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  • il y a 2 jours
(Republication d'une vidéo publiée le 10 janvier 2020)

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Transcription
00:00Et pour en parler, nous sommes avec Paul Thompson, vice-président du Parti conservateur en France.
00:04Bonjour M. Thompson, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:07Alors est-ce que c'est la fin d'un long feuilleton ?
00:10Après trois ans et demi de blocage, ça y est, les Britanniques ont dit oui à cette sortie de l
00:15'Union Européenne
00:15qui va être donc effective à partir de la fin du mois.
00:19Qu'est-ce qui a, selon vous, fait basculer la balance ?
00:23Pourquoi ce vote a été approuvé que maintenant ?
00:27Écoutez, le pays a été très divisé, comme chacun sait, pendant des années.
00:33Et il y avait un problème structurel assez dramatique, à savoir que les députés dans l'ancien Parlement
00:41n'étaient pas prêts à respecter le vote du référendum.
00:46Il y avait des tentatives de sabotage du vote.
00:52Je pense que le terme n'est pas trop fort.
00:54Et l'élection du 12 décembre dernier a permis une clarification salutaire.
01:02Et on voit la conséquence aujourd'hui.
01:05Il y a eu une majorité de 99 votes en faveur du projet de loi sur le retrait.
01:12C'est une majorité plus forte que celle du Parti conservateur.
01:16Est-ce qu'on peut dire qu'au final, la stratégie de Boris Johnson a payé ?
01:21Oui, tout à fait. Je pense que c'est manifeste.
01:25C'est quelqu'un qui est prêt à se battre, qui est assez courageux,
01:32et qui avait une vision claire pour le pays.
01:36Et en termes de la stratégie politique aussi, il a estimé que les électeurs britanniques
01:42seraient honorés, un discours clair et net.
01:47Et il leur en a proposé un, à savoir qu'il faut sortir du Brexit.
01:52Il faut reconstruire le pays sur des bases plus saines,
01:58en surmontant les disparités économiques entre le Nord et le Sud,
02:06et ainsi surmonter les tensions sociales.
02:10Donc tout ça est en fait très cohérent.
02:12Et les électeurs l'ont bien compris.
02:16Alors on sait que le texte doit être validé par la Chambre des Lords,
02:19puis par la Reine.
02:21Ce sont de simples formalités.
02:23Il ne devrait pas y avoir de blocage.
02:24Oui, c'est exact.
02:26La Chambre des Lords a parfois un rôle politique à jouer,
02:31mais ici, étant donné qu'il y a eu cette élection au mois de décembre
02:35avec une majorité claire sur une plateforme pro-Brexit,
02:39je pense, pour ma part, qu'il est complètement exclu,
02:42que la Chambre des Lords essaie à ce stade de bloquer.
02:46Et la Reine non plus ne devrait pas retenir son assentiment royal.
02:50– Alors Boris Johnson a rencontré mercredi Ursula von der Leyen,
02:55qui est la présidente de la Commission européenne,
02:57pour justement parler du calendrier post-Brexit.
03:00On sent qu'il y a quelques divergences entre le Premier ministre britannique
03:05et la chef de la Commission européenne,
03:08concernant justement les accords commerciaux.
03:11Comment ça va se passer ?
03:12Est-ce que Boris Johnson veut aller trop vite, à votre avis ?
03:14– Je pense que la question de la vitesse,
03:19la bonne vitesse, c'est une question de perception et de priorité politique.
03:25Pour Boris Johnson, la priorité, c'est de respecter le mandat
03:31qu'il a reçu le mois dernier.
03:33Et je pense que pour lui, ce sera une priorité
03:37de conclure au moins un premier accord
03:42pour le 31 décembre de cette année.
03:45Mais je pourrais bien imaginer
03:48qu'il y aurait un processus de découpage du sujet
03:55en différentes phases,
03:56comme on voit entre les Américains et les Chinois d'ailleurs.
03:59Vous savez, on parle d'un accord de phase 1
04:02entre les Américains et les Chinois.
04:04Je pense qu'il y aura peut-être quelque chose de similaire ici,
04:08ce qui permettra à tout le monde de sauver la phase et d'avancer.
04:13– On a vu la réaction des Britanniques.
04:16Est-ce que c'est vraiment le cas ?
04:17Est-ce qu'aujourd'hui, les Anglais sont soulagés
04:20à l'idée de quitter l'Union européenne pour de bon ou au contraire ?
04:24Je pense qu'ils sont soulagés de mettre cette bataille
04:31qui est devenue très toxique sur le Brexit derrière eux.
04:36C'est ça le point clé.
04:39Parmi nos membres à Paris,
04:43la majorité n'était pas pour le Brexit.
04:46Néanmoins, quasiment tout le monde estime
04:49qu'il faut mettre ça derrière soi.
04:52J'ai remarqué que même le Financial Times
04:55qui a ferraillé contre le Brexit,
04:58même après le référendum pendant trois ans et demi,
05:00depuis l'élection du mois dernier,
05:02a complètement changé de temps.
05:04Maintenant, ils ont arrêté de débiner l'économie britannique
05:08et au contraire, on fait ressortir les points forts
05:15et ils aussi disent qu'il faut aller de l'avant.
05:20Je crois qu'on est passé dans une nouvelle phase,
05:23fort heureusement d'ailleurs,
05:26qui pourra permettre un certain optimisme,
05:29d'autant plus qu'il y a une majorité claire au Parlement
05:32sur un programme clair
05:34et qui est aussi un programme d'unité nationale.
05:38Boris Johnson est un One Nation Tory convaincu.
05:43Ça veut dire qu'il attache une importance primordiale
05:46à rassembler le pays,
05:50à tenir compte des difficultés tout à fait réelles
05:53des régions du pays
05:55où le développement économique a été nettement moins bon
05:59ces dernières décennies.
06:00Il va prendre à cœur, et son équipe aussi,
06:02elle va prendre à cœur tout cela
06:04et il y a tout lieu de penser
06:08que les choses vont aller dans le bon sens
06:10et je pense que sur les rapports avec l'Union européenne aussi,
06:14il y aura un volontarisme associé à un pragmatisme
06:20et qui sera partagé, je suis sûr, par Emmanuel Macron
06:24et j'espère par Mme van der Leyen aussi.
06:27Très bien.
06:28En tout cas, merci beaucoup, M. Paul Thompson,
06:30d'avoir répondu à nos questions.
06:31Je rappelle que vous êtes vice-président
06:32du Parti conservateur en France.
06:34Merci.
06:34Merci de votre invitation.
06:35Merci.
06:36Merci.
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