00:00La rentrée économique, c'est les raisons de la colère.
00:03Et là, les patrons sont en colère.
00:04Ils ont bien raison, d'ailleurs, parce qu'on leur tape dessus.
00:06Les raisons de la colère, c'est une fiscalité supertaxe reconduite.
00:09C'est la troisième année.
00:10C'est toujours pareil, ça devait être...
00:12Ça devait être un an.
00:13Ça devait être un an.
00:13Ça va être la troisième année.
00:16Troisième année.
00:17Voilà, supertaxe.
00:18Impôts de production qui sont toujours là.
00:20Retour à 62 ans pour la retraite.
00:23Et c'est sans doute...
00:24C'est une erreur pour Macron.
00:26La simplification n'a jamais été faite.
00:29C'est l'échec d'Emmanuel Macron, l'échec de l'administration.
00:32J'ai d'ailleurs vu cette déclaration formidable de Sébastien Lecornu
00:35qui, après dix ans de Macronie,
00:38explique que l'administration n'est pas au rendez-vous.
00:40Mais qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:41Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:42C'est lui qui...
00:43Ils sont au pouvoir.
00:44Et ces gens-là veulent se représenter.
00:45Et il te dit, mais l'administration marche pas.
00:46Mais on le sait.
00:48Ils disent aussi qu'on est au pied du mur au niveau de la dette.
00:51Merci de l'admettre, enfin.
00:52Parce que quand on disait ça, on était taxés d'être défaitistes.
00:55Patron, les raisons d'une colère.
00:56Côte du travail, la réforme n'a pas désengorgé.
00:59Trois exceptions, harcèlement, stress et discrimination.
01:03Innovation, effectivement, 2,2% du PIB.
01:07En Corée, c'est 5%.
01:08En Israël, c'est 6,8%.
01:10Et rentabilité, c'est trois fois sous l'Allemagne.
01:13Alors, je vous propose d'écouter les patrons
01:15qui sont montrés, évidemment, du doigt.
01:18Et hélas, ou pas d'ailleurs,
01:21les seuls qui peuvent produire,
01:25c'est évidemment l'initiative privée,
01:28ce n'est pas le public.
01:30Donc, il faut encourager les chefs d'entreprise,
01:33parce qu'autrement, ça ne marche pas.
01:36Écoutons les patrons.
01:38Les patrons se fatiguent.
01:41Les patrons prennent des risques.
01:42Les patrons essayent de tenir leur boîte debout
01:45grâce à leurs collaborateurs.
01:46Et si les sociétés fonctionnent,
01:48ça nous permet de rétribuer correctement nos salariés,
01:50ce qu'on n'arrive plus à faire aujourd'hui.
01:51Il y en a ras-le-bol.
01:52Les chefs d'entreprise n'en peuvent plus.
01:54La situation continue à se dégrader.
01:56C'est toujours le même logiciel qui était à la manœuvre.
01:59Toujours plus de charges, de taxes, de contraintes, de normes.
02:02Toujours plus de contraintes, de contrôles, de sanctions.
02:05On n'attaque pas les vrais problèmes de fond.
02:06Alors, on savait très bien que depuis la dissolution,
02:08rien ne bougerait.
02:09Mais là, on n'est pas déçus.
02:10Je pense que la situation est dramatique.
02:12Aujourd'hui, au XXIe siècle,
02:14on ne peut plus faire semblant,
02:15on ne peut plus ne pas voir la réalité en face
02:18et tourner le dos au challenge.
02:20C'est ce que nous faisons, nous en tout cas,
02:21en tant qu'entrepreneurs, nous faisons face.
02:23On ne peut pas nier, effectivement, le poids de la dette.
02:26On ne peut pas nier la surcharge
02:28qui pèse au niveau des taxes,
02:30au niveau de l'imposition,
02:31sur le dos des entrepreneurs.
02:33Si nous ne faisons rien,
02:34nous allons arriver au pied du mur.
02:37Alors, c'est intéressant,
02:37parce que tous ces patrons, Thomas Bonnet,
02:39au deuxième tour de la présidentielle de 2017 et 2022,
02:43je n'ai pas de statistiques,
02:44mais sans doute,
02:45une immense majorité a voté Emmanuel Macron.
02:47Vous pouvez même dire au premier tour, je pense.
02:48Et peut-être au premier tour.
02:50Mais peut-être qu'au premier tour.
02:53Mais donc, tous ces patrons ment.
02:54Et c'est la déception de tous ces gens
02:58qui disent,
02:59mais au président de la République,
03:01vous n'avez pas fait le boulot.
03:02C'est pour ça que moi,
03:03quand j'entends aujourd'hui les patrons dire
03:05on va composer avec LFI, avec le RN,
03:07j'ai envie de dire, mais tant mieux,
03:08parce qu'en fait, vous avez,
03:09sans doute, vous avez raison,
03:11choisi à grande majorité Emmanuel Macron en 2017.
03:13Pour quel résultat ?
03:15Quand on voit tous les indicateurs économiques
03:17aujourd'hui qui sont dans le rouge vif,
03:18Emmanuel Macron, la Startup Nation,
03:20le Mozart de la finance,
03:21on est dans le mur.
03:22Donc, en effet, il faut penser
03:23à des solutions alternatives.
03:25Il y a différentes propositions sur la table.
03:27Moi, j'attends des patrons
03:27qui nous équilibrent aussi le débat,
03:30parce qu'on a beaucoup parlé,
03:31on entend beaucoup la France insoumise,
03:32on entend beaucoup la gauche
03:33qui, j'allais dire,
03:34martèlent leurs éléments de langage.
03:36C'est aux patrons aussi de parler
03:37et c'est bien qu'ils le fassent.
03:38On les a entendus,
03:38on les entend de plus en plus.
03:39C'est bien qu'ils viennent rappeler
03:40un peu de réalité,
03:41un peu de pragmatisme dans ces débats.
03:44Eux, ils savent de quoi ils parlent.
03:45Ils ont l'expérience du terrain.
03:47Certains sont des success stories.
03:49J'aimerais qu'on les entende plus
03:50et c'est bien de les entendre.
03:51Alors, ils ont quand même pris la parole
03:53l'année dernière,
03:54la saison dernière.
03:55Le PDG de Michelin avait parlé.
03:57Bernard Arnault avait parlé.
03:59Il a donné une interview
04:00sous cet été, Bernard Arnault,
04:01qui était très intéressante,
04:03sur une heure et demie.
04:04C'était vraiment passionnant de l'entendre.
04:05Moi, je pense qu'on a besoin d'entendre aussi.
04:07Oui, mais là encore,
04:08quand on parle d'espace médiatique,
04:09on en a parlé d'ailleurs
04:10dans le journal du Dimence,
04:11il y a eu une série sur Bernard Arnault
04:13dans Le Monde.
04:14Voilà.
04:14Six pages à charge
04:16contre Bernard Arnault,
04:17qui est une réussite mondiale.
04:21Et l'espace médiatique
04:23place cette réussite
04:25sous l'air du soupçon.
04:26C'est-à-dire que lorsque, par exemple,
04:28il investit dans le mécénat,
04:30c'est pour défiscaliser, par exemple.
04:32Et tout est à l'aune de ça.
04:35Et c'était ce grand journal,
04:36jadis, Le Monde,
04:37qui a fait cette diatribe.
04:40Précisément, il l'a répondu.
04:41Mais avec beaucoup d'humour.
04:42Avec Brio.
04:42Je pense que c'est bien
04:43qu'enfin, les patrons,
04:44voilà, s'inquiètent dans le débat et répondent.
04:46Mais dans l'espace médiatique,
04:47ils se font attaquer matin,
04:48midi et soir.
04:49Et caricaturés.
04:51C'est ça qui est extraordinaire.
04:52LVMH,
04:53c'est vraiment un cas d'école,
04:55LVMH.
04:55C'est-à-dire qu'il y a des emplois,
04:57évidemment,
04:57qui sont sauvés,
04:57mais il y a surtout des métiers
04:59qui n'existeraient plus.
05:00Des métiers d'excellence
05:02qui n'existeraient plus.
05:03Eh bien,
05:04vous avez six papiers,
05:06six papiers,
05:07pour expliquer que sa famille va mal,
05:09que les cravates Hermès sont confisquées
05:12lorsqu'on entre dans le bureau de M. Arnaud,
05:14qu'il n'y a pas de salariés en surpoids.
05:17Enfin, des trucs invraisemblables.
05:20Invraisemblables.
05:21Donc, ça participe, effectivement,
05:24et ça rejoint, effectivement,
05:25que personne n'entre au Panthéon.
05:27Bernard Arnaud,
05:29Dieu lui prête vie
05:30le plus longtemps possible.
05:31Je ne pense pas
05:32qu'il y aura une pétition demain
05:33pour qu'il entre au Panthéon
05:34lorsqu'il ne sera plus de ce monde.
05:37C'est ça qui est aussi intéressant.
05:39Alors qu'on pourrait imaginer,
05:43valoriser davantage
05:43ceux qui prennent les initiatives.
05:45Les patrons,
05:46c'est la prise de risque.
05:47On n'a jamais été patron, nous six.
05:48On n'a jamais eu ce courage-là.
05:49cette prise de risque
05:51de dire, écoutez, madame, messieurs,
05:52moi, je m'en vais.
05:53Et je montre mon, je ne sais pas,
05:54ma télé, mon bidule, mon truc.
05:56Il faut valoriser ça.
05:58Il est bientôt 9h51.
06:04On a écouté, évidemment,
06:06tous ces patrons.
06:08Et avant de faire une pause,
06:10on parlera, évidemment,
06:12de ce qui s'est passé
06:13dans le petit village de Le Port.