- il y a 8 heures
Patrick Bruel est à l'affiche de "Deuxième partie" de Samuel Benchetrit au théâtre Édouard VII à Paris jusqu'en mai 2026. En octobre, il repartira en tournée pour célébrer les 35 ans de son album culte "Alors regarde".
Retrouvez « Le Grand portrait par Sonia Devillers » avec Sonia Devillers sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-9h10
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11:44C'était le bonheur d'être sur les planches, d'apprendre le métier.
11:47J'ai appris mon métier sur le tas.
11:49Alors, mardi soir, j'étais assise au rang N, Théâtre Édouard VII.
11:54J'ai posé la question à tous les spectateurs, assis à côté de moi,
11:57pourquoi vous avez acheté un billet ?
11:58Qu'est-ce qui vous a donné envie de voir cette pièce ?
12:00Ils m'ont répondu Bruel, Bruel acteur, y compris une jeune fille de 26 ans,
12:06à qui j'ai dit, mais Bruel, c'est pas exactement ta génération,
12:10c'était l'idole de ma génération et pas de la tienne.
12:13Elle m'a répondu ça.
12:16Ah, salut Pierre !
12:17Salut l'inculte !
12:18Ça va ?
12:19Ça devait être un dîner de famille, comme on en a l'habitude.
12:21Non mais, fais voir l'héritier quand même !
12:23Mon chie petit est déjà si riche !
12:26Pantolomé !
12:27Non !
12:27Balthazar !
12:28Non !
12:28Donne-nous un indice !
12:29Non !
12:29Mathieu ou Paul ?
12:30C'est pas un apôtre !
12:32Mais Paul non plus !
12:33Bon, vous n'êtes peut-être pas non plus obligés de s'engueuler à chaque dîner ?
12:37C'est vrai, on n'est pas obligés, mais tu n'as pas répondu à ma question.
12:39Donc, plutôt que Apolin et Myrtille, c'est ridicule ?
12:41C'est très bien que ce n'est pas des prénoms normaux quand même !
12:44Apolin et Myrtille, on dirait une chanson de Bobby Lapointe !
12:48243 fois au théâtre Édouard VII.
12:53On est en 2010 et ça s'appelle Le Prénom.
12:55C'est un triomphe, mais c'est un triomphe du théâtre populaire
12:59qui va devenir un film.
13:013 millions et demi d'entrées,
13:03aujourd'hui diffusé, rediffusé, vu, revu à la télévision.
13:07Et la jeune fille de 26 ans, elle l'a vue à la télé.
13:10Oui, mais Le Prénom est un exemple de rire,
13:14de rire d'intelligence, de profondeur,
13:18de mise en perspective, de mise en abîme de toute une famille,
13:22sur ce qui peut être un drame,
13:24et qui provoque le rire absolument phénoménal.
13:28Et surtout une identification.
13:29C'est la force de ces pièces de théâtre,
13:32tout comme deuxième partie.
13:33C'est que quand vous sortez de la pièce,
13:35vous allez ensuite évidemment débattre avec votre entourage,
13:38avec votre femme ou avec votre mari,
13:41sur l'état de votre couple
13:44et sur le devenir de votre couple.
13:46C'est obligatoire, c'est une réflexion.
13:48Imagine les discussions.
13:49J'étais seule quand je l'étais.
13:50C'est une réflexion sur l'usure du couple.
13:52Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
13:53Et puis sur la possibilité de s'accorder une deuxième chance,
13:58une deuxième vie ou une deuxième partie de vie.
13:59Mais ce qui est très intéressant avec le prénom
14:02et ce dont je me suis rendu compte mardi soir,
14:06c'est qu'en réalité, il y a deux bruelles manias.
14:08Et je ne m'étais jamais rendu compte
14:09qu'il y avait eu deux bruelles manias.
14:12Il y a la bruelle mania du chanteur à Belle Gueule et à Belle Voix,
14:15mais il y a aussi la bruelle mania de Bruel sur scène.
14:18Et si les plats se sont vendus aussi vite
14:21pour la pièce de Ben Chétrit,
14:22c'est la trace du prénom.
14:25C'est que tout le monde veut revivre la magie du prénom.
14:27Il y a de ça.
14:29Il y a aussi la remarquable aventure de Stéphane Fraisse
14:34dans le cercle des poètes disparus
14:35qui draine beaucoup, beaucoup de gens
14:37parce que c'était formidable.
14:40Et puis le trio conforme avec Marine,
14:43il y a quelque chose qui se dégage.
14:45Et puis Ben Chétrit en est à sa quatrième ou cinquième pièce
14:48à grand succès et à Édouard Sette aussi.
14:51Et puis Ladislas Chola rassure par sa mise en scène.
14:54Et c'est vrai que c'est un groupe.
14:56Et c'est ce que j'aime aussi dans le principe de se mettre au théâtre.
14:59C'est cet esprit de troupe, de groupe,
15:01de mise au service,
15:03à disposition d'une œuvre, d'un metteur en scène,
15:07d'une troupe, d'une histoire.
15:08Parce que quand je chante, évidemment,
15:09tous les projeteurs sont braqués sur moi,
15:10je décide de tout, je mets tout en scène
15:13et puis je parle de moi.
15:15D'ailleurs, il y a un lien entre les deux bruelles manias,
15:17c'est le prénom.
15:17Voilà, et le prénom ?
15:18C'est Patrick.
15:20C'est ça, c'est resté un marqueur
15:22dans la mémoire collective française.
15:24C'est Patrick, c'est votre prénom.
15:26Donc c'est assez drôle que quand même...
15:27C'est vrai que c'était un lien.
15:28Ben oui, c'est un lien.
15:29C'est le prénom.
15:30C'est Patrick.
15:30C'est le vrai.
15:47Et ce qui est fou,
15:55j'ai pensé pendant que vous passiez ces chansons,
15:58qui sont donc les chansons de la bande originale de la pièce
16:01et la bande originale de nos vies,
16:02comme vous le disiez tout à l'heure.
16:04Et c'est drôle,
16:05les chansons sont évidemment des madeleines de Proust
16:07qui sont adaptées à des moments, à des périodes.
16:10Et à partir de maintenant,
16:12Message Personnel ne sera plus jamais dans ma tête
16:15ce que c'était avant.
16:17À partir de maintenant,
16:18ça sera toujours ce monologue que je fais
16:19à la fin de cette pièce.
16:21Et à chaque fois que les premières notes se déclenchent,
16:26j'ai une émotion qui est très forte
16:29et qui sera maintenant à vie très forte,
16:31liée à ce moment de la pièce.
16:32Tout comme la chanson de Laurent,
16:34enfin le cœur grenadine,
16:36a une résonance immédiate.
16:38Parce qu'il faut qu'on parle de ce personnage
16:40que vous incarnez dans la deuxième partie.
16:43Il a un problème avec les slows de sa jeunesse.
16:45Il est resté bloqué.
16:47Voilà un couple de quinquagénaires très bourgeois
16:51qui voit débarquer un soir à minuit
16:53un type qu'ils n'ont pas vu depuis les années collège.
16:56C'est-à-dire depuis 39 ans, 8 mois et 2 semaines.
17:00Ce type, c'est vous.
17:02Il est affreusement mal habillé.
17:04Il a l'air complètement bené.
17:06Il se balade avec un sac de sport et une urne funéraire.
17:09Et pourtant, pourtant, il sera question d'amour et de romantisme
17:13tout au long de cette pièce.
17:16D'abord, le choc du pull jaune.
17:19Quand vous ouvrez la porte et que vous entrez sur scène,
17:21que vous êtes applaudi d'ailleurs,
17:24je pense que personne ne vous a jamais vu fagoter avec un pull aussi laid.
17:28mais c'est très malin.
17:30C'est-à-dire qu'en fait, on crée un choc visuel
17:32et on se dit tiens, Bruel à contre-emploi.
17:35Oui, c'est-à-dire que c'était très intéressant pour moi
17:37d'aller dans un personnage qui déjà me faisait sortir de ma zone de confort
17:41et qui permettait un très beau voyage initiatique
17:46à l'intérieur d'un, j'allais dire, d'une forme de carcan.
17:51Parce que ce personnage, à 15 ans, a connu un premier émoi amoureux
18:00suivi d'un deuxième qui va devenir sa femme.
18:04Et donc, il va vivre quelque chose de tellement intense
18:07et de tellement fermé avec ce cercle
18:10qu'il ne laisse...
18:13C'est un personnage qui est très pur.
18:14C'est un personnage qui est aussi borné, obsessionnel ou inquiétant.
18:19Alors, il y a cette partie un peu...
18:21Parce qu'on se demande ce qu'il vient faire,
18:22on se demande pourquoi il est là et qu'est-ce qu'il fait là.
18:24Mais c'est quelqu'un que la société n'a pas abîmée.
18:28Il n'a pas laissé.
18:30Il y avait une espèce de voile comme ça autour de lui
18:32et il est dans une espèce de pureté
18:34qui fait penser un peu à ces personnages de Capra.
18:37Moi, je pense beaucoup à James Stewart dans La vie est belle
18:39et qui reste avec une espèce de pureté
18:43et de...
18:45Je cherche toujours ce mot.
18:51Il a quelque chose de...
18:52Mais ce qui est très joli aussi,
18:54c'est qu'il renvoie les personnages
18:56à des souvenirs ou à des non-souvenirs
18:58de leurs années collège.
19:00Ce qui est assez joli aussi,
19:02c'est que vous êtes sur scène
19:03avec des amis de 40 ans.
19:05Stéphane Fraisse et Marine Delterre,
19:06ce sont des amis de 40 ans.
19:08Et donc, vous avez aussi tous les trois
19:10des souvenirs d'il y a 40 ans.
19:12Oui, absolument.
19:13On se souvient.
19:14Stéphane et moi, on se connaît depuis qu'on a 19 ans.
19:16On habitait à une rue l'un de l'autre.
19:17Et quant à Marine,
19:19elle a joué dans un clip avec moi
19:21qui en plus parlait de théâtre
19:22en 1994.
19:26C'est vrai qu'on se connaît tous depuis très longtemps.
19:28Donc, il y a cette complicité qui est sur la scène.
19:29Et on se souvient des premières booms ?
19:31Vous y croyez-vous ?
19:32Ah, bien sûr.
19:32Il est intact ?
19:33Intact.
19:34Intact, moi aussi.
19:35On se souvient des premières booms.
19:36On se souvient même des premières chansons.
19:39Premières chansons, des premières booms.
19:41Des premiers slow.
19:42Des premiers slow.
19:43C'était What a Shed of Pearl.
19:44C'était When a Man Loves a Woman, Percy Slade.
19:49Ah, c'était Percy Slade ?
19:50Même si c'était des chansons
19:51qui n'étaient pas à la mode,
19:52mais qui dans nos booms marchaient.
19:53Non, les chansons de l'époque,
19:55moi je l'ai dit l'autre jour,
19:56c'est La Maladie d'Amour,
19:57de Sardou a pris une place
19:59très très folle dans mon cœur.
20:00Moi, c'était Still Loving You.
20:02Moi, c'était Scorpion.
20:02Scorpion.
20:03Moi, c'était Scorpion et Téléphone,
20:05les chansons de mes booms.
20:06Voilà.
20:06C'est vrai.
20:07Au milieu des années 80,
20:09quand vous commenciez
20:10à sortir des disques.
20:13Mais voilà, c'est resté gravé
20:15et c'est évidemment ça qui se passe
20:17entre les comédiens sur scène
20:18et le public dans la salle.
20:21Parce que ces chansons
20:21nous ont marqués
20:23de par les événements
20:24qui s'y sont produits,
20:25mais aussi par ce qu'elles racontent.
20:27Ce sont des petits joyaux
20:29de choses extrêmement personnelles
20:32qui deviennent totalement universelles.
20:34Donc,
20:35ah bah voilà.
20:37Véridique,
20:38j'ai dansé des slow en 3ème
20:40sur votre chanson.
20:42On s'est moqué tellement de fois
20:44des gens qui faisaient ça.
20:49Mais je trouve pas de refrain
20:52à notre histoire.
20:53Tous les mots qui me viennent
21:00sont dérisoires.
21:04C'est bien que je l'ai trop dit.
21:09Mais je te le dis quand même.
21:10C'est-à-dire que quand on pense
21:12à cette chanson
21:13et à son histoire,
21:14on comprend l'histoire
21:16de beaucoup de chansons.
21:17C'est-à-dire que c'est une histoire
21:17absolument vraie.
21:19C'est une histoire
21:19absolument vécue
21:20avec l'envie
21:21de dire à l'autre
21:24qu'il ne faut pas
21:24que notre rupture
21:25ressemble à quelque chose
21:27qui salirait
21:27ce qui a été notre histoire.
21:28C'était qui ?
21:29Je vous le dirais hors antenne.
21:32Ah non !
21:32Non !
21:33C'était vraiment pour une fille ?
21:36Ah oui, complètement.
21:36Mais toutes mes chansons
21:37sont autobiographiques.
21:38Toutes.
21:39Elles ramènent tout à quelqu'un.
21:42À des filles.
21:43Et cette chanson
21:44écrite à 4h du matin
21:47près d'un piano
21:49dans un moment
21:49forcément un peu triste
21:53et qui est tellement personnel.
21:55Voir que cette chanson
21:56a traversé le cœur des gens
21:59et rentré dans les histoires des gens
22:00parce qu'en fait
22:01ça raconte leur histoire.
22:02C'est ce caractère magique
22:04qui fait de cette chose
22:04si personnelle
22:05quelque chose
22:05d'aussi universel
22:06qui reste toujours
22:09presque il expliqué.
22:11Vous avez décidé
22:11de remonter sur scène
22:13avec l'album
22:14Alors regarde
22:15dans lequel il y a
22:16je te le dis quand même
22:17les places se sont vendues
22:19en 3 minutes.
22:21Vous avez dit
22:22bon bah c'est pas grave
22:23le cirque d'hiver est plein
22:243 fois
22:25on va faire un zénith
22:28ça s'est vendu
22:29en 7 minutes.
22:30Une.
22:30Une minute ?
22:31Oui.
22:31Une minute.
22:32Ça ne m'était jamais arrivé
22:33dans toute ma carrière
22:34et fort de ça
22:36on va faire une tournée
22:37on va faire une tournée
22:38à leur regard
22:39à partir du 2 octobre
22:40on fait une grosse tournée
22:42on répond à cette demande
22:44vraiment
22:44qui me fait très très plaisir
22:46C'est ce que j'allais dire
22:46à qui vous faites plaisir ?
22:48Ah bah à moi en premier
22:49à moi en premier
22:50et puis à
22:50Vous revenez à vos 30 ans
22:52Vous aviez 30 ans ?
22:53Oui.
22:53C'est le plus bel âge ?
22:56C'est un bel âge
22:58mais je crois que tous les âges
23:00sont beaux
23:02tous les âges portent quelque chose
23:03de riche et d'intense
23:04Mais vos 30 ans
23:05vous auriez envie de revivre
23:06vos 30 ans ?
23:07Oui bien sûr
23:08et on se dit
23:10si c'était à refaire
23:11est-ce que je le referais
23:11de la même façon ?
23:12Est-ce que je revivrais
23:13de la même façon ?
23:14Peut-être que j'essaierais
23:14de prendre un petit peu plus
23:15de plaisir à ce qui m'était arrivé
23:16parce qu'à ce moment-là
23:17peut-être que j'étais un peu plus tendu
23:18par rapport à la perspective
23:20que ça représentait
23:21c'était quand même
23:22une grosse déflagration
23:23dans une vie
23:23de voir un tel phénomène
23:25de société
23:26et un phénomène de société
23:28qui prend presque le pas
23:29sur le phénomène artistique
23:30j'avais à cœur
23:32de mettre en avant
23:34le pianiste que j'étais
23:36le guitariste que j'étais
23:37l'auteur-compositeur
23:38l'interprète
23:39et puis l'artiste
23:41et c'est vrai que ce caractère
23:42de société
23:43me faisait peur
23:4435 ans après
23:45vous pourriez ne plus du tout
23:47avoir envie
23:49de casser la voix
23:50vous pourriez
23:51vous pourriez se dire
23:52cette chanson
23:53elle m'a collé à la peau
23:54elle a été parodiée
23:55elle a été détournée
23:55elle a été reprise aussi
23:56par des grandes voix françaises
23:58j'ai plus que jamais envie
23:59de me casser la voix
24:00à tout égard
24:02de toute façon
24:02cette chanson était un cri
24:03de quelqu'un
24:05qui cherche
24:06ses vêtements
24:07et qui cherche sa place
24:09mais qui cherche sa place
24:10au grand terme
24:12qui cherche même sa place
24:13dans la société
24:13et devant
24:15l'agression
24:16pour présenter la société
24:17à un certain moment
24:18donc cette chanson
24:18elle sera toujours
24:20d'actualité
24:20elle sera toujours
24:21elle est la mère
24:24de plein d'autres chansons
24:25que j'ai pu faire
24:26comme dans mon dernier album
24:27une chanson qui s'appelle
24:27on en parle
24:28c'est mon casser la voix
24:30de 2022
24:31mais reprendre
24:33casser la voix
24:34en plus qu'on réarrange
24:35mais là pour cette tournée
24:36à leur regard
24:37on va prendre
24:37les arrangements d'origine
24:38on va prendre vraiment
24:40ces revivals total
24:41on va rentrer
24:44dans la mise en scène
24:44on va même
24:45rentrer sur des chansons
24:47que je faisais à l'époque
24:48il y aura aussi
24:49les chansons que j'écrivais
24:49pour d'autres
24:50à l'époque
24:51et vous savez quoi
24:52vous allez même
24:53en fait il va aussi
24:54se passer quelque chose
24:55entre vous et la salle
24:56parce que dans la salle
24:57il y aura ceux
24:58qui étaient là
24:59dans la salle
24:59il y a 30 ans
25:00probablement
25:01je sais qu'ils sont là
25:02ils sont là
25:03je leur ai dit
25:04ressortez les bandanas
25:05pour réviser les paroles
25:06et on ouvre les fosses
25:08ressortez les bandanas
25:10bon donc vous l'avez compris
25:13deuxième partie
25:14Samuel Benchetrit
25:15avec Marine Deltherm
25:16Stéphane Fraisse
25:17c'est au théâtre
25:18Édouard VII
25:18avec Patrick Bruel
25:19c'est jusqu'en juin
25:20je pense qu'il reste encore
25:22quelques places
25:23et pour conclure
25:24cet entretien
25:25on a choisi Barbara
25:26vous l'aimez plus que tout
25:27non ?
25:27plus que tout
25:28plus que tout
25:28elle qui m'envoyait des fax
25:30pendant ce zénith 90
25:31justement
25:32elle vous envoyait des fax ?
25:33on échangeait beaucoup
25:34par fax
25:35elle m'encouragait
25:36elle me rassurait
25:37et elle terminait
25:38ses fax
25:39très souvent
25:40je pense à vous
25:40et c'est pour ça
25:41que j'avais appelé mon album
25:42en hommage à Barbara
25:43très souvent
25:43je pense à vous
25:44et elle m'envoyait des fax
25:46puis des coups de téléphone
25:47c'était quelqu'un
25:48qui a été très
25:48qui a été très chaleureuse
25:50avec moi
25:50et qui a vu
25:52qui a vu des choses
25:53de manière très profonde
25:55et qui expliquait
25:56peut-être pourquoi
25:57à l'âge de 8 ans
25:58quand ma mère me fait
25:59découvrir Barbara
25:59j'ai un coup de coeur
26:01et il y a une identification
26:03sur mes
26:03peut-être sur mes blessures
26:05qui évidemment
26:06par la suite
26:07je saurais qu'elles n'ont
26:07absolument rien à voir
26:08bien sûr
26:09avec ce qu'elle a pu endurer
26:10merci Patrick Brunet
26:11merci à vous
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