie plus simple.
08:26Marine Le Pen domine nettement.
08:28Le dernier sondage IFOP fiducial la situe entre 33 et 35% au premier tour
08:33selon les configurations.
08:35Devant un peloton mouvant où Jean-Luc Mélenchon recueille 16 à 19%,
08:39Philippe 14,5 à 21%, Attal 8 à 15% et Retailleau 6 à 12%.
08:44Mais avance ne signifie pas adhésion, d'autant que le RN est toujours surcoté
08:47quand elle est fille et généralement sous-estimée.
08:49Reste aussi la campagne qui peut voir certaines candidatures s'effondrer
08:52et d'autres décoller ou tout au moins se renforcer.
08:56En juillet, seuls 49% des Français souhaitaient que l'un des candidats
08:59déjà déclarés gagne l'élection.
09:00Et 44% ne citait spontanément aucun nom pour l'Elysée.
09:04La défiance reste générale.
09:0571% disent ne pas faire confiance à Emmanuel Macron
09:08pour affronter les problèmes du pays.
09:10A gauche, la primaire PS Place Publique d'octobre ne règle donc rien
09:14et la participation devrait être famélique.
09:17Pendant ce temps, Lina réclame une primaire de la droite et du centre.
09:20Retailleau ne refuse pas la compétition quand Philippe n'en veut pas du tout
09:24comme Xavier Bertrand au centre.
09:26Emmanuel Macron n'a adoubé personne
09:28et l'hypothèse d'une candidature recours de Lecornu n'est pas impossible.
09:33Attal et Philippe doivent porter, contourner ou solder son héritage
09:36tandis que le président sortant observe sans désigner deux dauphins
09:40dans une sorte, d'après moi, le déluge.
09:43A peine démarré, la campagne est déjà saturée
09:46mais l'élection reste ouverte.
09:47Affaires judiciaires, révélations, ralliements, retraits, incidents,
09:51campagnes numériques ou coups politiques
09:52peuvent encore bouleverser un paysage où beaucoup parlent déjà
09:55comme des présidents mais où bien peu de Français
09:58semblent avoir définitivement choisi le leur.
10:04Et il n'y a pas besoin d'être à l'Elysée pour s'en mettre plein les poches,
10:08il suffit d'être élu en Seine-Saint-Denis.
10:10Le parquet national financier enquête sur les revenus troubles
10:13du maire LFI Bali Bagayoko, Renaud de Bourleuf.
10:16Le top départ d'une insurrection populaire, citoyenne, consciente, déterminée
10:22et qui fait une promesse, celui d'atteindre son objectif ultime.
10:28Faire en sorte que l'égalité soit une réalité et non une promesse.
10:32Égalité, c'est-à-dire tous les habitants de Saint-Denis
10:35doivent gagner 9000 euros net par mois.
10:38Si c'est la promesse du maire LFI Bali Bagayoko,
10:40elle aura du mal à devenir une réalité.
10:42Les hauts revenus de l'édile élus en mars dernier,
10:45surtout les circonstances entourant les rémunérations,
10:47ont attiré l'attention de l'association Assez Anticorruption.
10:50A la suite de l'ordre de plainte, le parquet national financier a ouvert le 19 août
10:53une enquête sur des faits susceptibles de constituer un détournement de fonds publics
10:57recèle la concussion, c'est-à-dire la perception illégale de fonds publics par un agent public.
11:02Dans sa première plainte, Assez Anticorruption soulignait que Bali Bagayoko
11:05aurait occupé pendant de nombreuses années, depuis 2000,
11:08un emploi de cadre à temps plein à la RATP,
11:10tout en exerçant des mandats d'élus locales,
11:12notamment celui d'adjoint au maire de Saint-Denis.
11:14Le cumul de deux emplois publics à temps plein est en principe interdit,
11:17sauf autorisation express et motivée.
11:20Il pourrait y avoir eu un emploi fictif avec une rémunération de 6 000 euros mensuels
11:24perçus pour un poste qui n'aurait pas été réellement exercé à plein temps.
11:27De plus, l'association s'appuie sur un article du Canard Enchaîné
11:30qui évoque un recrutement sans concours ni entretien classique,
11:33des horaires élastiques et des indemnités généreuses.
11:35La seconde plainte s'appuie aussi sur un article du Canard Enchaîné
11:38et porte sur les soupçons de détournement de fonds publics,
11:41favoritisme et faux et usage de faux.
11:43Le tour a été effectué dans le contexte d'un système organisé et structuré d'emplois fictifs à la RATP
11:48concernant d'autres élus parisiens et franciliens de différents bords politiques de droite comme de gauche.
11:52Bali Bagayoko aurait donc été l'un des heureux bénéficiaires de ce système.
11:56Pour l'instant, aucune mise en examen n'a eu lieu.
11:58Bali Bagayoko doit se réjouir que les juges fassent leur travail
12:01comme il le souhaitait ardemment au début de son mandat.
12:04Durcir le cadre légal, voire même s'assurer que le cadre légal soit vraiment appliqué sans complaisance.
12:10Qu'il y ait tout non illégalité, le revenu royal de Bali Bagayoko
12:13était déjà connu dans la sphère politique de Saint-Denis.
12:15En 2018, l'ancien conseiller municipal communiste Philippe Garraud
12:18avait pointé les circonstances dans lesquelles il s'était fait accorder
12:21une augmentation de son indemnité de près de 100%.
12:24En 2014, Bali Bagayoko gagnait environ 9000 euros net par mois
12:27étant à la fois cadre de la RATP, maire adjoint de Saint-Denis
12:31et vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis.
12:34Or, en 2015, il a perdu cette dernière indemnité
12:37après sa défaite aux élections départementales.
12:39C'est dans ce contexte que le conseil municipal de Saint-Denis
12:42a voté une augmentation des indemnités de ses élus,
12:44celle de Bali Bagayoko étant quasiment doublée.
12:48Mais après tout, le nouveau maire sait faire profiter de son argent et de son statut assez proche.
12:52Selon une enquête de France Télévisions dévoilée début juillet,
12:55il serait intervenu à deux reprises pour aider des membres de la famille Dumbia,
12:58des individus connus de la police pour trafic de drogue.
13:00Fin 2025, Bali Bagayoko étant alors maire adjoint,
13:04il est intervenu pour défendre le dossier d'Amen Dumbia,
13:06gérant d'une boîte de nuit illégale où la drogue était consommée sans modération.
13:10Le maire adjoint l'a présenté comme « quelqu'un de la famille ».
13:13Mais Dumbia, déjà condamné dans le passé pour trafic de drogue,
13:16devait être jugé pour mise en danger d'autrui, faux et usage de faux.
13:19Plus tard, en mars, Amen Dumbia était interpellé à la sortie d'un meeting
13:22de Bali Bagayoko et Jean-Luc Mélenchon, alors qu'il était recherché par la police.
13:26Bali Bagayoko a démenti toute à cointance avec l'individu.
13:29Une fois élu maire, il a aidé un autre membre de cette famille,
13:32Adam Dumbia, condamné à 9 ans de prison pour importation de cocaïne en 2021,
13:36et déjà dans la nature.
13:38Le maire lui aurait permis de diriger une section football du club Saint-Denis Union Sport
13:41sans apparaître dans l'organigramme officiel.
13:44Sur toute cette affaire, aucune enquête judiciaire pour l'instant.
13:51Passons à présent à l'actualité, en bref, en France.
13:56L'exfiltré de la campagne du patron est dans la panade judiciaire.
13:59Sébastien Delogu, député LFI, a été placé en garde à vue jeudi à Marseille.
14:03Le parquet confirme cette mesure dans le cadre d'une enquête de flagrance
14:05pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique.
14:09L'élu était convoqué au commissariat après une altercation avec des policiers près de son domicile.
14:12Trois agents l'accusent d'avoir insulté les forces de police
14:15et d'avoir entravé leur intervention dans son immeuble
14:17où il venait interpeller un voisin.
14:19Selon la plainte, il aurait prévenu ce dernier
14:21et s'était interposé physiquement à deux reprises
14:23avant de filmer la scène en invoquant son statut d'élu.
14:26A son arrivée, Sébastien Delogu n'a fait aucune déclaration.
14:30Peut-être attendait-il la venue d'un interprète pour l'épauler dans l'épreuve.
14:33Son avocat a déposé plainte la veille pour violences et injures.
14:37Les responsables pas coupables visés par des plaintes.
14:39Trois plaintes pour non-assistance à personnes en danger
14:41ont été déposées fin août contre Anne Hidalgo et Patrick Bloch,
14:45respectivement ancien maire de Paris et ancien premier adjoint.
14:47L'avocat des familles d'enfants victimes d'agressions sexuelles
14:50dans le périscolaire de l'école Saint-Dominique
14:51assure qu'ils disposaient d'éléments
14:53prouvant leur connaissance d'un péril grave.
14:56Les faits concernent des enfants entre 2022 et 2026.
14:59Deux animateurs ont déjà été mis en examen.
15:01Les plaintes évoquent des alertes dès 2015 au Conseil de Paris
15:04et un déni répété.
15:06Anne Hidalgo a reconnu des dysfonctionnements
15:08mais rejette l'idée d'inaction.
15:09Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus à Paris,
15:13dont 52 pour suspicion de violences sexuelles.
15:16Les Français sont moins partis en vacances cet été.
15:18Les concessionnaires d'autoroutes ont relevé
15:20une baisse du trafic d'environ 4% depuis le début de l'année.
15:22Un recul dû au prix du carburant,
15:24mais aussi aux conditions météorologiques.
15:26Les vagues de chaleur et de canicules
15:28ont freiné certains déplacements,
15:29a fortiori alors que des incendies ont touché
15:31des secteurs particulièrement touristiques
15:32tels que la Gironde, les Landes et le Var.
15:35Enlèvement d'un légionnaire en Colombie
15:37Jeudi, l'armée colombienne a annoncé l'enlèvement
15:39quelques jours plus tôt
15:39du caporal Rosé-Olguer Melo-Chari,
15:42engagé dans la Légion étrangère française depuis 4 ans
15:44et en permission dans son pays d'origine.
15:46Les suspects sont des dissidents de la guérilla des Farc,
15:48aujourd'hui dissoute.
15:50Ces dissidents avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016
15:52avec le gouvernement.
15:53Selon le rapport de l'armée colombienne,
15:55les rebelles l'auraient enlevé
15:56après avoir compris qu'il appartenait à la Légion étrangère française.
15:58Reste à savoir comment le nouveau pouvoir colombien
16:01va gérer la situation
16:01alors que le nouveau président,
16:03Abelardo de la Esperialla,
16:05affiche une ligne particulièrement ferme
16:07contre les guérillas et les trafiquants de drogue.
16:13L'actualité internationale en bref.
16:18A Ceuta, les Espagnols entrent en résistance.
16:21Depuis mardi, des centaines de manifestants
16:22sont descendus dans les rues
16:23pour exprimer leur colère face aux rumeurs
16:25sur un projet d'hébergement de clandestins
16:27dans des installations publiques.
16:29Ils brandisent des slogans tels que
16:30Ceuta ne se vend pas,
16:32Ceuta se défend ou invasion, expulsion.
16:35En colère, après l'afflux de 80 000 clandestins
16:37et les problèmes de sécurité posés par les nombreux
16:40viols et agressions sexuelles,
16:42ils fustigent un abandon du gouvernement.
16:44Devant les caméras, certains ont pris à partie
16:47le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez
16:49des propos que nous ne traduirons pas.
16:59La mobilisation a pris de l'ampleur mercredi
17:01et surtout jeudi alors que des Espagnols
17:03sont allés sur la plage de Trampoline,
17:05principal repère de clandestins
17:07pour y incendier des tentes.
17:08Les forces de police sont intervenues
17:10et avaient tenté de disperser les manifestants
17:12mercredi soir avec des balles en caoutchouc,
17:14ce qui ne leur a pas valu la gratitude des clandestins.
17:17Jeudi matin, une patrouille militaire a été attaquée
17:19par un groupe de migrants à coup de pierre.
17:21Plusieurs militaires ont été blessés.
17:24Le nombre de demandes d'asile au Royaume-Uni
17:26a baissé de 21% entre juin 2025 et juin 2026,
17:30atteignant 85 891,
17:31sont plus bas niveau depuis 2022.
17:3440% concernent des arrivées par la Manche.
17:37Le ministre de l'Intérieur,
17:39qui répond au nom de Shabana Mahmoud,
17:41s'est félicité de ces chiffres,
17:42soulignant un meilleur contrôle des frontières
17:44sous le gouvernement travailliste.
17:46Les demandeurs hébergés en hôtel
17:48ont diminué de moitié à 16 021.
17:50Les expulsions et retours augmentent,
17:52tandis que les arrestations pour travail illégal
17:55battent des records.
17:56Une réforme visant à durcir le droit d'asile
17:58est en discussion au Parlement.
17:59Le gouvernement s'engage à supprimer
18:01l'hébergement hôtelier d'ici 2029
18:03au profit de bases militaires,
18:04malgré des résistances locales.
18:08Le doyen des monarques européens est mort.
18:11Le roi Harald V de Norvège est décédé
18:13ce vendredi à l'âge de 89 ans.
18:15Monté sur le trône en 1991,
18:16il bénéficiait d'une grande popularité
18:18auprès des Norvégiens,
18:19même si la monarchie a été assombrie
18:21ces dernières années par plusieurs scandales,
18:23notamment les révélations sur l'amitié passée
18:25de sa belle-fille, désormais reine de Norvège,
18:27avec l'homme d'affaires pédocriminel
18:29Jeffrey Epstein.
18:30Le nouveau roi Aakon VIII
18:32devrait prêter serment devant le Parlement
18:34au cours des prochaines semaines
18:35et recevoir une bénédiction
18:36à la cathédrale de Nidaros,
18:39mais sans couronnement.
18:40Cette pratique a été abolie
18:41au début du XXe siècle
18:42car jugée trop ancienne,
18:44trop religieuse et peu compatible
18:45avec les idéaux démocratiques du pays.
18:48Des feux de tourbières gigantesques
18:50ravagent Borneo et Sumatra en Indonésie,
18:53aggravés par un phénomène océanographique
18:55cyclique pseudo-périodique,
18:56dit El Niño, particulièrement intense.
18:58Six provinces sont prioritaires.
19:001500 militaires et des moyens aériens
19:02sont mobilisés.
19:033 millions d'habitants subissent directement
19:05la pollution,
19:06des dizaines de millions d'autres
19:07aussi dans les pays voisins.
19:09Depuis début 2026,
19:10environ 300 000 hectares ont brûlé.
19:12Les zones concernées sont surtout
19:13des tourbières asséchées par le défrichement.
19:16Les exploitants d'huile de palme
19:18ou de bois sont soupçonnés.
19:19Le président Prabowo Subianto
19:22promet de révoquer les permis
19:24des responsables.
19:2572 suspects ont été arrêtés.
19:26La Malaisie et Brunei
19:27dénoncent une pollution transrégionale
19:30et saisissent l'ASEAN,
19:31l'association des nations de l'Asie du Sud-Est.
19:38Le Zoom du jour est déjà en ligne
19:39et il marche très bien.
19:40C'est avec Claude Meunier-Bertelot.
19:43Samedi, Openbox TV avec Alain Juillet
19:45et dimanche, conversation
19:47entre Paul-Marie Couteau
19:48et le philosophe Alain de Benoît
19:50ainsi que Terre de Mission.
19:52Lundi, dès 7h, un Zoom
19:53sur le folklore celte.
19:55C'est la fin de cette édition.
19:56Merci de votre fidélité.
19:57Bonne fin de semaine à tous
19:58et à lundi.
19:59Sous-titrage Société Radio-Canada
20:09Sous-titrage Société Radio-Canada
20:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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