- il y a 2 mois
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00La question qui se pose aussi de plus en plus, va-t-il tenir ? Pourra-t-il tenir ?
00:04D'ailleurs, tandis que les appels au rassemblement, à l'unité, à la raison même, se succèdent pour éviter la
00:10multiplication des candidatures.
00:11Bruno Rotaillot est attendu, attendu parfois même au tournant par certains, beaucoup lui intime de converger vers Edouard Philippe pour
00:18éviter le duel Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon.
00:20Mais une partie, une grande partie des électeurs de droite affirment non, c'est la droite et la droite n
00:24'est pas soluble dans le centre, certains disent dans le macronisme.
00:27La politique, vous le savez très bien, mesdames, est affaire de dynamique. Mais aussi, on l'espère, quand on vous
00:32entend, de conviction.
00:33Alors, quelle sera sa décision ? Aura-t-il le choix ? Il fait ça rentrer ce soir sur BFM
00:37TV.
00:45Évidemment, vous vous saluez, la question ne se pose pas. Merci d'être là. Bonsoir, Bruno Rotaillot.
00:51Bonsoir, Sonia Mabrouk.
00:52Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:54C'est bien naturel.
00:55Vous êtes candidat Les Républicains à la présidentielle. Vous êtes le président des LR, ancien ministre de l'Intérieur.
01:02Je vous remercie d'être avec nous ce soir, d'autant que plusieurs candidats ont multiplié ces derniers jours, ces
01:07dernières heures,
01:08les sorties, les propositions, les polémiques aussi. Mais vous, vous avez cultivé une forme de discrétion cet été.
01:15Je me demande si pour marquer les esprits, la stratégie de cette discrétion, certains diraient de l'homme invisible, est
01:21la bonne pour bien démarrer une campagne.
01:24Écoutez, moi, je pense que les Français ne sont pas des obsédés de la politique en plein été. Ils ont
01:30eu des coups de chaleur.
01:31Ça leur suffit. Et je pense que... Alors moi, j'en ai profité parce que je termine un livre qui
01:38sera édité dans quelques semaines.
01:40Donc j'y mettais ma dernière main. J'ai lu beaucoup de livres. Il faut se nourrir aussi l'été.
01:46Et puis, voilà, je me suis aussi... J'ai pris du recul.
01:49Et c'est fondamental. Vous savez, je n'ai pas vu beaucoup M. Mélenchon, Mme Le Pen s'activer. Je
01:56pense qu'il y a ce temps qui est un temps de repos familial aussi,
02:00mais en même temps de réflexion. Et on en a besoin parce que quand on est dans la vie politique,
02:04on est toujours sur l'actualité.
02:06On est toujours à l'extérieur de soi-même. Et il faut arriver aussi à se nourrir si on veut
02:10donner aussi beaucoup après.
02:12Se nourrir et sanctuariser.
02:13Se nourrir, si j'ose dire.
02:14Mais oui, et sanctuariser un temps pour la famille, pour soi. Est-ce que vous permettez qu'on voit un
02:18extrait ?
02:20Les journalistes que nous sommes, nous vous connaissons depuis un certain temps. Il est vrai que cette image sur les
02:24réseaux sociaux,
02:25elle ne vient pas tout de suite à l'esprit quand on vous voit et quand on vous a vus
02:29et connus. Place Beauvau. Regardons ensemble.
02:33Voilà ce qui reste de la poule. L'autre jour, il y avait encore beaucoup plus de plumes. Il y
02:39avait des plumes partout. Partout, partout. Voilà, des plumes.
02:43Donc ça, c'était une poule de marrant, noire, cuivrée. Et elle n'est plus. Les renardos en ont profité.
02:52C'est le cycle de la nature.
02:54Bon, vous me voyez arriver parce qu'il y a le cycle de la nature et le cycle politique qui
02:57est la poule, qui sont les renardos. On le verra à la fin de la course.
03:00Dimanche soir, figurez-vous qu'il était extrêmement téméraire, ce renard. Ou cette renarde, je l'ai vue. J'ai
03:04un petit muret de pierre et il était sur le muret de pierre. C'était un spectacle.
03:08Mais j'ai moins quand il mange ma poule.
03:10La métaphore, on peut la filer pour la politique.
03:13Il y a beaucoup de renardos.
03:13Je vous vois venir, parfaitement.
03:16Si je peux dire plus sérieusement, même si les parenthèses, vous avez raison, estivalent.
03:20C'est plutôt des croquediles, d'ailleurs.
03:20Oui, bien, bien. On va voir ce qu'ils vous réservent dans le marécage.
03:24Parce que depuis, un sondage en particulier, Bruno Rotaillot, les appels au rassemblement, à l'unité se multiplie.
03:32Valérie Pécresse affirme qu'il y a des convergences, y compris programmatiques, entre vous et Édouard Philippe, Jean-François Copé.
03:37Et d'autres pointent la responsabilité qui serait peut-être la vôtre si vous ne vous rangez pas derrière un
03:44candidat.
03:44Sans doute pensez-il à Édouard Philippe et que vous risquez de précipiter le duel Marine Le Pen-Jean-Luc
03:49Mélenchon.
03:50Vous avez, me semble-t-il, un devoir de clarification ce soir par rapport à vos électeurs.
03:54Et puis plus largement, par rapport aux Français.
03:56Est-ce que vous êtes déjà dans un processus de préparation en coulisses de ce rapprochement ?
04:02D'abord les sondages.
04:04Un sondage, ça ne fait pas le printemps comme l'hirondelle et ça ne décrit pas du tout.
04:09Vous le savez parfaitement.
04:11On est à plus de 8 mois des élections.
04:12Je pourrais vous citer à chaque élection présidentielle les sondages qui se sont trompés.
04:17Je me souviens d'Alain Juppé qui, à la même période, devait écraser François Fillon, etc.
04:22Bien. Donc les sondages, on doit en tenir compte.
04:26Mais ces derniers sondages, si j'en prends plusieurs, où on voit bien qu'il y a une montée des
04:31extrêmes.
04:32On le voit. Et croyez-moi, je ne prends pas à la légère.
04:35Un second tour entre Mme Le Pen et M. Mélenchon.
04:39Mais voyez, la signification première de ces sondages, c'est que les Français veulent une rupture.
04:44Ils veulent une vraie alternance.
04:46Croyez-vous qu'avec un ancien Premier ministre, Emmanuel Macron, l'un ou l'autre,
04:51Gabriel Attal ou Édouard Philippe, ils auraient cette alternance.
04:54Je ne le crois pas.
04:55Moi, je ne veux porter pas seulement des réformes, je veux porter une rupture profonde.
04:59Et je veux offrir aux Français une alternative qui se transformera en alternance, bien sûr.
05:06Mais cette alternative, pour moi, elle est fondamentale pour changer, renverser la table.
05:11Et ça, les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron, malheureusement, et ce n'est pas d'ailleurs un jugement personnel
05:17que je porte sur eux,
05:19ne parviendront pas à se décontaminer du quinquennat et du double quinquennat d'Emmanuel Macron, qui va se transformer en
05:26un formidable échec.
05:27– Mais avant de renverser la table, autour de cette table, il y a certains de vos camarades, si je
05:32puis dire, au sens élargi à droite,
05:34qui mettent une pression très forte sur vos épaules, sans doute la ressentez-vous, pour vous faire jeter l'éponge.
05:40Est-ce que vous pourriez affirmer ce soir, de manière presque définitive, que rien ne vous fera Bruno Roteau dévier,
05:46et que vous prenez, entre guillemets, le risque, il faut l'appeler ainsi, c'est en tous les cas ainsi
05:50que vos amis l'appellent,
05:52ce risque d'un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, que vous l'assumez ?
05:55– Qu'est-ce qui pourrait me faire dévier ? Est-ce que je suis un homme qui dévie de
06:00sa trajectoire ?
06:01Vous êtes une fine observatrice, vous observez la scène politique, vous avez suivi mes déclarations depuis des années,
06:08je pense que, j'ai des défauts, comme tous les hommes, tous les femmes,
06:11mais je pense que j'ai peut-être cette qualité de la sincérité, de la constance, de la cohérence.
06:17Vous savez, si j'ai pris la décision de me présenter,
06:20ce n'est pas parce que j'éprouve une jouissance pour l'exercice du pouvoir,
06:24je ne suis pas du tout, du tout, du tout dans cette aventure-là.
06:29C'est simplement parce que je pense que 2027, ce sera pour la France le grand rendez-vous de l
06:34'histoire,
06:35c'est l'élection de la dernière chance.
06:37Et si je veux aller au bout de cette élection,
06:39c'est parce que je pense que je peux apporter à mon pays quelque chose
06:42que les autres ne peuvent pas apporter.
06:44Si nous avions, vous voyez, le même projet,
06:47peut-être qu'on pourrait discuter, mais nous n'avons pas le même projet.
06:49– Aucune convergence programmatique, comme le dit Valérie Pécresse entre vous-même et M. Édouard Philippe ?
06:54– Écoutez, il a fait des propositions sur l'immigration.
06:59Droits du sol à Mayotte, par exemple.
07:01Mais si le droit du sol est mauvais à Mayotte,
07:03il faut aussi l'interdire et le stopper en France.
07:06Il a fait des propositions pour les professeurs.
07:10Très bien, mais 20 %, ça veut dire qu'on va dépenser beaucoup d'argent public,
07:15ça va coûter 9 milliards.
07:16Et la démographie, c'est-à-dire qu'il y a moins d'élèves,
07:19donc sans doute moins besoin de profs,
07:21c'est quoi ces 2-3 milliards ?
07:23Et puis, la question du salaire, ça ne résume pas tout.
07:26Moi, je suis pour mieux rémunérer les professeurs.
07:28Mais il y a aussi une carrière.
07:30Il y a aussi un certain nombre de savoirs qu'il va falloir refonder.
07:34Vous savez, celles et ceux qui ne veulent pas d'un duel,
07:38Mélenchon-Le Pen,
07:40feraient bien de méditer l'expérience des 9 dernières années.
07:44Parce qu'on voit bien qu'un grand centre,
07:48en réalité, renforce les deux ailes radicales.
07:51Et si on veut récréer, justement,
07:53C'est les deux bouts de l'omelette.
07:54Bien sûr, on va renforcer le macronisme d'ailleurs.
07:58Vous savez, Emmanuel Macron disait que finalement,
08:00on jugerait ces quinquennats son résultat
08:02au fait qu'il n'ait plus besoin de voter pour Mélenchon-Le Pen.
08:05Elle n'a jamais été aussi haute.
08:07Ils ne sont pas un rempart, je pense,
08:10ni vis-à-vis de l'une, ni vis-à-vis de l'autre.
08:12Bruno Rotailleau, pourquoi se doutent sur le fait que,
08:14de la part de certains, que vous n'iriez pas jusqu'au bout ?
08:17Pourquoi cette idée tenace sur votre prochain ralliement ?
08:19Il y a tout un écosystème de personnalités autour de vous
08:23qui pense ou qui laisse à penser
08:25que vous seriez soluble dans le macronisme, dans le philippisme ?
08:29Mais je ne le suis pas.
08:31J'ai été au gouvernement pendant un an.
08:33Vous vous êtes toujours défendu d'être macroniste ?
08:35Je suis allé au gouvernement pour empêcher
08:36que M. Mélenchon et ses amis prennent le pouvoir en France.
08:40C'est pour ça que j'y suis allé.
08:42Je n'ai cessé d'ailleurs de m'opposer au président de la République.
08:44J'étais un ministre de l'Intérieur de cohabitation.
08:48Je me suis opposé sur l'Algérie, sur les visas, sur l'immigration,
08:53sur la politique à tenir contre l'islamisme,
08:55notamment contre les...
08:56On reviendra sur vos résultats, d'ailleurs.
08:58J'ai fait des sorties tonitruantes en Conseil des ministres, sur la Corse.
09:02Aucun ministre de l'Intérieur avant moi n'avait eu cette liberté de parole.
09:07Je ne suis pas soluble dans le macronisme.
09:09Et mes amis, certains de mes soi-disant amis,
09:14pensent courir au succès à la victoire,
09:16en s'alignant vers tel ou tel qui, aujourd'hui, dans les sondages, est très très élevé.
09:21François Barroin me rappelait il y a quelques semaines
09:24que Jacques Chirac, c'était en janvier,
09:27en janvier 1995, quelques mois avant l'élection présidentielle,
09:31il réunit, il y avait à l'époque 500 parlementaires UMP.
09:36Et il est réuni.
09:39Alors, ce n'était pas l'UMP, c'était à l'époque RPR et UDF.
09:43Et il les invite.
09:44Sur les 500, il y en avait 20 qui sont venus.
09:47Et quelques semaines après, il remportait l'élection.
09:50Donc tout ça ne veut rien dire.
09:51Moi, en tout cas, ce que je sais...
09:52Ils viendront quand la soupe est bonne, c'est ce que vous êtes en train de dire.
09:55La France va très très mal.
09:57Et nous allons parler.
09:59Monsieur Rota, je vais consacrer une grande partie à cela.
10:01Permettez-moi encore une question sur ce sujet,
10:03parce qu'il n'y a pas de candidat naturel de la droite élusante.
10:06Nous sommes d'accord.
10:07Dans ce cas-là, il est presque raisonnable que certains,
10:11comme David Lysnor, se disent alors la primaire.
10:14Alors au moins la primaire pour vous départager.
10:17Vous avez toujours balayé d'un revers de main cette idée.
10:19Est-ce que vous avez un argument solide pour nous expliquer pourquoi ?
10:21Non, c'est inexact, Sonia Mabrouk.
10:24J'ai très exactement dit ceci.
10:27Je n'ai jamais eu d'opposition de principe à la primaire.
10:31Simplement voyant les uns et les autres, pour ou contre le principe,
10:35les uns et les autres,
10:36ceux qui voulaient une primaire jusqu'à Mme Knafot,
10:39ceux qui n'en voulaient pas, ceux qui...
10:41Je me disais, écoutez, moi, je ne perds pas mon temps,
10:43je travaille sur le fond et je veux faire campagne,
10:46utilement campagne pour les Français.
10:47Donc c'est toujours non.
10:48Moi, je n'ai jamais...
10:49Ce n'est pas cela.
10:50Je veux dire que je ne me dérape à aucune compétition.
10:53Depuis un an, j'ai affronté, dans le cadre de LR,
10:56pour prendre la présidence de LR,
10:58j'ai affronté une première compétition électorale.
11:00Une autre pour dire à nos propres adhérents,
11:03quel est le choix que vous voulez faire
11:04pour désigner le candidat LR ?
11:06Donc, croyez-moi, la compétition, ça ne me fait pas peur.
11:10Simplement, aujourd'hui, regardez,
11:11Edvard Philippe n'en veut pas.
11:13Vous imaginez une primaire sans...
11:15Aujourd'hui, comme vous le dites, demain.
11:17Oui, voilà.
11:18Mais, encore une fois, je n'ai pas d'opposition de principe.
11:20Simplement, je ne perds pas mon temps.
11:22Je travaille sur le fond et je fais des propositions
11:24pour la France et les Français.
11:26On va y venir.
11:26L'un des arguments, M. Rotaillot,
11:28qui est martelé en ce moment par, on va dire,
11:30le bloc central élargi,
11:31c'est celui d'éviter un duel LFI-RN.
11:34Est-ce qu'il suffit aujourd'hui,
11:35dans une campagne aux enjeux majeurs pour notre pays ?
11:38Vraiment, à l'échéance cruciale de dire
11:42ce duel est dangereux, tout simplement.
11:44Est-ce que c'est un argument de campagne
11:45qui va suffire ?
11:47Non, c'est un argument de campagne, je pense,
11:51qui est néanmoins un argument,
11:53parce que je suis convaincu
11:54que si demain, il y a un choc brutal,
11:57Marine Le Pen et Jean-Luc Mégenchon,
12:00ça se terminera par la chianlis.
12:03Puisque les insoumis, de leurs propres faits,
12:06et sans leur dire, nous indiquent déjà
12:08qu'ils n'accepteraient pas les verdicts des urnes.
12:11On est compte ?
12:12Des appels à la désobéissance civile.
12:14Simplement, je n'ai jamais pensé que la politique
12:16se confondait, les arguments politiques,
12:18avec des arguments moraux.
12:20Je pense qu'il faut, là encore,
12:22combattre, là aussi, l'un et l'autre,
12:24avec des arguments.
12:25Et je pense, par exemple...
12:26Avec un signe d'égalité, pour vous,
12:28entre le Rassemblement National et la France insoumise ?
12:30Je pense que Marine Le Pen ne remettra pas
12:33les affaires de la France en ordre.
12:35Tout simplement parce qu'elle veut continuer
12:39ce qui a, finalement, coulé le pays.
12:42Ça, c'est une chose.
12:42Mais est-elle aussi dangereuse pour vous ?
12:44La Sistana.
12:45La Sistana.
12:46Et tout se tient.
12:48Si vous êtes pour la Sistana,
12:50vous dévaluez le travail,
12:51et bien alors, à ce moment-là,
12:52il faut des immigrés qui remplacent des nationaux.
12:54Ma question, c'est, est-elle aussi dangereuse pour vous,
12:56d'un point de vue de...
12:57Avec que Jean-Luc Mélenchon ?
12:58J'ai toujours indiqué que non, bien sûr.
13:00Tout ça n'est pas partagé dans votre camp.
13:03Non, mais j'ai mes convictions.
13:05C'est moi qui suis candidat.
13:07Et objectivement, je vais le prouver,
13:09puisque ces dernières semaines
13:10nous ont donné des arguments.
13:12Regardez M. Boyard.
13:13M. Boyard, qui, il y a quelques semaines,
13:15voulait interdire des médias.
13:16Vous avez ensuite, hier, je crois,
13:18M. Delogu, qui s'oppose à la police.
13:21Vous avez M. Mélenchon,
13:22qui s'en prend violemment au préfet.
13:24Vous avez Rima Hassan,
13:26qui voudrait détricoter, démanteler
13:28l'arsenal antiterroriste français.
13:31Plus précisément, elle dit qu'elle est contre
13:35le délit d'apologie de terrorisme.
13:37Et elle a lancé le débat aux universités d'été,
13:39effectivement, sur l'abrogation
13:41de certaines infractions terroristes.
13:43C'est au-delà de ça,
13:43puisque le groupe des Insoumis à l'Assemblée,
13:46il y a un an,
13:47ont déposé une proposition de loi,
13:49vous vous en souvenez certainement,
13:50pour abroger le délit d'apologie terrorisme.
13:53Donc, ces gens-là préfèrent pactiser
13:55avec les islamistes
13:57plutôt que de protéger les Français.
13:58Donc, Rima Hassan est une ennemie de la France ?
14:00Ce sont des collabos.
14:01Oui, c'est un parti de collabos,
14:04voilà, avec les ennemis de la France.
14:07Moi, je l'assume.
14:08C'est quoi la prochaine étape
14:09de dépénaliser l'antisémitisme ?
14:10Alors, c'est quoi votre prochaine étape ?
14:12De les interdire dans un débat démocratique ?
14:14Bien sûr que non.
14:15Donc, c'est projet contre projet.
14:16D'ailleurs, franchement,
14:17Rima Hassan,
14:18j'ai fait plusieurs signalements à la justice.
14:20D'autres que moi l'ont fait.
14:21D'autres que moi, rien ne se passe.
14:24Le mot de collabos va beaucoup faire réagir.
14:27Je l'assume.
14:29Collabos avec les ennemis de la France
14:30et pardonnez-moi si ce sont les ennemis terroristes
14:32qui ont provoqué des centaines de morts
14:34dans notre pays.
14:35Les islamistes,
14:36mais écoutez,
14:37quand vous voulez démanteler
14:38un certain nombre d'arsenals,
14:41en tout cas de systèmes
14:42qui nous permettent
14:43de nous protéger
14:44contre la terreur,
14:45la terreur
14:48et le terrorisme,
14:49c'est à chaque fois
14:51on vise des innocents.
14:52C'est ça.
14:53C'est ça l'objectif des terroristes.
14:55Pour traumatiser une société
14:56et pour l'amener à des fins
14:59auxquelles on souhaite l'amener.
15:00Eh bien, moi,
15:01je suis en résistance
15:02contre ces gens-là.
15:03Vous êtes en résistance ?
15:03Et quand on voit les propos,
15:05enfin, souvenez-vous,
15:06c'était entre les deux tours,
15:07je crois que c'était
15:08au meeting à Toulouse
15:10quand M. Mélenchon
15:11s'en prend
15:12à des noms
15:13à consonance juive.
15:15C'est ce qu'avait fait
15:16Jean-Marie Le Pen
15:17avec des noms
15:18à consonance juive
15:19qui étaient des noms
15:20de journalistes
15:21en 89.
15:22Et on ne dirait rien.
15:23Alors, quand c'était
15:23M. Le Pen,
15:25on sortait dans la rue,
15:27il y avait une exéberance
15:28à juste titre
15:29et là,
15:29on ne dit rien.
15:30Pourquoi ?
15:31Vous pensez qu'il y a
15:31un privilège rouge ?
15:32Oui, il y a un privilège.
15:34Oui, je pense qu'il y a
15:34un privilège.
15:35Donc, M. Rota,
15:35vous nous dites ce soir
15:36que la chianlisse
15:37serait davantage,
15:38selon vous,
15:38avec Jean-Luc Mélenchon
15:39qu'avec Marine Le Pen,
15:40si je vous entends bien.
15:41Non, précisément,
15:43Sonia Barraud,
15:43ce que j'ai dit,
15:44c'est qu'un choc brutal
15:46entre ces deux candidatures
15:48amènera la chianlisse.
15:49Et pourtant,
15:50pour LFI,
15:51le chaos,
15:51c'est vous.
15:52Le chaos, c'est vous.
15:53C'est la brutalisation
15:53des relations avec l'Algérie.
15:55C'est la brutalisation
15:56de la société distille.
15:57C'est la confrontation
15:58entre certaines catégories
15:59de Français.
16:00C'est la stigmatisation
16:01distille des immigrés.
16:03Pour leur principal adversaire.
16:04Vous êtes le candidat
16:05anti-LFI ?
16:06Je le suis.
16:07Et je dirais aux Français
16:09ce qu'est la nouvelle France
16:12de Jean-Luc Mélenchon.
16:13C'est la fin de la France.
16:14Voilà.
16:15Eh bien, la France,
16:15ce n'est pas l'opposition
16:16entre des gens
16:18de couleur blanche
16:20ou de couleur noire.
16:21Ce n'est pas une lutte des classes
16:22entre les riches
16:23et les pauvres.
16:24Ce n'est pas cette espèce
16:26de dialectique marxisante
16:28qui fera mal au pays,
16:29qui est déjà très désuni,
16:31fragmenté.
16:31Quelle est votre France ?
16:32Monsieur Bali Bagayoko
16:33dit qu'il n'y a pas
16:34de Français de souche,
16:35que nous sommes tous
16:36des Français
16:37avec évidemment
16:38des origines pensées,
16:39enfin, dit-il, diverses,
16:41des Français de sang mêlé,
16:42qu'il n'y a pas
16:42des Français, dit-il,
16:44de souche ?
16:45Que lui répondez-vous ?
16:45Évidemment qu'il y a des Français
16:47pour vous historiques
16:48ou est-ce que le dire
16:49c'est d'être catalogué ?
16:50Bien sûr qu'il y a un peuple historique.
16:52On a des racines
16:53qui sont des racines judéo-chrétiennes.
16:55Mais nous sommes républicains.
16:57Quel est le modèle républicain ?
16:59Qu'est-ce qu'exige la République ?
17:00La République ne reconnaît pas
17:03ni les races, bien sûr,
17:04ni la couleur de la peau,
17:05ni la religion en tant que telle.
17:07On doit être Français
17:09au-delà de ses particularités.
17:11Mais il faut aimer la France,
17:12vous voyez.
17:13Il faut aimer la France.
17:14Et pourquoi auriez-vous
17:15le monopole de cet amour,
17:16si je peux dire ?
17:17Parce que...
17:18Plus que d'autres candidats.
17:19Parce que pour moi,
17:21la politique,
17:22ce n'est pas la guerre.
17:23Ce n'est pas monter
17:24les uns contre les autres.
17:25Ce qu'ils font en permanence.
17:27La brutalisation.
17:28Mais vous le savez très bien.
17:30Ils le disent,
17:31ils l'assument.
17:31La conflictualisation.
17:33Ils font en permanence
17:34référence, par exemple,
17:35Jean-Luc Mélenchon,
17:36à Robespierre.
17:37Robespierre, pour moi,
17:38ce n'est pas un héros.
17:39C'est un bourreau.
17:40Oui, j'imagine
17:40que ce ne sont pas vos références.
17:41Mais c'est intéressant,
17:43vous parlez d'un racinement.
17:44Mais il faut les lire.
17:44C'est comme Mme Guété,
17:45quand elle fait son livre.
17:47Tout ça a des origines.
17:49Et eux,
17:51la révolution qu'ils exaltent,
17:53c'est la révolution terroriste
17:55de 93.
17:55Mme Guété, par exemple,
17:57elle parle de la famille
17:58dite traditionnelle,
17:59en estimant que l'exalter,
18:02c'est mettre en avant
18:03un penchant d'extrême droite.
18:04Et j'imagine,
18:05mais je ne l'ai pas interrogé,
18:06mais Mme Bonneau dit
18:07que vous faites partie
18:08ou vous représentez
18:09sa droite conservatrice,
18:10qui est attachée
18:11à une France arabeau-gris.
18:13Je suis attaché
18:13à nos paysages.
18:15Moi, ce que je veux,
18:16c'est garder ce qui marche,
18:18ce à quoi les Français tiennent,
18:20et je veux changer
18:21ce qui ne marche pas.
18:22Ça ne fait pas de moi
18:24un horrible conservateur.
18:26Il y a plein de choses
18:26qui ne marchent pas en France.
18:27Il faut changer,
18:28mais il faut conserver aussi
18:29des belles et des bonnes choses.
18:31On a une culture,
18:32on a une civilisation.
18:33Je lisais la dernière enquête
18:35de Fondapol,
18:36et il y avait quelque chose
18:37de très intéressant.
18:38il questionnait
18:40sur le fait de savoir
18:41si les Français
18:42étaient attachés
18:43à la façon de vivre
18:44à la française,
18:45etc.
18:46Mais à plus de 80 %,
18:47ce qui était intéressant,
18:48chez les plus jeunes,
18:50à 80 %,
18:51ils sont attachés
18:52à nos traditions,
18:53à cette façon de vivre,
18:54à l'art de vivre,
18:56à la française.
18:56Dans cette élection,
18:57il y aura
18:58une dimension culturelle.
18:59Parlons-en tout de suite.
19:01Est-ce que cette dimension culturelle,
19:02questionnez-moi,
19:03questionnez-moi.
19:03C'est un peu mon rôle.
19:05Est-ce que vous estimez
19:06que cette dimension culturelle,
19:07est-ce que vous estimez,
19:08c'est une question émise en danger
19:10par le nombre ?
19:11Et là, je parle d'immigration.
19:13Edouard Philippe,
19:13l'un de vos concurrents
19:14au niveau du Bloc central,
19:16se présente comme le candidat
19:17de la fermeté migratoire
19:19à Mayotte.
19:20Et, alors,
19:20vous connaissez les chiffres,
19:21M. Rotaillot,
19:22puisque lui,
19:22il affirme que,
19:23sous son autorité,
19:24l'auto-d'exécution
19:25des OQTF a augmenté,
19:28qu'il est le candidat
19:29de la maîtrise migratoire.
19:31Il ne peut pas dire ça.
19:33Il a fait voter un texte
19:34sur le regroupement familial
19:35qui élargissait aux fratries
19:37le regroupement familial.
19:38Et, par ailleurs,
19:39dans les propositions
19:40qu'il fait,
19:41il doit savoir parfaitement
19:42et les conseillers d'État
19:43qu'on n'y parviendra
19:44que si on change
19:45la Constitution.
19:46Et je réviserai
19:47la Constitution
19:48parce qu'aujourd'hui,
19:50je veux que le peuple
19:51désormais choisisse
19:52et je veux que l'État
19:53puisse agir.
19:54L'État ne parvient plus
19:55à agir.
19:55C'est ce qui crée
19:56le grand malaise démocratique
19:57parce que les gens
19:58élisent parfois
19:59des gouvernements
20:00où ils sont nommés
20:01mais ils lisent
20:01des présidents de droite,
20:02de gauche ou du centre
20:03et rien ne bouge.
20:04Parce qu'ils sont ligotés.
20:06J'entends ça.
20:07Personne ne l'a pas compris.
20:08Eh bien, je veux renverser
20:08la table.
20:09Oui, mais que ne l'avez-vous
20:11renversé depuis la place Beauvau ?
20:13Attendez, attendez.
20:14Pardon.
20:14S'il y a un règlement
20:15retour aujourd'hui
20:16qui change tout en Europe,
20:17voyez,
20:18parce qu'avant
20:18la circulaire retour,
20:20vous preniez
20:21à un étranger
20:22en situation irrégulière.
20:24C'était le départ volontaire.
20:26Tu parles.
20:27Il se noyait dans la nature.
20:29Aujourd'hui,
20:29eh bien,
20:30ce sera l'éloignement forcé.
20:31C'est Bibi
20:32qui l'a initié
20:33avec les autres conseils,
20:35avec les autres ministres
20:36de l'Intérieur.
20:37Ensuite,
20:37on a été le premier pays
20:38à l'époque,
20:39pendant que j'étais à Beauvau,
20:40le premier pays
20:42pour les éloignements.
20:43Voilà,
20:43on a considérablement
20:45augmenté les éloignements.
20:46La loi narcotrafique.
20:48On a diminué
20:49les naturalisations
20:50parce que j'en suis revenu
20:51à ce que dit le Code civil,
20:52l'assimilation.
20:54Nul ne peut être naturalisé
20:56que s'il ne démontre
20:58son assimilation
20:59à la communauté française.
21:01Immigration,
21:02sujet économique,
21:03évidemment.
21:04La dette qui a surgi,
21:05ressurgit toujours,
21:06avec en partie
21:07la proposition
21:08d'annuler
21:08partie de la dette.
21:10Et il faut reconnaître
21:11que la France Insoumise
21:12a imprimé,
21:13en tout cas,
21:13ce début de campagne
21:14par une telle proposition.
21:17Alors,
21:18qu'est-ce qui vous fait sourire ?
21:20Ce n'est pas dur d'imprimer
21:21en disant n'importe quoi.
21:22Si vous croyez qu'un jour,
21:24les Français le savent bien,
21:26si vous pensez
21:27qu'il suffit
21:28de dire
21:29que M. Mélenchon
21:30grimpe sur une estrade
21:32vocifère
21:32et dise
21:33je vais annuler
21:3320% de la dette
21:35pour que 20% de la dette
21:36soit annulée,
21:37qu'est-ce qui se passera ?
21:38C'est les Français
21:39les plus modestes.
21:39Il se passera
21:40ce qui s'est passé en Grèce.
21:41Il y aura un défaut de paiement,
21:43il y aura tous ceux
21:44celles qui nous prêtent
21:45de l'argent
21:45et malheureusement,
21:46il y a une majorité
21:47de mains étrangères.
21:49Ce sont les marchés financiers
21:50étrangers
21:51qui nous prêtent
21:51la majorité
21:52de l'argent
21:53pour notre dette.
21:54Qu'est-ce que vous croyez
21:55qu'ils feront ?
21:56Ils exigeront plus de 4%
21:58lorsqu'on fera des emprunts
21:59pour la dette.
21:59Ce sera 10 et au-delà.
22:00Et là,
22:01qu'est-ce qui se passera ?
22:02Ce sera
22:02comme en Grèce.
22:04Ce sera
22:04les petits retraités,
22:05ils ont perdu 25 à 30%,
22:06le pouvoir d'achat
22:0830%,
22:08le chômage a explosé.
22:10Ça a été terrible,
22:11la Grèce.
22:11C'est ce à quoi
22:12ceux qui révèrent
22:14le Venezuela,
22:15ils ont mis,
22:16ce Chavez,
22:17ses successeurs
22:18ont mis le Venezuela
22:19en faillite.
22:20Ils ont appauvri
22:21un pays qui était riche
22:22de richesses,
22:23notamment de carburant,
22:25enfin de fossiles,
22:25d'énergie fossile.
22:26Donc Mélenchon,
22:27ce serait l'appauvrissement
22:28de la France.
22:28Bien.
22:29Oui, ce serait la faillite.
22:30Monsieur Retailleau,
22:31reconnaissons quand même
22:31qu'avec beaucoup de vos amis,
22:33vous êtes aux responsabilités
22:34quand même depuis...
22:35Moi, j'ai...
22:36Attendez...
22:36Pardonnez-moi.
22:37Vous avez accompagné
22:38des budgets.
22:39Nous sommes d'accord.
22:40J'ai fait voter,
22:41vous voyez,
22:42des budgets récemment,
22:43y compris au Sénat,
22:44c'est une ligne,
22:45où on exigeait
22:45des milliards d'économies
22:46et qu'on votait,
22:47et le gouvernement
22:48d'Emmanuel Macron
22:49balayait ça d'un revers de vie.
22:50Le gouvernement
22:51en lequel, malgré tout,
22:51vous êtes rentré.
22:52Est-ce qu'on peut quand même...
22:53Pour la raison que je vous ai donnée
22:55d'empêcher M. Mélenchon
22:58d'accéder au pouvoir ?
22:59Mais est-ce que malgré tout,
23:00quand on a accompagné
23:01certains...
23:02les budgets,
23:03qui sont quand même
23:03la colonne vertébrale
23:04économique et politique,
23:06est-ce qu'on est aussi
23:07responsable de ce bilan ?
23:08Ah mais moi,
23:09je n'ai pas voté
23:09n'importe quel budget.
23:10Le dernier budget,
23:11comme sénateur,
23:12je ne l'ai pas voté.
23:14Évidemment.
23:14Et ça, je récuse...
23:15Je parle de l'Assemblée nationale.
23:16Et ce n'est pas moi
23:17qui ai fait plus de 1 200 milliards
23:19de dettes d'Emmanuel Macron
23:21et de ses différents ministres.
23:23Ce n'est pas nous
23:23qui l'avons fait.
23:24C'est le bilan
23:25d'Emmanuel Macron.
23:27Voilà.
23:28Et simplement,
23:29ce que je veux dire,
23:30la proposition que moi,
23:31je veux faire,
23:31c'est que si on veut relancer
23:33le pays,
23:34le pays va mal.
23:35Les Français...
23:36La France est endettée
23:37et les Français sont apeuvrés.
23:39Il ne faut surtout pas penser
23:40qu'il peut y avoir
23:41un grand malheur public
23:42que la France aille mal
23:43et que les Français aillent bien.
23:45Quelques riches, oui.
23:46Mais pas la masse.
23:47C'est faux.
23:48Moi, je pense que
23:49si on veut renverser la table,
23:51il faut que le travail paye plus.
23:52J'ai une proposition
23:53pour faire en sorte
23:54qu'on puisse donner quasiment
23:57deux mois supplémentaires
23:58dans l'année
23:58en supprimant des charges
24:00pour les salariés
24:01mais aussi pour les entreprises.
24:03Je pense qu'il faut
24:04taper l'assistanat.
24:05Je pense qu'on a un régime,
24:06un modèle social
24:07qui n'est plus un modèle.
24:08Taper l'assistanat.
24:09Je pense qu'on a
24:10trop de dérives, vous voyez.
24:11Quand quelqu'un
24:12qui se lève tôt
24:14va gagner un SMIC,
24:15tout juste,
24:16mais va devoir
24:17remplir son plein d'essence
24:19quand il va devoir
24:20faire, par exemple,
24:21payer une crèche
24:22ou quelqu'un
24:23pour garder les enfants
24:24et qu'à côté,
24:25il y a quelqu'un
24:26qui gagne
24:27autant que lui
24:28ou presque autant que lui
24:29sans rien faire,
24:30ça le révolte.
24:31C'est révoltant.
24:32Là encore,
24:32ce n'est pas la France
24:33des assistés
24:33par rapport à la France
24:34qui travaille également
24:35que vous mettez
24:36l'une contre l'autre.
24:37Il n'y a pas ce risque-là ?
24:38Je veux une justice.
24:40Je veux que notre modèle
24:40social soit juste.
24:42Voilà.
24:42Et je veux que ceux
24:43qui travaillent,
24:44qui cotisent,
24:45en aient vraiment
24:46pour leur argent.
24:46Et aujourd'hui,
24:47le travail,
24:47il est dévalorisé.
24:48Ce sera l'un des axes
24:49de votre campagne.
24:49Exactement.
24:51Je reviens à des questions
24:52politiques,
24:53mais ça,
24:53vous ne le ferez
24:54que si vous vous maintenez.
24:55Malgré tout,
24:55j'insiste,
24:56M. Rottweil,
24:56puisque demain,
24:57après-demain,
24:58dans un mois,
24:58dans quelques semaines,
25:00d'autres sondages vont arriver.
25:02Je ne peux pas prédire.
25:04C'est une...
25:04Ah, si vous pouvez prédire
25:05que d'autres sondages vont arriver.
25:07Mais je peux prédire
25:07la réaction de vos amis,
25:08en tous les cas,
25:09puisque parfois,
25:09certains sont prévisibles
25:10et vont vous appeler
25:12à vous désister.
25:14Une partie de vos électeurs
25:15de droite estime
25:15qu'il est vrai
25:16une trahison.
25:17Peut-être qu'une autre
25:20façon d'avoir un candidat
25:21de droite et du centre,
25:22alors allons-y.
25:23Malgré tout,
25:23une partie de la droite
25:24est échaudée.
25:25Est-ce que vous répétez ce soir
25:27jamais il n'y aura d'alliance,
25:29aujourd'hui comme demain
25:30et même si...
25:31Je ne sais pas comment vous le dire
25:32parce que j'ai déjà...
25:33C'est la seconde fois
25:34en quelques minutes,
25:35Sonia Mabrouk,
25:36que vous me posez
25:36la même question.
25:36Il arrive que le politique varie.
25:38Ce que je veux simplement dire,
25:40peut-être en me réexpliquant
25:41pour être plus clair,
25:42quelle est la légitimité
25:43de ma candidature.
25:44Mais la pression
25:45va être très grande.
25:46le choc Marine Le Pen,
25:48elle entraînera la France
25:49à sa perte.
25:50Je pense que...
25:51Elle est socialiste.
25:52Le projet est socialiste.
25:53Et je dis aux électeurs de droite...
25:55Votre ancien ami Éric Ciotti
25:57n'est pas socialiste.
25:58Oui, mais voyez bien
25:59qu'à chaque fois
26:00qu'il donne une interview,
26:01il dit, ah non,
26:01j'espère que le programme économique
26:03du RN va changer,
26:04va évoluer, il dit.
26:06Ce qui veut bien dire
26:06que c'est quelque chose
26:07qui ne marche pas.
26:08Oui, il l'a toujours dit
26:08d'ailleurs de manière assez claire.
26:09Oui, sauf que ça y est,
26:10on le sait sur la retraite.
26:1160-62 ans,
26:14ça ne marche pas.
26:14Or, la retraite,
26:15c'est la première dépense.
26:17Voilà, c'est un quart
26:18des dépenses publiques.
26:19Moi, je veux
26:20que les gens gardent
26:21une bonne retraite.
26:22Et vous serez candidat
26:23pour pénibilité.
26:23Qu'il en coûte,
26:24si je peux dire.
26:25Mais ce que je veux dire,
26:26c'est que vous avez
26:27d'un côté des ailes radicales
26:29et vous avez de l'autre côté
26:30un centre macroniste.
26:31Je ne crois pas
26:32que les gens
26:33veulent la saison 3
26:34du macronisme.
26:35Je pense qu'ils veulent
26:36justement une alternance,
26:37une rupture profonde.
26:39Ils ne pourront pas l'apporter.
26:40Monsieur Retailleau.
26:40Quand bien même
26:41le voudraient-ils,
26:41ils ne le pourront pas.
26:43Ils seront ramenés au bilan.
26:44Moi, je me pose toujours
26:45la question,
26:46même si vous avez apporté
26:47des arguments
26:48à votre participation
26:49au gouvernement,
26:50incarner la rupture
26:51aujourd'hui
26:52avec le parcours
26:53que vous avez
26:54et d'autres,
26:55c'est quand même
26:56représenter la rupture
26:57dans un paysage
26:58alors que vous avez
26:59malgré tout gouverné,
27:00vous avez été aux affaires
27:02comme on dit,
27:02que ce soit d'ailleurs
27:03au Sénat
27:04ou au gouvernement,
27:05c'est osé.
27:07Pour le moins.
27:07Écoutez,
27:08vaut mieux aujourd'hui,
27:08on a vu avec Emmanuel Macron
27:10et on peut le voir
27:11dans la vie,
27:12que quand ça va mal
27:13pour un pays,
27:14il vaut mieux
27:14quelqu'un qui ait
27:14de l'expérience.
27:16Et encore une fois,
27:17désolé,
27:17vous ne vouliez pas quand même
27:18que je me batte
27:19avec le président
27:20de la République,
27:20qu'on en vienne aux mains.
27:22J'étais le ministre
27:23de l'Intérieur
27:24qui s'est le plus opposé
27:25à un président
27:26de la République,
27:27y compris en prenant
27:28la parole
27:29dans le Conseil des ministres.
27:31Voilà.
27:31Sur tous les sujets
27:32qui me concernaient,
27:33qui concernaient la politique.
27:34Et j'ai quitté le gouvernement
27:36alors que j'adorais
27:37les fonctions
27:38du ministre de l'Intérieur.
27:39Quand j'ai vu
27:39qu'il y aurait une trahison,
27:41notamment parce que
27:42le Premier ministre
27:42discutait avec
27:43M. Olivier Faure
27:44et qu'on a abandonné
27:46la réforme des retraites,
27:48ce qui est pour moi
27:48une faute
27:49contre la France.
27:50Donc vous êtes concentré
27:51sur la présidentielle.
27:52Pas d'autres candidatures,
27:53je l'évoque,
27:53vous avez parlé du Sénat.
27:55Vous l'imaginez toujours,
27:56peut-être,
27:56un retour au Sénat ?
27:58À la présidence du Sénat ?
27:58Non, non, non.
28:00Je fais une déclaration
28:01ce soir,
28:01c'est peut-être
28:03un scoop,
28:04c'est que Gérard Larcher
28:04sera à nouveau candidat.
28:06Oui, ça ne m'a pas échappé.
28:08Gérard Larcher,
28:08d'ailleurs,
28:08qui fait partie peut-être
28:09de ceux qui vous disent
28:10ou vous soufflent à l'oreille,
28:12Bruno,
28:13soit raisonnable.
28:15Écoutez,
28:15il se trouve que non, non,
28:17je...
28:17C'est l'inverse,
28:18mais c'est intéressant.
28:18Non, non,
28:19je l'ai changé tout à l'heure
28:20avec lui,
28:20il n'est pas du tout,
28:21du tout dans cet état d'esprit.
28:22Pas du tout, du tout.
28:23Donc il ne considère pas
28:25qu'il y a un risque
28:25d'un duel
28:26Jean-Luc Mélenchon
28:27et Marine Le Pen.
28:27C'est intéressant.
28:29Je comprends,
28:34Très bien.
28:36Mais ce qui compte dans la vie
28:37et dans une élection,
28:38ce n'est pas quelques chapeaux à plumes,
28:40c'est les électeurs.
28:41Mais ça,
28:42vous le dites.
28:42C'est les électeurs.
28:43Vous le leur dites.
28:45Exactement.
28:45Bien.
28:46A bon entendeur,
28:47si je puis dire.
28:47Oui, oui, bien sûr.
28:48Il y a quand même,
28:48et je voudrais finir par ce mot,
28:50je pense qu'il va provoquer
28:51des crispations collabo
28:53pour la France insoumise.
28:55Mais vous assumez,
28:55vous vous présentez
28:56comme le candidat anti-Jean-Luc Mélenchon
28:58et la France insoumise.
28:59Mais là,
28:59vous tracez une ligne
29:00entre ce que vous pensez être
29:02les patriotes,
29:04quand même ?
29:05Je pense que quand on en vient
29:07à faire les propositions
29:08de Mme Rima Hassan
29:10et les propositions du groupe
29:11des insoumis
29:12à l'Assemblée nationale,
29:14franchement,
29:14il y a une forme de collaboration
29:16avec les islamistes.
29:17Et les islamistes
29:18sont nos ennemis.
29:19S'il y a un totalitarisme islamiste
29:21que j'ai toujours combattu,
29:22c'est la raison pour laquelle
29:24je m'étais aussi engagé
29:25contre le frérisme,
29:27les frères musulmans.
29:27Et je pense qu'on parlait
29:28tout à l'heure
29:29de bataille culturelle.
29:30Ça en fait partie.
29:31Évidemment, ça en fait partie.
29:32Et moi, je pense ce soir,
29:32comme vous, M. Retailleau,
29:34à la mémoire, évidemment,
29:35de ces centaines de citoyens
29:37qui ont perdu la vie
29:39dans notre pays,
29:40justement,
29:41à cause de ce terrorisme islamiste,
29:43quelles que soient leurs origines,
29:44quelles que soient leurs convictions.
29:47Et dire cela,
29:49c'est lourd aux responsabilités.
29:50Vous êtes ministre de l'Intérieur,
29:51vous êtes candidat à la présidentielle,
29:53mais votre cible est clairement identifiée.
29:55Le narcotrafic fait encore plus de morts.
29:57Vous savez que les insoumis
29:59ont voté contre le texte.
30:01Et quasiment toutes les dispositions
30:03du texte que je soutenais,
30:05que j'avais initié au Sénat,
30:07contre les narcotrafiques.
30:08Alors que c'est le pire du capitalisme,
30:10si j'ose dire,
30:11parce que c'est un capitalisme
30:13avec du sang,
30:14du sang de jeunes,
30:15de 14, de 15 ans,
30:17sur les mains.
30:18Eh bien,
30:19les armes que je voulais donner
30:20aux forces de sécurité intérieures,
30:23ils n'en voulaient pas.
30:25Merci Bruno Rotaillot.
30:27Merci à vous.
30:27Candidat,
30:28donc quoi qu'il arrive.
30:30Et demain,
30:31puisque vous avez ciblé
30:32la France insoumise,
30:33notre invité,
30:33notamment Éric Coquerel,
30:34vous répondra.
30:35Mais là,
30:36vous avez largement répondu
30:37déjà à la pression
30:38mise par certains
30:39du bloc central.
30:40Je vous remercie
30:41de nous avoir accordé
30:41cet entretien
30:42pour cette entrée médiatique.
30:44de la France insoumise.